SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La violence des Riches, chronique d'une immense casse sociale

«La violence des riches – Chronique d’une immense casse sociale» (Editions Zones – La Découverte 2013), Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

Voici une parole claire et percutante qui mérite d’être relayée. Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot sont sociologues et le constat qu’il dresse sur le modèle économique capitaliste et la société de consommation est sévère.

Où l’on parle d’un recul de la conscience politique face à une classe, une aristocratie de l’argent qui fait preuve d’une violence inouïe, car il y a bien une classe qui mène une réelle guerre : le paradis fiscal est pour eux, l’enfer fiscal pour les autres.

Peur, manipulation, fatalisme, anxiété, absence de révolte, société de consommation, sidération, chaos .. tous les ingrédients pour exercer une domination néfaste pour l’Homme.

Alors pour rompre avec le chaos dans lequel l’homme patauge, il lui faudra bien rompre avec le capitalisme. Ce message n’est pas une fabulation, ce n’est pas non plus une dénonciation d’un quelconque complot mais il permet au lecteur de mieux comprendre ce processus violent de déshumanisation profonde des hommes qui est déjà en place.

Libre Plume

Pour info, passage dans l’émission « On n’est pas couché » : https://www.youtube.com/watch?v=oZ52Q8HIpqQ

«La violence des riches – Chronique d’une immense casse sociale» (Editions Zones – La Découverte 2013), Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

Voici une parole claire et percutante qui mérite d’être relayée. Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot sont sociologues et le constat qu’il dresse sur le modèle économique capitaliste et la société de consommation est sévère.

Où l’on parle d’un recul de la conscience politique face à une classe, une aristocratie de l’argent qui fait preuve d’une violence inouïe, car il y a bien une classe qui mène une réelle guerre : le paradis fiscal est pour eux, l’enfer fiscal pour les autres.

Peur, manipulation, fatalisme, anxiété, absence de révolte, société de consommation, sidération, chaos .. tous les ingrédients pour exercer une domination néfaste pour l’Homme.

Alors pour rompre avec le chaos dans lequel l’homme patauge, il lui faudra bien rompre avec le capitalisme. Ce message n’est pas une fabulation, ce n’est pas non plus une dénonciation d’un quelconque complot mais il permet au lecteur de mieux comprendre ce processus violent de déshumanisation profonde des hommes qui est déjà en place.

Libre Plume

Pour info, passage dans l’émission « On n’est pas couché » : https://www.youtube.com/watch?v=oZ52Q8HIpqQ

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«La violence des riches – Chronique d’une immense casse sociale» (Editions Zones – La Découverte 2013), Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

Voici une parole claire et percutante qui mérite d’être relayée. Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot sont sociologues et le constat qu’il dresse sur le modèle économique capitaliste et la société de consommation est sévère.

Où l’on parle d’un recul de la conscience politique face à une classe, une aristocratie de l’argent qui fait preuve d’une violence inouïe, car il y a bien une classe qui mène une réelle guerre : le paradis fiscal est pour eux, l’enfer fiscal pour les autres.

Peur, manipulation, fatalisme, anxiété, absence de révolte, société de consommation, sidération, chaos .. tous les ingrédients pour exercer une domination néfaste pour l’Homme.

Alors pour rompre avec le chaos dans lequel l’homme patauge, il lui faudra bien rompre avec le capitalisme. Ce message n’est pas une fabulation, ce n’est pas non plus une dénonciation d’un quelconque complot mais il permet au lecteur de mieux comprendre ce processus violent de déshumanisation profonde des hommes qui est déjà en place.

Libre Plume

Pour info, passage dans l’émission « On n’est pas couché » : https://www.youtube.com/watch?v=oZ52Q8HIpqQ

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25000 manifestants à Paris, de très nombreux rassemblements en province : 15000 grévistes à Marseille, 1700 à Lille, 3500 à Lyon, 3000 à Bordeaux, à Belfort, c’était Opération escargot avec 130 voitures… les salariés du public et du privé, les chômeurs, retraités, étudiants et lycéens sont descendus dans la rue en masse, ce jeudi 8 octobre 2015.

Contre la loi Macron, le travail du dimanche, la réforme du code du travail, pour la hausse des salaires et la défense de l’emploi, les manifestants exigent une autre politique économique et sociale, revendiquent un autre partage des richesses.

Dans un contexte où les inégalités se creusent et où la précarité se développe, la CGT, la FSU, Solidaires et les organisations d’étudiants et de lycéens invitaient les salariés et retraités à poursuivre la mobilisation autour d’une plateforme revendicative commune pour :

  • Augmenter les salaires, les retraites, les pensions, les minimas sociaux et le point d’indice des fonctionnaires.
  • Promouvoir l’égalité salariale femmes / hommes.
  • Améliorer les conditions de travail et réduire le temps de travail pour créer des emplois, combattre et réduire le chômage.
  • Pérenniser et améliorer les garanties collectives.
  • Pérenniser et améliorer la protection sociale, les retraites complémentaires, pour garantir les droits à la santé et à la retraite.
  • Développer les investissements pour relancer l’activité économique en tenant compte des impératifs écologiques.
  • Conforter et promouvoir les services publics.

