SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voici les questions de la CGT pour le prochain CE/DP, vendredi 27 novembre 2015 :

Questions CE :

Point sur les cuves inox/plastiques dentaire (suite au mail envoyé à M.Odru le mardi 17 novembre)

Pourquoi les nouveaux chariots ne sont pas encore en service

Point sur les intérimaires CDI-I

Vote d’un budget pour ester en justice sur la précarité « le pourvoir des postes permanents par le biais des contrats intérim ».

Explication sur la panne powo

Où en est-on sur la succession de M.Lemaitre

Focus sur la société Brammer et l’impact sur le personnel

Point sur l’absentéisme et par secteur

Point et présentation Ligne B du nouveau palettiseur automatique et organisation

Questions DP :

Comment se fait-il pour le personnel week-end (travaillant le vendredi, semaine 46) que le repas à la cantine n’était pas prévu ? Ceci est un manque de considération envers les salariés.

Les salariés demandent que l’affichage de l’intéressement soit actualisé.

Point sur les travaux secteur dentaire semaine 46 (semaine du 11 novembre)

Que compte faire la direction sur le problème sécurité des camions à l’entrée de l’usine

Point sur la messagerie et avancement

Divers

Ci-dessous l'ordre du jour CE/DP...

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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série noire pour les intérimaires d’ArcelorMittal

Quatre personnes sont mortes depuis un an sur les sites français d’ArcelorMittal, le géant de la sidérurgie. Trois d’entre elles étaient des intérimaires. Reportage de Libération parmi ces travailleurs précaires et surexposés aux risques.

Son poste de chef de manœuvre était « une fierté » pour Daniel Ryckebusch, racontent ses parents dans leur maison de Loon-Plage, à quelques kilomètres de l’aciérie ArcelorMittal de Grande-Synthe, près de Dunkerque. Ce dimanche 12 avril, « loué » par la société Temis au sous-traitant Lamblin, ce « gamin sérieux, pas bête et courageux » de 21 ans charge et décharge depuis 13 heures des wagons de castine, une pierre calcaire utilisée comme fondant et épurateur pour le minerai de fer. Vers 18 h 20, écrasé entre deux wagons, Daniel est tué sur le coup.

Trois mois plus tard, le 13 juillet, une déflagration a lieu dans un haut fourneau. Jérôme Domaërel, fondeur intérimaire de 41 ans, tombe dans une rigole d’acier en fusion. Ancien électricien embauché par la société Interconseil, il travaillait là depuis février. « Cette hécatombe révèle les effets de la réduction de la masse salariale au profit de contrats intérimaires », estime aujourd’hui Bernard Colin, délégué CGT au comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail (CHSCT). « Des tragédies qui auraient pu être évitées », se borne à dire la communication d’ArcelorMittal. L’aciériste a beau multiplier les journées d’étude sur la sécurité au travail, quatre accidents mortels ont eu lieu en un an sur ses sites français : le 26 décembre 2014, à Grande-Synthe, une chargeuse a percuté Patrice Maiguy, un agent d’exploitation de 36 ans, et le 10 septembre, un géomètre intérimaire est, lui aussi, tombé dans de l’acier liquide, sur le site de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Ce jeudi, le tribunal administratif de Dunkerque dira si l’expertise demandée par le CHSCT et refusée par la direction doit avoir lieu sur ce site Seveso classé « seuil haut », où travaillent 6 000 personnes dont 3 000 intérimaires en moyenne.

Lire le reste de l’article sur le site de Libération.

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Les Fédérations CGT, FO, SUD du secteur de la santé et de l’action sociale avaient décidé d’un appel à la grève avant l’instauration de l’état d’urgence suite aux attentats. L’objectif : sensibiliser la population et les salariés de leurs secteurs sur le danger réel que fait courir le projet de loi santé à la Sécurité Sociale, aux hôpitaux publics et à la totalité du système de santé.

Secteur social et médico-social : un état des lieux alarmant

Ces secteurs sont pris en tenaille par la baisse de l’ONDAM* et des dotations aux Collectivités Territoriales. Les difficultés structurelles des établissements et services vont s’intensifier. Ce sont par dizaines, que les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) et les accueils pour jeunes mineurs isolés ont fermé en 2015. Pour 2016, avec un ONDAM contraint (1,9 %, soit 0,3% de moins qu’en 2015), les restructurations/fusions dans le médico-social vont se poursuivre avec leur cortège d’attaques contre les droits conventionnels et la poursuite des suppressions de postes et d’emplois.

Secteur sanitaire : un mode de financement qui exclut les patients les pauvres

La question du mode de financement est essentielle pour l’hôpital. Le mode de financement actuel, par une enveloppe budgétaire fermée et un financement à l’acte, aboutissent à une sélection des patients laissant sur le carreau les plus faibles et les plus démunis.

La création des Agences Régionales d’Hospitalisation en 1995 avec le plan Juppé, puis des Agences Régionales de Santé en 2009, avec la loi Hôpital Patients Santé et Territoires, dite Bachelot ont constitué un puissant levier pour les fermetures de lits, de services médicaux, d’établissements hospitaliers :

• Fermeture de 144 maternités publiques entre 2001 et 2010. La diminution drastique des lits hospitaliers (-117 471 de 1995 à 2012), créant un engorgement chronique et systématique des services d’urgences hospitaliers, faute de lits d’aval en nombre suffisant.

• Fusion d’une centaine d’hôpitaux (entre 1995 et 2005), ainsi que 1 146 « opérations de reconversion » dans la même période, avec des zones entières du territoire qui ne sont plus couvertes. Pour les patients des hôpitaux publics, ceci s’est traduit par une augmentation constante des délais pour les consultations, les hospitalisations et des déplacements chaque fois plus importants pour des prises en charge spécialisées.

Demain avec la loi Santé :

Le Projet de loi Touraine constitue, pour les hôpitaux publics, « l’arsenal juridique » chargé de garantir la diminution de 3,4 milliards d’euros en 2016, décidée par un ONDAM* « historiquement bas », dans le cadre du « Pacte d’austérité ». Le plan d’économies de 3 milliards supplémentaires demandé aux hôpitaux aboutira à une diminution de l’offre de soins. Dans ce contexte, il est clair que les Groupements Hospitaliers de Territoire (prévus par la loi) ne sont pas la bonne solution. Leur objectif est de fermer massivement des services et des structures pour concentrer les moyens sur des établissements de référence éloignés et qui seront engorgés. Le projet de loi Touraine entend accélérer la fermeture de dizaines de milliers de lits supplémentaires, d’hôpitaux publics entiers, s’accompagnant d’un plan social de 22 000 suppressions de postes !

En outre, les hôpitaux se voient imposer, par les Agences Régionales de Santé, les objectifs d’un plan triennal d’économies qui prévoit d’accélérer le « virage ambulatoire » à marche forcée, par une « baisse capacitaire » en termes de lits d’hospitalisation, qui va se traduire par de nouvelles suppressions de lits et de postes, ne permettant plus de répondre aux besoins croissants de la population.

Vers le désengagement de la Sécurité Sociale

La dernière Convention d’Objectifs et de Gestion (COG) de la Sécurité Sociale supprime 8 800 emplois, soit plus de 5 % des effectifs en 4 ans. Cela porte la réduction de l’emploi dans les sécu à 24000. Il en est de même dans les autres organismes de sécurité sociale.

Demain avec la loi :

La généralisation du « tiers payant » est un bouleversement des principes fondateurs de la sécurité sociale. Les assurances complémentaires deviendront des opérateurs du système au même titre que le régime obligatoire. Il faut être clair : le désengagement de la sécurité sociale se traduira forcément par une charge de plus en plus importante pour les assurés, car ce sont eux qui payent les assurances complémentaires ! L’augmentation continue des tarifs des complémentaires accentue les inégalités sociales, c’est-à-dire, avec un panier de soins a minima pour l’immense majorité de la population et des soins corrects pour ceux qui auront les moyens de les payer.

Par ailleurs, si les assurés seront dispensés de l’avance des soins, beaucoup d’entre eux seront soulagés de ne plus avoir à faire l’avance des frais, par contre ils seront ponctionnés directement sur leurs comptes bancaires pour les franchises et autres « restes à charge ».

En savoir plus :

La CGT porte une autre ambition : celle d’une reconquête de la Sécurité Sociale, notamment en ce qui concerne notre politique sanitaire et sociale. Elle propose de payer moins les actionnaires et d’aller chercher l’argent nécessaire là où il se trouve afin de financer la Sécurité Sociale à hauteur de ses besoins : c’est possible !

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Interview de Reynald Kubecki, délégué syndical CGT de l’entreprise SIDEL et co-secrétaire général de l'UL CGT LE HAVRE

1/ Reynald, en quelques mots peux-tu nous expliquer quelle est l'activité exercée par l'entreprise SIDEL sur le site d'Octeville ?

 Reynald KUBECKI : Sidel est le fleuron de l’industrie havraise, réussite havraise dont la saga commence dans les années 60.

Rares sont les familles du bassin d’emploi havrais dont aucun membre n’a été acteur direct ou indirect de cette réussite collective.

Encore aujourd’hui, les clients de cette entreprise témoignent : SIDEL est renommé pour ses machines de fabrication de bouteilles en plastique. C’est la force du Groupe SIDEL.

Elles sont conçues, dessinées, assemblées et réglées au Havre, près d’Octeville-sur-Mer. Des femmes, des hommes, dans cette fourmilière industrielle, continuent jour après jour de mettre tout leur cœur pour tendre vers la satisfaction des clients et par conséquent, contribuent à la prospérité de l’actionnaire : TETRA LAVAL.

Ces clients, nos clients, vous les connaissez tous : Coca, Evian, Nestlé, Danone, Pepsi... Vous êtes consommateurs des boissons qu’ils conditionnent grâce à nos machines : de l’eau de source ou minérale, des jus de fruit, des nectars, des sodas, des boissons énergisantes…etc. Dans le monde entier…

2/ Sur quelle base ont-ils décidé de supprimer près de 300 emplois ?

R.K. : Comme si le secteur de l'industrie n’était pas assez sinistré, la direction, de sa lointaine tour d’observation en Suisse, a décrété que l’unité d’Octeville devait être sacrifiée pour la cause commune.

Le groupe, énorme groupe, dont une des composantes majeures est TETRA PAK avec ses briques en carton pour les boissons, a précipité SIDEL dans le déclin, au fil de ses restructurations. Malgré les mises en garde et les avis des salariés via leurs représentants élus.

Les dirigeants ont en effet déclenché des réorganisations successives, comme en 2013, en imposant à de nombreux salariés de changer de lieu de travail, de pays, voire de continent ! Perte de savoir-faire commercial, perte de connaissance des clients, perte de connaissance des machines du groupe, perte de compétences, perte de nombreux techniciens itinérants aguerris ! D’où une dégradation de nos services, de notre image, d’où une chute des commandes.

Qui va payer la note ? Certainement pas la direction Groupe qui se retranche derrière le prétexte que les machines d’Octeville sont trop chères ! Vous l’avez compris. Ces « grands » dirigeants « ultra compétents » voudraient nous faire porter le chapeau ! Ils ont  lancé une procédure de PLAN SOCIAL qui prévoit jusqu’à 289 licenciements, c’est-à-dire plus d’un tiers des effectifs Havrais !

Tout ça avec la bénédiction de TETRA LAVAL ! Propriétaire de TETRA PAK. Et nous discernons bien que la suite programmée dans leur esprit, c’est la fermeture totale du site Havrais puisque le groupe décide à travers ce plan de recentraliser ses activités sur Parme en Italie !

3/ Vous avez fait des propositions alternatives à la direction quelles sont-elles ?

R.K. : Depuis le début novembre, la direction présente aux représentants du personnel SIDEL B&S, dans le détail et service par service, le projet de réorganisation et ses impacts éventuels sur le site d’Octeville.

A chaque présentation, l’intersyndicale reçoit des salariés pour construire ses propositions alternatives sans suppression de poste. Concrètement, nous invitons les salariés des différents services à des séances de travail, pour évaluer ensemble l’impact du projet de réorganisation.

Ce travail est long et fastidieux, mais nécessaire pour comprendre comment fonctionnent les services aujourd’hui avec les effectifs en place. Nous partons donc du travail des salariés, et à partir de leur expérience, en face de chaque poste supprimé, nous démontrons les risques et nous proposons des alternatives, et ce, jusqu'à la mi-décembre ! 

L’objectif reste le même : zéro casse sociale chez SIDEL ! Parce qu’on sait que la dégradation des conditions de travail qu’implique cette réorganisation, met la boîte en péril. Si Octeville tombe, le groupe va dans le mur ! Nous continuons d’affirmer que ce plan est dangereux pour SIDEL et nuisible pour les salariés qui sont impactés et les autres qui ne pourront assurer à eux-seuls l’avenir de SIDEL.

4/ Vous avez sollicité très largement les pouvoirs publics, qu'en est-il des réponses à vos propositions ?

R. K. : Dans les faits ? Rien à ce jour...

Ils nous disent "prendre le dossier", mais démontrent qu'ils sont dans l'incapacité de faire pression auprès de nos dirigeants pour que le plan soit annulé. 

5/ La solidarité autour de la lutte chez SIDEL est importante, comment peut-on encore amplifier le mouvement et quelles actions vont être menées prochainement ?

R. K. : En marge des négociations dans la boite, nous avons mené à ce jour plus d'une vingtaine d'actions : rassemblements, débrayages, journées de grève, opérations Boycott des emballages TETRA PACK... La prochaine opération Boycott aura lieu au Carrefour Barentin mardi 24 novembre à 17h, en lien avec les UL de l'agglo de Rouen.

Il faut faire parler le plus largement de notre lutte, sur les réseaux sociaux, à travers nos publications locales, fédérales et nationales. Une pétition est en ligne sur le site Change.org également.

Il faut communiquer sur notre lutte qui devient malheureusement une généralité avec la mise en place des nouvelles lois de plus en plus libérales et destructrices. Nous sommes une boite rentable et profitable, 22 millions d'euros sont versées chaque année à l'actionnaire, mais cela ne suffit plus à ses yeux ! La loi a changé : l'aspect économique lié à ce plan de casse est regardé à l'échelle Europe, et c'est notre site qui devrait supporter les suppressions d'effectif à hauteur de 80% au niveau Europe, c'est inacceptable. Je crains que de nombreuses entreprises se retrouvent dans le même cas que nous.

C'est pourquoi il faut aussi démontrer, en partant du travail des salariés, que ce plan est absurde et que d'autres solutions sont possibles. La direction dit vouloir mener des plans d'actions pour regagner des parts de marché, tout en voulant supprimer 35% de l'effectif du site d'Octeville. C'est complètement insensé !

Nous, nous lui démontrons que nous avons besoin de tous les salariés voire en embaucher de nouveaux pour gagner en compétitivité. Les salariés nous soutiennent à fond, et à tous les niveaux de la hiérarchie !!

Notre travail commence à porter ses fruits, la direction est déstabilisée et nous savons que des débats sont en cours au plus haut niveau de la boite ! 

On ne lâche rien pour qu'aucun salarié ne soit licencié !

LUTTE AVEC LES SIDEL TOUS À L'OPÉRATION BOYCOTT !
le MARDI 24 NOVEMBRE 2015 à 17H00 

au Centre Commercial Carrefour de Barentin

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Alors que l’union nationale voulue par François Hollande anesthésie les discours politiques à gauche, la CGT s’est fendue mercredi 18 novembre d’un communiqué critique sur la politique menée par le gouvernement depuis les attaques à Paris. Taxé d’angélisme, Philippe Martinez, premier secrétaire de la centrale cégétiste, s’explique.

Tout d’abord, comment comprenez-vous les très rares critiques entendues depuis l’instauration de l’état d’urgence et pourquoi est-ce la CGT, un syndicat, qui tient publiquement cette position en rédigeant un communiqué très critique (à lire ici)?

Philippe Martinez. Il y a eu une déclaration commune d’un certain nombre de syndicats, mais nous sommes allés, c'est vrai, un peu plus loin dans notre analyse. Pourquoi nous ? On s’appuie sur notre vécu au travail, sur notre expérience comme syndicalistes, et c’est peut-être ce qui manque à d’autres. Le lien que nous avons avec les salariés nous oblige à considérer les questions sociales autour de ce sujet.

Mais vous ne vous bornez pas aux questions sociales, vous prenez aussi position sur l’intérêt ou pas d’aller mener une guerre plus affirmée en Syrie ?

Philippe Martinez. Nous avons une petite expérience en la matière depuis 150 ans et l’analyse que l’on en tire, c’est qu’à chaque fois qu’on nous a dit qu’il fallait faire la guerre pour régler le problème, le problème se développe. Car quand on bombarde, on ne fait pas de différences entre les gens, ce sont des bombes qui tombent sur des femmes, des enfants, des hommes… Et après on s’étonne qu’ils fuient et quittent leur pays ! Je le dis souvent aux militants : en France aussi, pendant la Seconde Guerre mondiale, un exode a eu lieu. Donc cette position pacifiste est dans les gènes de la CGT. Nous avons toujours porté ces valeurs-là, et même si les conditions sont un peu différentes aujourd’hui, on doit être là pour les porter.

Et vous ne vous sentez pas trop seuls ?

Philippe Martinez.Vous savez, à la CGT, on est parfois seuls mais c’est pas pour ça qu’on ne dit que des bêtises… Pour avoir un vrai débat, il faut des avis contradictoires. Sous cette notion d’union nationale, on a peut-être tendance à vouloir lisser les commentaires et les arguments. Ce n’est jamais bon pour la démocratie.

Sur la question des libertés, êtes-vous inquiet en tant que membre du mouvement social des restrictions possibles ?

Philippe Martinez. On peut être inquiet, oui, c’est pour ça qu’on interpelle tout de suite le gouvernement. Il faut veiller à plus de sécurité et d’ailleurs on pourrait certainement se donner les moyens d’en faire encore plus, en termes d’effectifs. Y compris, je pense, pour les soignants. On a vu l’engagement des personnels de santé, qui venaient de quitter le travail et qui y sont retournés sans se poser de question. C’est vraiment ça, à mon sens, le service public, et ça méritait sans doute plus que des remerciements au moment où il y a plein de conflits à l’hôpital... Mais oui, nous avons des craintes car une politique de sécurité et une politique sécuritaire, ce n’est pas tout à fait la même chose. Il y a le risque de pouvoir par là-même bâillonner toute forme d’expression. Or les problèmes sociaux restent entiers, et exigent des mobilisations.

Ce qui vous inquiète, c’est qu’on ne puisse plus se rassembler ou la mise sous surveillance du corps social ?

Philippe Martinez. Les deux. Il y a la surveillance individuelle, on va pouvoir bientôt écouter tout le monde, et nous avions d’ailleurs déjà critiqué la loi sur le renseignement à ce sujet. Et puis nous avons peur aussi pour les libertés collectives, le droit de se rassembler, de contester. Est-ce que les salariés d’Air France, par exemple, doivent accepter les licenciements sans réagir ? Ce sont de vraies questions.

Vous estimez également que pour lutter contre la radicalisation, il faut plus de social, plus de justice, plus d’égalité. C’est selon vous la raison numéro un de la dérive de certains Français vers Daech ?

Philippe Martinez. Non, c’est l’une des raisons, et malheureusement, elle n’est pas évoquée. Si on ne lutte pas contre le chômage, la précarité, l’isolement et notamment des plus jeunes, si on les maintient exclus du travail, on les rejette vers des solutions qui ne sont pas les bonnes. On sait bien que même s’il y a beaucoup de choses à faire pour améliorer les entreprises, rentrer dans un collectif de travail permet des échanges, une vie en société, un enrichissement collectif. Tout ça pousse à d’autres aspirations que celles d’aller se faire exploser dans une foule au nom d’une idéologie nauséabonde. L’intégration par le travail, c’est essentiel pour nous.

La CGT, comme le reste de la société, est traversée par des mouvements contradictoires. Comment la base militante perçoit-elle ce que vous venez de déclarer au sein du bureau confédéral ?

Philippe Martinez. Je viens de faire une assemblée de militants ce matin dans le Doubs, on était une centaine, je n’ai pas entendu de réactions négatives à ce communiqué. Et en même temps, c’est notre rôle aussi, plutôt que de faire comme si le problème n’existait pas, de faire réagir, de planter le décor. La pire des choses, c’est que chacun reste dans son coin avec en tête quelque chose de si traumatisant. Il ne faut pas croire, même en province, même loin de Paris, c’est traumatisant. Donc il vaut mieux clairement dire ce que l’on pense et après on en discute. Ça suscite des questions, sur le racisme c’est clair qu’il y a des tensions. Mais ne pas en parler serait grave dans une organisation comme la nôtre, avec ce qu’elle pèse dans le pays.

Il y a eu aussi des victimes parmi la CGT ?

Philippe Martinez. Oui, une responsable d’une union locale était avec sa fille au Bataclan, et donc deux militantes de la CGT ont été tuées. Un camarade de la métallurgie également. Nous sommes touchés directement, comme beaucoup de familles.

Enfin sur la journée du 2 décembre, cela reste une journée d’action sociale ou le mot d’ordre a-t-il changé ?

Philippe Martinez. C’est une journée d’action sociale. Après Air France, nous avions dit non à la violence sociale. Autour de cette affaire, dans tout le pays, il s’agit de continuer à plaider pour le progrès social (les manifestations seront autorisées ou pas, selon les préfectures, précise le service de presse de la CGT, ndlr). Nous sommes contents de constater que le pacte de stabilité pouvait être contourné, ce dogme qui paraissait si inébranlable. Eh bien, c’est le moment ou jamais : allons-y, fixons-nous des priorités. Le social en est une.

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les conflits d’intérêt ont-ils rendu myope l’Autorité sanitaire européenne ?

par Nolwenn Weiler

 

Le glyphosate, molécule cancérigène ? « Improbable », a tranché l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), le jeudi 12 novembre. Le Roundup, désherbant le plus vendu au monde et dont le glyphosate est l’ingrédient principal, se retrouve ainsi blanchi de tout soupçon. Voilà qui va soulager Monsanto, l’industriel qui fabrique et commercialise le Roundup.

L’avis de l’Efsa contredit pourtant celui rendu en mars dernier par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il avait classé le glyphosate dans sa liste des substances « cancérogènes probables » [1].

Utilisé dans plus de 700 produits pour l’agriculture, la foresterie, les usages urbains et domestiques, le glyphosate a vu son utilisation monter en flèche avec l’arrivée des cultures OGM. La majorité des plantes génétiquement modifiées actuellement cultivées dans le monde sont « Roundup ready », c’est-à-dire résistantes au glyphosate. Ce qui permet d’épandre du glyphosate sur un champ et d’y tuer toutes les plantes sauf les OGM. En France, malgré l’absence d’OGM, le Roundup est le premier pesticide de synthèse utilisé, avec plus de 8000 tonnes déversés dans l’environnement chaque année.

Conflits d’intérêt

Comment expliquer la divergence entre les autorités sanitaires internationales et européennes ? Cela tient à la prise en compte « d’une vaste quantité d’éléments, y compris un certain nombre d’études non évaluées par le CIRC », explique l’Efsa, citée par l’Agence France presse (AFP). Mais des organisations indépendantes [2] et des élus [3] accusent l’Efsa de s’être mise au service des industriels. « La Glyphosate Task Force - qui regroupe les grands groupes de l’agro-industrie comme Monsanto, mais aussi son compatriote Dow Chemical ou encore le suisse Syngenta – s’est félicitée des conclusions des scientifiques européens », rapporte d’ailleurs l’AFP.

Recrutés à travers toute l’Europe, les experts de l’Efsa sont tenus de remplir des « déclarations publiques d’intérêt » dans lesquelles ils listent leurs éventuelles collaborations avec des firmes privées. Les dites déclarations ont été passées au crible par l’ONG Corporate europe observatory (CEO) et la journaliste d’investigation Stéphane Horel. Résultat : près de 60% des experts étaient en situation de conflit d’intérêt. L’institut fédéral allemand pour l’évaluation des risques, qui a été chargé par l’Efsa de l’évaluation du glyphosate [4], n’échappe pas à la règle. Un tiers du groupe d’experts « Pesticides » sont liés à des géants de l’agrochimie : BASF et Bayer. L’avis de l’Efsa est censé éclairer la Commission européenne, qui décidera, ou non, de garder le glyphosate sur la liste des substances autorisées.

 

Nolwenn Weiler

 

[1Se basant sur des études de suivis de professionnels exposés au glyphosate en Suède, aux États-Unis et au Canada, l’Efsa avait noté des risques accrus de lymphome non hodgkinien (cancer du sang). Des expériences menées sur les animaux avaient de leur côté démontré que le Roundup induisait un risque accru de cancers, ainsi que divers dommages chromosomiques.

[2Greenpeace, Générations futures,...

[3Notamment l’eurodéputée EELV Michèle Rivasi

[4Selon la procédure européenne, c’est un État rapporteur qui conduit l’évaluation des risques des pesticides.

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CODE DU TRAVAIL CONTRAT DE TRAVAIL - PENDANT LES ATTENTATS, LES PATRONS CONTINUENT DE PRÉPARER AVEC MACRON SON ASSASSINAT

CDI : les patrons attaquent, une nouvelle fois

Dans un manifeste, des dirigeants louent la loi Macron, mais déplorent la complexité du

Ne soyez pas timide, monsieur le premier ministre ! Quitte à retoucher le code du travail, allez-y franchement, et remettez en question le contrat à durée indéterminée (CDI). Tel est, en résumé, le message envoyé cette semaine au gouvernement par plusieurs pans du patronat, au nom de la compétitivité du pays et du développement de l’emploi.

Avec l’espoir que le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, relaiera leurs suggestions, lui qui aime tant briser les tabous de la gauche. Mercredi 18 novembre, ce sont les représentants des groupes étrangers en France, comme l’allemand Siemens ou le suisse Roche, qui sont montés au créneau.

Chaque année, ils font le point sur l’image de l’Hexagone auprès de leurs maisons mères. Longtemps, ils se sont lamentés de la perte de compétitivité de la France. Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, le « choc de simplification » et la première loi Macron leur ont redonné de l’optimisme.

« Nous disposons aujourd’hui de nouveaux arguments pour convaincre nos maisons mères »d’investir en France, affirment-ils dans le manifeste dévoilé à l’occasion de leur rendez-vous annuel, Les Etats de la France. Aucune euphorie pour autant. En un an, la part des responsables d’entreprises étrangères affirmant leur intention d’investir dans l’Hexagone est certes passée de 23 % à 31 %, selon un sondage réalisé fin octobre par Ipsos auprès de 200 d’entre eux. Mais les deux tiers des dirigeants déclarent toujours que la France n’est pas un pays attractif, et qu’ils ne comptent donc pas y injecter de l’argent.

« Réformer n’est pas casser »

" Le principal problème, c’est le droit du travail, qui est d’une complexité démentielle, assure Gérald Karsenti, le PDG de Hewlett-Packard Enterprise France. Nos maisons mères regardent la France en se disant : “Quand on y embauche, on n’a pas la flexibilité qui existe ailleurs pour diminuer l’effectif en fonction de l’état de l’économie.” " Les groupes étrangers demandent donc à l’Etat d’accélérer le rythme des réformes, pour réduire le coût du travail, simplifier les procédures et assouplir les contraintes sociales. « Le cadre du CDI n’est plus compatible avec les besoins de notre économie  », plaide M. Karsenti.

Les entreprises de services tiennent un langage très voisin. « Aménager le contrat de travail est crucial pour inciter à l’embauche dans un environnement incertain où les difficultés à licencier font partie des freins à la création d’emplois », estime le Groupement des professions de services (GPS), qui a tenu, mardi, ses premières assises.

Parmi les trente propositions remises à M. Macron figure en bonne place l’instauration d’un nouveau contrat de travail, qui remplacerait le CDI comme le contrat à durée déterminée. Ce contrat de mission serait conclu sans limitation de durée, mais pourrait s’arrêter en fonction de la vie de l’entreprise, par exemple en cas de perte d’un client majeur ou de fin d’un surcroît temporaire d’activité.

« Peut-on encore travailler toute sa vie dans la même entreprise ? Evidemment non », argumente Christian Nibourel (Accenture), le président du GPS. En attendant la mise en place de cet hypothétique contrat, les patrons des services préconisent d’assouplir les règles actuelles. Les entreprises pourraient par exemple recourir au travail à temps partiel même pour moins de 24 heures par semaine. Le délai de carence qui contraint les salariés à retourner au chômage entre deux contrats pourrait aussi être réduit.

Le gouvernement se laissera-t-il fléchir  ? Le 3 novembre, le président du Medef, Pierre Gattaz, avait lancé une première salve contre le CDI, un contrat « très inquiétant, très anxiogène  »à ses yeux.

« Réformer, ce n’est pas faire le choix de tout casser, de la régression », avait répondu le premier ministre le lendemain, en annonçant une refonte du code du travail, mais sans remise en question des 35 heures ni du CDI. Un premier projet de loi doit être présenté en février ou mars 2016. D’ici là, le patronat n’entend pas lâcher prise.

Denis Cosnard LE MONDE

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Les attaques contre le monde du travail continuent
"Pas plus qu’il n’y a de trêve dans les attaques contre le monde du travail, il n’y aura de trêve dans l’action syndicale pour le progrès social." (CCN de la CGT) - Déclaration d’Info’Com CGT
DÉCLARATION INFO’COM CGT

Déclaration du Comité confédéral national de la CGT

Le Comité confédéral national de la CGT réuni les 17 et 18 novembre 2015, tient à témoigner son soutien et sa solidarité à l’ensemble des familles touchées par la tragédie du vendredi 13 novembre. Elle salue à nouveau la mobilisation extraordinaire de l’ensemble des agents des services et entreprises publics.

Ces attentats, perpétrés sur des lieux de culture et de vie, frappent et concernent chacune et chacun d’entre nous, toutes les populations de toutes religions, origines ou nationalités et particulièrement la jeunesse. Des salariés, des adhérents d’organisations syndicales, sont au nombre des victimes, dont plusieurs de la CGT.

Les attentats qui ont touché la France, frappent les populations partout dans le monde, comme à Beyrouth et en Turquie dernièrement, ou lors de l’explosion de l’avion Russe.

Notre solidarité s’adresse à toutes les victimes de ces assassinats. Derrière ces atrocités, des discours trop souvent entendus reviennent à grands pas. La guerre ne règle rien, au contraire. Les lieux de tensions et conflits se multiplient avec leurs cortèges de morts, de destruction, de désolation et de haine. Les multiples interventions militaires (en Irak, en Lybie, en Syrie, etc.), loin d’instaurer la démocratie ont généré un appauvrissement des populations avec des centaines de milliers de victimes et une impasse économique et sociale. C’est le terreau sur lequel le terrorisme se développe, poussant des populations entières sur le chemin de l’exil.

Avant la fin de la 2ème guerre mondiale, lors de la déclaration de l’OIT en 1944, l’ensemble des pays de la planète avait affirmé que seule la justice sociale serait facteur de paix.

Bon nombre de gouvernements l’ont oublié et font le contraire.

La CGT réaffirme ses valeurs de paix et de fraternité dans son combat pour le progrès social, la démocratie, la liberté, la laïcité, nécessaires au bien vivre ensemble. Elle s’insurge contre l’invitation du front national à l’Elysée. Elle refuse toute stigmatisation des étrangers et amalgame entre immigration et terrorisme.

Aujourd’hui, la CGT prend note que le Président annonce dans son discours, ne plus considérer le pacte de stabilité comme un horizon indépassable. Elle exige donc un pacte de progrès, de démocratie sociale, d’éducation, de sécurité et de paix pour toutes les populations.

Nous sommes favorables à un renforcement de la sécurité et des libertés des citoyens. Il ne faut pas confondre des moyens et des effectifs de police et gendarmerie supplémentaires avec une restriction des libertés individuelles et collectives. De même, combattre, écarter les formes de radicalisation passe avant tout par le respect des droits fondamentaux d’accès à l’éducation, à la culture, à la santé et à l’emploi.

Ce n’est pas une quelconque modification de la constitution qui permettra de tarir les sources de financement et d’armement des terroristes. Il faut d’ailleurs souligner que l’Etat français est le 2ème pays vendeur d’armes au monde, devant la Russie et la Chine.

La CGT exige l’arrêt de tout commerce d’armes avec les Etats qui entretiennent des liens avec les terroristes. Elle demande que la priorité soit donnée à la recherche de solutions multilatérales dans le cadre de l’ONU.

Elle refuse que les salariés et la population française, à travers des modifications de la constitution, soient placés de fait dans un état d’urgence permanent.

Elle refuse que l’expression revendicative et le mouvement social soient muselés.

Cette situation douloureuse touche la conscience de chacun des citoyens, mais c’est bien le combat pour la justice sociale qui fera reculer les guerres, le terrorisme, le fondamentalisme, la xénophobie, le racisme, l’obscurantisme et la régression.

Plus que jamais, la CGT appelle les salariés à refuser les reculs sociaux et se mobiliser pour les salaires, l’emploi, la réduction du temps de travail et l’amélioration des conditions de travail, la protection sociale, les libertés syndicales.

La CGT engage une large consultation des salariés, afin d’être à l’écoute et de partager avec eux ses propositions pour sortir de cette crise. Elle débattra de la nécessaire mobilisation à mettre en œuvre pour y parvenir.

Pour cela, le Comité confédéral national, appelle à poursuivre et amplifier la rencontre de ses syndiqués dans leurs syndicats, sur leurs lieux de travail.

Après le temps du recueillement, les rendez-vous revendicatifs et mobilisations programmés doivent avoir lieu en travaillant des modalités permettant d’assurer la sécurité des salariés. Pas plus qu’il n’y a de trêve dans les attaques contre le monde du travail, il n’y aura de trêve dans l’action syndicale pour le progrès social.

Notamment, le 2 décembre où la CGT appelle à une journée nationale d’action organisée en territoire, ayant pour thème « NON à la violence sociale, OUI à l’efficacité économique, sociale et environnementale ».

La CGT œuvre pour préserver les droits et la citoyenneté de tous. C’est en ce sens, qu’elle a sollicité une rencontre avec le Gouvernement, sur le contenu des futures modifications constitutionnelles envisagées et pour les mesures à prendre allant dans le sens des attentes des salariés, dans le cadre de l’état d’urgence.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voici l'extrait du mail envoyé au Directeur de site d'Unilever HPC I.

Bonjour M.Croix

Nous venons d’apprendre depuis peu, une nouveauté au sein des intérimaires. Parmi le personnel, nous avons maintenant des CDI intérimaires.

Concernant ce type de contrat de précarisation dans cette usine, à aucun moment vous n’avez pas daigné convoquer les Organisations syndicales ou les délégués du personnel, c’était le minimum à faire.

Le CDI intérimaire n’est pas une solution pour pallier au problème d’effectifs et encore moins un remède !

Pour la CGT, il est inadmissible pour un Groupe comme Unilever, d’avoir autant d’intérimaires dans cette usine et comme vous le savez, pour une bonne partie, occupe des postes titulaires. Maintenant, vous laissez la précarisation s’installer à vie dans l’usine !

Cela est totalement contradictoire avec votre vision sur cette usine, qu’elles seront les conséquences à venir sur les emplois et nos conditions de travail, le Groupe Unilever néglige et ignore cet aspect-là !

La CGT prend note de l’attitude du Groupe Unilever sur la question de la précarité et ne tient pas compte de nos revendications sur ce sujet. Malheureusement cela ne nous étonne pas !

La CGT revendique l’embauche en CDI des postes titulaires occupés par de l’intérim !

 

Veuillez prendre connaissance du tract ci-joint !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les analyses prospectives démontrent que d’ici 10 ans, près d’un métier sur deux sera impacté par le numérique, l’automatisation et la robotisation.

Réduire le temps de travail, c’est anticiper les ruptures technologiques et sauver des emplois menacés : un argument qui fait partie de la campagne de la CGT sur la réduction du temps de travail à 32 heures.

  • > Après la casse de l’outil industriel et la suppression de milliers d’emplois d’ouvriers depuis le premier choc pétrolier,
  • > ce sont maintenant les emplois intermédiaires qui sont concernés, avec 3 millions pouvant être détruits d’ici à 2025.

Le seul moyen de renouer avec les créations d’emploi est donc de lier la révolution numérique à une réduction massive du temps de travail, hebdomadaire et sur la vie toute entière. Des constatations qui font partie de l’argumentation de la CGT en faveur de l’abaissement du temps de travail à 32 heures.

Réduire le temps de travail, c’est donc anticiper ces ruptures technologiques et sauver des emplois menacés.

La révolution numérique devrait être synonyme de progrès social

Comment faire pour que la révolution numérique soit synonyme de progrès sociaux, économiques, et environnementaux ? Telle était la question posée aux Rencontres d’Options, le magazine de l’UGICT-CGT destiné aux, mardi 21 octobre, à Paris. A travers la voix de Marie-José Kotlicki, Sécrétaire Générale, et rapporteure d’un rapport du CESE intitulé "les nouveaux rapports industrie/services à l’ère du numérique", l’Ugict-CGT a rendu ses conclusions pour les Ingénieurs Cadres et Techniciens autour de différents axes.

Parmi ces conclusions, un chapitre sur le respect du temps de travail légal et une réduction effective du temps de travail :

Forfaits en jours : "nous avons gagné marqué des points"

Marie-José Kotlicki, est revenue notamment sur la question des forfaits en jours.

"En 10 ans de bataille, nous avons marqué des points : condamnation de la France pour non-respect de la santé des travailleurs par le Conseil des droits sociaux européens, actions en justice et illégalité des accords forfaits jours dans plusieurs branches professionnelles et, dernièrement, le gouvernement est contraint de réécrire la loi sur les 35 heures pour encadrer les forfaits jours en réintégrant les éléments de la Cour de cassation.

L’Ugict-CGT va donc proposer précisément des amendements à la loi pour faire respecter le temps de travail légal, la santé des salariés forfaités et limiter strictement son périmètre aux cadres autonomes dans l’organisation de leur travail et au plan décisionnel. Mais le gouvernement sécurise juridiquement les forfaits jours, il souhaite comme le Medef les étendre à l’ensemble des salariés du numérique et au plus grand nombre d’Ingénieurs Cadres et Techniciens.

Droit à la déconnexion

Nous avons aussi gagné le principe d’un droit à la déconnexion, mais celui-ci ne doit pas seulement se borner à l’interruption des mails pendant les temps de repos et qui suppose une réorganisation du travail, de revoir les conditions de travail, le suivi des charges de travail le décompte horaire du travail, donc des négociations dans les branches professionnelles et non de simples chartes d’intention sur le « devoir de déconnexion ».

Dans la lignée de cette journée d’étude, l’Union Générale des Ingénieurs, Cadres et Techniciens organise le 26 novembre 2015, à la Confédération Générale du Travail à Montreuil, un bilan d’étape et poursuit sa campagne sur le droit à la déconnexion et celle portée sur la réduction du temps de travail.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Tandis que partout en France, dans les entreprises, les services publics, les lieux de vie, la vie s'est arrêtée quelques instants ce lundi midi, plusieurs centaines de militants et de dirigeants de la CGT se sont rassemblés à Montreuil pour observer une minute de silence.

Dans une courte allocution Virginie Gensel, membre de la direction confédérale de la CGT a rendu hommage aux victimes des attentats de ce vendredi 13 novembre à Saint-Denis et dans Paris. Des victimes parmi lesquelles la CGT compte deux militants : Richard syndiqué à la Snecma ainsi que Patricia de l'union locale CGT de Sevran et sa fille Elsa. Hommage aussi au dévouement et à la mobilisation des services publics.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Mehdi Kemoun, secrétaire général adjoint du syndicat CGT d'Air France, assure que les salariés licenciés ne sont que "des exemples".

Quatre salariés ont été licenciés d'Air France, accusés d'avoir participé aux heurts en marge du comité central d'entreprise début octobre. Mais c'est peu dire que de dire que ces licenciements sont contestés. Une grève est prévue le 19 novembre pour demander leur réintégration.

Invité d'Europe 1, Mehdi Kemoun, secrétaire général adjoint du syndicat CGT d'Air France, assure que les salariés licenciés ne sont que "des exemples".

Le message de Valls est "totalitaire".

"Il n'y a rien dans le dossier. On ne voit, sur aucune images que nous a montré la direction, des salariés qui tapent qui que ce soit", assure la syndicaliste sans sourciller.

Les salariés licenciés ont-ils donc été choisis au hasard ? "Bien sûr", n'hésite pas à dénoncer Mehdi Kemoun.

"Ce sont des exemples. Les salariés qui sont licenciés n’apparaissent sur aucune image. Cela ne repose sur rien. Peut importe que la colère des salariés soit légitime. Il fallait montrer un exemple. Le message de Manuel Valls est totalitaire et la direction d'Air France est aux ordres. On ne laissera pas faire".

"Deux chemises valent mieux que des emplois".

La CGT se dit prêt à multiplier les grèves et l'assure : tous les syndicats les soutiennent, y compris les pilotes.

Ces salariés "étaient condamnés avant d'être jugés.

Lorsque Manuel Valls, au lendemain du 5 octobre, traitait les salariés de voyous, cela montrait bien qu'ils étaient déjà jugés par l'Etat. Aujourd'hui le couperet est tombé.

Le rouleau compresseur du politiquement correct est en route pour affronter le socialement indécent. Pour dire que deux chemises valent mieux que des emplois".

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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