SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
MORT d'un accident de travail dans le bâtiment à 57 ans ! OUI il faut exiger la RETRAITE à 55 ans pour les travaux pénibles !

L'ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS:

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« Du jamais vu ! 2028 CRS en arrêt maladie un jour de manif… La France part à vau-l’eau ! »

L’édito de Charles SANNAT

 

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

 

Quand un État est en faillite, la dernier chose que les dirigeants ont intérêt de faire c’est de donner des sous, ou enfin ceux qu’il reste, aux gus qui portent des armes et qui sont susceptibles de faire durer le régime et de protéger ses représentants de la fureur des peuples.

 

Cela se passe ainsi, depuis la nuit des temps, des chefs de clans aux chefs de tribus, des rois aux empereurs, de l’Asie à l’Amérique en passant par l’Afrique, il est une loi humaine de l’exercice du pouvoir : il faut toujours payer ses centurions, sinon, quand centurions pas contents, centurions pas protéger Macron (béni soit son saint nom pour l’éternité et les siècles des siècles, il faut que je faillotte pour me faire bien voir).

 

Nos dirigeants, ici-bas, semblent avoir du mal à intégrer parfaitement cette règle de base du bon sens absolu et nécessaire à toute survie.

 

Remarquez, de deux choses l’une : soit Collomb comprend vite et les CRS seront vite payés, soit ils ont la « comprennette difficilette » au gouvernement, et le principe de sélection naturelle à la Darwin va vite se mettre en route, et ne survivront que les hommes politiques suffisamment adaptés à la nature actuelle, autant dire aucun, vu qu’être homme politique de haut niveau vous rend globalement inapte à toute prise avec le réel.

 

Les CRS protestent contre les nouvelles règles liées à la fiscalisation de leurs primes de déplacement

 

« La levée de boucliers des CRS s’amplifie à un très mauvais moment pour le gouvernement. Au moment où ce dernier doit faire face à une deuxième journée de manifestations contre la réforme du Code du travail

 

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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A l'encontre de la petite musique lancinante et intéressée visant à affaiblir la CGT et à travers elle les idées de lutte de classe au profit d'un syndicalisme "apaisé" c'est-à-dire se contentant des miettes que le capital veut bien consentir pour s'assurer de sa domination sans partage et la croissance de ses profits,

ces eléctions (20 septembre) comme d'autres montrent que le syndicalisme de lutte est approuvé par un grand nombre de travailleurs.

N'en déplaise à la CFDT qui au Crillon perd toute représentativité!

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SOURCE : le site confédéral de la CGT

La CGT récolte 4 sièges sur 5 au comité d’entreprise et 5 sur 7 pour les délégués du personnel, suite à la réouverture de l’hôtel après quatre ans de fermeture pour cause de travaux.

 

Le 20 septembre dernier, les 350 salariés de l’hôtel Crillon ont largement plébiscité la CGT lors des élections professionnelles. Les listes présentées par le syndicat CGT-HPE obtiennent ainsi 4 sièges sur 5 au comité d’entreprise et 5 sur 7 en délégués du personnel.

D’après le communiqué de presse du syndicat, la CFDT, la CGC et l’Unsa « payent cash leur absence d’opposition réelle aux ordonnances Macron de destruction du Code du travail ». La CFDT ne sera d’ailleurs pas représentative au Crillon, n’atteignant pas les 10 % de suffrages valablement exprimés.

La CGT aura fort à faire pour défendre les salariés de l’hôtel. En effet, depuis sa réouverture, la direction multiplie les violations du Code du travail et pratique notamment le travail dissimulé en demandant aux salariés de pointer puis de retourner travailler — une plainte est en cours d’instruction.

Rappelons que la CGT avait mené de main de maître les négociations lors de la fermeture de l’hôtel, obtenant que les salariés choisissant de partir touchent deux mois de salaire par année d’ancienneté et ceux souhaitant rester voient la quasi totalité de leur rémunération maintenue pendant les travaux, avec des formations et des possibilités d’être détachés dans d’autres hôtels avec un bonus de 30 %.

PAR FSC

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les médias martèlent sur un 21 septembre qui serait en deçà du 12.

En mettant en scène la détermination de Macron de passer outre la rue.

C'est oublier l'élargissement de l'unité à la base et l'engagement de secteurs nouveaux dans l'action Et publics Et privés : routiers, retraités, fonction publique ... sur un objectif commun : la contestation du contenu des ordonnances.

La convergence des luttes ça se construit et contrairement à la prétention du pouvoir de considérer la page code du travail tournée, la messe est loin d'être dite!

 

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SOURCE : le site confédéral de la CGT

 

LOI TRAVAIL XXL

Plus de 200 rassemblements et manifestations, partout en France. Des milliers d'arrêts de travail dans tous les secteurs d'activité ; plusieurs centaines de milliers de manifestants et bien d'autres initiatives, c'est bien la preuve qu'après le 12 septembre, la mobilisation s'inscrit dans la durée.
Partout dans les professions, les travailleurs entrent dans le mouvement de contestation contre la loi travail XXL et exigent un droit du travail synonyme de progrès social.
Dans tous les départements, l'unité syndicale s'élargit. Les cortèges se parent des couleurs de l'ensemble des organisations syndicales.
C'est le résultat de la tenue d'assemblées générales, de réunions dans les entreprises et les services dans lesquelles les salariés prennent connaissance des mesures néfastes des ordonnances Macron et débattent de leurs exigences en matière de salaire, d'emplois et de conditions de travail.
Le Conseil des ministres du 22 septembre doit entendre les citoyens qui, très majoritairement, condamnent et rejettent la réforme du droit du travail et les mesures gouvernementales régressives pour les jeunes, les salariés du privé comme du public, les retraités et les privés d'emplois.
Le combat ne faiblit pas. Au contraire, il continue et se prolonge !
D'ores et déjà, de nouvelles dates d'action sont programmées : le 25 septembre, les routiers ouvrent la voie à l'appel des fédérations CGT, FO, UNSA ; le 28 septembre, les retraités battront le pavé et le 10 octobre, au tour des fonctionnaires.
Dans l'intérêt des salariés, la CGT s'adresse, dès aujourd'hui, à l'ensemble des confédérations syndicales qui, toutes, contestent les ordonnances, pour construire une nouvelle journée nationale d'actions interprofessionnelles dans les meilleurs délais.

 

PAR FSC

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Ce jeudi matin, la journée n’a pas débuté simplement pour les automobilistes compiégnois. Associée à la mobilisation nationale contre la réforme du Code du travail, une intersyndicale a organisé une opération escargot entre le giratoire de la ZAC de Mercières, devant Point P, et celui du Bois-de-Plaisance, près de Proméo. D’importants embouteillages se sont créés.

Vers 10h30, un cortège d’environ 450 manifestants a quitté le cours Guynemer et bloqué la circulation pendant quelques instants, à plusieurs endroits, en passant par la gare, le rond-point Claude-Juchat et le pont Solférino. En sus de la protestation contre la réforme, les protestataires dénonçaient « le mépris de Macron ». « Il nous a insultés deux fois, râlait un homme. On n’est pas des fainéants, mais comme il n’a jamais travaillé, il ne peut pas le savoir. » Une autre manifestation s'est déroulée à Beauvais en début d'après-midi. 400 personnes se sont réunies, et une délégation a été reçue par le préfet en personne.

Compiègne, le 21 septembre. Au fil de la manifestation, le cortège a bloqué plusieurs endroits stratégiques, comme la gare de Compiègne. LP/J.B.

A Compiègne, blocage matinal et manifestation en centre-ville
A Compiègne, blocage matinal et manifestation en centre-villeA Compiègne, blocage matinal et manifestation en centre-ville

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Impôt sur la Fortune (ISF) : comment Macron compte le supprimer.

Cadeaux aux plus riches ! En prétendant réformer l’Impôt de Solidarité Sur la Fortune (ISF) en le transformant en Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), Macron ouvre en réalité une brèche pour supprimer, en bonne et due forme, un impôt qui vise à taxer les plus riches.

L’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), successeur de l’Impôt sur les Grandes Fortunes (IGF), mis en place en 1982 sous le gouvernement Mauroy, est une taxe sur les patrimoines supérieurs à 1,3 millions d’euros. Instauré lors des premières années de mandat Mitterrand, , il apparaît comme une ultime concession sociale face à la montée des inégalités en France avant le tournant de la rigueur que prendra le gouvernement Mauroy, à partir de l’hiver 1983, poursuivi ensuite sous la houlette du gouvernement Fabius. L’IGF devenu ISF, viendra financer la mise en place du Revenu Minimum d’Insertion (RMI), instauré pour répondre au problème du chômage de masse et à la pauvreté qui gagne du terrain. L’IGF constitue ainsi la première étape dans la fiscalisation de la solidarité, jusque là entièrement fondé sur un modèle assurantiel du salaire socialisé (Sécurité Sociale).

Un impôt qui touche marginalement les grandes fortunes…

Les attaques pour limer l’Impôt de Solidarité sur la Fortune ne datent pas d’hier. Elles remontent même à 1988, sous le gouvernement « socialiste » de Michel Rocard, toujours sous François Mitterrand, avec la première ébauche d’un plafonnement de l’ISF à 70% des revenus. C’est même à cette période (1988-1989) que le taux moyen d’imposition sur la fortune est tombé au plus bas. Plus récemment, on se souvient du « bouclier fiscal » de 2008 de Nicolas Sarkozy, abaissant à 50% le plafond de la ponction des revenus, du chèque de 30 millions d’euros de « dédommagement » du fisc à la richissime héritière de l’Oréal, Liliane Bettencourt ; une mesure qui valut, entre autres, son surnom au « président des riches ». Mais il y a également eu, plus discrètement sous François Hollande, un retour du bouclier fiscal à 75% des revenus, avec une imposition maximale à hauteur de 1.5% du patrimoine ; et surtout, depuis 2013, une défiscalisation des intérêts tirés des contrats d’assurance vie. La facture, pour 2014, selon La Tribune, s’élève à 1 milliard d’euros redistribués par l’Etat à 8.872 foyers possédant des fortunes au-delà de 5 millions d’euros.

En vérité, l’ISF, tout autant raboté que contourné par les moyens légaux et illégaux d’optimisation fiscale, ne touche que marginalement les grandes fortunes et le grand capital. Il est cependant d’une portée symbolique importante, à la fois parce qu’il préserve l’image d’une redistribution des richesses portée par l’Etat, mais aussi parce que sa suppression coûte cher en terme d’image publique pour celui qui voudrait y toucher.

…en passe d’être supprimé !

Là où les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, n’ont cessé de mettre un frein à l’ISF, Macron voudrait, quant à lui, y mettre fin. Mais de manière déguisée. Et c’est donc par une subtile gymnastique de la « pensée complexe » qu’il propose de transformer l’ISF qui touche les patrimoines mobiliers (actions, œuvres d’art, bijoux, bateaux, etc…) et immobiliers (bâtis) en Impôt sur la Fortune Immobilière. Selon un rapport confidentiel du Conseil des Prélèvements Obligatoires (CPO) publié dans Le Figaro, cette réforme représente une ristourne directe de 3 milliards d’euros faites aux plus riches (soit autant de moins dans les caisses de l’Etat) et exonérerait, en premier lieu, les plus riches parmi les riches, ceux dont le patrimoine est principalement constitué de valeurs mobilières (actions notamment). De plus, en faisant baisser mécaniquement le calcul du montant du patrimoine (les actifs mobiliers étant alors décomptés) ce sont 100% des actuels assujettis à l’ISF, y compris « les moins riches des riches », qui verraient leurs impôts diminués avec l’IFI. Enfin, pour les adeptes de l’optimisation fiscale, il suffira de transformer ses actifs immobiliers en actifs mobiliers en les transférant dans une société, ce qui permettra d’échapper intégralement à l’impôt.

Bien entendu, pas question que la « pensée complexe » ne s’étale au grand jour. Le président-banquier parle de « transformation » de l’ISF, tape sur les « rentiers improductifs », prétend valoriser le self-made-man contre l’héritier, pour vendre, en vérité, une véritable suppression déguisée de l’Impôt Sur la Fortune. En 2015, l’ISF a rapporté près de 5 milliards et 22 millions d’euros et touché près de 350 000 personnes. Voilà le montant que Macron s’apprête à offrir sur un plateau aux plus grandes fortunes de France tandis que, de l’autre côté, on ne compte plus les coups de rabots qui pleuvent sur les aides aux logements, les services publics, l’éducation… Vous avez dit président des riches ?

Yano Lesage

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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SOCIAL Leur réunion au ministère des Transports ce mercredi a été qualifiée d'« échec »…

Illustration barrage routier.

Illustration barrage routier. — MATHIEU PATTIER/SIPA

Ils sont déterminés. Les syndicats CGT et FO du transport routier ont maintenu ce mercredi leur appel à la grève à partir du 25 septembre et souhaité une « mobilisation massive » dans d’autres secteurs pour lutter contre la réforme du Code du travail, à l’issue d’une réunion au ministère des Transports qualifiée d'« échec ».

« On comptait sortir avec quelque chose, ce n’est pas le cas », a commenté devant la presse Patrice Clos (FO), selon lequel le ministère a « dit non » à une autre réunion d’ici à dimanche. Par conséquent « on maintient le mouvement et on veut l’étendre aux déchets, transports de voyageurs, transports urbains », a-t-il ajouté.

« Un recul social sans précédent »

« C’est un échec, nous ressortons plus déterminés que jamais », « aucune réponse concrète » n’a été apportée pour apaiser les craintes des routiers et « nous appelons à une mobilisation massive (…) dans tous les secteurs d’activité », a pour sa part déclaré Jérôme Vérité (CGT). Les deux syndicats estiment que les ordonnances vont marquer « un recul social sans précédent » dans ce secteur où les PME sont nombreuses, du fait notamment que les primes pourront être à l’avenir négociées entreprise par entreprise, voyant là un risque de « dumping social ».

Le ministère des Transports a indiqué qu’il s’agissait d’une « réunion d’écoute et d’échanges », lors de laquelle « les organisations syndicales ont pu exprimer toutes leurs revendications, lesquelles allaient bien au-delà des ordonnances sur le travail puisqu’elles portaient sur les salaires, le dialogue social, la directive détachement, la formation professionnelle et l’emploi en général dans la branche ». Lundi, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait affirmé que le gouvernement était prêt à examiner « les spécificités » du métier des routiers. Selon les fédérations CFDT et CFTC, reçues lundi par son cabinet, « une réponse » devait être apportée « avant la fin de la semaine » aux routiers.

PAR 20 Minutes

 

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Les salariés de l’usine de Whirlpool d’Amiens – dont le combat avait défrayé la chronique pendant l’élection présidentielle – ont décidé de saisir les prud’hommes avant l’entrée en vigueur des ordonnances. Car avec la nouvelle loi Travail, il sera bien plus difficile de contester en justice une fermeture d’usine ou un plan de licenciements massifs, imposés par une entreprise multinationale en bonne santé financière. Le pouvoir de contrôle exercé par la justice sur ces « restructurations » sera très restreint. Explications.

Ce fut l’un des moments emblématiques de la campagne présidentielle 2017. Le même jour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’étaient rendus à Amiens, à la rencontre des salariés de l’usine Whirlpool menacée par un plan social (290 salariés de l’usine et 350 intérimaires et sous-traitants concernés). La maison mère souhaite alors délocaliser la production de lave-linges en Pologne, pour des raisons de coûts. Mi-septembre, ces salariés ont décidé d’attaquer immédiatement leur entreprise aux prud’hommes sans attendre de recevoir leur lettre de licenciement. Les ordonnances annoncées fin août par le gouvernement mis en place par Emmanuel Macron risquent en effet de restreindre radicalement leurs voies de recours face à l’entreprise multinationale qui les emploie. Sous l’impulsion de leur avocat Fiodor Rilov, spécialiste des plans sociaux, ils ont donc décidé de prendre les devants, avant que les ordonnances n’entrent en application.

Continental dans l’Oise (1120 emplois supprimés), Fralib dans les Bouches-du-Rhône (182 emplois), Goodyear à Amiens (800 emplois), Metaleurop dans le Pas-de-Calais (830 emplois supprimés), Molex en Haute-Garonne (300 emplois), Sanofi (suppression de 600 emplois en France)… Ces luttes sociales emblématiques de ces dernières années, autour de fermetures d’usines ou d’établissements décidées brutalement par des sociétés mères, ne se sont pas seulement jouées sur le terrain, dans les bureaux et les ateliers, mais aussi devant les tribunaux. Malgré la complexité et la longueur des procédures, malgré les armées d’avocats dont disposent les multinationales, le pouvoir judiciaire demeure un recours pour les salariés pour faire valoir leurs droits.

En plus d’apporter un semblant de réparation financière aux salariés licenciés, ces victoires judiciaires ont au moins valeur de symbole. Même si, dans la plupart des cas, quand les tribunaux donnent finalement gain de cause aux travailleurs, il est trop tard pour empêcher le fait accompli. Ce n’est qu’en 2016, sept ans après les faits, que les anciens salariés de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn ont vu la Cour d’appel reconnaître définitivement que leur licenciement était « sans cause réelle ni justifiée ». Autrement dit, que leur usine était parfaitement viable sur le plan économique, et que la seule raison de leur fermeture était la recherche de profits de la maison mère et de ses actionnaires. Pour les anciens ouvriers de Continental à Clairoix, il aura fallu cinq ans. Pour ceux de Metaleurop à Noyelles-Godault, huit ans.

Faire comme si la mondialisation n’existait pas

Ce droit de regard du pouvoir judiciaire sur les licenciements économiques a pris une importance croissante. Il n’est pas étonnant que ce pouvoir de contrôle soit dans la ligne de mire des lobbys patronaux. Les ordonnances de réforme du code du travail annoncées par le gouvernement d’Édouard Philippe leur donnent entièrement gain de cause. Les syndicats reprochent à ces ordonnances, dans leur globalité, d’affaiblir les garanties et le pouvoir de négociation des travailleurs individuels et de leurs représentants face aux employeurs. Elles ont aussi un second fil conducteur : réduire autant que possible le pouvoir des juges en matière de droit du travail, et leur capacité à remettre en cause de plans sociaux à la fois sur la forme et sur le fond.

Selon le gouvernement, ce droit de regard judiciaire nuirait à la « sécurité juridique » des investisseurs. C’est la justification du plafonnement des indemnités prudhommales (lire notre décryptage). Les ordonnances prévoient aussi que les juges appelés à se prononcer sur la légitimité de licenciements économiques dans le cadre de plans sociaux - comme prochainement dans le cas de Whirlpool - ne devront plus se baser sur la situation économique du groupe au niveau mondial, comme c’était le cas jusqu’à présent, mais seulement sur sa situation au niveau national. Une différence apparemment technique, mais dont la portée est énorme dans un contexte où les établissements industriels sont désormais contrôlés par de grands groupes multinationaux structurés en une multitude de filiales et de sous-filiales. Un peu comme si l’on enjoignait aux juges de faire comme si la mondialisation n’existait pas. La mesure figurait déjà en 2016 dans la première version de la loi El Khomri, soufflée – déjà – par Emmanuel Macron. Elle avait finalement été retirée du texte.

Un déni de la réalité des multinationales

Faut-il y voir une porte grande ouverte aux licenciements boursiers ? Certains groupes avaient dû renoncer à des plans sociaux insuffisamment justifiés – comme Geberit qui voulait fermer les usines françaises Allia (177 emplois en Saône-et-Loire), avant de faire marche arrière début 2017. Ces entreprises auront davantage les coudées franches. Selon Fiodor Rilov, la direction de Whirlpool attend délibérément la validation des ordonnances pour procéder formellement aux licenciements qu’elle projette. « C’est du sur-mesure pour Whirlpool, estime-t-il. En France, la filiale affiche des comptes médiocres tandis qu’au niveau mondial, le groupe en est à plus d’un milliard de bénéfices nets, après impôts. La direction a donc tout intérêt à attendre que les ordonnances entrent en vigueur pour envoyer les lettres de licenciement car il ne faut normalement que quelques jours pour faire partir ces courriers. Personne ne peut être dupe de cette stratégie. »

« Le juge pourra naturellement continuer à contrôler les éventuels abus de droit, y compris la création de difficultés artificielles pour justifier les licenciements », explique cependant le gouvernement dans sa présentation des ordonnances. En cas de fraude avérée, le juge pourra continuer à sévir. Pour les syndicats, ce mince garde-fou n’est pas très rassurant. Les plans sociaux décortiqués par les tribunaux par le passé et les scandales à répétition d’optimisation fiscale ont démontré l’extraordinaire capacité des multinationales à structurer leurs filiales et à manipuler leurs flux financiers internes au gré de leurs intérêts, par des moyens formellement légaux ou dans une zone grise entre légalité et illégalité.

Licenciements : la France moins protectrice que l’Allemagne ou la Suède

« Quand on connaît les possibilités d’écriture comptable dont dispose une grande entreprise pour basculer ses bénéfices d’un côté ou de l’autre, c’est incroyable, dénonçait le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez lors de son entretien avec Basta !. « Par exemple, on crée une holding immobilière qui gère le patrimoine immobilier de l’entreprise. Chaque établissement de l’entreprise paie son loyer à la holding immobilière. Il suffit alors de doubler le loyer d’un site pour le mettre financièrement dans le rouge et justifier des licenciements. C’est ce qui se passe chez GM&S, à La Souterraine dans la Creuse, où le prix du m2 est à peu près équivalent à celui de Paris... »

« La solidarité de toutes les filiales du monde avec la filiale française en difficulté compte parmi les règles qui pénalisent la France dans les comparaisons internationales et qui détournent les investisseurs », justifie le gouvernement. On ne sait pas à quelle « comparaison internationale » il est ici fait référence. Du point de vue de l’OCDE, qui classe les pays selon le degré de protection qu’ils offrent face aux licenciements individuels et collectifs, la France n’est pas particulièrement la plus protectrice, en tout cas moins que des pays comme l’Allemagne, l’Italie ou la Suède [1]. L’argument selon lequel les difficultés de licencier seraient un obstacle à l’emploi est pourtant battu en brèche depuis bien longtemps [2].

Placer artificiellement une filiale en faillite

L’argument paraît d’autant plus léger que la mesure profitera bien entendu avant tout aux multinationales tricolores, qui pourront elles aussi continuer à mettre en concurrence leurs établissements français entre eux et avec leurs homologues à l’étranger, ou restructurer leurs filiales françaises pour en extraire davantage de profits. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT a d’ailleurs explicitement mis en cause, sur les ondes de France Inter, le plan social en cours à Veolia Eau France, qui, malgré ses bénéfices, a annoncé 572 suppressions d’emploi et environ un million de mobilités – le quatrième plan social en trois ans selon les syndicats.

En 2015 déjà, la loi Macron avait supprimé l’obligation pour les sociétés mères de financer les plans sociaux de leurs filiales lorsque celles-ci se retrouvent en liquidation judiciaire. Selon les critiques, cela offrait déjà la possibilité à certains groupes indélicats de placer artificiellement leurs filiales en faillite pour s’affranchir de leurs obligations. C’est ce que les syndicats reprochent au groupe Eram, qui a longtemps refusé de financer le plan de suppression d’emploi de son ancienne filiale Tati (800 emplois concernés), avant de finalement mettre modestement la main à la poche.

Le « devoir de vigilance » des multinationales menacé

Ce grignotage progressif des minces droits gagnés par les travailleurs face aux grands groupes mondialisés est à mettre en regard avec les laborieux efforts pour obtenir une reconnaissance juridique de la réalité des multinationales et de leur pouvoir. Dans les faits, les travailleurs et leurs entreprises sont soumis aux stratégies des dirigeants des grands groupes et de leurs actionnaires, via un jeu de business units, de filiales et de sous-traitance. Le droit reconnaît à peine cette réalité, qu’il s’agisse de droits des travailleurs, d’impacts environnementaux ou de violations des droits humains. En pratique, il est quasi impossible de faire comparaître en justice une multinationale ou un fonds d’investissement européen ou nord-américain pour des violations de droits humains ou des atteintes à l’environnement occasionnées par l’une des ses filiales à l’étranger, ou qu’elles auraient encouragées chez l’un de leurs sous-traitants. En matière de droit du travail, il existe quelques marges de manœuvre, comme la reconnaissance du statut de « co-employeur » des sociétés mères aux côtés de leurs filiales. Ce sont ces possibilités que les ordonnances cherchent à réduire.

La France a pourtant voté début 2017 une loi emblématique sur le « devoir de vigilance » des multinationales : une première reconnaissance de la responsabilité des sociétés mères ; où que se situent leurs filiales ou leurs sous-traitants. Celles-ci devront désormais élaborer un plan de vigilance des atteintes aux droits humains liées à leurs activités, dont la mise en œuvre effective pourra être contrôlée par un juge. La loi a été ardemment combattue par les lobbys patronaux.

Bonus pour la finance

Est-ce à dire que d’un côté, la responsabilisation des multinationales progresse en ce qui concerne le respect des droits humains fondamentaux, tandis qu’elle régresse pour les travailleurs eux-mêmes ? En réalité, les ordonnances font peser une hypothèque sur la mise en œuvre effective de la loi sur le devoir de vigilance, qui risque fort de se restreindre à un exercice de communication. « Du côté syndical, on voyait dans l’élaboration des plans de vigilance une opportunité de réveiller le dialogue social dans les grands groupes, en abordant des nouveaux sujets et en s’interrogeant sur les stratégies et les impacts de leurs activités. Avec les mesures annoncées, notamment la baisse des moyens des représentants du personnel, on voit mal comment ces espoirs pourraient se concrétiser », déplore une experte auprès des comités d’entreprises et CHSCT.

Officiellement présentées comme « donnant la priorité aux TPE/PME », les ordonnances contiennent quelques cadeaux de choix pour les multinationales. La restriction du droit de regard des juges en cas de licenciement collectif fait sauter l’un des derniers garde-fous judiciaires. Elle entérine la course au moins-disant social qui prévaut dans les multinationales du secteur industriel, où les directions mettent en concurrence les usines entre elles pour réduire les coûts, sur fond de menace permanente de suppressions d’emplois. Ces ordonnances risquent de renforcer encore le pouvoir de la finance sur la gestion des entreprises.

Les États-Unis pour modèle

Autant de problématiques dont sont pourtant parfaitement conscients Emmanuel Macron, un temps banquier d’affaires, et la ministre du Travail Muriel Pénicaud, chargée de défendre les ordonnances. Celle-ci a été mise en cause pour avoir, alors qu’elle était directrice des ressources humaines du groupe Danone en 2013, réalisé une plus-value de 1,13 million d’euros sur ses stock-options à l’occasion d’un plan de suppression de 900 emplois en Europe. Celui-ci avait fait grimper le cours de l’action du groupe.

Sans oublier que ces ordonnances s’inscrivent dans un arsenal d’autres mesures qui profiteront en priorité aux multinationales et à leur trésorerie : la baisse programmée de l’impôt sur les sociétés, la baisse de cotisations patronales ou le déplafonnement du crédit impôt recherche. Les grands groupes français affichent pourtant déjà des profits record en 2017 : plus de 56 milliards pour le premier semestre, et peut-être 100 milliards au final. Ce n’est pas encore le niveau des profits affichés par les multinationales américaines et leurs actionnaires. Mais, avec le monde que nous préparent les ordonnances, c’est bien dans cette direction que nous nous dirigeons.

Olivier Petitjean

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Photo : Torus Mastaz CC via flickr

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Grève jeudi 21 septembre et NON aux suppressions des postes

Nous avons toutes les raisons de se révolter, en Grève le 21 septembre !

 

Chez Unilever France HPCI le meux :

Une fois de plus notre direction ne recule devant rien, elle sacrifie les salariés pour toujours plus de profitabilité, c’est encore et toujours ceux qui sont au bas de l’échelle qui en paient le prix.

La direction envisage de mettre en place sa politique de réduction de personnelle sur les lignes de conditionnement dentaire la semaine prochaine. Elle se rassure en disant que ce n’est pas des titulaires mais juste de l’intérim.

Pour la CGT, il est important d’élaborer une nouvelle orientation stratégique en tenant compte de l’Humain et ne pas nous résumer à une variable d’ajustement. Il doit y avoir une analyse approfondie et ce n’est pas en écartant les élus que les choses iront mieux, même si elle connait notre point de vue, elle ne peut faire abstraction à notre présence, il en va du dialogue Social au sein de l’usine !

Comment avoir une vision claire de l’orientation future face à des requins qui ne reculent devant rien pour plus de profitabilité !

Malheureusement, la seule préoccupation est de satisfaire à n’importe quel prix les actionnaires peu importe les remises en cause de nos droits sociaux. Regardez ce qui se passe en Allemagne, Suisse et Autriche… (Restructuration d’Unilever. A voir sur le blog CGT Unilever, publié le 26 juillet 2017)

Les salariés doivent faire très attention aux discours de dupe. Rappelez-vous du projet « Colibri », la CGT a toujours contesté la suppression des postes et n’a jamais voulu entendre parler d’une compensation financière. A cette époque on avait prévenu les salariés des conséquences néfastes de ce projet et les années nous ont donné raison, malencontreusement. Aujourd’hui le constat est là, entre les personnes qui à l’époque ont préféré prendre l’argent en compensation de la suppression des postes, entre les personnes qui ont pris le pognon et qui ne font même pas le travail (le laisse faire par les intérimaires). Il y a les jeunes embauchés qui font le travail et ne bénéficient même pas de cette compensation financière !

Nous nous dirigeons de nouveau à des suppressions d’emplois, il est à craindre pour la santé des salariés. Aucune compensation financière ne pourra rendre aux salariés une bonne santé. Les TMS et les tendinites on les a à vie ! 

 

Devons-nous tout accepter ?   La création du chômage de masse est faite pour que tous nos acquis et nos droits sociaux soient remis en cause. Le chantage à l’emploi est là pour faire peur, c’est une grande porte ouverte pour l’exploitation sans limite du salariat !

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L'escalade de la violence et de l’intimidation a atteint un pic dans la nuit du 15 au 16 septembre, au McDonald’s de Villefranche-de-Rouergue (12) : un élu DP, Quentin Leyrat, a été agressé physiquement.
Cette agression, selon la Fédération Commerce CGT, est la résultante de l’hostilité distillée par la gérante de ce restaurant. Car depuis le 23 août, une dizaine de salariés, dont des élus CGT, sont en grève dans ce McDonald’s pour réclamer une augmentation de salaire, de meilleures conditions de travail et un dialogue social, inexistant à ce jour.
« La gérante, non contente de refuser toute médiation, a instauré un climat délétère dans son restaurant, attisant la haine à tel point que des salariés, soutenu par la CFDT, n’ont eu de cesse d’attaquer et de remettre en cause les salariés grévistes. »
L’enquête de police est en cours pour déterminer les responsables de l’agression contre Quentin Leyrat.
En attendant son issue, la fédération CGT Commerce condamne « avec la plus grande fermeté cet acte ignoble et déplore le comportement de la gérante qui, à l’aide de la CFDT, a participé à l’escalade de la haine et de la violence dans son restaurant ». La CGT soutient ce mouvement de grève, et mettra tout en œuvre pour que cessent ces intimidations.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les ouvriers chinois gagnent désormais presque autant que leurs collègues portugais

Un ouvrier du secteur manufacturier chinois gagne maintenant plus que ses collègues brésiliens, argentins et mexicains. C’est ce qui ressort d’une étude d’Euromonitor, dont le Financial Times a dévoilé les résultats. Entre 2005 et 2016, le salaire horaire moyen d’un ouvrier manufacturier chinois est passé de 1,2 $ à 3,6 $, soit une hausse de 300%.

Dans les pays d’Amérique du Sud (à l’exception du Chili) et en Afrique du Sud, les salaires horaires ont au contraire diminué. Au cours de la même période au Brésil, les ouvriers ont perdu 20 cents sur leur salaire horaire (de 2,9 dollar à 2,7 dollars / heure), au Mexique, ils ont perdu 10 cents (de 2,2 $ à 2,1 $ / heure) et en Afrique du Sud, plus de 70 cents (de 4,3 $ à 3,6 $ / heure).

Les salaires chinois horaires ont aussi dépassé ceux de l’Argentine, de la Colombie et de la Thaïlande au cours de la même période, à la faveur de l’entrée de la Chine dans l’Organisation Mondiale du Commerce en 2001.

L’ouvrier chinois gagne encore 20% de moins que ses collègues au Portugal

Avec un tel taux horaire, l’ouvrier chinois se rapproche progressivement des niveaux de salaires des pays en difficultés de la zone euro. Au Portugal, le travailleur local a perdu près de 2 $ de salaire horaire depuis 2005. En 2016, la rémunération moyenne horaire était de  4,5 $ / heure, alors qu’elle était de 6,3 dollars il y a 10 ans.

La hausse du salaire horaire de la Chine est inédite. Même en Inde, qui a pourtant connu une forte croissance, année après année, le salaire horaire a stagné autour de 0,7 $ pendant 10 ans.

 

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