SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

"Il faut changer les choses, ça suffit! il y a trop longtemps que ça dure", a tonitrué le co-prince d'Andorre. Devant les caméras du monde entier, il a martelé les portes du palais présidentiel de la République française, dont son locataire, un ex-gérant d'une grande banque d'affaires internationale, n'a pas montré le bout de son nez.

 

Venu spécialement de la principauté d'Andorre, qu'il préside avec l'évêque espagnol d'Urgel, Emmanuel Macron a tenu à marquer toute sa solidarité avec le peuple de France. "La République française doit être sociale, c'est gravé dans le marbre de la Constitution. Et Liberté Egalité Fraternité ne doivent pas être de vains mots à l'égard des derniers de cordée", a-t-il indiqué au micro de Bfm-tv.

Le co-prince d'Andorre reviendra à Paris le 1er septembre prochain pour voir si les choses ont évolué favorablement. D'ici-là, il va tenir une conférence internationale avec le Medef, la Fnsea et la famille Mulliez, propriétaire du groupe Auchan, dont nombre de membres sont expatriés dans des paradis fiscaux de l'Ue du capital.

Dans un communiqué très sec, la Cfdt a critiqué le fait de n'être pas associée à cette conférence internationale ouverte pour le bien des travailleurs français. Laurent Berger, patron de la Confédération Française Démocratique du Travail, appelle à manifester devant l'ambassade d'Andorre à Paris, ce lundi. Ladite cfdt fournira les masques qui vont avec les longs nez.

Le blog de Roger Colombier tient à rappeler, sans parti pris aucun, que le co-prince d'Andorre et son épouse s'étaient déjà illustrés en se rendant dans un théâtre parisien, avant le confinement général promulgué par le locataire du palais de l'Elysée.

Ce dimanche, Emmanuel Macron est venu spécialement manifester devant les portes du palais de l'Elysée

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Pensez à vous…

Publié par anti-K

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Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Délais trop longs et désorganisation : le
 
Conseil scientifique fustige une stratégie
 
de tests mal définie

 

Dans un avis remis fin juillet au gouvernement, le Conseil scientifique juge une seconde vague “hautement probable” et pointe des lacunes dans la politique de tests du gouvernement, trop lente et désorganisée.

 

Campagne de tests

Crédits photo : AFP

Depuis une quinzaine de jours, tous les indicateurs montrent que la propagation du coronavirus s’est nettement intensifiée. À l’heure où plusieurs pays européens ont vu leurs contaminations repartir à la hausse, et où l’Espagne est partiellement reconfinée, le ministère de la Santé dénombre 1695 nouveaux cas de coronavirus en France entre le 4 et le 5 août. “Il ne faut pas que la courbe devienne exponentielle. Tant que c’est comme ça, c’est contrôlable, mais on est inquiets.” avance le Pr Eric Caumes, infectiologue à la Pitié Salpêtrière.

 

Les laboratoires débordés par les demandes de tests sans ordonnances

 

Les mesures du gouvernement pour endiguer cette propagation sont connues ; depuis le vendredi 17 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos, et le gouvernement commence à évoquer une obligation du port du masque à l’extérieur, mesure déjà en vigueur dans certaines villes de France. À cette obligation s’associe bien évidemment une gestion répressive de cette mesure de santé publique, puisque le défaut de port du masque est puni d’amendes, sachant que, portés correctement, les masques sont onéreux et vendus à un prix dix fois supérieur à celui d’avant la crise.

Nouveauté dans le plan gouvernemental : depuis le 25 juillet, toute personne peut bénéficier d’un test PCR entièrement remboursé, sans avoir besoin d’une ordonnance et sans avoir à se justifier de la démarche ou présenter des symptômes. On effectue aujourd’hui 576 000 tests par semaine, des chiffres encore bien loin des 700 000 tests hebdomadaires annoncés par le gouvernement lors du déconfinement.

Cette décision soudaine, à la veille des départs en vacances, désarçonne les centres de dépistages, qui sont submergés de demandes, comme l’explique Lionel Barrand, président du syndicat des jeunes biologistes médicaux : “Le gouvernement nous a mis de bâtons dans les roues en envoyant un grand nombre de gens dans les laboratoires sans prévenir.

De plus, les délais pour se faire dépister sont souvent, à ce jour, trop longs. Il arrive qu’il faille attendre une semaine pour obtenir un rendez-vous, et encore une semaine pour recevoir les résultats. Or, plus le diagnostic tarde, plus les gens ont de risques de contaminer son entourage et bien au delà, de manière exponentielle. C’est notamment le cas en Île-de-France, où les labos sont débordés. “On aimerait que les politiques, avant de faire des annonces, travaillent avec les administrations pour que tout soit prêt”, fustige François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes (SDB). “Ce n’est pas un problème technique, mais d’organisation […] J’ai déjà dit il y a deux mois, que dépister des milliers de gens au même endroit en même temps moment poserait problème”. Et les dépistages sans ordonnances ne vont faire qu’empirer le problème.

