SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Accord Medef/CFDT/CFTC. Feu nourri sur les travailleurs et les précaires

Du 30 décembre au 13 janvier prochains se tiennent les élections syndicales dans les très petites entreprises (TPE). L’occasion, semble-t-il, pour la CFDT et la CFTC de renouer avec leurs plus beaux faits d’armes concernant la loi travail : l’appui direct aux accords nuisibles pour les travailleurs.

Julian Vadis

Organisations patronales, CFDT et CFTC sur la même longueur d’ondes : un accord qui permet l’annualisation du temps de travail sur décision unilatérale de l’employeur !

En ces temps d’élections syndicales dans les très petites entreprises, et alors que les principaux favoris de l’élection présidentielle promettent une guerre sans merci contre les droits des travailleurs, la CFDT et la CFTC semblent prendre un temps d’avance pour apparaître comme des alliés de choix à la mise en place de ces politiques. C’est en tout cas ce qui transparaît dans l’accord honteux signé entre ces deux centrales syndicales et les organisations patronales. Dans les entreprises où les syndicats sont quasi absents, c’est à dire les très petites entreprises (TPE), l’annualisation du temps de travail sur la décision unilatérale de l’employeur se traduit, de facto, par une plus grande flexibilité des heures de travail. Cet accord concerne les entreprises de service à la personne. Dans les faits, cet accord laisse la porte ouverte à des modifications de planning avec des délais réduits à… une heure dans les cas d’urgence, mais aussi à une moindre rémunération pour les travailleurs, dont le temps de travail était jusque-là calculé au mois. En somme, travailler plus pour gagner moins.

De plus, cet accord concerne aussi bien les salariés à temps plein, en CDI, que les emplois précaires (CDD, Intérim, temps partiel, etc.). Une attaque sur toute la ligne donc, permettant non seulement une plus grande flexibilité mais aussi une restriction du champ d’action des travailleurs pour se défendre. En effet, il s’agit bel et bien de pousser jusqu’au bout la logique de la loi El Khomri, et de permettre aux employeurs de « négocier » directement au sein de l’entreprise. L’argument du travail saisonnier est agité afin de justifier cet accord rétrograde. Un moyen, surtout, de pouvoir accentuer la pression au travail dans des secteurs ou les conditions de travail sont déjà difficiles, et où les salariés ne bénéficient pas (ou très peu) d’outils pour défendre leurs droits.

 

Les précaires et travailleurs des TPE doivent bénéficier des mêmes droits que l’ensemble des travailleurs !

De fait, cet accord va à l’encontre des intérêts des travailleurs de ces entreprises, et se place dans la droite lignée de la loi travail et des attaques à venir contre notre camp social. CFDT, CFTC et organisations patronales s’appuient sur les petits-patrons – qui, dans ces entreprises, travaillent eux-même souvent aux côtés de leurs salariés – pour donner une légitimité à leurs attaques. Or, il s’agit là d’un trompe l’œil : une plus grande précarisation des travailleurs n’est qu’un pansement sur une plaie, et ne va pas dans le sens d’une amélioration des conditions de travail pour l’ensemble des TPE.

C’est au contraire en en finissant avec la précarité au travail et à contre courant de la logique de flexibilité des heures qu’il est possible d’inverser la tendance. Interdiction de licenciement et des emplois précaires, augmentation du SMIC à 1700 euros net et redistribution du temps de travail pour vaincre le chômage, le tout couplé à des aides financières réelles de l’État envers les TPE, sont autant de pans de programme à mettre en avant pour offrir une réelle alternative. Dans ce cadre, il s’agit d’exiger des organisations syndicales, notamment de la CGT qui a été au cœur de l’opposition au gouvernement pendant près de 4 mois de mobilisation contre la loi travail, une condamnation claire et net cet « accord » scélérat, ainsi qu’un plan pour organiser la résistance notamment des travailleurs les plus précarisés. Ce serait un premier pas pour défendre et unifier notre classe, non seulement en vue d’opposer notre résistance pour éviter que cet accord soit mis concrètement en place, mais aussi pour préparer les batailles de demain.

