SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Suppression du RSA : Avec le plan pauvreté, pour obtenir une aide, il faudra travailler !

Ce jeudi 13 septembre, le gouvernement présentait son plan pauvreté, censé représenter le « tournant social » de Macron. Et en guise de tournant, il ne s'agit ni plus ni moins que d'une attaque supplémentaire contre les plus précaires, saupoudrée de miettes.

Crédits : indigne-du-canape.com

Initialement prévu durant l’été, le « plan pauvreté » d’Emmanuel Macron , qui verra l’État investir 8 milliards d’euros sur quatre ans, a été présenté, ce jeudi 13 septembre. Devant marquer un « tournant social » du quinquennat, et démontrer que Jupiter n’était pas un « président de droite », c’est pourtant une nouvelle attaque contre les plus précaires qui est à l’ordre du jour.

C’est autour du revenu universel d’activité, mesure surprise de la réforme, que la polémique s’articule. Rappelant le leitmotiv de Benoît Hamon lors de la présidentielle – l’ex-candidat a d’ailleurs accusé Macron de le « singer » - l’emballage du nom est pourtant trompeur, et c’est fait pour. En effet, ce revenu universel d’activité n’a rien... d’universel justement. Concrètement, il faudra, pour en être bénéficiaire, signer un contrat d’engagement, avec obligation de s’engager dans un parcours d’insertion, se situer en dessous d’un certain seuil de revenu et, surtout, toutes celles et ceux qui auront refusé deux emplois « raisonnables » en seront privés ! Dans les faits, cette soit disant réforme anti-pauvreté n’est rien d’autre qu’une façade, le but étant de contraindre les bénéficiaires de ce « revenu universel d’activité » à choisir entre deux options : Accepter un boulot, même précaire, ou crever !

Car ce n’est pas tout ! Le revenu universel d’activité se présente comme étant la fusion du plus grand nombre de prestations possible . Exit, par exemple, le revenu de solidarité active (RSA), qui fournit déjà un minimum bien maigre pour survivre. D’autres aides vitale sont comprise dans le package, comme les APL et la prime d’activité. Pire, ce système de fusion des aides sociales, déjà mis en pratique en Grande Bretagne, a débouché outre-Manche sur une réduction des revenus des plus précaires. Si Macron a affirmé que ce ne serait pas le cas avec ce plan pauvreté, nous sommes en droit d’émettre de sérieuses réserves.

Si quelques mesures, telle que la cantine à 1€ ou la création de crèches dans des quartiers jugés « prioritaires », sont également dans le texte, le fameux plan pauvreté n’est rien d’autre qu’une attaque supplémentaire contre les plus précaires. Une réforme, déjà largement épinglée dans la presse comme sur les réseaux sociaux, qui peine à arracher l’étiquette qui colle, et va tellement bien, à Macron : Celle du « président des riches ».

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Victoire minable pour Richard Ferrand

Jolie performance pour Richard Ferrand, et par ricochet, pour Macron : alors que le protégé du président était appuyé par l’Elysée, par Matignon et par tout l’appareil de LREM, il a été élu au perchoir de l’Assemblée Nationale sans faire carton-plein de voix. Une soixantaine de députés En Marche a fait défection et n’a pas voté pour lui, sans compter ceux du MoDem qui l’ont snobé… Un autre coup dur pour la Macronie en cette rentrée politique 2018 qui n’en finit pas de tanguer.

Crédits photo : afp.com/ludovic MARIN

Qui pour le perchoir ?

Le jeu des chaises musicales a fait se libérer la présidence de l’Assemblée Nationale puisque Macron ne trouvait personne d’autre pour remplacer Nicolas Hulot que François de Rugy, ce dernier occupant depuis juin 2017 le perchoir du Palais Bourbon. La place étant vacante, c’est Richard Ferrand, un ancien de la Gauche socialiste mais, surtout, macronophile de la première heure qui a été poussé en avant par l’Elysée. Il avait raté la marche en début de législature, en raison « l’affaire des Mutuelles de Bretagne » dans laquelle il a trempé. Mais cette fois, ce devait être la bonne.

Soutenu par la présidence, par le Premier ministre et par l’appareil LREM, Ferrand s’était débrouillé, la semaine passée, pour faire pression et obtenir le retrait de la candidature de Yaël Braun-Pivet et puis pour remporter la primaire interne au sein des Marcheurs contre Barbara Pompili, Cendra Motin et Philippe Folliot. Mais lors du vote final, mercredi, à l’Assemblée, il n’a pas fait l’unanimité dans son propre camp…

Cent de chute

Une soixantaine de députés LREM a en effet refusé de suivre les consignes de l’appareil et a voté pour le candidat du MoDem au perchoir. Les centristes de François Bayrou présentaient en effet Marc Fesneau, qui a recueilli les voix des députés MoDem et de certains Marcheurs. Alors qu’il était « LE » candidat du président, Ferrand n’a donc obtenu qu’un petit 52,4% alors que les députés de la majorité présidentielle représentent 62,5% des sièges à l’Assemblée, voire 68,5% si on ajoute les députés de droite « constructifs ». Avec 254 voix, donc, il se situe à une centaine de voix derrière son prédécesseur, le très transparent François de Rugy qui avait eu, lui, 353 suffrages en juin 2017.

Erosion pour Macron

Forte érosion, donc, pour la Macronie, qui affronte une rentrée marquée par les affaires de cet été (Benalla, Nyssen, Fessel, etc.) et par la crise générée par la démission tonitruante de Nicolas Hulot. Si Jupiter n’est même plus en capacité de contrôler ses propres troupes et de faire respecter la discipline de parti, cela en dit long sur la séquence actuelle, marquée par l’usure précoce de la Macronie.

Même pas peur de la justice

Richard Ferrand, actuellement poursuivi en justice dans le cadre de « l’affaire des Mutuelles de Bretagne », devient donc, après cette mauvaise élection, le quatrième personnage d’une République que Macron voulait exemplaire. Droit dans ses bottes, néanmoins, Ferrand a fait sienne la maxime du très réactionnaire et bonaparto-royaliste maréchal Patrice de Mac Mahon : « j’y suis, j’y reste ».

Hors de question, pour Ferrand, de démissionner s’il devait être mis-en-examen. Voilà ce qu’il faut retenir de ses déclarations de mercredi, après l’élection. Le fait même de le souligner avant que cette éventualité ne se concrétise montre que Ferrand sent bien que sa situation pourrait se compliquer dans les prochains mois. Mais qu’importe : en Macronie, quand on est au pouvoir, on s’accroche, même quand ça dévisse.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

mais qui tient la mangeoire ?

 

Il a eu son perchoir,

 58 députés de la majorité n'ont pas voté pour Richard Ferrand. 

Rédigé par Canaille le Rouge

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

En fait, il n'y a plus d'affaire Laura Flessel, puisque la ministre des Sports a démissionné pour "raisons personnelles", tout en affirmant tout le grand bien qu'elle pense du gouvernement et de celui qui le drive.

Il faut dire que selon le Canard enchaîné, l'ex-championne olympique à l'escrime a de réels soucis avec le fisc. Et que Manu 1er et Edouard Philippe, son premier chambellan, en étaient avisés depuis le mois de juin. Mais chut, sans doute, lorsqu'on fut ministre à Bercy, on connait l'endroit.

Bref, Laura Flessel et son mari, gérant de sa société d'image, sont soupçonnés par Bercy de ne pas avoir déclaré certains revenus, mais également d'avoir prélevé de l'argent dans les caisses de la société pour leur propre bénéfice, écrit le Volatile.

A mois que cela soit un futur bug du futur prélèvement à la source.

De toute façon, dis-moi qui sont tes amis, je te dirai à quel bout tu te trouves dans la cordée.

Et en tous cas, du côté du ruissellement...

Affaire Laura Flessel: circulez, il n'y a plus rien à voir!
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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[Vidéo] Les postiers du 92 en grève vous invitent à acheter leur calendrier !

Soutenez la grève historique de 150 postiers des Hauts-de-Seine, pour la réintégration de leur représentant syndical Gaël Quirante, et contre la casse du service public de La Poste !

Pour acheter le calendrier 2019 de la grève, 3 possibilités de paiement :

1/ Chèque a l’ordre de SUD POSTE 92 à envoyer à Sud Poste 92, 51 rue Jean Bonal, 92250 La Garenne-Colombes, avec la mention « Calendrier grévistes » au dos, accompagné du bon de commande à télécharger ici

2/ Virement à SUD POSTE HAUTS DE SEINE (IBAN : FR76 4255 9100 0008 00033 2571 214). Envoyer le bon de commande à Sud Poste 92, 51 rue Jean Bonal 92250 La Garenne-Colombes ou par mail à sud-poste-92@wanadoo.fr

3/ Paiement en ligne sur le Pot Commun, à accompagner d’un message sur le site précisant le nombre de calendriers et l’adresse d’envoi.

Contact via la page Facebook du comité de soutien

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Baisse de 15% des recours aux prud’hommes, les signes d’une fragilisation des travailleurs

C'était l'un des objectifs affichés des ordonnances travail voulu par Macron à la rentrée 2017, dans la foulée de son élection : plafonner les indemnités de licenciement pour les travailleurs. Le résultat est net, le tribunal des prud'hommes enregistre une baisse des recours. Cette nouvelle est une réussite pour le gouvernement Macron qui interprète publiquement cela comme un apaisement des relations entre le patronat, les corps intermédiaires et les salariés. Mais à quoi bon mener un combat quand il est perdu d'avance ? Loin de signaler un apaisement, des velléités de « discussion », cette baisse traduit plutôt un affaiblissement des travailleurs licenciés qui ne peuvent plus espérer des prud'hommes que ce que les plafonds déterminent à l'avance. De quoi en décourager plus d'un.

Le mirage de la flexi-sécurité ultralibérale

Le concept libéral de flexi-sécurité, qui sous-tend l’ensemble de la série de réformes libérales conduites notamment depuis 2015 et la loi dite « loi Macron », suggère que davantage de souplesse pour licencier se traduira mécaniquement par une hausse des embauches, le problème étant que les patrons seraient tétanisés à l’idée d’embaucher sans pouvoir débaucher en cas de fluctuation de la conjoncture économique. La flexibilité engendrerait donc de la « sécurité » pour les travailleurs qui auront prétendument la possibilité de pouvoir se faire réembaucher par des patrons rassurés et confiants. La réalité cependant est tout autre. L’idée selon laquelle réformer lourdement en faveur du patronat permettra d’instaurer en France une situation comparable à celle de l’Allemagne voire des Etats-Unis est un mirage que les travailleurs payent. La France en effet n’a pas le tissu industriel de l’Allemagne qui a pour elle des voies d’exportations solides en dehors des frontières de l’Europe. Elle n’est pas non plus les Etats-Unis qui globalement résistent mieux à la crise que l’Europe. Le chômage reste fort en France (aux alentours des 9,1% en août 2018) 10 ans après la déflagration bancaire et financière de 2007-2008. Les très légères baisses enregistrées doivent plutôt à la reprise de la croissance au niveau mondial qu’aux réformes des gouvernements Hollande et Macron.

Les travailleurs : la variable d’ajustement du patronat

Il faut le rappeler : il n’y a pas de combat commun entre patrons et travailleurs contre le chômage de masse. Le patronat ne désire pas le plein-emploi, il désire la croissance ce qui représente une différence de taille. Certes l’un des effets d’une croissance solide sera la hausse des embauches, cependant il ne faut pas confondre le but et l’effet collatéral. D’une manière générale les périodes de plein-emploi sont défavorables aux patrons dans le rapport de force qui les oppose à leurs salariés pour les conditions de travail et les salaires notamment. Avoir sous la main une armée de réserve de travailleurs prêts à se faire embaucher au rabais est un instrument de profitabilité important. La flexibilité n’a donc pas du tout pour objectif d’en finir avec le chômage, mais seulement la hausse des marges de profit. De ce point de vue, la loi travail fonctionne donc bien. Le nombre de ruptures conventionnelles collectives (RCC), plans de licenciements déguisés, à atteint cette année le nombre de 66 tandis que les recours aux prud’hommes ont enregistré une baisse significative de 15% alors que le chômage se maintient à un taux important, et ce malgré tous les efforts effectués pour atténuer les chiffres. Tout cela est le signe très manifeste que les lois travail de 2016 et 2017 n’ont rien de plus à offrir aux travailleurs que le système dans son entier qu’il est plus que temps d’abattre.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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dessin d'illustration

dessin d'illustration

Dans un rapport publié lundi 22 janvier, OXFAM nous révèle que 50% de la population mondiale n’a pas touché le moindre bénéfice de la croissance mondiale l’an dernier, alors que la richesse des 1% les plus riches a augmenté de 762 milliards de dollars. 762 milliards de dollars, sept fois le montant qui permettrait d’éradiquer la pauvreté

 

Le rapport d’OXFAM paru ce lundi 22 janvier a pourtant un titre prometteur, « Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent ». Au vu de l’ampleur des inégalités présentées dans le document, le chemin paraît bien long, alors que les ressources sont largement suffisantes. En effet, 762 milliards de dollars, c’est sept fois le montant qui permettrait d’éradiquer la pauvreté extrême dans le monde !

 

Ce rapport est publié la veille de l’ouverture du World Economic Forum à Davos, en Suisse. Comme chaque année, la fondation organise un sommet réunissant des dirigeants d’entreprise, des responsables politiques du monde entier ainsi que des intellectuels et des journalistes, afin de débattre des problèmes les plus urgents de la planète.

 

[…]

 

LA SUITE EN LIEN CI-DESSOUS : 

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

LONDRES (Reuters) - Unilever a déclaré mardi que la simplification de sa structure, consistant à passer d'une maison mère faite de deux entités juridiques britannique et néerlandaise à une seule société holding, serait bouclée en décembre au moment de la cotation du nouveau groupe.

Unilever finalisera sa structure simplifiée en décembre
Unilever a déclaré mardi que la simplification de sa structure serait bouclée en décembre au moment de la cotation du nouveau groupe. /Photo prise le 21 août 2018/REUTERS/Piroschka van de Wouw

Le conglomérat anglo-néerlandais, fabricant entre autres des savons Dove, des thés Lipton et des glaces Ben & Jerry, a précisé que cette simplification serait réalisée grâce à un dispositif du droit des sociétés en Grande-Bretagne ("scheme of arrangement") et à une fusion légale aux Pays-Bas.

Unilever avait lancé une revue de sa structure à deux têtes en 2017 à la suite de l'OPA hostile de 143 milliards de dollars (134 milliards d'euros) de son concurrent américain Kraft Heinz.

En mars, le groupe a annoncé qu'une nouvelle société holding, New Unilever NV, constituée aux Pays-Bas, serait cotée à Londres, à Amsterdam et à New York sous forme d'American Depositary Shares.

Mardi, le groupe a publié le prospectus de New Unilever NV et la documentation des actionnaires relative à la simplification.

Il a indiqué qu'une action du capital de New Unilever NV serait émise pour chaque action de l'entité néerlandaise (NV) et pour chaque action de l'entité britannique (PLC).

L'approbation des actionnaires des deux entités ainsi que les autorisations des autorités réglementaires seront nécessaires pour mettre en oeuvre ces modifications.

L'assemblée générale des actionnaires et des détenteurs de certificats de NV aura lieu à Rotterdam le 25 octobre et celle de PLC à Londres le 26 octobre.

La dernière séance de cotation des titres NV et PLC sera le 21 décembre.

Le processus de simplification devrait s'achever au cours du week-end des 22 et 23 décembre, les transactions portant sur les actions New Unilever NV commençant le 24 décembre.

(James Davey; Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoit Van Overstraeten)

Publié par usinenouvelle.com

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
En France, un quart de la population est trop pauvre pour manger sainement

Le baromètre Ipsos-Secours populaire publié ce mardi dévoile que 27 % des Français rencontrent des difficultés financières pour consommer des fruits et des légumes frais quotidiennement.

« Mangez cinq fruits et légumes par jour » enjoignent de nombreux encarts du ministère de la santé à la télévision depuis des années. Mais comment faire lorsque nos finances ne nous le permettent pas ? Le baromètre Ipsos-Secours populaire met en lumière le lien étroit qui existe entre précarité et malnutrition.

Parmi les personnes interrogées, 21 % déclarent ne pas pouvoir se procurer de quoi faire trois repas sains par jour et 27 % ont des difficultés financières les empêchant de manger des fruits et des légumes frais quotidiennement.

Ces chiffres révèlent qu’en France comme ailleurs, la malnutrition – qui entraîne des problèmes de santé variés – n’est pas un problème déconnecté de l’appartenance de classe : les plus pauvres sont ceux qui se confrontent le plus à la maladie, aux blessures et à la mort prématurée, que ce soit dû à leur travail ou à ce qu’ils ont (ou n’ont pas) dans leur assiette.

Dans cette même logique, un tiers des sondés admet avoir du mal à assumer financièrement des actes médicaux mal remboursés.

Ainsi, toujours d’après ce baromètre, chez les travailleuses et les travailleurs qui perçoivent moins de 1200 € par mois, leur faible rémunération impacte directement la possibilité de payer la cantine à leurs enfants (pour 48 % d’entre eux) ou de se faire correctement soigner (56%).

Preuve s’il en faut que les gouvernements peuvent bien lancer tous les « plans de santé publique » qu’ils veulent, tant que les richesses ne seront pas partagées, les pauvres seront toujours les premiers à crever.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Une brèche ouverte en Macronie. A quand une offensive du monde du travail ?

Avec une rentrée catastrophique pour le gouvernement, et une crise politique d’ampleur ouverte cet été autour de l’affaire Benalla, Macron, en chute libre dans les sondages, tente de rattraper le tout avec un programme plus « social », mais aussi avec la promesse, via la promotion d’un directeur général des services, de remettre de l’ordre à l’Élysée. Tout cela en préparant de nouvelles attaques contre notre classe.

La fin d’une première année de quinquennat désastreuse pour Macron

Le bulldozer des premiers temps commence à perdre du terrain. Après n’avoir remporté qu’une victoire revendicative contre les cheminots, et être passé à côté de la victoire politique à la Thatcher dont il avait besoin pour dérouler tout son calendrier de contre-réformes néolibérales, Macron s’est retrouvé submergé par d’importantes crises. L’ancien monde a resurgi dans le récit macronien de l’exemplarité politique, avec son lot de barbouzerie et de copinage, mettant à mal au moins partiellement la fonction présidentielle et l’illusion de la démocratie bourgeoise.

Une crise politique d’ampleur qui n’est toujours pas refermée, et qui a été suivie de près par tout un tas de casseroles affectant le gouvernement ou des proches du pouvoir : Kohler, Flessel, Ferrand, etc. Et au sommet de l’État, les rangs commencent à se relâcher avec Hulot, le n°3 du gouvernement, qui préfère démissionner sans l’annoncer à Macron pour ne pas se lier les mains avec LREM, laissant vacante une place dont personne ne veut.

Si avec l’ouragan Benalla Macron avait déjà été forcé d’infléchir sa politique sur la réforme constitutionnelle, projet phare de sa campagne, toute l’hésitation et les désaccords au sein de la macronie se poursuivent à la rentrée, moment où le gouvernement devait pourtant recommencer à « frapper vite, frapper fort ». Une crise qui se manifeste dans les sondages où Macron a encore perdu 12 points durant l’été.

Des coups de com’ pour tenter de reprendre la barre du navire

Déstabilisé, Macron enchaîne les coups de com’ et les mesures, sur le plan de son programme comme de ses méthodes de gouvernance pour regagner en légitimité. D’un côté, il remet sur le devant de la scène son plan pauvreté, volet plus « social » après la casse du code du travail et du statut des cheminots. De l’autre côté, l’Élysée annonce l’emploi d’un directeur général des services, par ailleurs copain de promo de Macron à l’ENA, pour « remettre de l’ordre » après les affres des copinages et autres barbouzeries.

A seulement un an de son investiture, cette crise politique présage de plus grandes difficultés pour le reste de son quinquennat aux vues de l’ampleur du programme que le patronat souhaite faire passer, dans un contexte où la croissance économique qui aurait pu servir à légitimer les réformes néolibérales de Macron n’est pas à l’ordre du jour. Si Macron passe au « pan social » de son programme en cette rentrée difficile, il faut bien avoir en tête que ce sont le dossier des retraites, l’application concrète de la réforme ferroviaire mais aussi la suppression de postes du côté des fonctionnaires qu’il doit faire avaler en cette nouvelle année.

Des brèches dans lesquelles il faut s’engouffrer pour vaincre Macron et son monde

Cette crise est pour l’instant une crise par en haut, qui s’exprime au sommet de l’État, et la brèche pourrait se refermer si notre camp social ne se met pas en ordre de bataille pour faire reculer Macron dans son plan de casse des acquis sociaux. Il s’agit précisément du moment où il faut frapper, moment où le gouvernement hésite et où Macron est en perte de vitesse. Moment où une réponse doit se faire entendre dans la rue, et non pas sur le terrain électoral ou parlementaire.

Le bilan de l’échec de la bataille du rail au printemps dernier est celui de directions syndicales qui n’ont pas proposé un plan de bataille permettant de gagner, mais pour s’assurer leurs places dans les négociations avec le gouvernement, alors même que les taux de grèves chez les cheminots étaient historiques et que la détermination était bien là. Aujourd’hui elles ne font pas mieux en faisant du 18 septembre une date floue et vide de contenu, sans appel à la grève ferme chez les cheminots, alors que les grévistes du printemps dernier subissent de plein fouet la répression de la part de la SNCF. La méthode du dialogue social était déjà inacceptable durant la première année de quinquennat ; aujourd’hui alors que le gouvernement est affaibli et qu’il prépare de nouvelles casses sociales, cela se transforme en contention évidente du mouvement ouvrier.

Aux vues de l’ampleur des attaques que Macron prépare, c’est une véritable contre-offensive qu’il faut mettre en place, une contre-offensive qui passe par l’auto-organisation des travailleurs et de la jeunesse en assemblées générales pour que notre classe propose son propre calendrier. Cette réaffirmation de nos méthodes de lutte passe par la construction du 9 octobre, date de grève et de mobilisation interprofessionnelle, afin qu’elle devienne une date permettant à notre camp social de passer à l’offensive contre ce gouvernement des riches.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Bon anniversaire
à la loi travail XXL !

Avec quelques jours d'avance, le gouvernement fête à sa manière la première année d'application des ordonnances réformant le Code du Travail. Le ministère du travail vient de publier des premiers chiffres analysant les résultats de la « loi Travail XXL » (les 5 ordonnances signées le 22 septembre 2017, suivies d'une sixième plus tard). Un « joyeux » anniversaire à en croire la ministre Murielle Pénicaud...

Crédit photo : vu sur solidaires-isere.fr

Un joyeux anniversaire aux licenciements faciles !

Quelle joie ! Pénicaud l’affirme : oui, sa loi a permis dès la première année de licencier plus facilement et moins cher. Rappelons-nous. Une des mesures phares des ordonnances consistait à plafonner les indemnités pour un licenciement abusif. Autrement dit, un patron sait exactement quel montant maximum lui coûterait de licencier tel salarié sans aucune raison. Maximum, car encore faut-il que le salarié en question entame toute une démarche aux prud’hommes (rendue plus complexe depuis la loi Macron de 2015 d’ailleurs) et dans le temps imparti (puisque le délai de prescription a été réduit à un an).

Résultat, un nombre croissant de salariés licenciés est découragé et n’entame aucune démarche. Le nombre d’affaires aux prud’hommes est passé entre 2016 et 2017 de 150.000 à 127.000, soit une baisse de 15% se félicite la ministre. Une tendance à la baisse qui existait les années précédentes, et qui devrait se creuser à l’avenir. Le barème étant connu, il est bien plus facile pour un patron de proposer de toucher une indemnité « à l’amiable » en-dessous du barème mais immédiatement et sans recours aux prud’hommes.

Dans le même sens, la ministre revendique la mise en place des RCC (Rupture Conventionnelles Collectives) qui permet de supprimer de nombreux postes à moindre coût (sans les obligations de reclassements ou priorité de réembauche qu’implique un PSE classique et sans avoir non plus à justifier de difficultés économiques), comme on l’a vu à PSA par exemple. « 66 RCC ont été engagées » indique Pénicaud.

Un joyeux anniversaire à la destruction des syndicats ! Les CSE...

Une des attaques les plus importantes de la loi consistait à fusionner les IRP (Instances de Représentation du Personnel, c’est-à-dire les CE, DP et CHSCT) dans des CSE (Conseil Social et Économique), faisant baisser énormément les nombres d’élus et d’heures de délégation, et aspirant les syndicalistes dans toujours plus de réunions et de « dialogue social » avec le patron, et toujours moins de travail de terrain auprès des collègues.

Un an après, le début des CSE est prometteur pour Pénicaud. 9000 CSE déjà été mis en place. Environ un tiers d’élus en moins (de 36.000 à 24.000 sièges d’élus du personnel dans les 8814 premiers CSE). Sans parler des heures de délégation ! Chez les cheminots par exemple, qui éliront leurs délégués en novembre, le volume total d’heures de délégation pourrait baisser de 63% !

Mais un anniversaire en demi-teinte...

On pourrait allonger la liste, en citant les « contrats de chantier » qui ont pu être négociés dans la métallurgie depuis les ordonnances, ou bien les accords d’entreprises signés dans les TPE sans aucun syndicat et pouvant déroger à la loi sur de nombreux sujets...
Mais cette joie masque mal la nervosité du gouvernement en cette rentrée. Entre les affaires, les démissions, la réforme constitutionnelle au point mort et une chute sans fin dans les sondages, l’exécutif n’est pas du tout dans le même état d’esprit que pendant « l’an 1 » du quinquennat.

D’autre part, si on reste concentré sur cette loi, nous écrivions déjà à l’époque qu’elle était à double tranchant pour le patronat. Que ce soit avec la logique des CSE, ou bien l’attitude du gouvernement pendant la bataille du Rail, la ligne anti-syndicale de Macron pourrait se révéler dangereuse à terme. Certains éditorialistes s’inquiétaient alors du fait que Macron était une véritable « fabrique à radicalité », car si les syndicats, les CE, les CHSCT sont constitutifs du rapport de force des salariés, ils sont aussi pour le patronat une soupape, une voie par laquelle la colère peut s’exprimer et être canalisée. En fragilisant ces mécanismes de « canalisation », de « négociation », les salariés pourraient exprimer leurs revendications plus « directement » et radicalement. Murielle Pénicaud elle-même parle de « changement culturel ». « Nous sommes au début de l’histoire » explique-t-elle. Elle ne croit pas si bien dire...

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IMPÔTS - Prélèvement à la source : TOUT A Y PERDRE ! (CGT Finances)

Ce texte a été publié initialement sur ce blog en août 2016:

IMPÔTS - Prélèvement à la source : TOUT A Y PERDRE ! (CGT Finances)
IMPÔTS - Prélèvement à la source : TOUT A Y PERDRE ! (CGT Finances)

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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