SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Avant que Jean Castex ne devienne le premier des clones de celui qui a pour logis le palais de l'Elysée, il était maire et conseiller général dans le 66, étiqueté Sarkozy-Fillon, et aussi président de la communauté des communes de Conflent-Canigo. Et au sein de cette communauté des communes, son tonton est le vice-président chargé de la gestion des déchets.

Selon Médiapart, une enquête visant ledit tonton a été stoppée quelques jours avant que son neveu loge à Matignon. Des infractions au Code de l'environnement (liées à la pollution) et au Code du travail (pour du travail au noir) étaient pourtant suspectées par les enquêteurs. Et une source proche du dossier évoque un abandon "brutal et inexpliqué" des investigations.

Cela n'a rien à voir, circulez, a  semblé répondre le procureur de Perpignan à Médiapart. Le choix de stopper les investigations "n'est pas lié à la nomination du Premier ministre ni à ses liens avec le vice-président de l’intercommunalité en charge de la déchetterie mais au traitement des éléments objectifs et juridiques du dossier".

Ben oui, un président en titre d'une  communauté de communes ne sait rien sur les activités de son tonton, vice-président au sein de la même communauté de communes. Et l'inspecteur Gadget confirme.

Attention aussi, comme il se dit, selon que l'on est puissant ou misérable, surtout si vous êtes puissant, la présomption d'innocence existe. Et étant respectueux de la Loi, je me devais de rappeler cela.

Autrefois, il y a bien longtemps, lorsque j'étais un perdreau de l'année, il y avait cette réclame ô combien progressiste pour la femme.

Jean Castex et la Justice: stop ou encore?

Et aujourd'hui en politique politicienne, on obtient les mêmes résultats?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Et pendant ce temps là ...

La richesse s'accroît à l'autre pôle de la société!

Sans que soit abandonnée côté pouvoir les politiques qui conduisent au gouffre qui se creuse !

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« Première personne ! » La distribution commence. L’intérieur du local est organisé comme une épicerie, avec sa logique de rangement : aliments secs, conserves, produits frais… Les fruits, les légumes et les boissons sont distribués à l’extérieur. Entre deux sourires, les bénévoles, majoritairement retraités, s’affairent.

Derrière son cabas rouge, Ghyslaine attend son tour. « Heureusement qu’ils sont là. Depuis le décès de mon mari en 2011, je ne vis que sur sa pension de réversion et le peu de retraite que j’ai. » Ses enfants la soutiennent financièrement. « Je n’aime pas ça. Ce n’est pas à eux de m’aider. » Ghyslaine fait partie de la quarantaine de familles que le Secours populaire de Fleury-Mérogis avait l’habitude d’aider.

Et puis il y a eu la crise. Le confinement. L’arrêt de l’activité. Des personnes qui vivaient jusque-là sur le fil ont basculé dans la précarité : 34 noms se sont ajoutés au registre des bénéficiaires, dont beaucoup de familles. Souvent « grandes, avec parfois 6 ou 7 enfants ».« Plus ça va et plus ça augmente », se désole Serge, vice-président du comité local. Mareme Ndiaye s’attend à accueillir « 80 familles à la rentrée ». Au total, ce sont plusieurs centaines de personnes qui sont aidées.« On a beaucoup de gens qui avaient des CDD de trois ou six mois. Mais pendant le confinement, il y a eu des ruptures de contrats. Ces familles sont venues aux distributions car elles n’avaient plus rien », constate Mareme Ndiaye.

« On a eu une grosse chute de revenus », raconte Christelle, mère au foyer. Son mari a perdu son emploi. Il a fini par trouver des missions mais les rentrées d’argent sont devenues irrégulières. Pendant le confinement, « il ne restait que les produits les plus chers en magasin », tempête cette mère de quatre enfants. « Le frigo pleure à la fin du mois. »

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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En raison de l’épidémie, le rendez-vous de l’organisation trotskiste a été interdit vendredi dernier par la préfecture du Val-d'Oise tandis que le Puy du fou et les pèlerinages à Lourdes obtiennent des dérogations. Un deux poids deux mesure scandaleux dans le contexte de crise économique de la rentrée sociale

Répression. La préfecture du Val-d’Oise interdit la Fête de Lutte Ouvrière

@ LP/Marie Persidat pour Le Parisien

La traditionnelle fête de lutte ouvrière est l’un des plus importants rendez-vous de l’extrême gauche française avec plusieurs dizaines de milliers de participants annuels. L’événement qui devait initialement se tenir en juin a été repoussé à la rentrée en raison de l’épidémie. Une annulation qui vient s’ajouter à celle du No Mad Festival de Pontoise ou encore aux larges restrictions i Malgré les nouvelles mesures sanitaires renforcées prises par l’organisation, et le nombre de participants revu à la baisse ; la préfecture du Val-d’Oise a tout de même décidé d’interdire l’événement vendredi dernier prétextant une nature à « favoriser la diffusion du virus ».

Dans le même temps, la Macronie accorde des dérogations à ses amis, comme cela s’est illustré avec le Puy Du Fou qui a pu accueillir le weekend dernier 9000 personnes dans un spectacle. Dans une logique du deux poids deux mesures, les pèlerinages à Lourdes et les consécrations religieuses qui y sont liées ont-elles aussi obtenu des dérogations. Ces autorisations à la carte s’inscrivent dans un processus à deux vitesses, avec d’un côté une répression menée contre une organisation comme Lutte Ouvrière à sa fête annuelle, mais aussi aux rassemblements et mobilisations antiracistes ou des hospitaliers ; de l’autre des dérogations pour les copains à Macron.

L’interdiction de la fête est un coup du gouvernement de directement porter à l’organisation de Lutte Ouvrière pour qui la fête représente l’une de ces principales sources de revenus. Dans le contexte d’une rentrée sociale placée sous le joug d’une crise économique et sociale sans précédent, la volonté de s’attaquer indirectement à l’une des principales organisations de l’extrême gauche est explicite ! Lutte ouvrière n’entend pas en rester là et des discussions sont en cours pour qu’un rassemblement puisse se tenir. « On essaye de trouver des solutions. On va se battre pour ça même si on n’a peut-être pas les moyens d’autres sociétés privées », déclare LO pour Le Parisien. L’attention du parti se porte désormais sur la tenue du grand meeting de rentrée prévu le 16 novembre.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

La presse au service du pouvoir ne cesse de louer la nouvelle méthode du nouveau premier ministre qui serait, lui respectueux des syndicats.

En oubliant de souligner que dans la conjoncture issue de la crise sanitaire et sociale le pouvoir macronien n'a nullement renoncé à poursuivre ses contre-réformes comme celle de l'indemnisation du chômage et celle des retraites.

Quant au fond il s'agit de permettre notamment à la CFDT de justifier son accompagnement des contre-réformes pour tenter d'empêcher le développement des luttes!

Le dialogue social, une imposture au service des possédants !

 

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SOURCE : le Figaro

 

Réformes : la méthode Castex à l’épreuve du dialogue social
Le premier ministre, qui ouvrira mercredi l’université d’été du Medef, compte s’appuyer sur les syndicats et le patronat pour adapter le modèle social et relancer l’économie.

Jean Castex entend bien occuper le terrain en cette rentrée, comme il l’a fait tout l’été. Lutte contre le coronavirus, plan de relance, politique de sécurité… Aucun sujet ne va lui échapper. Mercredi, le premier ministre ouvrira l’université d’été du Medef, rebaptisée « La renaissance des entreprises de France », qui marque la rentrée du patronat en cette année de crise historique. L’occasion de faire la promotion de sa méthode de gouvernance basée sur le dialogue social. La liste des concertations programmées d’ici la fin de l’année (télétravail, partage de la valeur, métiers en tension, santé au travail, emploi dans les plateformes, branches professionnelles, travail des seniors, dépendance…) ressemble d’ailleurs à un inventaire à la Prévert !

En prenant ses fonctions, début juillet, Jean Castex avait annoncé la couleur. « Je crois, j’ai toujours cru aux vertus du dialogue social », avait insisté le premier ministre dans sa déclaration de politique générale, martelant qu’« il faut dans ce pays prêter davantage d’attention au dialogue social ». Tous les participants à la première « conférence du dialogue social », organisée fin juillet à Matignon, ont bien noté la différence de style du nouveau chef du gouvernement. « Sur la forme, la CGT note un changement de méthode et une meilleure considération des organisations syndicales, avait jugé Philippe Martinez, le secrétaire général de la centrale de Montreuil. Sur la méthode de travail présentée, la CGT prend acte avec satisfaction des engagements du premier ministre concernant les projets de réformes de l’assurance-chômage et des retraites. Au-delà d’un simple report de calendrier, c’est le contenu même de ces réformes qui sera ouvert à discussions et négociations. »

Amortisseur de crise
Même satisfecit de la CFE-CGC, la centrale des cadres. « Il semble que quelque chose soit en train de changer dans la méthode du gouvernement », avait ainsi abondé François Hommeril, son président, autre opposant radical au duo Macron-Philippe depuis trois ans. Le plan de relance de l’économie, dont la présentation a été décalée d’une semaine, a ainsi fait l’objet d’une intense séquence de concertation avec les syndicats et le patronat.

Il faut dire que Jean Castex n’a pas revu que la méthode de gouvernance en donnant la primeur au dialogue social ; il a aussi changé d’objectif. Plus question de « réinventer un modèle social à bout de souffle », mission qu’Emmanuel Macron avait confiée à Édouard Philippe en 2017. L’heure est au colmatage du système de protection sociale, qu’il faut « améliorer et renforcer », selon le nouveau premier ministre. Ce modèle social, jugé si inefficient en période de croissance, a en effet montré son utilité depuis mars en se muant en un formidable amortisseur de crise. Et le duo de l’exécutif compte s’appuyer sur ce « système plus inégalitaire qu’il y a trente ans », comme le qualifiait Emmanuel Macron au moment des « gilets jaunes », pour « la reconstruction »du pays. Notamment en ouvrant largement les vannes des dépenses.

Il suffit pour s’en convaincre de regarder le dispositif d’activité partielle de longue durée (APLD) dé-ployé depuis le 1er juillet pour permettre aux entreprises les plus touchées de ne pas licencier leurs salariés. Son coût, cumulé avec le système de chômage partiel classique, dépassera 30 milliards d’euros cette année et 8 milliards en 2021. Idem sur le dossier de l’emploi des jeunes, avec une rallonge en cette rentrée de 6,5 milliards à coups de primes à l’embauche et de contrats aidés pour venir en aide aux moins de 25 ans. Depuis le début de la crise, les milliards pleuvent chaque jour, sans économies ou recettes mises en face. Le premier ministre a repoussé les sujets qui fâchent et qui nécessitent des sacrifices à 2021, à commencer par la poursuite des réformes des retraites et de l’assurance-chômage. Deux « transformations sociales »structurelles qui hérissent les syndicats et ne collent plus avec le changement de doxa de Jean Castex… ¦

par  Marc Landré @marclandre

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Conséquence de l'arrêt des soins durant le confinement au détriment de la santé, les mutuelles ont économisé 2,6 milliards d'euros de remboursements. Macron veut en récupérer une partie pour éponger les pertes de l'Assurance maladie estimées à 31 milliards d'euros en 2020.

Dans l'esprit de l'ex-gérant d'une très grande banque d'affaires française et internationale, c'est faire toujours supporter la crise aux assurés sociaux et aux mutuelles qu'ils abondent pour être mieux remboursés. Ben oui, dans la République française dite "sociale" par sa Constitution, la santé pour tous n'est pas à l'ordre du jour. Et depuis les ordonnances de droite du général de Gaulle, président de la République en 1967, la Sécu, organisée aux lendemains de la libération de la France, se rabougrie de plus en plus sous la loi du capital.

Economie de 2,6 milliards d'euros d'économie pour les complémentaires santé et trou de la Sécu de 31 milliards, la marche est haute pour compenser le déficit. Mais dans une société capitaliste, il n'y a pas de petits profits pour le capital.

Une loi a été votée par les députés godillots.

Elle ne comporte l'instauration d'aucune taxe contre le capital. En 2017, les entreprises ont offert  pourtant 280 milliard d'euros à leurs actionnaires. Elle n'a pas mis fin, tout au contraire, à l'exonération des cotisations sociales du patronat. Le coût de ces exonérations de cotisations sociales s'élève à 90 milliards d’euros par an, selon la Cour des comptes.

Le palais de l'Elysée ne songe pas du tout à réunir une conférence nationale sur le pouvoir d'achat (patronat, syndicats et gouvernement). Pourtant augmenter salaires et retraites de seulement 1% représenterait 36 milliards d'euros de cotisations supplémentaires. En plus la consommation des ménages serait relancée.

Et la création d'emploi, notamment par le passage à 32 heures hebdomadaires sans perte de salaire, 2,4 % d’emplois en plus c’est 9 milliards de cotisations sociales en plus et 7 milliards d’économies pour l’Assurance-chômage).

Mais le vieux monde aux ordres du Marché n'en veut pas.

En revanche, j'ai noté dans la presse que le président des sénateurs du clan Sarkozy-Fillon se déclare fin prêt pour la présidentielle des 2022. Le ténor de LFI se dit pareillement en piste. Et du côté des Verts, le chef des eurodéputés ferait don de sa personne pour être aux affaires de la France en 2022 également.

Bien, charbonnier est maître en sa demeure. Et je ne vois pas pourquoi j'irai m'immiscer  dans leur business. Mais pour la santé publique et la Sécurité sociale, je ne vois rien venir.

Mais tiens, comme dirait un Ancien:

Macron veut taxer les mutuelles pour combler le trou de la Sécu

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Monde du travail : une vague de répression depuis la fin du confinement
Monde du travail : une vague de répression depuis la fin du confinement

À la traditionnelle chasse aux sorcières faisant suite à un important mouvement social, ici celui contre la réforme des retraites, s’ajoute cette année la répression contre celles et ceux dont la tâche était de prendre soin de la santé et de la sécurité des salariés pendant l’épidémie de Covid-19.

 

Les sanctions pleuvent depuis trois mois.

 

C’est à la fois la dernière en date et la plus ubuesque. Anthony Smith, inspecteur du travail dans la Marne et militant CGT, a été muté d’office vendredi 14 août sur décision du ministère dont Élisabeth Borne a récemment pris la tête. Son tort : avoir fait son travail en intentant une procédure contre une entreprise d’aide à domicile ne fournissant pas d’équipements de protection à ses salariés au plus fort de l’épidémie de Covid-19. Une action qui lui valut une interpellation de sa hiérarchie, puis une suspension de 136 jours, avant un conseil de discipline le 21 juillet. Et aujourd’hui, un déplacement forcé quelques jours avant que le port du masque ne soit rendu systématique dans toutes les entreprises.

C’est aussi la question des protections qui est au cœur d’un autre dossier disciplinaire. Celui du Centre hospitalier du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen où une note interne de la direction en mars 2020 met le feu aux poudres. Elle indique que les masques des soignants doivent être réutilisés après séchage et que le port du masque pour les patients en psychiatrie potentiellement atteints du Covid-19 est inutile. Postée par des agents sur les réseaux sociaux et commentée en termes peu élogieux pour la direction de l’établissement, la note fait scandale. Démarre alors une chasse aux « lanceurs d’alerte » qui, après la convocation de neuf agents, aboutit fin juin à deux conseils de discipline pour « non-respect des obligations de réserve ». Le jury n’ayant pas réussi à se mettre d’accord, les sanctions de 10 et 15 jours d’exclusions temporaires sans traitement ont été prises par le directeur de l’hôpital.

À l’autre bout du pays, à Toulouse dans un Ehpad du groupe Domusvi, ce sont deux infirmiers qui en pleine crise sanitaire ont été mis à pied. Et même évacués par la police pour avoir réclamé avec insistance et répétition des masques afin de s’occuper de cas suspects de Covid-19 présents dans la maison de retraite. Cette fois-là, c’était avant le déconfinement.

 

Répression à l’encontre de grévistes de l’hiver

 

La répression contre des grévistes et des syndicalistes du long conflit contre la réforme des retraites n’a pas attendu l’arrêt des manifestations au moment du confinement. Plusieurs conseils de discipline se sont déjà tenus en janvier et février 2020 à la RATP. Après le déconfinement, les sanctions sont toujours de mise. Alexandre El Gamal, conducteur, syndicaliste CGT et secrétaire d’un CSE, a été convoqué le 22 juillet par sa direction à un entretien disciplinaire pour des blocages de dépôts ayant eu lieu pendant la grève cet hiver. La RAPT réclame sa révocation pure et simple. La décision devrait tomber en fin de semaine. Au mois de juin, un autre élu CGT du dépôt de bus de Pantin, Ahmed Berrahal, a lui écopé de deux mois de mise à pied pour les mêmes motifs.

L’Éducation nationale n’a pas été en reste pour engager ou menacer de procédures disciplinaires dans de nombreuses académies. La mobilisation contre la retraite à points s’est doublée chez les enseignants d’un rejet des réformes Blanquer. Celui-ci s’est notamment manifesté autour d’un inédit mouvement de blocage des E3C, ces nouvelles épreuves de contrôle continu comptant pour le baccalauréat. Dans l’académie de Poitiers, le rectorat n’y est pas allé de main morte. Juste avant le confinement, il convoque trois enseignants syndiqués à SUD Éducation pour un blocage des épreuves mené le 3 février avec 200 autres personnes. La sanction tombe : quatre mois de suspension. Une suspension prolongée de quatre mois supplémentaires par le rectorat au tournant de l’été.

 

Polisser et faire taire les voix discordantes

 

Pour compléter le tableau, deux autres salariés ont été « mis au pas » durant l’été, l’un à la SNCF, l’autre à Pôle emploi. Eric Bezou, membre du syndicat SUD Rail a été licencié le 21 juillet. Le tort de ce cheminot de 53 ans : s’être mis à genoux en mars 2019 devant sa direction pour protester contre un énième refus d’avancement. L’inspection du travail avait d’abord refusé sa radiation en septembre dernier, avant qu’un recours hors délai, selon son syndicat, ne relance la procédure disciplinaire.

À Pôle emploi, c’est Yann Gaudin qui fait les frais d’un été meurtrier pour les « fortes têtes ». Dans le collimateur de sa direction depuis des années, ce conseiller a fini par être licencié le 3 juillet, onze jours après son entretien disciplinaire. En 2014, il avait informé des milliers d’intermittents du spectacle d’une aide à laquelle ils avaient droit, mais que le service public de l’emploi ne leur proposait pas explicitement. Depuis, il avait permis à de nombreux allocataires de récupérer leurs droits en s’appuyant sur des failles dans leurs dossiers. La direction de Pôle emploi a eu sa tête.

La liste est loin d’être exhaustive et la série n’est pas close. Le 3 septembre, ce sera au tour de Vincent Fournier, un militant CGT à La Poste, d’être convoqué pour un entretien disciplinaire où il risque une mise à pied. Pendant la crise sanitaire, il avait été expulsé d’un bureau de poste des Yvelines par la police alors qu’il informait ses collègues sur le droit de retrait.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le mardi 18 août, la ministre du travail Élisabeth Borne a annoncé l’obligation du port du masque en entreprise. Un protocole sanitaire qui permettra aux entreprises d’imposer des sanctions encas de non-port du masque et qui pourront aller jusqu’au licenciement.

Le gouvernement définit le non-port du masque comme un nouveau motif de licenciement

Crédits photo : AFP

Le taux de contamination continue d’accélérer en France, avec des nouveaux clusters tous les jours. Le risque d’une deuxième vague semble imminent, ou difficilement évitable. Cette épée de Damoclès panique les gouvernements et le patronat, qui redoutent plus que jamais un deuxième confinement après la chute du PIB de 13% au second trimestre 2020, et qui avorterait la tentative de relance des profits. C’est dans ce contexte que Jean Castex, a annoncé ce mardi 11 août lors de son passage dans l’Hérault, qu’une réflexion était en cours pour voir « comment on peut au maximum généraliser sur le lieu de travail le port du masque » pour la rentrée. Après des mois de pandémie et de mesures sanitaires, après des mois de revendications de la part de travailleurs qui s’entassaient dans des usines sans masques, le gouvernement cherche à faire oublier sa stratégie sanitaire catastrophique tout en en ouvrant la voie à une des sanctions des plus répressives.

Un protocole sanitaire national a inscrit l’obligation du port du masque en entreprise dans les espaces clos où se trouvent au moins deux personnes. Selon le ministère du travail, il s’agit d’une « doctrine administrative sur laquelle les entreprises ont intérêt à se fonder pour mettre en place la protection des salariés ». Une obligation du port du masque qui, en cas de non-respect sera soumis à des sanctions. « Si un salarié oublie de porter le masque, l’employeur pourra lui faire un rappel oral. Si ça arrive systématiquement, il pourrait être mis à pied plusieurs jours » précise l’avocat Rudy Ouakrat, spécialiste en droit du travail au journal La Croix. Des sanctions qui iront jusqu’au licenciement.

Dès lors, l’obligation du port de masque en entreprise s’inscrit dans une logique répressive qui d’un côté, responsabilise les travailleurs de la crise sanitaire tout en ne garantissant rien de la gratuité des masques. De l’autre, il offre au patronat un nouveau motif de licenciement tout trouvé qui pourrait permettre de licencier individuellement les travailleurs. Une mesure qui, loin de répondre au risque sanitaire d’une seconde vague, s’inscrit dans la logique répressive plus générale du gouvernement qui impose des amendes pour non-port de masques.

En terme d’application, cette tâche répressive serait confiée aux inspecteurs du travail dont le rôle est pourtant d’enquêter sur les entorses aux droits du travail, les situations de harcèlements au travail. C’est ce que détaille une avocate au journal La Croix : « Ils vont s’y attacher voire l’appliquer strictement lors de contrôles en entreprise ». Ainsi si la généralisation du port du masque dans les entreprises est une mesure de santé publique comme l’affirme Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, FranceInfo : « 50% des clusters sont dans des entreprises, médicales ou non médicales.Les hôpitaux, c’est environ 10 % des clusters, les établissements médico-sociaux, les Ehpad, c’est 20 % et les entreprises privées 20 %. Rendons le masque obligatoire dans tous les lieux clos, dont les entreprises privées ! »,la logique générale de la mesure gouvernementale ne répond en rien aux enjeux sanitaires du fait même de la non-gratuité des masques, mais aussi de la logique répressive plus générale portée par la mesure.

Rappelons que 49% des clusters ont démarré en milieu professionnel, selon la direction générale de la santé.C’est à dire que la moitié des foyers de contamination démarrent sur les lieux de travail, là où les protocoles sanitaires sont les plus irresponsables, et placent les profits du patronat avant la santé des salariés et de la population.Telle est la logique du gouvernement : aucune cohérence dans le protocole sanitaire, si ce n’est dans la gestion répressive de la crise sanitaire, à coup d’amendes et de contrôles policiers, alors même que les masques ne sont toujours pas gratuits et peuvent représenter un budget considérable pour les travailleurs. Et là est le vrai problème. Car si le gouvernement conseille aux entreprises de faire des stocks de masques préventifs pour dix semaines, il ne dit pas comment les financer.

Plus que jamais, il faut dénoncer toute mesure ouvrant à de nouveaux motifs de licenciements au prétexte de la crise sanitaire ainsi que toute mesures répressives visant à imposer par la répression le port du masque. Tout plan sanitaire à la hauteur de la situation doit intégrer la gratuité des masques pour tous.

Face au risque d’une seconde vague, la reconversion de l’industrie et des moyens de production des grands capitalistes pour affronter la pandémie en produisant massivement masques, gel hydro-alcoolique, tests de dépistage et matériel médical apparaît comme une nécessité. Une perspective qui ne pourrait être réalisée que par la lutte, en imposant une production qui réponde aux intérêts de la majorité de la population et non des profits des grandes entreprises. Et qui nécessite que les organisations du mouvement ouvrier sortent de l’atermoiement et cessent de céder aux sirènes du dialogue social que Jean Castex tente de ressusciter pour construire un plan de bataille à la hauteur des enjeux.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Crise économique. Vers une
 
généralisation des APC ?

 

L’accord de performance collective (APC) adopté à Derichebourg a permis à l’entreprise de licencier 163 employés qui refusaient de baisser leurs salaires. Un dangereux précédent qui ouvre la voie à toute une série d’attaques patronales contre les travailleurs.

 

Ce n’est pas à nous de payer leur crise !

Crédit photo : LIONEL BONAVENTURE / AFP

Le mardi 9 juin, les salariés de Derichebourg, sous-traitant dans l’aéronautique, se mettent en grève. La direction et le délégué syndical de Force Ouvrière (FO) cherchent à leur imposer un accord de performance collective, ou APC, présenté aux travailleurs comme « le moindre mal » d’une fausse alternative imposée par le patronat : choisir entre un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE – c’est-à-dire des licenciements) immédiat de 700 salariés ou une suppression de leurs acquis sociaux pour peut-être aller, au bout du compte, vers un PSE plus léger.

En effet, après avoir initialement annoncé un plan de licenciements concernant la moitié des salariés, la direction fait mine de se soucier d’eux et propose à la place de non moins scandaleuses attaques contre le salaire, les primes et autres acquis, sous prétexte de vouloir sauver les emplois. “Cet accord est scandaleux. Pour nous, c’est une perte sèche de près de 500 euros par mois, quand le salaire moyen est de 1 900 euros. On ne pourra pas vivre avec ce salaire-là !” explique le délégué syndical UNSA au Monde

La rhétorique des “efforts partagés” pour mieux négocier la régression sociale passe mal auprès des travailleurs. Une partie importante des salariés a continué à travailler pendant le confinement malgré les risques sanitaires, mais ils sont aussi plongés dans des difficultés financières importantes avec la mise au chômage partiel pour un grand nombre d’entre eux, qui ponctionne leur salaire de 16% (en plus de leurs primes qui constituent une part importante des rémunérations dans l’aéronautique, les salaires étant, sans elles, plutôt faibles). « Il faut refuser toute négociation. La société a gagné des millions pendant des années, il faut qu’elle mette la main à la poche pour sauver les emplois », déclarait Dimitri, salarié à Derichebourg.

L’APC a désormais été signé chez Derichebourg, et c’est 163 salariés qui vont devoir quitter la boîte suite à la décision de la direction, soit 10% des effectifs. « L’accord pour crever », comme l’avaient nommé les salariés, a permis à la direction de les licencier sans indemnités. En effet, les modalités de licenciement sous peine de refus de signature de l’accord sont minimes, et l’indemnité de départ très faible. « Un PSE bien calibré aurait permis aux salariés de partir dans des conditions dignes, avec notamment la possibilité de toucher un chômage à taux plein. Là, avec l’APC, ce sera 57 % du salaire brut » explique le représentant UNSA.

Les APC, le cadeau de Macron au patronat

Les accords de performance collective, ou APC, ont été introduits par les ordonnances Macron en 2017. En clair, ils autorisent les patrons, via des négociations avec le syndicat majoritaire, à aménager la durée du travail, ses modalités d’organisation et de répartition, à modifier la rémunération des salariés, et les conditions de la mobilité professionnelle ou géographique interne à l’entreprise. Et ce “que l’entreprise soit confrontée à des difficultés économiques conjoncturelles ou non” comme le rappelle le site de la fonction publique. En clair, presque tous les paramètres du travail, au bon vouloir du patron. Et si le salarié refuse l’accord voté, il est purement et simplement licencié.

Un chantage à l’emploi que Muriel Pénicaud, ministre du travail, encourageait le 31 mai sur LCI. “J’ai un appel aux entreprises : on va être dans une situation économique difficile économiquement, donc il y a un risque sur l’emploi. Mais il y a des alternatives. Il faut se serrer les coudes pendant cette période. On peut négocier des accords de performance collective”.

Un procédé qui se généralise

Pénicaud évoquait déjà à l’époque quelque 300 APC. Et en effet, Le Monde rapporte que “selon les chiffres du ministère du travail, 371 accords de performance collective ont été votés depuis leur instauration. Avec la crise économique induite par l’épidémie de Covid-19, ces accords se multiplient. Derichebourg, Valeo, ADP, Ryanair, BVA, LISI… Ces derniers mois, une quinzaine d’entreprises ont voté des APC ou sont en phase de négociation pour le faire. Tous les secteurs sont concernés, et en particulier ceux de la plasturgie, de la métallurgie et des transports routiers.

Quant à Macron, il assume totalement cette généralisation des APC. “Je préfère au maximum qu’il y ait des salaires qu’on accepte de baisser momentanément plutôt que des licenciements. Parce que, parfois, on met des années à revenir vers un emploi” disait-il lors de son allocution du 14 juillet. Et bien que le gouvernement ait tenu à (faiblement) rappeler que les APC n’ont pas vocation à préparer une fermeture de site, il n’empêche qu’ils apparaissent aujourd’hui comme la méthode privilégiée du patronat pour mener ses offensives contre le monde du travail.

En ces temps de crise économique, les APC révèlent tout leur pouvoir destructeur : pour conserver ses profits, le patronat peut maintenant exercer un véritable chantage à l’emploi envers les travailleurs. “Jusqu’ici, pour modifier les fiches de paie, les entreprises devaient justifier des difficultés économiques. Avec les APC, il suffit de la signature des représentants de salariés pour imposer un nouveau contrat de travail modifiant les horaires, le nombre de jours de RTT, sa rémunération, supprimer un treizième mois, une prime, mais aussi modifier son lieu de travail. Une fois signé, l’accord s’applique à tous. Le salarié n’a donc pas son mot à dire. En cas de refus, il est licencié pour cause réelle et sérieuse. Ce qui le prive de toute possibilité de recours. Les salariés ne peuvent que subir. Et cela crée une véritable insécurité, puisque à tout moment son contrat de travail peut être modifié. Ce qui est extrêmement violent pour les salariés et totalement déséquilibré en faveur de l’employeur”, explique Éric Rocheblave, avocat en droit du travail, à l’Humanité.

C’est la véritable deuxième vague du Covid-19. Vous avez échappé au virus mais vous n’échapperez pas à la baisse de salaire. D’autant que toutes les entreprises peuvent y avoir recours, y compris les toutes petites. La situation économique est un effet d’aubaine pour accroître la flexibilité et baisser globalement le « coût du travail » dans l’entreprise. L’APC n’est pas fait pour empêcher ou masquer les licenciements mais pour modifier les relations entre employeur et salariés de façon collective” ajoute-t-il. Dernier APC en date : l’équipementier Lisi, qui emploie plus de 5 000 salariés en France, et qui risque d’y avoir recours.

Ni licenciements, ni baisses de salaire !

Ces 371 APC sont un avant-goût des conséquences sociales et économiques que provoquera la crise engendrée par le coronavirus. Face à ces premières attaques, il devient urgent de construire un plan de bataille commun et offensif pour faire reculer le gouvernement et le patronat, et apporter notre réponse à la crise.

Pour cela, il est tout d’abord nécessaire de refuser toute logique de concession. Afin de justifier les APC, ou les PSE, le patronat joue la carte des entreprises en difficulté et touchées par la crise. Seulement, Airbus, et plus généralement le secteur de l’aéronautique, ont fait ces dernières années des milliards de bénéfices, versé des milliards de dividendes, et viennent de recevoir 15 milliards d’euros d’aides du gouvernement.

Les menaces de faillites ou de grandes difficultés économiques sont fallacieuses. Quand les patrons demandent des « efforts partagés » aux salariés au nom de ces pseudo-difficultés, ces efforts ne vont toujours que dans un sens, quand les patrons eux préservent au maximum leurs profits. Face aux chantages à l’emploi des patrons, aux attaques sur les salaires à travers les APC, aux plan sociaux déguisés par des prétendus « départs volontaires », il est primordial que l’ensemble des travailleurs de la filière, et au delà, se batte et s’organise pour 0 licenciement et 0 baisse de salaire.

Les travailleurs de Derichebourg ont montré l’exemple (bien que l’accord de performance collective soit quand même passé) en menant une bataille exemplaire contre l’APC et le chantage à l’emploi de leur direction, faisant leur le mot d’ordre suivant : « On ne négocie pas le poids des chaînes ». Menant une bataille également contre FO, syndicat majoritaire dans la boîte, qui a quant à lui signé l’APC.

L’État et le patronat mènent une offensive considérable contre les travailleurs ; à nous de mener une contre-offensive. Les organisations syndicales doivent se mettre au service d’un plan de bataille contre tout licenciement, même déguisés sous des départs volontaires. Cela reviendrait à faire encore plus payer la crise à la jeunesse, déjà durement touchée, car le taux de chômage grimperait. Refusons de “négocier le poids des chaînes”, comme l’a fait FO à Derichebourg. La riposte des travailleurs doit passer par leurs méthodes (les AG, la grève, la lutte) et non celles du patronat et du gouvernement, à savoir la négociation et le "dialogue social".

Les secteurs en première ligne de ces attaques sont pour l’instant ceux dont l’activité a été la plus affectée par le coronavirus (aéronautique, automobile, etc.), mais elles ne sauraient tarder à se propager. C’est en unissant leurs forces que les travailleurs de différents secteurs seront en mesure de construire un rapport de force et un plan de bataille à la hauteur des offensives à venir. En ce sens, il est important d’aller vers la coordination de nos luttes, pour ne plus penser des plan de batailles seulement usine par usine, ni syndicat par syndicat. L’auto-organisation, en assemblées générales de travailleurs syndiqués et non syndiqués, ainsi que l’unité des syndicats, qui doivent mettre leur outil au service de la lutte et des intérêts des travailleurs, comme l’a fait l’Unsa à Derichebourg sont plus que nécessaires.

On voit ainsi avec la généralisation des APC comment le patronat, entreprise par entreprise, fait payer la crise aux travailleurs afin de conserver ses profits et les marges des actionnaires en temps de crise, sur le dos de nos acquis sociaux.

Nous ne pouvons avoir aucune confiance dans les entreprises pour garantir le bien-être des travailleurs. Encore une fois, c’est la lutte des classes qui se joue sous nos yeux. Il s’agit pour nous de nous battre pour la conservation de nos acquis sociaux immédiats et d’instituer un rapport de force collectif pour l’interdiction des licenciements et le partage du temps de travail.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : Le Parisien

 

Par Patrick Caffin le 20 août 2020 

 


Ecoeurés. Depuis un mois, de nombreux agents du département sont ulcérés par l'attitude des responsables du conseil départemental, et au premier chef, de la présidente Nadège Lefèbvre. En cause? La prime Covid. Elle a été distribuée à environ 500 agents au motif qu'ils avaient travaillé pendant la période du confinement.

Le problème, c'est que d'autres agents, également mobilisés pendant cette période hautement anxiogène, se sont retrouvés exclus et n'ont pas touché un centime. La pilule ne passe pas et, relayée par la CGT qui ne « cautionne pas le système de prime facteur de divisions », la colère gronde.


En première ligne, les 32 agents du bâtiment Caron qui regroupe entre autres le service d'aide aux communes. « Dès le 14 avril, nous avons été mobilisés en présentiel au bâtiment Caron, souligne Daniel, un des agents. Nous avons mis en place l'aide aux travailleurs non salariés (restaurateurs, coiffeurs…) pendant la crise. Au total, du 9 avril au 29 mai, nous avons traité 5 640 dossiers. »

« Nous n'avons pas terminé l'examen de tous les dossiers »
Un travail exercé dans des conditions délicates. « Nous avons pris des risques, sans masque, pour remplir cette mission, souligne Daniel. J'ai trois enfants et ma femme est considérée comme personne à risques. J'avais peur tous les jours de les contaminer mais je voulais travailler pour aider. Nous étions beaucoup dans ce cas là. Aujourd'hui, nous sommes exclus de la prime Covid. Il n'y a aucune reconnaissance du département. Rien. C'est un réel mépris de notre travail. »

Dans l'entourage de la présidente, qui ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet, on se veut compréhensif. « Nous sommes parfaitement conscients du travail qui a été effectué par les agents, explique-t-on. Même s'il n'y a pas eu de remerciements individuels, nous les avons mis à l'honneur à travers le magazine départemental. La reconnaissance est passée. »

Sur choix des agents primés, le département le justifie en mettant en avant « le travail supplémentaire effectué par ces salariés. ». « Nous avions une enveloppe de 350 000 €, précise un conseiller technique de la présidente. Nous avons donné des primes aux agents qui ont effectué volontairement des missions dans des établissements sensibles comme les Ehpad. Les autres salariés primés sont les assistants familiaux et les agents des centres départementaux Enfance et famille. Ils ont tous eu une charge de travail supplémentaire puisqu'ils accueillaient les enfants 24h heures sur 24, les écoles et collèges étant fermés. Même s'ils ont travaillé pendant le confinement, les autres agents ne faisaient que remplir leur fonction. »

Deux millions débloqués au total

La CGT a mis en avant le fait que « le département a traité 3 151 dossiers et voté 500 € d'aide pour chacun d'entre eux. » Le syndicat rappelle que deux millions d'euros avaient été débloqués pour mener à bien cette action. « Il resterait donc 424 500 € qui pourraient être attribués aux agents du département. »

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

France Bleu Paris :

Les participants à la réunion au ministère ont apprécié d'être écoutés, entendus par la ministre de la Culture. Vous, vous n'y étiez pas. Vous le regrettez ?

Denis Gravouil :

"Apparement la ministre n'a reçu que des patrons, des employeurs du monde du spectacle, qui ont des choses à dire certainement sur l'état du secteur, mais elle n'a pas reçu les organisations représentatives des salariés, dont la première qui est la CGT spectacle… donc elle n'a entendu qu'une petite partie du monde de la culture. Elle n'a pas entendu ceux qui font le travail ! Les artistes, les techniciens, les auteurs, etc. Donc pour l'instant, on n'a pas compris grand-chose, on n'a surtout pas eu de réponses à nos questions alors que la crise du covid met le secteur dans un état incroyable. Et on est extrêmement inquiet pour la survie du secteur. 

 

Qu'auriez-vous eu à dire à Roseline Bachelot, la ministre ?

Denis Gravouil :

Qu'on a besoin d'un très fort soutien du gouvernement pour permettre la reprise dans des conditions sanitaires acceptables pour le public et les professionnels. On a un grave risque de disparition ! On a déjà derrière nous six mois d'arrêt de travail pour certains. Et on ne sait rien sur les prochains mois. Donc on a besoin du soutien de l'Etat. Le plus important c'est de retrouver le public.

A priori on se dirige vers la fin de la distanciation dans les salles. Le fameux siège vide entre deux spectateurs ou groupes de spectateurs pourrait disparaître. Ça vous soulage ? On va enfin pouvoir retourner dans les théâtres, les cinémas, les salles parisiennes ?

Denis Gravouil :

J'espère qu'on va pouvoir retourner dans les salles de spectacles parisiennes mais pour les autres cas de figures ? Quelles sont les possibilités de reprendre le spectacle pour les salles de musiques actuelles où le public est debout ? Nous on n'est pas scientifiques, évidemment on veut que personne ne soit malade, ni dans le public, ni chez les professionnels mais quand on voit des dérogations pour certains, le Puy-du-Fou et ses 9.000 spectateurs au lieu de 5.000, on se dit que ce n'est pas possible qu'une petite salle de 300 places ne puissent pas rouvrir !

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

FR 3 présente la situation comme inéluctable, comme résultant de la seule situation sanitaire.


MAIS les salariés et la CGT ne s'en laissent pas conter et ne restent pas tétanisés en organisant l'action pour préserver les emplois !

 

SOURCE : FR 3 Hauts-de-France

Crise de l'aéronautique à Albert : grève reconductible à la Simra, en attente de "réponses de la direction".


Les ouvriers de l'usine Simra à Albert craignent que leur direction décide d'une suppression massive de postes, face à la crise de l'aéronautique provoquée par la Covid-19. Depuis jeudi 20 août, ils sont une cinquantaine à bloquer l'usine. Ils exigent des réponses de la direction. 


Une cinquantaine de salariés de l'usine Simra se sont mis en grève pour demander des réponses de la direction •
Somme Albert


"On n'a plus de charges de travail, mais l'entreprise continue de nous promettre qu'il n'y aura pas de licenciement", soupire Hervé Guillerme, délégué CGT à l'usine Simra à Albert dans la Somme.

Face à une baisse d'activité inévitable en raison de la crise due au coronavirus, les salariés de Simra s'attendent à un plan de licenciement massif, voire à la fermeture de l'usine. Jeudi 20 août, les ouvriers ont décidé de faire grève. Selon la CGT, l'usine est à l'arrêt.


Conséquence du plan social d'Airbus


L'épidémie de Covid-19 a mis à mal tout un pan de l'industrie aéronautique. La crise a contraint le groupe Airbus à réduire la voilure en matière de production. Le géant européen de l'aéronautique prévoit même de supprimer 15.000 postes dont 5.000 rien qu'en France. 

Et ce sont les filiales qui en pâtissent en premier lieu. Simra, l'entreprise d'Albert, fabrique des planchers d'avion et des pare-brise de cockpit. L'usine, qui emploie plus d'une centaine de salariés est une filière du groupe d'ingénierie français Segula. Elle est aussi l'un des nombreux sous-traitant de l'usine Stélia de Méaulte, qui avait annoncé en juillet dernier, son intention de supprimer 290 postes.  

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Hé, je me disais…

Publié par anti-K

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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