SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Morceau d'anthologie.

C'est Géant.

Comment en 2 minutes et quatre secondes Evo  Morales met en pièce Trump l'éléphant  républicain impérialiste 

Démonstration que face à l'impérialisme et son principal lansquenet dès qu'il est frontalement contré il est mis en difficulté.

La tronche du vulgaire calamiteux colérique devant encaisser ce réquisitoire est un moment de bonheur.

Maintenant que l'Italie la Hongrie et quelques autres destinations pourtant moins lointaines  deviennent compromettantes jusqu'à exiger contournement, après l’Islande qui met ses banquiers en Prison, Cuba qui a toujours besoin de la solidarité, Canaille le Rouge irait bien dépenser l'argent qu'il n'a pas du côté du lac Titicaca

Rédigé par Canaille le Rouge

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Le doute plane toujours sur l’avenir des GM&S

Ce mercredi 26 septembre, une réunion d’étape s’est tenu sur la situation de l’usine GM&S qui se nomme depuis la reprise LSI (La Souterraine Industry), le constat est loin d’être positif.

Crédit photo : PASCAL LACHENAUD/AFP

Nous ne reviendrons pas sur l’ensemble de la lutte des ouvriers de GM&S, que nous avions suivie avec attention, il y a plus d’un an maintenant. Rappelons qu’à l’issue de la reprise par le groupe GMD, seulement 120 ouvriers ont étés gardés sur les 277. Bruno Lemaire avait précisé quelques chiffres concernant les 156 salariés ayant perdu leurs emplois à ce moment là : « 62 ont retrouvé un travail (dont la moitié en CDD), 55 sont en formation professionnelle, 3 poursuivent un projet de création d’entreprise et 17 seniors ont fait le choix d’attendre leur départ en retraite ». On est, concernant cet aspect, loin d’atteindre une situation stable pour les ex-ouvriers de GM&S !

Quelques nouvelles coordonnées qui donnent de faibles garanties.

Mais suite à la réunion de ce mercredi 26 septembre, c’est l’avenir des 120 "sauvés" qui est en doute. En effet, suite à la reprise, l’accord été le suivant : GMD le repreneur en accord avec les deux constructeurs automobiles français Renaud et PSA s’était engagé à atteindre 22 millions d’euros de commandes annuels (12 millions de PSA et 10 millions Renaud), cet objectif, censé garantir une charge de travail suffisante pour l’usine déjà dégraissé.

Or aujourd’hui nous sommes loin de cet somme. Si rien ne change l’ensemble des commandes pour 2018 s’élèvera à 11,7 millions d’euros seulement (4,7 millions de Renaud et 7 millions pour PSA) d’après un communiqué de presse de Bercy. De la même manière, le prévisionnel pour 2019 monte à 17 millions, toujours loin des 22 millions promis ! On peut dans une certaine mesure trouver que ses promesses ne sont de toute manière pas suffisante de base, mais il, ce minimum n’est même pas respecté.

Car le problème est bien là, un an après une reprise et des promesses arrachées avec une lutte très combative, l’usine ne tourne pas. Un ouvrier racontait au micro de France 3 hier, image à l’appuie, que l’usine est au point mort. C’est ce danger là que pointent les ouvriers, qui menacent d’ailleurs d’attaquer les deux constructeurs français pour non respect de leur promesse.

De son côté le gouvernement, semble hausser légèrement le ton, mais reste comme a son habitude très passif. Le ministre de l’économie Bruno Lemaire indique que pour lui il y a de l’amélioration et que les commandes sont en hausses. Concernant la suite, il s’agirait de faire des efforts, il assure par ailleurs que « Les groupes GMD, PSA et Renault ont de plus accepté de prendre les mesures nécessaires pour que ce niveau encore trop faible de commandes n’ait pas d’impact pour les 120 salariés de l’entreprise LSI. », de bien faibles garanties.

Malgré les différentes sorties de Bruno Lemaire concernant ces nouvelles données, qui semblent du point de vue de certains médias "hausser le ton", on peut souligner une phrase très conciliatrice « Il ne faut pas hausser le ton, mais expliquer à quel point c’est importants ». Au delà des tournures de phrase, l’État n’a de toute évidence pas la vocation de faire respecter les engagements des industriels et le problème est bien là.

La logique des repreneurs, des GM&S au Ford, de fausses illusions ?

Un an après la reprise de l’usine, et ce a l’issue d’un combat remarquable des ouvriers de GM&S, on voit bien que la dynamique est loin d’être positive, les ouvriers restant dans l’usine sont obligés de maintenir une pression pour faire respecter les engagements des repreneurs et ceux qui ont été laissés de côté malgré le "suivi" du PSE n’a toujours pas débouché sur des solutions corrects pour tous.

Cette logique résonne malheureusement avec l’actualité d’une autre usine en cours de fermeture, celle de Ford Blanquefort. Encore une fois, une bataille sur laquelle nous ne reviendrons pas dans cet article, mais dont nous parlons régulièrement. Samedi dernier, Philippe Poutou, ouvrier de l’usine, ancien candidat du NPA pour les présidentielles de 2017 annonçait à l’issue d’une manifestation réussie, que suite a un rendez-vous avec Bruno Lemaire (toujours lui) un potentiel repreneur se profilait.

C’est évidement une solution qui se discute, mais il s’agit d’être vigilant, car tous le monde sait dorénavant que les reprises d’usines sont souvent douloureuses, moins que 1000 personnes à la rue certes, mais une reprise ne signifie pas, on le voit pour les ex-GM&S aujourd’hui, une pause dans la bataille avec le patronat. Cette bataille, il s’agit, partout où c’est possible de la mener jusqu’au bout, en allant par exemple jusqu’à la nationalisation sous contrôle ouvrier.

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Alors que la crise touche de plein fouet le quinquennat d'Emmanuel Macron, et que se profile une journée de mobilisation le 9 octobre prochain, les directions syndicales réclament haut et fort le retour au « dialogue social ». Non, la régression sociale, pas plus hier qu'aujourd'hui, ne se négocie pas !

Lorsque l’on regarde la stratégie envisagée par les grandes centrales syndicales en cette rentrée sociale, on peut constater un certain paradoxe quant au "bilan" tiré de la première année du quinquennat Macron. En effet, celles-ci cherchent à tout prix à renouer avec le "dialogue social". Bulldozer « jupitérien », Macron a voulu surfer sur son élection pour imposer son rythme, enchaîner les contre-réformes anti-sociales et passer « par-dessus » les corps intermédiaires, et en particulier les syndicats. L’objectif étant de sidérer le mouvement ouvrier et la jeunesse.

Le mouvement cheminot et étudiant du printemps 2018 a marqué, en ce sens, une rupture de la continuité macronienne à avancer sans résistance. La stratégie de grève imposé du « 2 jours sur 5 » par l’intersyndicale visait, là aussi, avant tout à permettre de négocier avec le gouvernement. Et ce, alors que Macron, Philippe et Borne ont toujours affiché leur intransigeance sur la question des points centraux de la réforme. Cette méthode du « passage en force » est ainsi une marque de fabrique du macronisme, comme on a pu le voir avec l’utilisation à outrance des ordonnances.
L’an II du quinquennat part sur de nouvelles bases, mais avec un changement radical de la situation politique. L’été et ses multiples affaires, la chute de popularité de Jupiter, les démissions en cascade de ministres, les failles évidentes au sein de la majorité LREM et l’absence d’alternative à Macron témoignent de l’affaiblissement structurel du macronisme. Pour l’heure, cette crise ne s’exprime que « par en haut », mais il est clair que le « président des riches » est plus faible que jamais.

Paradoxal, donc, de voir les dirigeants syndicaux accourir auprès de Pénicaud pour « discuter » de l’assurance maladie, voire pire, chercher à négocier une feuille de route avec le MEDEF sur la santé au travail. Et ce, d’autant plus si l’axe des directions syndicales va dans le sens de ressusciter le dialogue social, plutôt que de préparer la contre-offensive dans la rue. La journée du 9 octobre, qui est en tant que telle insuffisante, se retrouve ainsi reléguée au second plan et n’est pas une priorité.

Alors que Macron se retrouve aujourd’hui dans une posture affaiblie, les directions syndicales jouent ici un rôle stabilisateur du pouvoir en place : celui d’endiguer toute contestation de masse, qui ouvrirait pourtant de nouvelles perspectives pour l’ensemble des travailleurs, de la jeunesse et des classes populaires. C’est pourquoi, il est indispensable d’exiger des leaders syndicaux de rompre immédiatement toute négociation et de concentrer toutes les énergies disponibles pour mobiliser largement le monde du travail. La régression sociale ne se négocie pas !

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Pour les collectivités, 32 000 suppressions d’emploi en augmentant le temps de travail

Les fonctionnaires, cibles privilégiées de l’austérité, vont, encore, devoir faire face aux attaques de Macron. En effet, le gouvernement vient d’annoncer son plan pour les collectivités territoriales. Simple et efficace : augmenter le temps de travail pour supprimer rapidement 32 000 postes de fonctionnaires.

Une honte pour les capitalistes et le gouvernement ! Les fonctionnaires territoriaux travaillent en moyenne 34h par semaine ! Au lieu de travailler 1 607 heures par an, ceux-ci n’en font que 1584 ! Dans cette période où on exige de se serrer la ceinture - excepté les patrons, les riches et le gouvernement - c’est inacceptable.

