SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L’exception devient la règle !

Suite au terrible évènement survenu le soir du 14 juillet à Nice, le gouvernement a annoncé une 4 ème prolongation de l’état d’urgence.

Le projet de loi sera présenté en conseil des ministres mardi 19 juillet, pour être ensuite soumis aux député-es et sénateur-rices les jours suivants.

La CGT tient, à nouveau, à réaffirmer la nécessité de défendre les valeurs essentielles de notre démocratie et de notre République.

Les actes de terrorisme ne pourront être combattus efficacement que si l’état de droit et les libertés sont préservés.

Toute démagogie sécuritaire est à proscrire.

A l’inverse, il est urgent de mettre en débat notre manière d’agir face à ces violences, les moyens de sécurité à déployer mais aussi de prévention, les politiques à mener qu’elles soient sociales, de défense nationale ou de sécurité.

Pour la CGT, les mesures de l’état d’urgence ne sont pas les réponses adéquates, et dans le même temps, elles portent atteinte gravement aux libertés et droits des citoyen-nes.

Le gouvernement doit faire cesser l’état d’urgence, prendre des décisions efficaces et responsables et œuvrer pour une réelle sécurité dans le respect des libertés collectives et individuelles.

Montreuil.

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Face au mouvement social contre la loi Travail dite El Khomri, le gouvernement a brandi la menace de l’interdiction de manifester, et l’a même mise en œuvre. L’occasion d’un retour sur l’histoire pour tâcher de mieux comprendre dans quelle cadre juridique se sont déroulées les manifestations au cours des 19e et 20e siècles.

C’est le décret-loi du 23 octobre 1935 qui fixe, pour la première fois, une réglementation d’ensemble sur l’action de manifester sur la voie publique. Avant cela, les textes sont rares et ne donnent pas de véritable statut juridique à la manifestation.

• 26 août 1789 : la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, dans son article 10, affirme que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.»

• 27 juillet 1791: loi qui criminalise, sous les termes d’attroupement séditieux, « tout rassemblement de plus de quinze personnes s’opposant à l’exécution d’une loi, d’une contrainte ou d’un jugement. »

• 3 septembre 1791 : la constitution garantit aux citoyens « la liberté de s’assembler paisiblement et sans arme, en satisfaisant aux lois de police ».

• 10 avril 1838: loi qui précise que « toutes personnes qui formeront des attroupements sur la place ou la voie publique seront tenues de se disperser à la première sommation des préfets, sous-préfets, maires, adjoints, magistrats et officiers civils chargés de police judiciaire ».

• 7 juin 1848: loi qui organise la répression des attroupements d’individus armés ou susceptibles de troubler la paix publique.

• 1884 et 1907: débats à la Chambre des députés qui posent la question du droit de manifester. En 1907, Clémenceau refuse le principe d’un droit de manifester mais appelle les organisations syndicales et politiques à mieux les encadrer et à les organiser en lien avec l’autorité publique : « Je ne suis pas bien sûr qu’il y ait un droit de manifestation ; mais je suis d’avis cependant qu’il peut et qu’il doit y avoir une tolérance de manifestation ».

C’est dans ce contexte de relatif vide juridique que les manifestations se développent au 19esiècle. La manifestation apparait moins comme un droit que comme une pratique de fait soumise à tolérance de la part de l’administration.

Elle s’inscrit pleinement dans le rapport de force travail/capital. Les pouvoirs publics la regardent avec méfiance, craignant toujours la dérive insurrectionnelle. Les heurts entre manifestants et forces de l’ordre sont en effet quasi-systématiques. Jusqu’à la manifestation « pacifique» du 17 octobre 1909, négociée avec les pouvoirs publics et encadrée par les « hommes de confiance », toutes les manifestations syndicales dans la capitale sont interdites.

• 25 octobre 1935 : décret-loi, adopté dans le contexte des manifestations de rue des ligues d’extrême-droite, qui réglemente la manifestation (déclaration préalable notamment). Malgré le décret-loi de 1935, le droit de manifester reste très ambiguë. Du point de vue juridique, si la manifestation n’est pas condamnée, rien ne la consacre et ne la garantie pour autant. La « liberté de manifestation » reste précaire dans son principe et fortement encadrée quant à sa pratique.

• 1946 et 1977 : deux tentatives de constitutionnaliser le droit de manifester échouent.

• 4 novembre 1950 : la Convention européenne des droits de l’Homme dispose dans son article 9 que « la liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».

• 8 juin 1970 : loi dite « anticasseurs ». L’article 314 de cette loi, souvent appliqué dans les années 1970, porte atteinte à la liberté de réunion et d’expression et au droit syndical.

• 23 décembre 1981 : loi n°81-1134 qui abroge la loi du 8 juin 1970 et ramène le système juridique français à son équilibre traditionnel.

• 18 janvier 1995 : le Conseil constitutionnel reconnaît, dans sa décision n°94-352 DC, que la liberté de manifester est une composante majeure de la liberté d’expression.

Tout au long du 20esiècle, la manifestation s’est affirmée comme un des modes d’action principaux du mouvement ouvrier et s’est inscrit à part entière dans le fonctionnement démocratique. Si la pratique de la liberté de manifestation s’est située loin des textes, elle s’est inscrite pleinement dans le cadre de la liberté d’expression et dans celui de la lutte des classes.

La décision du Conseil constitutionnel de 1995 a apporté toutefois une précision particulièrement importante, qui conforte le droit de manifester.

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Adossé à une partie de la presse (Le Figaro) et des sites comme Atlantico le Parti socialiste empêtré dans ses coups de force pour imposer la loi travail orchestre de faux procès contre la CGT en l'accusant de n'avoir pas respecté une minute de silence en mémoire des victimes de la barbarie à Nice.

Réponse de la CGT du spectacle et de l'Union départementale du Vaucluse que leurs accusateurs se gardent bien de publier.

Nous sommes bien au temps des manipulations qui expriment à leur manière l'extrême difficulté de la situation dans laquelle se touve le parti socilaiste et le gouvernement.

De cette manière le PS tente de se prémunir contre les inévitables et nécessaires manifestations qui accompagnent chacune de ses sorties publiques.

Mais NON le peuple n'oubliera pas vos reniements et votre dévotion à l'endroit de la finance, des banquiers et de l'union européenne:

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La CGT condamne la criminalisation des syndicalistes en Corée du sud

Le 4 juillet 2016, la Cour de Séoul a condamné Han Sang-gyun, Président de la Confédération coréenne des syndicats, KCTU, à 5 ans de prison et 500.000 won d’amende. Comme premier dirigeant de la KCTU, il assume la responsabilité des actions syndicales organisées à l’automne 2015.

La sentence a obéi aux requêtes du gouvernement suite aux rassemblements syndicaux et manifestations de protestation en 2015. En particulier, le 14 novembre 2015 à Séoul, les plus de 100.000 manifestants ont été accueillis par des gaz lacrymogènes, des canons à eaux et 20.000 policiers.

Résultat des dizaines de blessés ont été enregistrés dont certains gravement et des plaintes contre 585 dirigeants et adhérents de la KCTU dont 20 sont actuellement incarcérés et en attente des condamnations. Lee Young-joo, Secrétaire général de la KCTU est réfugié au siège de l’organisation depuis le décembre 2015. A la suite de la condamnation de Han Sang-gyun, les dirigeants et militants syndicaux coréens ont été condamnés à leur tour à des peines allant de 8 mois à 3 ans de prison.

La CGT apporte sa solidarité totale à la KCTU

La CGT apporte sa solidarité totale à la KCTU, ses dirigeants et ses militants confrontés à une attaque sans précédent visant à criminaliser l’action syndicale en Corée du Sud et empêcher les salariés et leurs organisations à exprimer leurs protestations et revendications. Elle soutient la lutte des syndicalistes en Corée et condamne l’évolution anti syndicale du gouvernement de Corée du Sud qui vise à renforcer le pouvoir des Chaebol, les grands conglomérats coréens qui dominent l’économie.

Les sentences contre les dirigeants de la KCTU et de ses organisations affiliées comme la KPTU, Fédération des services publics et des transports, montrent que la Cour est soumise aux priorités du gouvernement et des employeurs coréens.
La répression ne peut pas être la réponse aux désaccords et aux revendications des salariés. Elle appelle le gouvernement à lever toutes les charges contre les syndicalistes, stopper les actions pour empêcher les activités syndicales légitimes et pacifiques et cesser la criminalisation des militants et dirigeants syndicaux.

La CGT soutient la lutte pour le respect de la législation du travail de Corée et des conventions internationales du travail. Elle s’associe à la pression de l’ensemble du mouvement syndical international avec la CSI et les Global Unions pour la levée des charges contre les syndicalistes coréens qui n’ont fait que défendre les droits et libertés fondamentales des travailleurs.

La CGT restera aux côtés des syndicalistes coréens et du monde entier pour poursuivre la lutte pour la levée des sentences et la libération des militants syndicaux dans les actions qui seront organisées dans les semaines à venir.

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Signalons par ailleurs l'ouverture d'ue chaîne Youtube de la CGT-G à consulter à l'adresse :

https://www.youtube.com/channel/UC_F8L0FoCcozXUhQhkzWScQ

qui associe des revendications particulières couvrant des champs d'activité multiples à l'exigence du retrait de la loi El Khomri

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Source : le site de Commun Commune

Le 12 juillet 2016

Une militante, syndicaliste CGT, nous écrit :

 

"Je rentre de Carrefour (de Villejuif -Val de Marne) : le thé de nos camarades de la Scop Ti de Gemenos, la marque "1336" est en rayon. Mais voilà il y a un problème : il n'est pas au rayon des thés et tisanes mais au rayon "Produits du monde" ( cherchez l'erreur...) et en plus jeté sur l'étagère du bas, et derrière un poteau !
J'ai signalé le traitement qui est réservé la production de la Scop ouvrière, j'ai laissé un écrit et demandé à voir la directrice, elle n'était pas présente.
Je crois que l'on va s'organiser une petite descente militante pour réorganiser les rayons !
En attendant, faite comme moi : signalez les faits et demandez à voir la directrice.
Faisons tourner l'info."
Merci.

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A propos de l’euro 2016 marqué par de très lourdes violences et de la propagande médiatique et gouvernementale #loitravail

10 juillet 2016, finale de l’Euro de Football. Tandis que les tente de gaver les français de chauvinisme sportif saturant les ondes autour du ballon ronds, silence totale sur les violences entourant l’Euro.

Dès le lendemain de la finale de l’Euro, le ministre de l’intérieur se délivre à lui même un satisfecit quand à la gestion de la sécurité de l’Euro. Un Euro pourtant marqué par les violences.

A telle point que la Tour Eiffel est restée fermé le lundi 11 juillet, et cela en raison des très violent affrontements qui se sont déroulés aux abords du Trocadero. La Société d’exploitation de la tour Eiffel précisant que la situation ne « permet pas d’ouvrir aujourd’hui dans des conditions de sécurité correcte. La veille, alors que la Fan zone du trocadéro avait pour une fois fait le plein, des incidents ont éclatés la police repoussant sans ménagement des supporters voulant accéder à la retransmission du match. Des poubelles et des deux roues ont été incendiés.Plus de 50 personnes ont alors été arretées par la police.

Après la victoire du Portugal, 6 supporters portugais ont été blessés à coups de tessons de bouteille et au couteau, l’un deux étant dans un état grave. Deux personnes ont par ailleurs été blessés par une voiture sur les champs Elysées alors que la circulation aurait du être interrompue. Rappelons qu’entre 3500 et 4000 policiers avaient pourtant été mobilisés.

le deux poids deux mesures du gouvernement et des médias

Ces violences du 10 juillet s’ajoutent à la très longues listes des déprédations commises dans le cadre de l’euro de football. Par exemple

  • des scènes de batailles rangées impliquant des centaines de hooligans à Marseille les 9 et 10 juins causant plusieurs dizaines de blessés dont un blessé grave.
  • 21 juin batailles rangées entre hooligans d’extrême droite polonais et ukrainiens à Marseille
  • Lors du match République Tchèque Croatie des violences ont été commises dans le stade, avec notamment le jet de fumigène et de bombes agricoles sur la pelouse. Le prefet déplore alors qu’il « manquait à l’UEFA 150 à 200 personnes, en agents de sécurité, agents de palpation et stadiers pour remplir correctement sa mission »
  • Des hooligans ukrainiens et allemands se sont affrontés à Lille. De même que des hooligans anglais y ont attaqué des supporters russes. Plus de 50 personnes ont été blessés, 16 nécessitant une hospitalisation
  • A Lyon affrontement entre des hooligans anglais et des hooligans lyonnais.
  • A Nice, des affrontements entre supporters ont fait 8 blessés

Pour autant, aucun média, aucun journal télévisé n’aura osé faire sa une le 11 juillet sur les violences et les casseurs. Ni d’ailleurs sur les violences qui ont suivi la demi finale France Allemagne. Ce que ne manquait pas de souligner les réseaux sociaux

C’est pourtant à ce traitement que condamne systématiquement les médias de l’oligarchie capitaliste les manifestations du mouvement social. Refusant de parler du million de manifestants à Paris le 14 juin et de leurs revendication pour ne parler que d’un casseur, félant sans être interpellé par la police pourtant présente en masse quelques vitres de la façade de l’hopital Necker.

Par ailleurs, malgré les scènes d’ultra violences entre supporter, il faut constater la retenue des forces de l’ordre. Il n’a d’ailleurs été fait état d’aucun blessés par violences policières. A l’inverse, visant délibérément les manifestants, des manifestants nassés, encagés et bloqués pendant des heures par une police cherchant l’affrontement, les forces de l’ordre ont causés dans leurs interventions des centaines et sans doutes des milliers de blessés dont plusieurs très graves. Notamment avec l’usage massif de grenades et de fusil à balle en caoutchouc contre les manifestants.

Malgré de très nombreuses violences, ni incrimination de l’UEFA, ni interdiction des matchs

Selon les chiffres du ministre de l’intérieur, en à peine un mois de compétition, plus de 1550 personnes ont été interpellés, 891 placées en garde à vue et 59 personnes ont été condamnés à des peines de prison ferme ou avec sursis. A la mi mai, Bernard Cazeneuve – surnommé par les travailleurs Gazeneuve en raison de la violente répression des manifestations – revendiquait avoir procédé à plus de 1000 arrestations et une cinquantaine de condamnation (dont un bon nombre politique) dans le cadre de la répression du mouvement social contre la Loi Travail. Les violences lors de l’Euro auront donc générées près de 4 fois plus d’arrestations que le mouvement social contre la Loi Travail. Et l’on peut ajouter qu’au contraire de l’Euro, le mouvement social a lui fait l’objet de violences policières et de nombre d’arrestation arbitraires, dans une politique répressive visant à terroriser les manifestants

Pourtant, ni le premier ministre, ni le ministre de l’intérieur n’ont recouru à l’interdiction d’aucun match de cet euro troublant l’ordre public, ni à des menaces contre l’UEFA ou la société privée organisatrice de l’Euro (une société dont les bénéfices sont défiscalisés). Dans le même temps, face à la contestation démocratique et sociale de la Loi Travail, une loi dictée par Bruxelles et écrite par le MEDEF avec l’aide de la CFDT, les mêmes ont interdit plusieurs manifestations, essayer d’interdire les manifestations à Paris et menacé la CGT et l’intersyndicale. personne n’aura non plus entendu les LR ou le FN demandé à l’UEFA de rembourser les dégâts causés par les hordes de « supporters » ravageant certaines des villes où se sont déroulés les match. Ce deux poids deux mesures démontrent bien ce qu’il en est de l’instrumentalisation des violences par le gouvernement pour tenter de justifier la violente répression visant à interdire l’opposition syndicale et politique à la Loi Travail, une violente repression qui est le seul argument avec l’anti démocratique 49.3 pour permettre au gouvernement d’obéir aux ordres de la Commission Européenne et satisfaire ainsi le grand patronat.

Source de l'article, le site initiative Communiste

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Source La Voix du Nord

Les syndicats avaient prévenu : ils resteront mobilisés tout l’été contre la loi travail. Ce mardi matin, une intersyndicale a mené une opération péage gratuit sur l’autoroute A1, au péage de Fresnes-lès-Montauban.

« Aujourd’hui, c’est péage gratuit contre la loi El Khomri ! » Ce mardi matin, une soixantaine de membres d’une intersyndicale (CGT, FO, SUD, FSU, UNEF) Nord - Pas-de-Calais étaient mobilisés de 7 h 30 à 10 h au péage de Fresnes-lès-Montauban, sur l’A1. Distribution de tracts, levée des barrières : ils ont manifesté contre la loi travail par une opération péage gratuit, dans le sens Paris vers Lille.

La lutte contre la loi travail continue cet été. « Il n’y a pas de trêve estivale », confirme Abdel Abdesselam, secrétaire général de l’union locale CGT de Roubaix. Une automobiliste se dit « surprise » de pouvoir passer sans acquitter le péage. Et répond à la sollicitation du représentant CGT qui lui tend une tirelire.

Il faut dire que la SANEF, société exploitante de l’autoroute, voyait d’un mauvais œil la levée « sauvage » des barrière et qu’elle pourrait réclamer aux manifestants un dédomagement compte tenu de la « perte de trafic » et des « dégradations du matériel ».

Si le mode d’action suscite des divergences, la finalité est identique pour SUD et la CGT que pour FO. « On reste dans l’action, on est révoltés », résume Christophe Jacobs, secrétaire général de l’union départementale CGT Nord, entre deux coups de klaxon des chauffeurs en soutien au mouvement au passage du péage gratuit. « La loi est passée, mais quoi qu’il arrive, on reste fermes et déterminés . Nous resterons mobilisés jusqu’à la rentrée, jusqu’au retrait de la loi. »

La manifestation n’a entraîné aucun bouchon ni ralentissement. Les barrières de péage ont été remises en service par la SANEF vers 10 h 15.

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roduit des effets de plus en plus désastreux, si rien ne change (c'est à dire si les politiques ne font rien), cela va devenir catastrophique.  

En effet, les départements sous-dotés en médecins généralistes seraient aussi ceux où le nombre de personnes en surpoids et atteintes d'hypertension est le plus important. La corrélation entre ces deux événements viendrait d'être faite par une étude menée par le spécialiste de la santé connectée Withings, en partenariat avec Doctolib, le leadeur français de la recherche et de la prise de rendez-vous médicaux en ligne.

Selon Le Parisien/Aujourd'hui, qui dévoile les résultats de cette enquête, les départements de la Seine-et-Marne, où "il faut attendre neuf jours pour voir un médecin, contre six en moyenne", est, par exemple, l'un des départements les plus à risque. En effet, rapporte le quotidien, "la proportion de personnes en surpoids est de 51%, soit 6 points de plus que la moyenne nationale".

Étonnant ce chiffre, réputé comme normal, de 6 jours en moyenne de délais d'attente pour obtenir un rendez-vous chez un généraliste, vous ne trouvez pas ? Est-ce la norme à laquelle "ils" veulent nous habituer ? On serait alors à des années lumière de la grande époque où l'on voyait le médecin dans la journée !

Même situation pour la Saône-et-Loire, où seize jours sont nécessaires pour obtenir un rendez-vous, et où 48% de la population a des problèmes de poids et 28% des symptômes d'hypertension.

L'épidémie nous arrive de la frontière sud-est du département: l'Oise est un département où le surpoids est dans la tranche entre 51% et 60% sup&rieur à la normale, elle même en frontière de la Somme où il faudrait plus de 30 jours pour avoir un rendez vous chez un généraliste. On sait qu'en Seine-Maritime, la zone frontière avec les deux départements est une zone pénurie médicale.

Mais cette situation grave n'intéresse personne, ni les politiques, et surtout pas les médias ! Médiatiquement, il est sans doute préférable de faire peur avec le terrorisme, et de ne surtout pas faire peur avec la pénurie de médecins! Peut-être pour justifier l'annonce de la hausse des honoraires ?

A titre de comparaison, trois jours d'attente sont seulement nécessaires dans les Alpes-Maritimes pour obtenir un rendez-vous chez un généraliste, département où la densité médicale est assez élevée. De fait, le nombre de personnes en surpoids se réduit à 44% et celui des individus atteints d'hypertension à 19%.

Comme en conclut Le Parisien/Aujourd'hui, "si les liens de cause à effet entre précarité et obésité sont avérés, le rôle du généraliste est capital dans la prévention des kilos en trop".

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Beaucoup de militants se sont alarmés du silence de la CES durant notre long et durable mouvement contre la loi travail !

Cette préoccupation a trouvé un écho à la réunion CGT des fédérations le 1er juillet dernier.

En effet :

" Plusieurs fédérations interpellent fortement concernant la CES, son inaction, son manque d’expression concernant la situation et le conflit en France mais aussi en Belgique. De plus, c’est de partout que l’austérité fait ses dégâts. Il est demandé que la CGT pèse de tout son poids pour qu’a minima il y ait une expression claire de la CES, l’idéal aurait été une initiative européenne."

 

Dans l'esprit des auteurs de ces réflexions il suffirait donc que de l'intérieur la CGT hausse le ton pour que la CES ait une claire expression et organise la lutte à l'échelle européenne.

On retrouve une analyse parallèle dans l'idée que les divergences de la CGT (ainsi que de FO) et de la CFDT appartenant toutes à la CES auraient également contraint cette dernière au silence.

En quelque sorte pour ne fâcher personne !

Mais les raisons fondamentales de ce silence et de cette inaction résident-elles dans ces explications avancées pour en fait contourner les motivations essentielles du comportement de la CES ?

Et ne pas s'avouer que le problème est bien plus profond ?

Car il y a une donnée qui a été largement été ignorée durant tout le conflit : c'est que le cœur de la loi concernant l'inversion de la hiérarchie des normes correspond aux recommandations du Conseil européen qui spécifie dans ses recommandations concernant la France le 18 mai 2016 :

" Les réformes menées récemment n'ont donné aux employeurs que peu de possibilités pour déroger aux accords de branche. Cela concerne tous les aspects des conditions d'emploi, notamment les salaires, le temps de travail et les conditions de travail, et limite la capacité des entreprises à moduler leurs effectifs en fonction de leurs besoins …".

La loi El Khomri trouve donc incontestablement sa source dans les orientations européennes au nom de la compétitivité des entreprises, de la concurrence internationale, des "exigences" de la flexibilité du marché du travail ...

 

Or la CES est avant tout une institution dépendante financièrement et politiquement des institutions européennes.

Elle n'a donc ni l'indépendance organisationnelle, ni financière, ni politique et idéologique de s'opposer de front à des recommandations et directives européennes.

Et les divergences entre organisations de la CES ne l'ont pas empêché de prendre position ouvertement contre les dirigeants grecs au moment du referendum contre la politique d'austérité de la Troïka.

Mais là bien sûr il s'agissait d'agir en faveur de l'Union européenne, de ses dirigeants et de la banque Centrale européenne contre les choix du peuple grec.

C'est là que résident les vrais raisons du silence de la CES à propos de notre mouvement !

La CES est une instance de l''UE et c'est pour cela que la CES a toujours été du mauvais côté de la barricade. Les précédents sont légions comme en 2003 lors du conflit sur les retraites en France et en Italie pour laquelle la CES ne fit pas la moindre déclaration, préférant en pleine lutte inviter à son congrès Giscard d’Estaing venu vendre la constitution européenne sous les hourras, constitution pour laquelle la CES appellera à voter oui en 2005…

Continuer de prétendre qu'en élevant le niveau d'intervention de la CGT dans la CES on va pouvoir réorienter cette organisation dans le sens des luttes et de l'intérêt des travailleurs, c'est ne pas faire le bilan de près de 20 ans d'adhésion.

C'est ignorer que parmi les principaux motifs évoqués à l'époque pour justifier l'adhésion figurait en bonne place l'idée que la seule présence de la CGT dans la CES allait en quelque sorte "gauchir" ses orientations et la transformer en structure de combat.

Et c'est ignorer qu'il n'en n'a rien été !

Cette illusion entretenue pour justifier le maintien dans une organisation totalement dépendante des objectifs et des intérêts de l'oligarchie est de la même nature que l'illusion de "l'Europe sociale "invoquée depuis des décades sans le moindre commencement d'amorce de début de réalisation !

Et pour cause : la construction européenne et ses traités sont les instruments de la domination sans partage de l'oligarchie et de la mise en œuvre des ses projets !

Les structures syndicales mises en place dans les années 1970-1980 correspondent non pas à la nécessité d'organiser et de coordonner les luttes des travailleurs européens mais à celle de les contrôler, de les subordonner aux intérêts de l'oligarchie et des grandes entreprises, d'accompagner la crise du capitalisme sans risques pour la domination patronale par la "concertation," le "dialogue social" …, la collaboration de classe quoi !

Dans les années 90, les forces réactionnaires et social-démocrates ont mis à profit le désarroi dans le monde ouvrier et salarial qui a résulté à la fois de la désindustrialisation et du chômage massif et de l'effondrement des pays socialistes.

Pour présenter le marché capitaliste comme la seule réalité crédible et efficace face à toute visée de changement de société.

Pour tenter d'intégrer à leur vision … et à leurs intérêts jusque et y compris les forces et les organisations qui jusque là s'étaient opposé à leurs prétentions.

Pour eux c'était la fin de l'Histoire et des projets transformateurs des forces révolutionnaires, de la classe ouvrière.

Dans le mouvement syndical européen c'est à ce projet que la CES a servi et continue de servir !

La réalité de la lutte des classes plus forte que jamais

Sauf que les réalités de la crise systémique du capitalisme, les réalités de l'exploitation, de la misère et de l'aggravation des inégalités, celles de la crise de l'Union européenne elle-même ont balayé et ringardisé ce discours.

Ce qui existe en profondeur ce n'est pas l'entente cordiale avec le patronat, mais le rapport de forces, la lutte des classes pour le salaire, pour l'emploi, pour les garanties sociales, pour le respect du Code du travail et des conquis historiques.

Et dans ce combat, les travailleurs, la classe ouvrière doivent conforter les organisations réellement indépendantes des structures patronales et des institutions sous leur contrôle ou en phase avec leurs intérêts de classe.

Il est donc plus que temps de tirer un véritable bilan de près de 20 ans d'appartenance de la CGT à la CES.

En se dégageant des illusions de l'Europe sociale et de la possibilité d'une réorientation positive de la CES.

La nécessaire coordination, entente de lutte entre les travailleurs du continent européen ne passe pas par la CES mais par celle de leurs organisations nationales.

Cela est si vrai que dans le mouvement actuel contre la loi travail qui frappe tous les travailleurs européens les seuls démarches de solidarité proprement européennes ont bel et bien émanés de syndicats eux-mêmes engagés dans cette lutte comme c'est le cas du syndicat belge FGTB.

L'alternative Fédération Syndicale Mondiale

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L'existence de la FSM est une réalité forte : plusieurs dizaines de millions d'adhérents.


Déjà d'importantes fédérations CGT y ont leur place comme l'agro-alimentaire et la fédération de la chimie, ainsi que des dizaines de syndicats.

Le prochain congrès se déroule à Durban (Afrique du Sud) du 5 au 8 octobre.

Rien n'empêche donc la confédération en tant que telle de prendre langue dans un premier temps par exemple justement à l'occasion de ce congrès.

A moins que la CES et Confédération Syndicale Internationale (CSI) issue de la lutte anti-communiste durant la guerre froide n'y oppose leur veto et/ou prétendent à l'appartenance exclusive.

Ce qui renvoie au choix confédéral et à l'affirmation de son indépendance à l'égard de toute force extérieure à l'organisation elle-même !

D'autant que la FSM elle, a manifesté sa solidarité à l''égard de notre mouvement à plusieurs reprises et que son secrétaire général, le grec, Georges Mavrikos est intervenu en personne à Marseille devant plusieurs dizaines de milliers de manifestants, comme l'indique la Marseillaise qui a retranscrit son discours dans son édition du 2 juin dernier.

Dans le combat contre la loi travail la CGT et ses bases combatives ont su montrer le chemin de l'issue pour le monde du travail. La cohérence exige d'aller au bout de cette démarche et de renouer radicalement avec la critique du rôle de l'Union européenne et du marché commun et de ses conséquences prévisibles formulées avec prescience par un Benoît Frachon dès 1957 *.

En en tirant toutes les conséquences !

Car c'est de cohérence d'une orientation et d'une stratégie qu'il s'agit !

 

Le Front syndical de Classe

9 juillet 2016

* (Benoit Frachon, Au rythme des jours)

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Le Marché commun n’a pas et ne pouvait pas aboutir à l’amélioration de la situation de la classe ouvrière. Il l’a aggravée. Le Marché commun, sous le signe des monopoles, ne pouvait pas ne pas aboutir à ce que ces derniers dominent de plus en plus l’Etat dans chacun de ses pays où tous les gouvernements exécutent désormais fidèlement leur politique.

La domination des monopoles qui a abouti, dans tous les pays du Marché commun, à l’installation de gouvernements à leur dévotion, est une menace permanente pour les libertés ouvrières et démocratiques.

Nous le disons très franchement aux militants des organisations qui participent aux institutions du Marché Commun, nous n’avons aucune confiance dans la possibilité de transformer ces organismes, de les infléchir vers une politique différente.

Quelles que soient les modifications qui puissent leur être apportées, ils poursuivront leur politique actuelle aussi longtemps que les représentants des monopoles et les gouvernements à leur dévotion en seront les animateurs et les bénéficiaires. Nous nuirions à la collaboration fraternelle des peuples, nous retarderions l’union ouvrière pour le progrès, pour la liberté et la paix, si nous laissions croire un seul instant que dans l’Union européenne que les capitalistes veulent réaliser, il y a la moindre parcelle de cet internationalisme auquel aspirent les travailleurs. Nous devons au contraire démasquer leurs subterfuges et expliquer que les Etats-Unis d’Europe dont parlent d’abondance les représentants les plus typiques des monopoles, ne seraient qu’une simple association réactionnaire d’exploiteurs unissant leurs efforts pour maintenir les peuples sous leur domination, et empêcher l’évolution de la société vers le socialisme, vers une véritable collaboration fraternelle des peuples. » 

Publié le par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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