SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Frustration (critique sociale pour le grand public), 2 mai 2020

Frustration (critique sociale pour le grand public), 2 mai 2020

En France, on n’a pas de pétrole mais on a pléthore de patrons-voyous, et la grande distribution excelle en la matière : Alexandre Bompard (Carrefour), Édouard Leclerc, Gérard Mulliez (Auchan), Jean-Charles Naouri (Casino)… il n’y en a pas un pour rattraper l’autre, et surtout pas en ce moment.

On apprend donc, lors d’interviews télévisés qui ressemblent fort à des opérations promotionnelles, que ces grands groupes ont désormais des centaines de millions de masques à nous vendre. Ces mêmes masques qui manquaient aux soignants et à leur propre personnel, ils les ont donc dans des quantités astronomiques, seulement maintenant ?

Non. Il s’agit d’une manœuvre commerciale bien étudiée, d’accumulation de stock pour les délivrer au moment le plus opportun financièrement. Et ce moment est arrivé : non seulement leur produit phare est réclamé depuis des semaines, mais en plus, à partir du 11 mai, ne pas en porter vaudra une belle amende. L’acheter est une obligation, le vendre est une belle opération.

Et ils s’en vantent, ces salauds. C’est dire comme ils se sentent protégés par un gouvernement qui les a laissé libre d’augmenter le prix de leurs produits alimentaires, et qui les autorise maintenant à vendre des masques à prix d’or.

Pourquoi ne pas bloquer les prix ? Pour ne pas “freiner l’innovation” nous dit la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher. Vous vous souvenez de cette femme ? C’est celle qui disait, au moment où la bourse s’effrondrait à l’approche du confinement, que c’était le moment de faire des bonnes affaires ! Et il y a deux mois, elle disait qu’il n’était “pas responsable” de porter des masques dans la rue. Eh oui, il fallait attendre que ses potes patrons de la grande distribution mûrissent leur coup commercial.

Cette femme a le même parcours que Macron : ENA, inspection des finances puis, avec le fric et le réseau accumulé, lancement d’une entreprise… pour rejoindre ensuite le gouvernement. Petit détail de sa carrière : elle a été directrice de cabinet du directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris et membre du comité de direction. “Elle est spécifiquement chargée de la mise en œuvre de la réforme de la tarification à l’activité” nous dit sa bio wikipédia. Cette même réforme de la tarification qui a mis les hôpitaux dans l’état qu’on connaît.

Récapitulons : la grande distribution, avec la complicité active du gouvernement, va nourrir ses marges de nos malheurs. Durant la seconde guerre mondiale, on appelait ça des B.O.F, pour “Beurre, œuf, fromage”, pour désigner les personnes s’enrichissant grâce au marché noir pendant cette période.

Dans un Etat normal, ces grandes enseignes se verraient confisquer leur stock pour une distribution gratuite et équitable. Dans le monde mafieux du capitalisme macroniste, on va nous forcer à enrichir les B.O.F de la grande distribution.

Par Frustration magazine

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Vidéo. Olivier Besancenot : « Même en période de confinement, le 1er mai restera la lutte des travailleurs »

Nous retranscrivons ci-dessous une vidéo réalisée par Oliver Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste, à l'occasion du 1er mai, journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

« De premier mai en premier mai, comme si nous étions les feuilles d’un même arbre. Nous sommes rassemblés par le vent étouffant. D’un ciel mal étoilé nos maîtres sont marqués. Nous notre force est nue, une et première. Nous ne connaîtrons plus jamais que le poids du bonheur. »
Paul Eluard

Camarades et amis, même en période de confinement, le premier mai ça ne pourra jamais être la fête du travail, jamais. Ça restera pour toujours la lutte des travailleurs et des travailleuses. Ça ne pourra jamais être ce grand moment de "concorde nationale" inventé par Pétain durant l’occupation pour rendre hommage à l’exploitation à l’unisson. C’est au contraire la mobilisation internationaliste des exploités eux-même, nés de cette discorde constante entre le capital et le travail avec son lot de martyrs à la clé : en 1886 à Chicago, en France à Fourmies en 1891, avec des hommes, des femmes, des enfants qui sont morts pour réclamer la journée de huit heures. Huit heures de travail, huit heures de repos, huit heures de loisirs, parce qu’il n’y a pas que le boulot dans la vie, et il en aura fallu des manifestations, des occupations, des grèves et même des grèves générales pour obtenir qu’en France, en 1919, on obtienne enfin la loi pour une journée de huit heures.

Or le temps de travail c’est précisément ce que les libéraux ne supportent pas et ont dans le collimateur, même ce gouvernement, actuellement durant la crise sanitaire, puisque c’est en ce moment même que la durée hebdomadaire du temps de travail à été rallongée jusqu’à soixante heures, qu’on grignote sur les RTT, les jours fériés et même les congés payés, comme par hasard. Donc le premier mai, même si c’est en ligne, même si c’est à nos fenêtres, à nos balcons c’est l’occasion de réclamer le partage du temps de travail entre tous et toutes et ça, ça implique la réduction du temps de travail ce qui permettrait, en outre, de donner un emploi à chacun et à chacune d’entre nous. C’est aussi enfin, l’occasion de célébrer avec fierté, pour une fois, notre propre camp social, parce que durant le COVID 19 concrètement nos vies elles dépendent de qui ? Des infirmiers, des aides soignants, de ceux qui travaillent dans les EPHAD, ceux qui donnent des soins à domicile, des éboueurs, des électriciens, des gaziers, des caissiers, des caissières. J’en oublie beaucoup d’autres mais il y a un truc que j’oublie pas, en réalité elles dépendent pas des premiers ce cordée mais des premiers de corvées. C’est à dire autant de prolétaires qui ignorent leur propre force.
Alors camarades et amis, nos vies valent plus que leurs profits, prenez soin de vous.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le 1er mai, la CFDT signe avec le MEDEF pour imposer la reprise aux travailleurs

Prêt à tout pour déconfiner à marche forcée afin de relancer la machine économique et la pompe à profit, quitte à envoyer les travailleurs au boulot sans protections sanitaires, le grand patronat peut compter sur la CFDT qui a signé un appel commun à la reprise avec le MEDEF et la CFTC.

Laurent Berger collabo du patronat

Crédits photo : Le Parisien / Olivier Lejeune

Ce 1er mai, la CFDT a signé une déclaration commune avec le MEDEF et la CFTC « pour le maintien ou la reprise des activités économiques dans des conditions sanitaires optimales ».

La conciliation qui transpire de ce texte s’exprime dans les premières lignes par des courbettes au gouvernement qui aurait « pris des mesures pour limiter au maximum la progression de l’épidémie ». Au maximum ? Nous nous réjouissons que Laurent Berger n’ait manqué de rien pendant la crise sanitaire (nous ne nous en faisions pas pour les patrons qui ont même le droit de se déplacer sans prendre d’amendes). Il n’y a pas de petit plaisir alors pourquoi ne pas s’enthousiasmer ? Le gouvernement a pris des mesures ! Difficile de faire plus creux et plus lâche.

Depuis plusieurs semaines, le patronat et leurs organes de presse font une propagande active contre le confinement. En manque de profit face à la limitation des affaires et à une (très) relative protection des travailleurs, la bourgeoisie est aux abois. « Nous n’arrêterons pas de travailler parce qu’il y a dans le monde 2 millions de morts par suite d’accidents ou maladie du travail chaque année. » écrit Jean-Philippe Delsol, président d’un institut de recherche libérale, dans les Echos. Le patronat en vient même à rappeler à quel point le travail tue pour justifier sa reprise ! Le « nous » est ici à comprendre comme « nous les patrons n’arrêterons pas d’envoyer les ouvriers du monde entier au casse-pipe parce qu’ils meurent au travail ». La bourgeoisie est prête à tout. On trouve sur le site de ce même chroniqueur, un article qui explique que le confinement accroîtrait la mortalité par rapport aux pays qui n’ont pas confiné ! La presse de Bernard Arnault/LVMH ne se contente pas de relayer ce genre de fake news avec des morts à la clef, ses propres éditorialistes, à l’image d’Eric Le Boucher (qui n’a jamais si bien porté son nom), estiment « qu’on doit en revenir à la stratégie de l’immunité collective et accepter les morts qui vont avec. […] La préservation de la vie est un principe sacré, mais le retour au travail et la défense des libertés individuelles, qui fit tant de morts, représentent aussi une valeur humaine ». Pour le patronat, « nos profits avant vos vies » est loin d’être un mot d’ordre vide de sens.

Les patrons ne rechignent pas aux comparaisons morbides avec les morts qu’ils provoquent habituellement mais banalisées car quotidiennes : sur les routes (les ouvriers ont plus de chances d’être victimes d’accidents...), avec le tabac de Philipp Morris et Cie, ou avec la mauvaise nourriture pourtant trop chère de l’agro-alimentaire. Ce détour vers la propagande quotidienne du patronat est essentiel pour comprendre ce que signent les organisations qui paraphent ce communiqué : un arrêt de mort pour des centaines de travailleurs sacrifiés sur l’autel de leurs profits.

On nous y parle de mesures sanitaires dans les entreprises. « Il revient aux entreprises d’adapter leur environnement de travail en mettant en place les mesures organisationnelles, collectives, et individuelles qui permettent d’assurer la sécurité sanitaire de tous. » Les entreprises qui sont restées ouvertes tout le long du confinement, contre toute raison valable, que ce soit pour produire des pièces d’avion ou de voiture en pleine pandémie en exposant les ouvriers à la propagation du virus, ont eu le temps de prouver (mais nous n’avons pas attendu le coronavirus pour le savoir) que la santé des travailleurs est un coût pour les entreprises.

Si la santé des travailleurs a été sacrifié pendant le confinement « le plus strict » que va-t-il en être après le 11 mai et, dès maintenant, alors que de plus en plus d’activités reprennent ? Amazon a été prêt à mettre des bandes jaunes au sol pour une distanciation impossible à appliquer dans la pratique. Il a fallu la mobilisation des syndicalistes, de l’opinion et les menaces de la justice pour avoir du gel hydro-alcoolique. Dans les drives des grandes surfaces, les préparateurs de commande se retrouvent souvent sans masques à déconditionner des palettes à plusieurs, sans protections, pour ne pas perdre de temps. Les seuls qui ont un réel intérêt à prendre soin de leur santé, ce sont les salariés eux-mêmes, toute concession des patrons ne s’est faite que sous la pression ou la peur de voir monter la colère des salariés.

Ce que redoutent les signataires, c’est un « drame économique et social » et ils demandent la restauration de « la vie économique et sociale de la Nation ». Aux dernières nouvelles, les drames sociaux ce sont les licenciements et ce sont encore les capitalistes du MEDEF qui les provoquent ! Il faut donc entendre : « il serait dommage que nous soyons obligés de vous licencier si vous n’acceptez pas toutes nos conditions » !

L’évocation de la Nation n’est pas non plus anodine. D’une part elle permet d’effacer avec un petit « cocorico » les antagonismes de classe entre patrons et travailleurs mais elle vient aussi appuyer sur une corde sensible dans l’actualité, celle du patriotisme économique. La bourgeoisie dans une période de crise tend facilement à dire que le problème c’est le voisin plus ou moins éloigné (les Chinois puis les Allemands), que le problème principal est de remettre des barrières douanières pour protéger le patronat national contre la concurrence internationale. Les lois de la lutte des classes ne connaissent pas de frontière et les patrons français et de toute nationalité exploitent aussi bien dans ou hors l’hexagone. La tâche des ouvriers combatifs est de développer le plus possible la solidarité internationale, en France en premier lieu avec les travailleurs des pays que notre bourgeoisie pille et écrase : si la CFDT soutient le gouvernement d’un pays impérialiste, elle contribue à ses crimes. De ce côté pas de demi-mesure, notre internationalisme doit être sans limite.

Car en dernière instance, ce qu’exprime en creux ce texte c’est qu’il n’y a pas trente-six solutions pour faire à la crise. Il y en a fondamentalement deux sortes. Celles qui sont favorables aux patrons et celles qui sont favorables aux travailleurs et aux classes populaires. Toute tergiversation entre les deux fait le jeu des puissants. Ce sont deux stratégies qui se font face : la conciliation de classe ou la lutte de classe.

La CFDT entretient le mythe du patron qui donne du travail à l’ouvrier. Pourtant la situation a montré radicalement que sans salariés, pas de production ; l’autre mythe de la robotisation en remplacement de la main-d’œuvre humaine a aussi fait lamentablement faillite. A l’inverse, les expériences de reprise de l’activité sans patron, comme au McDonald’s de Saint-Barthélémy à Marseille (qui sert désormais des colis alimentaires aux familles dans le besoin) ou dans les entreprises récupérées Zanon ou Madygraf en Argentine, prouvent que le patronat joue un rôle parasitaire dans le processus de production. Ces situations de reprise de la production par les ouvriers eux-mêmes ont en règle générale eu lieu suite à des offensives du patronat qui voulait fermer des usines, licencier massivement et détruire des machines, des richesses : c’est précisément ce que se préparent à faire le patronat face à la crise économique en cours. Quand les ouvriers se battent jusqu’au bout contre les licenciements, il vient à certains l’idée de reprendre eux-mêmes la production. C’est cette peur qu’a en tête le patronat, ou sans aller jusque-là, tout simplement d’une entrée en lutte encore plus massive que celle observée depuis plus d’un an en France avec les Gilets Jaunes puis avec la réforme des retraites. Les appels au « dialogue social » pour « la sauvegarde de l’emploi » sont une ficelle un peu grosse pour entraîner les ouvriers sur le terrain du compromis, les éloigner de la lutte. C’est là le souhait et le rôle des bureaucraties syndicales. En temps de paix, la bourgeoisie les maltraite, en temps de crise elle les appelle au secours, et Berger arrive au quart de tour accepter la caresse de ses maîtres.

