SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

2020-04-14 20:18:49 Source

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vous y trouverez Le documentaire Gilets Jaunes de Crolles

Notre appel en Vidéo et son texte écrit

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Plan d’urgence : des milliards pour les entreprises, des miettes pour les soignants

Ce 15 avril, le gouvernement a annoncé une forte augmentation du budget du plan d'urgence économique. S’il a mis l'accent dans sa communication sur les primes destinées aux fonctionnaires et les aides aux précaires, celles-ci apparaissent dérisoires au regard du budget alloué aux entreprises.

Pro-business

Crédit photo : Michel Euler / POOL / AFP

Ce 15 avril, Gerald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes Publics et Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, ont présenté leur « Plan d’urgence économique » au Conseil des Ministres et à la commission des finances de l’Assemblée Nationale. Le projet devrait être voté vendredi à l’assemblée nationale et mardi prochain au Sénat.

Le plan, dont on entend parler depuis plusieurs jours déjà, va faire passer à 110 milliards les 45 milliards d’euros initialement prévus pour « sauver l’économie ». Une évolution qui fait suite à l’assombrissement de la perspective économique, avec une crise économique dure qui s’annonce. Bercy attend désormais une chute de 8% du PIB alors que nous ne sommes qu’au début de la crise. A titre de comparaison, après la crise de 2008, le PIB avait reculé de 2,2%. Face à ce constat, le gouvernement continue dans la droite lignée de sa gestion pro-patronale avec un plan qui fait la part belle au soutien aux entreprises.

Le plus gros du budget pour préserver les profits des « entreprises stratégiques »

Dans ce sens, le gouvernement a notamment augmenté son enveloppe pour financer le chômage partiel de plus de 8 millions de personnes, pour qu’elle atteigne 24 milliards d’euros. Une mesure qui concerne évidemment les salariés, mais qui permet surtout à un grand nombre de patrons et d’entreprises – y compris les plus grosses – de ne pas mettre la main à la poche et de préserver leurs bénéfices, qui se chiffrent pourtant en milliards d’euros pour certaines.

En parallèle, le gouvernement a annoncé une aide de 20 milliards destinée au financement des « entreprises stratégiques » françaises qui pourraient être en difficulté. Une mesure présentée par Bruno Le Maire en commission de finance comme stratégique pour faire face à la concurrence : « la protection de nos entreprises les plus stratégiques, l’Allemagne le fait, nous le faisons également, car ces entreprises ont perdu de la valeur sur les marchés et pourraient être rachetées à vil prix par des puissance étrangères ou des fonds étrangers ».

Au-delà des entreprises que le gouvernement juge stratégiques à son économie, pour lesquelles les aides se comptent en dizaine de milliards d’euros, le gouvernement a eu un geste pour les PME, particulièrement touchées par la crise économique. Le montant du fonds va ainsi passer de 1 à 7 milliards d’euros, et le montant maximum de l’aide pour chaque petit entrepreneur de 2 000 à 5 000 euros. Le gouvernement va également faire passer de 75 millions d’euros à 1 milliards le fond de développement économique pour les Entreprises de Taille Intermédiaire et a débloqué un fond de 500 millions d’euros pour que les PME qui n’ont pas eu de prêts puissent en contracter auprès de l’Etat.

20 milliards pour les capitaux des grandes entreprises : 1,3 pour le personnel hospitalier

Présentant son plan d’urgence, le gouvernement a par ailleurs insister sur un volet « social » déjà évoqué par Macron lors de son discours lundi. Au centre des annonces : une prime qui variera entre 500 et 1 500 euros pour certains personnels hospitaliers. Une aide restreinte cependant puisque seuls les personnels des départements les plus touchés par l’épidémie -30 d’après le premier chiffre donné par Olivier Véran- et ceux des services qui ont accueilli des malades du coronavirus dans les départements moins touchés pourront prétendre à la prime de 1 500 euros. Les personnels des autres centres moins affectés toucheront une prime de 500 euros. S’ajoute à cela une revalorisation des heures supplémentaires à hauteur de 50 %.

Une autre prime a été également annoncé à destination cette fois-ci des fonctionnaires nationaux hors personnel soignants. Ce sont près de 400 000 agents qui pourraient toucher une prime dont le montant maximum sera de 1 000 euros. L’enveloppe attribuée pour ces primes est fixée à 300 millions d’euros, ce qui, si on fait la division, revient à une moyenne de 750 euros, bien inférieur à la fourchette haute annoncée pour le moment.

