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SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI
Syndicat CGT Unilever HPCI France
Le 26 août dernier, le géant de la restauration collective Sodexo annonçait 1097 suppressions de postes d’ici 2027. Sous couvert de prétextes fallacieux, le groupe sabre encore dans l’emploi pour garantir le profit des actionnaires.
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Le mercredi 26 août, Sodexo a déclaré vouloir supprimer 963 postes dans ses activités françaises auxquels s’ajoutent 134 postes de siège à Issy-les-Moulineaux. Le groupe explique cette taillade dans les effectifs par un plan de croissance « Shift and Grow 2030 » qui prévoit une hausse de la rentabilité de l’entreprise de 3,4% à 5% d’ici 4 ans. Le bilinguisme de la direction fait le bonheur des actionnaires à qui il est promis la moitié des bénéfices réalisés par l’entreprise sous formes de dividendes. Derrière ces profits, ce seront bel et bien les travailleurs qui paieront les frais.
Cette décision tombe comme un couperet. « Pour nous, c’est un vrai tremblement de terre, les termes ne sont pas assez forts pour dire notre surprise et notre désarroi », a réagi Éric Villecroze, délégué syndical central FO de Sodexo. Thierry Delaporte, défenseur patenté du licenciement venu de CapGemini, passé à la direction de Sodexo en 2025, se félicitait en janvier pour son premier trimestre d’un chiffre d’affaires de 6,3 milliards d’euro, « reflétant une croissance interne du chiffre d’affaires de +1,8% ».
L’entreprise n’en est pas à son coup d’essai. En 2020, Sodexo avait déjà mis à la rue 2000 travailleurs avant d’en réembaucher la moitié. Ces manœuvres destinées à gonfler les poches des actionnaires au prix de la vie des travailleurs sont permises par un gouvernement Macron taillé sur mesure pour le patronat. Les ordonnances Macron de 2017 organisent les attaques aux droits du travail et la fluidification des PSE (Plans de Sauvegarde de l’Emploi) sans motifs. Le gouvernement casse les protections collectives d’une main quand de l’autre il biberonne les entreprises aux aides publics : les exonérations de cotisations, les crédits d’impôts, etc. A ce titre, le rire cynique des patrons du Medef devant la maigre proposition d’augmentation du SMIC témoigne de la radicalisation des classes dominantes et de leur détermination à continuer à maximiser leurs profits sur le dos des travailleurs et travailleuses.
A Sodexo, plusieurs syndicats et organisations politiques ont déjà réagi. La CFDT a annoncé entamer des négociations auprès de la direction pour préserver les emplois. Une concertation qui maintient les salariés de Sodexo dans l’illusion d’un dialogue social complétement illusoire.
La Fédération CGT Commerce et Services et la CGT Sodexo, de leur côté, ont quant à eux appelé à une journée de grève le 22 septembre devant le siège de Sodexo à Issy-les-Moulineaux. Il faut leur apporter toute notre solidarité et se tenir à leurs côtés pour imposer leurs revendications. C’est par le rapport de force, construit sur la grève et le blocage économique, à la manière des grévistes de AirBus en Espagne, que nous pourrons imposer l’interdiction des licenciements et ouvrir une sortie par le haut aux travailleurs et travailleuses.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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