SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La hausse du CA trimestriel d'Unilever inférieure au consensus

Unilever a dit mardi s'attendre à une nouvelle année morose après avoir fait état mardi d'une croissance du chiffre d'affaires inférieure aux attentes au quatrième trimestre, en raison du ralentissement économique dans les marchés émergents et d'un fléchissement de la demande dans les pays développés en 2014.

La croissance du chiffre d'affaires trimestriel, hors effet de changes, cessions et acquisitions, du fabricant des savons Dove et du thé Lipton a été de 2,1%, alors que les analystes anticipaient 2,6%. Sur l'ensemble de l'année, la croissance du chiffre d'affaires est de 2,9%, en deçà du consensus qui donnait 3,1%.

Le groupe de produits de grande consommation avait subi au troisième trimestre une croissance du chiffre d'affaires la plus faible en cinq ans, en raison des déconvenues des marchés émergents.

Ses activités en Chine ont particulièrement souffert, avec des ventes trimestrielles en repli de 20% en raison d'un mouvement de réduction des stocks chez les détaillants.

La croissance est restée faible dans les marchés émergents où l'environnement économique pèse sur la demande du consommateur. Les marchés développés ont stagné, avec une modeste accélération en Amérique du Nord en partie compensée par un marché en recul en Europe.

Le numéro trois mondial des produits de grande consommation, qui possède des marques emblématiques comme Knorr, Dove, Magnum ou Lipton, a vu son chiffre d’affaires baisser de 2,7 % en 2014, à 48,4 milliards d’euros, selon les chiffres publiés mardi 20 janvier. Pour 2015, la multinationale ne prévoit pas une amélioration sur ses marchés et table sur une performance comparable.

PAS D'AMÉLIORATION EN 2015

"Nous ne comptons pas sur une amélioration sensible des conditions du marché en 2015", a dit le directeur général Paul Polman. "Dans ce contexte, nous pensons que la performance annuelle sera du même ordre qu'en 2014, avec un premier trimestre en retrait puis une amélioration de la croissance en cours d'année".

Le résultat opérationnel annuel a toutefois dépassé le consensus, ressortant à 7,02 milliards d'euros contre 6,9 milliards attendus, grâce à des mesures de réduction des coûts.

Des prix pétroliers bas offrent aux entreprises comme Unilever une marge supplémentaire mais le directeur financier du groupe anglo-néerlandais Jean-Marc Huet a dit que cette marge dépendait de la durée de la baisse des cours du brut, des taux de change et de la nécessité de réduire les prix face à la concurrence.

"C'est la grande interrogation de 2015", a-t-il ajouté.

Le fabricant de la crème glacée Ben & Jerry's réalise plus de la moitié de son chiffre d'affaires dans les pays émergents et a donc subi l'impact d'événements tels que le ralentissement de la croissance en Chine, la récession au Brésil et les sanctions occidentales contre la Russie.

Le groupe a l'an passé supprimé 1.400 emplois, réduit fortement sa gamme de produits et revendu les filiales non performantes. C'est ainsi qu'il s'est séparé de sa marque Slim-Fast, de ses sauces Ragu et Bertolli, du beurre de cacahouète Skyppy et des assaisonnements Wishbone.

Unilever a enfin annoncé le mois dernier un projet de scission de ses margarines en Amérique du Nord et en Europe.

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Séances des 15 et 16 janvier : sur la forme comme sur le fond, le dialogue social bafoué !

 

La négociation sur le dialogue social était censée être conclusive à l’issue des séances programmées les 15 et 16 janvier.

Les organisations se sont quittées au matin du 17 janvier, le MEDEF annonçant qu’il n’était pas en capacité de produire un nouveau texte suite aux demandes des organisations syndicales.

Sur la forme, comme sur le fond, c’est un sombre épisode du dialogue social.

Cette négociation se déroule sans aucun débat. M. Saubot, le négociateur patronal, enregistre les propositions émises par les syndicats puis va en débattre avec les instances patronales.

La nuit de vendredi à samedi a été marquée par une longue interruption de séance de plus de 10 heures : le MEDEF s’est livré à des méthodes obscures, donnant l’exclusivité à des échanges en bilatérales avec certaines organisations pendant que d’autres étaient tenues dans l’attente.

Pour la CGT, il est temps d’en finir avec ces méthodes obsolètes qui semblent être une particularité bien française. Ensemble, les organisations syndicales ont les moyens d’y mettre fin. Il faut établir des règles et des méthodes pour les négociations nationales interprofessionnelles. La CGT a fait des propositions en ce sens.

Sur le fond du texte proposé :
- Pour les entreprises de plus de 11 salariés, le MEDEF s’entête à fusionner les DP, CE et CHSCT, alors qu’un débat sur une meilleure articulation aurait été plus productif.
En fait, après le « coût » du travail le patronat estime que le « coût » du dialogue social est trop important.
Les propositions actuelles du patronat font disparaître 28 000 des 42 000 CHSCT existants dans les établissements actuels, soit 67 % d’entre eux.
S’ajoute à ces propositions, la diminution drastique du nombre de délégués dans les entreprises et des heures de délégation, la « simplification » des procédures d’information et de consultation, avec ses conséquences en matière d’éloignement des réalités de terrain et du travail réel.
En outre le MEDEF veut marginaliser les organisations syndicales, les privant de leur exclusivité à négocier au nom des salariés.
- Concernant les salariés des très petites entreprises (TPE), le MEDEF propose un dispositif bancal et inopérant pouvant déboucher sur des commissions paritaires régionales : pas de représentants dûment élus par les salariés, pas de prérogatives réelles pour ces représentants afin de répondre aux attentes des salariés des TPE. Le fonctionnement de ces commissions régionales serait financé par le fond de financement des organisations syndicales qui n’a pas cette vocation.

La CGT n’a cessé de faire des propositions dans cette négociation pour qu’à l’heure du numérique la citoyenneté au travail soit réellement effective.

Si elles s’entendent les organisations syndicales peuvent donner un autre sens au contenu d’un dialogue social moderne et non pas d’un autre âge.

Dans les jours comme dans les semaines à venir, la CGT continuera à agir dans l’intérêt des salariés, pour qu’une véritable démocratie sociale pour toutes et tous, facteur de progrès social, émerge dans notre pays.

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Non au licenciement de notre collègue

Selon Georges Du Rouchet, responsable de l’Union locale compiégnoise, la jeune femme, embauchée il y a environ deux ans, «  est très mal, mais elle est heureusement très bien entourée  ». Il poursuit : «  Lorsqu’elle a rendu sa caisse en fin de journée, il y avait le compte juste, ce qui est rare, surtout quand il y a du monde.  » L’enseigne soupçonnerait donc la jeune femme de s’être mis un éventuel surplus dans la poche.

Ce n’est pas la première fois que la CGT et la direction s’affrontent. À trois reprises, déjà, le syndicat s’est élevé contre des licenciements, notamment celui de la déléguée syndicale, Sabah Chaïbi, «  finalement réintégrée grâce à une décision de justice  », assure Georges Du Rouchet.

La CGT Unilever HPC I était bien sûr présente !

CGT MONOPRIX COMPIEGNE
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Il faut dénoncer l'amoralité de la campagne de propagande sur "le coût du travail et de "la baisse des charges patronale". Dans cette période difficile où le patronat est à l'offensive et mène une véritable croisade pour défendre ses intérêts, il faut retrouver des réflexes de classe : lorsque Medef et Gouvernement avancent leur "coût du travail" pour écraser les salaires, il faut riposter en faisant savoir ce que coûte à la classe ouvrière et à chacun des travailleurs qui la composent, de travailler dans leur bagnes modernes. "C'est l'enfer des pauvres qui fait le paradis des riches" comme le disait Victor Hugo (L'homme qui rit).

Derrière la "baisse des charges" c’est la charge au son du canon contre les salaires. C’est la guerre des classes. Leur travail nous coûte : il nous use, il nous dégrade, il nous tue, à petit feu ou brutalement !

La chasse aux dividendes toujours plus importants se traduit par un durcissement des conditions de travail et de vie des travailleurs. "C’est l’enfer des pauvres qui fait le paradis des riches". Leur travail petit à petit nous ruine. Partout où des limites légales ont été fixées à l’exploitation, les patrons exigent la baisse du "coût du travail". Il faut tracer une ligne de démarcation entre la classe ouvrière et la bourgeoisie :

- Il faut dresser la classe ouvrière en face de la bourgeoisie
- Il faut unifier la classe ouvrière, rassembler ses forces

Il faut combattre toute tentative de jeter un pont entre les classes. Il faut combattre ceux qui cherchent à dissimuler le gouffre séparant la bourgeoisie du prolétariat. Il faut combattre ceux qui veulent transformer la classe ouvrière en instrument auxiliaire de la bourgeoisie. La classe ouvrière doit rester l’ennemi mortel du capitalisme. Cela passe par la défense de la frontière de classe.

LE COUT DU TRAVAIL : Quelques exemples de cet usage irraisonné que le capitalisme fait de la force de travail ouvrière. ("Le coût du travail pendant un été ordinaire" par Gérard Filoche, socialiste avec état d’âme).

"Le 4 juillet, sur un chantier de rénovation d’un restaurant parisien, un manœuvre employé par une entreprise roumaine (Edil Ciorba) a été victime d’une électrocution. Selon l’enquête, c’est la faute aux mauvaises conditions de sécurité et d’emploi.

Dans l’entreprise de stockage et logistique de produits d’épicerie Bur-distribution, aux Mureaux (78), un conducteur de chariot redescendait une pile de 15 palettes lorsque celles-ci ont été déstabilisées et sont tombées. Le salarié a reçu une palette sur la tête. La stabilité de la pile de palettes n’était pas garantie et le document unique d’évaluation des risques n’identifiait pas ce risque. La victime ne disposait pas d’autorisation de conduite.

Deux salariés "détachés" polonais (entreprise Wastanex) décapaient un mur de cage d’escalier d’un immeuble à Verrières-le Buisson (91) lorsque, pour une raison inconnue, un incendie s’estdéclenché. Ils ont été victimes de brûlures au deuxième degré aux mains et aux avant-bras. Le produit utilisé (Scalpex SD) était inflammable. Sur un chantier à Brétigny-sur-Orge (91), un salarié d’une entreprise polonaise a fait une chute de plus de 2 mètres depuis un échafaudage, ce dernier avait été enlevé avant l’arrivée de l’inspection du travail.

A la suite d’un accident du travail mortel à Ivry (94) dont avait été victime un cheminot de la SNCF sur un site dépendant du Techni-centre de Paris 13 (il avait été électrocuté lors d’une intervention de maintenance sur une armoire électrique située dans une locomotive), le Tribunal de Grande Instance de Créteil a condamné la SNCF à 80 000 euros d’amende. Le tribunal a considéré que l’utilisation d’une clé surnuméraire (en dehors du "circuit clé" défini) était la cause de la mort, alors que la possession et l’utilisation de cette clé étaient connues de tous, et notamment de l’encadrement, et que la formation à la sécurité était inadaptée, la direction ne pouvant se retrancher derrière l’ignorance de cet usage.

Dans un entrepôt à Marcoussis (91), un salarié d’une entreprise de produits de revêtements du bâtiment effectuait des travaux de carrelage depuis une échelle lorsque celle-ci a glissé. Sur un chantier à Ollainville 91) un salarié de l’entreprise Essonne TP était en train de découper un tuyau PVC à l’aide d’une tronçonneuse lorsque cette dernière, pour une raison encore indéterminée, a dérapé et est venue sectionner une partie du bras du salarié." … (Humanité Dimanche 21 au 27 août 2014.)

Ce sont des bribes de la vie et de la mort au travail au cours d’un été ordinaire dans la région parisienne. Voilà ce qu’il en coûte de gagner sa vie dans un régime qui parle sur tous les tons de "réduire le coût du travail".

LE COUT DU TRAVAIL : Leur travail nous use, leur travail nous tue !

Si on a des doutes, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Il faut lire les chiffres de l’INSEE : "Analyse de I ’espérance de vie en France de 1976 à 2008".

En 2000-2008, 121 ouvriers, 113 ouvrières, meurent entre 35 et 80 ans, contre 100 décès s’ils avaient le même niveau de mortalité que l’ensemble de la population respectivement masculine et féminine. C’est le travail ouvrier qui crée cet écart.

En 2014, parmi les hommes, un ouvrier sur deux n’atteindra pas 80 ans, un cadre sur trois. A 35 ans, un ouvrier a 6 ans, une ouvrière 3 ans, d’espérance de vie de moins qu’un cadre du même sexe.

Pour les hommes comme pour les femmes, le risque de mourir précocement est plus élevé pour les ouvriers que pour les cadres. Les risques de mort précoces sont à 60 ans : 13% pour un ouvrier 6% pour un cadre, 5% pour une ouvrière 3% pour une cadre ; à 70 ans 27% pour un ouvrier 11% pour un cadre, 13% pour une ouvrière 7% pout une cadre. De même, un ouvrier a 27 % de risque de mourir avant 70 ans et 13 % s’il est cadre.

Les hommes cadres vivent en moyenne 6,3 ans de plus que les hommes ouvriers, dans les conditions de mortalité de 2000-2008. L’espérance de vie des ouvrières en 2008 correspond à celle des femmes cadres au milieu des années quatre-vingt. De leur côté, les hommes cadres de 35 ans peuvent espérer vivre encore 47 ans et les hommes ouvriers 41 ans. Par ailleurs, les cadres, hommes ou femmes, ont également une espérance de vie sans incapacité plus longue que les ouvriers. Ces écarts d’espérance de vie illustrent bien les inégalités sociales face à la mort.

Pourquoi faisons-nous cette opposition entre les ouvriers, ouvrières et les cadres ? Les natures-mêmes des professions exercées expliquent en partie les écarts. En effet, les cadres ont moins de maladies d’expositions ou d’accidents, professionnels que les ouvriers. Les cadres appartiennent à un groupe social dont les modes de vie sont favorables à une meilleure santé : les comportements de santé à risque, le recours aux soins plus tard et moins fréquent, sont plus ordinaires chez les ouvriers que chez les cadres ("le délai de carence" et les faibles salaires y contraignent).

L’état de santé lui-même peut influer sur l’appartenance à une catégorie sociale : une santé défaillante peut empêcher la poursuite d’études, le maintien dans l’emploi, il peut aussi rendre plus difficile les promotions et l’accès aux emplois les plus qualifiés en cours de carrière.

Par ailleurs, les différences entre cadre et ouvrier concernant l’environnement de travail et les conditions d’hygiène (exposition à la saleté, à l’humidité, aux températures élevées ou basses, ...) sont plus grandes. Pour 55 % des ouvriers, la saleté fait partie des inconvénients de leur travail, soit 7 fois plus que pour les hommes cadres. De même, les inégalités sociales dues aux efforts physiques et aux risques professionnels sont en général plus fortes.

Les différences hommes femmes peuvent s’expliquer par la durée de travail (hebdomadaire ou tout au long de la vie) plus faible pour les femmes, réduisant ainsi leur exposition à des risques professionnels. C’est bien le travail ouvrier qui réduit la durée de vie en bonne santé, c’est incontestable.

Qui peut croire aux démentis de Hollande ?

Qui peut croire aux démentis de Hollande ? Il dit, la main sur le cœur et en direct, qu’il a consacré sa vie à la défense des pauvres et des personnes modestes pour contrer les propos que lui prête son ancienne compagne Valérie Trierweiler. Selon elle, pour Hollande les pauvres et les personnes modestes ne sont que "des sans dents". Va comprendre ? Ce démenti est aussi peu crédible que le sont aujourd’hui les propos tenus lors des meetings de campagne de 2012 "mon ennemi c’est la finance".

"On peut mentir une fois à tout le monde, on peut mentir tout le temps à une personne, mais on ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde."

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Les propositions du patronat inacceptables !

Le Medef a présenté hier un nouveau texte dans le cadre de la négociation sur le Dialogue social.

Celui-ci persiste dans sa volonté d’imposer la fusion des instances représentatives du personnel (DP, CE, CHSCT) en un Conseil d’entreprise.

C’est un laminage des droits, moyens et prérogatives de ces instances qui est proposé.

En outre, les mandats et crédits d’heures mis à disposition des représentants élus dans les entreprises seraient considérablement réduits. A titre d’exemple, le Medef propose :

- Entreprises de 100 à 124 salariés = perte de 6 élus et de 600 heures annuelles
- Entreprises de 500 à 749 = perte de 5 élus et de 396 heures annuelles

Ce serait un coup dur pour le lien de proximité entre les élus dans les entreprises et les salariés.

Concernant les salariés des très petites entreprises (TPE), le Medef propose un dispositif bancal et inopérant pouvant déboucher sur des commissions paritaires régionales : pas de représentants dûment élus par les salariés, pas de prérogatives réelles pour ces représentants afin de répondre aux attentes des salariés des TPE. Ces commissions régionales ne disposeraient d’aucun moyen pour fonctionner.

Pour la CGT, le Medef doit impérativement revoir sa copie !

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Naissance du syndicalisme et des acquis sociaux

Evolution du droit du travail depuis le 19ème siècle

Naissance du syndicalisme et acquis sociaux

La révolution française instaure le libéralisme économique et refuse aux ouvriers le droit de se regrouper pour défendre leurs intérêts.

21 novembre 1831 :

Révolte des canuts de Lyon. Les canuts réclament un "tarif", au-dessous duquel aucun fabricant ne pourra les rémunérer. Le préfet réunit une commission de conciliation. Un tarif est établi et un accord signé. 104 patrons sur 1400 refusent l'accord et font appel au gouvernement. Manifestations, des incidents éclatent avec la garde nationale. Les canuts s'emparent d'armes et tiennent la Croix Rousse. Le cri : "Vivre en travaillant ou mourir en combattant" est repris par toute une population.

C'est la première insurrection ouvrière. Le gouvernement envoie 20000 hommes de troupe. Le tarif est annulé, le préfet destitué, la révolte noyée dans le sang.

28 septembre 1864 : création de l'Association Internationale des travailleurs à Londres (L’internationale)

Les statuts en sont écrits par Karl Marx. Sa revendication essentielle est les 3x8 (8 heures de travail, 8 heures de détente, 8 heures de repos)

La commune de Paris, 18 Mars-27 Mai 1871

La répression qui s'en suit est extrême ( 25000 à 30000 victimes). Le mouvement ouvrier qui n'a plus de leader est plongé dans des années de silence.

1872 : suppression du droit de grève

1er mai 1886 aux Etats Unis 5000 grèves sont enregistrées et 150 000 ouvriers obtiennent les 8 heures.

3-4 mai 1886 massacre de Haymarket (Chicago) Une grève, le 1er mai, entraîne un affrontement entre "jaunes", grévistes, et la police privée de l'usine Mac Cormick. Le 3, l'intervention de la police fait 4 morts et de nombreux blessés parmi les grévistes. Le 4 mai, lors d'un meeting de protestation autorisé par le maire, une bombe explose dans les rangs de la police : 7 morts, 59 blessés. S'ensuivent arrestations, condamnations. Les 5 organisateurs du meeting sont arrêtés, condamnés à mort et pendus. D'autres resteront emprisonnés. Ces événements seront à l'origine du choix du premier mai comme journée de lutte et de revendications ouvrières.

18 avril 1904 : Jean Jaurès fonde le quotidien socialiste "l'Humanité"

1er mai 1906, un événement considérable : C'est la 1ère campagne nationale de la CGT pour la journée de 8 heures. Clemenceau craint une montée révolutionnaire et fait investir Paris par l'armée. Griffuelhes est arrêté, de nombreuses perquisitions ont lieu. Il y eut 100000 grévistes, chiffre considérable car cela entraînait souvent le renvoi. Le mouvement révolutionnaire craint par Clemenceau n'eut pas lieu, mais de violentes bagarres se produisirent dans le quartier de la République et durant 24 heures, la France a été paralysée par la grève générale.

1906 : création du Ministère du travail

13 juillet 1906 : loi généralisant le repos hebdomadaire. II a fallu dix-huit mois de lutte syndicale ininterrompue. La semaine de travail n'est plus que de six jours et la semaine de 60 heures (versus 7 jours de 12 heures soit 84 heures par semaine)

1907 : lutte des carriers de Vïlleneuve-Saint-Georges. Ils sont mitraillés par la police; on dénombre 8 morts. La CGT placarde une affiche condamnant ce "gouvernement d'assassins".

1er mai 1909 : lutte pour la retraite des vieux travailleurs

18 octobre 1910 : Grève de l'ensemble des cheminots et des postiers

II y aura 3300 révocations chez les cheminots et 500 révocations chez les postiers

1910 : 1ère édition du Code du travail

1932 : droit de se syndiquer pour les fonctionnaires

5 mai 1936 : victoire de la gauche au second tour des législatives permettant la mise en place d'un gouvernement de Front populaire,

2 juin 1936 : grève générale, début juin 1936 : les grèves atteignent leur apogée Les usines sont occupées; la France est paralysée.

Instauration des premiers congés payés (2 semaines)

Augmentations de salaire, la semaine de 40 heures. Ces acquis, cependant, furent de courte durée, car ils furent révoqués dès le retour de la droite au pouvoir

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En 1949, instauration de convention collective

Le 25 novembre 1949, arrêt de travail de 24 heures pour obtenir le retour à la libre discussion des salaires dans le cadre des conventions collectives, la fixation d'un salaire garanti et l'avancement de tranches de reclassement pour les fonctionnaires. La grève qui est un succès est suivie de résultats. Le 11 février 1950, le parlement vote la loi autorisant l'établissement de conventions collectives nationales, régionales et locales.

Février 1950 : création du SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti)

1952 et 1953 : des grèves très dures et fortement réprimées (7 morts le 13 juillet 1953) font suite aux arrestations de représentants syndicaux CGT importants ainsi que des députés communistes.

En août 1953 a lieu une grève dans le secteur public avec plus de 2 millions de grévistes.

En février 1956, suite aux accords chez RENAULT, la 3ème semaine de congés payés est acquise

1967 : Grève générale pour la défense de la Sécurité sociale. CGT-CFDT-FO-FEN

En 1968, l'agitation étudiante qui dure depuis le mois de février déclenche, le 1er mai, grosse manifestation CGT à Paris (la première depuis 1954). La répression policière envers les étudiants bat son plein et finit par indigner la population. Le 13 mai, manifestation nationale à l'initiative de la CGT qui regroupe la CGT, la CFDT, FO, la FEN et l'UNEF. Le mouvement continue et la grève générale éclate le 20 mai (10 millions de grévistes). Le 27 mai sont signés les accords de Grenelle. Les acquis sociaux sont importants :

40 heures de travail hebdomadaire définitif;

• 4ème semaine de congés payés;

• et surtout l'entrée du droit syndical dans l'entreprise

1981 : François Mitterrand est élu président de la république.

1982 : En janvier, ordonnances sur les 39 heures et la cinquième semaine de congés payés, en mars, ordonnance sur la retraite à 60 ans. En août, octobre et novembre, lois sociales (lois Auroux), sur les libertés dans l'entreprise, le développement des institutions du personnels, les négociations collectives, les CHS-CT, le droit d'expression des salariés

1988 : création de SUD (solidaires, unitaires, démocratiques) par des militants de la CFDT

1991 : loi instituant les Conseillers du salarié

1992 : éclatement de la FEN et création de la FSU

Février 1993 : création de l'UNSA

En février 1993, la FEN avec plusieurs autres organisations syndicales autonomes, comme elle, depuis la scission de 1947, crée l'UNSA (Union nationale des syndicats autonomes). Peu à peu, une partie des compétences, exercées auparavant par la FEN, est transférée à l'UNSA (Fonction publique, économique et social, international).

Face à la régression sociale : Combattons le capitalisme, développons les luttes sociales

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Négociation sur le Dialogue social

Déclaration de la CGT

La négociation sur le dialogue social devrait se conclure avec les 2 séances de demain et vendredi.

La CGT, comme depuis le début, sera à l’offensive pour gagner des droits pour tous les salariés.

Nos propositions veulent affirmer la citoyenneté au travail et à partir du travail et faire de la démocratie sociale un instrument de progrès social.

Tout salarié doit avoir le droit d’être défendu, droit à la représentation collective, droit à s’exprimer et décider sur son travail, d’intervenir sur les questions économiques et stratégiques de l’entreprise, droit de se syndiquer.

Au moment où se met en place le compte pénibilité et où les maladies professionnelles et les risques psychosociaux explosent, la CGT sera inflexible sur l’autonomie des différentes institutions représentatives des personnels, les droits, les moyens et les prérogatives de ceux-ci et notamment du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

Le projet actuel du MEDEF consiste à éloigner les représentants du personnel des salariés et de leurs lieux et réalités au travail.

Le patronat doit présenter jeudi matin un nouveau texte aux syndicats. Le Medef, qui fait cavalier seul côté patronal depuis les deux dernières rencontres, entend créer une instance unique, le "Conseil d'entreprise", fusionnant l'actuel Comité d'entreprise, le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), les délégués du personnel et les délégués syndicaux. Cette instance, qui serait mise en place à partir du 11e salarié, aurait vocation à négocier les accords d'entreprises.

La chef de file de la délégation CGT Agnès Le Bot a ajouté être "très loin de l'objectif" fixé initialement à savoir "un droit universel des salariés à la représentation collective", ajoutant: "pour l'instant, nous sommes coincés dans cette négociation".

Elle a souligné qu'il y avait un "besoin de conquête sociale et non pas de recul social", et noté que ce serait une erreur de croire que la période actuelle doit conduire à une "union sacrée" avec le patronat".

La santé des salariés ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de la financiarisation de notre économie. Au contraire, l’efficacité et la pérennité des entreprises passent par une réflexion collective et approfondie sur l’organisation du travail, son contenu, son sens. Les experts du travail ce sont les salariés. Le CHSCT est l’instance essentielle pour une expertise sur le travail réel.

Les salariés, avec leurs organisations syndicales, doivent intervenir pour peser encore sur cette négociation déterminante pour les droits.

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LA CGT vous présente ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2015

 

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C’est non seulement la liberté d’expression, mais c’est surtout, une autre vision, une parole alternative à la pensée dominante qui vient d’être frappée avec une glaciale sauvagerie.

 

Il nous faut rappeler que les adversaires de la démocratie peuvent prendre de multiples visages.
Ceux-ci représentent toujours la défense de quelques privilégiés qui entendent assoir leur pouvoir sur la collectivité.

 

Que l’extrémisme prenne le masque du radicalisme religieux, ou qu’il soit l’expression d’une haine xénophobe, la FNIC-CGT mettra toutes ses forces militantes dans le combat contre tous les fascismes, pour les libertés, la solidarité et le progrès social.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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