La dernière aide concerne les familles : le 15 mai sera versée aux familles bénéficiaires du RSA ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) une aide de 150 euros, à laquelle pourront s’ajouter 100 euros supplémentaires par enfants. Les familles bénéficiaires des Aides Personnalisées au logement (APL) pourront également toucher une aide de 100 euros par enfant.

Des aides qui ont suscité des réactions très mitigées des concernés. Interrogé par France Info Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat national des professionnels infirmiers explique ainsi : « Souvent il y a des effets d’annonce, mais c’est plutôt l’oncle Picsou qui verse les primes ». Sur les réseaux sociaux, de nombreux soignants ont également souligné que les primes ne remplaceraient pas de véritable hausses de salaires. Même son de cloche à propos des aides sociales, à propos desquelles Florent Guéguen, directeur de la FNARS, toujours pour France Info, note : « c’est un geste positif mais qui ne comble pas les dépenses supplémentaires et les pertes de revenus qui sont très élevées notamment chez les familles populaires et dans les quartiers populaires ». Des niveaux d’autant plus insuffisants si on les rapporte aux aides apportées aux entreprises. Ainsi, l’enveloppe annoncée Véran pour les personnels hospitaliers s’élèvera à 1,3 milliards d’euros, pour le reste des 400 000 fonctionnaires, 300 millions d’euros : ce qui fait donc 1,6 milliards d’euros pour les fonctionnaires au cœur de la crise, qui mettent leur vie en jeu pour que les activités essentielles à la (sur)vie de la société soit assurées, pour plus de 20 milliards d’aides pour les capitaux des grandes entreprises « en difficulté »…

Alors que l’importance de la récession qui nous attend se dessine de plus en plus clairement, ces primes et ces aides ne donnent par ailleurs aucune garantie de sécurité d’emploi et de conditions de travail dignes, ni aux soignants, ni aux fonctionnaires, ni même à tous les travailleurs et travailleuses du privé qui se retrouvent au cœur de la crise, à faire fonctionner les secteurs essentiels. De fait, quand des licenciements massifs se profilent, à l’image de ce qu’a déjà annoncé l’entreprise Daher, c’est l’interdiction des licenciements ou l’augmentation des salaires qui devraient être à l’ordre du jour, pas des primes ponctuelles qui semblent servir à faire passer la pilule de la mauvaise gestion de la crise et d’années d’attaques contre le service public et le Code du Travail. Pourtant, les travailleurs le savent, de telles mesures ont peu de chance d’être offertes par le gouvernement, il ne les concèdera que par la lutte !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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La fortune du patron d’Amazon augmente de 24 milliards grâce au coronavirus

Le confinement semble être une aubaine pour Amazon et notamment pour son principal actionnaire Jeff Bezos, plus riche milliardaire du monde qui a vu sa fortune augmenter de 24 milliards de dollars pour atteindre 138 milliards sans rien faire… À l’inverse, des salariés de l'entreprise qui sont au front pour maintenir une activité non-essentielle avec de maigres protections sanitaires.

#NosViesPasLeursProfits

Crédit photo : Photo Sajjad HUSSAIN / AFP

Depuis le début du confinement, Amazon est une des rares entreprises à battre des records en termes de chiffre d’affaires. Évidemment cette période de confinement booste fortement les ventes via internet, dont Amazon est l’un des principaux acteurs, alors même que cette activité est en grande partie non essentielle. Ainsi, malgré la crise financière latente, la valeur en bourse de l’action de l’entreprise a atteint des niveaux historiquement élevés de 2283 dollars. Une croissance du cours qui permet à Jeff Bezos, qui détient 11% des actions de l’entreprise, de voire sa fortune de s’élever de 24 milliards de dollars pour atteindre 138,5 milliards d’après l’Agence Bloomberg.

Cette hausse du profit se fait dans un mépris total de la santé et de la vie des milliers de salariés du géant de la distribution en ligne. En effet, depuis le début du confinement Amazon maintient son activité non-essentielle autour du globe alors même que de nombreux travailleurs ont fait valoir leur droit de retrait face à la recrudescence des cas confirmés au sein des entrepôts ou parmi les livreurs..