 

Le Conseil scientifique fustige une stratégie de tests mal définie

 

C’est cette désorganisation qui est fustigée par le Conseil scientifique. Dans un avis remis fin juillet, il pointe les lacunes du plan de dépistages actuel, et préconise des dépistages prioritaires et rapides pour les personnes habitant à proximité d’un cluster, et des personnes présentant des symptômes, associés à une campagne de dépistage aléatoire de la population, qui permettrait d’avoir une vue d’ensemble de l’évolution de l’épidémie.

Le Conseil scientifique souligne aussi que les mesures de gestion de l’épidémie “seront politiques et sociétales, bien plus que sanitaires”, et regrette que la population soit si peu associée à la gestion de la pandémie. Il précise en effet avoir “réclamé à plusieurs reprises depuis début avril, sans aucun succès, la mise en place d’un ’comité de liaison citoyenne Covid-19’”. Aux vues des réactions des personnels des centres de dépistages devant les foules qui attendent d’être diagnostiquées, cette liaison n’est pas non plus faite avec les soignants eux-mêmes.

Pour que la seconde vague ne soit pas aussi meurtrière que la première, nous devons exiger des masques gratuits pour toutes et tous, afin de ne pas avoir à choisir entre sa santé et ses fins de mois, mais aussi une campagne de tests massifs, qui soit réellement effectuée pour contrôler l’étendue de l’épidémie et protéger en amont. Et qui de mieux que les soignants eux-mêmes pour orienter et organiser cette campagne ?

Alors que les grands groupes de distribution spéculent sur des matériaux de protection élémentaires, et que l’ombre de conflits d’intérêts plane sur les laboratoires produisant les tests, il est plus que jamais temps d’imposer la nationalisation sous contrôle des travailleurs et des usagers de l’industrie pharmaceutique et de la recherche. Le gouvernement prouve une nouvelle fois que sa gestion de l’épidémie ne peut être qu’erratique ; pour ne pas avoir à payer la crise sanitaire et économique, c’est aux travailleurs de la santé, en lien avec les secteurs du monde du travail frappés aujourd’hui par la crise économique avec des licenciements massifs et la jeunesse précarisée, d’imposer par la lutte des mesures d’urgences, aux antipodes de la gestion capitaliste de l’État.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Un contexte difficile pour les agents 
Incontestablement la période est particulièrement difficile. Pendant le confinement deux autres collègues ont tenté de mettre fin à leurs jours. Fin juillet, un troisième a menacé de passer à l’acte après s’être mutilé sur son lieu de travail.

Dans un contexte anxiogène lié au Covid 19, de tensions dans les services (la BnF a perdu plus de 300 postes en 10 ans) et de dégradation des conditions de travail et de santé des agents (voir ici) les personnels de la BnF ne peuvent même plus se tourner vers la médecine de prévention de la bibliothèque. Cette dernière, en déshérence depuis plusieurs années, ne compte plus qu’une infirmière et un médecin extérieur à l’établissement et présent seulement une journée par semaine. Pour mémoire, la direction promet depuis 2016 de recruter 2 médecins et 4 infirmières. La CGT BnF dénonce également le manque d’accompagnement des agents par une DdRH en crise depuis trop longtemps (voir ici).

Une sécurisation du site qui n’avance pas… à qui la faute ? 
Il y a quelques mois la CGT BnF écrivait ces lignes : « Le 30 septembre 2019 sur le site François Mitterrand, une jeune femme a mis fin à ses jours en se jetant dans le vide depuis l’esplanade. Depuis 2009, plus d’une dizaine de personnes, ont mis fin à leurs jours de façon similaire. C’est enfin le troisième évènement de ce type depuis le début de l’année 2019, si l’on comptabilise une chute accidentelle survenue en juin. Pour la CGT, cette situation ne peut plus durer, la direction se doit de mettre rapidement en place un dispositif antichute. Évoqué depuis des années, abordé pas moins de six fois en CHSCT depuis 2014, ce dispositif devait être voté au Conseil d’administration fin 2017 mais a été abandonné, trop cher semble-t-il ».

Si la question budgétaire est essentielle et engage désormais la responsabilité du ministère de la Culture dans un contexte où la BnF peut difficilement financer 3 millions d’euros de travaux, la CGT pose aussi la question des relations qu’entretient la bibliothèque avec l’architecte Dominique Perrault.

Ces dernières années, nombreux sont en effet les projets où la BnF a engagé des moyens financiers et humains qui n’ont pu aboutir faute de l’accord de D. Perrault qui garde, en tant qu’architecte, un droit de regard et de véto sur les aménagements du site François Mitterrand. Cela a été encore le cas dernièrement au sujet du réaménagement du hall est, c’est aussi le cas concernant le dispositif anti suicide qui devait être validé en conseil d’administration fin 2017. L’étude réalisée dans ce cadre par le cabinet Fournier Batelier (coût : 24 000 euros ht) n’a donc servi à rien et une nouvelle étude, comme pour le hall Est, a été évidemment confiée à l’agence DPA de Dominique Perrault.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Prime Covid à géométrie variable!

sans doute recherche de la division des travailleurs : c'est la lutte pour sa généralisation à tous ceux qui ont été " en première ligne" qui constitue un véritable acte de justice, de solidarité et d'affirmation de l'unité des travailleurs face au capital et à son pouvoir!

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A l'appel de la CGT,des agents de sécurité des gares lyonnaises de l'entreprise BSL sont en grève ce mercredi matin pour obtenir la prime Covid. Présents place Béraudier devant la gare de la Part-Dieu, ils ont ensuite rejoint le siège de BSL boulevard Vivier-Merle.

"Les agents n'ont jamais été confinés. Ils ont toujours honoré leurs missions", rappelle Djamel Benatmane qui appartient à la Fédération Commerce et services CGT.

Bader, délégué syndical, regrette, lui, une "fin de non-recevoir" de la part de l'employeur, "alors que d'autres sociétés de sécurité ont fait un geste pour leurs salariés".

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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TARN et GARONNE : la CGT contre la précarité !

Opération distribution de tracts et information auprès des saisonniers pour les bénévoles de la CGT, ce mercredi matin, à l’entrée de la zone logistique sud de Montbartier. Objectif : que ces travailleurs précaires prennent connaissance et conscience de leurs droits concernant leur contrat de travail, les heures supplémentaires…

Et pour cette première campagne de la saison, l’accent est mis sur le secteur logistique. "Le Tarn-et-Garonne concentre la grande majorité des travailleurs saisonniers dans le domaine agricole. Mais cette année, nous avons eu vent d’une explosion du recours à ce type de contrat dans les zones logistiques. Il était donc important de mettre un coup de projecteur sur ce secteur qui emploi 30 % de contrats précaires", souligne François Cambou, du comité départemental des travailleurs privés d’emploi et précaires de la CGT 82.


Au côté du secrétaire national, Pierre Garnodier, et du référent Occitanie, Karim Cabrit, les bénévoles ont également abordé les questions de l’assurance chômage et de la réforme des retraites. Deux thèmes qui viennent renforcer un peu plus la précarité de ces travailleurs, "dans un secteur où ils ont déjà beaucoup souffert en termes de conditions de travail durant le confinement", rappelle Pierre Garnodier.

Une prochaine action d’information aura lieu fin août, cette fois-ci auprès des travailleurs saisonniers agricoles.

    
Hélène Deplanque

 

Publié par FSC

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Les travailleurs d’Alinéa se mobilisent
 
face à la vague de fermetures et de
 
licenciements

 

Alexis Mulliez, président d’Alinéa, veut profiter des mesures prises par le gouvernement à la suite du covid-19 pour faciliter un plan social de grande ampleur entraînant la fermeture de plus des deux-tiers des magasins de l’enseigne, les salariés expriment leur colère et s’organisent face à leur direction.

 

#NosViesPasLeursProfits

Crédit photo : France Télévisions

 

Un plan social massif

 

Dans le sillage de la crise économique liée au covid-19, le groupe de vente de mobiliers Alinéa s’apprête à acter une réduction massive de son activité par la fermeture de nombreux magasin, 19 sur 26, et ce – bien évidemment – avec le licenciement d’un grand nombre de salariés, 1200 sur les 2000 qu’emploie pour le moment Alinéa comme nous l’apprend [Le Parisien → https://www.leparisien.fr/economie/reprise-d-alinea-les-salaries-craignent-la-suppression-de-plus-de-1200-emplois-03-08-2020-8362635.php].

La pilule est très dure à avaler d’autant que, selon les syndicats, Alinéa ne versera qu’environ 1500 euros par licencié, une somme très faible en particulier pour des travailleurs ayant parfois passé de nombreuses années au service de l’entreprise. Face à cette attaque particulièrement violente, la réaction s’est faite sous la forme d’un mouvement de grève nationale mené le samedi 1er août et suivi par les salariés d’une dizaine des magasins d’Alinéa, comme sur le site de Pontault-Combault ou de Villeparisis, où une trentaine de salariés étaient en grève.

Les revendications sont centrées avant tout sur l’obtention d’un chèque de sortie plus digne que celui proposé par la direction actuellement. En effet, les espoirs de préserver les emplois semblent assez minces chez les travailleurs en lutte. Plus largement et depuis plusieurs jours, sans aller jusqu’à la grève, les salariés de bons nombres des magasins concernés par les fermetures s’organisent afin de rendre plus visible leur situation en particulier auprès des clients par le biais de banderoles ou d’actions. Ainsi devant le magasin de Saint-Orens, en banlieue Est de Toulouse, une banderole « Aucune liquidation prévue, sauf pour nos emplois #TRISTE. Ici 50 employés licenciés » accueillait les clients . Chaque samedi, les salariés ont décidé de se mobiliser et de distribuer des tracts aux clients jusqu’au 31 août, date à laquelle le tribunal de commerce tranchera sur la reprise des locaux. A Barentin, les travailleurs du groupe se rassemblent également tous les samedis devant leur magasin. Pour exprimer leur amertume et inquiétude les salariés du site de Sainte-Geneviève-des-Bois ont affiché des slogans sur leurs t-shirt « Solidarité à tous les salariés non indemnisés » ou bien « Épargné par le Covid, tué par Mulliez ».

 

La colère entretenue par une pirouette d’Alexis Mulliez

 

C’est en effet depuis la mi-mai que les salariés sont dans l’attente, [La Provence → https://www.laprovence.com/actu/en-direct/5989564/alinea-se-place-sous-la-protection-du-tribunal-de-commerce-de-marseille.html] dévoilait alors que l’entreprise se déclarait en cessation de paiement. C’est le début d’un engrenage administratif qui devrait se terminer le 31 août avec le verdict du tribunal de commerce de Marseille qui sélectionnera l’offre de reprise la plus crédible. Celle-ci devrait vraisemblablement être celle du patron actuel, Alexis Mulliez, membre de la richissime famille Mulliez, propriétaire entre autre du groupe Auchan.

C’est ce petit détail qui a provoqué la montée de colère ayant abouti sur le mouvement de grève du 1er août, puisque tout cela peut n’être vu que comme un plan de restructuration déguisé afin de limiter au maximum les frais de licenciement. Une pirouette rendue possible par les ordonnances prises par le gouvernement suite au covid-19 visant dans le discours à faciliter les rachats d’entreprises, mais facilitant finalement les licenciements massifs à moindre frais. [Le Parisien → https://www.leparisien.fr/economie/reprise-d-alinea-les-salaries-craignent-la-suppression-de-plus-de-1200-emplois-03-08-2020-8362635.php].

D’autant plus que si la communication du groupe Alinéa tend à invoquer les Gilets Jaunes, les grèves des transports et enfin le covid-19 pour justifier les difficultés financières de l’entreprise, les salariés refusent cette version comme le déclare un salarié de Rosny-Sous-Bois au Parisien qui critique quant à lui la mauvaise stratégie empruntée par Alexis Mulliez depuis la reprise du groupe par celui-ci en 2017 qui aurait fini de le faire couler [Le Parisien → https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/a-rosny-sous-bois-le-desarroi-des-salaries-d-alinea-menace-de-fermeture-04-08-2020-8363346.php]. L’idée de voir la famille Mulliez, qui détient entre autres aussi Décathlon, Auchan et Boulanger et est classée 5ème fortune de France, faire payer la note de sa mauvaise gestion aux salariés d’Alinéa est légitimement difficile à encaisser pour les travailleurs du groupe, d’autant plus qu’ils n’obtiendront que le strict minimum légal comme indemnité de départ.

Ce grand plan de licenciement s’inscrit finalement dans une conjoncture économique très mauvaise liée aux conséquences du covid-19. Ces derniers mois ont vu se profiler une hausse du chômage à l’échelle nationale et les annonces de plus en plus fréquentes de plans sociaux. Dans ce contexte, les salariés, en particulier les plus âgés, craignent logiquement de ne pas retrouver de travail avant quelques temps [Le Parisien → https://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/pontault-combault-les-salaries-d-alinea-en-greve-01-08-2020-8362239.php]. Face aux magouilles d’ Alexis Mulliez, qui pour préserver ses profits use d’artifices juridiques pour se racheter sa propre entreprise afin de faciliter les licenciements, il s’agit d’exiger leur interdiction parce que les travailleurs n’ont pas à être une variable d’ajustement de la crise et des profits du patronat.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Augmentation ou flexibilisation du temps de travail, diminution des salaires, mutation géographique ou changement des conditions d’emploi : les accords de performance collective (APC) permettent d’attaquer largement les droits des travailleurs. Si les cas récents de négociation de tels accords à Derichebourg, DSI ou Valéo ont pu les faire passer pour des recours d’urgence face aux difficultés économiques, l’évaluation de ce dispositif démontre que le patronat n’a pas attendu la crise pour faire de ces accords un mode de gestion ordinaire des entreprises.

 

Accords de performance collective : un rapport révèle des détériorations profondes des conditions d’emploi

Le Comité d’évaluation des ordonnances du 22 septembre 2017 (les ordonnances « Macron »), réuni par France Stratégie, a rendu le 28 juillet dernier un premier rapport revenant sur la mise en œuvre de ces ordonnances entrées en vigueur il y a bientôt trois ans. En matière d’Accords de Performance Collective (APC) le constat est clair, il s’agit d’un succès pour le gouvernement puisque depuis leur introduction dans le code du travail, le Comité recense déjà 371 de ces accords, conclus à un rythme constant depuis janvier 2018, alors que le nombre des accords de maintien de l’emploi (AME) et des accords en faveur de la préservation et du développement de l’emploi (APDE), prédécesseurs des APC et bien plus contraignants pour le patronat, était resté extrêmement marginal.

 

L’absence de contrepartie patronale au recul des droits des travailleurs est en effet ce qui rend les APC si attractifs. La seule « garantie » imposée par les textes est un abondement à hauteur de 3 000 € du compte personnel de formation (CPF) des salariés licenciés pour avoir refusé que leur soit appliqué l’accord. En plus d’être dérisoire, cette mesure devient parfaitement cynique dans un contexte d’explosion du chômage. À côté de cela, la possibilité est ouverte de discuter, dans le préambule de l’accord, des efforts que pourraient fournir les dirigeants et les actionnaires de l’entreprise. Autant dire que ces promesses, quand elles existent, n’engagent que ceux qui y croient puisque le préambule d’un accord n’est pas contraignant.

 

La plasturgie -industrie du plastique- est le secteur où le patronat a été le plus offensif dans la diffusion des APC. Là où le Comité de suivi dénombre 23 APC au sein de la branche, Plastalliance, l’une des deux organisations patronales de la profession, se vante d’en avoir fait conclure 51 en proposant à ses adhérents des accords « clé en main ». Cette politique anti-ouvrière exemplaire pourrait bien être suivi dans d’autres secteurs d’activité.

 

Enfin, si un seul argument devait suffire à invalider le discours présentant les APC comme des sacrifices nécessaires dans un contexte économique dégradé, c’est la durée de ces accords conclus à près de 75 % pour une durée indéterminée. Il ne s’agit donc même pas d’un effort temporaire demandé aux travailleurs mais bien d’une reconfiguration durable des relations de travail en faveur du patronat.
Espérer un « retour à la normale » une fois passées les turbulences économiques déclenchées par la crise sanitaire est illusoire. L’État et le patronat avancent ensemble pour reconfigurer les conditions d’emploi et rétablir les taux de profit. Les APC, aux côtés du chômage partiel de longue durée et les licenciements massifs dans le cadre de plans de « sauvegarde de l’emploi », sont l’un des outils qui seront utilisés dans les prochains mois pour redéfinir les conditions de l’exploitation capitaliste en France.

 

C’est un chantage à l’emploi qui se joue avec les APC, qui voudrait faire croire que pour éviter les licenciements il faudrait laisser le patronat détruire les acquis sociaux et reconfigurer les conditions d’emploi . Contre cette logique il s’agit de refuser les négociations pour « éviter le pire », auxquelles une partie des directions syndicales se livrent aujourd’hui, jouant très clairement le jeu du patronat. Bien au contraire, en lisant clair dans le jeu d’un patronat qui ne veut rien d’autre que préserver ses profits au détriment des travailleurs, il faut refuser la mise en place d’APC, et imposer un rapport de force au sein de l’entreprise, ou du secteur concerné. A l’image de ce qui a pu être fait chez Deriechebourg, une des premières entreprises à mettre en place des APC depuis le covid, où les salariés se dont mis en grève, multipliant les rassemblements et les adresses aux autres entreprises du secteur.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Tourisme. Booking et Accor annoncent la
 
suppression de milliers d’emplois

 

Alors que l’ensemble des secteurs liés au tourisme et à la culture n’en finissent pas de subir les répercussions de la crise du Covid-19, les grands groupes hôteliers et de réservation en ligne, Accor et Booking, ont annoncé la suppression de milliers d’emplois. Les grandes entreprises continuent ainsi de chercher à faire payer la crise à leurs salariés.

 

#NosViesPasLeursProfits

Crédit photo : DENIS CHARLET / AFP

 

Une annonce en duo : de nouvelles suppressions d’emplois dans le secteur du tourisme

 

Booking.com, plateforme de réservation d’hébergement en ligne, déclarait hier dans un communiqué envoyé à l’AFP : « La crise du Covid-19 a dévasté l’industrie du voyage, et nous continuons à en ressentir l’impact avec les volumes de voyages qui restent considérablement réduits. » Aussi a-t-elle décidé de réduire ses effectifs à un niveau pouvant aller jusqu’à 25% des 17.500 salariés dans le monde sous couvert de faire face à la crise, comme le rapporte Capital.

Des licenciements qui font des salariés une variable d’ajustement face à la crise et qui suscitent encore davantage l’indignation quand on sait que des milliers d’employés de la plateforme travaillant aux Pays-Bas ont été subventionnés par l’Etat de mars à mai, drainant 65 millions d’euros à Booking.com, selon le journal néerlandais Volkskrant. Dans le même article, le journal souligne que Booking ne souhaite plus bénéficier de ces aides étatiques puisqu’elles sont désormais assorties de conditions plus strictes qu’auparavant. Surprenant…

En outre, Booking est connu pour ses pratiques d’évasion fiscale au point de devoir des centaines de millions d’euros au fisc français, tandis que durant la crise du Covid-19 les pratiques commerciales de la plateforme ont été dénoncées. Dans une tribune libre, le directeur général de Logis Hotels (qui regroupe des hôteliers indépendants en Europe), Karim Soleilhavoup dénonçait en avril les pratiques des plateformes de réservation comme Booking, Expedia ou Egencia pendant la crise Covid-19 et révélait leur modèle très lucratif. Pour chaque réservation via ces plateformes, un hôtelier indépendant verse en moyenne 18% de commission, rapportant l’année dernière 400 millions d’euros à ces dernières. Un modèle qui explique les chiffres insolents de l’entreprises qui affichait en 2019 un résultat de 4,86 milliards d’euros et une trésorerie 7,3 milliards comme l’observait Artiref début 2020.

Des bénéfices que Booking n’a évidemment pas souhaité réinvestir pour amortir « l’impact » de la crise, choisissant de faire peser celle-ci sur les épaules des salariés. Mais la plateforme n’est pas la seule à adopter de telles mesures.

N’ayant pas non plus échappé à la pandémie, le grand groupe hôtelier français Accor a dû fermer pendant plusieurs mois la plupart de ses hôtels dans le monde entier, et affiche aujourd’hui une perte de 1,5 milliard d’euros au premier semestre 2020. La société qui regroupe plus de 5 000 hôtels sous diverses enseignes (Ibis, Mercure, Novotel etc) et qui emploie près de 18.000 de salariés à travers le monde a annoncé hier la suppression de 1 000 postes. Des licenciements « justifiés », selon Sébastien Bazin - PDG d’Accor – dans une interview pour Les Echos, par un plan d’économies annuelles de 200 millions d’euros.

Dans cette même interview, le PDG précise néanmoins que ce plan, et donc ces licenciements, ne sont pas une réponse à la crise sanitaire mais « un plan en gestation avant », visant notamment à revoir l’organisation du groupe « en profondeur ». Autrement dit, alors que l’ensemble des salariés employés par le groupe ont subi la crise de plein fouet et ont été mis au chômage partiel, ceux-ci se voient désormais menacés de perdre leur poste pour permettre à Accor de faire des économies alors même que la crise n’a pas empêché le groupe d’ouvrir 86 hôtels, soit 12 000 chambres depuis le début d’année.

Le même jour ce sont donc deux grands groupes qui ont annoncé la suppression de milliers de postes, s’inscrivant dès lors dans la continuité d’une « vague d’austérité sans précédent ».

 

Une vague massive de licenciements : une nouvelle pandémie qui frappe le tourisme ?

 

La fermeture des frontières à l’échelle internationale ainsi que les mesures de confinement ont durement impacté le tourisme et l’ensemble des secteurs qui lui sont liés (transports aériens, hôtellerie, culture) depuis le début de la crise. L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) chiffre à 195 milliards de dollars la perte de recettes pour le tourisme international pour les mois de janvier à avril 2020, en comparaison à l’année 2019.

Pour redresser leurs comptes, les grands groupes touristiques mettent alors en œuvre des plans de relance bien particuliers. C’est ainsi que ces derniers mois dans ce secteur extrêmement touché par la crise, les plans de licenciements massifs ont fleuri et se sont multipliés : le 4 mai la société américaine de location de logement, AirBnb ouvrait le bal en annonçant le licenciement d’un quart de ses salariés dans le monde (soit 1 900 postes), suivis par la plateforme Tripadvisor et par le voyagiste allemand TUI avec une suppression respective de 900 et 8 000 emplois. Une danse macabre qui se poursuit donc par les annonces de Booking et Accor, mardi 4 août. Un bouquet final fait de milliers de licenciement. Grandiose.