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À ce jour, 132 596 salariés, pour 4 502 621 électeurs inscrits, des Très petites entreprises (TPE) se sont exprimés par un vote électronique ou par correspondance.

Ce taux de participation nous demande de redoubler d’efforts pour nous adresser aux salariés des TPE d’autant qu’il nous reste jusqu’au 13 janvier pour les votes Internet et jusqu’au 16 janvier pour les votes par correspondance.
Toute la CGT doit se mobiliser pour faire de ce vote une réussite.

Outre le fait de gagner un rapport de force en faveur des salariés, ces élections vont permettre la mise en place de commissions paritaires régionales ; elles seront l’amorce de leurs instances de représentation pour toutes et tous les salariés du secteur.

Elles contribueront à désigner les conseillers des prud’hommes. Elles participeront à établir notre représentativité, si importante pour pouvoir négocier les conventions collectives remises en cause par la récente « loi Travail », mais aussi à peser dans toutes négociations.

Ces élections sont notre affaire, elles nous concernent toutes et tous, syndiqués CGT, des TPE, des grandes entreprises, de la fonction publique, comme des retraités.

Les salariés des TPE sont avec nous tous les jours, à la boulangerie, chez le médecin, à la pharmacie, la petite association, l’assistante maternelle et bien d’autres. Ils sont nos voisins, nous les rencontrons aussi dans nos familles.
Après avoir distribué des millions de flyers, collé des centaines de milliers d’affiches, publié des millions d’encarts publicitaires, engagé du porte-à-porte, partagé des messages sur les réseaux sociaux… nous devons mettre toutes nos énergies auprès des salariés des TPE pour concrétiser le vote et la syndicalisation CGT.

Alors on y va, toutes et tous.

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A propos des chômeurs au Royaume-Uni... [vu et entendu à la télévision le 2 janvier 2017]

A propos des chômeurs au Royaume-Uni... [vu et entendu à la télévision le 2 janvier 2017]

Remarques sur les médias du 2 janvier 2017
 
 
 
Lundi 2 janvier 2016, à 20 h, j'ai suivi, sur le journal télévisé de France 2, un reportage intitulé "Au Royaume-Uni, les chômeurs soumis à un régime drastique". Sous titre : "France 2 a enquêté sur le système dénoncé par le réalisateur Ken Loach dans son film "Moi, Daniel Blake", auréolé de la Palme d'or au festival de Cannes.
 
Reportage :
 
Voix du journaliste : "Beaucoup disent y aller la peur au ventre, comme on répondrait à une convocation du commissariat de police. Le "Job Center", l'équivalent britannique de Pôle emploi, est interdit aux caméras. Ce chômeur est l'un des rares à avoir filmé en caméra cachée son évaluation bimensuelle. Il a écrit noir sur blanc toutes ses recherches d'emploi, mais visiblement cela ne suffit pas, d'autant qu'il a osé postuler à des offres en dehors de son champ de compétence."
 
Voix de l'employée du Job Center : "Vous n'avez même pas postulé. Vous avez regardé des offres d'emploi qui ne vous correspondant pas. Vous n'avez pas l'expérience nécessaire."
 
Voix du chômeur : "Oui mais vous ne comprenez pas ce que je vous dit. Vous m'avez dit de faire ça..."
 
Voix de l'employée du Job Center : "Vous n'avez pas utilisé les sites officiels..."
 
Voix du chômeur : "Non, mais, attendez, ce n'est même pas marqué sur le formulaire..."
 
Voix du journaliste : "Il y a 31 règles à respecter. La première d'entre elles : passer 35 heures par semaine sur ce site officiel à chercher du travail. Toutes les connexions et les clics sont enregistrés. Ce jeune chercheur d'emploi n'a pas pu atteindre le quota, ses allocations ont été coupées. "On a l'impression de n'être qu'un numéro. J'ai dû faire 35 heures de recherche d'emploi en ligne par semaine. C'est nettement impossible. Alors ils m'ont coupé les allocations. Je peux comprendre, mais si on me retire l'argent, comment fait-on pour vivre ?", demande-t-il. [Et je note même que le verbe employé, en anglais, est non pas vivre (to live) mais "survive", "survivre"...].
 
"Il est obligatoire, sous peine de sanctions, d'accepter n’importe quel travail fourni par le "Job Center". Autre règle pointilleuse : si vous avez dix minutes de retard à un entretien, vos allocations pourront être coupées. Si, et seulement si, ils respectent toutes les conditions, les chômeurs seront indemnisés. Mais avec une allocation conçue pour les décourager de rester inactifs. L'allocation-chômage ou ARE, s'appelle au contraire allocation de chercheur d'emploi. Elle est limitée à 6 mois maximum. Son montant est de 73 livres maximum par semaine, soit 400 euros par mois. Elle n'est pas indexée sur l'ancien salaire. Peu importe que l'on sorte d'un métier de banquier, de pilote de ligne ou de cadre supérieur. Enfin, cette maigre allocation est encore réduite en fonction des revenus du conjoint."
 
"Sur ce régime très strict, le cinéaste britannique engagé Ken Loach a réalisé un film, "Moi, Daniel Blake", auréolé d'une palme d'or à Cannes, le film a suscité un léger débat au Royaume-Uni, vite balayé, quelques semaines plus tard, par le gouvernement britannique. Il croit dur comme fer en son modèle, conforté par le chiffre record de 4,8 % de chômage seulement."
Vue d'une salle où parle le ministre du travail, Damian Green : "Il faut veiller à ce que les gens soient toujours mieux dans le marché du travail qu'en dehors. Notre approche de la réforme de l’État-Providence a transformé ce pays. C'est le travail qui doit rapporter et les aides doivent limitées à ceux qui en ont le plus besoin. Il y a aujourd'hui 2,7 millions de personnes de plus qui travaillent qu'en 2010. "
 
Voix du journaliste : "Et il n'y a pas que les politiques. Une bonne partie de la société et les journaux populaires pointent du doigt ces chômeurs qui ont osé partir en vacances après avoir épinglé leur photo sur les réseaux sociaux et parfois la justice s'en mêle, comme avec l'exemple de cette femme qui avait beaucoup voyagé et qui a écopé de trois ans de prison ferme".
 
Remarques sur ce que n'ont pas dit les journalistes:
 
Remarque 1. Cette grande dureté (montrée de façon saisissante par Ken Loach dans son film), révèle la persistance de l'ancienne mentalité chrétienne (catholique comme protestante, d'ailleurs) qui considère le non-travail (baptisé oisiveté) comme le vice principal, comme le vice initial, comme le vice-matrice de tous les autres, et qui voit le travail comme le rachat, la rédemption de la faute originelle d'Adam : "A la sueur de ton visage tu mangeras ton pain" (Genèse 3, 19). Dans cette perspective, ce que rapporte le travail importe peu - et il importe encore moins que sa rémunération permette de vivre : l'essentiel est qu'il y ait travail, et travail comme "punition", comme épreuve douloureuse. Cette notion se retrouvant à la fois dans le nom de la "trabicula" ou chevalet de torture, et l'expression "femme en travail", c'est-à-dire femme dans les douleurs de l'enfantement.
 
Remarque 2. Même si tous les pays tendent à adopter la même attitude à l'égard des chômeurs, il n'est pas anodin que ce reportage ait été effectué au Royaume-Uni, pays qui a mis au point, au XVIIIe siècle, les "workhouses" (ou, littéralement, les maisons de travail), où les pauvres, en échange d'une maigre pitance, et d'un "logis", étaient astreints à travailler dans des conditions très dures et humiliantes, 18 heures par jour, séparés entre hommes et femmes, et soumis à de dures punitions en cas d'indiscipline ou de manque de rendement. A cet égard, pastichant Lénine, qui disait : "Le communisme, c'est les Soviets plus l'électricité", on pourrait dire, les Jobs Center à la britannique, "C'est les workhouses plus Internet".
 
Remarque 3. Il est assez notable que dans l'Histoire de l'Angleterre dite "moderne" (c'est-à-dire à partir du début du XVIe siècle), certains des souverains les plus marquants, ou dont on s'est le plus souvenu, ont été des femmes : Marie Tudor, Élisabeth Ire, Victoria, et, depuis 1952, Élisabeth II, au point parfois que, de leur nom, a dérivé un adjectif : l'Angleterre élisabéthaine, l'Angleterre victorienne. Or, cette Angleterre victorienne traîne derrière elle des connotations négatives, à la fois du point de vue du social (les workhouses) mais aussi des mœurs (la pudibonderie, l'éducation stricte des femmes, les condamnations d'Oscar Wilde pour homosexualité).
 
Peut-être, un jour, si le Royaume-Uni retrouve la voie du progressisme d'avant 1979, parlera-t-on de la seconde époque élisabéthaine (celle qui a débuté avec Élisabeth II) non plus comme celle du folklore royal célébré avec obséquiosité par les Léon Zitrone et Stéphane Bern, mais comme celle d'une ère particulièrement féroce pour les salariés, les pauvres, les malades et les chômeurs.
 
Je vous saurais gré de vos remarques, compléments, rectifications et critiques
 
 
Philippe Arnaud,
AMD Tours
 
 
Publié par El Diablo

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PAR FSC

Lors d’une visite au centre Emmaüs dans le 19e arrondissement de Paris, le 3 janvier 2017, le candidat de la droite dans la course à l'Élysée, critiqué de toutes parts pour son programme économique « radical », a cependant assuré qu'il maintiendrait le cap s'il était élu.

Contraint de reculer en apparence face à la réprobation de l'opinion sur son projet (80% des français condamnent ses propositions en matière de santé) mais tenu de rester droit dans ses bottes (celui qui ne recule pas) pour rester crédible en rapport avec ses engagements dans la primaire de droite, F. FILLON en bon politicien biaise.

Il affirme donc maintenir le cap tout en retirant de son site officiel son programme relatif à la santé.

Que nous ne cesserons de rappeler tant il constitue une menace sérieuse pour ce conquis de la Libération sans cesse attaqué (y compris récemment) par la politique de Hollande, de Valls et de Marisol Touraine.

Extrait du programme page 11 et document complet en fichier joint :

 

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Félicitations à Robert Marchand

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Robert Marchand vient d’établir un nouveau record du monde de vitesse à vélo dans sa catégorie, les plus de 105 ans.

En novembre 2016, accueilli chaleureusement par le comité confédéral national (CCN) de la CGT, il venait de gagner une autre médaille : la médaille d’honneur de la confédération pour ses 90 ans de syndicalisme CGT.

À cette occasion, il a déclaré : « c’est la plus belle que j’ai jamais eue. »
90 ans de fidélité à la CGT, cela valait bien une médaille et un hommage du CCN. Né en 1911, Robert Marchand il a eu une vie riche : l’usine, le Front populaire, la guerre, la boxe, le vélo, la politique.

À 105 ans, il a une double particularité : celle d’avoir 90 ans d’appartenance à la CGT et celle d’être recordman du monde en vélo des plus de 100 ans.

En résumé, Robert à des jambes, du cœur et de la tête.

Des jambes parce qu’à 105 ans, il roule à plus de 22 km/h pendant une heure.

Du cœur car il se passionne et se mobilise encore pour dénoncer les injustices, de quelque nature qu’elles soient.

Et de la tête car il a un esprit critique qui fonctionne et lui permet une analyse de la situation.

Modeste, il ne joue pas au champion, il veut juste démontrer qu’à plus de 100 ans on peut encore faire quelque chose.

La CGT tient à adresser toutes ses félicitations à son fidèle camarade.

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Source : Le Parisien

Chanteloup-les-Vignes. Les salariés de l’entreprise MC Syncro, sous-traitant de l’usine PSA, sont en grève depuis le 5 décembre.

 

Les salariés de l’entreprise MC Syncro de Chanteloup-les-Vignes commencent l’année 2017 comme ils ont terminé 2016. Lundi, dès la réouverture du site après une semaine de congés, les 32 employés de ce sous-traitant de l’usine PSA de Poissy, ont reconduit leur mouvement de grève lancé le 5 décembre. Et ils sont d’autant plus mobilisés que, selon eux, leur direction fait appel à des travailleurs étrangers pour les remplacer et « briser leur mouvement ».

Ansoumane Dramé, le délégué CGT, rapporte que depuis le début de la semaine, des ouvriers venus de Belgique ou encore de Hongrie préparent les roues des véhicules destinées au centre de PSA. La même situation avait été constatée avant les vacances de fin d’année où, pendant la grève, des Belges, des Tchèques, des Allemands, des Espagnols étaient intervenus dans l’entreprise. « Du coup, nous avons à nouveau saisi le tribunal de grande instance de Versailles pour dénoncer cette démarche qui est, selon nous, illégale, explique le syndicaliste. Nous avions fait la même chose en décembre en déposant un référé ».

Les salariés, qui montent chaque jour quelque 4 200 roues pour l’usine Peugeot de Poissy, ont lancé un mouvement de grève pour obtenir l’embauche en CDI des 16 intérimaires de l’entreprise. Ils réclament également une augmentation mensuelle des salaires de 200 €, et le versement d’une prime annuelle de 1 000 €. Au centre de production de PSA, où les chaînes de montage ont redémarré ce mardi après une interruption de 10 jours pendant la trêve des confiseurs, la direction précise que le mouvement « ne provoque aucune répercussion sur le fonctionnement de l’usine ».

Yves Fossey

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PAR FSC

Le décès des hommes publics au-delà du cercle des proches dont la douleur doit être respectée est aussi l'occasion du bilan d'une vie.

Pour notre part nous nous contenterons à propos du décès de François Chérèque de noter la différence de comportement et la nature des propos à quelques semaines d'intervalle entre ce déès et celui de Georges Séguy!

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 Sniff !!

La comparaison est édifiante.

Mi-août, l'ancien leader de la CGT, Georges Séguy mourrait. Quelques quatre mois plus tard, François Chérèque, l'ex-secrétaire de la CFDT décédait. Pour le 1er, quelques lignes au plus dans la presse, quelques secondes dans les journaux télévisés (12 secondes dans le 20h de France 2), le silence des politiques. Pour le second des tombereaux d'éloges, des Echos au Figaro, en passant par le Point, Libération, Capital, LCI, l'ensemble des médias des milliardaires.

« Syndicaliste courageux » pleurniche Le Figaro ; « Ce modéré qui a révolutionné le syndicalisme » braille Le Point ; « La mort d'un réformiste impatient » gémit Les Echos ; « Il était attentif aux autres et d'une fidélité incroyable » couine Libération ; « Entre douceur et impétuosité » sanglote Europe 1.

Les politiques ne sont pas en reste, des socialistes à la droite en passant par Les Verts et les lamentations du candidat à la Présidentielle Yannick Jadot : « Triste disparition de François Chérèque, infatigable militant d'une protection sociale adaptée aux enjeux du 21ème siècle ».

Le pompon de la vilenie revient à Laurent Joffrin, le patron de Libération : « Il laisse ainsi un message à méditer : ce n’est pas en campant sur les postures les plus à gauche qu’on sert le mieux les intérêts des plus pauvres. »

Celui du baiser qui tue est attribuée à Laurence Parisot au micro d'Europe 1 : « J'ai le sentiment de perdre un ami. C'était pas simplement un grand syndicaliste, C'était quelqu'un tellement soucieux de l'intérêt général, tellement volontaire dans son désir de construire un modèle économique et social durable pour notre pays, que je considère que c'est un homme d'Etat que la France vient de perdre ». Quel plus grand hommage pour un syndicaliste que celui de l'ancienne patronne des patronnes !!

« François Chérèque, syndicaliste courageux » s'émeut l'éditorialiste du Figaro, Marc Landré. Il est vrai que trahir les salariés comme il a fait en 2003 en signant la réforme des retraites de Chirac, Raffarin et Fillon, vaut pour ces médias-là beaucoup plus que d'être rentré en résistance à 15 ans, déporté un an à Mauthausen et mené à la victoires des millions de travailleurs en 1968 !!

Allez Georges, il y a encore bien des coups de pied au cul à distribuer pour 2017. Et des poings à lever !

Gilles Balbastre, réalisateur et l'équipe de Nada-info

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Source : Europe 1

Sanofi : la CGT dénonce une utilisation "abusive" des contrats précaires

La CGT estime que le taux de précaires se situe à 18% au sein du groupe pharmaceutique.

La CGT du groupe pharmaceutique Sanofi a dénoncé lundi "l'utilisation abusive de mains d’œuvres précaires", avançant le chiffre de 130 salariés ayant obtenu gain de cause auprès des prud'hommes depuis 2014.

Forte hausse du nombre de CDD et d'intérimaires. Selon la CGT, 50 salariés ont obtenu la requalification de leur contrat en CDI (dont 45 sur le site du Val-de-Reuil, dans l'Eure) et 80 ont reçu un total de 3,5 millions d'euros d'indemnités. Lors du dernier procès, le 16 décembre dernier, 15 anciens salariés ont obtenu chacun en moyenne 80.000 euros d'indemnités, a déclaré le syndicat. Selon la CGT, le nombre de CDD et d'intérimaires a fortement augmenté entre 2007 et 2016, passant d'environ 2.500 personnes à 4.000. Le syndicat estime que le taux de précaires se situe à 18%, "alors même que la santé financière (du groupe) n'est plus à démontrer".

La direction se défend. La direction a de son côté indiqué que "le volume de contrats temporaires, incluant intérimaires et contrats à durée déterminée (CDD), chez Sanofi en France est resté stable autour de 11% ces dernières années, sur un effectif total de 27.000 emplois". "La plupart de ces contrats temporaires vise à faire face à un surcroît d'activités inhérent à notre métier (pics épidémiologiques comme grippe saisonnière)", a-t-elle ajouté. "En complément, nous avons en permanence près de 1.400 jeunes en contrat d'apprentissage".

Sanofi fait valoir qu'il a "sur les deux dernières années, recruté 2.000 salariés en contrat à durée indéterminée (CDI), ce qui est supérieur aux engagements pris en 2013 dans le cadre du contrat de génération (500 contrats à durée indéterminée avaient été fixés à l'origine)".

La CGT dénonce "une situation socialement pas acceptable". Selon la CGT, le site de Le Trait (Seine-Maritime) serait le plus touché avec 379 contrats précaires (hors CDD de formation) pour 853 CDI, soit environ 30% des effectifs en contrats temporaires. Une précarisation des effectifs "intolérable" qui, pour la CGT, est "préjudiciable" à la qualité de la production. "Nous sommes sur une situation socialement pas acceptable, mais qui économiquement et d'un point de vue sanitaire n'est pas bonne non plus", a déclaré Thierry Bodin, coordinateur CGT à Sanofi, évoquant des problèmes de formations et un turnover important. Pour lui, la part du personnel en contrat précaire devrait se situer "aux alentours de 5%".

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Le scrutin est ouvert du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017 la deuxième édition du scrutin TPE spécifique aux 4,5 millions de salariés des entreprises de moins de 11 salariés. Coiffeurs, secrétaires médicales, jardiniers, assistantes maternelles, salariés du commerce de proximité et de l'artisanat ... toutes les professions sont concernées p ar ces élections professionnelles, qui sont ouvertes aux plus de 16 ans, quelles que soient leur nationalité et la nature de leur contrat; apprentis compris.

Aucun texte alternatif disponible.

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Vague de répression dans le secteur textile au Bangladesh

Par Olivier Petitjean

Plusieurs milliers d’ouvriers et d’ouvrières travaillant dans les ateliers textiles de la banlieue de Dhaka ont été congédiés suite à un mouvement social pour réclamer une hausse de leurs salaires. Les multinationales européennes et nord-américaines qui s’approvisionnent au Bangladesh restent largement silencieuses.

Entre 1500 et 3500 ouvriers et ouvrières textiles bangladeshi ont été renvoyés du jour au lendemain des ateliers où ils travaillaient, suite à une semaine de manifestations et de blocages d’usines dans le quartier d’Ashulia, dans la capitale Dhaka. Plusieurs dizaines d’entre eux feraient également l’objet de poursuites judiciaires pour vandalisme, tandis que des leaders syndicaux ont été arrêtés.

Les ouvriers et ouvrières avaient commencé le mouvement pour protester contre le licenciement abusif de 121 d’entre eux. Leur revendication centrale était une hausse du salaire de base, qui n’a pas augmenté depuis novembre 2013 malgré l’inflation. Le salaire minimum mensuel applicable au secteur est actuellement de 5300 taka (61 euros). Les syndicats demandent qu’il soit triplé. Le « salaire vital » - calculé sur la base des besoins de base d’une famille de quatre personnes - a été estimé à 260 euros mensuels pour le Bangladesh (lire notre enquête Textile : les ouvrières asiatiques en lutte pour un salaire vital).

Selon la presse internationale, les usines concernées sont des fournisseurs de Gap, Inditex (Zara) et H&M. Des listes de travailleurs et travailleuses licenciés ont été affichées à la porte des usines, tandis que des unités de la « police industrielle » créée par le gouvernement bangladeshi pour contrôler le secteur textile étaient déployées dans le quartier d’Ashulia. Un journaliste a également été arrêté pour avoir propagé des « fausses nouvelles » visant à attiser le conflit social...

Les donneurs d’ordre se taisent

Pour les autorités et les milieux d’affaires locaux, ces revendications salariales sont inacceptables dans un contexte où le secteur textile bangladeshi, crucial pour l’économie nationale, doit faire face aux défis de la rénovation et de la sécurisation des usines dans le cadre des accords signés suite au drame du Rana Plaza. Ce qui explique peut-être qu’ils aient choisi la manière forte pour étouffer le mouvement social et éviter qu’il ne s’étende à d’autres zones. Le risque existe toujours également que les grandes marques de l’habillement se détournent progressivement du Bangladesh pour relocaliser leur production dans des pays concurrents en Asie, voire en Éthiopie.

L’Alliance for Bangladesh Worker Safety (qui concerne principalement les firmes américaines comme Gap, qui n’ont pas souhaité s’engager dans l’Accord for Fire and Building Safety conclu par les donneurs d’ordre européens comme H&M, Inditex et Carrefour) a publiquement condamné la détention de leaders syndicaux. C’est la seule réaction connue à ce jour de la part des donneurs d’ordre européens ou nord-américains, dont les pratiques sont déterminantes quant à la situation sur le terrain.

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PAR FSC

Voici le texte proposant l'abrogation de la loi et qui doit venir en discussion au sénat le 11 janvier prochain.

Coïncidence : le jour du rassemblement à Amiens pour exiger la relaxe des 8 de Goodyear!

Les 2 premières pages du projet de loi, le texte complet étant téléchargeable ci-après également.

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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