SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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[ COMMENT MACRON A PRIVÉ LA FRANCE DE 150.000 À 300.000 TESTS/ SEMAINE DEPUIS LA MI MARS ]

 

IMPORTANT : Suite à la sortie de l'article du Point, on apprend que le ministre de la santé Olivier Véran annonce que les autorisations seront - enfin - données ce weekend.

Source : https://twitter.com/olivierveran/stat...  

 

Les tests de coronavirus, c’est une des armes clés contre le virus, avec les masques. Depuis le 15 mars, Macron a décidé de nous priver de CENTAINES DE MILLIERS de tests (!) que les labos vétérinaires proposaient de faire pour nous, d’après une enquête du Point. D’autres pays ont fait le choix inverse, le bon choix : Allemagne, Espagne, Belgique. A cause de cette décision aberrante, on ne peut pas tester tous les malades et les soignants. Maintenant, il nous faut ces tests, comme il nous faut des masques !

 

Notre site pour nous soutenir et apprendre plein de choses passionnantes pendant le confinement : https://www.osonscomprendre.com

 

Publié par EL DIABLO

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A faire connaître

Communiqué de presse

Rédigé par Canaille le Rouge

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L’hôpital public ruiné par les classes dominantes à l’aune de la rentabilité

Comment appelle-t-on un gouvernement qui a tout ce qu'il faut pour réprimer les manifestations et rien pour soigner les malades ? Comment appelle-t-on un gouvernement qui fait des cadeaux à ceux qui ont tout et qui prend tout à ceux qui ont peu ? Comment appelle-t-on un gouvernement qui vient à la rescousse des grandes entreprises une fois que leur cotation boursière s’effondre ?

CASSE DE L'HÔPITAL

Crédits photos : Philippe Latremoliere

Voilà un bref échantillon du macronisme qui nous a conduit là où nous en sommes aujourd’hui. C’est-à-dire au désastre. La promesse d’un "plan massif" pour l’hôpital ainsi que celle d’une revalorisation des carrières des soignants n’y changera rien. Déjà plus de 4000 morts et le bilan n’en est qu’à ses débuts. Tout le monde se souvient de cette séquence où Emmanuel Macron évoquait "le pognon de dingue" dédié au système social français et notamment au système de santé. On sait aujourd’hui à quoi aurait servi cet argent s’il avait compris au bon moment l’importance de l’hôpital et de le renforcer par les effectifs et les moyens que le personnel soignant demande depuis des années. Emmanuel Macron nous fait des pseudo-promesses pour demain alors que les moyens qu’il s’engage à fournir auraient dû l’être pour hier.

Même du point de vue de ceux qui dominent, Macron se démarque par une gestion des plus catastrophiques. Gouverner c’est prévoir explique le diction bourgeois. Pourtant, ce président n’a rien préparé, pire, il réforme avec une brutalité jamais vue, appauvrit les couches populaires et prend soin du CAC40 pour maintenir cette course effrénée à la compétitivité et aux profits indécents. Tout ça pour rattraper le « retard » compétitif avec ses concurrents européens pour atteindre des coûts de production toujours plus bas qui emmènent et maintiennent les travailleurs dans la misère et le dénuement. Quand on pense que même le paracétamol et les antibiotiques manquent dans les hôpitaux, on a de bonnes raisons d’enrager après ce personnel politique pour qui l’intérêt général est un concept purement théorique. Emmanuel Macron porte indiscutablement une immense responsabilité dans ce cataclysme sanitaire et il devra en répondre.

On se souvient également de la visite du président accompagné de sa ministre de la Santé Agnès Buzyn dans un hôpital pour autistes et où il s’est fait interpeller par une infirmière sur le manque de moyens. Des milliers de famille en France continuent encore aujourd’hui d’envoyer leurs enfants autistes en Belgique par manque de structures en France. "Il n’y a pas d’argent magique" lui rétorquait alors ce funeste. Pourtant cet "argent magique" existe. Il se trouve au Panama, à Genève, au Liechtenstein à Singapour et dans bien d’autres pays où la fiscalité est paradisiaque. Paradisiaque pour les fortunés de ce monde bien sûr.

On manque de tout dans les hôpitaux (personnel soignant, respirateurs artificiels, médicaments et matériel de protection). Les hôpitaux se transforment en cimetières à ciel ouvert pendant que nos oligarques comme Bernard Arnaud, Xavier Niel et Patrick Drahi pour ne citer qu’eux, rivalisent d’imagination pour échapper à leur juste part d’impôt. Ils ont asséché les caisses de l’Etat avec l’assentiment du personnel politique complice et ça ose se pavaner sur des émissions de télévisions pour faire des dons de masques. Un simulacre de générosité qui cache mal leur course effrénée à l’optimisation fiscale, quand ce n’est pas simplement de l’évasion fiscale.

Alors vous, grands patrons de la finance et de la politique, qui régnez sur la France sans partage, vous avez chanté toutes ces années où vous échappiez au fisc pour vous enrichir jusqu’à la nausée, maintenant que des mères, des pères et grands-parents meurent par milliers dans les hôpitaux et chez eux parce que vous rechigniez à contribuer davantage au bien commun, et bien dansez maintenant !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Message au Président

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Dépister le virus : comment l’Allemagne réussit à tester cinq fois plus qu’en France

Une meilleure anticipation, moins d’hésitation et de perte de temps ainsi qu’un maillage de grandes et moyennes entreprises en capacité de produire des tests, expliquent la capacité de l’Allemagne à dépister plus massivement le covid-19 qu’en France. Explications.

Tous les pays n’ont pas limité les tests du coronavirus aux seules formes sévères, comme l’a fait la France. L’Allemagne est souvent citée pour sa stratégie de dépistage beaucoup plus massive. Le pays compte près de 73 000 cas enregistrés de Covid-19 [1] au 2 avril. Plus qu’en France donc, qui en compte 52 000 (au 31 mars) – mais seules les personnes « présentant des signes de gravité et des symptômes évocateurs » y sont testées.

L’Allemagne enregistre – pour l’instant – beaucoup moins de décès : 872 au 2 avril, soit une létalité d’environ 1 %, plus faible qu’en France ou au Royaume-Uni (entre 6 % et 7 %), et beaucoup plus basse qu’en Italie (entre 11 % et 12 %). Comme le pays teste aussi les personnes qui ont des symptômes légers ou celles qui ont été en contact avec un cas avéré de Covid sans forcément développer de symptômes, le nombre de cas confirmés est plus important et ne concerne pas seulement les cas graves, les plus susceptibles d’en mourir (5 % de la population peut développer une forme critique de la maladie). Le fait que les personnes atteintes sont testées plus en amont, avant de devoir éventuellement être hospitalisées, améliore également la prise en charge, donc diminue le risque de décès.

Le virus a cependant atteint plusieurs maisons de retraites allemandes. Le président de l’institut Robert-Koch, qui coordonne la réponse à l’épidémie avec les autorités, a prévenu que le taux de létalité risquait d’augmenter dans les prochains jours [2].

Un objectif de 100 000 tests par jour à partir de mi-avril

« Les dernières estimations laissent penser qu’on fait aujourd’hui jusqu’à 500 000 tests par semaine », affirme le virologue de l’hôpital berlinois de la Charité, Christian Drosten, lors d’une conférence de presse le 26 mars [3]. Le même jour, le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, déclarait aussi que 300 000 à 500 000 tests avaient été pratiqués en une semaine dans le pays [4].

L’Allemagne teste donc, entre mi-mars et fin mars, au moins cinq fois plus qu’en France (au 22 mars, la France en reste à 60 000 par semaine) ! En quinze jours, le pays a doublé voire triplé le nombre de tests pratiqués, pendant que les autorités françaises continuaient à hésiter sur la stratégie à adopter, prétendant qu’elles n’étaient pas « visées » par les recommandations de l’OMS de tester massivement. Selon un document du ministère de l’Intérieur, le gouvernement allemand table désormais sur 50 000 tests réalisés chaque jour à partir de la semaine prochaine, et 100 000 par jour à partir du 13 avril [5].

Une meilleure anticipation qu’en France

Les patients n’ont pas forcément besoin de se rendre à l’hôpital pour se faire tester. À Berlin, les hôpitaux de la ville ont mis en place depuis début mars huit stations de tests en extérieur. Dans des zones plus rurales, comme en Bavière, des stations de test en « drive-in » – où l’on se fait tester depuis la fenêtre de sa voiture, évitant ainsi les contacts – ont été installées. Pour autant, les tests ne sont pas, pour l’instant, réalisés sur tout le monde. L’institut Robert-Koch recommande de ne tester que les personnes qui ont des symptômes ou ont été en contact avec des cas avérés de Covid-19. Au-delà de ces critères, les médecins généralistes peuvent prescrire un test à un patient s’ils le jugent nécessaire. Les autorités locales de santé accomplissent aussi un travail d’identification et d’isolement des personnes qui ont été en contact avec des cas avérés.

Pourquoi l’Allemagne, au contraire de la France où une pénurie entrave pour l’instant tout dépistage massif (lire notre article : Pourquoi la France tarde-t-elle à pratiquer un dépistage massif du coronavirus ?), dispose-t-elle de davantage de tests ? Cela s’explique par un meilleur approvisionnement. Plusieurs entreprises allemandes en fabriquent. Comme une PME berlinoise, TIB Molbiol. L’entreprise a commencé à produire des tests de dépistage du Covid-19 dès février. Elle en livre aujourd’hui dans 60 pays du monde [6].

Le grand groupe allemand Bosch a aussi développé son propre test de diagnostic rapide du Covid. Bayer a annoncé le 30 mars mettre à disposition 40 machines et du personnel pour augmenter les capacités de tests. Les prélèvements des tests sont analysés par des dizaines de laboratoires à travers le pays, au sein des hôpitaux universitaires mais aussi de laboratoire privés.

Ces entreprises pourraient cependant manquer des produits réactifs nécessaires aux tests. Le patron de l’entreprise berlinoise TIB Molbiol a assuré avoir des réserves de produits pour « plusieurs mois » [7]. D’autres disent s’inquiéter des difficultés possibles d’approvisionnement, car outre-Rhin aussi, certains produits viennent de Chine [8]. En Allemagne comme en France, la délocalisation de la production pour des raisons de baisse des coûts met aujourd’hui en péril l’approvisionnement en biens essentiels à la santé publique.

Rachel Knaebel

Photo : CC governor Tom Wolf via flickr

Publié par anti-K

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De 2013 à 2017 fermeture des hôpitaux publics
De 2013 à 2017 fermeture des hôpitaux publics

Publié par anti-K

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Ceux qui n'ont pas respecté le confinement "sont aujourd'hui en réanimation", dixit monsieur Didier Lallement, haut fonctionnaire et préfet de police de Paris.

"Pas besoin d'être sanctionné pour comprendre que ceux qui sont aujourd'hui hospitalisés, qu'on trouve dans les réanimations, sont ceux qui, au début du confinement, ne l'ont pas respecté", a déclaré le préfet de police, lors d'une opération de contrôle du confinement à Paris.

Certes, Il s'est excusé après la pluie de critiques tombant autant drue sur sa couenne que des tirs de grenades et du gaz lacrymogènes sur des manifestants. Mais le ministre de la police, Christophe Castaner, le maintient dans ses fonctions sans aucune réprimande.

Je n'ai aucun commentaire à faire sur cet épisode ignoble.

Sinon, ce dessin, surtout pour ne pas en rire:

Quand le préfet de police de Paris dépasse gravement la ligne blanche

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Simple confirmation d'un positionnement de classe en faveur du patronat contre les droits des salariés et de leur contrôle sur les outils de production.

Comme cela a toujours été le cas dans l'histoire l'extrême droite, notamment dans le périodes de crise déploie un argumentaire social (national-socialisme au temps d'Hitler) pour détourner les travailleurs d'une mise en cause de l'organisation capitaliste de la société!

Ce n'est bien sûr pas de ce côté qu'il faut attendre un changement de société réellement en faveur du peuple.

SOURCE : Révolution permanente

 

Interviewée ce vendredi par BFMTV et RMC, Marine Le Pen a été appellée à réagir à l’appel à la grève des services publics lancé par la CGT pour tout le mois d’avril pour protester contre la loi d’urgence sanitaire. Pour elle, “la CGT a honteusement lancé [cet] appel à la grève”. Une remise en cause d’un droit fondamental des travailleurs qui montre bien de quel côté se range Marine Le Pen : celui du patronat.

Voulant se faire passer pour la défenseuse des travailleurs, elle a ensuite affirmé que “tout ce qu’ils veulent [les salariés, NDLR], c’est être protégés”. Difficile pourtant de se sentir protégé quand la loi d’urgence sanitaire constitue une attaque brutale contre le droit du travail et les droits démocratiques, en durcissant la répression, en permettant l’allongement du temps de travail jusqu’à 60h et en attaquant les congés payés. Une loi antisociale et autoritaire que les députés du Rassemblement National ont voté à l’Assemblée, de même que le projet de loi prévoyant 45 milliards d’aide au patronat et rien pour les travailleurs.

Une fois de plus, Marine Le Pen montre de quel côté elle se trouve réellement : quand il s’agit de la remise en cause des intérêts du patronat, elle semble bien prompte à se ranger de son côté et à attaquer les droits des travailleurs.

Publié par FSC

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Sur cette question stratégique aussi, il semble que l'état macronien a délégué aux grandes entreprises comme LVMH le soin de commander des masques abandonnant par la même le rôle majeur de la puissance publique au profit du privé!

Laissant également les douaniers sans protection dans l'exercice exposé de leur métier !

Publié par FSC

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Communication INTERESSEMENT / PARTCIPATION

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Pénurie cachée, mensonge... Véritable scandale d’État autour des masques

Une enquête de Médiapart révèle la gestion catastrophique des stocks de masques au sommet de l'État. Pénurie cachée, mensonges... Retour sur un véritable scandale d'État qui a coûté la santé, et parfois la vie, aux soignants et à l'ensemble de la population.

ENQUÊTE DE MÉDIAPART

Crédits photo : AFP

Yann Philippin, Antton Rouget et Marine Turchi ont enquêté pour le journal Médiapart, pendant plusieurs semaines, sur la gestion gouvernementale du stocks de masques, question autour de laquelle le débat sur la gestion de la crise sanitaire se cristallise souvent. Les résultats de l’enquête, parue jeudi, sont plus que clairs : l’État est responsable de la pénurie de masques que l’on connaît aujourd’hui. Pire, pour cacher cette pénurie, ce dernier a diffusé des consignes sanitaires mensongères.

Mensonge d’État sur la pénurie de masques

Le premier élément que l’enquête met en lumière est le suivant : l’État n’était pas préparé à l’épidémie. Le coronavirus se transmet par les gouttelettes porteuses du virus, par la toux, la parole, ou la respiration. La première recommandation médicale est donc de généraliser le port du masque “chirurgical”, qui permet d’éviter la transmission dans la population ainsi que le port de masques FFP2 et FFP3, qui permettent de filtrer les gouttelettes, chez les soignants.

Problème : la France, une des premières puissance industrielle mondiale, n’a aucun stock de masques FFP, et à peine 80 millions de masques chirurgicaux. En effet, comme nous l’écrivions il y a quelques semaines, en 2013, Marisol Touraine, ministre de la Santé du gouvernement Hollande, supprime les stocks stratégiques de masques de l’État, considérant que c’est aux entreprises d’assurer la sécurité de leurs employés.

Et pendant que le gouvernement s’empêtre dans les procédures pour en commander de nouveaux, il adapte ses directives sanitaires à la pénurie, et explique, de manière mensongère, que le port du masque est inutile. Argument qui ne convainc légitimement pas une grande partie de la population, qui se rue sur les stocks en pharmacie. Ce qui a eu pour effet d’accentuer la pénurie de masques pour le personnel soignant : non seulement il n’y a pas de FFP, mais il n’y a plus de masques chirurgicaux (qui offrent une protection minime) non plus.

La morale ici n’est pas : “les Français sont des cons”, ou “c’est irresponsable”, comme aiment à le répéter les éditorialistes bourgeois. Non : la véritable responsabilité dans cette crise sanitaire repose sur un gouvernement non préparé, qui ment afin de cacher ses responsabilités, n’hésitant pas à mettre en danger l’ensemble de la population.

Lorsque le gouvernement prend la décision de commander des masques supplémentaires, il est trop tard. La course aux masques est déjà lancée, et tous les pays sont sur le coup. La situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, avec une augmentation considérable du nombre de contaminés, de décès, n’était pas inévitable. Elle est le résultat en dernière instance de l’impréparation criminelle au sommet de l’État, qui a dénigré les solutions probantes pour freiner l’épidémie, à savoir le dépistage massif et le port de masques généralisé, pour masquer ses propres manquements.

Le grand capital grand gagnant

Évidemment, si la doctrine officielle du gouvernement est le confinement général, le patronat peut toujours exiger de ses employés qu’ils se déplacent pour venir travailler, et ce même dans des secteurs non-essentiels. C’est le cas des usines PSA par exemple, ou d’usines de la sous-traitance d’Airbus. En période d’épidémie, il est manifestement crucial de fabriquer des avions qui ne volent pas et des voitures qui ne se vendent pas... Le gouvernement et les patrons privilégient leurs profits à la vie et à la santé de leurs travailleurs. En Italie, la production non-essentielle n’a été stoppée qu’au dernier moment, sous la pression des travailleurs, et devant le nombre de morts qui montait en flèche. Combien de morts encore pour que le gouvernement français lui emboîte le pas ?

Ces travailleurs qui triment pour remplir les poches de leurs patrons, c’est autant de masques, de gants et d’équipement de protection qui n’iront pas au soignants. Comme l’écrit Médiapart, “« La distribution des masques privilégie toujours les soignants et les personnes les plus fragiles », répétait, samedi 28 mars, le ministre Olivier Véran. C’est exact, mais « privilégier » ne signifie pas « réserver ». S’il a été fortement réduit, le gouvernement n’a jamais coupé l’approvisionnement des entreprises, au nom de sa politique consistant à préserver autant que possible l’activité économique.

La politique de maintien de la production non-essentielle participe donc non seulement à la propagation du virus, en forçant les gens à aller travailler, à prendre les transports, etc, mais elle participe également à la saturation du marché des masques. Chaque masque utilisé par une entreprise non-essentielle aurait pu servir à protéger un soignant. Rien qu’à Paris, on dénombre déjà plus de 1200 travailleurs de la santé infectés par le Covid-19. Et la tendance ne peut que s’accentuer, car les lieux de production non essentielle, fraîchement équipés en masques, reprennent de plus en plus leurs activités.

Pire encore, certaines entreprises auraient bénéficié d’un statut privilégié dans l’attribution de masques : Airbus a notamment était initialement classée comme entreprise prioritaire, au même titre que les secteurs de l’énergie et de l’alimentaire, juste en dessous du secteur de la santé. Selon l’enquête, cela concerne plusieurs milliers de masques mobilisés non pas pour sauver des vies, mais pour construire des avions…

Comment comprendre aujourd’hui que des soignants soient obligés de coudre des masques eux-mêmes pour tenter de s’équiper correctement ? Comment comprendre que les hôpitaux en viennent à faire des appels aux dons sur internet pour protéger leurs personnels et leurs patients ? Comment comprendre qu’aujourd’hui, les entreprises non-essentielles comme Airbus continuent de tourner, et accentuent ainsi la propagation du virus et la pénurie de masques ?

Aujourd’hui plus que jamais, exigeons l’arrêt de la production non essentielle et la réquisition des masques des entreprises pour les soignants ! Pour que notre santé ne dépende pas des choix budgétaires des gouvernements, il est urgent de réquisitionner les entreprises qui produisent des équipements médicaux, et de les placer sous le contrôle des travailleurs et des soignants !

Nos vies, pas leurs profits !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Une ordonnance présentée hier en Conseil des ministres assouplit les modalités de versement de la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat afin de l'adapter à la crise sanitaire que traverse le pays.

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 a permis la prolongation de la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat, instaurée en urgence en 2019 afin de répondre au mouvement des gilets jaunes. Une nouvelle condition a été imposée aux entreprises afin de pouvoir verser cette prime : disposer d'un accord d'intéressement couvrant la période de versement de la prime.

Mais la crise sanitaire traversée par la France bouleverse la donne. La prime exceptionnelle devient un élément de prise en compte des conditions de travail particulièrement éprouvantes pour les salariés qui ne peuvent télétravailler et sont exposés au risque de contagion. 

Le gouvernement a donc décidé d'assouplir une nouvelle fois le régime de la prime exceptionnelle.

Ces nouvelles dispositions entrent en vigueur immédiatement, dès publication de l'ordonnance 2020-385 au Journal officiel, qui a eu lieu dès ce jeudi 2 avril. 

  • Plafond de la prime

Rappelons que le dispositif 2020 avait évolué par rapport à celui de 2019 : liste des salariés éligibles élargie, modification du calcul du plafond de rémunération, nécessité de l'existence ou de la mise en place d'un accord d'intéressement.

Le montant de la prime exonérée de cotisations et contributions sociales et d'impôt sur le revenu dépend désormais de l'existence ou non d'un accord d'intéressement. Il est de :

·       1 000 euros maximum pour les entreprises dépourvues d'accord d'intéressement ;

·       2 000 euros maximum s'agissant des entreprises qui ont mis en œuvre un accord d’intéressement à la date de versement de cette prime. 

La prime exceptionnelle bénéficie aux salariés liés à l'entreprise par un contrat de travail, aux intérimaires mis à disposition de l'entreprise utilisatrice ou aux agents publics relevant de l'établissement public à la date de versement de cette prime. L'ordonnance y ajoute désormais tous ceux qui sont dans les effectifs à la date de dépôt de l’accord d'entreprise qui définit le plafond et les conditions de modulation de la prime.

La prime devait initialement être versée entre le 28 décembre 2019 et le 30 juin 2020. L'ordonnance prolonge la date de versement de la prime au 31 août 2020. 

  • Existence facultative d'un accord d'intéressement

L'ordonnance ne rend ainsi plus obligatoire l'existence ou la conclusion d'un accord d'intéressement afin de pouvoir verser la prime aux salariés. Toutefois, pour celles qui souhaitent conclure un accord d'intéressement, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 a prévu qu'à titre exceptionnel, la durée de l'accord d'intéressement peut porter sur une période inférieure à trois ans, sans pouvoir être inférieure à un an. Initialement, pour bénéficier de cette dérogation, l'accord devait être conclu entre le 1er janvier et le 30 juin 2020. Cette échéance est reportée au 31 août 2020

En principe, pour ouvrir droit aux exonérations prévues aux articles L.3315-1 à L.3315-3 du code du travail, l'accord d'intéressement doit avoir été conclu avant le premier jour de la deuxième moitié de la période de calcul suivant la date de sa prise d'effet. Par dérogation, l'ordonnance prévoit que les accords d'intéressement ainsi signés ouvriront droit à ces exonérations, y compris lorsqu’ils ont été conclus à compter du premier jour de la deuxième moitié de la période de calcul suivant la date de leur prise d'effet. 

  • Le Covid-19, nouveau cas de modulation de la prime 

La prime de pouvoir exceptionnelle peut être modulée par bénéficiaire, en fonction de plusieurs critères, a priori combinables entre eux : 

-      la rémunération ;

-      le niveau de qualification ou de classification ;

-      la durée de présence effective les 12 derniers mois, en particulier pour les salariés entrés en cours d'année, et, pour les salariés à temps partiel, la durée de travail prévu au contrat. 

L'ordonnance y ajoute désormais : « les conditions de travail liées à l’épidémie de Covid-19 ».

Autrement dit, une entreprise pourrait moduler le montant de la prime pour "favoriser" les salariés qui ont continué à travailler sur leur lieu de travail dans des conditions difficiles.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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