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SCANDALEUSE TRICHERIE AU COEUR DU CAPITALISME

par VESSILLIER Jean-Claude

Il est des scandales qui révèlent la corruption d’une entreprise ou d’une société. Celui commencé chez Volkswagen, et qui embrase maintenant toute l’industrie automobile mondialisée, fait partie de ces événements ravageurs, la fraude révélée concernant au moins quatorze millions de voitures...

On a l’habitude de les dénoncer, mais autre chose est la révélation à l’échelle du monde entier de l’ampleur des tricheries.

La partie immergée de l’iceberg

Alors que certains veulent opposer le « bon » capitalisme industriel à la « méchante » spéculation financière, la morale des uns n’a visiblement rien à envier à celle des autres. En effet, la révélation du scandale libère les informations.

On vient ainsi d’apprendre que seul un véhicule sur 10 respecte les normes anti-pollution. « Il est fort probable que d’autres constructeurs aient recours à des logiciels destinés à optimiser les tests en laboratoires, en particulier ceux qui utilisent des moteurs diesel », a aussi déclaré une responsable de Transport et environnement [1] à l’origine de la divulgation de ces données.

Aussi, le diesel propre est une fable, qu’il soit étiqueté allemand ou français. Le « Stop à l’impunité du made in Germany » de Jean-Luc Mélenchon, outre qu’il ignore les liens étroits entre constructeurs automobiles, détourne les salariéEs de la lutte contre leur adversaire commun.

Rabaisser les normes... pour plus de profits

Pourtant, pour l’Europe, ces normes, dont on apprend qu’elles ne sont pas appliquées, sont régulièrement renégociées avec les constructeurs automobiles depuis 1993. Pas de naïveté : santé publique et réchauffement climatique ne sont pas leurs premières motivations car les intérêts concurrentiels savent se faire entendre. Aux États-Unis, la plus grande sévérité des normes sur le diesel, loin d’être due à une passion nord-américaine pour l’écologie, est une mesure de type protectionniste pour les constructeurs nord-américains non spécialisés dans ce type de moteurs.

L’industrie automobile n’est pas sortie stabilisée de la crise de 2008-2009, et la concurrence s’exacerbe sur tous les marchés. Ce qui se passe aujourd’hui en est la conséquence. En juillet dernier, l’Association européenne des constructeurs automobiles s’alarmait : « alors qu’elle était la plus profitable au monde en 2007 avec 15 milliards de profits, l’industrie automobile européenne a vu ses marges fondre pour répondre au durcissement des normes et a enregistré un milliard de pertes en 2012 » [2]. Et le PDG de Renault d’enfoncer le clou : « les investissements pour la réduction des émissions de CO2 seront plus efficaces dans d’autres secteurs que dans celui du transport. » [3] Et cela n’empêche pas Renault d’être un sponsor de la COP21 de Paris !

Alors que les émissions de CO2, facteur du réchauffement climatique, sont le fait des moteurs à essence, l’effet cancérigène des particules les plus fines d’oxyde d’azote émises par les moteurs diesel est validé par l’OMS depuis 2012. Il n’empêche qu’auto­proclamés experts en santé publique, les constructeurs automobile continuent à nier ce fait avéré. La préparation de la fin du diesel, sans destruction d’emploi ni pénalisation des populations condamnées à l’usage des voitures les plus vieilles, est une question pour aujourd’hui.

Valls et Macron au secours des constructeurs automobile

PSA et Renault, spécialisés en Europe dans le moteur diesel, ont été incités à continuer par Valls et Macron. C’est le même aveuglement qu’après Fukushima, où la firme publique Areva a poursuivi ses investissements nucléaires, avec en conséquence différée les massives suppressions d’emploi d’aujourd’hui.

Les dirigeants sauront toujours s’en sortir, à l’exemple du président de Volkswagen « remercié »... avec 25 millions d’euros ! Au « N’ayez pas peur ! » de Macron relisant les fiches des constructeurs automobile pour vanter le diesel, il faut opposer l’exigence d’une transparence fondée sur les lanceurs d’alerte et des travaux indépendants, les salariés du rang y participant avec leur expérience. Celle-là même qui, après des décennies de combat, avait permis de commencer le procès de l’amiante.

Le scandale d’aujourd’hui est l’expression condensée d’un système fondé sur la concurrence, la propriété privée et le profit de quelques-uns. Les fraudes se sont développées à cette échelle car le secret garantit, croyaient-ils, l’impunité aux puissants. La levée du secret qui préside aujourd’hui aux opérations industrielles et financières dans tous les domaines de la production capitaliste est une exigence élémentaire à conquérir. Et c’est bien le procès du mode de production capitaliste qu’il faut instruire.

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8 octobre 2015: 500 manifestants à Creil

Il y Urgence, il faut augmenter les salaires, Stop à la précarité, Il faut embaucher...

L'absence de reconnaissance au travail Démotive les salariés.

Nous pouvons inverser la tendance, Soyons solidaire.

Tous ensemble !

8 octobre 2015: 500 manifestants à Creil
8 octobre 2015: 500 manifestants à Creil
8 octobre 2015: 500 manifestants à Creil
8 octobre 2015: 500 manifestants à Creil
8 octobre 2015: 500 manifestants à Creil
8 octobre 2015: 500 manifestants à Creil
8 octobre 2015: 500 manifestants à Creil
8 octobre 2015: 500 manifestants à Creil
8 octobre 2015: 500 manifestants à Creil

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Tous à Creil à 10H00 - Place Carnot

Tous ensemble

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

(Actualisation: précisions sur le projet, les parts de marché de Nestlé, R&R et Unilever, le marché mondial des crèmes glacées et la performance semestrielle des activités de produits laitiers et de crèmes glacées de Nestlé.)

LONDRES (Dow Jones)--Le géant suisse de l'agroalimentaire Nestlé (NESN.VX) a annoncé lundi mener des négociations avancées avec le producteur britannique de glaces R&R en vue de créer une joint-venture dans le domaine des crèmes glacées principalement en Europe et Afrique, dont le chiffre d'affaires annuel atteindrait 3 milliards de francs suisses (2,75 milliards d'euros).

Nestlé compte ainsi développer son activité de crèmes glacées et prévoit que la nouvelle entreprise, qui devrait être créée l'année prochaine, sera présidée par Luis Cantarell, son actuel vice-président exécutif pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord.

R&R, qui appartient à la société de capital-investissement française PAI Partners, a indiqué que le directeur général de la nouvelle société serait son actuel directeur général, Ibrahim Najafi.

Nestlé apportera à la coentreprise ses activités de crèmes glacées en Europe, en Egypte, aux Philippines, au Brésil et en Argentine, et transférera ses activités européennes d'aliments surgelés, hors activité pizza.

Un marché en croissance

Nestlé a ajouté que la nouvelle coentreprise, qui serait présente dans plus de 20 pays et emploierait 10.000 personnes, serait détenue à parité par Nestlé et R&R.

Nestlé détient environ 10,8% du marché mondial des crèmes glacées, tandis que la part de R&R est de 0,8%, selon Euromonitor. La nouvelle coentreprise aiderait Nestlé à mieux rivaliser avec son grand concurrent Unilever (UNA.AE), qui possède 22,8% du marché mondial des crèmes glacées. Le groupe anglo-néerlandais a annoncé la semaine dernière un accord un vue d'acquérir le producteur italien de crèmes glacées Grom.

Nestlé et Unilever ont tous deux entrepris de vendre certaines activités alimentaires à faible croissance, mais le segment des crèmes glacées est perçu comme un domaine de croissance. Euromonitor prévoit ainsi que le marché mondial des glaces devrait atteindre 107 milliards de dollars en 2020, contre 71 milliards de dollars actuellement.

Les termes financiers de la transaction n'ont pas été communiqués, mais Reuters, qui a dévoilé l'accord, a estimé la valeur de l'opération à 3 milliards d'euros. L'agence a également indiqué que si ce projet de coentreprise aboutissait, PAI pourrait vendre sa participation dans R&R dans quelques années, et Nestlé pourrait introduire en Bourse le nouvel ensemble.

Des porte-parole de Nestlé et de R&R n'ont pas souhaité faire de commentaire.

Les activités de crème glacée de Nestlé aux Etats-Unis, au Canada, en Chine, en Thaïlande, au Pérou et au Chine ne seront pas incluses dans la coentreprise. Il en est de même pour l'activité crèmes glacées de Nestlé en Israël, où le groupe suisse a déjà créé une coentreprise avec Osem Investments.

Les produits laitiers et l'activité crèmes glacées de Nestlé ont dégagé un chiffre d'affaires semestriel de 7,19 milliards de francs suisses, soit une hausse de 0,8% en glissement annuel sur une base organique, ce qui exclut les effets de change.

-Saabira Chaudhuri, Dow Jones Newswires (Version française Maylis Jouaret et Aurélie Henri) ed/LB

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses !

Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. [...]

Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. »

Jean Jaurès, discours devant la Chambre des députés, séance du 19 juin 1906

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Expression directe de Miguel Fortea, Secrétaire Général CGT Air France sur la mobilisation.

Les réactions, propositions, et perspectives, de la CGT Air France.

"Il n'est pas possible que l'État valide des licenciements"

La CGT Air France a publié un tract dont voici le contenu:

N°29, 2015, Roissy, Octobre 2015

Alors que la direction vient d’annoncer un nouveau plan désastreux pour l’emploi, près de 3 000 emplois vont être dans un premier temps supprimés, tout le monde gardera en mémoire les images diffusées de la violence avec laquelle certains dirigeants ont été traités après le CCE du 5 octobre.

Depuis 2008 des efforts incessants sont demandés à l’ensemble des salariés. 15 000 postes ont été supprimés. Des milliers de « nos collègues se sont sacrifiés pour que ceux qui restent aient un avenir ». C’est ainsi que communique la direction. Un peu avant ses envolées de Royaumont, Alexandre de Juniac de passage à Strasbourg le répétait haut et fort : « il faut se battre à MORT, à MORT !! » Voilà le discours d’un chef de guerre qui plonge ses salariés dans un combat sans pitié…

Déjà 7 ans, plus de 84 mois, plus de 2550 jours, que de nombreux salariés, au quotidien subissent l’autre violence. La violence social, celle qui assombrit inexorablement l’avenir. Elle ronge les esprits dès le matin. Il n’est pas rare qu’elle se transforme en angoisse, pas seulement le soir, mais sitôt que nos yeux se posent sur notre uniforme, celui qu’il faut revêtir avant d’aller travailler. Au travail, d’autres tensions naissent, plus machiavéliques, le jeu des « chaises musicales », car il n’y a plus de places pour tout le monde.

De nombreuses expertises votées dans nos CHSCT traduisent cette violence sociale. Sa cousine, celle du désespoir l’accompagne en silence. Elles touchent toutes les populations, de l’ouvrier au cadre en passant par le technicien. Personne n’est à l’abri. La direction nous a plongé dans le tunnel de transform, au bout duquel la lumière devait rejaillir. Trois années plus tard, nous sommes toujours loin de la surface, toujours au fond du trou. On nous propose de creuser avec nos ongles, tout en gardant le sourire et l’espoir. Et alors, on s’étonnerait de la violence ? Il est toujours plus aisé d’avoir une réaction sur les conséquences plutôt qu’une analyse sur les causes. Réfléchir à l’origine de ce mal qui peut se répandre en chacun de nous. Quel est son mode de transmission, quelles sont les populations les plus sensibles, celles qui seront les premières exposées : voilà de véritables sujets pour nos ressources humaines en peine.

La Cgt condamne les agressions physiques qui ont eu lieu ce jour. La Cgt condamne tout aussi fermement l’attrition et les licenciements que la direction s’apprête à mettre en oeuvre. « Qui sème le vent récolte la tempête », écrivait Nizami (XIIè) dans un de ses poèmes.

Ne feignons pas l’hypocrisie, car chaque individu réagit en fonction de ses capacités personnelles, sociales et de son environnement immédiat. Cela doit nous alerter au plus haut point. Un des maux qui détruit le tissu social de notre compagnie vient d’être révélé au grand public. Il est urgent que tous les mauvais chantages cessent définitivement, notamment ceux qui alimentent et opposent les personnels entre eux, afin de permettre la mise en place d’un véritable dialogue social au sein de notre entreprise. Sans quoi, d’autres violences, plus sourdes, plus graves, résonneront comme le glas.

La manifestation du mardi  a regroupé plusieurs milliers de salarié(e)s. Nous tenons à saluer le calme, la dignité et l’esprit de camaraderie avec lesquelles ils se sont rassemblés, toutes catégories confondues, personnels sol, navigants commerciaux et techniques, ce qui ne s’était jamais vu avant aujourd’hui à air France.

Voilà la véritable image forte de la journée que les médias auraient dû reprendre

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Air France, ArjoWiggins, AFP... Solidarité avec le personnel!

La violence des licenciements et du chômage doit cesser sans délai !

Communiqué Intersyndicale Air France

Les médias, propriétés du patronat, ne risquent pas de nous aider à évaluer ce qui vient de se passer à Air France. À l’unisson, le gouvernement, la droite et le Front national soutiennent le patronat. Premières réflexions pour l’action.

  1. Ce 4e plan de suppressions d’emplois en 4 ans à Air France représente la seule réponse du patronat :

tailler dans l’effectif -10 000 à Air France depuis 2012 -, priver les femmes et les hommes de leur seule ressource pour vivre, le travail. Et engranger les dividendes de l’économie réalisée sur le travail humain.

Que l’entreprise aille bien, comme à Smart, qu’elle batte de l’aile, le patronat use et abuse du chômage.

Chaque jour, toutes les entreprises de toutes les tailles connaissent les licenciements.

Un jour, et c’était le 5 octobre et ce sera demain, ce droit patronal absolu entraîne une exaspération absolue.

  1. Ceux qui ont mis le feu au Code du Travail et au droit social sont responsables. Macron jouit de son succès, avoir en une loi éradiquer le fondement du droit social français, en l’occurrence la nécessité de

corriger l’inégalité entre employeur et employé. Le même a multiplié, en connivence avec Valls et le patron d’Air France, de Juniac, les déclarations pour transformer la négociation en reddition des salariés.

Quand un gouvernement, au nom d’une politique qu’il co-organise dans l’Union européenne, use du pouvoir comme d’un out

il au service du seul patronat sans rien faire contre le chômage et les

licenciements, il sème la violence sociale. Il récolte la colère.

3. Le dialogue social se réduit à une connivence Gouvernement-Medef-CFDT, et s’organise de façon à rédiger des lois dirigées pour évacuer les problèmes sociaux au profit de la compétitivité et des intérêts des actionnaires. Les ANI, les lois Macron et Rebsamen, l’avalanche de «rapports» (Combrexelle, Mettling) ciblent la même population, les travailleurs, rendus responsables de la crise du fait de leurs conditions de vie jugées trop coûteuses. À Air France comme à ArjoWiggins, les accords de licenciement, de fermetures, de casse de l’outil de travail, sont concoctés selon le mode de cette connivence.

Les travailleurs, désarmés par la loi, devraient baisser la tête ?

Quand négociation est synonyme de reddition des salariés, exigée en

toute circonstance, alors il se trouve des travailleurs qui recouvrent le pouvoir de dire NON.

4. Les licenciements d’Air France et les événements du 5 octobre marquent-ils un tournant dans le climat ?

Trop tôt pour l’affirmer, mais l’exaspération sociale, contrairement aux commentateurs complaisants répandus dans les médias, ne s’exprime pas par le vote pour les fascistes du Front national.

Quand la loi n’est pas la justice, quand le droit patronal devient à ce point unilatéral que chaque travailleur a peur d’en être victime, quand la souffrance au travail devient à ce point pesante qu’elle génère le désir de fuir cet enfer, alors...

Le syndicalisme doit jouer son rôle de solidarité, ériger cette valeur fondamentale en principe, et se ranger résolument aux côtés du personnel, de toute façon et à tout coup ciblé comme quantité

négligeable. Air France devient ce jour une ligne de partage des eaux. La Filpac Cgt exprime sa solidarité aux salariés victimes désignées des plans perpétuels de licenciement. À Air France, ArjoWiggins, à l’AFP comme ailleurs.

La violence des licenciements et du chômage doit cesser. Agissons ensemble pour l’imposer.

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Le Conseil d’état a jugé illégale la possibilité pour Pôle emploi de récupérer l’intégralité de dommages et intérêts obtenus en justice par un chômeur pour licenciement abusif.

Le Conseil d’état a jugé illégale la possibilité pour Pôle emploi de récupérer l’intégralité de dommages et intérêts obtenus en justice par un chômeur pour licenciement abusif. L’annulation de la convention d’assurance chômage qui en découle est différée au 1er mars 2016.

A peu d’intervalle, c’est la deuxième décision de justice préservant l’action des salariés devant les prud’hommes pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

En août, le Conseil constitutionnel a censuré l’article du projet de loi Macron, qui prétendait plafonner les indemnités allouées à un salarié victime de licenciement abusif.

Hier, le Conseil d’état a annulé l’agrément ministériel donné à la convention d’assurance chômage, en jugeant illégal le dispositif de « différé d’indemnisation » qui autorisait Pôle emploi à récupérer auprès de certains chômeurs l’intégralité des indemnités perçues après une action en justice sur leur licenciement.

Un camouflet pour les signataires de la convention, Medef, CGPME, UPA, CFDT, CFTC et FO, et pour le gouvernement qui avait donné son aval à ce racket.

La convention d’assurance chômage prévoyait ainsi que les salariés ayant touché, à l’occasion de la rupture de leur contrat de travail, des sommes au-delà des dispositions prévues par la loi, verraient le versement de leur allocation retardé d’une durée pouvant aller jusqu’à six mois, calculée en fonction du montant perçu.

Entraient dans le calcul de ce « différé », les indemnités supralégales de licenciement, mais aussi les éventuels dommages et intérêts obtenus en justice par le salarié pour licenciement abusif. De quoi décourager toute action devant les prud’hommes.

Pour les salariés ayant plus de deux ans d’ancienneté ou travaillant dans une entreprise de plus de dix salariés, le Code du travail prévoit un plancher de six mois de salaire pour les dommages et intérêts, somme qui n’entrait pas dans le calcul du différé puisqu’elle est fixée par la loi. Mais pour les autres, l’absence de plancher légal faisait que la totalité des dommages et intérêts était prise en compte et pouvait être récupérée par Pôle emploi au titre du différé  !

Le Conseil d’état a estimé que ces « stipulations aboutissant à ce que certains salariés victimes d’un licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse puissent être privés de l’intégralité des sommes destinées à assurer la réparation du préjudice » portent « atteinte au droit de ces salariés  », et sont « illégales ».

« L’illégalité des modalités du différé remet en cause l’ensemble de la convention », a précisé le Conseil dans un communiqué. Mais pour garantir la continuité du système d’assurance chômage, il a choisi de reporter l’effet de l’annulation de la convention au 1er mars 2016.

Le Conseil d’état a également annulé, et cette fois sans délai, les règles que les signataires avaient cru pouvoir imposer en matière de récupération des « indus », les sommes versées par erreur aux chômeurs.

Le texte de la convention prévoyait que Pôle emploi pouvait récupérer immédiatement ces montants en les prélevant sur l’allocation du demandeur d’emploi, et que si celui-ci formait un recours, il n’était pas suspensif. Par ailleurs, si un chômeur oubliait de déclarer une période de travail à Pôle emploi, celle-ci n’était pas prise en compte dans le calcul de ses futurs droits : une forme de sanction.

Le Conseil d’état a rappelé que les négociateurs sont habilités à fixer par accord les « mesures d’application » du versement des allocations chômage encadré par le Code du travail, mais qu’ils n’étaient « pas compétents » pour décider de telles modalités de récupération des indus et de sanctions. De quoi ramener sur terre des négociateurs qui se sont sentis pousser des ailes pour rogner les droits des chômeurs. ■

par Fanny Doumayrou L’Humanité

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AIR FRANCE - La Cgt solidaire du personnel - 2900 suppressions d’emploi, le DRH y laisse sa chemise... Qui sème le Macron-Juniac récolte la colère... Valls et Berger soutiennent les licencieurs LE CHANTAGE DIRECTION-MACRON

Réfugié de Calais tentant de franchir le tunnel sous la Manche ? Non, le DRH d’Air France après l’annonce des 2900 suppressions d’emploi. sans chemise, mais pas sans pantalon.

Les Echos

Valls a dénoncé les débordements intervenus lors de l’interruption du comité central d’entreprise d’Air France ce matin et a apporté «  tout son soutien  » à la direction de la compagnie.

Le DRH s’est notamment vu arracher sa chemise.

Journée sous haute tension chez Air France. Tandis que la direction de la compagnie présentait ce matin en comité central d’entreprise son nouveau plan de réduction des effectifs, qui prévoit la suppression de 2.900 postes, des salariés ont envahi la salle, interrompant la séance. Des membres de la direction ont été malmenés par quelques manifestants, ce qu’ont dénoncé de concer le Premier ministre et le secrétaire d’Etat aux Transports. Le CCE ne devrait pas reprendre ce lundi.

9h30. Démarrage d’un comité d’entreprise sous haute tension

A 9h30, ce lundi, a débuté le comité central d’entreprise (CCE), durant lequel devait être présenté le plan de réduction de l’offre et des effectifs, décidé jeudi par le conseil d’administration d’Air France-KLM, après l’échec des négociations avec les syndicats de pilotes.

10h45. Le comité d’entreprise interrompu par les salariés
Le comité central d’entreprise est interrompu par plusieurs centaines de manifestants qui investissent la salle aux cris de «  Juniac démission  »

(Alexandre de Juniac est le PDG d’Air France-KLM) et «  On est chez nous  ». Le PDG d’Air France, Frédéric Gagey, aurait quitté la salle précipitamment, selon l’AFP. La réunion devrait reprendre cet après-midi à 14h30. Pendant ce temps là, d’autres manifestants continuent de défiler autour du siège d’Air France.

10h30. Un cortège de manifestants s’improvise devant le siège d’Air France Les manifestants, qui entendent faire pression sur la direction, investissent le parvis devant le siège de la compagnie. Notre journaliste sur place témoigne

11h15. 2.900 postes menacés

La direction l’a confirmé : son plan de restructuration prévoit bien la suppression de 2.900 postes (300 pilotes, 900 hôtesses et stewards et 1.700 personnels au sol), avec pour la première fois, la possibilité de licenciements secs parmi les navigants. Cinq avions quitteront la flotte long-courrier en 2016, puis neuf autres en 2017. Cinq lignes seront fermées en Inde et en Asie du Sud-Est en 2017 ; la fréquence sera réduite sur 22 autres lignes dès 2016. Et, selon Reuters, Air France espère négocier avec Boeing l’annulation d’une commande de 787 passée en 2011.

11h50. Le rassemblement devant le siège d’Air France se termine Les manifestants réunis devant le siège d’Air France se dispersent peu à peu. Certains veulent cependant poursuivre leur défilé devant l’aéroport de Roissy.

11h35. Solidarité au sein de la manifestation

Dans le cortège de la manifestation, les pilotes cotoient les personnels au sol et les hôtesses et stewards. Bien que la direction d’Air France les aient tenus pour responsables de la situation, il n’y a pas d’hostilité à leur égard, rapporte notre journaliste sur place. Les manifestants se veulent unis et solidaires.

11h45. Le DRH malmené par des salariés en colère

Selon Reuters, des salariés en colère ont malmené le DRH lorsqu’ils ont envahi la salle ou se tenait le comité d’entreprise. Xavier Broseta s’est enfui torse nu après s’être fait arracher sa chemise. Pierre Plissonnier, numéro deux du long-courrier de la compagnie et son DRH à Roissy, a eu de son côté sa chemise déchirée. Air France va porter plainte pour «  violence aggravée  », a indiqué un peu plus tard un porte-parole.

Des plaintes vont être déposées pour violences aggravées contre les qq excités qui privilégient la violence au dialogue social #AirFrance

13h10. Le comité central d’entreprise ne reprendra pas aujourd’hui

Le comité central d’entreprise (CCE) d’Air France, interrompu dans la matinée par des manifestants, ne se poursuivra pas ce lundi, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources syndicales. «  Le CCE ne reprendra pas, le point d’information ayant été effectué  », a confirmé à Reuters un porte-parole d’Air France. 12h25. Le président du SNPL national prend position

Dans une tribune adressée aux «  Echos  » , le président du syndicat de pilotes SNPL national, Erick Derivry, demande à l’Etat de prendre ses responsabilités sur le dossier Air France. «  Il faudra nécessairement, pour obtenir des salariés une adhésion de principe à de nouveaux efforts de productivité et de compétitivité, que l’Etat accompagne cet effort et produise le sien  », estime-t-il.

13h55. Des voix s’élèvent pour dénoncer les violences de la matinée

Les «  violences physiques  » qui ont eu lieu en marge du comité d’entreprise d’Air France sont «  inacceptables  » et «  méritent d’être sanctionnées  », a estimé le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, dans un communiqué transmis à l’AFP.

Quelques minutes plus tard, le Premier ministre, Manuel Valls, s’est dit à son tour «  scandalisé  » par ces débordements et a apporté «  tout son soutien  » à la direction.

D’autres voix se sont élevées pour dénoncer ces violences. Parmi lesquelles celle de Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, qui a estimé qu’elles étaient «  indignes et inadmissibles  ».

Le numéro un de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a également déploré ces incidents, tout en disant comprendre «  l’exaspération  » des salariés. «  On peut se battre contre une direction sans être violent  », a-t-il ajouté.

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« Plan B » : A Air France le chantage va commencer, la résistance aussi

Depuis plusieurs semaines, la direction d’Air France a joué le premier acte de sa bataille pour imposer une baisse de 1 milliard de la masse salariale d’Air France, des gains de productivité à hauteur de 17%, dans le seul but d’augmenter ses marges financières.

Un premier acte qui vient de ses conclure par le refus des syndicats de navigants de céder et l’annonce par le Conseil d’Administration du Groupe du plan B, plan dit d’attrition. Derrière ces apparences dramatiques, le but n’est nullement de baisser l’activité du Groupe.

La première cible est le personnel navigant technique (les pilotes), avec une grande mise en scène médiatique : plusieurs semaines de négociations où la barre a été mise volontairement très haut par la Direction, de manière clairement provocatrice : exiger 100h de vol (équivalent à 200 heures de travail) de plus par an pour le même salaire. La Direction, vu l’échec des négociations, annonce quelques fermetures de lignes….et la suppression de 400 postes de pilotes.

Mais, en cas de signature, grâce aux gains de productivité, la Direction annonçait aussi 400 suppressions de postes ! De fait, la Direction veut que l’accord avec les pilotes apparaisse clairement comme une défaite du syndicat majoritaire, le SNPL qui vient de refuser le 30 septembre de mettre sa signature au bas de l’accord. La presse et le gouvernement dénonce ces « privilégiés qui vont faire couler la compagnie ».

La défaite des pilotes est nécessaire pour parachever le deuxième volet de l’attaque du premier acte : le personnel navigant commercial (hôtesses et stewards, 14000 salariés) où le but là aussi est d’obtenir de 15 à 20% de gain de productivité, par une augmentation des heures de vols, la diminution des jours de repos et des temps de repos en escale, une diminution des compositions équipage dans les avions.

Deux sur trois des syndicats représentatifs des hôtesses et stewards viennent, comme les pilotes de refuser la signature à la baisse de leur accord collectif.

Le Conseil d’Administration du Groupe va donc mettre sur la table un plan « de réduction d’activité » dans les deux ans à venir, avec des suppressions d’emplois au sol et chez les navigants, comme conséquence de « l’égoïsme des pilotes ». La réduction d’activité sera toute symbolique ,car le deuxième acte réel sera d’obliger les syndicats navigants à revenir à la table de négociation et à plier et, après la défaite voulue des syndicats de navigants, d’enfoncer le clou par de nouvelles attaques contre les personnels au sol (30000 salariés), avec le soutien de la CGC et de la CFDT ( au moins…).

Ces deux syndicats ne cessent de répéter que, si les pilotes ne signent pas l’accord, il y a aura des milliers de licenciements au sol. Une façon de dédouaner la Direction des attaques déjà prévues, notamment contre les salariés des escales de province, Marseille et Bastia en tête.

Derrière cette mise en scène macabre, une chose est sûre : la Direction veut rapidement économiser 1 milliard d’euros sur la masse salariale du Groupe (qui est de 7,5 milliards)

Le but n’est évidemment pas de « ne pas mourir », ni de résister à une concurrence imaginaire. Air France ne compte pas réellement mettre son activité et son développement en sourdine. La compagnie gagne mois après mois des parts de marché dans le secteur, remplit ses avions à un taux record de 90% et ne baisse nullement le prix de ses billets. Cela dans un contexte où le prix du kérosène a baissé de moitié en quelques mois…Après avoir supprimé 8000 emplois depuis deux ans et demi, bloqué les salaires et largement dégradé les conditions de travail, c’est à une vrai défaite frontale que De Juniac veut arriver.

De Juniac joue un plan à la Thatcher pour briser durablement la combativité des salariés et asseoir des syndicats « responsables » menant une politique de collaboration.

Même si la plupart des dirigeants syndicaux (et une bonne partie du personnel) se laisse prendre par le discours dramatique de la Direction et les manœuvres de division, jusqu’ici une réaction unitaire s’est mise sur pied, facilitant la résistance actuelle des syndicats des navigants .

La majorité des syndicats d’Air France, sols et navigants (sauf la CFDT et la CGC) ont mis sur pied une large intersyndicale qui refuse la menace des licenciements et appelle à un rassemblement le 5 octobre , jour du CCE. Pour le personnel au sol, de nombreux appels unitaires à la grève ont lieu dans les secteurs. Sud Aérien et la CGT appellent ce jour-là toutes les catégories de salariés à la grève.

Combattre la Direction, le gouvernement allié de cette Direction et une campagne médiatique bien orchestrée sera évidemment une bataille difficile qui impose de résister au chantage et aux manœuvres de division. L’enjeu, comme chez Lufthansa ou British Airways est de résister à une nouvelle dégradation des conditions de travail, aux pertes d’acquis et de salaires.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
« Plan B » : A Air France le chantage va commencer, la résistance aussi

Depuis plusieurs semaines, la direction d’Air France a joué le premier acte de sa bataille pour imposer une baisse de 1 milliard de la masse salariale d’Air France, des gains de productivité à hauteur de 17%, dans le seul but d’augmenter ses marges financières.

Un premier acte qui vient de ses conclure par le refus des syndicats de navigants de céder et l’annonce par le Conseil d’Administration du Groupe du plan B, plan dit d’attrition. Derrière ces apparences dramatiques, le but n’est nullement de baisser l’activité du Groupe.

La première cible est le personnel navigant technique (les pilotes), avec une grande mise en scène médiatique : plusieurs semaines de négociations où la barre a été mise volontairement très haut par la Direction, de manière clairement provocatrice : exiger 100h de vol (équivalent à 200 heures de travail) de plus par an pour le même salaire. La Direction, vu l’échec des négociations, annonce quelques fermetures de lignes….et la suppression de 400 postes de pilotes.

Mais, en cas de signature, grâce aux gains de productivité, la Direction annonçait aussi 400 suppressions de postes ! De fait, la Direction veut que l’accord avec les pilotes apparaisse clairement comme une défaite du syndicat majoritaire, le SNPL qui vient de refuser le 30 septembre de mettre sa signature au bas de l’accord. La presse et le gouvernement dénonce ces « privilégiés qui vont faire couler la compagnie ».

La défaite des pilotes est nécessaire pour parachever le deuxième volet de l’attaque du premier acte : le personnel navigant commercial (hôtesses et stewards, 14000 salariés) où le but là aussi est d’obtenir de 15 à 20% de gain de productivité, par une augmentation des heures de vols, la diminution des jours de repos et des temps de repos en escale, une diminution des compositions équipage dans les avions.

Deux sur trois des syndicats représentatifs des hôtesses et stewards viennent, comme les pilotes de refuser la signature à la baisse de leur accord collectif.

Le Conseil d’Administration du Groupe va donc mettre sur la table un plan « de réduction d’activité » dans les deux ans à venir, avec des suppressions d’emplois au sol et chez les navigants, comme conséquence de « l’égoïsme des pilotes ». La réduction d’activité sera toute symbolique ,car le deuxième acte réel sera d’obliger les syndicats navigants à revenir à la table de négociation et à plier et, après la défaite voulue des syndicats de navigants, d’enfoncer le clou par de nouvelles attaques contre les personnels au sol (30000 salariés), avec le soutien de la CGC et de la CFDT ( au moins…).

Ces deux syndicats ne cessent de répéter que, si les pilotes ne signent pas l’accord, il y a aura des milliers de licenciements au sol. Une façon de dédouaner la Direction des attaques déjà prévues, notamment contre les salariés des escales de province, Marseille et Bastia en tête.

Derrière cette mise en scène macabre, une chose est sûre : la Direction veut rapidement économiser 1 milliard d’euros sur la masse salariale du Groupe (qui est de 7,5 milliards)

.Le but n’est évidemment pas de « ne pas mourir », ni de résister à une concurrence imaginaire. Air France ne compte pas réellement mettre son activité et son développement en sourdine. La compagnie gagne mois après mois des parts de marché dans le secteur, remplit ses avions à un taux record de 90% et ne baisse nullement le prix de ses billets. Cela dans un contexte où le prix du kérosène a baissé de moitié en quelques mois…Après avoir supprimé 8000 emplois depuis deux ans et demi, bloqué les salaires et largement dégradé les conditions de travail, c’est à une vrai défaite frontale que De Juniac veut arriver.

De Juniac joue un plan à la Thatcher pour briser durablement la combativité des salariés et asseoir des syndicats « responsables » menant une politique de collaboration.

Même si la plupart des dirigeants syndicaux (et une bonne partie du personnel) se laisse prendre par le discours dramatique de la Direction et les manœuvres de division, jusqu’ici une réaction unitaire s’est mise sur pied, facilitant la résistance actuelle des syndicats des navigants .

La majorité des syndicats d’Air France, sols et navigants (sauf la CFDT et la CGC) ont mis sur pied une large intersyndicale qui refuse la menace des licenciements et appelle à un rassemblement le 5 octobre , jour du CCE. Pour le personnel au sol, de nombreux appels unitaires à la grève ont lieu dans les secteurs. Sud Aérien et la CGT appellent ce jour-là toutes les catégories de salariés à la grève.

Combattre la Direction, le gouvernement allié de cette Direction et une campagne médiatique bien orchestrée sera évidemment une bataille difficile qui impose de résister au chantage et aux manœuvres de division. L’enjeu, comme chez Lufthansa ou British Airways est de résister à une nouvelle dégradation des conditions de travail, aux pertes d’acquis et de salaires.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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