Un exemple valant mieux que mille mots, une des premières entreprises à avoir annoncé un plan de licenciement massif est Daher, dans l’aéronautique. C’est la CFDT qui annonce, suivant le patron et parlant pour lui, qu’il est nécessaire de licencier 3000 personnes pour sauver l’entreprise et les emplois ! Il faut noter que cette entreprise est une de celles de l’aéro qui ont fermé le moins longtemps face au coronavirus. Laisser passer, temporiser ou tergiverser face aux attaques du patronat, c’est ouvrir la porte à toutes les attaques, toutes les divisions !

La CFDT accompagne aujourd’hui la première attaque, celle de la reprise sans conditions sanitaires suffisantes ! Il faut refuser la reprise tant qu’il n’y a pas des tests et des masques pour tous, du gel à tous les postes, des moyens de respecter la distanciation que ce soit dans les transports ou au travail.

Ce serait là le rôle d’une confédération syndicale que d’imposer une reprise à ses conditions au patronat pour une vraie stratégie sanitaire. Encore et toujours, l’issue de la crise sanitaire et économique se fera en faveur de la bourgeoisie ou en faveur des ouvriers : il n’y aura pas d’entre-deux. Pour imposer notre issue à la crise, nous devons nous armer d’un programme d’urgence et d’un programme d’action pour interdire les licenciements, partager le temps de travail et éradiquer le chômage, augmenter les salaires et contrôler les prix qui s’envolent ! C’est là, la seule véritable voie pour éviter un « drame économique et social ».

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Une garantie de 5 milliards d’euros sous condition de restructurations sans tabou chez Renault

L’État français envisage de garantir un prêt bancaire d’environ 5 milliards d’euros pour le groupe automobile Renault avec les organismes bancaires qui réclameront bien sûr des intérêts.

Vu sur le site du NPA

Crédit Photo : Vue aérienne de l’usine de Renault Flins. Wikimedia Commons

Article du secteur automobile du NPA paru sur le site du NPA, le 28 avril

Le spectre de la faillite agité pour Renault est un leurre. « Too big to fail » (trop gros pour faire faillite) dit-on aux États-Unis et cela s’applique à une entreprise de la taille de Renault. Lorsque l’ex-patron Ghosn a été rattrapé par la patrouille japonaise, le ministre Lemaire s’était alors rappelé que l’État français était l’actionnaire de référence de Renault pour lui choisir un successeur. Dans les conseils d’administration du CAC 40, les « majorités » de décision ne sont pas arithmétiques, et avec 15% du capital, c’est bien le gouvernement qui en dernier ressort contrôle Renault… ou laisse le champ libre à des escrocs.

Pendant la crise, les affaires continuent. PSA accélère sa fusion avec Fiat-Chrysler et les grandes manœuvres autour du trio Renault Nissan Mitsubishi se poursuivent. Chacun dispute sa place dans les nouveaux équilibres financiers qui se construisent en pleine épidémie. Leur nouveau monde, c’est le monde d’avant, soumis à une concurrence encore plus vive. Et PSA fera en sorte que la garantie de prêt consentie aujourd’hui au seul Renault ne lui serve pas d’avantage concurrentiel.

Les deux principaux prêts prévus par le gouvernement, près de moitié du total inscrit actuellement au budget, visent deux entreprises à marché mondialisé et à capitaux partagés entre l’État et des partenaires non français, KLM pour Air France et Nissan pour Renault. Ces opérations visent d’abord à maintenir la position de ces firmes dans la compétition mondialisée. Voilà leur but essentiel et tant pis si elles appartiennent à des secteurs les plus polluants pour la planète, les transports aérien et la circulation automobile.

Le gouvernement réclame un nouvel « effort de compétitivité »

Dans une déclaration télévisée vendredi 24 avril, Bruno Le Maire a demandé aux entreprises aidées « un effort de redressement et de compétitivité » ainsi qu’« une politique environnementale ambitieuse ». Pour la politique environnementale ambitieuse, lorsqu’on commence par subventionner Air France qui ne peut changer ni sa flotte d’avions en service, ni ceux en commande à l’ horizon de plusieurs années, bonjour les dégâts ! En revanche, le mot « effort » est réservé à la compétitivité, avec un sens très précis pour un ministre en poste depuis Sarkozy.

La chasse aux « économies » est ouverte

Tout se tient dans leur monde. L’annonce de ce prêt à hauteur de cinq milliards d’euros et la préparation du plan Renault de 2 milliards d’économies à application immédiate. Bien sûr que le gouvernement en est informé comme tout actionnaire de référence qu’il est. Ce plan avait été annoncé à l’occasion de la présentation des résultats financiers 2019 et la suspension de la production automobile pendant l’épidémie de coronavirus aiguise la chasse aux économies lancée dès le mois de janvier 2020.

Le secret est de règle pour la mise en place de ce plan qui sera annoncé à la mi mai, dans le plein désordre attendu du déconfinement. Quelques informations fuitant dans l’entreprise et la presse professionnelle laissent présager de l’ampleur des mesures annoncées. Au programme, après le retrait déjà annoncé de l’activité voitures thermiques en Chine, ce serait la fin de l’Espace, du Scenic et des autres modèles confidentiels de haut de gamme. Les modèles assurés d’être maintenus dans la gamme Renault sont tous fabriqués en Turquie, Espagne, Slovénie et Maroc, avec en plus la fabrication de Dacia en Roumanie.

Pour maquiller cette reconfiguration à la baisse en modernisation dans l’air du temps, les véhicules électriques seraient mis en avant. Quelles que soient les perspectives à moyen terme de ce type de propulsion, lui aussi générateur d’effets nocifs pour le bilan carbone de la planète, il est probable que la situation causée par l’épidémie va handicaper leurs ventes, sauf subventions publiques à trouver au détriment d’autres secteurs.

Activités et emplois en moins, usines menacées

Les usines d’assemblage existant en France sont donc affectées à des modèles que Renault vend mal ou voudrait abandonner. La suite logique, c’est la mise cause d’une ou plusieurs usines en France, à commencer par les plus anciennes encore en activité. La presse a rendu compte des menaces qui pèsent notamment sur l’usine de Flins : info ou intox, il faut savoir. C’est aussi la suppression d’activité dans les centres d’études avec leurs conséquences sur l’emploi. Renault avait annoncé avant l’épidémie « pas de tabou » dans les mesures d’économie. Aujourd’hui la garantie de prêt consenti par l’État va être motif à en avoir encore moins. Autant être prévenu.

Assez du secret dont s’entoure Renault pour le nombre et le type de masques dont il dispose.

Assez du secret dont s’entoure Renault et le gouvernement pour le prêt de 5 milliards d’euros !

Assez du secret dont s’entoure Renault pour préparer son plan d’économies ! Pour savoir où va l’argent, il est temps d’ouvrir les livres de comptes

La crise économique va rattraper la crise sanitaire en terme de dégâts pour les salariés et la population.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voilà, avec la bénédiction d'un ex-banquier d'affaires logé dans le palais présidentiel de la République, les marchands du temple ont rouvert leurs étals dans les bureaux de tabac et la grande distribution.

