SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Uber licencie 3 700 personnes, soit 14% des ses employés

Accusant une baisse d’activité en raison de la crise sanitaire, le géant américain Uber a annoncé un plan de licenciement massif, et se débarrasse de 14% de ses salariés. En parallèle, il annonce investir 170 millions de dollars dans Lime, société de location de trottinettes électriques.

États-Unis

Crédit photos : David Paul Morris / Bloomberg via Getty Images

Plan de licenciements massif chez Uber

La généralisation des mesures de confinement dans le monde ne réussit manifestement pas à Uber. Si le groupe a accru ses activités de livraisons depuis le début de la pandémie (commandes de plats, courses, parfois même colis et objets personnels), ses services de transports en voiture ont pâti de la baisse des déplacements.

L’entreprise américaine a donc pris la décision de réduire ses coûts en supprimant 3 700 emplois parmi ses salariés chargés du recrutement et du renseignement des clients. 3 700 licenciements : ce chiffre vient s’ajouter aux nombreux travailleurs qui, même s’ils ne sont pas officiellement “salariés” par l’entreprise, dépendent d’elle pour vivre.

En effet, les chauffeurs uber sont au statut de contractuels. En Californie, une nouvelle loi impose d’ailleurs à l’entreprise d’embaucher les chauffeurs en tant que salariés, avec toutes les garanties que ce statut implique aux États-Unis (notamment des congés payés et une assurance maladie). L’entreprise refuse de se soumettre à la législation, et de nombreux chauffeurs ayant attrapé le coronavirus en transportant leurs clients se retrouvent aujourd’hui sans emploi, et dans l’incapacité de régler leurs frais médicaux.

Le patron de la multinationale, Dara Khosrowshahi, a également annoncé qu’il renonçait à percevoir son salaire jusqu’en décembre 2020. Un sacrifice admirable pour un homme dont le salaire annuel s’élevait à 45 millions de dollars en 2018… Espérons qu’il n’ait pas trop de mal à boucler ses fins de mois.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise !

Moins de 24h après cette annonce, le groupe Uber, en si grande difficulté, annonce pourtant investir la modique somme de 170 millions de dollars dans la start-up Lime, qui gère des trottinettes électriques en libre service.

Bizarre, vous avez dit bizarre ? En réalité, la stratégie d’Uber, aux États-Unis comme en France, est de faire payer la crise à ses salariés. Aux États-Unis, 30 millions d’Américains ont déjà perdu leur emploi depuis le début de la crise. Dans le cas d’Uber, ce sont à la fois les travailleurs employés et les les contractuels plus précarisés qui en font les frais.

Le PDG d’Uber le dit d’ailleurs ouvertement : ce plan de licenciements a pour objectif d’ajuster les “coûts (taille des équipes et superficie des bureaux) afin qu’ils correspondent à la réalité de notre activité (nos réservations, nos recettes et nos marges)”. En clair : nos profits, pas vos vies. Les investisseurs par ailleurs bien accueilli la nouvelle : le cours de l’action Uber a augmenté de 4 % après l’annonce du plan de licenciements.

Des entreprises comme Uber surexploitent déjà des travailleurs précaires, souvent très jeunes, en les employant comme chauffeurs ou livreurs au statut d’auto-entrepreneurs ; et si leurs salariés à temps plein sont un peu mieux lotis, ils n’en sont pas moins sacrifiables en temps de crise. Les premières victimes sont les employés américains de l’entreprise, mais le bruit de plan de licenciements dans d’autres pays où est implanté le groupe court déjà.

Aux États-Unis comme en France et dans le reste du monde, les capitalistes veulent nous faire payer la crise ; aux USA, perdre son emploi en temps de crise sanitaire est une double peine car, sans système de sécurité sociale, les travailleurs se retrouvent souvent sans assurance maladie. À l’international, il est impératif d’interdire les licenciements liés au coronavirus, car les travailleurs ne sont pas responsables de la gestion catastrophique de la crise sanitaire. Notre santé et nos moyens de subsistance aujourd’hui ne sont plus garantis par le système de production capitaliste, et ils ne peuvent être défendus que par les travailleurs eux-mêmes.

Nos vies valent plus que leurs profits !

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SOURCE : Révolution permanente

En cette période de confinement, comme bien d’autres entreprises, la direction de la Fnac Darty s’organise pour faire payer à ses salariés l’arrêt de l’activité économique.

Ainsi, cette dernière tente d’imposer pour la reprise une modulation annuelle du temps de travail, précarisant et flexibilisant toujours plus ses salariés. En effet, l’entreprise envisage une baisse de fréquentation lorsqu’elle va rouvrir ses magasins.

Ainsi, elle tente de faire passer un accord qui va reconfigurer le temps de travail des salariés, introduisant des semaines basses, effectuées lors des baisses de fréquentation, et des semaines hautes, pouvant aller jusqu’à 43 heures par semaines. « Avec ce nouvel accord, je pourrais avoir certaines semaines à 25 heures et d’autres pourraient monter jusqu’à 43 heures » explique un salarié de l’entreprise. Cet accord est prévu pour durer un an, jusqu’au 10 mai 2021.

Le document émanant de la direction et que France Info s’est procuré déclare que cette dernière « garantie » : « que les semaines de 43 heures ne soient pas accolées et que les semaines hautes ne dépassent pas le nombre de huit semaines consécutives ». Mais ceci n’est en rien une garantie pour les salariés, qui vont devoir assumer des semaines avec une charge de travail et des cadences infernales. Une mesure aujourd’hui rejetée par les salariés et par quelques unes de leurs organisations syndicales, notamment la CGT.

De plus, cet accord tend également à « priver les salariés de jours de congés payés et de RTT », selon le communiqué de la CGT Fnac.

 

Pour faire passer cette attaque, la direction n’hésite pas à exercer un chantage sur les salaires. En effet, Marc Pietrosino de la CGT Relais à la Fnac a témoigné auprès de France Info : "L’entreprise veut qu’on accepte l’accord sur la renégociation de nos horaires de travail lors de la reprise de l’activité, si on veut recevoir la totalité de notre salaire.

En cette période de confinement, les salariés de l’enseigne en chômage partiel ne touchent que 70% bruts de leurs salaires. La direction a refusé jusqu’à présent de compléter les 14% du salaire qui n’est pas pris en charge par l’État. Et ce quand bien même celle-ci est « le premier grand groupe français à avoir bénéficié du dispositif de prêt garantis par l’État, en obtenant 500 millions d’euros de plusieurs banques. L’État garantissant 70% de ce prêt », toujours selon le communiqué de la CGT Fnac. Ces prêts venant « renforcer une trésorerie déjà solide et portent les liquidités du groupe à plus d’un milliard d’euros ».

Quand bien même l’entreprise fait des profits faramineux et qu’elle reçoit un prêt financier non négligeable de la part de l’État, celle-ci refuse donc de verser une indemnité supplémentaires à ses salariés qui font face à une perte de salaire considérable. Et l’on sait déjà, les témoignages ne manquent pas, que nombre de travailleurs se retrouvant aujourd’hui en chômage partiel font face à de grandes difficultés pour finir les mois, répondre aux besoins de leurs familles, de leurs enfants...

La direction, sans aucun scrupule, n’hésite donc pas, après avoir plongé ses salariés dans la précarité en refusant de prendre à leur charge la part du salaire non versé par l’État, à profiter clairement de cette précarisation dont ils sont responsables pour faire ce qu’ils veulent des salariés. Leur imposant des conditions de travail toujours plus précaires et dures.

Cette situation démontre une nouvelle fois que les milliards d’euros versés par l’État aux grandes entreprises, comme dans le plan d’urgence économique mis en place dans le contexte de la crise sanitaire, ne servent pas les intérêts des travailleurs mais sont uniquement mises en place pour sauver les profits et capitaux de ces entreprises. Des profits qu’ils tentent de préserver toujours au détriment des salariés et de leurs vies.

Concernant ce prêt de l’État, la direction de la Fnac a mis en avant qu’il servirait à « sécuriser la liquidité du groupe », et à « préparer la reprise des activités ». La « sécurisation » de leurs liquidités sont effectivement assurés. Concernant la reprise de l’activité, celle-ci se fait se fait encore une fois au détriment des conditions de travail des salariés, utilisés comme toujours comme variable d’ajustement pour préserver profits et économies du patronat.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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SOURCE : Révolution permanente

En cette période de confinement, comme bien d’autres entreprises, la direction de la Fnac Darty s’organise pour faire payer à ses salariés l’arrêt de l’activité économique.

Ainsi, cette dernière tente d’imposer pour la reprise une modulation annuelle du temps de travail, précarisant et flexibilisant toujours plus ses salariés. En effet, l’entreprise envisage une baisse de fréquentation lorsqu’elle va rouvrir ses magasins.

Ainsi, elle tente de faire passer un accord qui va reconfigurer le temps de travail des salariés, introduisant des semaines basses, effectuées lors des baisses de fréquentation, et des semaines hautes, pouvant aller jusqu’à 43 heures par semaines. « Avec ce nouvel accord, je pourrais avoir certaines semaines à 25 heures et d’autres pourraient monter jusqu’à 43 heures » explique un salarié de l’entreprise. Cet accord est prévu pour durer un an, jusqu’au 10 mai 2021.

Le document émanant de la direction et que France Info s’est procuré déclare que cette dernière « garantie » : « que les semaines de 43 heures ne soient pas accolées et que les semaines hautes ne dépassent pas le nombre de huit semaines consécutives ». Mais ceci n’est en rien une garantie pour les salariés, qui vont devoir assumer des semaines avec une charge de travail et des cadences infernales. Une mesure aujourd’hui rejetée par les salariés et par quelques unes de leurs organisations syndicales, notamment la CGT.

De plus, cet accord tend également à « priver les salariés de jours de congés payés et de RTT », selon le communiqué de la CGT Fnac.

 

Pour faire passer cette attaque, la direction n’hésite pas à exercer un chantage sur les salaires. En effet, Marc Pietrosino de la CGT Relais à la Fnac a témoigné auprès de France Info : "L’entreprise veut qu’on accepte l’accord sur la renégociation de nos horaires de travail lors de la reprise de l’activité, si on veut recevoir la totalité de notre salaire.

En cette période de confinement, les salariés de l’enseigne en chômage partiel ne touchent que 70% bruts de leurs salaires. La direction a refusé jusqu’à présent de compléter les 14% du salaire qui n’est pas pris en charge par l’État. Et ce quand bien même celle-ci est « le premier grand groupe français à avoir bénéficié du dispositif de prêt garantis par l’État, en obtenant 500 millions d’euros de plusieurs banques. L’État garantissant 70% de ce prêt », toujours selon le communiqué de la CGT Fnac. Ces prêts venant « renforcer une trésorerie déjà solide et portent les liquidités du groupe à plus d’un milliard d’euros ».

Quand bien même l’entreprise fait des profits faramineux et qu’elle reçoit un prêt financier non négligeable de la part de l’État, celle-ci refuse donc de verser une indemnité supplémentaires à ses salariés qui font face à une perte de salaire considérable. Et l’on sait déjà, les témoignages ne manquent pas, que nombre de travailleurs se retrouvant aujourd’hui en chômage partiel font face à de grandes difficultés pour finir les mois, répondre aux besoins de leurs familles, de leurs enfants...

La direction, sans aucun scrupule, n’hésite donc pas, après avoir plongé ses salariés dans la précarité en refusant de prendre à leur charge la part du salaire non versé par l’État, à profiter clairement de cette précarisation dont ils sont responsables pour faire ce qu’ils veulent des salariés. Leur imposant des conditions de travail toujours plus précaires et dures.

Cette situation démontre une nouvelle fois que les milliards d’euros versés par l’État aux grandes entreprises, comme dans le plan d’urgence économique mis en place dans le contexte de la crise sanitaire, ne servent pas les intérêts des travailleurs mais sont uniquement mises en place pour sauver les profits et capitaux de ces entreprises. Des profits qu’ils tentent de préserver toujours au détriment des salariés et de leurs vies.

Concernant ce prêt de l’État, la direction de la Fnac a mis en avant qu’il servirait à « sécuriser la liquidité du groupe », et à « préparer la reprise des activités ». La « sécurisation » de leurs liquidités sont effectivement assurés. Concernant la reprise de l’activité, celle-ci se fait se fait encore une fois au détriment des conditions de travail des salariés, utilisés comme toujours comme variable d’ajustement pour préserver profits et économies du patronat.

Publié par FSC

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Scandale. Neuhauser finit par jeter plusieurs palettes de denrées alimentaires

Pour la direction de Neuhauser, le profit l’emporte sur la solidarité. Il y a peu, la Direction Neuhauser Folschviller avait reculé sur sa décision de détruire environ 1200 palettes de denrées alimentaires propres à la consommation, sous la pression des salariés. Aujourd’hui, elle jette quand même plusieurs dizaines de palettes ! Un scandale que nous tenons à dénoncer.

Nos vies pas leurs profits

Fin avril, la direction de Neuhauser annonçait une décision révoltante, celle de jeter à la poubelle entre 800 et 1200 palettes de denrées alimentaires. Mais face à la pression grandissante des salariés par le biais de leurs élus CGT et du relais médiatique sur Révolution Permanente, la direction faisait machine arrière et se voyait obligée de promettre d’en faire don à diverses associations et par la suite, aux particuliers. Une décision que la direction a été forcée de prendre mais qui lui permettait de redorer son blason déjà bien entaché.

Du point de vue des salariés et de leurs élus, c’était une solution évidente et une victoire : le gaspillage était évité et, au moment où de nombreuses familles de travailleurs ont du mal à remplir leurs frigos, des dizaines d’associations allaient pouvoir les aider.

Suite à un partage massif d’un post sur la page Facebook CGT Neuhauser, avec plus de 800 partages, un grand nombre d’associations, ravies de participer à ce projet, sont entrées en contact avec les élus CGT du site.

Afin de pouvoir mettre à exécution le projet, la CGT a demandé à la direction de lui fournir un inventaire détaillé de ces palettes, apprenant dans la foulée que certaines avaient déjà été jetées par dizaines et ce, dans la plus grande discrétion bien avant que nous ne soyons alertés et puissions organiser toute alternative.

Après avoir longuement tergiversé, la direction a finalement laissé entendre qu’effectivement de nombreuses palettes avaient été expédiées pour une « revalorisation des déchets » avaient en réalité des Dates Limite d’Utilisation Optimale (DLUO) bien plus longues que celles annoncées, certaines allant jusqu’à février 2021.

De plus, les explications hasardeuses de la direction laissent à penser que d’autres palettes auraient été, elles-aussi, expédiées et ce bien après sa promesse de redistribuer ces produits.

La décision de suspendre cette « revalorisation des déchets », puisque c’est de cela qu’il s’agit d’après la direction, coïncide avec l’annonce du gouvernement de l’autorisation de réouverture des discounters (Noz, Action, etc).

Force est de constater qu’encore une fois, la direction Neuhauser Folschviller fait son profit au détriment de la population touchée par la précarité, induite (ou aggravée) par la crise sanitaire, préférant grappiller des miettes sur ces centaines de palettes de produits surgelés propres à la consommation qu’elle considère comme des « déchets revalorisables ».

Cependant, grâce au rapport de forces mis en place par les salariés et les élus CGT NEeuhauser la direction a été mise face à ses responsabilités et forcée à tenir ses engagements envers les associations. Elle évoque un « sacrifice altruiste » de ses possibles bénéfices au profit des associations, un cynisme abject quand on sait qu’après avoir attendu que la CGT s’engage auprès des nombreux particuliers des alentours, elle refuse catégoriquement de leurs donner le moindre produit, y compris à ses propres salariés.

En guise de justification, elle avance des arguments plus que douteux tel que « le souci de traçabilité » ou encore « les risques bactériologiques d’une mauvaise gestion dans la conservation des produits » (respect de la chaîne du froid, mauvaise cuisson à cœur, …).

Fidèle à sa ligne de conduite, la direction préfère miser sur un hypothétique profit induit par la possible réouverture des discounters et sur les faibles revenus que lui rapporte une « revalorisation de déchets », tout en s’accaparant les mérites d’une action caritative dont elle n’est nullement l’initiatrice, bien au contraire.

Mais les salariés sont fiers d’avoir empêché que la direction jette ces centaines de palettes qu’elle avait bien prévu de mettre à la poubelle, grâce à leur action collective. Parce que c’est nous qui produisons, c’est à nous de décider ! Et ils ne comptent pas se taire face à ce nouveau scandale d’une direction assoiffée de profits. Nous allons continuer de construire le rapport de forces pour préparer les combats à venir.

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Communiqué. La fédération CGT Commerce exige la gratuité des masques

Alors que les enseignes de la grande distribution ont désormais mis en vente des masques, à des prix élevés et pour des masques dont des spécialistes contestent la qualité, la CGT commerce exige la gratuit de ces masques. Nous relayons leur communiqué.

Masques gratuits

Crédits : AFP

Alors que les enseignes de la grande distribution ont désormais mis en vente des masques, à des prix élevés et pour des masques dont des spécialistes contestent la qualité, la CGT commerce exige la gratuit de ces masques. Nous relayons ci-dessous leur communiqué.

Les enseignes de la grande distribution pourront dès aujourd’hui vendre des masques de protection à usage unique au grand public.

Ces masques à usage unique seront vendus au prix coûtant avec une marge minimale, d’après le communiqué de la FCD du 1er Mai, soit 0,95 centimes d’euro l’unité, en moyenne selon les enseigne.

Faut-il rappeler la hausse des marges bénéficiaires de ces enseignes, depuis le début de cette crise sanitaire qui frappe notre pays, ainsi qu’une augmentation des prix sur certains produits alimentaires de première nécessité ?

La Fédération CGT Commerce et Services exige la gratuité de ces masques à l’ensemble du grand public car ce prix peut décourager les plus précaires alors que ces masques ont une durée de protection très limitée. Il en va de la santé et la sécurité publique que l’accès à ces masques soit le plus large possible.

Ce n’est en aucun cas aux salarié.e.s d’être les seuls à faire preuve de solidarité collective, la Fédération CGT Commerce et Services exige donc le non-versement de dividendes aux actionnaires de ces enseignes de la grande distribution.

Notre Fédération CGT Commerce et Services réclame, plus que jamais, la création d’un Pôle Public du Commerce qui permettrait, entre autres, la régularisation des prix, la juste rémunération des producteurs du secteur agro-alimentaire, la loi Egalim n’étant qu’un leurre, ainsi qu’une politique salariale digne de ce nom.

Depuis Révolution Permanente, nous lançons jeudi 7 mai une grande campagne pour la réquisition et la distribution gratuite des masques, qui sont aujourd’hui en nombre insuffisant et vendus à des prix inaccessibles pour les classes populaires, tout ça pour le profit des propriétaires des chaines de grande distribution. Participes-y avec nous !

Masques gratuits

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Prolongation de l’état d’urgence sanitaire : un renforcement de l’arsenal répressif et patronal

Dans la nuit du mardi 5 ou mercredi 6 mai, le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi prolongeant l'état d'urgence sanitaire. Le texte est un pas supplémentaire pour laisser les coudées franches à une politique pro-patronale et autoritaire.

Politique pro-patronale

Après plusieurs jours d’examen du projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire, les sénateurs ont voté et, ce mercredi matin, nous avons appris sa validation par la chambre haute. C’est désormais à l’Assemblée nationale qu’il revient de valider le texte ou non, et ce d’ici la fin de semaine. Le projet de loi du gouvernement présente sept articles visant selon le ministre de la santé Olivier Véran à « conforter le cadre juridique » du régime dérogatoire de l’état d’urgence sanitaire et à l’ « élargir » pour y « intégrer les enjeux du déconfinement ».

Le texte voté par le parlement -et l’argumentaire qui va avec, selon lequel le caractère inédit de la période que nous vivons rimerait forcément avec mise en place de dispositifs exceptionnels- est une fois de plus un signal inquiétant pour les travailleurs et les classes populaires. Les modifications apportées par les sénateurs au texte initial et présentées par la chambre haute comme des « garanties » en vue du déconfinement ne sont en réalité que minimes, voir plus inquiétantes encore.

Une attaque liberticide et autoritaire sous couvert de lutte contre le coronavirus

Les dispositifs pris par le gouvernement mettent en lumière la logique avec laquelle l’Etat veut instaurer le déconfinement de la population, de manière liberticide et répressive.

L’article 6 du projet de loi, autorise ainsi un système d’information qui permet d’identifier le plus rapidement possible les personnes qui ont été au contact des personnes infectées. Si face à la polémique le gouvernement a repoussé l’examen du projet de loi StopCovid, le secrétaire d’état du numérique a dors et déjà annoncé la mise en place de l’application autour du 2 Juin. L’article, particulièrement alarmant, laisse en effet beaucoup de flous et de nombreuses portes ouvertes pour passer d’un dispositif présenté comme inoffensif par le gouvernement à la mise en place d’une surveillance généralisée.

Le projet de loi permet également l’extension des catégories de personnes habilitées à verbaliser en cas de non-respect des règles. Pourront désormais dresser les procès-verbaux : les réservistes, les adjoints de sécurité, les agents assermentés. Face à la crise économique et sociale qui s’ouvre devant nous, la réponse du gouvernement est une fois plus celle de la répression.

Mais plus encore, par la prolongation de l’état d’urgence, le gouvernement s’arroge encore une fois le droit de gouverner par décret, de limiter les libertés individuelles, d’interdire les rassemblements. Derrière l’objectif affirmé de protéger la santé de la population le gouvernement justifie pleinement de se donner les pleins pouvoirs et de mettre en place une répression et une surveillance accrue. C’est ainsi que le gouvernement légitime l’élargissement de ses capacités de répression et la mise sous quarantaine par décret.

Derrière le prolongement de l’état d’urgence sanitaire : faire payer la crise aux travailleurs

Un des points les plus scandaleux du texte adopté par le Sénat, est l’amendement proposé par le rapporteur Les Républicains, visant à aménager le régime de responsabilité pénale des employeurs, élus locaux et fonctionnaires amenés à prendre des mesures pour la sortie du confinement. Dans le cas où un employeur serait susceptible d’être poursuivi en justice pour ne pas avoir respecté les mesures sanitaires, il ne pourra plus être reconnu coupable car il dispose d’une immunité judiciaire ? Alors que les travailleurs se voient imposer des semaines de 60 , le patronat et le gouvernement faisant fi des dangers de contamination et d’une probable seconde vague de l’épidémie font reprendre massivement le 11 mai pour sécuriser les profits.

Si l’assemblée nationale réunie aujourd’hui en commission a retoqué l’amendement des sénateurs sur la responsabilité pénale des élus, c’est plus que jamais une justice à deux vitesses qui nous est proposée. Celle qui vise les salariés contraints de retourner au travail, sans masques, sans tests et exposés à des amendes et celle pour les élus et le patronat qui ont droit à une amnistie. Ce projet d’auto-amnistie préventive pour le gouvernement et pour le patronat est particulièrement scandaleux, il laisse aux employeurs toutes libertés pour passer au dessus des règles sanitaires.

La prolongation de l’état d’urgence sanitaire est une attaque contre les travailleurs. Le gouvernement a décidé comme il l’a fait depuis le début de la crise économique de sécuriser à tout prix les profits du patronat. Derrière le texte adopté et amendé par le Sénat l’objectif est clair, il s’agit de faire payer la crise aux travailleurs. En accentuant les dispositifs de surveillance, en augmentant ses forces de répression, en se sortant des contraintes juridiques ou encore en limitant les libertés individuelles par décret le gouvernement se donne à la fois les moyens de réprimer toutes les luttes qui s’ouvriront contre sa politique désastreuse mais il s’offre aussi les pleins pouvoirs pour appliquer sa politique de blanc-seing pour le patronat.

Il ne faut également pas s’y tromper, derrière une volonté affichée par le gouvernement d’un état d’urgence provisoire c’est un changement plus pérenne qu’ils tentent d’imposer à grand renforts de décrets et de policiers dans nos rues. Les propos de Gilles Le Gendre, chef de file des députés LREM, après que le Sénat ait décidé de raccourcir la durée de l’état d’urgence, viennent le confirmer : « Ça ne fait pas une grande différence, je ne pense pas que ce soit la dernière fois qu’on ait à prolonger l’état d’urgence ». En ce sens la volonté du gouvernement est clair, l’état d’urgence sanitaire cherche à étendre les pleins pouvoir du gouvernement pour nous imposer une restriction drastique des droits démocratiques et des attaques historiques contre le droit du travail.

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Augmentation du temps de travail : un think tank proche de Macron recommande de nouvelles attaques

Une note de l'Institut Montaigne, think tank pro-patronal, propose d'augmenter le temps de travail, de verser le paiement des heures supplémentaires des années après leur exécution et s'en prend également au public avec promesse de précarisation et suppression de RTT. Un révélateur des projets du patronat français, de la part d’un organisme proche de Macron.

Nos vies, pas leurs profits

Crédits : THOMAS SAMSON/AFP

Ce mercredi 6 mai, l’Institut Montaigne a publié une note intitulée « Rebondir face au Covid-19 : l’enjeu du temps de travail ». Celle-ci s’inscrit dans la droite lignée des demandes de Geoffroy de Roux de Bézieux, président du Medef, qui disait il y a moins d’un mois vouloir poser la question « du temps de travail, des jours fériés et des congés payés ». En ce sens, la note « plaide en faveur d’un soutien aux entreprises qui souhaitent accroître le temps de travail, sans sacrifier la question de sa rémunération ».

Rédigée par Bertrand Martinot, la note énumère neuf propositions. La première s’intitule « Assouplir quelques verrous juridiques ». Derrière cette formule légère se cachent des attaques importantes contre le droit du travail. L’auteur s’en prend au temps de travail et il s’y attaque par plusieurs biais. En proposant déjà de toucher aux temps et aux moments de repos : il voudrait ainsi « permettre de déroger au temps de repos minimum quotidien de 11 heures minimum par jour dans le cadre d’un accord sur le droit à la déconnexion ». Alors même que le droit à la déconnexion prend une importance capitale pour tous ceux qui se sont retrouvés en télétravail, du fait du confinement, dont les employeurs profitent pour augmenter la durée de travail journalière réelle.

L’auteur s’en prend également aux RTT (Réduction du Temps de Travail), et propose de rendre temporairement obligatoire le rachat de RTT sur demande de l’employeur, et ce sans aucune majoration. Une attaque qui fait écho et suite, aux mesures anti-sociales de l’état d’urgence sanitaire, qui a permis d’imposer des jours de RTT aux employés confinés, mesure qui a servi à de nombreuses entreprises. A la SNCF, par exemple l’entreprise en a profité pour imposer 5 jours de RTT à tous ses employés.

Des heures supplémentaires payées plusieurs années après ?

L’auteur propose également d’accroître le « temps de travail sans pour autant que la rémunération supplémentaire correspondante ne soit versée immédiatement par les entreprises ». Il propose ainsi de repousser le versement à l’année suivant ou même plusieurs années après « si l’entreprise ne renoue pas immédiatement avec les bénéfices ». Il suggère aussi qu’au lieu de payer immédiatement les heures supplémentaires des salariés, celles-ci pourraient leur permettre de prendre des congés longue durée ou de partir plus tôt à la retraite. En obligeant à travailler plus sans compensation immédiate, et en repoussant le paiement des heures supplémentaires à un futur hypothétique, il entend ainsi préserver les bénéfices des entreprises sur le dos des salariés.

Les fonctionnaires dans le viseur

Le service public est également concerné par la note. Pour accroître le temps de travail, l’auteur de la note propose notamment de supprimer un jour férié : le jeudi de l’ascension, en profitant pour faire sauter le « pont ». Il indique à ce titre : « Bien entendu, les écoles ouvriraient ce jour-là. ». Il propose également de supprimer une semaine de vacances à la Toussaint pour « rattraper » le temps « perdu » pendant le confinement.

L’idée de « supprimer une dizaine de jours de RTT pour les cadres de la fonction publique, sans compensation salariale obligatoire. » est également évoquée. Au nom d’une plus grande efficacité, Bertrand Martinot souhaite également augmenter la part de catégories éligibles au forfait jour dans la fonction publique. Une promesse de précarisation importante.

Derrière cette note : le patronat français proche d’Emmanuel Macron

Si cette note a un intérêt, et a été largement relayée, c’est que l’institut Montaigne n’est pas n’importe quel think tank. Son créateur n’est autre que Claude Bébéar, qui a été pendant plus d’une vingtaine d’années à la tête d’Axa. Et Bébéar n’est pas la seule figure du patronat français dans le comité directeur de l’institut : on y retrouve l’actuel PDG de La Poste, Philippe Whal, la directrice générale adjointe de Dassault Système, Florence Verzelan et le vice-président de l’Institut n’est autre que Jean-Dominique Senard, le Président de Renault. Mais la liste ne s’arrête pas là, d’autres patrons y côtoient une ancienne ministre de la culture, Fleur Pellerin, ou encore une directrice de BNP Paribas.

Derrière cette note et ces propositions d’attaques contre le code du travail, ce sont les aspirations de toute une frange du patronat que l’on retrouve. Et c’est un secteur proche de Macron qui se rejoint au sein de l’Institut, comme le note Libération qui affirmait en 2017 que le directeur de l’Institut Montaigne était pressenti pour devenir ministre de Macron ! : « Au jeu des pronostics politiques, Laurent Bigorgne [l’actuel directeur de l’Institut Montaigne] était bien coté pour devenir ministre. [...] Pendant la campagne, il a discrètement modelé une partie du programme de son « ami » Emmanuel Macron en jonglant pendant plusieurs mois entre un rôle de conseiller officieux et son poste à « Montaigne ».  ». L’association de LREM était même hébergée à son domicile comme l’a révélé Médiapart.

Si pour l’instant le gouvernement botte en touche, avec Muriel Pénicaud qui réagissait ce matin à la note en disant que la « priorité c’est l’emploi », ce texte, dans la continuité des demandes du Medef, rappelle que le plan du patronat est de faire payer la crise aux travailleurs, et qu’il réfléchit en ce moment à comment préserver les bénéfices et casser le code du travail en conséquence. Car si la note reconnaît le « cadre légal actuel qui permet déjà de nombreuses souplesses qui vont être très utiles en phase de redémarrage » l’auteur n’entend pas s’arrêter là et appelle à « tirer les enseignements des mesures mises en place au cours de la période de crise sanitaire et économique. ». Une volonté explicite de pérenniser les attaques contenues dans la loi d’urgence sanitaire et de les élargir.

A l’inverse de cette logique pro-patronale, les travailleurs doivent lutter pour l’abrogation des ordonnances qui prévoient la semaine travail de 60 h et la journée de 15 h, qui remettent en cause le repos dominical et les congés payés ! Contre la volonté de faire payer la crise aux travailleurs, et alors que le chômage est en pleine augmentation avec la crise économique, c’est la répartition et la réduction du temps de travail entre tous qu’il faut revendiquer, et le tout sans perte de salaire. Un projet antagonique à celui du patronat, qu’il faudra imposer par la lutte.

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Une réaction d'Antone MANESSIS sur son site :

 

 

Le microcosme médiatico-politique bruisse de"l'affaire Zemmour".

Alors pourquoi en parler à notre tour comme si, dans la grisaille du confinement qui occupe en exclusivité les médias, l'anecdote était un événement ? Simplement parce que comme le disait Paul Nizan les faits divers sont des révélateurs d'une époque.

Les faits : Zemmour fait ses courses, il est reconnu et copieusement insulté par un homme qui finit par lui cracher dessus. Signe des temps le quidam filme la scène sur son portable et la diffuse.

Les participants à la scénette: à tout seigneur tout honneur - quel mot étrange le concernant - Zemmour. Polémiste de droite extrême, fasciste, raciste. Condamné à plusieurs reprise par la Justice pour "provocation à la haine raciale"et "incitation à la discrimination raciale". L'historien Gérard Noiriel publie Le Venin dans la plume : Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République, dans lequel il compare la rhétorique identitaire du polémiste aux imprécations antisémites d'Edouard Drumont.

Le présumé insulteur: il s'appelle Mehdi Korchi. Excédé par les propos racistes de Zemmour il dit regretter son geste.

Les réactions: le président de la République, Emmanuel Macron, a consacré une heure de son précieux temps à consoler Zemmour au téléphone. D'une désarmante incompétence contre le virus Covid19, il sait flatter son flanc droit. Ça peut servir. La droite dans son ensemble, de la plus primitive, Ciotti ou Retaillaud, à la plus distinguée, Larcher ou Enthoven, exprime sa solidarité avec celui que les parlementaires UMP avaient ovationné le lendemain d'une de ces condamnations pour racisme, invité par Hervé Novelli, ex-GUD, Occident, PFN, FN et finalement UMP.

L'extrême-droite est tout aussi évidemment à ses côtés en cette bien triste circonstance - faut-il en pleurer ou en rire - Marion Maréchal-nous-voilà, Collard, Menard et Valeurs Actuelles. C'est que Zemmour est un pont. Un pont entre ces deux familles. Celui qui exprime ouvertement le rêve d'une fraction du capital si Macron se crame : l'union des droites, style 1922 ou 1933.Ou encore style Vichy. 

Plus lamentables encore les réactions d'une gauche tellement de droite qu'elle en adopte les réflexes : Denis Olivennes, le capitaliste socialiste, ou Caroline Fourest, la dénonciatrice de "l'islamo-gauchisme". Sans oublier le chien de garde Aphatie égal à lui-même.

Pour synthétiser : un individu peut insulter son pays, ce qu'il fait en réhabilitant le traître criminel Pétain, qui peut insulter ses concitoyens, ce qu'il fait avec les musulmans, qui peut insulter les noirs et les arabes, qu'il assimile aux délinquants (ce qui lui vaudra une de ses condamnations judiciaires), qui peut insulter les femmes et les homosexuels, devrait être soutenu ?

Nous refusons cette pseudo-tolérance qui n'est que de la complicité avec l'obscurantisme fasciste. Quand on est un progressiste, un patriote, un internationaliste on ne court pas au secours d'un fasciste. On dit "Qui sème le vent, récolte la tempête". A l’occurrence une bien petite tempête.

Et comment ces belles âmes qui ont couvert, approuvé, ordonné des violences autrement plus graves contre des travailleurs, des cheminots, des gilets jaunes, des soignants, gazés, matraqués, amputés par la police aux ordre du pouvoir, peuvent-elles oser se la ramener pour défendre l'indéfendable et nauséabond Zemmour ? Macron a-t-il téléphoné pendant une heure avec les jeunes matraqués par son ami Benalla ?

Zemmour a une tribune sur la chaîne de Vincent Bolloré, C-News. Et c'est sur le yacht du même Bolloré que Sarkozy a fêté sa victoire aux présidentielles.Soyons donc vigilants : quand le grand capital commence à avoir les yeux de Chimène pour les fascistes, c'est qu'il est temps de ne pas sombrer dans la confusion idéologique et de se souvenir de nos anciens engagés dans le combat anti-fasciste. Sans compromission et sans que la main ne tremble.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L’annonce par General Electric de la suppression de 10 000 emplois dans sa division aviation est le dernier révélateur d’une amère réalité dans l’aéronautique où les patronat cherche à faire payer la crise économique historique qui se profile aux salariés.

Suppression de 10 000 postes : General Electric veut faire payer la crise à ses salariés !

Crédit photo : AFP/Archives - Joseph Prezioso

Dans le secteur de l’aviation la cure d’austérité continue. Lundi soir General Electric, qui fabrique les moteurs des avions, a donc annoncé la suppression de 10 000 emplois. Une déclaration qui fait suite à une première vague de 2600 licenciements en mars. Ainsi le groupe américain aura supprimé près de 13 000 postes pendant cette crise, soit un quart de ses effectifs.

Ces coupes se feront, selon la firme, via des départs volontaires et des licenciements secs. Dans les Echos, le patron de General Electric David Joyce s’explique : « Pour préserver notre activité, nous avons répondu avec de difficiles mesures de réductions de coûts lors des deux derniers mois. Malheureusement, il en faut davantage pour aligner l’activité aux réalités du marché ».
L’entreprise se justifie en s’appuyant sur la possible chute du trafic aérien mondial de 80% par rapport à février. Son chiffre d’affaire dans la section aviation a baissé de 13% à 6,9 milliards de dollars, et que ses commandes ont diminué de 14 %.

Ces licenciements ne sont pas la seule attaque adressée aux travailleurs. Ainsi, au nom d’un plan d’économie de 3 milliards de dollars, le groupe américain a également annoncé la mise au chômage technique de la moitié de ses salariés dans la maintenance et la réparation des avions. Dans le même temps, les primes et bonus prévus pour les salariés sont annulés.

En France, la firme, selon la présidente de la région Bourgogne-Franche, Marie-Guite Dufay « profite de la crise pour accélérer une délocalisation » de l’activité du site de Belfort, actuellement visé par un plan social, vers la Hongrie et l’Arabie saoudite. General Electric tente par tous les moyens de réduire ses coûts en allant chercher une main d’œuvre moins chère.

Un vaste plan d’austérité dans l’aéronautique

En pleine crise sanitaire mondiale, la décision prise par le groupe américain est la dernière en date d’une longue série de suppressions de poste et licenciements dans l’aéronautique. Dans ce secteur les salariés font plus que jamais figure de variable d’ajustement pour préserver les profits du patron.

Ainsi la semaine dernière nous apprenions la suppression de 16 000 emplois chez Boeing, et donc de 10 % de ses effectifs dans le monde. Le lendemain le président exécutif d’Airbus, Guillaume Faury demandait, dans un courrier envoyé à ses 135 000 salariés, de se préparer à des réductions d’effectifs, jugeant que les dramatiques perspectives dont la crise sanitaire accouchait mettaient en danger la survie même du groupe. Ainsi chez les deux principaux avionneurs, la crise économique semble devoir se résoudre sur le dos des travailleurs.

Dans leurs sillages de nombreux sous-traitants et équipementiers sont également affectés. C’est le cas de Safran que nous évoquions dans un article antérieur : « le lundi 20 avril dernier, Philippe Petitcolin, directeur général de Safran, s’exprimait sur Europe 1 […] D’après lui et ses deux clients principaux que sont Airbus et Boeing, l’activité ne retrouvera pas son niveau de 2019 avant 2022 voire 2024. Dans ces conditions, un plan de restructuration n’est « pas impossible » ajoutant que « d’ici quelques mois, les licenciements massifs seraient inévitables. » mais également de Latécoère, sous-traitant d’Airbus, qui a bénéficié d’un plan d’aide de 60 millions d’euros, ou encore de Daher, qui a déjà supprimé 3300 postes.

Les travailleurs ne doivent pas payer la crise

La situation du secteur de l’aéronautique, immergé profondément dans une crise économique qui s’annonce dramatique, laisse présager, et la décision de General Electric le confirme déjà, que ce sera aux travailleurs que les patrons tenteront de faire payer la crise.

Pourtant comme l’expliquait récemment Gaëtan Garcia, travailleur dans l’aéronautique et militant à Révolution permanente : « si les patrons insistent sur les difficultés économiques, on ne connaît rien sur l’ampleur de celles-ci ni sur la stratégie qu’ils comptent adopter. Où sont passés les milliards de profits accumulés depuis des années ? En moyenne depuis 2009, le secteur aéronautique génère une marge d’un peu plus de 10% (EBIT), soit plusieurs dizaines de milliards d’euros. 40 milliards en 2017 par exemple (on parle bien ici de bénéfices, et pas du chiffre d’affaire). Ces bénéfices sont d’ailleurs de plus en plus concentrés dans les donneurs d’ordre, Boeing et Airbus, qui font jouer la concurrence entre sous-traitants. »

Alors, face aux suppressions d’emplois, pour lutter contre l’intimidation et le chantage au chômage, quand la crise économique s’annonce plus terrible chaque jour, que les différentes prévisions font état d’une crise économique bien plus terrible que celle de 2008, l’urgence est à l’organisation des travailleurs pour imposer l’interdiction des licenciements et la nationalisation sous contrôle des travailleurs dans les entreprises menacées, seule solution à même de préserver les emplois et de faire obstacle à la logique du profit.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
USA. 30 millions de chômeurs et la fortune des milliardaires bondit de 282 milliards de dollars

Selon un rapport du think tank Institute for Policy Studies, la fortune des milliardaires américains a augmenté de 282 milliards de dollars, soit une hausse de 10%. Depuis la mi-mars, plus de 30 millions d'américain se sont inscrit au chômage.

Crise sanitaire et économique, mais pas pour tout le monde

Crédits illustration : Gerd Altmann

Alors que plus de 30 millions d’américains ont perdu leurs emplois depuis le début de la pandémie et que le taux de chômage a augmenté jusqu’à 15%, la richesse des milliardaires du pays a augmenté de 282 milliards de dollars au cours de ces trois dernières semaines, selon une étude publiée par le think tank Institute for Policy studies. Des chiffres éloquents qui démontre que le grand patronat entend poursuivre sa course au profit en faisant payé l’intégralité de la crise sur les épaules des travailleurs et des plus précaires. Au mépris de nos vies et de notre santé, et ce à l’échelle mondiale.

Si la crise du coronavirus met en lumière et exacerbe nombre d’injustices, notamment l’exploitation des travailleurs et la mise en famine de millions de personnes, elle est plus que bénéfique pour les plus riches pour qui la situation est une aubaine. Parmi eux, Jeff Bezos, PDG d’Amazon qui au 15 avril a vu son capital augmenter de 25 milliards depuis le 1er janvier 2020, un montant plus important que le PIB du Honduras, illustrant une fois de plus les profondes inégalités dans la distribution des richesses.

En effet, si Bezos peut tranquillement s’enrichir en cette période de détresse et de précarité pour la majorité de la population mondiale, c’est parce qu’il n’hésite pas à intensifier l’exploitation du personnel, mais également à mettre délibérément leurs vies en danger. Pour maintenir une production non-essentielle, Amazon passe outre les nombreux cas de COVID-19 confirmés dans différents entrepôts, et malgré les annonces faites par la direction, l’entreprise n’assure pas la mise en place de mesures de protections élémentaires, comme la distribution comme la fourniture de masques, de gel hydroalcoolique et de tests de température. Et quand les voix dénonciatrices de ces conditions de travail se font entendre, elles sont aussitôt réprimées par Amazon, comme en témoigne le licenciement de l’un des organisateurs d’une manifestation de livreurs qui s’est tenue à New York le 30 mars dernier.

Cet enrichissement indécent et profondément injuste d’une poignée de personnes dans la situation de crise que nous traversons, est l’une des nombreux exemples de l’inégale répartition des richesses, celles-ci essentiellement produites par la classe ouvrière, en dépit des nombreux risques sanitaires qu’elle encourt. Pourtant, et une fois encore, c’est elle qui sera sacrifiée et qui subira de plein fouet les conséquences de la crise économique annoncée. Il est donc vital de mettre le patronat et le gouvernement face à leurs responsabilités, et d’exiger que ce soient les capitalistes qui payent l’après-crise, comme l’illustre les 12 mesures d’urgence que nous proposons

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Histoire de masques et de fric

La presse: "Rupture de stocks pour les masques dans la grande distribution". Mais n'ayez crainte, elle va en remettre bientôt en tête de gondole. Même vendus à bas prix, qu'ils disent, les géants de la grande distribution se font de la promotion gratos et du fric sur un produit de santé publique qui aurait dû être gratuit.

Et pour ceux qui n'auraient pas encore compris que le marché est libre et non faussé dans la société capitaliste française, cet exemple:

Histoire de masques et de fric

Achetés en janvier 2020 ces 50 masques valaient 3,95 €, soit 0,08 € le masque. Aujourd'hui, les mêmes 50 masques valent 47,50 €, soit 0.95 € l'unité. Augmentation de 1187%. Elle est pas belle la vie?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Sur le canard enchainé

COVID 19

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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