SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Rentrée sécuritaire du gouvernement : le
 
monde du travail doit imposer un autre
 
agenda

 

Hier se tenait le séminaire gouvernemental de rentrée. Centré sur la question sécuritaire, celui-ci est révélateur du projet du gouvernement pour les mois à venir : continuer d’imposer un débat public centré sur les enjeux sécuritaires, distiller ainsi le poison du racisme et de la peur, évincer les enjeux économiques et sociaux et ouvrir la voie à un durcissement répressif. Un projet face auquel le monde du travail doit imposer un autre agenda, qui peine pour le moment à émerger.

 

Edito

Crédit photo : Les travailleurs de Grandpuits aux côtés de la Coordination RATP-SNCF lors de la bataille des retraites / O Phil des Contrastes

Un séminaire de rentrée à l’image du projet du gouvernement pour la fin du quinquennat

« Poursuivre l’offensive [du plan de relance] avec un gouvernement à l’attaque pour être efficace, pour aller chercher toutes les bonnes volontés, à l’attaque aussi pour faire reculer ceux qui veulent faire douter le pays », c’est ainsi que Gabriel Attal synthétisait hier l’état d’esprit qui a animé le séminaire gouvernemental de rentrée. Rendant compte du séminaire, le porte-parole du gouvernement est revenu sur le projet du gouvernement en cette rentrée, en évoquant tour à tour le plan de relance et la mise en place d’un « Comité de suivi », la lutte contre l’épidémie, l’égalité des chances « fil rouge du quinquennat », le « patriotisme républicain à travers la sécurité du quotidien et la lutte contre les séparatistes » ou encore l’écologie.

Si le porte-parole avait affirmé le 26 août dernier que la question sécuritaire « figurait en priorité à l’ordre du jour du séminaire gouvernemental » à la demande d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal a choisi de rester évasif sur cette question, se contentant d’évoquer le bilan actuel du gouvernement et l’importance accordée à la lutte contre « les séparatismes ». Un moyen de contrebalancer la centralité prise par ce sujet ces dernières semaines et d’apaiser les tensions que celui-ci suscite dans la majorité ? On sait en tout cas que le gouvernement a bien choisi de mettre l’offensive sur le terrain régalien au cœur de sa rentrée. Au menu d’hier figurait ainsi un tour d’horizon des mesures sur lesquelles planche le gouvernement qui veut démontrer son activisme sur le terrain sécuritaire, sous la houlette de Gérald Darmanin et de Marlène Schiappa, avec un projet de loi sur le « séparatisme », la mise en place des points mensuels sur les chiffres de la délinquance ou encore le développement de la « lutte contre les stupéfiants ».

Pour la fin de son quinquennat, Emmanuel Macron veut occuper le terrain sécuritaire pour mieux étouffer les critiques que les Républicains pourraient formuler à son encontre sur ce point. En parallèle, la question sécuritaire que ne cesse d’alimenter l’extrême-droite et les médias dominants constitue un contre-feu idéal face à la triple crise économique, sanitaire et sociale qui gronde. Enfin, l’offensive du gouvernement constitue une réaction et un moyen de faire taire la contestation anti-raciste massive qui s’est déployée en juin dernier et a surpris le gouvernement.

Trois bonnes raisons de s’engouffrer dans la brèche ouverte par l’extrême-droite, qui multiplie les campagnes sur les réseaux sociaux pour imposer ces questions dans le débat public. Symbole du succès de l’opération ? La banalisation du terme raciste d’« ensauvagement » qui, s’il suscite quelques remous dans le gouvernement et la majorité, a vu son usage se répandre massivement. Au point que même dans l’opposition située à gauche du gouvernement, les prises de position sur l’« insécurité » se multiplient.

A gauche, la grande adaptation aux thématiques sécuritaires imposées par le gouvernement

Face à l’activisme sécuritaire du gouvernement, la droite et l’extrême-droite tentent de contre-attaquer. Tandis que certains pointent l’insuffisance des mesures évoquées ou le « retard » du gouvernement, comme Valérie Pécresse qui affirmait hier sur Europe 1 que « Emmanuel Macron ne fait pas une politique de droite », d’autres poussent l’outrance jusqu’à faire passer l’offensive sécuritaire pour du laxisme à l’image de Marine Le Pen qui affirme que l’amende de 200€ pour l’usage de stupéfiants serait un pas… vers la dépénalisation.

Pourtant, une partie de l’opposition située à la gauche du gouvernement a également choisi de suivre le gouvernement et l’extrême-droite dans le débat sécuritaire qu’ils imposent. Sur le plateau de BFM TV, Yannick Jadot a ainsi épousé en début de semaine les termes d’Emmanuel Macron et de Jean Castex, en se disant « extrêmement inquiet d’une forme de banalisation de la violence », terme préféré par le chef du gouvernement à celui d’« ensauvagement ». L’écologiste, perçu comme le candidat potentiel d’une union de centre-gauche pour 2022, a ensuite affirmé : « Ce n’est pas simplement un sentiment d’insécurité, c’est une réelle insécurité. C’est une réalité ». Le PCF s’est de son côté tristement illustré par un discours très ambigu appelant à « reprendre le pouvoir dans toutes les rues de la République ».

Du côté de La France Insoumise, le député Ugo Bernalicis, interrogé par L’Express souligne avec justesse : « On assiste à une offensive médiatique et politique, relayée par les chaînes d’informations en continu. Emmanuel Macron veut sanctuariser son électorat de droite et neutraliser les sujets économiques et sociaux. » De son côté, Adrien Qatennens de La France Insoumise a pointé sur LCI la « surenchère » et dénoncé le terme d’« ensauvagement ». Le parti de Jean-Luc Mélenchon défend cependant l’augmentation des moyens de la police et le recrutement de « 10 000 policiers » supplémentaires comme une mesure nécessaire.

Ces de l’opposition sont diverses, mais elles tendent souvent à répondre à l’offensive sécuritaire sans en dénoncer les fondements, ou à n’y opposer, au mieux, qu’une position attentiste, voire une solution sur le terrain des moyens à allouer aux forces de répression. A l’inverse, il faut souligner que le champ laissé aux discours réactionnaires est inhérente à la faible expression de la question sociale, dans un contexte de crise économique et sociale pourtant explosif. Dès lors, seul son surgissement, au travers des luttes de tous ceux qui s’opposent à la crise, peut clore cette séquence sécuritaire.

Le monde du travail doit imposer un autre agenda

Si l’on ne doute pas que la lutte de classe et la question sociale pourraient provoquer la fermeture de la séquence sécuritaire à l’œuvre, force est de constater que l’absence de réponse coordonnée face à la crise laisse pour le moment le champ libre au gouvernement pour imposer son agenda réactionnaire. Dans un tel contexte, seule la construction d’un grand mouvement opposé à la crise économique et sociale, mais aussi à la gestion pro-patronale de la crise sanitaire, permettrait d’imposer un autre agenda.

Or sur ce plan, on ne peut que constater l’absence d’un plan de bataille à la hauteur de la situation. En guise de plan pour le moment, outre l’Acte 96 des Gilets jaunes qui aura lieu samedi 12 septembre, la date du 17, une journée interprofessionnelle isolée à l’appel de la CGT. Pourtant, partout où les plans sociaux et autres attaques contre les salariés s’abattent, les salariés montrent leur détermination à répondre. A Derichebourg, à la MCA-Maubeuge, à la Fonderie de Bretagne, chez Nokia, dans les magasins Alinéa, chez TUI France ou encore très récemment chez AAA.

Isolées ces batailles sont généralement passées sous silence et invisibilisées. Une coordination des secteurs en lutte associée à un véritable plan de bataille autour d’un programme de refus radical que les travailleurs ne paient la crise constituerait un véritable bouleversement dans la situation, qui ferait vaciller le gouvernement autant que ses projets sécuritaires et racistes. Mais une telle démarche implique que les directions syndicales sortent immédiatement de la logique du dialogue social qui, tant au niveau local que national, les conduit à une conciliation qui constitue une véritable trahison des intérêts de la majorité de la population dans cette période de crise.

Un tel plan de bataille serait également la meilleure des manières de répondre à l’offensive sécuritaire et raciste, dont les effets vont être bien réels pour une partie de notre classe.

 

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« Fraude sociale » : discours médiatiques
 
anti-pauvres sur fond de cadeaux au
 
patronat

 

Dans un rapport rendu le 8 septembre, la Cour des Comptes revient sur la fraude aux prestations sociales. Médias et politiciens se sont jetés sur le prétexte pour s'indigner face à la perte représentée par cette fraude, estimée en 2019 autour de 1 milliard d’euro. Un deux poids deux mesures évident au lendemain d’un cadeau de près de 100 milliards d’euros aux entreprises…

 

Polémique

Crédits photo : THOMAS SAMSON/AFP

A la demande de la commission des affaires sociales du Sénat, la Cour des Comptes a produit un rapport sur la fraude sociale, publié hier. La Cour y pointe la gravité de cette fraude et les pertes qu’elle représenterait pour l’État. Selon le rapport : « En 2019, les principaux organismes sociaux ont détecté 1 Md€ de préjudices à ce titre ». Une estimation qui reste relative puisque la Cours des Comptes elle-même annonçait dans un rapport du 2 décembre 2019 qu’on ne peut calculer précisément le montant de la fraude sociale, étant donné la complexité des formes de fraude et des modalités de calcul obscures.

Quoiqu’il en soit ce milliard d’euros de fraude sociale « se concentrent sur le revenu de solidarité active, la prime d’activité et les aides au logement pour les caisses d’allocations familiales (CAF) ; les professionnels de santé et les établissements de santé pour les caisses primaires d’assurance maladie ; le minimum vieillesse pour les caisses de retraite ; les reprises d’activité non déclarées pour Pôle emploi » toujours selon le rapport. Une définition large de la « fraude sociale » qui a la très grande limite de mettre sur le même plan les fraudes des allocataires et celles des employeurs ou des personnels de santé libéraux comme le rappelle Yves Faucoup, travailleur social et consultant, sur son blog.

Pour faire face à cette fraude qui constitue « à la fois une atteinte au principe de solidarité et un coût financier élevé », la Cour des Comptes préconise, autour de 15 recommandations, de pérenniser les contrôles a posteriori tout en renforçant le contrôle a priori des bénéficiaires d’aides sociales par une systématisation des croisements de données, le contrôle les comptes bancaires, etc…En clair, un véritable système de flicage des pauvres, soupçonnés de chercher à « profiter » du système. Le sujet n’a dès lors pas manqué d’intéresser autant que d’indigner médias et politiciens, jamais en reste lorsqu’il s’agit de stigmatiser les pauvres.

Une campagne politique de stigmatisation des plus précaires aux accents racistes

Autrice d’un rapport sur « la fraude aux prestations sociales » l’année dernière, Nathalie Goulet, sénatrice UDI, s’est ainsi empressée d’aller sur les plateaux télés pour évoquer ce véritable drame. Sur BFM TV ou aux Grandes Gueules, la sénatrice a ainsi pu répéter l’histoire de « deux couples de roumains » qui auraient monté des dossiers de fausses grosses jusqu’à frauder 1,7 millions d’euros. Une anecdote choc, bien conçue pour scandaliser le téléspectateur et alimenter le mythe de l’étranger pauvre fraudant les aides sociales.

De fait, si la « fraude sociale » sert à stigmatiser les pauvres, elle vise aussi centralement les fraudeurs « étrangers » ou issus de l’immigration. Jean Messiha, membre du bureau national du Rassemblement National, s’est ainsi empressé de reprendre l’anecdote pour fustiger la fraude sociale immigrée. De même, Charles Prats, magistrat proche de l’extrême-droite qui s’est fait une spécialité des outrances sur la question des fraudes sociales a pu arpenter les plateaux télés pour dérouler le même type d’anecdotes.

Une véritable campagne médiatique de stigmatisation des plus précaires, dont la fraude estimée semble pourtant bien loin des milliards de fraude fiscale des grandes entreprises, ou des récents cadeaux aux patronats au travers du plan de relance, sans aucune contrepartie.

La vraie « fraude » est ailleurs…

Il existe plusieurs estimations du montant de la fraude fiscale en France, dont les fraudeurs font globalement parti des « premiers de cordées » selon l’expression du Président. L’estimation de cette fraude est de l’ordre de 60 à 80 milliards d’euros selon un rapport actualisé de Solidaires Finances publiques de 2013, dont l’actualisation en 2018 porte le chiffre à 80 à 100 milliards ! L’estimation la fraude fiscale monte à 117,9 milliards de dollars si l’on prend les estimations de 2015 de Richard Murphy pour l’Université de Londres, une fraude qui atteint selon lui environ 824 milliards pour l’ensemble de l’UE.

Si les médias et politiciens se scandalisent de cette fraude sociale, passant sous silence la fraude fiscale, on peut aussi rappeler les dizaines de milliards d’euros versés directement dans les poches du patronat. Du CICE, à hauteur de 40 milliards d’euros en 2019, aux près de 100 milliards d’euros du plan de relance dédiés au patronat, sans qu’aucune contrepartie ne soit exigé, les chiffres de la « fraude sociale », même en mettant dans le même sac celle des allocataires et celle des entreprises, font de toute façon pâle figure.

Dans la La face cachée de la fraude sociale, paru dans Le Monde Diplomatique, Philippe Warin rappelle ainsi la citation d’un rapport du Conseil d’Etat daté de 2011 : « La fraude des pauvres est une pauvre fraude ». En effet, celle-ci ne représente qu’un poids infime du manque à gagner des recettes de l’Etat, comparativement à la fraude fiscale des plus riches. Le traitement dont bénéficie en revanche la « fraude sociale » qui passionne les médias est l’expression d’une offensive idéologique continue, qui fustige les pauvres, ouvrant la voie à une gestion de plus en plus répressive et intrusive des aides sociales, en même temps qu’elle invisibilise les cadeaux au patronat.

 

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Mardi 11h, devant le bâtiment de la brigade autoroutière de CRS, dans la zone industrielle de Toulon Est. Banderoles, drapeaux de la CGT et des autres organisations syndicales ont été déployés pour soutenir et faire acte de solidarité avec le secrétaire général de la CGT convoqué en ces murs une nouvelle fois ce matin suite à l’opération organisée le 21 décembre dernier en intersyndicale CGT FSU et Solidaires dans le cadre des journées d’action contre la réforme des retraites.

En attendant la « libération du camarade », les langues se délient : « On veut faire la peau aux militants », s’indigne Brigitte Cheinet (CGT retraités). « Aujourd’hui c’est notre secrétaire général, demain s’en sera un autre. On est dans un déni de démocratie et de syndicalisme. Si on ne se mobilise pas, ils feront ce qu’ils veulent », prévient-elle. Et de conclure : « Il faut se souvenir que l’on a eu, fut un temps, des syndicalistes qui sont allés en prison parce qu’ils défendaient les droits des travailleurs. »

« Pendant 1 heure, j’ai été interrogé sur l’action collective et intersyndicale que nous avions menée sur le péage de Bandol au mois de décembre. On m’a demandé ce que je pensais du mal que nous avions fait à ce géant du péage autoroutier qu’est Vinci », lâche à sa sortie Pascal Brun (Solidaires) qui a été auditionné avant Olivier Masini. Audition au cours de laquelle on aurait essayé de lui faire dire qu’il s’agissait ce jour-là d’une manifestation illégale. Alors que c’était bel et bien une opération d’information à destination des automobilistes, comme s’échine à l’expliquer depuis le début patron de la CGT. Ce que Pascal Brun a bien évidemment confirmé à la police.

La lutte continue

« L’affaire est classée sans suite », lance à son tour Olivier Masini. « Mais vous savez qu’il y en a une autre. Celle de Draguignan [le même type d’action d’information au péage, Ndlr] », précise-t-il, pour expliquer que les inquiétudes concernant les libertés syndicales ne sont pas éteintes pour autant. « Les cas se multiplient. On va rencontrer l’avocate cet après-midi pour évoquer différentes affaires en cours dans le Var à l’encontre d’élus du personnel », ajoute-t-il. Pour le patron de la CGT varoise, « il y a une véritable volonté aujourd’hui de criminaliser l’action syndicale ». Il prévient donc : « Il est hors de question qu’on soit muselé. Avec les chiffres qui sont annoncés pour la fin de l’année et les 1,5 million d’emplois qui risquent d’être supprimés, l’action syndicale est plus que jamais indispensable. Plus que jamais on sera là et on sera toujours présents dans la rue. ». Prochain rendez-vous le 17 septembre.

 

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Hotels ACCOR DOIT NÉGOCIER : rassemblement LE 8 SEPTEMBRE !
Hotels ACCOR DOIT NÉGOCIER : rassemblement LE 8 SEPTEMBRE !
Hotels ACCOR DOIT NÉGOCIER : rassemblement LE 8 SEPTEMBRE !

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Continental annonce la suppression de
 
30 000 emplois dans le monde, 11 ans
 
après la lutte des « Contis »

 

Une énième saignée de l’emploi a été annoncée, cette fois-ci par le groupe Continental, géant multinational de la production de pneumatiques. Pas moins de 30.000 travailleuses et travailleurs dans le monde seront concernés par ce plan qui représente une nouvelle attaque contre la classe ouvrière.

 

licenciements

Les plans de licenciements et les attaques contre la classe travailleuse se multiplient dans un contexte de crise économique aiguë, accélérée par la crise sanitaire. Les secteurs les plus importants de l’économie mondiale sont touchés, notamment les secteurs aéronautiques et automobiles. Après des entreprises comme PSA ou le groupe Renault, c’est au tour de la multinationale Continental d’annoncer un plan de licenciement massif concernant 30 000 emplois sur les 230 000 postes du groupe à travers le monde
 
En réalité cette annonce s’inscrit dans un plan de licenciement prévu depuis septembre 2019. Initialement, l’équipementier automobile allemand avait annoncé la suppression de 20 000 emplois, mais ce seront bien 30 000 travailleuses et travailleurs qui verront leur emploi menacé.
 
A l’heure actuelle, nous savons que 13.000 postes seront supprimés en Allemagne, où la société est basée. Le groupe a indiqué que les principales unités de production concernées seront celles situées dans les pays où « le coût de la main d’œuvre » est « élevé ». Bien que rien de plus n’ait été annoncé, nous pouvons nous attendre à ce que certains sites industriels situés en France, comme par exemple le site pneumatique de Sarreguemines dans le Grand Est, puisse être touchés par cette suppression massive d’emplois.
 
Ces attaques contre les travailleuses et les travailleurs ne se feront pas sa réaction. En effet, plusieurs séquences de luttes menées par les travailleurs pour la sauvegarde de leur emploi ont déjà éclaté à la suite des nombreux plans de licenciements annoncés. Les travailleurs des usines Renault de Choisy-le-Roi et de Flins avaient ainsi commencé à se mobiliser cet été en se mettant en grève pendant plusieurs jours pour maintenir l’activité de leurs sites.
 
Rappelons-nous par ailleurs que les travailleurs du site Continental de Clairoix avaient mené une bataille historique contre les suppressions d’emploi au moment de la vague de licenciements massifs introduite par la crise économique de 2008. La célèbre lutte des « Contis » avait été l’une des principales luttes ouvrières de ces quinze dernières années. Les salariés avaient livré une lutte exemplaire, pendant près de quatre mois, marquée par une combativité et une radicalité importante, qui si elle a permis de négocier des primes de départ, n’avait pourtant pas suffit à empêcher les licenciements. C’est pourquoi face à la crise actuelle, sans précédents depuis 1929, les organisations traditionnelles du mouvement ouvrier doivent proposer un plan de bataille à même d’unifier les travailleurs de toutes les entreprises et tous les secteurs menacés de licenciement pour refuser que les travailleurs paient la crise et pour imposer l’interdiction des licenciements.

 

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SOURCE : Le phare de Dunkerque

 

 

 

 

 

 

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Un collectif de soutien veut structurer le soutien aux salariés. La CGT interpelle la députée LREM de Cognac.

« La mobilisation va être massive le 9 septembre à Cognac !

Tout le monde (ou presque) se mobilise contre cette cupidité financière qui va détruire le monde », avance Michel Adam. Ce militant associatif fait partie des fondateurs, avec Didier Pillet et Alain Destrain, d’un collectif de soutien aux salariés de Verallia.

L’usine de Châteaubernard doit perdre un four et 80 emplois dans le cadre d’un plan de restructuration du groupe verrier (notre site Internet jeudi dernier). Le collectif a été rejoint par plus de 70 personnes, des élus, des militants syndicaux, mais aussi des représentants de tous les milieux.

Les retraités sont là

« On est là en tant que citoyens », indique Alain Destrain. Retraité de Verallia depuis 2018, il en connaît bien les arcanes. Il a été administrateur du groupe, représentant les salariés, au nom de la CGT.

« On a combattu la vente au fonds d’investissement Apollo, en 2015. Il y a un industriel qui proposait plus. Cette stratégie a été poussée par les financiers », dénonce-t-il. Retraité depuis quinze ans, ancien militant CGT, Didier Pillet regrette aussi la gestion menée quand le verrier s’appelait Saint-Gobain. « La politique du groupe, c’était puissance et proximité. On ne livrait pas à plus de 400 kilomètres, et les usines ne se faisaient pas concurrence entre elles. »


En somme, Saint-Gobain était en avance sur l’époque actuelle qui privilégie les circuits courts, auxquels elle tourne aujourd’hui le dos…

 

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Comme si la casse du service public ferroviaire ne se poursuivait pas avec les fermetures de lignes, l'ouverture à la concurrence sous pilotage de l'Union européenne.

Mais sans doute Jean-Baptiste Djebbari fait  semblant de ne pas comprendre !

 

 

"C’est un peu, j’ai l’impression, une grève par habitude et c’est dommage", déplore le ministre délégué aux Transports.

La CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF, a déposé la semaine dernière un préavis de grève pour la journée nationale d'action du 17 septembre. Le mouvement a été lancé par la CGT, rejointe par la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse.

"J'ai du mal à comprendre très honnêtement cette grève. J'ai l'impression d'une grève par habitude. C'est dommage parce que je crois qu'en ce moment, dans un moment quand même compliqué pour la France, singulièrement compliqué pour les transports publics et notamment le mode ferroviaire, dans un moment où le gouvernement fait confiance au groupe SNCF, évidemment à ces cheminots pour investir plus que jamais dans le monde ferroviaire, a réagi Jean-Baptiste Djebbari. "Mais je note qu'ils ont décidé en liberté de faire autrement. C'est bien leur responsabilité", a-t-il ajouté.

 

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Malgré la progression du virus, les
 
personnes vulnérables
 
obligées de retourner au travail

 

Depuis le 1e septembre, la grande majorité des personnes vulnérables susceptibles de développer des cas graves de Covid-19, ainsi que les membres de leurs foyers, ne peuvent plus bénéficier des dispositifs de chômage partiel mis en place pendant le confinement.

 

Nos vies, pas leurs profits

Crédit photo : LUDOVIC MARIN AFP

Un décret publié le dimanche 30 août au Journal officiel acte “la fin des placements en activité partielle (...) des salariés partageant le domicile d’une personne vulnérable” ainsi que le durcissement très important des critères permettant de définir une personne « vulnérable ». En effet, depuis le 5 mai 2020, une grande partie des personnes dites “vulnérables”, c’est-à-dire les personnes ayant, en raison de leur âge ou de leur état de santé, un plus grand risque de développer des cas graves de Covid-19, pouvaient bénéficier d’un certificat d’isolement, ce qui leur permettait de continuer à télétravailler, où, dans certains cas, à bénéficier d’un chômage partiel. Ce n’est désormais plus le cas. Comme si elles avaient miraculeusement guéri du jour au lendemain.

Sont concernées : “les personnes qui vivent avec une personne vulnérable, celles de plus de 65 ans bien portantes, celles ayant des antécédents cardiovasculaires (hypertension artérielle compliquée, antécédent de chirurgie cardiaque...), les personnes diabétiques, obèses ou encore les femmes enceintes au troisième trimestre de grossesse” comme l’explique Franceinfo. Sachant que près d’un quart des clusters actuels proviennent d’entreprises, le message du gouvernement est clair : nos vies passent après les profits des patrons.

Au total, sept des onze critères de vulnérabilité initiaux ont été retirés du décret du 5 mai 2020. “J’étais en mesure d’isolement depuis mars. Du jour au lendemain, je ne fais plus partie des personnes fragiles et on m’envoie au travail. [...] Pourquoi serais-je moins susceptible d’attraper ce virus et d’en faire une forme sévère aujourd’hui ?” explique Louise*, atteinte d’hypertension, à Franceinfo. “Je ne comprends pas, on nous a dit que le Covid touche les poumons, mais le gouvernement enlève les malades pulmonaires de la liste des personnes à risque.” ajoute Ana, qui souffre d’une maladie inflammatoire des bronches.

Cette décision est d’autant plus aberrante que les contaminations sont en forte hausse dans le pays, et que le protocole sanitaire de la rentrée, dans les lieux de travail et d’étude, relève souvent de l’improvisation. Passant du port du masque « inutile » à son obligation désormais dans la plupart des grandes villes, la stratégie erratique et irresponsable du gouvernement continue avec une obligation du port du masque gérée essentiellement au forceps et par la répression comme en témoigne les premières amendes pour un Kinder ou encore la police du masque qui circule dans les bars et restaurants de Paris.

De plus, ce même protocole indique que des sanctions pourraient être prises en cas de non-port du masque et qui laissent ouverte la voie à l’arbitraire patronale. Cela est d’autant plus grave que le flou des règles laisse place à une interprétation large des règles : “Au sein des bureaux partagés, ou en open space, vous pouvez, selon certaines conditions, fixées en fonction du niveau de circulation du virus dans votre département, enlever votre masque de manière temporaire au cours de votre journée de travail.” Même flou pour le protocole sanitaire au cas où un employé tombe malade du coronavirus. Ses collègues doivent-ils être confinés ? Si oui, selon quels paramètres ? Si le télétravail est impossible, comment gérer la situation ?

De plus, comme à son habitude, le gouvernement laisse une marge de manœuvre au patronat pour négocier au cas par cas, en ce qui concerne les masques comme les autres mesures (télétravail, etc.) – laissant la porte ouverte à ce que des conditions encore moins favorables aux salariés soient mises en place. Si 24% des clusters sont situés en entreprise, c’est en raison de ce type de logiques, où la priorité est donnée aux profits du grand patronat plutôt qu’à la préservation de la santé, de la sécurité et des conditions de travail des salariés.

Le gouvernement est poussé par l’impératif absolu du redémarrage de l’économie, après de longs mois au ralenti, voire à l’arrêt. Cette logique de la rentabilité à tout prix est aussi celle qui a causé la destruction de l’hôpital public par les gouvernements successifs, avec les conséquences désastreuses que l’on connaît sur la gestion de la crise sanitaire ; c’est également cette logique qui fait que le gouvernement renvoie les personnes vulnérables travailler en dépit du bon sens.

La gestion erratique de Macron et ses ministres l’a prouvé : aucune confiance ne peut être accordée à ce gouvernement pour gérer la pandémie. Loin des réunions à Matignon et autres négociations avec le gouvernement, il serait absolument nécessaire que les directions syndicales mettent en œuvre un plan de bataille à la hauteur de la situation, pour l’ensemble de notre classe, contre le gouvernement et contre ce système. Ce plan de bataille devrait porter un programme avec des mesures telles que la gratuité des masques pour tous et toutes, la généralisation des tests et la fin de la gestion répressive de la crise.

 

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Quand la crise sanitaire rapporte : la vente de MASQUES a rapporté 175 millions d’euros à la grande distribution
Quand la crise sanitaire rapporte : la vente de MASQUES a rapporté 175 millions d’euros à la grande distribution

Les ventes de masques a généré 175 millions d’euros de chiffre d’affaires à la grande distribution en dix semaines, selon les chiffres de la société d’analyse des données Nielsen. Cela représente 14 % de la croissance des produits de grande consommation.

lls se faisaient rares au début de l’épidémie, désormais les masques sont présents dans toutes les grandes surfaces. Depuis le 4 mai, les enseignes de la grande distribution peuvent vendre des masques dits « grand public », en tissu lavable et réutilisable ou des masques chirurgicaux, à usage unique.

Selon les chiffres de Nielsen, une société de mesure et d’analyse de données sur la consommation, leur vente a généré 175 millions d’euros de chiffre d’affaires à la grande distribution. Cela représente 14 % de la croissance des produits de grande consommation sur les dix dernières semaines.

I

Pic de vente lors de la semaine de déconfinement

 

Pendant la semaine du déconfinement, du 11 au 17 mai, les ventes de masques ont décollé. Ils ont rapporté en seulement une semaine 37 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les ventes ont par la suite diminué progressivement, pour stagner entre 8 et 10 millions à partir du 8 juin jusqu’au 12 juillet. Avec l’obligation du port du masque dans tous les lieux clos depuis le lundi 20 juillet, les ventes devraient repartir à la hausse dans les semaines à venir.

Rappelons que le prix des masques chirurgicaux est encadré par la loi. Le prix maximum de vente aux consommateurs est fixé à 95 centimes d’euros toutes taxes comprises l’unité.

Les ventes de gel hydroalcoolique ont rapporté 78 millions d’euros

De leur côté, les ventes de gel hydroalcoolique ont rapporté 78 millions d’euros de chiffre d’affaires. Comme pour les masques, la vente de gel a connu un pic lors de la semaine du déconfinement, avec 8 millions d’euros de ventes.

 

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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