SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Sur le canard enchainé

COVID 19

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Emmanuel Todd réclame justice et s'élève contre l'impunité dont pourraient jouir demain nos gouvernants. Les chiens de garde s'inquiètent ...
Emmanuel Todd réclame justice et s'élève contre l'impunité dont pourraient jouir demain nos gouvernants. Les chiens de garde s'inquiètent ...

 

Un entretien d'Emmanuel Todd accordé à L'Express

 "Nous saurons que la monde a changé quand ceux qui nous ont mis dans le pétrin seront devant un tribunal - et je ne parle pas d'une simple commission parlementaire. On nous prie de croire que les gens qui ont péché sous les régimes précédents et qui sont toujours là ont fait leur examen de conscience.

C'est trop facile!

Il faut en finir avec l'impunité.

On doit faire des exemples, avec des peines de prison et des sanctions financières. La société française a besoin de morale, et il n'y a pas de morale sans punition.

Ce n'est pas qu'une question de principe.

Il existe maintenant un vrai risque d'explosion sociale, parce que les Français savent que leurs dirigeants sont incapables de les protéger. Si l'on accepte encore et toujours un pouvoir qui raconte n'importe quoi grâce à sa maîtrise des moyens de communication et qui s'entête à ne pas régler les problèmes économiques, l'étape suivante ne sera pas une lutte de classes civilisée, mais le guerre civile."

 

Les chiens de garde du pouvoir

s'inquiètent et s'indignent

Emmanuel Todd réclame justice et s'élève contre l'impunité dont pourraient jouir demain nos gouvernants. Les chiens de garde s'inquiètent ...
Coronavirus: la folle charge d'Emmanuel Todd contre Macron

EDITO - Un entretien d'une virulence extrême d'Emmanuel Todd accordé à L'Express est passé sous les radars ce week-end. Le démographe y défend notamment la nécessité de punir violemment nos dirigeants actuels -par la prison et les sanctions financières- pour leur gestion de la crise épidémique. Une interview glaçante qui rappelle les pires heures idéologiques du stalinisme.

 

Dans le dernier (et excellent) numéro de L'Express, un entretien est passé quasi inaperçu, celui du démographe Emmanuel Todd. C'est fort dommage. Dissimulé comme à l'accoutumée derrière la "science" et ses "recherches", l'intellectuel, profitant de la pandémie du Covid-19, porte une charge d'une violence inouïe contre Emmanuel Macron et l'Europe. Inutile d'y prêter plus que cela attention car l'obsession anti-européenne et la haine recuite envers le président de la république ne sont plus chez lui qu'habitude et routine. Ce n'est qu'une démonstration supplémentaire de l'ultra violence politique (et verbales) qui habite Todd.

Mais la conclusion de l'interview accordée à notre confrère mérite toutefois que nous nous y arrêtions. Car elle augure de ce qui pourrait advenir dans les mois qui viennent.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L’Etat vole au secours d’Europcar avec une garantie de prêt à 90%

Ce dimanche, l’entreprise de location de voitures Europcar a annoncé qu’il lui avait été accordé 220 millions d’euros de prêts bancaires garantis à 90% par l’Etat. Une aide considérable alors que les travailleurs continuent d’être en première ligne et à manquer cruellement de moyens, alors que le bilan humain s’élève à 25 000 personnes décédées en France.

Chèque en blanc au patronat

Mi-avril, le gouvernement présentait un « plan d’urgence économique », dont l’objectif principal était surtout d’offrir une grosse enveloppe aux entreprises, pour qu’elles ne mettent pas la main à la poche et préservent leurs bénéfices.
Bruno Le Maire annonçait notamment une aide de 20 milliards d’euros pour le financement des « entreprises stratégiques » en difficulté, pour les aider à faire face à la concurrence. En parallèle, seulement 39 millions étaient alloués aux aides alimentaires.

La crise économique à venir sera sans aucun doute d’une violence sans précédent : les prévisions annoncent une baisse de 8% du PIB pour l’année 2020, alors qu’à titre de comparaison il n’avait reculé que de 2,9% en 2009. Alors que les soignants dénoncent encore, plus de deux mois après le début de la crise en France, un manque cruel de moyens, le gouvernement fait une nouvelle fois le choix de renflouer les caisses des grosses entreprises et de les pousser à rouvrir au détriment de notre santé.

Ainsi, ce dimanche, Europcar a annoncé qu’il lui avait été accordé 220 millions d’euros de prêts bancaires garantis à 90% par l’Etat. En contrepartie, l’entreprise explique avoir pris des engagements, comme celui de baisser de 25% les salaires des trois membres du directoires jusqu’à décembre. En 2016, la Présidente du directoire de l’entreprise, Caroline Parot, avait touché une rémunération de 695 154 euros… soit 37 fois le SMIC. Soyons donc rassuré, cette baisse de 25% ne l’empêchera pas de manger. Rappelons également que l’entreprise avait multiplié son bénéfice net par 2,3 en 2018, s’élevant à 139 millions d’euros.

L’entreprise de locations de voiture n’est pas la seule à avoir bénéficié d’une aide considérable de la part du gouvernement : le gouvernement annonçait également il y a quelques jours un plan d’aide à hauteur de 7 milliards d’euros pour l’entreprise privée Air France. Ce sont ces mêmes entreprises, qui aujourd’hui réclament de l’argent, qui hier faisaient tout pour rouvrir les usines et rétablir leurs marges de profit au détriment de la santé des salariés.
Ces choix gouvernementaux ne sont pas anodins, et présagent que le gouvernement et le grand patronat ont bien pour objectif de faire payer la crise -dont ils sont eux-mêmes responsables- aux travailleurs et à la jeunesse.
Alors que le nombre de personnes décédés en France s’élève à près de 25 000, dont des milliers de travailleurs qui n’ont pas pu se protéger, il est urgent de prononcer l’interdiction des licenciements et de toute baisse des salaires, et d’ordonner le contrôle ouvrier sur les entreprises pour assurer le maintien des conditions de travail et le respect des mesures de sécurité et d’hygiène. Comme on l’a vu depuis le début de la crise, les patrons ne prendront que des mesures favorables à leurs bénéfices, et c’est aux travailleurs d’imposer leur gestion de la situation.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le 13 avril 2020, le président de la République annonçait le déconfinement à partir du 11 mai. Le 29 avril, le Premier ministre précisait les activités concernées et les contraintes qui continueront à s’appliquer. La méthode est toujours la même : ils décident sans écouter, puis c’est aux autres d’assumer. La CGT dénonce cette irresponsabilité des pouvoirs publics !

Le Gouvernement a annoncé la reprise généralisée du travail le 11 mai 2020, ainsi que la relance des transports collectifs. En parallèle, il annonce l’obligation de respecter la distanciation, de porter un masque, de limiter les trajets à 100 km, d’avoir une réservation quel que soit le train et demande que priorité soit donnée aux travailleurs aux heures de pointe.

La plupart de ces mesures est, dans les faits, inapplicable. Pour les autres, il faudrait des moyens énormes (et plus de 10 jours de délais) afin de pouvoir les appliquer. Le Gouvernement atteint les limites de l’exercice solitaire du pouvoir. Il est inacceptable qu’il ne change pas de méthode dans le cadre d’une crise sanitaire !

La distanciation, oui, mais comment ?

Cette mesure est une préconisation des scientifiques (l’OMS recommande même 2 mètres). Le Gouvernement ne la met pas en place : il en impose le principe pour se couvrir et renvoie la responsabilité aux opérateurs de transport et au civisme de la population. C’est littéralement inconsistant !

Pour des questions techniques, les circulations seront limitées entre 50 et 70 % du plan de transport habituel. Puisque la capacité doit être limitée à « 1 siège sur 2 » (donc personne debout), elle sera de 20 % (pour les RER) à 50 % (pour les TET et TGV) de la capacité habituelle.

Le manque de matériel et la saturation des infrastructures ne permettront pas de renforcer la composition des trains aux heures de pointes. L’offre sera donc bloquée dans le meilleur des cas entre 10 et 20 % de l’offre habituelle. Pour assurer la distanciation, il est donc impératif que l’affluence des usagers ne dépasse pas ces chiffres. Si l’affluence est trop importante, il n’y aura pas de bonne solution : que les usagers soient bloqués sur les quais, dans les halls ou devant les gares, ils ne pourront pas se déplacer et il y aura une promiscuité dangereuse du point de vue sanitaire.

Le Gouvernement ne fait rien pour assurer la mise en oeuvre de ses décisions. Il se contente de voeux pieux ! Pourquoi n’a-t-il pas travaillé le déconfinement ? Pourquoi a-t-il fait le choix de ne rien planifier ? Il pourrait, par exemple, soumettre la reprise d’activité des entreprises à une autorisation administrative en lien avec les besoins de transport générés et la capacité des transports collectifs à l’assumer.

S’en remettre à la chance, c’est abandonner son rôle de pouvoirs publics !

La CGT Cheminots 4 mai 2020

Déconfinement à la SNCF: mais comment et que cherche le gouvernement?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Combien de soignants malades du covid-19? Combien en sont morts?

A ce jour, silence assourdissant  du palais de l'Elysée et du ministère de la Santé. Mais la CGT Santé a procédé à une vaste enquête: pour l'heure, au moins 12 000 soignants auraient été contaminés.

La consultation syndicale a mesuré les dégâts pour 550 000 soignants des hôpitaux, cliniques, Ehpad et établissements sociaux. Quant l'école et les entreprises disposeront de masques dès le 11 mai prochain -et encore faut-il que ceci soit vrai-, au 27 avril dans les zones dites rouges, un tiers des soignants n'en a pas suffisamment, un autre tiers ne dispose que de masques chirurgicaux non adaptés, précise la CGT des médecins et cadres hospitaliers.

Une sage-femme, délégué CGT à l'AP-HP, confirme que le nombre de soignants décédés est passé de 1 à 10 entre le 6 et le 27 avril 2020.

Diverses plaintes ont été déposées pour mise en danger de la vie d'autrui contre le ministère de la Santé et des directions locales d'établissements.

La veuve du docteur Eric Loupiac*, mort du covid-19 à 60 ans, compte déposer plainte nommément contre le dirlo de l'hôpital de Lons-le-Saunier, le dirlo de l'ARS de Bourgogne-Franche-Comté, et contre Agnès Buzyn et Olivier Véran, ex et actuel ministre de la Santé. Son mari ne disposait pas de masque FFP2  pour des gardes de 24 heures au contact de malades contaminés.

Le personnel soignant n'est toujours pas testé, avec ou sans symptômes. Olivier Véran, chambellan de l'Elysée en charge de la Santé, réfute ce dépistage régulier en raison du manque de tests. Attend-t-il que la grande distribution vende des tests à profusion en tête de gondoles?

Le capital compte toujours ses profits, nous comptons nos morts parmi nos concitoyens, notamment parmi le personnel soignant.

Applaudissez à 20 heures chaque jour, nous implorent Bfmtv et consorts pour que rien ne change!

* Eric Loupiac, médecin urgentiste, était syndiqué à la CGT et défendait le service public mis à mal à l'hôpital de Lons-le-Saunier, ville chef-lieu du département du Jura.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Stéphane SIROT

Historien du syndicalisme

Sur sa page Facebook le 2 mai

 

publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L'attitude du pouvoir à l'égard de la fiscalité et de l'imposition des riches est le reflet de son attitude à l'égard du capital et de la primauté absolue qu'il accorde à sa défense.

Derrière la question de la fiscalité c'est la question de la propriété des moyens de production qui se profile et du rôle des travailleurs dans la gestion de ces moyens!

 

_________________________________

SOURCE : L'Humanité 

 

Pour le moment, le gouvernement n’a pas l’intention de changer de cap fiscal. « Attention aux fausses bonnes solutions qui, par le passé, ont contribué à creuser le chômage et à casser la confiance ! » assène, sans argumentation supplémentaire, le ministre Gérald Darmanin. Une façon de fermer la porte à tout débat sur la fiscalité et à un éventuel retour de l’ISF. Responsables politiques et syndicats pressent pourtant l’exécutif de revoir sa copie, ne serait-ce que faire participer l’ensemble de la société à « l’effort de guerre », pour reprendre la rhétorique martiale du chef de l’État.

 

Début avril, seize organisations et syndicats (parmi lesquels CGT, Attac, Solidaires, Greenpeace, etc.) lançaient une pétition réclamant notamment une « fiscalité plus juste et redistributive », incluant un « impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transactions financières et une véritable lutte contre l’évasion fiscale ». Il y a quelques jours, Laurent Berger, patron de la CFDT, réclamait de son côté que le capital « soit soumis au barème de l’impôt sur le revenu », tout en proposant la création d’un impôt exceptionnel sur les entreprises dans des secteurs non impactés par la crise. « Il faut distribuer les richesses », concluait-il.

Un ISF européen rapporterait 1 % du PIB de l’Union

Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Pour tenter de penser cette question de solidarité à l’échelle européenne, trois économistes plaident pour la création d’un ISF européen. « 1 % des individus les plus riches détient entre 20 et 25 % de la richesse totale en France, en Allemagne, en Espagne et dans les pays scandinaves », notent Gabriel Zucman, Camille Landais et Emmanuel Saez (la Croix du 13 avril). Ils proposent de taxer le patrimoine net (total des actifs moins les dettes) de ces ultrariches selon un taux marginal progressif : 1 % au-delà de 2 millions d’euros, 2 % au-delà de 8 millions et 3 % au-delà d’un milliard. Selon les calculs des trois économistes, un tel impôt rapporterait environ 1 % du PIB de l’Union européenne, soit quelque 147 milliards d’euros en 2019. « Les plus touchés par le confinement sont les plus vulnérables, quand les plus aisés peuvent facilement amortir le choc », note Camille Landais (la Croix). La création d’un tel impôt supposerait, cela va sans dire, la création d’un nouveau rapport de forces politique européen, ce qui est loin d’être acquis…

Gare aux politiques d’austérité

Le risque serait que les mesures fiscales d’après-crise ne fassent que renforcer la spirale récessive. En 2010, les politiques d’austérité menées dans différents pays européens avaient contribué à assommer l’ensemble des ménages d’impôts supplémentaires (hausse de la TVA, notamment), au lieu de relancer la machine. Ces temps-ci, une idée fait son grand retour : il s’agirait de ponctionner l’épargne des contribuables, sans distinction de revenus. En 2013, le FMI suggérait aux États une idée similaire : « Les taux de taxation nécessaires pour ramener les ratios de dettes/PIB à leur niveau de fin 2007 nécessiteraient une imposition d’environ 10 % sur tous les ménages disposant d’une épargne nette positive. » Pour le moment, le gouvernement dément toute mesure de ce type.

Cyprien Boganda

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Règles de déconfinement à partir du 11 mai

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Début avril, seize organisations et syndicats lançaient une pétition réclamant notamment une « fiscalité plus juste et redistributive ». Alain Pitton/NurPhoto/AFP

Début avril, seize organisations et syndicats lançaient une pétition réclamant notamment une « fiscalité plus juste et redistributive ». Alain Pitton/NurPhoto/AFP

L’Humanité, 29 avril 2020

L’exécutif ne veut toujours pas entendre parler d’un retour de l’impôt sur la fortune (ISF), pourtant réclamé par de nombreux responsables politiques et économistes.

L’explosion des déficits publics remet la question de la fiscalité au centre du jeu. Comment épongerons-nous l’ardoise de la crise ? Et, surtout, qui devra payer ? En lançant, il y a quelque temps, un appel à la générosité populaire pour financer le fonds d’indemnisation des PME, le gouvernement s’est attiré une avalanche de critiques. L’opposition de gauche n’a pas manqué de lui rappeler que la meilleure manière de lever des fonds était encore l’impôt. « Darmanin (ministre de l’Action et des Comptes publics – NDLR) fait la manche plutôt que de rétablir l’ISF ! » pestait Jean-Luc Mélenchon, dirigeant de la France insoumise.

Pour le moment, le gouvernement n’a pas l’intention de changer de cap fiscal. « Attention aux fausses bonnes solutions qui, par le passé, ont contribué à creuser le chômage et à casser la confiance ! » assène, sans argumentation supplémentaire, le ministre Gérald Darmanin. Une façon de fermer la porte à tout débat sur la fiscalité et à un éventuel retour de l’ISF. Responsables politiques et syndicats pressent pourtant l’exécutif de revoir sa copie, ne serait-ce que faire participer l’ensemble de la société à « l’effort de guerre », pour reprendre la rhétorique martiale du chef de l’État. Début avril, seize organisations et syndicats (parmi lesquels CGT, Attac, Solidaires, Greenpeace, etc.) lançaient une pétition réclamant notamment une « fiscalité plus juste et redistributive », incluant un « impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transactions financières et une véritable lutte contre l’évasion fiscale ». Il y a quelques jours, Laurent Berger, patron de la CFDT, réclamait de son côté que le capital « soit soumis au barème de l’impôt sur le revenu », tout en proposant la création d’un impôt exceptionnel sur les entreprises dans des secteurs non impactés par la crise. « Il faut distribuer les richesses », concluait-il.

Un ISF européen rapporterait 1 % du PIB de l’Union

Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Pour tenter de penser cette question de solidarité à l’échelle européenne, trois économistes plaident pour la création d’un ISF européen. « 1 % des individus les plus riches détient entre 20 et 25 % de la richesse totale en France, en Allemagne, en Espagne et dans les pays scandinaves », notent Gabriel Zucman, Camille Landais et Emmanuel Saez (la Croix du 13 avril). Ils proposent de taxer le patrimoine net (total des actifs moins les dettes) de ces ultrariches selon un taux marginal progressif : 1 % au-delà de 2 millions d’euros, 2 % au-delà de 8 millions et 3 % au-delà d’un milliard. Selon les calculs des trois économistes, un tel impôt rapporterait environ 1 % du PIB de l’Union européenne, soit quelque 147 milliards d’euros en 2019. « Les plus touchés par le confinement sont les plus vulnérables, quand les plus aisés peuvent facilement amortir le choc », note Camille Landais (la Croix). La création d’un tel impôt supposerait, cela va sans dire, la création d’un nouveau rapport de forces politique européen, ce qui est loin d’être acquis…

Gare aux politiques d’austérité

Le risque serait que les mesures fiscales d’après-crise ne fassent que renforcer la spirale récessive. En 2010, les politiques d’austérité menées dans différents pays européens avaient contribué à assommer l’ensemble des ménages d’impôts supplémentaires (hausse de la TVA, notamment), au lieu de relancer la machine. Ces temps-ci, une idée fait son grand retour : il s’agirait de ponctionner l’épargne des contribuables, sans distinction de revenus. En 2013, le FMI suggérait aux États une idée similaire : « Les taux de taxation nécessaires pour ramener les ratios de dettes/PIB à leur niveau de fin 2007 nécessiteraient une imposition d’environ 10 % sur tous les ménages disposant d’une épargne nette positive. » Pour le moment, le gouvernement dément toute mesure de ce type.

Cyprien Boganda

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Dès demain, lundi 4 mai, des masques chirurgicaux seront en vente dans les grandes surfaces.

Alors que depuis des semaines, ces masques manquent même pour les personnels soignants et les travailleurs exposés au virus, nous avons toutes les raisons d’être choqués à l’idée que les groupes de la grande distribution se préparent à en faire commerce.

Les masques qui coûtaient 7 centimes pièce en février seront vendus 95 centimes. Un plafond fixé par le gouvernement, qui voudrait presque nous faire croire qu’il a pris une mesure sociale ! Pourtant, à raison d’un minimum de deux masques par jour pour chaque personne (un masque chirurgical ne pouvant être utilisé plus de 4 heures), le budget pour une famille pourrait atteindre 250 euros par mois, alors que bien des salaires sont amputés, que le chômage augmente et que les prix de l’alimentation sont à la hausse. Mais Carrefour, Auchan, Leclerc et autres comptent bien profiter de ces ventes de masques. Et les prix des masques en tissu ne sont quant à eux pas encadrés et pourraient bien flamber.


Les profiteurs


« Toute guerre a ses profiteurs. C’est malheureusement une loi intangible de nos conflits. Comment s’expliquer que nos soignants n’aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution », s’indignent dans un texte sept ordres professionnels, dont celui des médecins, pas franchement réputés pour leur anticapitalisme. Ce ne sont pas moins de 465 millions de masques qui vont être mis sur le marché. Michel-Édouard Leclerc a jugé la polémique « absurde », car quoi que racontent les publicités pour ses magasins contre la hausse des prix, les grandes entreprises comme la sienne veulent seulement s’en mettre plein les poches sur les dos des travailleurs et de la population. C’est leur société et leur loi des profits qui est absurde.


Gratuité des masques pour toutes et tous !

Après avoir dissimulé la pénurie de masques et prétendu qu’il était inutile d’en porter, le gouvernement s’apprête vraisemblablement à les rendre obligatoires dans les transports, déconfinement à marche forcée du 11 mai oblige. Ce qu’exige la situation, c’est que les stocks des groupes de la grande distribution soient réquisitionnés, et que les masques soient distribués gratuitement !

Les travailleuses et travailleurs ne doivent pas payer : ils doivent contrôler la production et la distibution des équipements de sécurité, contrôler les conditions de travail dans les entreprises et les mesures sanitaires mises en place, et se protéger eux-mêmes en utilisant leur droit de retrait ou de grève.

Gaël Klement

Les masques tombent (mais pas gratuitement)

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
A par ça, pour le 11 mai, RAS, rien à signaler

A par ça, avec la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 24 juillet, le pouvoir prendra toutes les ordonnances qui sont favorables au capital, restreindra les libertés et sanctionnera le public par des personnes dont ce n'est pas l'emploi naturel.

D'autres personnes, non-soumises au secret médical, dans des brigades dites de façon poétique "d'anges gardiens", par la loi en sauront sur vous autant que de vrais médecins. Le petit commerce de proximité sera soumis à des normes sanitaires, la grande distribution continuera à ne pas être concernée. Les masques seront payants. Les écoles ouvertes, libres aux maires d'engager leur responsabilité pénale. Des milliards continueront à être déversés en faveur du grand patronat et rien pour la santé publique.

A part ça, question boulot, les dérogations au droit du travail vont perdurer et les licenciements se ramasseront à la pelle. Question pouvoir d'achat, les actionnaires seront toujours servis d'un pognon de dingue. La Cfdt et la Cftc ont signé d'ailleurs une union sacrée avec le Medef. Merci bien a dit le palais de l'Elysée.

Ledit palais félicite également  France-télévision, Le Monde, Libération, l'Afp et 20 minutes pour leurs articles "sûrs et vérifiés", le reste des médias aux ordres ne copiant que les dépêches de ladite AFP.

Bref, RAS, le pouvoir absolu s'installe. Il ne reste plus qu'à réactiver la lettre de cachet pour embastiller quelqu'un sans rendre de compte à personne. De toute façon, la majorité présidentielle de godillots aux semelles plombées n'y trouvera rien à redire.

A par ça, refiler notre pognon au patronat, ne pas nous soigner, casser les libertés et nous bastonner, toujours rien à signaler en France selon les médias aux articles "sûrs et vérifiés"

A par ça, pour le 11 mai, RAS, rien à signaler

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Après les insultes de Macron dans les réseaux sociaux contre le monde du travail.
 
Voici un exemple de la guerre contre les travailleurs et non contre ce virus.
Publication au JO du 2 mai avec ses 2 décrets d'application qui vont diminuer encore un peu plus les attributions et les prérogatives des CSE et CSEC.
Publication au JO du 2 mai avec ses 2 décrets d'application qui vont diminuer encore un peu plus les attributions et les prérogatives des CSE et CSEC.

Voir les commentaires

Visiteurs

445715

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog