SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
400 000 contrats précaires : le "cadeau"
 
de Macron à la jeunesse

 

Annoncées par Macron le 14 juillet et confirmées par Jean Castex, les mesures du gouvernement pour favoriser l’emploi des jeunes ne promettent que des emplois précaires pour les jeunes et des avantages économiques pour les entreprises…

 

Jeunesse en colère

Crédits photo : Nicolas Tucat / AFP

Lors de son interview du 14 juillet, Macron a expliqué vouloir répondre aux plans sociaux déjà entamés et ceux à venir grâce à un plan de relance de 100 milliards euros supplémentaires. Dans ce plan de relance « notre jeunesse doit être la priorité » n’a pas hésité à affirmer le Président tout en assumant qu’il y aurait « une augmentation du chômage massive », confirmant le chiffre de 900.000 demandeurs d’emplois supplémentaires d’ici la fin de l’année annoncé par l’INSEE. Pourtant au-delà du discours, le « plan de relance pour la jeunesse » ne promet rien de bon pour les 700 000 nouveaux entrants sur le marché du travail en septembre prochain.

Que contient ce plan de relance pour la jeunesse ?

Les intentions de l’exécutif pour « favoriser l’embauche » chez les jeunes, portent sur cinq dispositifs, dont une partie avaient déjà été annoncés. Ainsi, Macron comme Jean Castex dans son discours de politique général, ont évoqué le financement d’exonérations de charges pour les entreprises auprès des jeunes salariés « à faible qualification » pour les emplois jusqu’à 1,6 Smic et pour une durée d’un ou deux ans. Cette mesure pro-patronale va de paire avec le renforcement des primes à l’apprentissage, qui a été voté pour près d’un milliard d’euros selon l’Opinion. Deux mesures qui sont de véritables cadeaux aux entreprises.

Outre ces mesures discutées depuis plusieurs semaines, Emmanuel Macron et Jean Castex ont annoncé de nouveaux dispostifs. Ainsi 300 000 « projets et contrats d’insertion » vont être créés pour « aller chercher les jeunes qui sont parfois les plus loin de l’emploi ». Alors qu’il s’était montré hostile à ces contrats financés à 75% par l’Etat, en en supprimant les deux-tiers à sa prise de fonction en 2017 en fustigeant notamment leur rôle d’insertion réel.

De fait, ces contrats aidés ne sont que des solutions de court terme et ne garantissent en aucun cas un emploi pérenne pour les jeunes puisqu’ils sont limités dans le temps, s’inscrivant ainsi dans les nombreux emplois précaires auxquels est condamnée une grande partie de la jeunesse. Le patron du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux, qui valorise le retour au recours à ce type de contrat en période « difficile », l’a lui-même avoué en expliquant sur France 2 que « le risque qu’à la fin du contrat, le jeune en question ne trouve pas d’emploi  »…

Cette problématique est encore plus prononcée pour ce qui est des 100 000 contrats de service civique supplémentaires annoncés dans les six mois qui viennent, qui compléteront les 140 000 contrats actuellement ouverts. Ce type de contrat « volontaire » dérogeant au salariat traditionnel sont particulièrement précaires : les missions sont indemnisées à 580 euros par mois pour une durée de travail pouvant aller jusqu’à 32 heures par semaines. Par ailleurs un seul contrat de service civique peut être réalisé, pour une durée allant de 6 à 12 mois maximum.

Alors que 700.000 jeunes arriveront sur le marché du travail à la rentrée, les contrats aidés comme les services civiques auront la vertu d’en retirer temporairement 400.000 des chiffres du chômage, mais une telle mesure ne constitue en rien une réponse au chômage des jeunes et à la précarité qu’elle ne va que contribuer à étendre un peu plus.
En complément de ces emplois, le gouvernement a annoncé l’ouverture de 200 000 places dans des formations qualifiantes supérieures « pour permettre à un jeune qui n’a absolument aucune issue, aucune perspective d’embauche, de poursuivre un peu ses études avec un accompagnement social ». Là encore, ces formations Macron ne donnent pas de solution financière et d’emploi stable à la jeunesse, mais permettent de repousser l’arriver sur le marché de l’emploi de centaine de milliers de jeunes, quand, en parallèle, le marché de l’emploi est de plus en plus saturé au fil des plans de licenciements organisés par le patronat et facilités par les ordonnances Macron.
Finalement ces dispositifs n’assurent en aucun cas la survie, l’emploi et le bien-être de la jeunesse mais s’inscrivent dans la continuité de la logique pro-patronale des plans précédents. Trois choses peuvent être sauvées à travers ce « plan de relance pour la jeunesse » : le chiffre du chômage qui est temporairement ramené vers le bas ; les profits du patronat qui bénéficient de ces aides d’État et des exonérations, à l’image du plan précédent comprenant le dispositif de chômage partiel ; et la logique de libéralisation des conditions travail où le droit du travail est piétiné, la concurrence accentuée en même temps que la paupérisation de notre classe, au bénéfice du grand patronat et du gouvernement. C’est ce monde-là que Macron veut offrir à la jeunesse.

 

Macron et son gouvernement ne feront rien pour les intérêts de la jeunesse et de notre classe

 

Hier, le nouveau premier ministre, Jean Castex, a confirmé les annonces de Macron devant l’assemblée nationale lors de la présentation de la feuille de route du gouvernement pour les prochains mois. Une nouvelle annonce a été faite pour la jeunesse : des repas à 1 euro seront mis en place dans les restaurants universitaires pour les étudiants boursiers quant en parallèle. Une mesure taillée pour communiquer, mais qui apparaît bien maigre si on la compare aux centaines de milliards d’euros des plans de soutiens aux entreprises successifs ou encore à la « suppression totale de la taxe d’habitation pour les 20 % de Français les plus aisés - qui était attendue d’ici à 2023 -, en signe de solidarité  », simplement repoussée comme le rapporte le journal Les Échos.

Alors que Macron avait entamé son quinquennat en réduisant les APL de 5€ pour les étudiants, le plan du gouvernement ne brille pas par sa radicalité et ne promet que des miettes et des emplois précaires à la jeunesse. Avec ces effets d’annonce, le gouvernement entend contenir la colère d’une jeunesse particulièrement touchée en temps de crise, et qui s’est mobilisée pour obtenir elle aussi la prime Covid-19, mais aussi contre les violences policières ou pour dénoncer la nomination du « gouvernement de la honte ». Mais ces mesures ne permettront pas de mettre fin à la précarité qui frappe les jeunes, et appelle au contraire ceux-ci à se mobiliser aux côtés du monde du travail dans la rue, pour refuser que les travailleurs ne paient la crise et pour exiger l’interdiction totale des licenciements et le partage du temps de travail entre tous sans baisse de salaire. Seul ce combat peut dessiner des perspectives progressistes pour la jeunesse qui risque sinon d’être à nouveau une variable d’ajustement dans la crise.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La Sécurité sociale, l’assurance chômage et les retraites en danger !
La Sécurité sociale, l’assurance chômage et les retraites en danger !

Le choix très libéral du gouvernement de défiscaliser et désocialiser primes et heures supplémentaires avait déjà fragilisé les budgets de la protection sociale.

Le grand coup de frein sur l’activité économique a fait le reste : des trous abyssaux pour la Sécurité sociale, l’Unédic et les retraitesUne dette sociale encore accentuée par certaines mesures prises par l’exécutif pour faire face à la criseUne cure d’austérité pourrait bien être imposée dès cet automne.

 

C’est un trou, c’est une crevasse, c’est une tranchée, que dis-je une tranchée… c’est un abysse ! Pour l’année 2020, l’ex-ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin tablait sur un déficit de 52 milliards d’euros pour la Sécurité sociale. Au lieu de 5,4 milliards prévus initialement. Du jamais vu ! Même pendant la crise économique consécutive au krach boursier de 2008. Un rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) du mois de juin estime lui le trou à 31 milliards pour la seule branche maladie de la protection sociale, contre 1,46 milliard l’an dernier.

De leurs côtés, les comptes del’Unédic, l’organisme qui indemnise les demandeurs d’emploi, plongeraient de 25,7 milliards en fin d’année, au lieu de moins 0,9 milliard pronostiqué pour 2020 et un retour à l’équilibre qui était attenduen 2021. Au lieu de cela, la dette cumulée atteindrait 63,1 milliards en décembre. Enfin, le système de retraite ne sera pas épargné. Ses finances passeraient également dans le rouge selon une projection du Conseil d’orientation des retraites : -29,4 milliards au lieu de -4,2 milliards cette année.

 

Les recettes s’écroulent, les dépenses s’envolent

 

C’est le trait commun à la Sécurité sociale, à l’Unédic et aux caisses de retraite : elles sont financées principalement par les cotisations sociales versées par les salariés et les employeurs. Or, la chute du produit intérieur brut, estimé à 11 % pour l’année 2020, devrait provoquer la destruction de 1,2 million d’emplois. C’est autant de cotisations manquantes pour l’ensemble de la protection sociale. Autre élément pesant sur les recettes : la baisse estimée à 5,7 % du salaire moyen sous l’effet de l’utilisation massive par les employeurs du dispositif d’activité partielle. Qui dit moins de salaires dit également moins de cotisations.

Mais surtout, l’activité partielle, où l’État paye les salariés à la place des entreprises, n’est pas soumise à cotisations. Seules une CSG à un taux réduit et la CRDS sont versées par exemple à la Sécurité sociale. Au bout du bout, l’addition est salée : les pertes totales en cotisations sont estimées à 25,1 milliards d’euros par la Commission des comptes de la Sécurité sociale. Et même à 42,8 milliards en ajoutant les recettes provenant des impôts. Les absences de cotisations de millions de salariés, dans le but avancé de sauver entreprises et emplois, ont eu les mêmes effets sur les comptes de l’Unédic et sur ceux du système de retraites. Pour l’Unédic, le manque à percevoir s’élève déjà à 4,1 milliards au 12 juin. Mais ici, l’activité partielle, c’est le double effet Kiss Cool. Moins de recettes d’un côté, avec l’assèchement des cotisations, et plus de dépenses de l’autre, puisque l’État fait porter à l’Unédic le financement à hauteur d’un tiers du coût total du chômage partiel. Soit un trou de 12,9 milliards d’euros pour ce seul poste, représentant 52 % de son déficit. Enfin, la Caisse nationale d’assurance vieillesse prévoit elle un manque de cotisations de 10 milliards en 2020.

En plus des recettes en bernes, les dépenses ont largement augmenté pour la Sécurité sociale comme pour l’Unédic. Pour cette dernière, en plus du surcoût lié à l’activité partielle, le nombre de demandeurs d’emploi inscrit en catégorie A, celle des chômeurs n’ayant pas du tout travaillé, a augmenté de plus d’un million en deux mois. Ajouté à la mesure gouvernementale prolongeant jusqu’au 31 mai les indemnités des chômeurs arrivés en fin de droits pendant le confinement, l’Unédic a dépensé 7,3 milliards supplémentaires. De son côté, la Sécurité sociale a vu ses dépenses s’envoler avec la crise sanitaire. Les besoins matériels des hôpitaux et plus largement du secteur de la santé en masques, tests, primes, heures supplémentaires ont fait grimper les dépenses de 12 milliards.

 

Un gouvernement

qui n’aime pas trop les cotisations sociales

 

Comme avant la crise du Covid-19, les cotisations sociales servent d’une certaine façon au gouvernement de variable d’ajustement pour ses politiques économiques. Exonération ici, pour booster la compétitivité des entreprises, allégement là, sensés favoriser les embauches. Un détournement qui oublie que les cotisations sociales servent avant tout à financer la protection sociale des Français. Déjà en janvier 2019, les heures supplémentaires sont désocialisées. Fini les cotisations. Et à la place d’une augmentation du SMIC qui aurait participé à remplir les caisses de la protection sociale, en réponse à la crise des gilets jaunes, des primes sans cotisations. Des mesures qui ont déjà fait passer le déficit de la Sécurité sociale de 1,9 milliard en 2019 à 5,1 en 2020.

Aucun changement de cap lors de la crise sanitaire. La création de l’activité partielle ne génère pas de cotisations. Au lieu de concentrer les dettes sur l’État, celui-ci en transfère une partie sur la Sécurité sociale. Même tendance avec les primes Covid, elles aussi désocialisées. Même philosophie avec les mesures pour soutenir l’économie : le versement des contributions sociales des entreprises est étalé dans le temps. D’abord imaginé par l’exécutif pour le temps du confinement, celui-ci pourra être différé de 36 mois. Une mesure dont le coût est chiffré à 5 milliards et dont le manque à gagner n’est pas compensé par l’État, considérant que les cotisations finiront pas entrer dans les caisses. Sauf évidemment celles des entreprises qui auront mis la clef sous la porte entre temps.

En plus de cet étalement, 3 milliards d’exonérations patronales ont été décidées pour les TPE et PME de secteurs touchés tels le tourisme, la culture, le sport ou l’événementiel. Un trou dans les caisses de la protection sociale que l’État est censé compenser cette fois. Et l’histoire devrait encore se répéter. Pour favoriser l’emploi des jeunes et améliorer la compétitivité des entreprises, le gouvernement réfléchit à un mécanisme d’exonération des charges salariales sur plusieurs années. La note pourrait dépasser 10 milliards d’euros, et les déficits se creuser d’autant.

 

L’austérité pour payer les dettes ?

 

Techniquement et le temps de la crise du Covid-19, le plafond des dettes « autorisées » de l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (ACOSS) a été relevé de 39 à 95 milliards d’euros pour éviter un défaut de trésorerie et une incapacité à régler la facture sanitaire.

Mais pour la suite : « il n’y a pas d’argent magique ».

C’est ce qu’assurait Emmanuel Macron à une infirmière réclamant des moyens en 2018. Cela vaut pour la protection sociale comme pour le budget de l’État dont le déficit doit passer de 93 à 220 milliards d’euros selon le troisième projet de loi de finances rectificatif.

« À la sortie de cette crise, il faudra faire des efforts, le redressement sera long et il passera par le désendettement du pays », expliquait déjà Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie le 10 avril 2020. Une orientation non démentie depuis par le gouvernement ou le chef de l’État. Un désendettement qui risque de peser sur les assurés sociaux. Le gouvernement a fait le choix de ne pas rapatrier ces dettes liées à la pandémie dans le budget de l’État. Au contraire, il a transféré 136 milliards de l’ACOSS vers la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). Avec pour conséquence, une baisse des dépenses aux dépens des assurés sociaux pour rembourser les dettes.

Pour les caisses de retraite, le gouvernement n’a pas attendu pour ressortir sa réforme de l’hiver. À partir du 17 juillet, Jean Castex recevra les représentants des salariés et des patrons pour trouver plusieurs dizaines de milliards.

Là aussi, pas question pour l’État de rapatrier les dettes dans son budget, même si une bonne partie d’entre elles sont consécutives à ses choix politiques. Ceux qui ont contribué à assécher les recettes.

À la place, l’exécutif ressort un allongement de la durée de cotisation pour un départ plus tardif à la retraite. Enfin, les demandeurs d’emploi ont encore du souci à se faire. La trajectoire financière de l’Unédic plombée par l’activité partielle pourrait servir de prétexte à ne pas adapter les deux volets de la réforme de l’assurance chômage. Et ce, malgré le désastre social qu’ils représentent et que l’Unédic a confirmé dans un de ses rapports au printemps. 

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
"Parti seul, après avoir fait 216h de nuit
 
dans le mois". Hommage à Henri, gilet

 

jaune et militant CGT

 

Intérimaire travaillant de nuit jusqu'à l'usure pour éponger ses dettes, le combat d'Henri, militant CGT et Gilet Jaune décédé brutalement à 56 ans, nous rappelle pourquoi nous nous battons contre une société profondément injuste. Nous nous joignons à la peine de ses proches et relayons l'hommage rendu en sa mémoire par l'assemblée des Gilets Jaunes de Saint-Ouen.

A l'un des nôtres

"Ce soir je chiale. Notre Camarade, Henri, Gilet Jaune de Saint-Ouen et militant CGT nous a quitté. Il avait 56 ans. Son dernier combat était contre la réforme des retraites et il ne verra jamais la sienne. Il est tombé malade, intérimaire, il s’est retrouvé dans la merde financièrement.

Obligé de contracter des dettes pendant cette période pour tenir. Pour les rembourser, pendant le confinement, il s’est mis à bosser de nuit, comme un malade, pour pouvoir survivre.

Henri, il pensait tout de même qu’il y avait toujours plus en difficulté que lui, alors il trouvait toujours des plans pour récupérer de la bouffe pour les plus démunis et toute autre méthode que les pratiquants du système D comme débrouille connaissent.

Henri est parti seul, dans son petit studio de banlieue après avoir fait 216h de nuit dans le mois. Henri est mort et je pense au chant des partisans. Je pense à sa résistance face à cette horrible machine qu’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Alors ce soir je vais hurler et pleurer. Parce que l’injustice qu’il a toujours combattue a fini par le tuer. Et je chanterai :

’Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe
Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place,
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur nos routes
Chantez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute.’

Merci pour vos nombreuses marques d’affection et de soutien. Merci pour Henri. Merci aussi pour tous les Henri de France et de Navarre. Aux Petites Gens, aux Sans-Dents, à Ceux Qui Ne Sont Rien, nous sommes reconnaissants.

Assemblée des Gilets Jaunes de Saint-Ouen, le 11 juillet 2020"

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Macron et les soignants. De l’hommage
 
sur les Champs-Elysées aux gaz lacrymos
 
en manif

 

Ce 14 juillet, le défilé militaire traditionnel mettait à l’honneur les personnels soignants afin de les remercier pour leur rôle dans la crise sanitaire. Une belle mascarade quand on sait que le Ségur de la santé, qui s’inscrit dans la droite lignée de la casse de l’hôpital public commencée il y a plusieurs années, a été signé hier et que les soignants manifestaient pour de meilleures conditions de travail.

 

Edito

Crédits photo : La Voix du Nord - Manifestation à Lille le 14 juillet

2100 personnes étaient présentes ce matin pour assister au défilé militaire rendant “hommage” aux soignants. 1400 soignants, invités et triés sur le volet, sont venus se placer à côté des militaires place de la Concorde sous les applaudissements.

Ce défilé, qui constituait plus une mascarade qu’une parade militaire, était censé mettre à l’honneur les travailleurs de la première ligne, dont le rôle indispensable a été révélé au grand jour par la pandémie de Covid-19. L’invitation de 1400 hospitaliers, mais aussi d’autres “premiers de corvée” tels que des caissières, était comme une manière de symboliser les “remerciements de la patrie”. En réalité, cette mise en scène ridicule avait surtout pour objectif de faire oublier la casse de l’hôpital public, la gestion catastrophique de la crise sanitaire et la colère des soignants.

Car la casse de l’hôpital public se déroule depuis plusieurs années maintenant, et c’est bien elle qui a conduit au désastre que nous avons connu pendant la pandémie. Rien qu’entre 2013 et 2019, 13 631 lits ont été supprimés dans l’hôpital public. La pandémie du Covid-19 n’a pourtant pas arrêté la classe dirigeante de vouloir fragiliser toujours plus l’hôpital public, et à peine la première vague passée, le gouvernement s’est empressé d’organiser un Ségur de la santé pour mettre en place ses prochaines attaques. Ainsi, Castex a signé hier ce fameux Ségur, annonçant que “personne ne doit douter qu’il s’agit d’un moment historique”. En effet, moment historique pour la bourgeoisie que celui où les 35h dans l’hôpital public vont être assouplies. En revanche, l’augmentation de minimum 300 euros exigée par les soignants passe à la trappe et est remplacée par une compensation de 90 euros à peine pour rattraper l’inflation de ces dernières années. « Les soignants n’auront pas un centime cette année, le #SegurDeLaSante est une imposture ! Rien sur les salaires avant le vote du #PLFSS et les textes début 2021. On veut 300 euros maintenant pour les #infirmiers pas 90 euros à titre rétroactif, un an après le Covid-19 », a dénoncé le syndicat infirmier SNPI CFE CGC.

Alors que le gouvernement organisait un hommage en bon et du forme aux soignants, les plus combatifs se sont rassemblés dans différentes villes de France comme Toulouse, Bordeaux ou Paris, pour signifier leur colère et leur insatisfaction. Beaucoup ne croient pas aux promesses faites par l’exécutif, qui cachent encore de possibles coupes budgétaires sur le matériel ou l’entrée de partenaires privés à l’hôpital. Comme l’expliquait Sandrine à la manifestation parisienne à République : « On gave les entreprises avec 45 milliards de budget supplémentaire, alors que nous on nous donne 7,5 milliards pour nous faire fermer notre bouche. »

Gilles, un autre soignant venu à la manifestation ajoute : « la reconnaissance de la nation ça va ps nous aider à avoir de meilleures conditions de travail ». De fait, le gouvernement cherche à coopter le secteur de la santé derrière des récompenses et des discours, mais les soignants ne revendiquent pas des médailles comme ils l’ont souvent répété mais la fin de la casse du service public de santé et la possibilité de pouvoir travailler dans des conditions dignes.

A Paris, la manifestation a même été lourdement réprimée en fin de parcours. La contestation exprimée encore par une partie des travailleurs de la santé déplaît fortement et un mouvement dans la santé fait peur au gouvernement qui cherche à tout faire pour gagner sur le terrain du dialogue social, pour empêcher toute fronde des secteurs essentiels contre la politique menée pendant la crise sanitaire.

Le Ségur de la santé ainsi que le simulacre d’hommage aux soignants du 14 juillet s’inscrivent dans une tentative d’instrumentalisation du gouvernement qui a pour but de canaliser la colère des soignants afin d’avoir le champ libre pour préparer les nouvelles attaques contre l’hôpital public. Face à ça, il est nécessaire d’opposer une riposte à la hauteur des enjeux et de développer un vrai programme pour l’hôpital public.

Face à l’hypocrisie d’un gouvernement qui applaudit les soignants et signe la mort de l’hôpital public dans leur dos aux côtés de directions syndicales traîtres (CFDT, FO, Unsa), il faut dénoncer l’accord sur la santé mais aussi faire converger la lutte pour l’hôpital public avec la lutte contre les licenciements, mais également contre les violences policières. Les manifestations aujourd’hui ont montré que le mouvement a du mal à se lancer, du fait des dates éparses de mobilisation et de l’écho que peuvent avoir les promesses, même insuffisantes du gouvernement. Mais il est très important de mettre en place un plan de bataille qui permette d’imposer un réel rapport de force, aux côtés des autres secteurs qui ont intérêt à lutter. De ce point de vue, la direction proposée par les organisation syndicale, qui couplent participation au Ségur et journées de mobilisation séparées des unes des autres, ne peut que mener vers l’essoufflement du mouvement et une défaite. Face aux attaques de la bourgeoisie et à la crise économique qui nous attendent, il est nécessaire d’imposer l’unité de nos rangs.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L’armement et la défense, moteur de la
 
relance du capitalisme français ?

 

Le retour des tensions internationales fait de l’industrie de l’armement « un secteur d’avenir » et une pièce clé pour défendre les intérêts nationaux dans le marché mondial, en particulier en ces temps de crise économique.

 

Impérialisme

Crédits photo : Jean-Pierre Muller / AFP

La crise économique mondiale est venue frapper l’ordre international issu de la deuxième moitié du XXème siècle qui était déjà affaibli par les conséquences de la Grande Récession de 2008. Le multilatéralisme américain consistant à assurer un profit maximale au capital étasunien tout en laissant une partie du marché à ses alliés/concurrents est déstabilisé par la contraction du marché mondial et la conséquente accentuation de la concurrence entre les différents puissances. Sur ces bases, les dernières années ont été marquées par la ré-émergence du nationalisme, la polarisation du scénario internationale entre la Chine et les USA et des phénomènes de guerre commerciale notamment à l’initiative du gouvernement Trump.

La désorganisation des chaînes de valeur et du commerce mondial et la chute de l’activité économique qui sont allées avec la crise économique liée au Covid-19 n’ont pas changé ces tendances mais les ont accentué et approfondi. En témoignent la sortie des USA de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), les frictions des USA et l’Europe autour de l’OTAN, les chocs entre la Chine et l’Inde dans la frontière himalayenne, l’offensive de la Chine sur Taiwan et Hong Kong, la prise de position des USA vis-à-vis des tentatives d’avancé de la Chine dans la Mer du Sud, les frictions autour de la 5G, la dispute entre l’Egypte et la Turquie par l’intermédiaire de la Lybie, etc. Bref, tout indique que les efforts de différentes classes capitalistes nationales pour se faire une place dans un marché mondiale en contraction (s’assurer des matières premières, technologie de pointe ou des débouchés) vont passer de plus en plus par la force.

C’est ce scénario de tensions internationales et de concurrence économique accrue auquel se prépare aussi la bourgeoisie impérialiste française et que Macron a laissé transparaître lors d’un discours aux armées à la veille de la fête nationale. Comme le relève Le Monde pour Macron« la zone Méditerranée sera le défi des prochaines années tant les facteurs de crise qui s’y conjuguent sont nombreux : contestation des zones maritimes, affrontements entre pays riverains, déstabilisation de la Libye, migrations, trafics, accès aux ressources », et de poursuivre.« L’Europe a à y redéfinir son rôle et sa place, sans naïveté et sans complaisance ». « La Méditerranée ne peut construire une paix durable sans nous, nous ne pouvons accepter que notre avenir soit construit par d’autres puissances ». En effet ce n’est pas la première fois que Macron s’engouffre dans le repli militaire des USA sur l’Europe pour tenter de se placer comme leader de la construction d’une défense européenne pour renforcer le poids des intérêts de la France au sein de l’UE.

Mais le changement de la conjoncture internationale et la montée des tensions géopolitiques s’avèrent être aussi une opportunité économique pour l’industrie militaire française – 3ème fournisseur mondiale après les USA et la Russie – et un facteur de relance pour l’industrie aéronautique et naval en difficulté suite à la crise sanitaire et économique. Malgré tout le discours autour de la reconversion verte, il semble que le domaine militaire va être un des facteurs au centre de la reprise industriel de groupes comme Airbus, Dassault Aviation, Safran, Thalès, MBDA, Nexter ou Naval Group. En effet comme le relève Le Monde, les industriels de la défense veulent tirer profit du plan de relance : « La contre-attaque, pour compenser la probable baisse des exportations [dans le secteur aéronautique et naval] ? Que les commandes des armées prennent le relais, comme l’Etat a montré la voie avec l’achat d’avions ravitailleurs et d’hélicoptères Caracal. ».

Fin mai, les grands groupes de l’aéronautique organisés dans le GIFAS (Groupement des industries français aéronautiques et spatiales) avaient déjà appelé à accélérer les investissements dans la défense et le espace afin de soutenir la relance du secteur. Cependant ce qui il y a deux mois était encore une prise de position, semble aujourd’hui prendre des contours plus concrets. Comme le signale Le Monde en citant le PDG d’un groupe d’armement parlant au nom de tout le secteur : « Dans quelques jours, Benjamin Griveaux, député de Paris et ex-candidat à la Mairie, doit rendre les conclusions de la discrète mission que lui a confiée l’Assemblée nationale : identifier les besoins de la « base industrielle et technologique de défense. Il est urgent de renforcer cet ensemble de capacités concourant aux missions des armées, plaident militaires et patrons. Et d’ « accélérer dès à présent certaines commandes, afin d’améliorer la charge et [d’] affermir certaines tranches conditionnelles pour donner davantage de visibilité ». Et ajoute, il faudra être « très vigilant lors des prochaines échéances budgétaires, et notamment lors de l’actualisation de la loi de programmation » qui pourrait être anticipé « avec les mêmes objectifs ». Pour rappel la loi de programmation militaire (LPM) prévoyait un investissement en défense de 298 milliards d’euros entre 2019 et 2025.
Si les milliards du « quoi qu’il en coute » de Macron n’ont été qu’un bouclier donnée à au patronat français pour faire face au choc économique mondiale, les mesures de relance semblent le préparent pour une arène internationale beaucoup plus frictionnel.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : 20 minutes

Un plan de relance pour le rail ? ALORS il faut vite passer aux actes

Remettre le secteur du ferroviaire sur les rails. C’est ce qu’entend faire le gouvernement fraîchement nommé par Jean Castex. Selon la nouvelle ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, l’exécutif prépare un « grand plan de relance pour le ferroviaire » et « tous ceux qui font du transport en commun » pour aider le secteur à faire face aux pertes liées à la crise sanitaire.

« L’Etat ne laissera pas tomber tous ceux qui font du transport en commun, qui est la base aussi de la transition écologique, donc oui on va les soutenir, oui on va faire un grand plan de relance pour le ferroviaire, oui on va aider tous ceux qui prennent les transports en commun et on va faire en sorte qu’ils n’aient pas à payer les conséquences » de la crise, a déclaré la ministre sur Franceinfo.

Maintenir des offres à des prix abordables

Le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari « est en train de travailler dessus », selon elle. Le confinement pendant près de deux mois et les mesures de distanciation ont fait plonger le trafic et donc les recettes des opérateurs de transports publics. La crise du Covid-19 devrait ainsi coûter à elle seule près de quatre milliards d’euros de chiffre d’affaires à la SNCF, selon le PDG de l’entreprise Jean-Pierre Farandou, qui a appelé l’Etat à l’aide.

Plusieurs ministres ont indiqué ces dernières semaines que la compagnie ferroviaire serait soutenue par l’Etat. « Evidemment on veut que la SNCF puisse continuer à pouvoir proposer des offres de train à des prix abordables par tous et qu’on continue la modernisation du réseau qui est indispensable », avait ainsi affirmé mi-juin Elisabeth Borne, qui a précédé Mme Pompili à la Transition écologique.

Un trou de 2,6 milliards d’euros

Le groupe RATP s’attend de son côté à perdre 380 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020 en raison de la crise sanitaire et de ses conséquences. Mercredi, Ile-de-France Mobilités (IDFM) a décidé de ne plus payer la RATP et la SNCF qui font circuler trains, métros, trams et bus dans la région jusqu’à ce que l’Etat compense les pertes de recettes dues à la crise du coronavirus. Au risque de fragiliser un peu plus les entreprises.

IDFM évalue le trou dans ses finances à 2,6 milliards d’euros, sur un total d’environ quatre milliards pour toutes les collectivités locales qui organisent les transports publics en France. L’autorité francilienne en a profité pour rappeler mercredi qu’elle avait commandé pour plusieurs milliards de matériels roulant aux constructeurs ferroviaires Alstom et Bombardier.

Les acteurs du fret ferroviaire poussent eux aussi à un plan de relance visant à doubler la part du rail dans les transports de marchandises d’ici 2030 et appellent l’Etat à soutenir massivement le secteur au nom de l’urgence climatique. L’Etat a instauré plusieurs plans de soutien à des secteurs particulièrement touchés par les conséquences de l’épidémie : 18 milliards d’euros pour le secteur du tourisme, l’un des plus affectés par le confinement, 15 milliards d’euros de soutien à l’aéronautique ou encore les huit milliards du plan automobile.

C H I C H E ... car pour l'heure

 

encore ce n'est pas vraiment la

 

priorité au rail et aux

 

transports publics :

Un plan de relance pour le rail ? ALORS il faut vite passer aux actes

Mr Morin a annoncé qu’il n’y aurait pas de modification avant 2022 notamment en raison du fait que les autres régions situées sur l’axe, Centre-Val-de-Loire et Pays de Loire ne sont pas décidées à évoluer sur cette question. Une situation que les usagers seraient condamnés à vivre 2 ans faisant les frais d’un manque de cohérence dans les politiques de transport régional pour les TER et les inter-cités!

Nous avons demandé que cette position soit revue et le collectif a transmis un ensemble de propositions qui peuvent, à la fois convenir à l’ensemble des usagers de l’axe avec des horaires d’arrivée à Alençon à 7h00, 7h45, 8h 36, 9h40, 13h45…, et améliorer les correspondances vers les TGV. De même, nos propositions visent à améliorer l’ensemble des retours et surtout à remplacer les bus qui n’assurent qu’un ou deux arrêts par des trains plus efficaces en terme de desserte locale.

Nous comptons interpeller les autres régions et l’ensemble des maires des villes et les communautés de communes pour que ces propositions soient prises en compte pour la satisfaction des usagers, mais aussi, pour rendre le train accessible à tous, dans une période où les mobilités non polluantes doivent être favorisées. Lors de nos précédentes actions, nous avions réussi à empêcher la suppression de 11 trains et permis d’améliorer de nombreuses correspondances.

Ceux qui se font forts de la participation citoyenne gagneraient à écouter un peu plus ceux qui sont en contact avec les usagers et à l’écoute de leurs besoins.

Nous rappelons que ces propositions, remises de longue date à la Région et à la SNCF, font partie de grilles horaires complètes qui visent à améliorer les dessertes et les correspondances sur tout le sud Normandie et au-delà.

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Histoire de rappeler les racines de la Révolution française que les classes dominantes abhorrent et qu'elles distordent depuis longtemps et de souligner l'urgence des luttes contre les projets de casse que Macron a affirmé vouloir poursuivre !

__________________

 SOURCE : L'Indépendant

PERPIGNAN : la CGT a sorti la guillotine !

Ce mardi 14 juillet 2020, environ 200 personnes ont participé à la mobilisation atypique que la CGT a organisée en ce jour de fête nationale à Perpignan, au pied du Castillet. Avec, en guise d'attraction principale, une imposante guillotine factice. 

"Attention les doigts !"  En ce mardi matin, les militants de la CGT s'affairent au pied du Castillet. Pour commémorer dignement le 14-Juillet, ils sont en train d'installer une imposante guillotine factice destinée à faire éclater des ballons de baudruche estampillés "Medef", "Cac40", ou encore "précarité". Les préparatifs se déroulent dans une ambiance conviviale. Mais non moins revendicative. "On va tout faire péter", martèle un enfant muni d'un mégaphone avec le chant des cigales en bruit de fond.


Pas pour couper des têtes, mais pour gagner les consciences


"Aujourd'hui, nous avons sorti la guillotine non pas pour couper des têtes, mais pour gagner les consciences, pour convaincre tous...

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Loin de l'Elysée et de ses célébrations détournées du 14 juillet 1789 :

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
14 Juillet : Une banderolle pour les
 
soignants !

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
SEULE la lutte PAYE !

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le virus a bon dos : la bataille pour l'emploi décisive et absolument pas la contre-réforme des retraites !

VIDEO - NOKIA LANNION : Danger pour TOUS !

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Notre 14 juillet – Arguments pour la lutte sociale

Le 14 juillet 1789, sans demander d’autorisation au préfet de l’époque, le peuple de Paris prenait la Bastille, forteresse symbole de l’arbitraire absolutiste, et libérait les prisonniers victimes de ce même arbitraire. Ainsi commença la Grande Révolution Française qui fit trembler toutes les têtes couronnées, toutes les classes dirigeantes d’Europe, de Londres à Moscou, de Lisbonne à Stockholm, de Rome à Constantinople.

Depuis, la bourgeoisie a tenté de transformer le souvenir de cette grande journée d’élan révolutionnaire en un festival militariste, réservant la circulation aux seuls uniformes et oriflammes guerriers sur les Champs Élysées, un lieu dédié aux gloires impérialistes, à l’opposé de ce qui est aujourd’hui la Place de la Bastille. Ces uniformes et ces oriflammes incarnent plus le souvenir des guerres de conquête et de rapine, le massacre de la Commune de 1871, la boucherie des guerres inter-impérialistes, la répression coloniale en Indochine comme en Algérie que la volonté du peuple de se soulever pour imposer pour de vrai la liberté, l’égalité et la fraternité.

En 2020, alors que le pouvoir de Macron a eu à subir les élans du 17 novembre 2018 et des semaines suivantes, quand des centaines de milliers demandaient dans la rue sa démission, la poussée vers la grève générale du 5 décembre 2019, quand des millions étaient prêts à en découdre pour conserver retraites et conditions de vie et de travail, puis les effets de la crise sanitaire et ses ressorts sociaux, mettant en avant la primauté de la vie humaine, de la santé pour tous sur la recherche des profits, ce 14 juillet va voir aussi l’expression de la volonté de ceux d’en bas d’exiger leur du pour avoir les moyens de vivre et de se soigner tous.

Autour de l’appel à la mobilisation lancée notamment par les fédérations CGT et SUD Santé, les Unions Régionales Île de France de la CGT, de la FSU et de Solidaires invitent tous les travailleurs à manifester ce mardi 14 juillet à partir de 14H de République à Bastille.

Dans de nombreux endroits en France, des appels similaires vont être lancés mettant en avant les besoins sociaux en termes de santé, de service public, de maintien des emplois et des salaires. En s’exprimant ainsi, ces mobilisations traceront en filigrane la perspective de se débarrasser d’un régime et d’un système qui fonctionnent au profit de l’infime minorité capitaliste contre l’immense majorité sociale.

La rédaction d’APLS invite ses lecteurs à prendre toute leur place pour le succès de ces manifestations qui seront aussi l’occasion de réaffirmer le droit de manifester là où Macron et ses gouvernements successifs ne rêvent que de bâillonner ceux d’en bas.

Parmi les couches les plus exploitées de cette société, dans la grande armée des « invisibles mais indispensables », les sans papiers incarnent une situation d’exploitation illustrative du fonctionnement de cette société. Après le succès de la manifestation parisienne du 30 mai initiée par les sans papiers, manifestation qui marqua la reconquête du droit de manifester contre le bâton macroniste, divers collectifs préparent la perspective d’un Acte 3 portant les revendications de régularisation des Sans-Papiers, de fermeture des CRA (Centres de rétention administrative), et de logement pour toutes et tous, avec une convergence de différentes marches qui se dirigeront vers l’Élysée le 17 octobre. Cette mobilisation requiert un soutien plein et une préparation puissante.

 

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Visiteurs

470490

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog