SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Loi Travail : la CGT répond à Hollande en citant Thorez... jusqu'au bout

 

La CGT a rappelé la phrase exacte de Maurice Thorez, prononcée en juin 1936.  (DR.)

La CGT donne maintenant un cours d'histoire à François Hollande. Le président a cité le communiste lundi dans une interview à La Voix du Nord pour expliquer qu'il faut «savoir arrêter une grève».

Dans un communiqué, la CGT se dit «d'accord avec François Hollande, à une nuance près». Elle fustige également «la stratégie de radicalisation et de refus du dialogue du gouvernement et du patronat».

Maurice Thorez avait prononcé sa phrase devenue célèbre en juin 1936, lors du Front populaire. Alors secrétaire général du PCF, après la signature des accords Matignon (semaine de 40 heures, 15 jours de congés payés...), il avait appelé à la reprise du travail. 

En novembre 2007, Nicolas Sarkozy avait également utilisé la première partie de la phrase du responsable communiste pour appeler à une sortie d'un mouvement de grève dans les transports. 

Un appel au président avant l'Euro

Dans la suite de son communiqué, la CGT souligne qu'«après plus de trois mois de lutte, la mobilisation continue contre la loi Travail», et le syndicat invite les salariés à l'amplifier «sous toutes ses formes».  

«Pour permettre à la France d'organiser un bel Euro, la CGT réitère l'appel adressé par l'intersyndicale par courrier au président de la République, le 20 mai: il y a urgence à ce que les organisations soient entendues et reçues sur leurs revendications et exigences!». Même s'il dit l'inverse, le gouvernement est inquiet sur d'éventuels blocages durant l'Euro organisé en France et qui commence dans trois jours. 

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Les travailleurs belges luttent également contre une loi travail régressive et pour des alternatives de progrès social !

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SCANDALEUX

Vendredi matin, une délégation, CGT et SUD RAIL des cheminots de Dieppe, a été reçue par la députée de la 6ème circonscription de Seine-Maritime. Lors de cet échange, les camarades ont fait part de leur réprobation à l’encontre des violences policières qui s’accentuent dans tout le pays.

Pour seule réponse, fidèle à ses habitudes, Mme le Vern n’a trouvé que le mensonge et le discrédit à jeter sur la CGT de Dieppe et ses responsables pour excuser cette terrible répression.

Elle a prétendue qu’un cadre local de la CGT serait rentré dans sa permanence, au cours de la 2ème manifestation contre la loi travail, et aurait bousculé sa secrétaire. Celle-ci a spécifié aux 2 représentants syndicaux présents qu’il s’agirait en l’occurrence de M. DUPUIS…Marie Le Vern de rajouter, nous la citons, « c’est un abruti ! ».

Si on lui laisse son appréciation subjective à l’endroit du secrétaire générale de l’Union Locale de Dieppe, nous tenons à préciser que toutes ses allégations sur les faits, sont calomnieuses et complétement mensongères.

Ainsi, le Mercredi 9 Mars 2016, à Dieppe, lors d’une manifestation dans le cadre de la mobilisation contre la loi « travail », les locaux du Parti Socialiste ont fait l'objet d'une « décoration » visant à dénoncer les multiples trahisons du Gouvernement envers les salariés.

Or, le Parti Socialiste, plutôt que de faire profil bas au regard de la politique d'austérité mené par le gouvernement et au regard des violences orchestrées par celui-ci à l'égard des manifestants, a décidé de porter plainte par la voie de sa Fédération Départementale.

Pire, cette plainte est NOMINATIVE, c'est à dire qu'elle vise non pas une instance mais une personne prise individuellement, en l'occurrence Mathias DUPUIS, Secrétaire Général de l'UL CGT de Dieppe.

Celui-ci a donc été convoqué au commissariat de Dieppe le 22 Avril dernier. 

Lors de cette audition, menée par le Capitaine HOTTE du commissariat de Dieppe, il lui a été fait lecture de  la plainte en question. Il y est fait état de dégradations commises sur le local PS de Dieppe, collage et tag. Dans celle-ci, il est rapporté à son propos qu’il a participé aux dégradations par du collage sur les murs, objet surréaliste de la plainte.

À aucun moment, il n’est fait mention d’une prétendue intrusion dans les locaux, ni même de la soi-disant bousculade qu’il aurait commise à l’encontre d’une salariée.

Nous en voulons pour preuve la présence policière le jour même sur les lieux qui peuvent attester des propos diffamatoires de la députée.

Tout ceci ne confirme que la malhonnêteté la plus insupportable est du côté du gouvernement et de ses représentants les plus prosternés qui, par leurs passages en force répétés et leur déni de démocratie, instaurent un climat délétère.

Mme Le Vern est fortement reconnue par son antipathie profonde envers le syndicat CGT et les valeurs profondes de la classe ouvrière qu’elle ne connait pas.

Mais rien, pas même les affabulations d’un apparatchik, ne freinera notre détermination contre la Loi-Travail qui n'est ni négociable ni amendable.

 

COMMUNIQUÉ de L’Union Locale Cgt de la Région Dieppoise

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La bataille continue

lundi 6 juin 2016 , par Alessandro Vitagliano

Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT Spectacle fait le point sur l’après négociations "Intermittents".
Lors de la séance de négociation interprofessionnelle le 30 mai au Medef, un véritable tir de barrage…

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Accueilli à Montreuil par des militants CGT hostiles, Emmanuel Macron reçoit des œufs sur la tête

De passage à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ce lundi matin pour dévoiler le timbre émis pour les 80 ans du Front Populaire, le ministre de l'Economie a reçu un accueil particulièrement hostile de la centaine de militants CGT et communistes qui l'attendaient devant la Poste, rapporte une journaliste du "Parisien".

Aux cris de "Casse-toi", de nombreux œufs ont été jetés sur la délégation ministérielle et le ministre de l'Economie en a reçu un sur la tête, selon le quotidien. Emmanuel Macron a par la suite dénoncé la "violence" et "l'agressivité" de ces opposants à la loi Travail.

Le maire communiste de Montreuil, Patrice Bessac, avait prévenu dimanche qu'il ne "recevrait pas Emmanuel Macron" : "Par cet acte symbolique, je veux faire entendre la déception, le mécontentement, l’indignation et la colère que génère, auprès des Montreuillois et hors les limites de notre commune, la politique actuelle du gouvernement", écrivait l'élu sur son site internet.

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L’info qui ronge le cerveau.


Je n’espère qu'une chose : que ceux qui déversent leur haine contre la CGT à longueur de médias, dans la rue ou partout, seront conséquents avec eux-mêmes et n'oseront pas cet été prendre leurs congés payés, ne se feront plus rembourser par la sécu, ne prendront pas de retraite, travailleront jusqu'à 70 ans, n'oseront pas toucher les allocs, la prime prénatale, le congé maternité, n'oseront pas utiliser la médecine du travail, les heures supplémentaires, tous les acquis et avantages de leurs conventions collectives etc.… C'est-à-dire tous les conquis (≠ acquis) que les copains de la CGT (vous savez ceux qui les prennent en otage !) leur ont obtenus au péril de leur vie parfois, pendant qu'eux se contentaient de regarder ou de faire la lèche aux patrons et aujourd'hui de les insulter, bises a ceux qui luttent »


Michel Etievent, écrivain

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GRANDE MANIFESTATION NATIONALE A PARIS ! . . .

 

L'union locale CGT de Compiègne organise un déplacement en autocars pour Paris le mardi 14 juin 2016.

TRANSPORT GRATUIT !

Une neuvième journée de mobilisation contre la loi travail est prévue le 14 juin prochain, avec «une puissante manifestation nationale» à Paris. Une date choisie pour coïncider avec le début des débats sur le texte controversé au Sénat.

INSCRIPTION dés maintenant uniquement par mail : ulcgtcompiegne@wanadoo.fr
En précisant : Paris manif 14 juin , votre nom et prénom et le nombre de personnes.

Départ:
NOYON : 8 H 30 Place St Jacques
THOUROTTE : 9 H Place de la Mairie
COMPIEGNE : 9 H 30 Parking du Lycée Charles de Gaulle

ATTENTION, ces horaires sont le départ des autocars ( prévoir 20 mn avant pour l'embarquement).

Clôture des inscriptions lundi 6 juin 23 h 30

Sandwichs et boissons assurés sur place par La CGT Compiègne.

Bienvenue à tous :Aux Citoyens,salariés privés,publics,étudiants,lycéens,privés d'emploi,retraités ect...

Fraternellement
Le Secrétaire Général

Georges du Rouchet

 

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Criminalisation de l'action Syndicale

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Fin de la justice pour TOUS !

La CGT vient de prendre connaissance du décret concernant la procédure prud’homale, qui fait suite à la loi Macron. Ce texte porte une grave atteinte au principe d’égalité des citoyens devant la justice, en évinçant, par la complexification de la saisine des conseils de prud’hommes, les travailleurs les plus fragiles qui auront les plus grandes difficultés à agir en justice contre leur employeur.

La mesure la plus symbolique de cette volonté de rendre la justice de moins en moins accessible réside dans l’instauration d’une procédure écrite complexe pour pouvoir commencer un procès devant les prud’hommes. Jusqu’à présent, cela pouvait se faire oralement en se présentant dans son conseil de prud’hommes.

Une nouvelle fois le gouvernement répond aux revendications du Medef et de la Cgpme qui demandaient la nullité de la saisine prud’homale si celle-ci n’était pas motivée ou accompagnée d’un certain nombre de pièces, alors que l’ensemble des organisations syndicales de salariés demandaient le retrait de cette sanction qu’est la nullité.

La CGT considère que par ce décret, le gouvernement et le patronat veulent empêcher le plus grand nombre de salariés de pouvoir saisir le Conseil de Prud’hommes et ainsi contribuer à faire baisser les demandes devant le conseil de prud’hommes, instaurant de fait une impunité patronale.

Pour la CGT, ce texte est contraire à la convention 158 de l’OIT qui dans son article 8 énonce qu’« un travailleur qui estime avoir fait l’objet d’une mesure de licenciement injustifié aura le droit de recourir à un tribunal » permettant à tous les travailleurs de saisir la justice.

Plutôt que de donner les moyens à la justice prud’homale et de permettre à ceux qui sont licenciés ou dont les droits ne sont pas appliqués (seuls aujourd’hui 23% des salariés licenciés contestent le motif de leur licenciement devant le CPH) et ainsi faciliter le respect des droits des salariés, le gouvernement préfère mettre des « bâtons dans les roues » des 700 000 salariés licenciés chaque année.

La CGT exercera tous recours contre ce texte attentatoire aux droits les plus élémentaires pour l’ensemble des salariés-justiciables.

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Le néerlandais Unilever a signé un accord avec The Coca-Cola Company, maison mère de la marque américaine de soda, et sa société d'embouteillage Coca-Cola FEMSA, pour la vente de sa marque latino-américaine de boissons au soja AdeS pour 575 millions de dollars (515 M d'euros).
"Cette vente est une étape dans la réorganisation de notre portefeuille de produits en Amérique latine en vue d'offrir une croissance durable à Unilever", a déclaré Miguel Kozuszok, vice-président exécutif du géant de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever en Amérique latine, cité mercredi dans un communiqué du groupe.
"AdeS est une marque emblématique et nous pensons que son potentiel sera totalement réalisé par le système Coca-Cola", a-t-il ajouté.
Avec ces boissons au soja actuellement vendues dans dix pays d'Amérique latine, du Mexique à l'Argentine, Coca-Cola souhaite "fournir un choix grandissant de produits", selon le président de la section Amérique latine du géant des sodas Brian Smith.
Cette vente "continue les partenariats prospères de joint-ventures avec nos partenaires d'embouteillages latino-américains et apporte plus d'offres novatrices à nos marchés", a-t-il poursuivi.
"Nous voulons tirer profit de la position dominante de la marque AdeS", a souligné le directeur exécutif de Coca-Cola FEMSA, John Santa Maria, "pour créer de la valeur et davantage d'innovation dans cette nouvelle plateforme de boissons".
Fondé en 1930, Unilever commercialise notamment les thés Lipton, les soupes Knorr, l'huile d'olive Bertolli et les déodorants Rexona et touche ainsi 2 milliards de consommateurs chaque jour dans 190 pays. Il emploie plus de 169.000 personnes à travers le monde.
Le géant néerlandais a réalisé en 2015 un chiffre d'affaires de 53,27 milliards d'euros, avec un bénéfice net de 4,91 milliards en baisse de 5%, évoquant en janvier une année "difficile" avec notamment un ralentissement économique mondial et la volatilité du prix des matières premières.
Le chiffre d'affaires d'Unilever a baissé de 2% au premier trimestre 2016 à 12,5 milliards d'euros, plombé par des taux de change peu favorables.

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Pour « outrepasser le droit de grève », les sites pétroliers du Havre exposés à un accident grave ?

par Nolwenn Weiler

C’est une répercussion inquiétante du mouvement social sur la loi travail en France. La CGT accuse les entreprises pétrolières présentes dans le port du Havre, à commencer par Total et ExxonMobil, de continuer à faire fonctionner leurs installations « dans des conditions périlleuses » malgré la grève d’une grande partie du personnel qui devrait entraîner la mise en veille de ces sites. Horaires de travail à rallonge pour les non-grévistes, cadres faisant le travail de techniciens... Pour le syndicat, ces pratiques font courir le risque d’un accident « type AZF ».

L’alerte a été envoyée ce 30 mai à Jacques Vernier, président du conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT), rattaché au ministère de l’Environnement [1]. Cette alerte signale un risque d’accident majeur, type AZF, sur plusieurs sites pétroliers du Havre et de sa périphérie, en Normandie : la plateforme d’ExxonMobil à Notre-Dame de Gravenchon, celle de Total à Gonfreville et sur le terminal pétrolier du Havre géré par la compagnie industrielle maritime (CIM). Signé par Pascal Servain, président de la Fédération nationale des industries chimiques CGT (Fnic-CGT) et membre du CSPRT, le texte précise que « la CGT a constaté un non-respect de la réglementation du travail et de la réglementation qui concerne les installations classées pour outrepasser le droit de grève et tenter de produire dans des conditions périlleuses ».

« Dans le port du Havre, certains cadres s’occupent de manœuvrer les bateaux, ce n’est pas leur travail !, s’inquiète Pascal Servain. Ce sont des techniciens spécialisés qui doivent le faire. Il y a des risques d’explosion, des risques d’incendies, des risques de pollution. » Il signale par ailleurs des durées de travail illégales et irraisonnables, « jusqu’à 72 heures d’ affilée nuit et jour à la CIM pour certains non-grévistes » ! Jean-Paul Lecoq, maire communiste de Gonfreville, et vice-président de la communauté de l’agglomération havraise, délégué aux risques majeurs et à l’environnement industriel, est en contact permanent avec les salariés des sites classés. « À la CIM, les salariés grévistes nous expliquent qu’il y a 17 cadres dans l’entreprise depuis une semaine. Ils mangent et dorment là. Normalement, pour garantir la sécurité de ce site, il faut être trente ! De plus, les cadres ne connaissent pas l’entreprise comme les salariés. »

« On ne fabrique pas de la limonade dans ces sites ! »

Pascal Servain mentionne par ailleurs l’allongement des durées de travail des salariés qui effectuent les « trois-huit » (trois fois huit heures) sur les plate-formes d’ExxonMobil à Notre-dame de Gravenchon ou de Total à Gonfreville. « Au lieu de travailler 8 heures d’affilée, les gars bossent parfois plus de 12 heures. On peut facilement imaginer que quelqu’un qui a travaillé de 22h à 10h du matin est dans un état de fatigue qui altère ses capacités de réaction en cas de pépin. On ne fabrique pas de la limonade dans ces sites ! » À Notre-Dame-de-Gravenchon, la plate-forme comprend une raffinerie, qui produit du gaz, de l’essence, du kérosène, des gazoles, des fiouls lourds et fiouls domestiques. Elle fabrique également des huiles de base pour la chimie. Le site comprend par ailleurs plusieurs unités pétrochimiques, où l’on conçoit des caoutchoucs synthétiques ou des résines de pétrole. « On est occupés en permanence à gérer des conflits de risques avec les produits que l’on traite », rappelle Pascal Servain.

Jean-Paul Lecoq a transmis l’alerte à la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), service du ministère de l’Écologie chargé de s’assurer que les conditions de travail et de production dans les usines des sites classés respectent bien la règlementation. « J’aimerais que l’État me fasse un retour sur les risques évoqués, explique l’élu communiste. En tant que maire, je suis chargé d’assurer la sécurité de mes concitoyens. La semaine dernière, une alerte m’a été transmise par les salariés grévistes d’une usine d’engrais de l’entreprise Yara, située sur ma commune. C’est le même genre d’usine qu’AZF ! J’ai prévenu la Dreal qui a aussitôt été sur place. Depuis l’usine a été sécurisée, la production a été mise en veille. » L’élu doit rencontrer les services de l’État ce mardi après-midi.

« Tout cela, c’est une question de fric, assure Pascal Servain. Ils veulent produire à tout prix, pour ne pas perdre d’argent. Normalement, dans les raffineries, à chaque grève, il y a un protocole. Les grévistes discutent avec la direction pour savoir quelles unités on arrête. Arrêter une raffinerie, c’est un gros chantier. Là, à Gonfreville et Granvenchon, les directions ont fait traîner les choses et bafoué l’arrêté préfectoral qui décrit la façon dont les usines Seveso doivent être exploitées. » L’arrêté précise notamment le nombre de personnes minimales qui doivent être présentes pour faire fonctionner une raffinerie. « Normalement, s’il n’y a pas assez de monde, on arrête », rappelle Pascal Servain. « Il vaut mieux garantir la sécurité, quitte à limiter les stocks produits », suggère de son côté Jean-Paul Lecoq. Les directions de Total et ExxonMobil, que nous avons sollicitées au sujet de ces risques d’accidents graves, n’ont pas répondu. La direction de la CIM déclare de son côté qu’elle ne communique pas avec la presse. Silence également au sein du ministère de l’Environnement.

Nolwenn Weiler

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Photo : Luc Poupard CC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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L’entreprise chimique allemande Bayer a annoncé son souhait de racheter Monsanto, le géant des OGM et des pesticides. Un projet de fusion qui fait suite à celle de DuPont et Dow ainsi qu’au rachat de Syngenta par ChemChina. Alors que le secteur de la chimie et des semences était déjà extrêmement concentré, il pourrait bientôt être dominé par trois mastodontes seulement, qui consolideraient ainsi leur mainmise sur l’agriculture. Cette vague de concentrations s’inscrit dans un contexte de course au brevets et aux biotechnologies, mais aussi de remise en cause de l’impact environnemental et sanitaire de leurs produits.

Libération fait le point sur les forces en présence :

Certains le surnomment déjà « le mariage des affreux ». Le groupe allemand Bayer, connu pour fabriquer, entre autres, les très décriés pesticides « tueurs d’abeilles », convoite l’américain Monsanto, spécialiste des semences OGM, fabricant de l’herbicide Roundup et bête noire des écologistes. Pour parvenir à ses fins, Bayer s’est dit prêt, lundi, à faire un gros, un immense chèque : 62 milliards de dollars (55 milliards d’euros). Ce qui en ferait la plus grosse acquisition d’un groupe étranger par une entreprise allemande, loin devant celle de Chrysler par Daimler à la fin des années 90, pour 36 milliards de dollars. (...)

La course à la taille entre les géants de l’agrochimie a pour objectif de contrôler un maximum de brevets, en particulier sur les OGM. Et de vendre aux agriculteurs un « paquet complet », incluant les semences et les engrais et pesticides chimiques qui vont avec. Voire le conseil, les équipements ou les « services climatiques » : Monsanto a ainsi déboursé près d’un milliard de dollars en 2013 pour s’offrir The Climate Corporation, fondé par des anciens de Google et spécialisé dans l’analyse ultralocalisée du risque agricole et la vente de polices d’assurance associées… « Avec un tel "paquet complet", l’agriculteur sera totalement sous la dépendance d’une seule entreprise, prédit Guy Kastler, de la Confédération paysanne. Et ces multinationales, de plus en plus grosses, auront encore plus de poids sur les gouvernements pour faire passer des réglementations qui obligeront les agriculteurs à utiliser leurs produits. Regardez la guerre qu’elles font déjà aux semences paysannes, désormais encore plus menacées d’appropriation par les brevets sur les "new breeding techniques", ces nouveaux OGM que les firmes rêvent de pouvoir vendre sans étiquetage. J’y vois une menace pour l’ensemble des citoyens, car nous risquons de perdre notre souveraineté politique et notre indépendance alimentaire. »

Lire l’intégralité de l’article sur le site de Libération.

Monsanto a refusé la première offre financière de Bayer, l’estimant trop basse. Les discussions sont en cours en vue d’une nouvelle offre. La fusion - tout comme celle de Dow et DuPont et de Syngenta et ChemChina - devra ensuite être validée par les autorités de régulation de la concurrence, ce qui est loin d’être garanti.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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