SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Malgré la répression, des milliers de
 
Gilets jaunes défilent à Paris

 

S'il est, pour l'heure, impossible de quantifier le nombre de manifestants ce 12 septembre à Paris, il est certain que les Gilets jaunes sont nombreux dans la capitale, et ce malgré une répression intense, à coup de gaz lacrymogènes et d'interpellations.

 

A la mi-journée

Les images parlent d’elles mêmes. Ce 12 septembre à Paris, et alors que la répression a frappé en amont même de la manifestation, ce sont plusieurs milliers de Gilets jaunes qui défilent dans la capitale. A l’heure ou nous écrivons ces lignes, s’il est impossible de quantifier le nombre de manifestants, 158 interpellations ont déjà été effectuées.

Dès le départ de la manifestation, et après l’exfiltration de Jean-Marie Bigard, hué par les Gilets jaunes suite à ses déclarations de ces derniers jours, les manifestants nassés ont subis les premières pluies de gazs lacrymogènes. L’appareil répressif, imposant, a quadrillé dès ce matin le nord ouest de la capitale tandis qu’un grand nombre de station de métro ont été purement et simplement fermées.


 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Bande d’annonce du film « Hold Up »
Tr: Hold Up et ulule… :
pour fin septembre, promotion NATIONALE ???? …peut être bien….
(je me répète , mais merci de me dire si je vous envois trop de mails …. la période s’y prête , tout bouge très vite ….)
 
Nouvelle bande-annonce du documentaire choc en cours de tournage, réalisé par le journaliste d’investigation Pierre Barnérias.
Les témoignages se multiplient pour mettre en lumière ce qui ressemble non seulement à un immense scandale sanitaire, mais aussi à un hold-up planétaire.
Sortie prévue fin septembre.
Il est encore possible de soutenir ce projet avec la campagne de financement participatif :

Film

À propos du projet

Bande d’annonce du film « Hold Up »

La Covid 19 a donné lieu à des échanges contradictoires entre médecins, spécialistes, professeurs, hommes politiques et experts, le tout orchestré et alimenté par le feu nourri des médias ll y eu bien des résistants à cette machine de guerre : Raoult, Perronne, Toussaint, Douste-Blazy, Montagnier, Michel etc. Ce film entend revenir sur ce hold-up incroyable. Enregistrés en un studio ou en situation, ces acteurs racontent leur bataille, leur sidération et aussi leur amertume de n’avoir pas été entendus malgré des faits et des chiffres qui leur donnent raison.Est-il déjà trop tard ? Les dommages sont ils réparables? A qui profite le crime? En contre point de ces propos, il y aura bien sûr les explications et les revirements sur les plateaux TV ou sur les bancs de l’assemblée nationale de ces hommes politiques, de ces médecins de plateaux et de ces professeurs de palais. Leur discours sera décodé bien-sur, même si leur arme, elle, n’a pas varié. C’est la peur. Et elle semble avoir gagné la première bataille.

Bande d’annonce du film « Hold Up »
Bande d’annonce du film « Hold Up »
À quoi va servir le financement ?
Bande d’annonce du film « Hold Up »
À quoi va servir le financement ?
Bande d’annonce du film « Hold Up »

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Nous voici prévenus : le clan Macron va frapper fort...Préparons la riposte !
Nous voici prévenus : le clan Macron va frapper fort...Préparons la riposte !

Un plan de sauvetage de l'économie  capitaliste :

100 milliards à rembourser...

Qui va payer ?

Il ne suffit pas que ce régime Macron à bout de souffle et ses milliardaires du CAC 40, soient réprouvés par la majorité de la population...Celle-ci doit se mobiliser pour un autre modèle économique et social au service du plus grand nombre qui redonne au peuple le pouvoir confisqué par un clan qui a mis main basse sur la France !

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Quand la Mulliez connexion se gave, le personnel en bave Quand Auchan accumule l'emplois bascule
Quand la Mulliez connexion se gave, le personnel en bave Quand Auchan accumule l'emplois bascule

Sur le site des mafieux du caddy, ce jour, on peut toujours lire ceci :

 

Auchan Retail prend soin de ses collaborateurs comme de ses clients, et les met au cœur de son projet. Partout dans le monde, les hommes et des femmes d’Auchan Retail partagent la même vision d’un commerce où l’attention à l’humain et son environnement prime sur tout le reste."

Chiffre d'affaire 2018, 50.3 Milliards d'Euro. 

Même jour, Castex, premier sinistre de la pricipauté monarclique française, alors qu'is lance une énième campagne contre la "fraude sociale" pour stigmatiser ceux qui collectivement ne fraudent quasiment pas, déclare ne pas contrôler l'usage des fonds publics dont il arrose sans fin le capital puisant dans les nappes phréatiques de la richesse dupays.  Il précise même faire confiance à l’honnêteté patronale. Un peu comme faire confiance à la saine gestion d'un Balkany ou au désintéressement d'un Balladur en laissant courrir les Emile Louis et Fourniret de l'emploi.

Quand la Mulliez connexion se gave, le personnel en bave Quand Auchan accumule l'emplois bascule

En rappelant que l'adjudant de semaine siègeant au  gouvernement pour liquider les recettes est un prêt du clan Mulliez à Macron.

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Airbus poursuit son plan de licenciement
 
historique

 

Le 30 juin, Airbus confirmait la mise en place du plus grand plan de suppression de postes jamais réalisé par l’avionneur. Sans exclure des licenciements secs, ce plan implique 15.000 suppressions d’emploi à échelle internationale, dont 5000 en France et 3500 sur les sites aux alentours de Toulouse. Les négociations ont repris ce début semaine et les licenciements « secs » ne sont pas à exclure.

 

5000 suppressions d’emploi

Le 30 juin, Airbus confirmait la mise en place du plus grand plan de suppression de postes jamais réalisé par l’avionneur. Sans exclure des licenciements secs, ce plan implique 15.000 suppressions d’emploi à échelle internationale, dont 5000 en France et 3500 sur les sites aux alentours de Toulouse. Et cela dans un secteur arrosé par 15 milliards du plan de relance et où, malgré les risques sanitaires, les ateliers n’ont pas fermé pendant le confinement.

Dans la droite ligne du gouvernement et du reste du grand patronat, l’avionneur s’est ainsi mis en marche pour faire payer la crise aux travailleurs. Le 8 juillet suite aux annonces de ce carnage à l’emploi, plus de 7000 salariés rejoignaient l’appel à manifestation et débrayage d’une heure et demie lancé par les syndicats FO, CFE-CGC et CFTC. 

L’énorme cortège défilant sur le site de l’avionneur à Blagnac témoignait de l’inquiétude des travailleurs mais aussi du potentiel du rapport de force que pourraient imposer les salariés d’Airbus et de l’ensemble de l’aéronautique. Par leur nombre d’une part, mais aussi parce que ce sont eux qui font tourner cette industrie : sans eux, pas un avion ne sortirait des hangars, ils peuvent même les empêcher de se poser sur les pistes.

Malgré cette potentialité, le plan de cette intersyndicale pour ces milliers de travailleurs, ouvriers ou ingénieurs, est d’en rester au « dialogue social », de négocier quelques licenciements en moins avec la direction du groupe. Les syndicats qui appelaient à cette journée, l’ont fait en retenant la bride : « Le but de cette manifestation est d’envoyer des messages, ce n’est pas encore de la colère » affirmait Françoise Vallin, coordinatrice CFE-CGC chez Airbus.

Deux mois sont passés : ce lundi 7 septembre les négociations ont repris à Toulouse entre Airbus et les syndicats et tel que le relève Les Echos, l’offensive patronale n’a évidemment pas bougé d’une ligne avec la journée d’action isolée du 8 juillet : « l’objectif affiché par la direction est toujours de supprimer près de 15.000 emplois dans le monde, dont environ 5.000 en France […] - départs volontaires, préretraites, chômage partiel de longue durée -, pour limiter au maximum les départs contraints ». Et ajoute : « mais pour l’heure, le nombre des candidats au départ en France est encore très loin de pouvoir équilibrer celui des suppressions de postes prévues ».

Face à ce fait, les syndicats n’ont pas non plus revu leur stratégie. Tel que l’expliquait Jean-François Knepper, délégué central FO chez Airbus dans une interview pour France Bleu, le but du syndicat majoritaire est « d’arriver par la négociation à 0 licenciements secs ». Et cela alors que les attaques patronales dans la sous-traitance anticipent le carnage qui vont subir les salariés du donneur d’ordre, et malgré le fait que les salariés ayant subi des APC comme ceux de Derichebourg ou DSI, où font face à une PSE comme AAA, ont déjà averti du danger d’épuiser le temps qui devrait être consacré à la construction du rapport de forces, dans la table de négociations.

La passivité de la direction du syndicat majoritaire devant l’offensive patronale et son adaptation aux cadres et aux rythmes du « dialogue social » n’est pas fortuite, elle découle des objectifs que FO, la CFE-CGC et la CFTC se sont fixés : tout accepter sauf les licenciements dits « secs » ou contraints. Ce qui dans les faits veut dire adapter les conditions de vie et de travail de salariés à la soif de profit du patron. Rien d’étonnant donc que Jean-François Knepper espère – tel qu’il le relevait lors de son interview sur France Bleu – que « les dirigeants reviennent à la raison » plutôt que de faire confiance à la force des travailleurs en lutte et de commencer à préparer un plan de bataille pour défendre les emplois et les salaires coude-à-coude avec les salariés de la sous-traitance.

Le fait que la direction d’Airbus et les directions syndicales mettent en avant les « suppressions de postes », les « départs volontaires » ou encore les « mesures de retraite anticipée », n’est que de la poudre aux yeux pour donner l’impression de faire le choix du « moindre mal » et retarder l’explosion de la colère en dissimulant la réalité d’un large plan de précarisation. En effet, la direction a déjà averti qu’elle n’écartait pas des mesures forcées et comme on pouvait le lire dans Les Echos. La direction a aussi déjà limité l’accès aux départs en préretraite à 690 salariés sur l’ensemble du groupe. La raison : s’épargner le coût de « l’allocation mensuelle de l’entreprise représentant entre 50 et 65 % de la rémunération brute, assortie d’une indemnité de départ pouvant représenter jusqu’à dix-huit mois de salaire »

Ce qu’il reste donc à négocier d’ici la mi-octobre – où les négociations devraient se conclure – ce sont les « départs anticipés » sous forme de reconversion professionnelle alors que le chômage explose, et des baisses de salaire sous forme d’Accord de Performance Collective (APC). Pour comprendre ce que peut être un APC, rien de plus parlant que le cas Derichebourg. Dans cet entreprise la direction s’est servie d’un APC pour baisser les salaires et par ce moyen-là, pousser des salariés à la porte. La forte baisse de salaire de l’APC, combinée à la baisse due au chômage partiel, 163 salariés ont dû partir de l’entreprise

Ce carnage sur les salaires et l’emploi est d’autant plus scandaleux qu’Airbus et le secteur de l’aéronautique ont cumulé des milliards de bénéfices ces dernières années. Même avec une réduction de 40% de l’activité, tel que le relevait le délégué central de FO, l’avionneur n’a même pas eu à puiser dans sa trésorerie. Et le cas n’est pas isolé. Pour AAA, qui compte licencier le 45% de ses effectifs le cabinet d’expertise considérerait que l’entreprise n’est pas en difficulté et que le PSE n’est pas nécessaire, selon une source syndicale. Cela montre bien que face à l’argument de difficultés financières ou risques de faillite, les travailleurs devraient toujours revendiquer la possibilité de pouvoir regarder les comptes de leurs entreprises, les profits et les bénéfices engrangés lors des dernières années, et ne pas adapter leur niveau de vie à la soif de rentabilité du patronat comme le prétendent les directions syndicales de FO, CFE-CGC et CFTC.

Actuellement le secteur aéronautique, en mettant de côté les APC, est frappé par une trentaine de PSE. Dans certaines entreprises la moitié des salariés est concernée. Comme dit plus haut, AAA a annoncé 719 licenciements après avoir mis fin au contrat de plus de 800 intérimaires. Mais ce qui pour les directions syndicales comme FO métallurgie est pris comme un sacrifice qui doit se négocier sous prétexte de la crise, ne sont que les mesures dont se sert le patronat pour garder sa marge de profit sur le dos des salariés. Et cette attitude conciliatrice des directions syndicales face à la destruction de postes – car les postes supprimés ne sont pas renouvelés – n’affecte pas seulement les salariés de l’entreprise et leurs familles, mais aussi toute la jeunesse finissant leurs formations et cherchant des débouchés dans le monde du travail. Dans un contexte où la vague de licenciements va coïncider avec l’arrivé de 700.000 jeunes sur un marché du travail sans débouchés et que le MEDEF et le gouvernement comptent nous faire « travailler davantage » dans des conditions plus précaires, les syndicats doivent lutter pour zéro suppressions d’emplois (comme le fait la CGT Airbus, en revendiquant une embauche pour un départ, au lieu d’une embauche pour 2 départs comme le propose FO), mais aussi commencer à avancer la revendication du partage du temps travail entre tous et toutes avec maintien de salaire. Il n’est pas question que les travailleurs payent la crise avec la montée du chômage et du temps travail en échange de salaires misérables pour maintenir les profits d’une minorité.

La régression sociale ne peut pas être un sujet mis sur la table de négociations. Face à la crise et à l’offensive combinée du patronat et du gouvernement pour la faire payer aux travailleurs, la seule issue favorable aux salariés va passer par la lutte. Les travailleurs de Derichebourg ont fait déjà une première expérience riche d’enseignements pour construire un vrai rapport de forces : l’importance de l’unité entre les travailleurs syndiqués et non-syndiqués, de construire des assemblés de salariés où décider des suites de la mobilisation, de lutter par la grève et de se coordonner avec les autres boites. Dans ce sens, le devoir des directions syndicales n’est pas de faire valoir les intérêts patronaux sous couverture de « départs volontaires » ou autre, mais de ne pas perdre du temps dans le « dialogue social » et de commencer à préparer un plan de bataille pour l’ensemble des salariés de l’aéronautique, donneur d’ordre et sous-traitants. Un plan de bataille qui dénonce clairement l’offensive patronale, qui refuse de « négocier le poids des chaînes » qui ne cède pas un pouce dans la défense des intérêts fondamentaux des travailleurs et qui vise à construire la grève en coordonnant les usines pour imposer 0 suppressions d’emploi et 0 baisse de salaire. 

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Car le plan de relance annoncé par le pouvoir (cadeaux au patronat, reculs sociaux imposés sous chantage à l'emploi, restructurations d'entreprises et licenciements ...) n'est que la poursuite et l'aggravation des politiques menées avant même la crise sanitaire !

 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Anthony Smith, inspecteur du travail
 
réprimé, réintégré grâce à la
 
mobilisation

 

Anthony Smith, inspecteur du travail dans la Marne avait été sanctionné au mois d’Avril pour avoir voulu faire imposer l’utilisation d’équipement de protection dans une entreprise. Grâce à la mobilisation du comité de soutien, une première victoire a été obtenue.

 

Première victoire

Crédit photo : Radio France / Vianney Smiarowski

C’est une première victoire pour les soutiens d’Anthony Smith, inspecteur du travail qui avait été sanctionné au début de l’épidémie de covid-19. Il avait voulu obliger le patron d’une association a fournir des masques et des équipements de protection à ses employé-es alors que certains de leur collègues étaient suspectés d’avoir le covid-19. Anthony Smith avait alors été suspendu suite à la communication directe entre le patron auquel il s’intéressait et la direction départementale de l’Inspection du Travail.

La suspension d’un inspecteur du travail lié à ses activités a été une première et un signal fort en faveur du patronat. Face à cette attaque, un comité de soutien s’est constitué et une large mobilisation de soutien a permis de faire reculer le ministère et de pousser à la réintégration d’Anthony.

Cette victoire n’est cependant qu’un premier pas. En effet, bien que réintégré dans la même région, il a été muté dans la Meuse à près de 100 km de chez lui. Cette étape montre cependant que la lutte paie et qu’il faut continuer à imposer un rapport de force afin que la mutation forcée au département voisin, tombe elle aussi.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
À Toulouse, la préfecture interdit la
 
rentrée des Gilets jaunes

 

Alors que, ce mercredi, le préfet de police de Paris Didier Lallement a interdit le rassemblement des Gilets jaunes dans certains secteurs de la capitale, la préfecture de Haute Garonne suit cette tendance répressive, en interdisant la manifestation de ce samedi dans la ville rose.

 

12 septembre

Crédits photo : Révolution Permanente Toulouse

Par un arrêté préfectoral ce mercredi 9 septembre , Didier Lallement a annoncé la mise en place de « mesures interdisant tout rassemblement se revendiquant des Gilets Jaunes » dans l’ensemble des lieux clés des précédentes manifestations le 12 septembre dans la capitale. Une décision qui semble faire des émules.

Alors que Toulouse a été l’une des capitales de la mobilisation des Gilets jaunes, la préfecture de Haute-Garonne a décidé d’emboîter le pas de Lallement. Ainsi, la manifestation annoncée de ce samedi 12 septembre à Toulouse a été interdite ce 11 septembre. Dans un communiqué, la préfecture explique ainsi que le placement du departement « en vulnérabilité élevée  » due à l’épidémie de Covid19 est le motif de cette interdiction.

Ainsi, toute personne présente dans les zones de manifestation serait sous le coup d’une amende de 135 euros, comme l’indique le communiqué de la préfecture.

Si la méthode diffère, puisque le préfet Lallement avait axé ses justifications sur les risques de trouble à l’ordre public, il n’en demeure pas moins que l’interdiction de manifester à Toulouse reste une atteinte aux droits démocratiques élémentaires. A nouveau, l’Etat utilise la crise sanitaire à des fins répressives, alors qu’en parallèle très peu de moyens de prévention sont déployés. Alors que dans les facs, les écoles ou sur les lieux de travail aucune distanciation sociale n’est assurée, ce sont les manifestations que le gouvernement a choisi de viser.

Nous condamnons cet arrêté préfectoral qui tente d’étouffer une contestation sociale plus que légitime, entre une gestion sanitaire de l’épidémie catastrophique et une crise sociale et économique qui commence à peine, mais qui condamne déjà des milliers de travailleurs au chômage et à la misère.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Après avoir traité les Gilets Jaunes de
 
« peste brune », Darmanin attaque J.
 
Rodrigues : solidarité !

 

Le premier flic de France a décidé de porter plainte contre une des figures des Gilets Jaunes, Jérôme Rodrigues, suite à son tweet comparant les flics à une « bande de nazis ». Pourtant le ministre avait lui-même assimilé les manifestants des Champs-Élysées à la « peste brune »...

 

Répression

Tout le monde ne peut pas tout dire. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a décidé de porter plainte contre Jérôme Rodrigues après un tweet comparant les flics à une « bande de nazis ».

Tout part d’un échange houleux sur les réseaux sociaux entre la figure des Gilets Jaunes et le syndicat Synergie-officiers. Jérôme Rodrigues, mutilé à coup de LBD par la police a lancé un appel à une désobéissance civile massive pour ce 12 septembre à Paris. Sur Twitter, il demandait en ce sens aux personnes voulant manifester ce samedi de ne pas donner leur identité lors des contrôles. « Dans le pire des cas, vous passerez quatre heures maximum au commissariat. Mais auront-ils suffisamment de place pour nous accueillir ? » s’interrogeait-il sur les réseaux sociaux.

Sur ce, le syndicat policier a choisi de répondre par la provocation : « Nous avons suffisamment de place pour vous accueillir ». A quoi Jérôme Rodrigues a rétorqué : « C’est clair bande de nazis vous irez ouvrir le camp de concentration disponible au Nord-Est de Paris celui que vous tentez de cacher aux médias ». Une comparaison outrancière et erronée, que Gérald Darmanin a saisi au bond pour en faire une instrumentalisation répressive.

Le ministre de l’Intérieur qui, depuis sa nomination contestée en lien avec la plainte pour viol à son encontre, mène une politique sécuritaire tous azimuts, n’a pas hésité un instant à monter aux créneaux pour s’affirmer comme premier flic de France. Il a donc décidé d’attaquer en justice Jérôme Rodrigues pour ce tweet.

Le syndicat de police n’a pas tarder à remercier Darmanin pour son « soutien sans faille à la police » avec le hashtag issu de l’extrême droite états-unienne « #BlueLiveMatter ».

Le ministre qui s’est offusqué de la comparaison ne s’était pourtant pas gêné pour affirmer l’année dernière : « Ce ne sont pas les ‘gilets jaunes’ qui ont manifesté, c’est la peste brune. Ce n’est pas parce que vous mettez un ‘gilet jaune’ que vous ne portez pas une chemise brune en dessous »....

Par ailleurs, Darmanin a annoncé sa volonté de porter plainte contre Jérôme Rodrigues à deux jours de la rentrée des Gilets Jaunes qui aura lieu le 12 septembre. Cette volonté du ministre de l’intérieur d’intimider et de réprimer sur le terrain judiciaire une figure du mouvement qui a déjà subi à plusieurs reprises la répression policière va ainsi de paire avec la tentative de Lallement de faire interdire la manifestation parisienne. Nous dénonçons fortement cette plainte contre Jérôme Rodrigues et lui apportons tout notre soutien !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : Lyon Mag

 

Alors que le Tour de France doit faire étape à Lyon ce week-end, la CGT dénonce, dans un communiqué, la décision de la Préfecture du Rhône d'interdire une manifestation du syndicat.

Les militants de la CGT voulaient "organiser une initiative de distribution de tracts, avec un point de rencontre avec les salariés en recherche de renseignements juridiques ou autres, permettant discussion, débats avec toutes celles et ceux qui le souhaitent", est-il précisé dans un communiqué.

 

Mais selon le syndicat, la préfecture du Rhône a pris un arrêté interdisant cette initiative, et ce "malgré toutes les garanties données par la CGT, sur les règles sanitaires à respecter ou sur le fait qu’aucun débordement n’aura lieu (et n’a jamais eu lieu les années précédentes)".

 

"Les prétextes sont aussi nombreux qu’affligeants : le Rhône est en zone rouge (alors pourquoi autorisé le public ?), d’autres rassemblements revendicatifs sont prévus (mais là aucune explication sur la teneur de ces rassemblements), les effectifs de police seront mobilisés pour la sécurisation du parcours du Tour de France", regrette João Pereira Afonso, le Secrétaire Général de l'UD CGT69.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Face à la vague de licenciements,
 
l’urgence d’un plan de bataille à la
 
hauteur

 

Les derniers chiffres publiés par l'INSEE en attestent, une vague historique de licenciements, voire de fermetures de sites, se profile à l'horizon. Alors que les différents « plans » du gouvernement ne servent qu'à maintenir les profits des (très) grands patrons, il est aujourd'hui urgent que le mouvement ouvrier se dote d'un plan de bataille à la hauteur des enjeux.

 

Julian Vadis

 

 

Edito

215 200 emplois détruits au second trimestre 2020, une prévision aux alentours de 9,5% de chômage pour la fin de l’année. Les derniers chiffres dévoilés par l’INSEE ne laissent guère de doute quant à la vague de licenciements à venir d’ici au 1er janvier 2021. Pire, l’estimation d’un PIB à -9% et d’une reprise attendue très partielle, de 1% pour le quatrième trimestre, confirme ce pronostic : la crise sociale n’en est qu’à ses débuts, et le gros des attaques est encore à venir.
 

Les plans du gouvernement n’ont fait que préserver les profits des grands patrons, Bruno Le Maire entend faire « rembourser » la dette

Bien sûr, les attaques ont déjà commencé. Nombre de plans de licenciements - des plans sociaux « classiques » dits PSE aux Accords de Performance Collectifs (APC), qui permettent de baisser les salaires et de licencier à moindre coût - sont déjà en vigueur, tandis que d’autres sont dans les tuyaux. Mais il est clair, au regard des chiffres de l’INSEE, que le gros de la vague de licenciements, voire de fermetures de sites, est encore à venir. C’est notamment le cas de la raffinerie Total de Grandpuits, que la direction envisage de fermer purement et simplement. Une fermeture qui aura des impacts en chaine sur la région. Comme l’explique Adrien Cornet, délégué CGT, « quand on supprime un emploi Total, c’est 5 emplois directs et indirects qui sont concernés ; ça veut dire une casse sociale sans précédent pour le département de Seine-et-Marne ».
 

 
Le gouvernement, bien conscient de la catastrophe sociale en cours et à venir, mais surtout du caractère explosif de la colère sociale qui couve derrière le chômage de masse, a de son côté tout misé sur son « plan de relance ». Un plan de relance de 100 milliards d’euros, dont la visée est d’offrir des dizaines de milliards d’euros supplémentaires au grand patronat, notamment en baisses d’impôts, comme une manière de relancer les profits du grand patronat. 

En réaction à ces milliards de cadeaux patronaux, les directions syndicales, toujours à la recherche du « dialogue social », se sont contentées de demander des « contreparties », validant ainsi de fait les fondements du plan de relance. Des demandes que le gouvernement a feint d’entendre, se déclarant « ouvert » à des discussions avec les partenaires sociaux concernant des « contreparties » pour les entreprises qui ont bénéficié d’aides de l’Etat. Une manière pour le gouvernement de maintenir le fil du « dialogue social » pour tenir en haleine les directions syndicales. Pourtant, les milliards d’euros de subventions ont déjà démontré de quel type de « contreparties » il s’agissait : des dizaines de milliers de licenciements massifs quand il ne s’agit pas de baisse de salaires. Des milliards que le contribuable devra lui aussi rembourser à travers la dette (« il faudra la rembourser », lançait Bruno Le Maire). Vaste programme, qui promet de nouvelles attaques dures du gouvernement et du patronat, afin que cette dette soit remboursée par les travailleurs et les classes populaires.
 
Comme l’explique Cédric Brun, délégué CGT de PSA Valenciennes, site sur lequel 180 suppressions d’emplois sont annoncées malgré des bénéfices records réalisés grâce à des aides publiques faramineuses, « ça fait des années que l’on crève dans les ateliers, ça fait des années que c’est de plus en plus difficile ». « Les premières victimes de la crise, c’est les intérimaires car aujourd’hui quand la direction annonce qu’elle va faire des mutations d’un pays à un autre, ce sont les premières victimes. Quand on annonce 120 transferts à Sevelnord, c’est 120 intérimaires qui vont perdre leur boulot ».

 

 
Ce que l’on voit déjà à l’œuvre, c’est non seulement que les aides d’Etat n’ont servi qu’à pérenniser les profits des grands patrons, mais que ce sont déjà les travailleurs, et avant tout les plus précaires, qui payent la note de la crise. Une tendance qui, au vu des derniers chiffres et dernières déclarations, ne peut aller qu’en s’empirant pour notre camp social.
 

De premières résistances ouvrières ont émergé

Dans ce contexte d’attaques fortes du patronat et du gouvernement, la grève exemplaire des travailleurs de Derichebourg Aero à Toulouse en juin dernier semble bien être un élément annonçant des remous sur le terrain de la lutte des classes. En effet, nombre de grèves, pour l’instant éparses, émergent dans la période. C’est le cas des ouvriers d’Arcelor Mittal à Dunkerque, en grève depuis ce lundi 7 septembre, et qui exigent une prime pouvoir d’achat de 2 000 euros, 3 % d’augmentation générale, le droit à bénéficier de leur temps de pause ou bien encore des budgets de maintenance à hauteur des besoins, permettant de préserver l’outil de travail.
 
Et il ne s’agit évidemment pas d’un phénomène isolé. Alors que
les travailleurs de Biocoop tenaient un piquet de grève ce dimanche 5 septembre, les travailleurs de TUI France ont eux aussi organisé un rassemblement ce lundi, s’opposant à 583 licenciements à Levallois-Perret.

 

 
Plus au Sud, à Toulouse, les salariés de l’entreprise AAA, sous-traitante de l’aéronautique, sont eux aussi touchés par un plan de licenciements massif. 719 sur 1587, soit plus de 45 % des effectifs. Une attaque qui a déclenché une riposte, avec un premier rassemblement devant le siège de l’entreprise ce 8 septembre.
 

 

Face aux plans du gouvernement promettant misère et chômage, il est urgent que le mouvement ouvrier ouvre une alternative de sortie de crise !

C’est bien auprès de ces luttes, pour l’heure partielles et éparses, que se situe les prémisses d’une alternative à la gestion catastrophique du gouvernement et du patronat de la crise, qu’elle soit sanitaire, économique ou sociale. Pourtant, les directions syndicales ont une toute autre stratégie : celle de la recherche d’un compromis avec le gouvernement, comme en attestent les multiples demandes à une série de « contreparties ».
 
Or, il est aujourd’hui plus qu’évident que le contexte actuel ne permet aucun compromis possible. D’un côté, le gouvernement, au vu de sa politique d’aides d’Etat et des annonces pour la suite, entend poursuivre sa stratégie de maintien des profits des très grandes entreprises, allant même jusqu’à encourager les licenciements au travers de subventions massives comme à Renault. De l’autre, c’est bien le spectre du chômage de centaines de milliers de travailleurs, et d’une précarisation encore accrue, qui se profile à l’horizon. Entre ces deux réalités objectives, il n’y a aucun espace disponible à des avancées un tant soit peu progressistes.
 
Tout au contraire, l’heure est à l’appui des grèves existantes et à l’élaboration d’une riposte d’ensemble contre la politique du gouvernement et du patronat. Pour cette rentrée sociale, plusieurs dates de mobilisation sont prévues. Premièrement, la mobilisation du 12 septembre des Gilets jaunes, qui
appellent à reprendre la rue face à la crise ou encore la journée de mobilisation nationale du 17 septembre, à l’appel notamment de la CGT. Plusieurs journées de mobilisation qui sont à considérer comme des points d’appui, mais qui indépendamment d’un plan de bataille plus global et réellement à la hauteur des attaques en cours et à venir, ne suffiront pas à elles seules à construire un véritable rapport de force. A ce titre, la nécessité de construire et tisser les liens à la base revêt une importance primordiale. Loin de s’engluer dans le piège du dialogue social, l’urgence est à l’élaboration d’un plan de riposte à la hauteur des enjeux, historiques, de cette fin d’année 2020.
 
Pour ce faire, il est indispensable de se doter d’un programme conséquent, qui vaut la peine de se battre. L’urgence absolue est d’exiger l’interdiction des licenciements et de toutes formes de suppressions d’emplois ; la fin des emplois précaires de type CDD ou intérim, pour des reconversions en CDI ; et contre la baisse des salaires. Contre le chômage, déjà conséquent et qui menace d’exploser dans les prochaines semaines, il est tout aussi indispensable d’exiger le partage du temps de travail, sans baisse mais avec une augmentation nette des salaires. Bien entendu, l’ensemble de ces revendications ne peut être obtenu sans une bataille énorme, mobilisant l’ensemble de notre classe, la jeunesse, les mouvements féministes, anti-racistes ou bien encore écologistes. C’est pourquoi l’exigence de la rupture de tout cadre de dialogue social va de pair avec l’élaboration d’un plan de bataille permettant d’ouvrir une réelle alternative à leur monde de chômage et d’extrême précarité.

 

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Dans le sillage de la vague de licenciements qui s’abat sur de nombreux secteurs en France, le groupe Auchan Retail, filiale du pôle alimentaire d’Auchan, a annoncé ce mercredi la suppression de 1475 postes sur l’ensemble de ses enseignes. Depuis la chaîne de marchandises jusqu’aux volets administratifs, en passant par les fonctions de SAV, le groupe au rouge gorge entend se réorganiser en profondeur pour réaliser toujours plus de bénéfices, en sacrifiant toujours plus de salariés.

1475 suppressions de postes : voilà comment Auchan remercie les « héros » du confinement

Des salariés de Auchan en grève contre le rachat de leur magasin à Villetaneuse, en 2019 / Le Parisien/Gwenael Bourdon

Grossir les comptes en amaigrissant les effectifs : quand Auchan se met à la diète capitaliste

Le 28 août dernier, le groupe Auchan détenu par la famille d’actionnaires Mulliez publiait dans un communiqué de presse ses résultats pour le premier semestre 2020. Contrairement à des petites enseignes indépendantes, et comme on s’en serait douté, l’enseigne de grande distribution n’a pas excessivement souffert de la crise sanitaire, et même au contraire, elle affiche un chiffre d’affaires à la hausse (+0,8%) et une progression de 162 millions d’euros sur son Ebitda* par rapport au premier semestre 2019. L’entreprise a par ailleurs versé « 2 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires ces dernières années » a en outre rappelé la Fédération CGT Commerce et Services dans un communiqué.

Comme Auchan l’explique dans ce communiqué : « La baisse du chiffre d’affaires enregistrée en hypermarché a été plus que compensée par la progression du chiffre d’affaires de l’ensemble des autres formats ». Des résultats au beau fixe donc. . Certes, mais sans doute pas assez pour le groupe qui dans cette course frénétique aux profits livrée par l’ensemble des secteurs de la grande distribution, souhaite toujours plus renfler ses caisses et grossir ses comptes. Une prise de masse qui passe néanmoins par un amaigrissement des effectifs.

En effet, réuni depuis hier, le comité central d’entreprise d’Auchan s’achève aujourd’hui par la publication d’un communiqué annonçant la grinçante suppression de 1 475 postes sur l’ensemble des enseignes présentes en France. Relayé par LSA, le communiqué reprend le projet d’entreprise lancé en 2019 et baptisé « Auchan 2022 » visant à modifier en profondeur l’organisation et l’offre de l’enseigne pour s’adapter « aux nouvelles habitudes des clients » et « assurer le redressement de l’entreprise ». Une adaptation qui passe donc par le licenciement de milliers de salariés, parmi lesquels toute une partie a dû faire face à des conditions de travail difficiles pendant le confinement et au plus fort de la crise sanitaire, assurant le maintien d’une activité essentielle au péril de leur santé et de celle de leurs proches .

Précisé par le communiqué, les pôles concernés par ce plan de transformation sont notamment : l’ensemble de la chaîne de marchandise, le SAV, l’encaissement, le back-office en hypermarché mais aussi les volets ressources humaines, ressources administratives et contrôle de gestion. S’ajoute à cela la fermeture de l’atelier de découpe de viande de Lieusaint qui emploie aujourd’hui 57 salariés.

Mais pas de panique, semble vouloir rassurer Auchan, malgré ses 1 475 postes supprimés, 377 seront créés. Fabuleux. « Seulement » 1 088 licenciements injustifiés au total donc... Et si ça ne suffit par pour rassurer, le communiqué conclut sur cette douce note : « Dans ce contexte, et comme il l’a toujours fait, Auchan Retail France souhaite mettre en place un accompagnement exemplaire des salariés ».

Or, des doutes, il est légitime d’en avoir lorsqu’on se demande ce que sont devenus les quelques 1 000 salariés d’Alinéa, entreprise appartenant au même groupe qu’Auchan, qui ont vu leurs emplois supprimés il y a peine quelques semaines.

Toujours plus de bénéfices en sacrifiant toujours plus de salariés : la récidive capitaliste d’Auchan

Le choix du groupe de faire payer la crise et les restructurations aux salariés n’est malheureusement pas inédit. Ainsi, en avril dernier, Auchan annonçait la mise en vente de 21 de ses supermarchés, éparpillés dans toute la France, impactant entre 700 et 800 salariés, comme le précisait le journal Le Parisien. Cette mise en vente était la triste conséquence d’un plan de réformes lancé par le groupe pour réduire ses pertes financières.

De même, en mars 2020 c’était à l’entreprise commerciale d’ameublement et de décoration, Alinéa, également propriété des actionnaires de l’association Famille Mulliez (AFM), d’expérimenter les effets de cette course aux profits. Le directeur ayant déclaré l’état de cessation de paiement de l’entreprise, celle-ci avait été placée en redressement judiciaire. Or, grâce à une ordonnance prise par le gouvernement le 20 mai, permettant à l’actuel propriétaire d’une entreprise de déposer le bilan et de la racheter derrière, Alinéa a pu être rachetée fin août par les Mulliez, sous l’entité de « Néomarché ». Une stratégie permettant de fermer des magasins et d’éponger les dettes que 1 000 salariés d’Alinéa ont dû payer par leur licenciement.

En outre, avec l’annonce de la poursuite de son plan de transformation baptisé « Auchan 2022 », la 6ème famille la plus riche de France, possédant à son compteur près de 26 milliards d’euros de patrimoine, profite à nouveau de la crise pour grossir ses fonds sur le dos des salariés. En effet, ce plan visant principalement à réaliser 1,1 milliards d’euros d’économie d’ici 2022 avait été lancé en 2019, mais selon le groupe, « La crise sanitaire a confirmé la justesse des axes, a prouvé la pertinence des engagements historiques de l’entreprise et a permis d’accélérer significativement certaines initiatives. ».

Alors qu’Auchan n’en a que très peu subi les effets, la crise sanitaire sert une nouvelle fois d’excuse pour licencier des milliers de salariés. L’enseigne au rouge gorge niché dans le A, sensé rappeler le côté « sympathique et proche de l’homme », montre à nouveau ce qu’il en est de son humanité.

Face à cette situation, la Fédération CGT Commerce et Services a réagi en appelant les salariés à la grève le 17 septembre prochain dans un communiqué de presse. Pourtant, face à cette vague de licenciements c’est la question plus large de la coordination des secteurs qui font face à des attaques qui se pose. Une coordination essentielle qui doit aller de pair avec la construction d’un véritable plan de bataille à la hauteur, autour d’un programme pour refuser que les travailleurs ne paient la crise en revendiquant l’interdiction des licenciements, le partage du temps de travail ou encore la nationalisation sous contrôle ouvrier des entreprises qui se déclarent en faillite. Seules des initiatives en ce sens permettront de briser l’isolement des salariés attaqués, de TUI France à AAA en passant par Alinéa, Airbus, Air France, General Electric ou la Raffinerie de Grandpuits.

 

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