En effet, d’après deux rapports, les fonctionnaires territoriaux travaillent en moyenne moins de 35 heures. De fait, le gouvernement dans sa chasse aux fonctionnaires, aux « privilégiés du système », a trouvé la solution pour faire des économies. Respecter les 35h minimales ce qui permettrait de supprimer 32 000 postes. Ce qui fait 46% de l’objectif fixé par le gouvernement au niveau des suppressions de postes pour les communes, les départements et les régions. En effet, Macron et compagnie veulent supprimer pas moins de 70 000 postes d’ici la fin du quinquennat. Une saignée sans précédent pour les collectivités. Cette stratégie est dans la continuité de la casse du code du travail et de la réforme du temps de travail.

Le gouvernement va plus loin que ce que demandaient les représentants des élus locaux. Ces derniers avaient exigé la fin des accords dérogatoires et d’imposer de négocier les temps de travail des agents s’ils étaient sous le seuil légal.

Il a donc été décidé d’allonger le temps de travail des agents mais aussi en baissant le nombre de jours d’absence pour les naissances, mariages et décès. En clair, on retourne au bon vieux travailler plus pour gagner autant et avec moins de jours de repos. Et encore, le gouvernement avait envisagé d’aller plus loin. En effet, il voulait supprimer tous les congés spéciaux.

Des collectivités territoriales face à une casse organisée

Les collectivités territoriales sont exsangues depuis les réformes de Sarkozy. Les baisses drastiques de dotations ne font que les endetter un peu plus. Sous Hollande, les communes, les départements et les régions ont subi une baisse brutale de leur dotation globale de fonctionnement versée par l’État ; 1,5 milliard d’euros en 2014, puis 10,7 milliards entre 2015 et 2017. Macron a annoncé l’an passé vouloir baisser de 300 millions les dotations. Alors que les gouvernements successifs orchestrent le déficit des collectivités territoriales, ils viennent nous expliquer que ça serait la faute des feignasses de fonctionnaires qui ne bossent pas assez.

Les rapports qui font guise de saintes écritures ne prennent pas en compte ces coupes budgétaires. Ils ne prennent pas en compte les heures supplémentaires non comptabilisées, ni l’âge de la retraite qui est repoussée. D’après la CGT, s’appuyant sur une étude de la DARES en 2013, « 30% des agents de la fonction publique sont à 35h ; 46,5% travaillent au-delà de 35h ; 75% des agents dépassent parfois tous les jours leur horaires de travail ; 42% des agents travaillent le samedi et 30% le dimanche ; 11,3% des agents de la Fonction publique Territoriale travaillent entre 7 et 8h contre 11,2% dans le privé ».
« Le rapport Laurent, publié le 26 mai 2016, souligne pourquoi la durée annuelle des fonctionnaires est en dessous de la durée réglementaire de 1607h : les exigences du service public et la nécessité d’un travail en continu entraînent des contraintes spécifiques qui donnent lieu à des modalités de temps de travail particulières (horaires atypiques, astreintes, travail de nuit, du dimanche). Il précise aussi que les nouvelles technologies ont rendu floue la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle ».

De plus, il n’est jamais question de l’aggravation des conditions de travail. Le rapport annuel sur l’état de la Fonction publique de 2014 explique que les conditions de travail ne cessent de se dégrader. Avec la suppression de postes, l’augmentation des objectifs qui sont bien souvent irréalisables et les nouveaux modes de management. Et ce rapport date de 2014, depuis plus de 11 milliards d’euros de dotations ont été supprimés accentuant l’augmentation des tâches de travail à effectuer pour un seul agent car la collectivité ne peut pas embaucher.

La colère monte

Cette casse programmée ne se fait pas sans soubresaut. Et cette annonce de suppressions de postes et d’augmentation du temps de travail ne peut qu’aggraver les choses. A Brest, à Marseille, à Besançon, au Pays-Basque, les agents territoriaux ont décidé de prendre le chemin de la lutte. SUD collectivité territorial a déposé un préavis de grève et appelle à la mobilisation le 1er octobre. Cette date doit être la première d’une longue série pour lutter contre l’austérité. Cette démarche ne doit pas rester isoler et doit se prolonger notamment à travers la date du 9 octobre, date de mobilisation nationale. Les agents territoriaux ne doivent pas rester isolés et doivent se joindre aux cheminots, aux salariés de l’éducation nationale, aux étudiants et à tous les autres secteurs en lutte qui défileront dans les rues les 9 octobre prochain.

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LONDRES (Reuters) - Rectifie la formulation, Columbia Threadneedle n'ayant pas déclaré son intention de vote

COR-Un 5e grand actionnaire d'Unilever opposé au transfert aux Pays-Bas
Legal & General Investment Management (LGIM), un des principaux gérants d'actifs d'Europe, est le cinquième grand actionnaire d'Unilever à exprimer son mécontentement quant au transfert prévu du conglomérat anglo-néerlandais aux Pays-Bas, ce qui entraînera son retrait de la cote à Londres. /Photo prise le 21 août 2018/REUTERS/Piroschka van de Wouw
© Stringer .
Legal & General Investment Management (LGIM), un des principaux gérants d'actifs d'Europe, est le cinquième grand actionnaire d'Unilever à exprimer son mécontentement quant au transfert prévu du conglomérat anglo-néerlandais aux Pays-Bas, ce qui entraînera son retrait de la cote à Londres.

"Nous ne pensons pas qu'Unilever a démontré de manière convaincante à de nombreux actionnaires de l'entité Plc (NDLR: celle dont le siège est à Londres) qu'il faut adhérer à une incorporation à l'entité néerlandaise", a déclaré dans un communiqué Sacha Sadan, responsable de la gouvernance d'entreprise à LGIM.

Legal & General Investment Management, qui a fait part de son intention de voter contre le projet, est le sixième plus grand actionnaire d'Unilever Plc avec une participation de 1,98%, selon les données Reuters.

Avant LGIM, les investisseurs Lindsell Train, Columbia Threadneedle, M&G Investment Management et Aviva Investors Global Services ont déjà exprimé leur mécontentement. A eux cinq, ils contrôlent 7,41% des titres Unilever cotés en Grande-Bretagne.

La décision d'Unilever, qui doit être approuvée par 75% des actionnaires britanniques et 50% des actionnaires néerlandais pour être adoptée, sera soumise au vote le 25 octobre à Rotterdam et le 26 octobre à Londres.

(Martinne Geller, Dominique Rodriguez pour le service français, édité par Gwénaëlle Barzic)

Publié par usinenouvelle.com/

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Licenciements : avec la rupture conventionnelle collective, le nombre de PSE baisse

Depuis janvier 2018, le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) a baissé de 24,5 %. Mais d’autres outils sont à disposition des employeurs pour réduire leurs effectifs. Outre les plans de départs dits volontaires, les chefs d’entreprise jouissent depuis le 23 décembre 2017 d’un nouvel outil : la rupture conventionnelle collective (RCC). Lundi, le ministère du Travail a dévoilé quelques chiffres d’un bilan portant sur les six premiers mois d’application de cette nouvelle mesure.

La rupture conventionnelle collective, c’est en quelque sorte lorsqu’un patron décide de supprimer des postes de travail, et qu’à la fin, ce sont des salariés qui « choisissent volontairement de partir ». Un tour de passe-passe tout droit sorti du nouveau monde pour cette mesure adoptée par ordonnance l’an dernier lors de la réforme du Code du travail. Car, contrairement à la rupture conventionnelle individuelle, la RCC est exclusivement à l’initiative de l’employeur qui fixe seul le nombre de postes concernés. En langage de l’ancien monde : des licenciements. La RCC présente également l’avantage pour les employeurs de s’exonérer de motifs économiques pour supprimer du personnel et de comporter moins d’obligations de reclassement des salariés. Seule contrainte : signer un accord majoritaire avec les représentants du personnel.

Depuis le début de l’année, le ministère du Travail a comptabilisé 66 ouvertures de dossier de rupture conventionnelle collective. En tout, 40 ont été homologués, 17 sont en attente, un a été rejeté par la Direccte et 11 ont échoué, dont celui de Pimkie transformé en plan de départs volontaires faute d’accord avec la majorité des syndicats. Dans le même temps, le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi est passé de 370 à 280. S’agit-il d’un transfert pur et simple d’un dispositif à l’autre ? Les RCC sont-elles des plans de licenciement au rabais permettant aux entreprises d’échapper aux PSE comme le dénonçaient les syndicats de salariés au moment de l’adoption du dispositif ? Du côté du ministère du Travail, aucune conclusion n’est formulée pour le moment. Celles-ci sont renvoyées à une évaluation ultérieure confiée à France stratégie, l’organisme chargé des expertises rattaché au cabinet du Premier ministre.

Pourtant le caractère avantageux pour l’employeur de la rupture conventionnelle comparée au plan de sauvegarde de l’emploi est évident. La procédure est bien plus rapide. Deux à trois mois en moyenne, négociations obligatoires et homologation par la Direccte incluses. Elle est également plus simple et surtout moins susceptible d’ouvrir un contentieux au tribunal. Une sécurisation pour les employeurs. L’absence d’obligation de motivations économiques et son coût moindre en mesures de reclassement en font un dispositif plus que séduisant. La baisse du nombre de PSE n’est donc pas vraiment surprenante, même s’il n’est pas encore formellement établi qu’elle intervienne au bénéfice des RCC.

Une aubaine pour les grandes entreprises ?

Par contre, son utilisation est surtout le fait de grands groupes. Le ministère n’a pas communiqué le nom des 40 entreprises ayant validé leur RCC sur les 66 ayant engagé la procédure. Pour autant, nombre d’entre elles sont connues. L’enseigne Pimkie, appartenant au groupe Mulliez, et le groupe PSA ont inauguré le nouveau dispositif dès la publication de son décret d’application fin décembre 2017. Si aucun accord n’a été trouvé chez Pimkie, les syndicats de PSA ont validé la suppression de 1300 postes, à l’exception de la CGT. Le Figaro, détenu par le groupe Dassault et les Inrock propriété de Mathieu Pigasse (banque Lazard) ont réduit leurs effectifs respectivement de 40 et 25 salariés en début d’année.

Autre dégraissage massif : la Société Générale avec 2135 départs. Là, ce sont la CFE-CGC, la CFTC et la CGT qui ont validé la RCC pendant que la CFDT et FO refusaient de signer. D’autres multinationales se sont engouffrées dans l’alternative aux PSE. Cette année, IBM a supprimé 94 emplois, Dunlop 88 dans son usine de Montluçon, l’équipementier automobile coréen Hanon Systems 54 dans son usine de Charleville-Mézières. De son côté, l’américain Carlson Wagonlit Travel s’est séparé de 62 salariés pendant qu’Odo BHF supprimait 50 postes en intégrant en son sein Natixis. Le groupe Total n’est pas en reste en se délestant de 16 personnes dans sa filiale toulousaine Sunpower alors que Teleperformance a supprimé 226 emplois. Seules entreprises de taille plus modeste bien qu’implantées à l’international à figurer dans la liste : Photonis et Alès Groupe qui comptent chacune un millier de salariés.

Exception à la règle, sur les 14 sociétés répertoriées, le groupe d’assurance Aon à Angoulême, une entreprise de moins de 200 salariés. Elle a sollicité 38 départs volontaires. À Teleperformance, le nombre de « candidats au départ » a été plus important que celui fixé par l’entreprise. Un des partants, Wahab a témoigné pour Libération. Avec sept années passées chez Teleperformance, il décrit « des années de pure survie », des conditions de travail dégradées, des horaires changeant en permanence et des objectifs inatteignables. Presque un « autolicenciement volontaire » en langage du nouveau monde.

Publié par rapportsdeforce.fr

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Marianne, 25 septembre 2018

Le Laboratoire sur les inégalités mondiales, notamment dirigé par Thomas Piketty, a actualisé les données sur les inégalités du système de prélèvement. Alors que la progressivité s’était améliorée entre 2013-2016, elle s’est détériorée depuis l’arrivée de Macron. En moyenne, les 5 034 Français les plus riches ont chacun économisé 253 800 euros.

La récente note de la Fondation Jean Jaurès avait, croyait-on, fini d’enfoncer le clou. Intitulée Réforme de la fiscalité du capital: la sécession des riches, elle dénonçait un coût de « 4,5 milliards d’euros par an au budget de l’État » mais surtout le fait que « ces mesures profitent principalement à moins de 400 000 ménages parmi les plus riches« . « Il s’agit de la baisse d’impôt par contribuable la plus forte jamais réalisée en France« , pouvait-on lire. Soit une économie de 10.000 euros par an, tout de même, pour chaque ménage appartenant aux quelque 1% les plus riches. Mais depuis les recherches de Thomas Piketty et de ceux qui on repris le flambeau comme Gabriel Zucman – un de ses anciens thésards aujourd’hui professeur à Berkeley – on sait qu’il est nécessaire de sortir une loupe pour regarder comment cela se passe précisément au sein même de cette population des 1%. Les plus riches des plus riches y sont vernis.

C’est ce que permet la dernière publication du Laboratoire sur les inégalités mondiales que Marianne a pu consulter. Si le document s’attache d’abord et avant tout à identifier comment les inégalités de revenus sont atténuées par les prélèvements sociaux fiscaux au cours du temps, et réalise une comparaison entre la France et les Etats Unis, il permet également de calculer le montant du cadeau d’Emmanuel Macron à ceux qui occupent les avant-postes des premiers de cordée. En effet, les chercheurs Antoine Bozio, Bertrand Garbinti, Jonathan Goupille-Lebret, Malka Guillot et Thomas Piketty ont établi qu’au terme des réformes principalement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et de l’impôt sur les revenus mobiliers, les 0,01% les plus riches ont vu leurs contributions totales passer de 52% en 2016 à 46,6% en 2018.

253.800 euros par tête de pipe

Oui, mais qui et combien ? Marianne, qui a pu obtenir des données complémentaires, a effectué les calculs et en livre les plus significatifs. Il s’agit donc de quelque 5.034 personnes situées parmi les 0,01% les plus riches, c’est-à-dire gagnant plus de 2 millions d’euros de revenus annuels. Pour eux, cette baisse de 5,4 points se traduit en monnaie sonnante et trébuchante. Chacun a réalisé une économie de près de 253.800 euros. Et probablement le double pour un couple, puisque l’échantillon s’intéresse à des individus et non à des ménages. Au total, ce sont 1,27 milliard d’euros que ces 5.034 bienheureux ont capté sur l’enveloppe de 4,5 milliards pour les 1% des ménages riches (qui correspondent, eux, approximativement, à 550.000 personnes).

Les 1% les plus riches ont bénéficié de 4,5 milliards d’euros. Parmi eux, les 0,01% les plus riches en ont capté 1,27 milliard…

Ces ultra-riches qui carburent à 4,7 millions d’euros de revenu par an en moyenne et par tête de pipe, vont donc voir leur pouvoir d’achat croitre sensiblement : près de 5%. Contrairement aux quelques euros de pouvoir d’achat distribués au reste de la population, ces 253.800 euros auront du mal à être mangés par la hausse du gasoil et du tabac. C’est tout le pari Jupitérien que de voir cette avant-garde des premiers de cordée réinvestir leur magot dans l’économie productive et de la faire ruisseler vers le bas. Mais il pourrait être douché par la volonté de réinvestir dans la bourse ou même dans la pierre et de faire grossir un patrimoine qui, à l’instar de ce qui s’est passé sur les revenus, s’est aussi concentré sur le haut de la distribution.

En favorisant par une politique fiscale accommodante cette dynamique d’accumulation du patrimoine, et des revenus qui s’en dégagent, Emmanuel Macron fera sans doute le bonheur de nombreux de ses donateurs pour la campagne présidentielle. Mais il pourrait définitivement perdre le soutien de ceux des Français, encore protégés par le système de redistribution, comme les retraités et les fonctionnaires, qui avaient permis son élection et qui finance par leurs efforts ce formidable cadeau…

Par Emmanuel Lévy

Publié par anti-k.org

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Des ouvriers sur le chantier du stade Al-Wakrah en février 2018 (KARIM JAAFAR / AFP)

D’anciens employés de l’entreprise de construction Mercury MENA aurait des arriérés de salaire de plus de 10 mois.

Par L’Obs Publié le 26 septembre 2018 à 10h54

Des dizaines d’étrangers travaillant sur l’un des chantiers du Mondial 2022 de football au Qatar n’ont pas été payés depuis des mois, a dénoncé mercredi 26 septembre Amnesty International dans un nouveau rapport.

L’organisation de défense des droits de l’homme affirme que des ressortissants du Népal, d’Inde et des Philippines ont des arriérés de salaires de 1.700 euros, non payés par la compagnie d’ingénierie Mercury Mena. Pour certains, cela représente l’équivalent de 10 mois de salaire. L’ONG a établi son rapport après avoir interrogé 78 travailleurs de l’entreprise, mais elle estime que le nombre de personnes touchées pourrait atteindre des centaines.

Système de la « kafala »

L’ONG estime que le système dit de la « kafala » a rendu possible l’exploitation par différentes sociétés de ses employés étrangers. Il permet aux entreprises d’interdire à ses employés de changer d’employeur ou de quitter le pays. De leur côté, les autorités qataries affirment avoir commencé à démanteler ce système et mettre beaucoup d’efforts en œuvre pour l’amélioration des conditions de travail des ouvriers immigrés.

Amnesty estime que le non-paiement des salaires a « ruiné des vies » et appelle le gouvernement du Qatar à verser leurs salaires à ces travailleurs. « En veillant à ce qu’ils reçoivent leurs salaires, le Qatar peut montrer qu’il est sérieux dans (sa volonté affichée) d’améliorer les droits des travailleurs », a déclaré Steve Cockburn, directeur des questions mondiales à Amnesty International.

« Le temps presse »

Selon l’ONG, certains travailleurs ont été autorisés à quitter le Qatar, mais à leurs propres frais. L’un d’eux, Ernesto, un contremaître en tuyauterie des Philippines, qui n’a pas reçu de salaire pendant quatre mois, a déclaré qu’il était maintenant plus endetté qu’à son arrivée dans le Golfe. Certains Népalais non rémunérés ont dû retirer leurs enfants de l’école, déclare encore Amnesty International.

Début septembre, le Qatar avait annoncé qu’il supprimerait les visas de sortie pour les travailleurs étrangers désirant quitter le pays, mais aucune date d’entrée en vigueur de cette mesure n’a été communiquée. Pour May Romanos, l’auteure principale de l’enquête d’Amnesty International, « il y a quelques améliorations, quelques réformes, mais c’est lent […] et le temps presse ».

L.D. avec AFP

Publié par anti-k.org

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Les Etats-Unis confrontés à la multiplication des grèves
Les Etats-Unis confrontés à la multiplication des grèves
Les Etats-Unis confrontés à la multiplication des grèves

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Les frais de santé vont augmenter de 6 euros pour les patients

Bientôt, la participation forfaitaire du patient chez le médecin passera de 18 à 24 euros pour les consultations dont le tarif est supérieur à 120 euros. En marche vers la casse de la santé.

Crédit photo : Fotolia

Ce mardi, le budget de la Sécurité sociale pour 2019 était présenté par le gouvernement et alors qu’il y a quelques jours un plan santé synonyme d’austérité était dévoilé, cette fois on apprend que les frais chez les médecins seront augmentés.

Aujourd’hui pour un acte dont le tarif est supérieur à 120 euros, le patient ou sa complémentaire santé doit payer 18 euros qui sont à sa charge. Ce coût s’applique pour presque toutes les consultations à plus de 120 euros, à quelques exceptions près par exemple pour les femmes enceintes ou les personnes atteintes de maladies chroniques. L’objectif de la ministre de la santé ? Faire passer cette participation de 18 à 24 euros.

La quasi-totalité des frais des opérations lourdes dépassent les 120 euros, il s’agit donc d’une augmentation généralisée de leur coût. Une fois de plus, ce sont les personnes précaires, ne pouvant pas se payer des cliniques privées, qui en récolteront les conséquences. Les ouvriers, et notamment les ouvrières, qui en plus d’endurer des conditions de travail épuisantes sur le moment sont ceux qui développent le plus de maladies sur le long terme, subiront donc de plein fouet cette augmentation. Aujourd’hui, 5% ne peuvent pas se payer une complémentaire santé, et chez les 20% les plus pauvres, ce taux monte à 12%.

Dans 9 cas sur 10, le paiement est pris en charge par les différents complémentaires santés. Mais cela ne signifie pas que les patients ne subiront pas cette hausse. Selon la direction de la Mutualité, qui estime 40 millions par année le coût de cette mesure, les cotisants doivent s’attendre à une élévation des cotisations des assurés.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Rentrée chaotique : dans les lycées pleins à craquer, la mobilisation s’étend

Des salles de classes bondées, des couloirs « comme à Châtelet », une cour de récré digne d’un quai de RER à l’heure de pointe… A trois semaines de la rentrée, de nombreux lycées se sont mobilisés contre la hausse des effectifs, des locaux inadaptés et étriqués, des conditions de reprise chaotiques. De son côté, Jean-Michel Blanquer parle de supprimer 2 600 postes dans le secondaire. L’éducation secondaire sacrifiée ?

Créteil (Val-de-Marne), début septembre. Manif du lycée Suger devant le Rectorat.

A la rentrée 2017 déjà, sur fond de suppression de l’Education Prioritaire pour les lycées, de nombreux établissements, de Seine-Saint-Denis notamment s’étaient mobilisés contre la hausse des effectifs dans les classes et les postes supprimés. En jeu : la sortie des lycées des Zones d’Education Prioritaire, transformées en Réseaux d’Education Prioritaire (REP et REP+) centrés sur les collèges et les écoles. En cette rentrée, les taquets des effectifs en classe sautent, alors que la génération « baby boom » des années 2000 arrive dans le secondaire : + 48 500 élèves en 2016, + 30 500 en 2017 pour les lycées généraux et technologiques ; + 26 000 en 2017 et + 29 500 en 2018 pour le collège. Y compris en REP et REP+ où les seuils d’effectifs sont d’ordinaire limités à 25 élèves, les classes de collèges ne sont plus épargnées. Dans ce contexte la grogne gagne de nombreux établissements. Dans les lycées, elle s’exprime par de nombreux mouvements de grève et de mobilisation depuis la rentrée.

« La cour de récré, c’est comme le quai du métro à l’heure de pointe »

En Seine-Saint-Denis, département où la pression démographique est forte, plusieurs établissements connaissent une rentrée chaotique. Au lycée Feyder, à Epinay-Sur-Seine (93), elle n’a tout simplement pas eu lieu dans les temps : pas d’emploi du temps, des listes de classes non-conformes et des locaux, en travaux, dans lesquels les élèves n’ont pas la place de circuler. Y compris les toilettes – 1 pour 1 000 élèves – laissent présager des conditions d’étude données aux élèves de cet établissement, déclassé des zones d’Education Prioritaire où les effectifs sont pléthores. « Avec cette grève, nous avons obtenu une classe supplémentaire pour prendre en charge les élèves de terminale ES en surnombre et nous avons pu éviter de passer à plus de 35 élèves par classe. » expliquent les enseignants dans une tribune d’alerte publiée dans Libération. Mais à trois semaines de la rentrée, les difficultés persistent et poussent les enseignants à maintenir leurs mobilisations pour exiger des moyens supplémentaires. « Ce n’est pas seulement notre lycée qui est en jeu. L’enjeu est politique et social. Qui se préoccupe de savoir si 1 700 élèves de Seine-Saint-Denis réussiront à travailler pendant trois ans (le temps de leur scolarisation en lycée pour les élèves entrant cette année en seconde) dans une ruine bruyante, entassés entre les tractopelles ? Qui se préoccupe de savoir comment ils vivent cette rentrée où on les malmène ? Peut-on imaginer une situation semblable au lycée Henri-IV ? » dénoncent-ils. « Comme à Epinay, à Sarcelles, au Blanc-Mesnil, à Nanterre, à Aulnay-sous-bois, les rentrées sont catastrophiques. »

Ce vendredi 21 septembre, au lycée Mozart du Blanc-Mesnil, des élèves ont bloqué leur lycée pour apporter leur soutien aux enseignants en grève. Le lycée a vu son nombre d’élèves augmenter de 40% en 4 ans. Au lycée Jean Zay à Aulnay, les enseignants se sont de nouveau mis en grève mardi 25 septembre après celle du 13 septembre : « Nous demandons toujours une augmentation des moyens proportionnelle à l’augmentation des effectifs » qui ont augmenté de 29,5 % en 4 ans, réclament-ils dans leur communiqué, où la goutte d’eau a été le non renouvellement d’un personnel de vie scolaire en poste depuis 10 ans.

Contrairement à la rentrée 2017, cette année, le mouvement de protestation, très important sur le département, dépasse largement les contours de la Seine-Saint-Denis.

Une grogne généralisée dans les lycées : sureffectifs, baisse du taux d’encadrement, locaux exigus

En Ile-de-France, le lycée Gustave Monod d’Enghien-les-Bains, est entré en grève lundi 24 septembre : le renvoi de deux surveillants « sans préavis et dans des conditions inhumaines inacceptables » a été la goutte de trop dans un établissement où les personnels réclament depuis la rentrée des moyens humains supplémentaires. Un mouvement de grève a également touché le lycée Joliot-Curie de Nanterre (92), le lycée polyvalent de Cachan (92), le lycée de l’Hautil à Jouy-le-Moutier (95), à Charenton (94). Y compris le lycée La Bruyère de Versailles est touché par un mouvement de grève pour cause d’effectifs pléthoriques, de locaux exigus et des problèmes d’encadrement.

Des grèves appelées en ordre dispersé

Face aux annonces de Blanquer d’une suppression de 2 600 postes dans le secondaire, les organisations syndicales enseignantes ont décidé d’appeler à la grève… mais en ordre dispersé. Jeudi 27 septembre, ce sont les enseignants des formations professionnelles qui sont appelés dans la rue contre la réforme qui les touche : celle- ci prévoit de supprimer 10 % du volume horaire d’enseignement. En conséquence, la formation, notamment généraliste, des élèves sera sacrifiée ; de nombreux postes prévoient d’être supprimés. Le 9 octobre, appelés par l’Intersyndicale de la Fonction Publique, aux côtés de leur collègues du secteur public, les profs pourront défiler contre le plan CAP 2022. Plutôt que de faire de ces dates, proches, des axes de mobilisation générales pour les enseignants, le SNES-FSU, le SGEN et l’Unsa, très certainement sous la pression des mobilisations en cours appellent, le 12 novembre à une mobilisation spécifique pour les lycées. Un horizon très lointain alors que se poursuivent localement des mouvements de grève dans les établissements et qu’il semble urgent de trouver des cadres d’élargissement commun pour mettre un coup d’arrêt à la saignée qui touche en particulier les lycées, mais plus largement l’éducation secondaire publique.

A peine sorties, les annonces du ministère de l’Education Nationale viennent se briser sur la réalité du terrain. Faire baisser les postes de personnel administratif et d’enseignants dans le secondaire sans augmenter les effectifs par classe ? L’équation, au demeurant absurde du point de vue des chiffres du chômage et de l’impératif d’un partage du travail, paraît impossible tandis que les effectifs dans les établissements continuent d’augmenter. Les enseignants du secondaire l’ont déjà compris. Reste à se saisir des mobilisations locales en cours pour généraliser le mot d’ordre des moyens supplémentaires et des conditions de travail et d’étude dignes pour les personnels de l’Education Nationale et les élèves.

Crédits : LP/Aurore Esclauze

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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