SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Unilever annonce un vaste plan mondial pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Le groupe va contribuer à hauteur de 100 millions d'euros par des dons de savon, de produits désinfectants et de nourriture.

 

Unilever dévoile un plan de solidarité pour aider à la lutte contre la pandémie de coronavirus.

Unilever dévoile un plan de solidarité pour aider à la lutte contre la pandémie de coronavirus.

Après L'Oréal, c'est au tour d'Unilever de présenter son plan de solidarité. Afin de participer à la lutte contre la pandémie de coronavirus, le groupe anglo-néerlandais va contribuer à hauteur de 100 millions d'euros. Au moins la moitié de cette somme est consacrée à des dons de savons et produits désinfectants (dont gels hydroalcooliques) via la plateforme d'action COVID du Forum économique mondial, qui soutient les organisations et agences de santé mondiales dans leur réponse à l'urgence. Le reste de la somme est consacrée à des dons de produits, des partenariats et des programmes d'éducation au lavage des mains, mis en œuvre par les autorités sanitaires nationales et des ONG, pour soutenir les communautés locales les plus démunies. « Nous espérons que notre don de 100 millions d'euros de savon, d'assainisseur, d'eau de javel et de nourriture contribuera de manière significative à la protection de la vie des gens, et qu'en aidant à préserver les revenus et les emplois de nos travailleurs, nous apporterons une un peu de sérénité en ces temps incertains. La solidité de notre trésorerie et de notre bilan fait que nous pouvons, et devons, apporter ce soutien supplémentaire », a déclaré Alain Jope, pdg d'Unilever.En France, Unilever a démarré des dons de gels hydroalcooliques, produits d’hygiène, d’entretien (Dove, Lifebuoy, Domestos, Cif,) et de produits alimentaires (dont thé Lipton et soupes et produits Knorr et Foodsolution), pour aider les personnels soignants, via l’APHP et les centres hospitaliers proches de ses cinq usines françaises, à hauteur de plus de 200 000 produits.

 

A côté de ces dons, Unilever va également apporté son aide à ses fournisseurs les plus fragiles. Cela passe par le paiement anticipé pour les petits et moyens fournisseurs les plus vulnérables, afin de les aider à obtenir des liquidités financières. Unilever va aussi proposer des facilités de trésorerie pour les petits clients dont l'activité repose sur Unilever, afin de les aider à gérer et à protéger leurs emplois.

Unilever veut aussi protéger ses salariés contre les baisses de salaire soudaines, dues à la perturbation du marché pendant une période pouvant aller jusqu'à trois mois. « Nous préserverons nos employés, entrepreneurs et personnes qui travaillent sur nos sites, à temps plein ou à temps partiel. Cela s'appliquera aux travailleurs qui ne sont pas déjà couverts par les régimes publics ou par leur employeur direct », annonce le groupe dans un communiqué de presse.

 

Publié par  www.lsa-conso.fr

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Liste non exhaustive des lois et dispositifs antisociaux et sécuritaires liées au coronavirus

Le réel risque que comporte l’épidémie de Covid 19 est l’occasion pour les libéraux de nous faire passer leurs meilleurs recettes. Plutôt que d’arrêter la production, seul moyen de circonscrire la pandémie, Macron et ses sbires vont à tout les coups nous offrir leur spécialité : les lois réactionnaires.

Les travailleurs du BTP exercent leur légitime droit de retrait, Pénicaud « scandalisée »

Muriel Penicaud, la ministre du travail fait style elle connait le travail suite à la préconnisation des représentants syndicaux ET patronaux (quand même) de suspendre les chantiers de BTP. Muriel Penicaud, cette grosse bourge, n’a rien trouvé de mieux que de se déclarer « scandalisé » par ces pratiques. Toutes les infos sur un site d’actualités du BTP.
Doit on rappeler que les ouvriers du bâtiments représentaient plus de 20% des morts (120 sur 500) au travail en 2017 ? Elle en veut encore ! Les libéraux sont prêt à nous faire travailler jusqu’à la mort.

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    6 mois de prison et 3750 euros d’amende pour violation réitérée du confinement

    L’Assemblée Nationale a créé ce soir un délit de violation réitérée du confinement qui peut vous valoir une garde-à-vue, un jugement en urgence et un emprisonnement.

    Selon l’avocat Raphaël Kempf « créer un délit puni de prison, c’est aussi permettre d’envoyer d’y envoyer des gens, pour des faits ridicules, et donc de contribuer à la surpopulation carcérale et à la propagation du Covid-19 dans les lieux d’enfermement.

    Ce délit donne un pouvoir considérable et arbitraire à la police : c’est elle qui décidera a priori si une personne a violé ou non son confinement à plusieurs reprises, c’est elle qui placera en garde-à-vue.

    Du point de vue technique, cet amendement crée une inégalité injustifiée entre l’État et le citoyen pour l’exercice de leurs droits respectifs.

    En cas de violation réitérée (la 4e fois), vous pourrez être poursuivi en urgence, en comparution immédiate, devant le tribunal.

    Mais imaginons que, avant votre passage devant le tribunal correctionnel, vous ayez pris 3 contraventions À TORT

    Imaginons que, pour des raisons diverses, la police vous ait verbalisé de façon parfaitement infondée à 3 reprises.

    Dans ce cas, vous pouvez contester ces amendes devant le tribunal de police… mais, oh wait !, ils sont fermés à cause du confinement.

    L’État et ses procureurs pourront donc tranquillement vous poursuivre en urgence en correctionnelle, tandis que vous serez dans l’incapacité de contester les contraventions qui justifient cette comparution immédiate.
     

Des drones en balade dans le ciel parisien pour vérifier qu’on est bien chez nous

Evidemment le Préfet républicain (tendance plein pouvoir à Pétain) Michel Lallement ne pouvait pas rester les bras croisé et à décider d’ajouter sa pierre à l’édifice du bordel ambiant. Sur le modèle de la Corse, une vingtaine de drones pourrait survoler le ciel. Munis de caméras et de hauts parleurs, ils « inciteront » les passants à rentrer chez eux.

 

 

 

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, vient voir les premiers essais du nouveau dispositif de surveillance par drone. L'objectif: repérer plus facilement les citoyens qui ne respectent pas les mesures de confinement mises en place en pleine crise du coronavirus

 

 

Les 35 heures remises en cause dans certains secteurs

Selon Marianne

L’article 7 de la réforme dispose en effet que le gouvernement pourra, par ordonnance, « permettre aux entreprises de secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation ou à la continuité de la vie économique et sociale de déroger aux règles d’ordre public et aux stipulations conventionnelles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical ».

Muriel Penicaud, affreuse ministre du travail, n’a pas précisé quels secteurs seraient impliqué. Visiblement que les « secteurs essentiels ».Mais vu que le pour le gouvernement, les secteurs essentiels c’est à peu prêt tout ce qui est de l’ordre de la production, on peut s’attendre au pire.

Le sénat vote un amendement pour que les patrons puissent forcer 6 jours de congés payés pendant le confinement

L’employeur pourra imposer la prise de congés payés pendant la période de confinement, dans la limite d’une semaine selon un amendement adopté au Sénat qui doit encore être confirmé ce vendredi à l’Assemblée nationale.

Les salarié.es vont être super content.es de passer des chouettes vacances dans leur lit à traîner. Bête de voyage.
Cela veut surtout dire un cadeau en or aux patrons qui pourront reprendre le travail sur les chapeaux de roue et bien présurer les employés une fois le vent de l’épidémie retombé.

Bruno Le maire :« il faut que les gens aillent travailler ».

Le ministre de l’économie a été clair : il faut garantir la « sécurité économique » aux Français. Par français vous comprendrez bien qu’il s’agit des patrons, comme d’habitude. Il a assuré sur tous les plateaux télé qu’il fallait aller travailler. Seulement pour les secteurs essentiels. Mais par secteurs essentiels on entend bien sur tous les métiers ouvriers.

Aller travailler malgré l’impossibilité de se procurer des masques, aller travailler dans les transports en commun, aller partager sa bave dans l’effort. Aller travailler malgré l’omniprésence de la maladie.

Publié par ant-K

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Assemblée générale NAO...

La CGT Unilever France HPCI Le meux vous convie à une assemblée générale de tous les salariés.

Nous estimons qu’il est important de faire le point avec les salariés-es de la situation actuelle de notre usine et sur les NAO.

 

Ce soir à 21H00

 

Mercredi 25 mars à 10H00 et 14H00

 

en salle de pause

 

1% d’augmentation générale

200€ d’abondement sur l’intéressement

Et 1% sur la prime d’équipe et habillage

Pour la cinquième nuit volontariat, la prime de nuit et le panier seront maintenus

 

Accord pour signature des organisations syndicales jusque vendredi midi

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Cinquième proposition direction NAO

1% d’augmentation générale

200€ d’abondement sur l’intéressement

Et 1% sur la prime d’équipe et habillage

Pour la cinquième nuit volontariat, la prime de nuit et le panier seront maintenus

 

Accord pour signature des organisations syndicales jusque vendredi midi

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Quatrième proposition direction NAO

1% d'augmentation générale

200€ d'abondement sur l'intéressement

Et 1% sur la prime d'équipe

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Quatrième proposition direction NAO

1% d'augmentation générale

150€ d'abondement sur l'intéressement

20€ de prime annuelle soit sur la prime été ou sur la prime équipe

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Troisième proposition direction NAO

1% d'augmentation générale

125€ d'abondement d'intéressement

Et la direction nous fait comprendre qu'il sera difficile de discuter sur le reste des revendications !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
On n’a pas besoin d’honorer des « héros » mais de socialiser le système de santé !
C’est avec une indécence sans nom qu’Emmanuel Macron porte en héros ces derniers jours tous les soignant.e.s mobilisé.e.s contre les conséquences sanitaires du coronavirus. Le même qui expliquait tranquillement il y a encore quelques semaines devant des soignantes qu’on ne pouvait dépenser davantage pour les services publics, qu’il fallait tenir la rigueur budgétaire.

Ce n’est pas faute d’avoir prévenu…

Les travailleuses et travailleurs hospitaliers mobilisés depuis plus d’un an maintenant avaient prévenus, nous courons à une catastrophe sanitaire avec un système de santé qui fonctionne à flux tendu. La rationalisation austère des moyens humains et financiers peut « tenir » au prix de nombreux burn-out, d’une prise en soin dégradée et d’une pressurisation extrême des soignants dans un contexte normal. En revanche, dans un contexte de crise épidémique, il n’y a plus aucune latitude pour absorber le flot de patients et répondre dans l’immédiat aux besoins de soins. Comme l’illustre les nombreux témoignages de soignants ces derniers jours, il manque de tout à l’hôpital : de matériels, que ce soit des respirateurs et même de manière plus élémentaire de masques chirurgicaux ou FFP2, de solutions hydro-alcooliques, de lits, de personnels formés…

Les statistiques du ministère de la Santé parlent d’elles-mêmes : 17 500 lits ont été fermés en six ans. Ces fermetures touchent majoritairement l’hôpital public, elles représentent 5,3 % des capacités de l’hôpital. Le fameux « virage ambulatoire » mis en place depuis plusieurs années et justifiant ces fermetures de lits, dans le champ somatique comme dans celui de la santé mentale, ne compense en rien ces fermetures. De plus, les lits ouverts sont des lits de jour (dit ambulatoire) : un patient arrive le matin et repart le soir alors que la durée moyenne d’hospitalisation des patients guéris du COVID-19 est de 21 jours. C’est là aussi un choix économique lié au modèle du financement des établissements de santé (la T2A : tarification à l’activité). Celui-ci favorise les établissements produisant beaucoup d’actes de soins et pénalise ceux avec des durées d’hospitalisation longue.


Des applaudissements aux revendications ?

Ce sont les travailleurs et travailleuses de la santé qui sont en première ligne de la crise : par leur exposition à l’épidémie, par les cadences de travail infernal. Une réaction de solidarité de l’ensemble de la population voit le jour depuis une semaine, elle s’illustre notamment par les appels à les applaudir à 20h chaque soir mais aussi par des banderoles qui fleurissent en soutien aux soignants ou par l’aide concrète apportée à celles et ceux qui sont au cœur de la crise sanitaire. Ces réactions font chaud au cœur et témoignent de la solidarité qui peut naître dans des périodes de crise.

Toutefois, ce soutien nécessaire ne doit pas conduire à une « héroïsation » du personnel soignant. Oui c’est un métier choisi par volonté d’apporter de l’aide à l’autre, d’être utile à la société. Mais cela ne doit pas être un métier sacrifice, qu’on exerce au péril de sa propre santé, ce qui devient trop souvent le cas aujourd’hui. En témoigne notamment la rapidité de reconversion d’une carrière d’infirmière : 30 % des nouveaux diplômés abandonnent leur activité dans les cinq ans qui suivent leur diplôme. Le capitalisme se moque de broyer des vies, que ce soit celles des patients ou des soignants, il ne répond qu’à la logique froide des profits. Macron rêve d’un « je suis charlie » version soignant, une union nationale, toutes et tous derrières les héros qui combattent le virus. Mais parce que nous voulons véritablement soutenir les soignants, nous devons dénoncer les responsables de la crise sanitaire ! Et si le gouvernement veut rendre hommage au soignants, qu’il commence par répondre à leur revendications plutôt que de reserver ses cadeaux aux grandes entreprises.

Nos vies, pas leurs profits

Dans l’immédiat, il faut revenir sur toutes les réformes libérales qui ont frappé le système de santé : arrêt du financement à l’activité pour un financement à hauteur des besoin, augmentation massive et immédiate des personnels de santé, revalorisation immédiate de 300 € des salaires.

Mais ce n’est pas suffisant ! Ce que les capitalistes donnent d’une main, ils le reprennent de l’autre… Il faut réquisitionner les établissements de santé privé pour construire un grand service public de santé sous contrôle de leurs travailleurs et des usagers. Les laboratoires et la recherche doivent être eux aussi exproprier afin de répondre aux besoins de la population et contrôlée par celle-ci. Il faut mettre fin à la propriété privé intellectuelle, et donc aux brevets, qui mettent en concurrence les chercheurs (alors que la recherche pourrait être socialisée à l’échelle internationale) et font passer les profits avant les vies humaines. La recherche serait ainsi liée aux besoins de la population et non aux appels d’offre. La crise actuelle montre également la nécessité du contrôle des travailleurs sur la production : reconvertir la production pour répondre au besoin de masques, de gel hydro-alcoolique, de médicaments…

Ce dont témoigne le crise actuelle, c’est de la nécessité de mettre fin à la mainmise des capitalistes sur la santé et sur la société dans son ensemble.

Hugo Perlutti

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Deuxième proposition de la direction NAO

Deuxième proposition, 0,9% d’augmentation générale.

 

Concernant les embauches, la direction n’est pas en mesure d’aller dans ce sens, surtout dans une période de réorganisation. (du cas par cas)

 

La prime vacances n’évoluera !

 

La direction serait prête à faire un abondement d’intéressement :

« 75€ ».

Sur le Salaire de base minimum à 1900€, la direction refuse.

 

Sur la Majoration nuit à 30 %, la direction ne comprend pas pourquoi cette majoration augmenterait.

Le dialogue reste très difficile !!!

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Droit d'alerte en cas de danger grave et imminent

Parmi les 5 droits d'alerte issus de l'ordonnance Macron n°2017-1386 du 22 septembre 2017, celui en cas de danger et grave et imminent découle de l'article L.2312-60 du code du travail.

Il autorise à :

"Un membre de la délégation du personnel au comité social et économique exerce les droits d'alerte en situation de danger grave et imminent ainsi qu'en matière de santé publique et d'environnement dans les conditions prévues, selon le cas, aux articles L.4132-1 à L.4132-5 et L.4133-1 à L.4133-4" du code du travail.

Toutefois, les membres de la CSSCT, comme les représentants de proximité  peuvent également exercer ce droit, mais à condition que ces derniers ne soient pas membres du CSE.

A ce sujet, l'accord les mettant en place doit définir leurs attributions, notamment en matière de santé, sécurité et de conditions de travail. A ce titre, il peut prévoir qu'ils exercent, seuls ou en concurrence des élus du CSE et des membres de la CSSCT, le droit d'alerte. 

Ainsi donc, au niveau de cette procédure[1] rien n'interdit à plusieurs élus de déclencher l'alerte, mais par contre, un seul d'entre eux est autorisé à consigner par écrit l'avis dans le registre de consignation. Ces pages sont d'ailleurs numérotées et authentifiées par le tampon du comité.[2].

Une mise en garde s'impose car votre employeur va prendre le risque de jouer sur votre méconnaissance des textes. En effet, il va vous faire croire qu'il est autorisé comme vous à écrire, alors qu'il sait parfaitement que  les élus de l'instance sont les seuls à disposer de cette prérogative.

Dans ces conditions, votre vigilance s'impose, votre pugnacité est indispensable sur ce point comme sur d'autres. Il faut être clair aucun compromis n'est possible avec lui, ce n'est pas négociable.

Sinon, la conséquence est connue d'avance le CSE, comme la commission CSSCT vont fonctionner en mode dégradé. C'est sans doute, le seul but recherché par votre employeur.

Par ailleurs, face au silence de la loi et en l'absence d'information précise concernant :

- le nombre de registre au regard du périmètre de l'instance, de l'atomisation, de la dispersion des locaux et de leur nombre ;

- le type du document en version papier et/ou numérique ,

il est donc possible, depuis un poste informatique de consigner celle-ci en toutes circonstances[3], car "tout ce qui n'est pas interdit est par conséquent autorisé".

Pour cela, deux conditions sont nécessaires à savoir : l'accord de l'employeur et le respect des mentions suivantes dans le registre :

- les postes de travail concernés par la cause du danger constaté ;

- la nature et la cause de ce danger ;

- le nom des travailleurs exposés, sans oublier de dater ainsi que la signature de celui qui a déclenché la consignation.

Il convient de préciser que le droit d'alerte a pour corollaire le droit de retrait[4] qui est une faculté pour chaque salarié selon les dispositions de l'article L.4132-1 du code du travail.

Voilà pourquoi, l'application de ce droit exige que les élus, les membres de la CSSCT, voir des représentants de proximité connaissent le bureau où se trouve le registre afin de consigner sans entrave, ni perte de temps.

En conséquence, il convient de placer l'employeur face à ses responsabilités. A ce titre, il doit respecter ses obligations d'information vis-à-vis de l'instance. Pour cela, il doit indiquer aux élus la localisation du registre, si possible dès la mise en place du CSE.

En effet, nous savons depuis la création des CHSCT les difficultés de mise en œuvre de ce droit[5], des très nombreuses réticences des employeurs à le reconnaître, à "jouer" le jeu. Dans ces conditions, les élus ont intérêt à changer de braquet en passant à l'offensif, et à exiger de la direction :

- où se trouve le registre de consignation des avis de danger grave et imminent ;

- négocier le déclenchement de la procédure d'alerte à partir d'un poste informatique permettant ainsi une plus grande réactivité de l'instance, quitte à consigner par écrit après.

De plus, la limitation du nombre registre à une seule unité, son éloignement de l'instance sont des conditions dissuasives, défavorables à une action rapide de la part des élus dans ce domaine.

Par ailleurs, le contenu de l'ordonnance Macron n'apporte aucune amélioration aux difficultés connues dans l'application du droit d'alerte comme celui du droit de retrait depuis la loi Auroux de décembre 1982.

Face à ce constat, il est donc recommandé de prendre l'initiative sans attendre une quelconque volonté de la part des employeurs. Il est conseillé de poser par exemple les questions suivantes afin que ce droit devienne enfin effectif.

Pourquoi, la crise sanitaire démontre que le MEDEF et son gouvernement sont sur la même position préférant faire travailler des salariés sans aucune protection élémentaire, ni justification économique indispensable à la vie du pays.

L'exemple criant du manque de masque de protection depuis le début de la pandémie, comme celui de l'entreprise AMAZON d'obliger ses salariés à travailler dans ses sites au péril de leur vie sont le signe que la guerre des classes est bien une réalité incontournable.

En conclusion : permettez-moi de vous inviter à télécharger sur le site de notre Confédération CGT, en particulier les 6 fiches récentes[6] pour agir sans attendre afin que la prise en compte de la santé de tous les travailleurs dans cette période de pandémie ne reste pas lettre morte.

Il est vital pour nos élus de placer l'humain au centre de nos préoccupations permanentes et plus que jamais dans cette période de pandémie. En effet, les travailleurs ont besoin d'une organisation syndicale offensive sur les questions de santé au travail.

C'est le moment opportun de rappeler à tous les employeurs qu'ils ont vis-à-vis des salariés des obligations de sécurité de résultats en matière d'hygiène, de sécurité, mais aussi de santé physique et mentale découlant des articles L.4121-1 à L.4121-5 du code du travail.  

Par ailleurs, comme le disait notre regretté Henri Krasucki dans certaines de ses interventions :

-  "On ne sonne pas le tocsin avec des petits grelots."

 

Ordre du Jour

 

Les élus du CSE soucieux d'exercer le droit d'alerte en temps réel exigent que la direction leur indique le bureau, le nom du responsable afin de consigner leur avis.

Ils exigent également de la direction l'ouverture rapide d'une négociation permettant le déclenchement de ce droit à partir d'un poste de travail informatique.

Dans l'éventualité du non respect par la direction de respecter ses obligations d'information vis-à-vis de l'instance, la CGT se réserve si nécessaire, la possibilité d'ester en justice, car ses élus refusent que le droit d'alerte soit uniquement formel.

 

[1] Il est possible de se reporter au schéma qui se trouve à la page 29 de la brochure ED : 634O concernant le CSE, Prérogatives en santé, sécurité et conditions de travail.

[2] Selon l'article D.4132-1 du code du travail.

[3] Les élus sont donc autorisés à écrire 24h/24h, 365 jours par an.

[4] Il fera l'objet de la rédaction d'une autre fiche.

[5] Il s'agit du droit d'alerte et de  retrait qui est très souvent contesté par les employeurs. Par ailleurs, la réponse gouvernementale de décider que le retrait des salariés avec le coronavirus n'est pas adapté en dit long sur leur souci de prendre en compte la santé des travailleurs. Au diable le principe de précaution dans leurs beaux discours.

[6] Pour cela, il suffit de communiquer son adresse courriel de manière à recevoir gratuitement chaque vendredi "les newsletters" de la CGT. La dernière envoyée est celle du vendredi 20 mars 2020.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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