Avec un capital financier se comptant en milliards d’euros, contrairement à des PME et des hôteliers indépendants, les grands groupes hôteliers donnent pourtant l’impression de subir la crise sans autre possibilité pour la surmonter que la suppression d’emplois… Injustifiable et inacceptable, cette vague de licenciement qui s’abat sur de nombreux secteurs (hôtelleries, transports aériens et autres) doit être stoppée. Dans le monde parfait du capitalisme, les salariés ne sont que des variables d’ajustement dans une crise et le chômage, un outil pour redresser l’économie. Après les rassemblements et mobilisations des salariés d’Airbus, Nokia ou encore TUI France, les mobilisations des salariés constituent une réponse essentielle. Après avoir donné congé à 25% de ses salariés le 4 mai dernier, Brian Chesky - PDG d’Airbnb – leur écrivait par courrier : « Je suis vraiment navré. Sachez que ce n’est pas votre faute. ». Effectivement ce n’est pas la faute des salariés, pourquoi serait-ce donc à eux de payer les pots cassés ?

En outre, si la lutte contre les licenciements devrait se coordonner, elle doit aussi s’étendre pour poser la question des conditions de travail et du lien entre salariés et sous-traitants. Ainsi, depuis un an déjà, une vingtaine de femmes de chambre et gouvernantes travaillant dans l’hôtel Ibis Batignolles – sous-traitant du groupe Accor -, dans le 17ème arrondissement de Paris, sont en grève pour dénoncer leurs conditions de travail intolérables, leurs heures non payées ainsi que les discriminations dites « raciales » qu’elles subissent. La période de confinement n’ayant pas terni leur lutte, il est de toute évidence nécessaire de les soutenir et d’étendre les contestations afin que cette crise sanitaire et économique ne devienne prétexte pour renforcer la précarisation des salariés.

 

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Michèle est brusquement décédée en Gironde à l'âge de 87 ans!

 

Message envoyé à son compagnon Bernard,

" C'est avec une grande tristesse que nous venons d'apprendre la perte de ta compagne de notre amie et camarade Michèle.

nous ne pouvons oublier celle avec qui nous avons oeuvré pour construire le Front Syndical de Classe afin de menerla bataille idéologique afin que la CGT dans son entier retrouve ses positions de classe à l'instar de notre CGT d'après guerre.

Sois certain cher Bernard que tes amis et camarades du FSC partagent ta peine "

 

Militante CGT de la Poste, Michèle défendait les positions de lutte et se battait pour le service public qu’elle défendait également au sein du FSC (Front Syndical de Classe). 

Avec son compagnon Bernard Guillaumin, ancien trésorier national du Pôle et actuel membre du bureau du COURRIEL, elle avait eu aussi d’importantes responsabilités à la Société des Amis de Louis Aragon et d’Elsa Triolet.

 

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
BOURGEOIS BIEN ÉDUQUÉS AU SERVICE DE L'OLIGARCHIE FINANCIERE
BOURGEOIS BIEN ÉDUQUÉS AU SERVICE DE L'OLIGARCHIE FINANCIERE

C’est tout au long de leur parcours d’étude que ces « élites » constituent leur groupe, avec leurs cartes de visite et leur carnet d’adresse commencé au début des études, elle se prolonge au sein de cercles élitistes, tel Le Siècle, et de réceptions mondaines où se coudoient les vedettes issues de divers horizons professionnels et ce chaque dernier mercredi de chaque mois. Faites le compte sur une année.

Une source extrêmement fiable interne au dîner du siècle nous a envoyé par le biais des Gilets Jaunes Constituant, la liste des invités au dîner du Siècle du mercredi 26/02/2020.

Lorsque des bourgeois issus de milieux différents prennent un cocktail et discutent trankilou dans un salon privé interdit au public sans que rien ne puisse sortir, on est en droit de se poser quelques questions tout à fait légitimes, quand même. Ou, pire (mieux ?) : d’avoir des envies de meurtres, tout à fait légitimes elles aussi.

Mais qu’est-ce donc ce fameux dîner du Siècle, pardi ?

Un club association loi de 1901 d’influence fondé en 1944 par d’anciens résistants autour d’un journaliste, Georges Bérard-Quélin. L’objectif : faire se rencontrer les « élites » pour mieux se connaître au-delà du clivage gauche-droite, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.
 

Le club regroupe des dirigeants politiques, économiques, culturels et médiatiques français encore aujourd’hui. D’après Wikipédia, le conseil est composé de 15 ou 16 personnes choisies par cooptation et la cotisation annuelle de membre est de 160 euros. Ce dîner a lieu dix fois par an et le dernier s’est déroulé le 26 février au Cercle de l’Union interalliée, au 33 rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris. Un lieu qui ne change jamais, pratique pour s’y rendre et foutre ainsi un zbeul dans la joie et la bonne humeur surtout. “La soirée se déroule traditionnellement en deux phases de 20h à 21h : un apéritif ; de 21 h à 22 h 45 : un dîner, par groupes de 8, autour d’un chef de table qui organise le débat nous apprend là encore Wikipédia.

 

Dans le dernier dîner du Siècle du 26 février, le 831e au total, et malgré l’épidémie de coronavirus, on pouvait croiser, pêle-mêle : Gaspard Koenig, “philosophe” du think tank libéral Génération libre, le haut fonctionnaire proche de Sarko Jean-Pierre Jouyet, Jean-Marie Le Guen, le socialiste conseiller de Paris en perdition, Guillaume Pepy, PDG de la SNCF, Philippe Wahl, PDG de La Poste, l’ex journaliste Patrick Poivre d’Arvor, des consultants, beaucoup de bull-shit jobs, des fondations libérales, des représentants et représentantes (car c’est important quand même, la “parité”) d’entreprises du CAC 40 telles que Véolia ou Total, et même un petit ex représentant syndical perdu : Jean-Claude Mailly, en personne, certainement venu défendre les droits des travailleurs et travailleuses exploité(e)s par tout ce beau monde. Bref, le mieux est encore de consulter la liste des convives pour constater à quel point toute l’oligarchie française y est parfaitement représentée. 

Le Siècle est relativement connu, même si assez peu documenté. Rien de vraiment “secret”, de caché, en somme, si ce n’est la liste officielle à récupérer, ou encore les objets précis des discussions, en interne. Ainsi, lorsque l’on questionne cette réunion entre gros bourges et le pourquoi de son existence, certaines et certains journalistes bondissent de leur siège : “C’est du complotisme !”, ricanent un bon coup le dos de la main posé en dessous du menton, et se rassoient confortablement sur leur petit siège doré.

Le Siècle est même sur Wikipédia, connu de toutes et tous alors, pourquoi y voir du complot, après tout ? Déontologiquement, cela ne leur pose aucun problème de s’y rendre, aux journalistes. Le conflit d’intérêt, toussa, c’est tellement has been et réservé aux journalistes “militants” en conflit d’intérêt avec les merguez de la CGT que ça ne les concerne pas du tout.

Quand on dit “journaliste”, on ne parle évidemment pas de la masse salariale, mais des starlettes bien connues telles que François Lenglet, Philippe Meyer, Serge Moati, Fabienne Pascaud (Télérama), Nicolas Beytout (L’Opinion), présents rien que dans le dernier dîner. Miam, joli gratin ! Le journalisme de cour, en somme, qu’avait très bien décrit le documentaire “Les nouveaux chiens de garde” de Gilles Ballastre et Yannick Kergoat, en 2011.

Entre deux anchois à une dizaine d’euro l’unité au moins, un David Pujadas pourra ainsi lécher les chaussures d’un entrepreneur ou un politique qu’il aura peut-être déjà connu sur les bancs de Sciences Po ou du CFJ (Centre de formatage, pardon, de formation des journalistes), et se voir ainsi davantage armé à pondre des entretiens d’une extrême docilité que ces médiocrates nous habituent de manière quotidienne et éhontée sur notre service public préféré. Ils iront bien entendu se plaindre de la “défiance envers lémédias qui monte” et prétendre incarner “le journalisme”. Merde, alors ! Journalistes, les vrais, pour laver votre honneur, vous savez où vous rendre afin de manifester votre mécontentement, vos salaires parfois de misère et votre devoir de subordination souvent injustifié. Pour les moins domestiqués, j’entends. *Allo, Radio France*, on me dit dans l’oreillette que Sibyle Veil, votre patronne, y était le 26 février dernier, à manger plein de petits mets de qualité. J’dis ça, j’dis rien. Mais il n’y avait pas une importante grève à Radio France, ces derniers mois ? Il paraît. Et Delphine Ernotte, patronne de France télévisions, était présente également à ce dîner.

Une lecture sociale et anti-capitaliste du Siècle plutôt que “conspi” (ça leur ferait trop plaisir)
“C’est juste un dîner !”, répètent-ils en boucle, pour s’en dédouaner et faire ainsi passer le peuple qui se questionne de manière légitime pour un gros demeuré. Dans la mesure où rien ne peut vraiment sortir de ces dîners, des choses doivent se dire en interne, peut-être même se décider.

 

Ça complote ? Oui, peut-être : stratégies économiques à venir, alliances politiques en vue …

 

Bon, et alors ? La marche capitaliste néo-libérale et leur domination existerait, avec ou sans le Siècle. Car c’est cela qu’il est : un symptôme, une démonstration de leur puissance, de leur hégémonie écrasante, de leur sentiment d’appartenir à une caste-classe qui nous nargue et se fout ouvertement de notre gueule.

Car ces petites festivités sont bien connues et se déroulent chaque année en toute impunité. C’est ici que des liens peuvent encore plus se tisser ou se créer, se renforcer, face à nous, ces gueux dont on nous interdits l’accès. Vous avez dit “séparatisme” et “communautarisme” ? Le voici, et il se porte toujours aussi bien. On se lève, on ramène le dessert, et on se casse les retrouver au prochain dîner ?

 

Publié par FSC

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