Ben oui, dans une France où le marché est libre et non faussé, ouvrez votre porte-monnaie pour se protéger d'une épidémie dont vous n'êtes nullement responsables. Dans le 5e pays le plus riche au monde.

Et pourquoi pas une ordonnance de mister président pour fixer tout au moins un prix plancher? Réponse de la sous-chambellan chargée de l'Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher. Elle a fait part de sa réticence sur un éventuel encadrement des prix :"Un masque peut avoir différentes caractéristiques, qu’il s’agisse du nombre d’utilisations, de marques éventuellement. Pour ces raisons, l’approche qui consiste à dire il y a un prix maximum risquerait de freiner l’innovation."

Le CV de ladite sous-ministre: Après avoir pantouflé dans la très haute administration française, en 2011, elle devient directrice de la division recherche et développement de Faurecia Interior Systems pour des clients comme Jaguar, Land Rover, etc.  En 2013, elle rejoint la Compagnie des Alpes comme dirlo générale chargée du développement à l’international et de la performance des domaines skiables.

Elle est également administratrice indépendante et présidente du comité d’audit du groupe Bourbon de 2010 à 2018, notamment lors du placement en redressement judiciaire du groupe. A ce sujet, elle est mise en examen en tant que personne morale pour « corruption d’agents publics étrangers ».

Elle occupe ces mêmes fonctions au sein d'autres sociétés. C'est sûr qu'elle a dû mettre un pognon de dingue de côté avant d'être adoubé secrétaire d'état de qui vous savez.

Aussi, pour le prix d'un masque, si vous avez du mal à ouvrir votre porte-monnaie pour vous et toute votre famille, parce qu'un masque ce n'est pas éternel, mangez donc de la brioche!

Et pour la route vers les marchands du temple:

Qui n'en veux des masques?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Si Macron avait été Président, aurait-il célébré les forces de l'ordre ?

Si Macron avait été Président, aurait-il célébré les forces de l'ordre ?

Maréchal Pétain, affiche du "vrai travail": le détournement qui ...

1er mai 1941 : Pétain vante le travail auprès des Français – Les ...

"C'est grâce au travail, célébré ce jour, que la Nation tient", a déclaré Emmanuel Macron dans une intervention de trois minutes.

Et d'ajouter : 

 "Aujourd'hui, pas de rassemblement dans nos villes pour fêter, comme nous le faisions depuis tant d'années, la journée internationale des travailleurs".

Peut-on être plus démagogue pour oser dire qu'il célèbre régulièrement le Premier Mai,  la journée internationale des travailleurs" ?

Même Pétain n'a pas été si loin...

Car enfin avez-vous déjà vu dans les défilés, drapeau rouge en tête, une délégation des associés-gérants de la banque Rothschild, dernier emploi connu du président de la République ?

Qui croit celui-ci ému par l'exécution des ouvriers de Chicago, répression horrible qui est à la base de cette Jourée internationale des Travailleurs ?  Songe-t-il au Premier Mai 1891, journée sanglante où " les forces de l'ordre" bourgeois, dont il vante  en permanence le dévouement, ont tiré sur les manifestants. Bilan  9 morts.

Cette fois, Emmanuel Macron, le fondé de pouvoir du monde financier, en fait trop

Le pouvoir va-t-il éditer une affiche comme du temps du Maréchal ?

 

La fusillade de Fourmies

 

Par Danielle TARTAKOWSKY

 

Le 1er mai 1891, pour la deuxième fois, les organisations ouvrières du monde entier se préparent à agir par différents moyens dont la grève pour l’obtention de la journée de 8 heures, conformément aux directives de l’Internationale ouvrière.

En France, le contexte est plus répressif qu’il ne l’était l’année précédente. À Fourmies, petite ville textile du Nord proche de la frontière belge tout juste sortie d’une longue grève, le patronat a menacé de licenciement les ouvriers qui arrêteraient le travail et obtenu du préfet qu’il mobilise un important dispositif de maintien de l’ordre. En l’absence de forces spécialisées, c’est alors, en France, à l’armée qu’incombe cette mission. Deux compagnies d’infanterie ont été mobilisées.

En fin de journée, les soldats tirent sur quelques centaines de manifestants qui tentent d’obtenir la libération de grévistes interpellés dans la matinée et emprisonnés dans la mairie. Les affrontements se soldent par neuf morts, dont quatre jeunes femmes et un enfant. Ces morts, promus martyrs, vont devenir un symbole de la République répressive et de classe. « Car à Fourmies, c’est sur une gamine que le lebel fit son premier essai… » (Montéhus).

Plus démago que Pétain, quand Macron célèbre "le travail"...

Pour nous, le Premier Mai,

c'est un jour de lutte contre la domination du monde à Macron,

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Image d'illustration. Employés d'un drive Auchan en 2013.

Image d'illustration. Employés d'un drive Auchan en 2013.

RT France
 

Les géants de la grande distribution, incités par le ministre de l’Economie, avaient annoncé fin mars verser une prime de 1 000 euros à leurs salariés. Depuis, certains veulent conditionner le montant au temps de travail, au grand dam des syndicats.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait exhorté le 20 mars les entreprises privées à verser une prime exceptionnelle de 1 000 euros pour récompenser les salariés qui avaient continué à travailler durant l’épidémie du coronavirus. Les géants de la grande distribution avaient dès lors annoncé en chœur qu’une telle prime serait versée pour ces salariés, en première ligne de la pandémie de Covid-19. Or depuis l’annonce, si les grandes enseignes ont confirmé qu’elles allaient bien accorder la prime, les modalités de versement tardent à être précisées. Pire encore, certaines utilisent une clé de répartition en fonction du temps de travail pour la calculer... à la baisse. 

1 000 euros pour certains... 50 pour d'autres

Ainsi le groupe Auchan, qui avait été le premier à annoncer qu’il gratifierait de 1 000 euros ses 65 000 salariés, aurait depuis réduit la voilure. Selon plusieurs syndicats, il aurait en effet annoncé que la prime serait conditionnée au nombre d'heures travaillées. Les salariés effectuant moins de 28h seront pénalisés en ne touchant qu’un prorata de la prime. Quant à ceux qui travaillent moins de 10 heures hebdomadaires, ils n’obtiendraient que… 50 euros. Cette annonce, très éloignée de la promesse de départ, a refroidi les syndicats et un grand nombre de salariés, qui manifestent leur réprobation sur les réseaux sociaux.

En savoir plus sur RT France :

 https://francais.rt.com/france/74334-prime-1-000-euros-pour-salaries-grande-distribution-mensonge-parti-en-fumee

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Récession. Le gouvernement prépare les esprits pour des attaques contre les travailleurs

Après une baisse historique de 5,8% du PIB estimée ce jeudi par l'Insee, la France passe officiellement en récession. Alors que les effets de la crise économique commencent à se faire sentir, le gouvernement et le patronat se préparent à la faire payer aux travailleurs.

A eux de payer leur crise !

Crédit photo : O Phil des Contrastes

Chute de 5,8% du PIB français, vers une récession d’ampleur

La crise sanitaire ouverte par le coronavirus a exacerbé les tendances de crise économique nés de la (non) résolution des contradictions crées par les réponses apportées à la crise de 2008. En effet la pandémie mondiale et les effets que celle-ci a eu (entre autres, l’arrêt total ou partiel des principaux centres de production et de consommation) a agit comme une forme de « détonateur » menant à une crise économique mondiale historique.

Au début du confinement, à la mi-mars, nous avions assisté à une panique boursière sans précédent depuis la crise de 2008, avec des marchés boursiers qui ont vu se succéder des journées noires. Des cours boursiers qui ont encore aujourd’hui toujours du mal à se stabiliser. Mais, ce qui se profile avec la crise actuelle, c’est que cette fois-ci c’est l’économie « réelle » qui est mise à l’arrêt en cette période de confinement.

En effet, quand bien même les différents gouvernements ont imposé aux travailleurs de secteurs non essentiels de continuer à aller travailler, l’aspect inédit de cette crise est l’important ralentissement de la production industrielle mondiale. Ce qui risque très probablement d’engendrer une récession mondiale.

Ce jeudi, des chiffres sont effectivement venus confirmer l’ampleur de la crise. L’Italie, l’Espagne et la France sont officiellement entrées en récession. Selon les premières estimations de l’Insee, l’économie italienne a reculé de 4,7% tandis que l’Espagne a connu une chute de 5% de son PIB, et 5,8% pour la France après le recul de 0,1% lors du dernier trimestre de 2019.

Un recul historique, plus important qu’après la crise de 2008. Le PIB du premier trimestre de 2009 avait en effet chuté de 1,6%. Aujourd’hui, il s’agit de la baisse la plus forte depuis 1949. Une baisse liée à la chute de l’activité économique suite à la mise en place du confinement, avec une diminution de 36% dans le contexte français.

Le gouvernement et le patronat se préparent à faire payer la crise aux travailleurs

Le système capitaliste tout entier se retrouve dès lors devant l’une des crises les plus importantes de son histoire. Face à cette situation, le gouvernement reste, ces dernières semaines, dans la droite lignée de sa politique pro-patronale, et tente de faire payer la crise aux travailleurs.

Le gouvernement s’est doté des moyens pour dès le début du confinement, avec l’Etat d’urgence sanitaire, qui permet entre autres de déroger au code du travail par décret. S’en est donc suivi une série d’ordonnances attaquant le droit du travail, l’une permettant d’allonger la semaine de travail à 60h et de revenir sur les congés payés. Un arsenal juridique permettant de faire payer aux travailleurs la crise sanitaire, utilisé depuis le début du confinement, notamment dans les secteurs en première ligne de la gestion de la pandémie. Mais ces ordonnances pourront égalent être utilisées par le patronat pour la reprise de l’activité économique. D’autant plus que l’Etat d’urgence et sanitaire a été prolongé ce jeudi de 2 mois... Une casse du code du travail pour faciliter la relance de l’économie tout en faisant payer le prix de la crise aux travailleurs.

Pour le gouvernement, pallier aux effets de la crise n’a d’autre sens que celui de préserver les intérêts économiques des grandes entreprises et de leur capital, et ce au détriment des travailleurs. Le déconfinement et le plan mis en place par le gouvernement en témoigne. La seule chose qui importe, c’est la reprise de l’activité et non la santé des travailleurs.

En ce sens, dans la droite lignée du discours tenu par Edouard Philippe ce mardi à propos du déconfinement, Bruno Le Maire a été clair :« il faut reprendre le travail », mais en donnant toujours aucun gage sanitaire aux travailleurs en cette période pandémique. Pour faire pression sur les travailleurs et légitimer la reprise ces derniers n’hésitent par ailleurs pas, dans leurs discours, à brandir les menaces de faillites, faisant par là peser aux salariés la responsabilité de la crise : « Un peu trop d’insouciance et c’est l’épidémie qui repart. Un peu trop de prudence et c’est l’ensemble du pays qui s’enfonce », déclarait ce mardi le premier ministre.

La pression matérielle et économique sont également utilisées, avec, entre autre, le durcissement des conditions d’obtention du chômage partiel à partir du 1er mai. Ainsi, les parents refusant de renvoyer leurs enfants à l’école, dans le cas où l’établissement scolaire pourrait les accueillir, ne toucheront plus le chômage partiel. Une mesure qui démontre la posture hypocrite du gouvernement qui, sous la pression des parents d’élèves et des enseignants en colère face à la réouverture des écoles, annonçait, il y a encore quelques jours, que ce retour se ferait sur la base du « volontariat ». De plus, à partir du 1er juin, le montant du chômage partiel baissera pour l’ensemble des salariés, à l’heure où aujourd’hui 11,3 millions de salariés sont concernés par cette mesure.

Le gouvernement compte donc bien envoyer les travailleurs au front, sans protection et en ne se souciant pas des conséquences pour l’ensemble de la population concernant le virus, pour préserver les intérêts du capital.

Parallèlement à cela, les seules mesures mises en place par ce dernier pour « sauver l’économie » consistent à injecter des milliards d’euros aux grandes entreprises. Si l’on regarde le détail du plan d’urgence économique mis en place par le gouvernement, dans lequel il débloque 110 milliards d’euros, le constat est clair. Les primes allouées aux travailleurs en première ligne de la crise, comme les soignants, ou encore les aides alloués aux plus précaires qui subissent de plein fouet les effets de la crise sanitaire et économiques, sont dérisoires. Les très petites entreprises, les indépendants et les micro-entrepreneurs auront eux une aide de… 1500 euros. Le gros du budget est alloué aux grandes entreprises. Ainsi, 20 milliards d’euros sont destinées au financement des « entreprises stratégiques ». A l’échelle internationale, les différents gouvernements ont également promis plusieurs milliards aux grandes entreprises, d’un montant supérieur à celui de la crise de 2008.

Cet argent versé par l’Etat, qui s’est également prêté garant auprès des banques pour que les entreprises puissent effectuer des prêts, ne bénéficiera certainement pas aux travailleurs. L’objectif principal de ces différentes stratégies d’aides consiste bel et bien à garantir les capitaux des patrons. En somme, on pioche dans l’argent public, que l’Etat a amassé après des années d’austérité, pour sauver le patronat. Des années de politiques d’austérité qui étaient d’ailleurs elles-mêmes les conséquences des sauvetages des banques qui avait nécessité beaucoup d’argent public.

L’expression la plus criante de cela, c’est la politique menée par Air France. Après avoir reçu 7 milliard d’euros par l’Etat, l’entreprise a présenté aux représentants du personnel un « plan de départ pouvant concerner jusqu’à 465 postes sur le réseau domestique ». Si le PDG de l’entreprise met en avant le caractère « volontaire » de ces départs pour masquer l’attaque, il est fort probable qu’il ne s’agisse que d’une première étape et que les 7 milliards de « prêts » seront employés à renflouer les bénéfices du groupe, sur le dos des salariés qui seront utilisés encore une fois comme variable d’ajustement.

Très loin de l’argument, largement relayé par les médias, selon lequel « sauver » Air France, ce serait « sauver l’emploi » de plusieurs dizaines de milliers de salariés, c’est tout l’inverse qui s’annonce. Un cynisme de la part de la direction d’Air France et de l’Etat, qui n’exige, en contrepartie de leurs prêts, évidemment aucune garantie en termes d’emploi pour les salariés. Par ailleurs, Bruno Le Maire a clairement annoncé que les salariés paieraient les frais de cette crise : « il y aura des faillites dans les mois qui vont venir. Et des pertes d’emplois. Nous le savons ».

De la nécessité de s’organiser pour ne pas avoir à payer leur crise !

Les travailleurs sont déjà en train de payer les conséquences de la crise. Des licenciements commencent à fleurir, comme à Daher, sous-traitant aéronautique, où 3300 emplois vont être supprimés. Boeing a quant à lui supprimé 16 000 emplois, Electric Aviation 2600. Une situation qui fait peser le poids de la crise économique sur les salariés, alors que ces entreprises possèdent encore des trésoreries abondantes. Alors que les deux géants de l’aéronautique, Boeing et Airbus, font face à une crise historique, les conséquences pour les travailleurs risquent d’être désastreuses, si les travailleurs n’opposent pas un rapport de force pour imposer aux directions le « zéro licenciement ».

De plus, le taux de chômage a augmenté de plus de 7,1%, la plus importante hausse mensuelle depuis 1996. Et ce alors que le gouvernement a fait passer l’année dernière la réforme de l’assurance chômage et qu’il ne compte évidemment pas la retirer malgré le contexte de crise et l’explosion du taux de chômage qui se profile.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise économique actuelle dont ils ne sont pas responsables. Il y a aujourd’hui urgence à s’organiser et à imposer des mesures aux antipodes de la politique et des intérêts du patronat et du gouvernement. C’est le sens des 12 mesures d’urgence que nous mettons en avant dans la période.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Confiné sur son île, le milliardaire Richard Branson ose demander des aides de l’État !

Où sont les « assistés » ? L’histoire de ce multimilliardaire, racontée par Libération, dépeint avec brio et paillettes les magouilles des grands capitalistes qui n’hésitent pas à demander des millions aux États (c’est-à-dire l’argent des contribuables) quand eux même ont accumulé des milliards et qu'ils arrivent par tous les moyens à contourner la fiscalité !

Confinement à double vitesse

C’est le journal Libération qui a révélé l’affaire. En pleine crise du Covid-19, 85% des avions de la compagnie Virgin Atlantic sont cloués au sol. L’actionnaire majoritaire, Richard Branson, rencontre alors certaines difficultés financières.
Pour y parer le multimilliardaire n’hésite pas à utiliser les matelas les plus abjects. Avec une fortune estimée approximativement à 4,2 milliards de dollars (sa fortune ayant bien grossi depuis 2009, malgré les secousses de la crise des subprimes, où elle n’était alors « que » de 2,6 milliards de dollars). Le multimilliardaire et propriétaire de la marque Virgin Group fait tant dans le transport aérien, que les sodas, les transports ferroviaires, la téléphonie mobile, la finance ou encore le tourisme spatial (liste non exhaustive). Un groupe qui emploie au total plus de 70 000 personnes.
Dans un premier temps, les ressorts ont été constitués de son personnel en leur faisant prendre huit semaines de congés sans solde au cours des trois prochains mois. Comment ces travailleurs et travailleuses vont-ils vivre avec l’équivalent de deux mois sans salaire ? Ce n’est pas son problème me direz-vous car, s’il est milliardaire, il l’a mérité par la sueur de son front ! (et aucunement par l’exploitation des travailleurs et travailleuses).
Enfin, pour éviter la faillite totale de l’entreprise, il a demandé au gouvernement britannique un prêt estimé à 572 millions d’euros en donnant comme garantie son île privée luxueuse de 30 hectares, depuis laquelle il télétravaille pendant le confinement. A ce propos, il n’hésite pas à se raconter et trop en dire : « moi et ma femme n’avons pas quitté le Royaume-Uni pour des raisons d’évasion fiscale mais pour notre amour des îles Vierges britanniques et particulièrement de Necker Island ». Il est pourtant bien un exilé fiscal et au regard de la grossièreté de sa demande, sous les projecteurs médiatiques, le gouvernement britannique répond, pour le moment, un catégorique « non ». Pourtant, le gouvernement anglais avait déjà versé 22 millions de livres sterling en 2018, et de 14 millions en 2017 à Virgin Altantic sous forme de crédit d’impôt.

Privatisation des pertes et socialisation des profits

En France le schéma est le même : pour le Plan d’urgence face à l’épidémie, l’État français a versé 20 milliards d’euros pour les « entreprises stratégiques » et seulement 1,3 pour le personnel de la santé. Dans le même sens, le gouvernement a prévu 24 milliards d’euros pour le chômage partiel. Une mesure qui, comme nous l’avions relaté, profite « à un grand nombre de patrons et d’entreprises – y compris les plus grosses – [leur permettant] de ne pas mettre la main à la poche et de préserver leurs bénéfices, qui se chiffrent pourtant en milliards d’euros pour certaines ».

Quand ces « entreprises stratégiques » font des milliards de bénéfices d’autre part : Airbus a annoncé, pour le premier semestre 2019 un bénéfice net de 1,197 milliard d’euros, l’entreprise PSA a enregistré elle un bénéfice net record en 2019 de 3,2 milliards d’euros. Et où l’évasion fiscale est estimée elle entre 80 et 100 milliards d’euros par an en France selon un rapport Oxfam.
L’exemple de Branson montre encore une fois l’absurdité du fonctionnement capitaliste en socialisant toujours les pertes et en privatisant toujours les profits jusqu’à atteindre des chiffres tels que 1% des plus riches détiennent plus de la moitié de la totalité des richesses mondiales selon un autre rapport Oxfam ; et ceci toujours au détriment de notre classe, des travailleurs et travailleuses.
Crédits photo : Photo Todd VanSickle. AP

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Tandis qu' Emmanuel MACRON, en ce 1er mai se répand en paroles sirupeuses avec en cœur de cible les travailleurs et les organisations syndicales, sur le terrain c'est une tout autre musique.

Preuve s'il en fallait, que la situation, la loi sur l'urgence sanitaire est utilisée contre les droits des travailleurs et leur libre expression.

L'interdiction de fait étant bien sûr maquillée sous des arguments de sécurité et de défense de l'environnement!

Le bâton, la sanction venant finaliser l'affaire!

____________________________________

SOURCE : La Dépêche

 

Dans le Gers, ça chauffe entre les organisations syndicales et certaines autorités. Après que deux délégués CGT en pleine opération syndicale ont été verbalisés par la police mardi pour non-respect du confinement, la préfète a interdit ce jeudi après-midi l'opération lampes illuminées prévue vendredi à 22 heures en guise de "1er-Mai confiné" ! 