Face à la situation, l’entreprise n’a pas hésité à mettre en place un flicage des travailleurs par des intérimaires ou à acheter massivement de masques pour le personnel, privant les personnels soignants de ce matériel, que l’entreprise a cassé le droit de retrait des travailleurs, les poussant à reprendre le travail sous peine de perdre leur rémunération. Ce qui constitue une attaque frontale contre les droits des travailleurs, et une répression patronale pour maintenir l’activité.

Comme nous déclarait Antoine Delorme, délégué syndical sur le site de Chalon-sur-Saône : « Ils énumèrent les mesures, mais encore une fois on a aucune nécessité de rester ouverts à Chalon, à part faire des sous : ils font un pognon monstre. Le directeur du site de Chalons nous a avoué qu’il y avait un afflux de commandes ; ils surfent sur le confinement ». Les 24 milliards de gain de Jeff Bezos sonnent ainsi comme insulte, quand seules des primes de 2 euros par heure seront versées aux salariés qui mettent leur vie en péril pour continuer l’activité du groupe.

D’ailleurs, l’entreprise espère continuer sa course folle aux profit alors même qu’une décision du tribunal de Nanterre du 14 avril oblige le géant à restreinte son activité à la distribution de produits essentiels. À ce jour, Amazon France a en effet affirmé vouloir faire appel de cette décision et a lancé des quasi-menaces sur un arrêt total de son activité et brandi les conséquences en termes d’emplois supprimés que celui-ci ferait peser, un véritable chantage à l’emploi !

Ainsi, l’activité en grande partie non-essentielle d’Amazon fait grossir à milliards la fortune des actionnaires pendant que des travailleurs sont forcés de risquer leur vie dans les entrepôts pour livrer des PS4 ou des ordinateurs. Preuve d’une actualité plus que renouvelée, en cette période de crise sanitaire, du mot d’ordre « nos vies valent plus que leurs profits. »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Amazon condamnée en justice pour le maintien de ses activités non essentielles

Depuis le début du confinement, des entreprises aux activités non essentielles continuent de faire travailler leurs salariés. Parmi elles, Amazon. Malgré les droits de retraits, la livraison d’objets non essentiels a continué. Grâce au combat de salariés, l’entreprise a été condamnée à cesser ce type d’activités clairement inutiles dans un contexte de crise, et qui mettent en danger les salariés.

#STOPPRODUCTIONNONESSENTIELLE

Crédit photo : LP/Olivier Arandel 

Le Tribunal de Nanterre a statué aujourd’hui en faveur des salariés, obligeant Amazon à cesser toutes ses activités non essentielles dans les vingt-quatre heures, estimant que « de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés », selon le Monde. L’entreprise devra se limiter « aux activités de réception des marchandises, de préparation et d’expédition des commandes de produits alimentaires, d’hygiène et médicaux, sous astreinte d’un million d’euros par jour de retard et par infraction constatée ».

C’est Sud Commerces qui a porté plainte contre l’entreprise et gagné le procès. Laurent Degousée, co-délégué de Sud-Commerce explique à Rapports de Force : « Ce n’était rien d’autre qu’une bataille de communication, aujourd’hui la stratégie d’Amazon est punie par la justice, ils ont voulu jouer avec le feu, ils se sont brûlés. »

 

 

DÉLIBÉRÉ @AmazonFrance : le juge ordonne de limiter, dans les 24 h et sous astreinte de 1 million par jour de retard, l'activité aux marchandises essentielles dans la période dans l'attente d'une évaluation des risques épidémiques en y associant les représentants du personnel !

De nombreux salariés avaient exercé leur droit de retrait depuis le début du confinement, pour protester contre leur direction qui les obligeait à poursuivre le travail dans des conditions déplorables. Pourtant, dans l’entreprise, il y a eu plusieurs cas chez les travailleurs. Le maintien des activités impliquait forcément de créer un foyer de contamination important.

Le géant de la livraison ne s’est d’ailleurs pas gêné pour commander et utiliser des masques et du matériel de protection en nombre, alors que les soignants en manquent, pour empêcher toute protestation et rendre impossibles les droits de retrait. Ou même d’engager des intérimaires pour fliquer et vérifier le bon déroulement du travail, comme dans un de ses entrepôts à Montélimar. Des méthodes répressives scandaleuses et qui dévoilent la perfidie de la direction de l’entreprise prête à tout pour maintenir ses profits.

Alors même qu’un salarié a été placé en réanimation il y a une quinzaine de jours, il semblait de plus en plus dangereux et absurde que ces activités puissent continuer. L’entreprise, sous couvert d’embaucher massivement, met aujourd’hui des travailleurs en première ligne sans protection adéquate et dans des entrepôts où il est impossible de suivre les normes de sécurité nécessaires. Devoir prendre le risque de mourir pour avoir livré ou organisé la livraison de chaussettes ou de lunettes de plongée en pleine épidémie est scandaleux. Aujourd’hui, des salariés sous-payés, intérimaires, précaires sont envoyés à l’abattoir pour le profits des entreprises et cela doit cesser.

Dans l’aéronautique ou l’automobile, les entreprises continuent elles-aussi leurs activités au mépris de la vie des salariés. BFMTV relaie le communiqué de l’entreprise, qui a décidé de faire appel, se défendant d’avoir mis en place toutes les mesures nécessaires malgré les témoignages et la situation racontée par les travailleurs. D’ailleurs, toujours selon BFM, Amazon pourrait même contourner la loi et faire passer ses commandes par les entrepôts du reste de l’Europe pour continuer à faire de la marge sur la vie de ses salariés. Des méthodes assumés et contre lesquelles les travailleurs s’organisent, étant pour beaucoup bien décidé à ne pas se laisser faire. Encore ce mardi, Amazon a licencié deux travailleurs aux États-Unis sous prétexte des critiques qu’ils émettaient contre l’entreprise.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Alors que le MEDEF a posé sur la table l’augmentation du temps de travail pour rattraper la crise, Bruno Le Maire feint se préoccuper des classes populaires. Mais aucune mesure n’est prise dans ce sens, au contraire au lendemain des annonces de Macron 110 milliards d’euros ont d’ores et déjà été débloqués pour le patronat.

Derrière le discours de « solidarité » de Bruno Le Maire se cachent de gros cadeaux au patronat

Crédits photo : Capture écran BFM

Dans son discours Macron a annoncé de nombreuses mesures, dont l’évocation rapide d’une allocation en aide aux classes populaires. Cela pouvait surprendre au vu de la déclaration du MEDEF quelques jours plus tôt, qui exigeait explicitement que le temps de travail soit augmenté. Car la crise sanitaire approfondi la crise structurelle du capitalisme. Gérald Darmanin, Ministre des Finances et des Comptes publics, prévoit que le déficit public de la France passe de 7,6% à 9% du PIB et la dette va ainsi se chiffrer à 115% au courant de cette année. Bercy attend une chute de 8% du PIB alors que la crise ne fait que commencer ; à titre de comparaison, après la crise de 2008, le PIB avait reculé de 2,2%, ce qui était déjà colossal. Ce que le MEDEF a ouvertement exprimé c’est donc de faire payer la crise aux travailleurs par des mesures radicales. Derrière son discours policé au lendemain de celui de Macron, Bruno Le Maire a pris le soin de satisfaire le patronat.

La Loi Urgence Coronavirus et les dernières ordonnances que le gouvernement a fait passer ont durement attaqué le droit du travail, imposant à de nombreux secteurs la reprise du travail dans des conditions sanitaires criminelles. Ce que le MEDEF demande c’est en fait que le gouvernement aille plus loin et de manière beaucoup plus radicale. En ayant déclaré l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement a donné le droit aux patrons de décider unilatéralement des horaires de leurs employés et ainsi en abuser pour les faire travailler plus. Geoffroy Roux de Bézieux veut également rogner sur les jours fériés, sur les congés payés… peut-être veut-il faire travailler 60 heures par semaine ?

Des attaques aussi brutales ne seraient pourtant même pas acceptées par les bases réduites de l’électorat Macron, des secteurs les plus bas de la petite-bourgeoisie ou de la base populaire de la droite républicaine. Xavier Bertrand, ancien ministre de Fillon, s’y est lui-même opposé en affirmant qu’on ne peut pas faire payer l’austérité aux classes populaires. De la même manière Bruno Le Maire ne pouvait pas ouvertement affirmer un projet néolibéral aussi dur ; celui-ci a déclaré que « c’est une drôle d’idée de réfléchir comme cela. Il faut faire des efforts oui, mais des efforts de solidarité entre les entreprises. Les grandes entreprises avec les sous-traitants, celles de la grande distribution avec les producteurs locaux. Il faut un effort de justice ».

On comprend toutes les contradictions exacerbées du capitalisme que révèlent cette crise car les demandes de la bourgeoisie française à la classe politique font craindre à Macron une forte contestation sociale - à raison. Le climat est en effet à une radicalisation du type gilet-jaune qui s’étende à de larges franges de la population et notamment les travailleurs en première ligne de la crise sanitaire. Alors que le gouvernement se concentrait à satisfaire les grandes entreprises, il se hâte dorénavant d’aider les petites entreprises en difficulté pour élargir ses bases et contenir la contestation.

Gérald Darmanin a ainsi affirmé que la solution ne pouvait pas être d’augmenter les impôts, cela dans la continuité de la politique de Macron qui a soi-disant augmenté le pouvoir d’achat des Français. Pourtant ce qui n’a pas été pris sur les impôts l’a été sur les APL, la taxe carbone, les retraites, et au contraire en 2019 la pauvreté était en hausse selon l’INSEE avec plus de 9 millions de personnes en situation de précarité. C’est donc dans cette continuité que le gouvernement continuera sa politique de faire payer la crise aux travailleurs par des attaques beaucoup plus dures. Mais pour l’instant Macron cache tout cela sous de vaines et versatiles promesses d’allocations en faveur des classes populaires.

Un plan massif d’aide au patronat a été déployé sans plus attendre mais sans plus de précision sur les mesures pour les classes populaires. Bruno Le Maire assume sa position, il faut investir massivement quitte à avoir « plus de dette pour sauver les entreprises ». Ce plan s’élève à rien de moins que 110 milliards d’euros ! Et ce n’est que provisoire, ce 15 avril le Ministère de Bercy présentera la Loi de Planification Rectificative à la Commission de Finance. Elle prévoit d’élargir le fond solidarité mis en place pour les PME, celui-ci accordait à 900 000 entreprises une aide de 1500€ et il s’agira de fournir cette aide à beaucoup plus d’entreprises.

Ensuite le gouvernement se vante d’aider les travailleurs par la mesure de chômage partiel qui a été mis en place, or il n’en est rien. Le chômage partiel a été imposé à 8 millions de travailleurs qui ne touchent ainsi que 84% de leur salaire net. De surcroît 24 milliards d’euros seront déployés pour étendre cette mesure et indemniser les heures non travaillées au patron. Et enfin les charges avaient été reportées pour les entreprises en difficulté, mais dorénavant elles pourront être annulées : cela va du loyer, de l’électricité, de l’eau, des taxes, jusqu’aux cotisations sociales ! C’est donc de cette « solidarité » que Le Maire se vante. Ce n’est pas une solidarité envers les classes populaires, bien au contraire il compte détruire le système de cotisations sociales pour que les capitalistes aient moins à payer.

Il n’y a en réalité aucun « effort de justice » comme il voulait bien nous le faire croire. Au contraire dans l’interview qu’il donne à Jean Jacques Bourdin sur BFMTV Bruno Le Maire rejette la perte de chiffres d’affaires des entreprises en 2019 sur ceux qui ont véritablement lutté pour une justice sociale et fiscale pendant plus d’un dans le mouvement des Gilets Jaunes ! La justice serait de faire payer la crise qu’ils ont créé aux capitalistes : qu’ils rémunèrent intégralement les salaires de tous les travailleurs quel que soit leur situation lors de ce confinement, que le SMIC soit augmenté, qu’ils payent plus de cotisations sociales, que les licenciements soient interdits et tous les contrats précaires internalisés, que soit remis en place un impôt sur les grandes fortunes !

D’un commun aveu forcé, Macron et Le Maire ont reconnu que ceux qui travaillent aujourd’hui font tourner l’économie en leur adressant leurs hypocrites et méprisants hommages. Oui ce sont en effet les travailleurs dans les supermarchés et la distribution, dans les hôpitaux, les transports en commun, mais aussi dans les usines non essentielles comme l’aéronautique ou l’automobile, qui créent la richesse et servent les intérêts de la majeur partie de la population. Ce sera alors aux travailleurs eux-mêmes de s’organiser démocratiquement par les bases dans la lutte pour cette justice dont parle Bruno Le Maire car il est évident que le gouvernement sert les intérêts capitalistes et qu’il n’y a dans cette société qu’une justice de classe.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Les commis du capital n'ont aucune vergogne pour assoir leur politique. Nicolas Sarkozy citait Guy Môquet, résistant communiste de 17 ans fusillé par les nazis avec l'aide des collabos du gouvernement pétainiste. Aujourd'hui, un ex-banquier d'affaires au pouvoir évoque "Les Jours heureux".

Les Jours heureux étaient le programme politique du Conseil national de la Résistance. Il soulignait, entre autre progrès social, l'instauration de la Sécurité sociale à la libération de la France. Et surtout pas de confier cet organisme au regard croquemitaine de la Cour des Comptes et à l'appétit du capital.

Demain, ce sera "les jours heureux", dixit Emmanuel Macron à la télé ce lundi 13 avril 2020

Qu'on se le dise pour agir, et pas seulement en applaudissant à des fenêtres pour remercier les personnels de l'hôpital public

Demain, ce sera "les jours heureux", dixit Emmanuel Macron à la télé ce lundi 13 avril 2020

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Sur la page Facebook de Stéphna SIROT : 

 

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Le 11 mai 2020, le président de notre mauvaise république prescrit un traitement de choc en faveur du patronat

Emmanuel Macron a obéi aux diktats du Medef, un point c'est tout

Mais fallait-il en espérer vraiment autre chose? Entre la Bourse et la Vie, le choix politique du palais de l'Elysée est fait.

Crèches, écoles et lycées ouvriront. Ainsi, les parents, autorisés à s'absenter pour garder leurs enfants chez eux, pourront retourner au turbin. Dans les transports en commun, on trouvera des masques pour faciliter celles et ceux qui les empruntent pour aller bosser. Les ordonnances du 25 mars et le coup de rabot monumental sur le Code du travail seront mis en mouvement.

L'ex-banquier d'affaires, justement aux affaires de la France, va accorder l'aumône aux foyers fragiles et aux étudiants en grande précarité. En revanche, il ne compte toujours pas mettre à contribution les plus riches et le grand patronat. Celui-ci continuera à dégueuler des dividendes à ses actionnaires en pleine crise sociale.

Ce dont a besoin en urgence notre pays est une conférence nationale d'augmentation des salaires et des prestations sociales. C'est l'abolition de la précarité au travail et l'embauche massive des travailleurs, en passant par une formation accélérée. C'est la revalorisation immédiate de notre protection sociale et des services publics. C'est taxer les plus riches et le capital pour le progrès social, éducatif, culturel et alimentaire.

Pour cela, il n'y a que la lutte des classes, celles des exploités contre le capitalisme.

Le Medef avait exigé avant l'allocution télévisée d'Emmanuel Macron et celui-ci s'est purement exécuté.

Si nous ne réagissons pas, le jour d'Après sera pire que celui d'Avant

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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L’OMS est sous contrôle des multinationales et des lobbies pharmaceutiques

La Relève et La Peste

 Arte a mené une enquête sur la dépendance de L’Organisation Mondiale de la Santé face à ses donateurs et remet en cause sa transparence dans ses missions au service de la santé publique. L’OMS dépendante de ses donateurs ? L’Organisation Mondiale de la Santé créée en 1948 coordonne des actions et cellules de crises transfrontalières afin […]

L’OMS dépendante de ses donateurs ?

L’Organisation Mondiale de la Santé créée en 1948 coordonne des actions et cellules de crises transfrontalières afin de prévenir, guérir et fixer les normes des systèmes de santé à travers le monde. Depuis sa création, cette institution de l’ONU réalise des missions au succès incontestable. Cependant, depuis plusieurs années, cet organisme ne dispose plus des moyens suffisants pour intervenir efficacement sur tous les fronts. Bien que, comme l’ensemble des organismes financés par ses Etats membres, l’OMS a déjà été accusée de servir les pays les plus donateurs, aujourd’hui, c’est une autre pression qui est mise en avant. Auparavant sous-financée à 80% par les cotisations des Etats membres et utilisable selon la volonté de l’organisation, l’OMS est aujourd’hui financée à 79% par des versements volontaires.

Les principaux donateurs sont la fondation Gates, l’industrie pharmaceutique ainsi que de nombreux pays. Ces différents acteurs sont ainsi accusés de poursuivre au travers de l’OMS, leurs propres objectifs par influence et manipulation. Afin d’assurer sa mission principale, l’Organisation Mondiale de la Santé serait donc contrainte de servir davantage les intérêts économiques que le bien de l’humanité.

L’OMS est sous contrôle des multinationales et des lobbies pharmaceutiques

L’OMS liée aux entreprises et à l’industrie pharmaceutique

Comme le montre cette enquête publiée le 3 avril, les faits s’accumulent face à l’institution de Genève. En 1994, alors que Monsanto tente de mettre en place des sojas modifiés, une facilitation troublante est observée envers le glyphosate (molécule présente dans l’herbicide Roundup de Monsanto) que l’OMS déclare alors sans danger malgré les victimes.

En 2009, alors que la grippe A (H1N1) frappe, les prises de décisions en ce qui concerne les actions médicales seraient orientées par des salariés d’entreprises. Après le placement médical dans la campagne, l’industrie pharmaceutique aurait gagné des millions d’euros alors que des chercheurs jugeaient sans effets les médicaments préconisés. Autre cas, suite à la catastrophe nucléaire de Fukusima en 2011, l’OMS aurait minoré les bilans humains notamment effectués par des personnes de l’AIEA (Agence Internationale de l’énergie atomique) avec laquelle l’organisation aurait signé une convention. En ce qui concerne le cas de tuberculose, l’OMS aurait mis dans la liste de prescription un médicament alors même que les tests relevaient un taux de morts plus élevé dans les groupes traités. Mais comment est-il possible pour l’OMS de prendre une décision transparente et autonome quand un groupe pharmaceutique lui aurait donné pour 30 milliards de dollars de médicaments ?

L’OMS est sous contrôle des multinationales et des lobbies pharmaceutiques

Quant à la fondation Bill et Melinda Gates (qui a pour but de combattre la malnutrition et de fournir des soins médicaux) celle-ci aurait versé plus de 2 milliards de dollars à l’organisation depuis la fin des années 90. Un des principaux objectifs de la Fondation Gates était, à l’époque, d’éliminer la polio en fournissant le plus de vaccins possibles à travers le monde. En 1999, Bill Gates a versé 750 millions de dollars pour initier GAVI, une alliance entre le public et le privé (afin de vacciner les enfants des pays en développement et de lutter contre les maladies infectieuses) à laquelle participent l’OMS, UNICEF, la Fondation Gates, et l’industrie pharmaceutique.

GAVI comme l’OMS se disent transparents et opérant sans directive des industriels. Cependant, l’enquête démontre que des employés (dont un haut dirigeant) de l’OMS figurent sur la liste de la fondation Gates. Le porte-parole de l’Organisation Mondiale de la Santé jugeait pourtant cela « impossible » avant l’enquête, étant donné les déclarations de conflits d’intérêts que doivent réaliser les employés de l’organisation à un certain niveau hiérarchique. Mais les faits sont là. Enfin, la fondation serait également impliquée dans la prise de décision de l’organisation.

L’OMS présentée comme étant dans les griffes des lobbyistes doit trouver un moyen de rester financièrement stable tout en restant scientifiquement neutre et irréprochable. Il est urgent de trouver une solution et de s’écarter de l’emprise des divers donateurs. L’OMS souhaite recevoir plus de financements fixes de la part des Etats membres. L’affaire reste à suivre suite aux nouvelles données révélées par cette investigation.

Source :  Arte

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Maintien du salaire pour la garde d’enfants : la promesse non tenue du gouvernement

Le mercredi 18 mars, la ministre du Travail avait assuré que le parent qui assurerait la garde des enfants pendant le confinement conserverait 90 % de son salaire. Trois semaines plus tard, de nombreux salariés et salariées ont découvert qu’ils ne toucheraient en réalité que la moitié de leur salaire au mois de mars. Un cruel parjure, qui se transforme en une attaque violente contre les mères célibataires : elles représentent aujourd’hui l’écrasante majorité des parents seuls.

Femmes et précarité

Crédit photo : Thierry Creux, OUEST-FRANCE

Interrogée sur Radio Classique deux jours après le début du confinement et la fermeture des crèches et des écoles insérer le lien , Muriel Pénicaud, ministre du Travail, avait déclaré pleine d’assurance, aux salarié.e.s avec enfant : « Si vous êtes un des deux parents qui gardez votre enfant, vous êtes en arrêt maladie sans certificat médical et selon les conventions collectives […] vous toucherez 90% de votre salaire ». Or, il s’avère que cette promesse comportait des conditions que la ministre a oublié, ou n’a pas cru bon, de mentionner.
 
C’est ce que révèlent les témoignages publiés aujourd’hui sur le site d’information francetvinfo, qui, dans un article, dénonce le sentiment de trahison vécu par des mères célibataires qui se voient privées de la moitié de leurs salaires du mois de mars En effet, si la loi prévoit le maintien du salaire pour le parent devant assurer la garde d’enfant, cette rémunération n’est assurée qu’à 50 % par l’Etat, via la Sécurité Sociale. Le pourcentage restant de la rémunération est définie dans les conventions collectives négociées en amont, et reste donc à la charge – et au bon vouloir – de l’employeur… Le montant du salaire perçu, ainsi que la durée de la rémunération, est ainsi variable selon les secteurs et les entreprises. Il peut représenter de la totalité du salaire habituel à seulement la moitié, selon la part allouée par l’employeur ! Cette situation n’était d’ailleurs pas ignorée par la ministre, qui, déjà, dans son interview sur Radio Classique, expliquait du bout des lèvres que les employeurs devraient « payer la partie complémentaire »… Sans préciser si, et comment, le gouvernement comptait les obliger à verser les 40 % nécessaires pour répondre à la promesse de la ministre !
 
Pire encore : l’article L1226-1 du Code du travail réserve le versement d’une indemnité complémentaire par l’employeur à « tout salarié ayant une année d’ancienneté dans l’entreprise ». En clair, il est parfaitement légal pour un employeur de ne pas verser de part complémentaire aux salarié.e.s s’ils travaillent depuis moins d’un an dans l’entreprise, quelles que soient les promesses de Mme Penicaud. Le ministère du travail, interrogé par France Info, a cru bon de réagir en précisant que l’ordonnance n°2020-322, prise dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, prévoit que l’indemnité complémentaire sera désormais versée aux salariés « sans que la condition d’ancienneté (...) ne soit requise ». Toutefois, cette ordonnance, parue au Journal officiel le 26 mars, n’est pas rétroactive, ce qui signifie que la rémunération du mois de mars ne sera pas rectifié pour les salarié.e.s concernés. Alors qu’on leur avait promis le maintien de 90 % de leur salaires, de nombreux parents se retrouvent ainsi à n’en avoir perçu que la moitié, et ne verrons jamais la couleur des centaines d’euros perdus !

Les femmes premières touchée par ce mensonge

 
Une fois de plus, le gouvernement montre qu’il fait le choix de défendre les intérêts des entreprises, au détriment des vies des travailleuses et travailleurs. Le témoignage de Chiara, sur le site de francetvinfo, souligne le dilemme qui s’impose aujourd’hui aux mères seules qui ne peuvent pas vivre avec un demi-salaire : risquer sa vie et celle de sa famille en s’exposant davantage à la maladie, ou rester chez soi et ne pas pouvoir payer ses factures ? « Qu’est-ce que je dois faire, s’insurge cette mère de 42 ans, qui élève seule ses enfants de 6, 15 et 18 ans. Reprendre mon travail, prendre des risques et faire garder ma fille par je-sais-pas-qui pour pouvoir payer mes factures ? Ou rester à la maison avec seulement la moitié de mon salaire ? On nous met le couteau sous la gorge. C’est aberrant.  »
 
Au-delà de l’injonction, pour tous, à retourner au travail, la question du maintien de salaire pour garde d’enfant constitue une attaque envers les femmes, en en particulier les plus précaires, qui sont les plus affectées en raison de leurs faibles revenus, mais aussi par la clause des « un an d’ancienneté ». C’est ce que souligne, le choix fait par France Info de donner la parole à des mères célibataire.
 
Selon les chiffres publiés par l’INED (Institut National d’Etudes Démographiques) en 2017, dans 84 % des familles monoparentales, les enfants résident principalement avec leur mère. Les femmes représentent ainsi une majorité écrasante des parents seuls, et, bien qu’aucun chiffre officiel n’ait encore été publié, on peut d’ores et déjà estimer qu’elles sont nombreuses à avoir dû demander un arrêt de travail pour garder leur enfant suite à la fermeture des crèches et des écoles. Alors que les femmes ont déjà, à travail égal, un salaire moyen inférieur de 18 % à celui des hommes, certaines femmes ne vont toucher que de 90 % à 50 % de ces salaires déjà inférieurs ! La gestion gouvernementale de l’épidémie est ainsi en train de renforcer les inégalités et la précarité liée au genre pour ces mères seules, mais aussi pour toutes celles qui ont dû cesser de travailler pour s’occuper de leurs enfants.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

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