S'agit-il d'une "guéguerre" de tranchées entre la préfecture du Gers et les syndicats, disons, les plus remuants du Gers, dont la CGT ? En tout cas, la CGT n'écarte pas cette éventualité et dénonce déjà un "acharnement antisyndical incompréhensible" :


Comme partout en France, l’intersyndicale du Gers,  CGT, FSU, Solidaires, UNL, Modef et Confédération Paysanne ne peut pas défiler, en raison du confinement... mais elle entendait bien célébrer le 1er-Mai. Elle avait choisi pour cela de le faire de manière - disons - originale :  illuminer le ciel grâce à un lâcher de lanternes lumineuses le soir du 1er-Mai, à 22 heures !


Ce ne sera pas possible : la préfète Catherine Séguin a en effet pris un arrêté interdisant cette opération syndicale. Les contrevenants sont bien entendu susceptible d'être verbalisés, et, avec un peu de zèle, interpellés. 

Rappelons que, afin d’organiser justement ce « 1er Mai confiné », mardi matin deux délégués syndicaux de la CGT du Gers qui procédaient à la distribution de lampions à Auch ont été verbalisés par la police sur « ordre ». 

Un recours possible... pas avant mi-juin !


Les deux syndicalistes, dont le secrétaire départemental de la CGT Éric Catarutti, ont eu beau exhiber un justificatif professionnel de leurs employeurs, comme de leur syndicat, ou encore affirmer avoir informé la mairie d’Auch de la démarche et avoir obtenu son autorisation : rien n’y a fait. Pas même la présentation d’une lettre du préfet de Région Occitanie et Haute-Garonne, Étienne Guyot (ancien, préfet du Gers !) définissant le cadre pour continuer à faire valoir le droit d’exercer un mandat syndical durant le confinement. 

Quant à la décision préfectorale au sujet des lampions, les syndicats ne se font sans doute guère d'illusions non plus sur une possibilité de contestation. En effet, l'arrêté rappelle :  "Le présent arrêté peut faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir, devant le tribunal administratif de Pau, dans le délai maximal de deux mois suivant l'expiration d'un délai d'un mois à compter de la date de cessation de l'état d'urgence sanitaire déclaré par l'article 4 de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020, conformément à l'ordonnance du 25 mars 2020 portant adaptation des règles applicables devant les juridictions de l'ordre administratif pendant l'état d'urgence sanitaire."

Autrement dit, l'urgence sanitaire nous place de facto dans un "état d'exception" qui prive de certains droits de recours : et dans le cas d'espèce, pour déposer un recours à l'arrêté, il faudrait attendre (a minima) le 11 juin ! 

Serge Boulbès

 

Les termes de l'arrêté d'interdiction
Voici les termes de l'arrêté :

"Considérant que les lanternes volantes (dites également « lanternes célestes », « lanternes thaïlandaises », « lanternes chinoises », « montgolfières en papier », etc.) sont des ballons à air chaud fonctionnant sur le même principe que la montgolfière ; qu'une fois allumé, le brûleur chauffe l'air contenu dans la lanterne, ce qui a pour effet de faire s'élever celle-ci dans les airs ; que ces lanternes ne sont pas pilotées, contrairement aux montgolfières, et que leurs utilisateurs sont dans l'incapacité de prévoir l'endroit où elles vont atterrir; que vouées à l'abandon dès leur envol, elles peuvent entraîner des dommages sur la faune, la flore et présenter un risque de pollution, y compris visuel et des risques d'incendie ; qu'elles présentent également un danger pour la navigation aérienne, notamment à l'intérieur des zones d'approche des aérodromes;

-Considérant que, sur le fondement de L. 3131-15 du code de la santé publique portant dispositions de l'état d'urgence sanitaire, l'article 3 du décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 modifié interdit jusqu'au 11 mai 2020 les déplacements de toute personne hors de son domicile à l'exception de certains déplacements essentiels dûment justifiés; 

Article 1er . L'usage (mise à feu ou lâcher) des lanternes volantes est interdit sur l'ensemble du département du Gers le vendredi 1er mai 2020 de zéro heure à minuit. 

Article 2 - Les contrevenants à la présente interdiction s'exposent aux sanctions prévues à l'article R. 610-5 du code pénal, sans préjudice de la verbalisation par les forces de l'ordre encourue à raison des infractions prévues à l'article L. 3131-6 du code de la santé publique, pour méconnaissance des articles 3 et 7 du décret n° 2020-290 du 23 mars 2020 précité. 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

À l'initiative du «réseau salariat», plusieurs personnalités dont Ludivine Bantigny, Caroline Fiat et Bernard Friot rappellent que « sans attendre un quelconque « jour d’après », la Sécurité sociale est notre meilleure arme aujourd’hui contre le Covid-19. Et elle sera notre meilleure arme, demain, quand il faudra affronter la crise économique ».

Ainsi, le gouvernement a annoncé un déconfinement progressif à partir du 11 mai, mais nous savons déjà que les moyens d’assurer la sécurité sanitaire ne seront pas au rendez-vous. Une autre organisation collective est devenue nécessaire pour dépasser cette crise sanitaire, écologique et sociale, vraisemblablement la première d’une longue série si nous ne changeons pas au plus vite notre modèle économique.

En effet l’actuelle propagation pandémique n’est pas un phénomène naturel mais une conséquence de l’organisation capitaliste de l’économie. Elle est née des destructions écologiques, de la pauvreté de la population de la région de Wuhan. Elle s’est répandue sur les circuits commerciaux de l’économie globalisée. Enfin, elle nous a trouvé·e·s dans la plus grande impréparation après des décennies de mise à mal de notre système de santé non marchand et donc, non rentable aux yeux des idéologues libéraux.

Malgré cela, une gestion énergique et au service de la population aurait pu éviter que l’épidémie ne se transforme en crise sanitaire et sociale. On sait ce qu’il en a été de l’action du gouvernement Macron-Philippe à cet égard. Il a accumulé les retards, voire les refus de prendre les mesures nécessaires, et il a prouvé son inconséquence par le maintien du 1er tour des municipales. Les pouvoirs de police élargis accordés à l’exécutif, l’allongement du temps de travail et la suppression de la 5e semaine de congés payés, décidés sous couvert de l’état d’urgence sanitaire, montrent suffisamment que la préoccupation de ce gouvernement n’est pas de protéger la population, mais de préserver les profits de la haute finance.

La population n’est pas protégée aujourd’hui par les autorités mais bien par les femmes et les hommes qui restent à leur poste de travail dans les hôpitaux, dans les pharmacies, chez les médecins généralistes, dans les supermarchés et sur les marchés autorisés, dans les transports en commun et dans les champs. Ce sont aussi, dans la Creuse, ces ouvrières au chômage technique qui ont repris le travail pour fabriquer des masques et des blouses à destination des soignants. Ou encore, à Plaintel en Bretagne, l’initiative d’ouvrier·e·s de reprendre en coopérative leur usine de fabrication de masques fermée en 2018 pour satisfaire ses actionnaires. Et dans la région de Marseille, les sociétaires de Scop-Ti (coopérative de production de thé) qui ont réorienté leur production vers la fabrication de masques et blouses, pendant que les salarié·e·s d’un McDo ont transformé leur lieu de travail en lieu de solidarité avec les plus démuni·e·s.

Cette solidarité des travailleurs et travailleuses doit être soutenue et étendue. Et pour cela, nous avons un outil irremplaçable : la Sécurité sociale ! Créée et gérée majoritairement par les salarié·e·s jusqu’en 1967 (1), elle a été le pivot d’une vraie politique populaire de santé publique. Elle a permis le maillage hospitalier de tout le territoire national ainsi que l’éradication de nombreuses maladies qui frappaient les classes populaires (tuberculose, poliomyélite, diphtérie, tétanos). Elle peut et doit retrouver ce rôle.

Dès à présent, toutes et tous les salarié·e·s au sein des Conseils d’Administration doivent s’en approprier collectivement la gestion et décider de soutenir financièrement les initiatives solidaires existantes et à venir, et permettre de les coordonner. Ils et elles doivent également mandater un comité de chercheur·se·s indépendant·e·s et de travailleur·se·s, chargé d’établir une stratégie populaire de sortie de crise en alternative à celle du Haut conseil scientifique de Macron-Philippe.

Mais il revient aussi à chacun·e d’entre nous de donner à ces administrateurs·trices la puissance et la conviction politiques nécessaires. Le report des échéances des cotisations sociales décidé par le gouvernement est dans la droite ligne des politiques dites "d’allègement de charges", qui ont mis l’hôpital à genoux : exigeons le remplacement de ce report par le gel des dettes des entreprises auprès des banques. Et surtout prenons en main les moyens de production partout où c’est possible et nécessaire. Identifions les entreprises susceptibles de mettre leurs activités au service de la lutte contre la maladie. Dans les entreprises de mécanique, fabriquons des respirateurs. Dans les entreprises textiles, masques et blouses. Dans les laboratoires publics et privés, des tests de dépistage par centaines de milliers. Sur les plateformes logistiques, utilisons nos savoir-faire pour la répartition de ces productions. Et ainsi de suite, sans autre limitation que nos besoins et notre volonté.

La Sécurité sociale est notre création, elle est notre propriété collective. Elle est notre principale protection contre les méfaits du capitalisme et nous ne devons jamais l’oublier. Pour quoi nous battions-nous cet hiver à travers le refus des réformes des retraites, de l’hôpital et du chômage, sinon pour la Sécurité sociale ? Il ne tient qu’à nous de renouer dès maintenant les fils de cette lutte, sans attendre un quelconque « jour d’après ». La Sécurité sociale est notre meilleure arme aujourd’hui contre le Covid-19. Et elle sera notre meilleure arme, demain, quand il faudra affronter la crise économique (2).

 

(1)  Voir le film « La Sociale », réalisé par Gilles Perret 

(2)  Pour des propositions de reprise et d’élargissement de la Sécurité sociale, voir et signer « L’Appel pour reprendre la Sécurité sociale » 

Publié par blogs.mediapart.fr

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Coronavirus : vague de licenciements mondiale dans les compagnies aériennes

Dans le contexte de la crise du Covid-19, une vague de licenciements massifs et inédits dans le transport aérien est entrain de déferler. Des dizaines de milliers d’emploi sont d’ores et déjà entrain d’être supprimés.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise
Des dizaines de milliers d’emplois menacés dans les compagnies aériennes

 
 
Les mesures de confinement et de distanciation sociale imposées un peu partout dans le monde ont cloué au sol la plupart des avions. La crise du Covid-19 et la faiblesse de la reprise économique dans le transport aérien devraient une baisse importante de l’activité des compagnies aériennes, au point que celles-ci pointent un « sureffectif » de 30 % selon Oddo BHF.
 
Face à cette situation, des licenciements de masse ont déjà commencé : 2.000 licenciements chez le Britanique Flybe en mars ; à la mi-avril la low-cost hongroise Wizzair a licencié 1.000 salariés ; la semaine dernière, Norwegian a annoncé 4.700 suppressions de postes.
 
Ce mardi 28 avril plusieurs entreprises ont également annoncé un plan de licenciement comme le rapporte La Tribune et Air Journal. British Airlines a annoncé licencier environ 30% des postes, soit 12 000 employés. Chez le scandinave SAS, 5000 licenciements sont annoncés, soit près de 50 % de ses effectifs, dont environ 1900 postes en Suède, 1300 en Norvège et 1700 au Danemark. Quant à Islandair, 2.000 des salariés sur 4600 seront licenciés. La compagnie islandaise estime ne pas avoir d’autre choix pour faire face à la situation. Elle précise dans Air Journal que « la majorité des employés restants continuent à travailler à temps partiel » et que ceux travaillant à temps plein ont dû subir des réductions de salaire, des « mesures très douloureuses mais nécessaires », selon son PDG, Bogi Nils Bogason.
 
Chez Ryanair, il est envisagé de licencier si le trafic aérien ne redémarre pas d’ici juin. Et tout ceci n’est que le début. Dans une note publiée le 7 avril 2020, l’IATA (l’Association Internationale du Transport Aérien) envisage même que l’impact des fermetures de compagnies aériennes pourrait entraîner jusqu’à 25 millions de licenciements, directs et indirects, dans différents secteurs liés au tourisme ou au voyage. La zone Asie-Pacifique serait la plus impactée (11,2 millions d’emplois en danger), suivi par l’Europe (5,6 millions), l’Amérique latine (3 millions), l’Amérique du Nord (2 millions), l’Afrique (2 millions) et le Moyen-Orient (1 million).
 

Un sauvetage sans contreparties ?

 
Face à cette situation les sauvetages se multiplient. En France, Air France a d’ores et déjà reçu de la part du gouvernement 7 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat sans aucune contrepartie attendue. Ce n’est pas propre à la compagnie aérienne, PSA et Renault par exemple ont également le droit à leur chèque en blanc.
 
et sont « en train de gagner ». Pour lui, « les industries climaticides sont en train de faire une démonstration de pouvoir, en faisant passer le message que leurs intérêts particuliers sont toujours les plus forts et dominent ceux de l’humanité et du vivant ».
 
Sur le terrain social aucune contrepartie n’a ainsi été faite sur le maintien des emplois, au point que Ben Smith, PDG d’Air France – KLM annonçait quelques jours après l’annonce du prêt un plan de « départs volontaires » ! Une véritable insulte pour les travailleurs qui vont à nouveau constituer la variable d’ajustement de l’entreprise. De même, sur le terrain écologique, l’entreprise a évoqué une vague promesse : « réduire de 50% ses émissions de CO2 » d’ici à 2030…
 
A Air France comme dans de nombreuses autres compagnies aériennes, c’est donc le même schéma qui se prépare : une socialisation des pertes sans contrepartie, couplée à des vagues de licenciement massives. Face à une telle situation, et contre la logique consistant à renflouer sans garantie les entreprises, il s’agit de revendiquer la nationalisation sous contrôle des travailleurs des compagnies aériennes ainsi que l’interdiction des licenciements.
 
En parallèle, face à des attaques internationales qui se répètent à l’identique, la situation rappelle plus que jamais l’urgence de l’unité des travailleurs des compagnies aériennes qui doivent ensemble s’opposer aux plans de leurs patrons respectifs et opposer une réponse commune.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Visiteurs

470490

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog