SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Contre l’Accord National Interprofessionnel (A.N.I.) sur la santé au travail.

Appel aux organisations syndicales de salariés

30 décembre 2020

Le projet d’accord national interprofessionnel « pour une prévention renforcée et une offre renouvelée en matière de santé au travail et conditions de travail », proposé à la signature des organisations syndicales de salariés dites « représentatives », début janvier 2021, précède sur le même sujet, le projet de loi Lecoq déposé le 23 décembre 2020 à l’Assemblée Nationale (1). L’un et l’autre remettent gravement en question le droit fondamental des hommes et des femmes à ne pas être mis en danger dans leur activité de travail, en réduisant la « prévention primaire » à la « prévention du risque de désinsertion professionnelle ». L’objectif central de cet accord est de reporter la responsabilité des atteintes à la santé des travailleurs sur la vulnérabilité de ces derniers et leur propre responsabilité, et non sur les conditions de travail qui menacent leur intégrité physique et psychique. L’analyse critique proposée dans le présent texte reprend quelques points essentiels qui n’épuisent évidemment pas les commentaires et critiques qui pourraient en être faits. Mais cette analyse nous amène à lancer un appel solennel aux organisations syndicales pour qu’elles refusent de signer un tel accord.

Le texte de l’A.N.I. s’ouvre par un préambule sur la « culture de prévention ». Celle-ci serait fondée non pas sur un scrupuleux rappel des règles du code du travail, notoirement actuellement bafouées dans tous les secteurs d’activité, mais sur de « bonnes pratiques » susceptibles de favoriser la « qualité de vie au travail », « facteur de réalisation personnelle pour les salariés » et « condition », parmi d’autres, « de la performance de l’entreprise ».

Le texte insiste sur ce « sujet majeur, qui doit être re-questionné au regard des évolutions de la société [lesquelles ?], de l’évolution des connaissances [lesquelles ?], de l’évolution des attentes des employeurs et des salariés [de la santé de qui parlent ici les rédacteurs du texte ?]  » . Et de préciser « les statistiques de la branche ATMP de la CNAM, en particulier, en termes de fréquence, démontrent les progrès réalisés ».

Alors, avant de continuer, arrêtons-nous un instant aux statistiques 2019 de la CNAM (2) : Des progrès… Vraiment ? Au cours de l’année 2019, 733 travailleurs sont morts dans des accidents du travail soit 183 de plus qu’en 2017, c’est-à-dire pas loin de 3 morts d’accident du travail par jour. Concernant les cancers dus au travail, la reconnaissance des cancers en maladie professionnelle est en baisse : « Le nombre total de cancers professionnels ayant donné lieu à une première indemnisation en espèces par l’Assurance Maladie – Risques professionnels diminue de 8% entre 2019 et 2018, après quatre années de progression par paliers depuis 2015. Cette diminution marquée s’observe essentiellement pour les cancers non liés à l’amiante, avec une diminution de 21% en 2019 par rapport à 2018 » (3). Cette baisse ne peut être mise en rapport avec une amélioration des conditions de travail – inexistante comme en témoignent les enquêtes SUMER et conditions de travail du Ministère du travail – mais signe les effets délétères des conditions drastiques d’exclusion des victimes du droit à la réparation, rappelées dans le dernier numéro de la revue Droit Social qui a publié un dossier à l’occasion du centenaire de la loi sur la reconnaissance des maladies professionnelles, mais aussi dans le dossier de la revue Santé et Travail paru cet automne sur le même thème (4). Voir un signe de progrès dans la diminution du nombre de cas de cancer reconnus en maladie professionnelle relève au mieux de l’inexpérience et de l’indifférence, au pire du cynisme. Rappelons que l’épidémie de cancer a atteint en France, en 2019, 400 000 nouveaux cas et 160 000 décès par an (chiffres de l’INCa). Les cas reconnus en maladie professionnelle représente moins de 0,5% de tous les cancers, alors que la Cour des comptes en 2008, s’appuyant sur les estimations de l’INSEE, estimait – chiffres à l’appui – qu’un ouvrier avait 10 fois plus de risque de mourir de cancer qu’un cadre supérieur. Et pour cause ! Qui sont les salariés qui subissent une intense poly-exposition professionnelle de très longue durée à la silice, à la radioactivité, au plomb, aux pesticides, aux solvants, au chrome, et autres cancérogènes avérés, recensés dans les listes du Centre International de Recherche sur le Cancer ou de l’Union Européenne ?

Le préambule de cet accord se glorifie ensuite d’un « paritarisme dynamique qui a fait bouger les lignes ». En effet, des lois Macron, Rebsamen, El Khomry, aux ordonnances Macron, les « progrès » dans la destruction des contre-pouvoirs syndicaux et des règles protectrices du Code du Travail, remparts à la détérioration des conditions de travail, ont été sans limite depuis 15 ans.

L’association Henri Pézerat avait publié un communiqué (voir en annexe) à l’occasion de l’adoption du Plan Santé – Travail III, indiquant les multiples angles morts de ce plan, qui sont aussi ceux de ce projet d’accord. Nous ne pouvons tous les reprendre ici mais aucun d’entre eux n’a réellement fait l’objet de stratégies de prévention depuis 2016.

Le texte de l’ANI comporte ensuite 3 parties :

1. « Promouvoir une prévention primaire opérationnelle au plus proche des réalités du travail »

Tout d’abord, il faut souligner que les « réalités du travail » sont absentes de cette première partie ! Pour définir la « culture de prévention », la convention n°187 de l’OIT est invoquée comme référence. Or l’OIT la définit comme « une culture où le droit à un milieu de travail sûr et salubre est respecté à tous les niveaux » et insiste à nouveau dans son article 3 sur la nécessité de « faire progresser le droit des travailleurs à un milieu sûr et salubre ». La définition contenue dans le projet d’ANI est tout autre, soit « la manière dont les acteurs de l’entreprise se saisissent des enjeux santé, sécurité au travail » dans le cadre d’un « dialogue social » qui amalgame en permanence les intérêts de l’entreprise, ceux de l’employeur et la santé au travail. De fait, la santé au travail désigne aujourd’hui « ce que le patronat concède en matière de protection de la santé des salariés alors qu’elle devrait se référer au droit fondamental des hommes et des femmes à ne pas être mis en danger dans leur activité de travail » (5). Elle ne reflète alors plus rien d’autre qu’une incantation vide de sens par rapport à la réalité, terriblement dégradée, des conditions de travail et des risques du travail.

Les risques du travail ne sont d’ailleurs évoqués que dans le paragraphe concernant l’obligation – pour l’employeur – d’évaluation des risques selon les principes généraux de prévention inscrits aux articles L4121-1 et L41-21-2 du Code du travail. Mais l’ANI fait une présentation très floue de l’établissement et de la mise à jour du document unique (DU). Il est précisé dans le texte qu’il s’agit d’un « État des lieux », l’employeur se réservant le choix des mesures de prévention éventuelles. Rien n’est dit, en particulier, sur la prévention primaire collective (qui vise l’élimination même des risques), ni sur les risques organisationnels, ni sur ce que produisent la sous-traitance et le travail temporaire.

La question de la « traçabilité des expositions » est évoquée uniquement en référence à ce document unique (DU) dont les différentes versions devraient être archivées. En matière de risque chimique (qui fait l’objet de divers documents tels les DU ou les fiches de données de sécurité), en guise de mémoire d’exposition pour le salarié qui en ferait la demande, « une information synthétique pourrait être extraite de ces documents pour alimenter la traçabilité des expositions des salariés suivis en surveillance renforcée » (p. 6). On est très loin d’un suivi des conditions réelles de travail, au plus près de l’activité de chaque travailleur, permettant une véritable identification des risques subis, identification susceptible d’ouvrir le droit au suivi médical post-professionnel (le texte est muet à ce sujet) et à la reconnaissance en maladie professionnelle si celle-ci survient.

Concernant la formation des travailleurs, l’ANI en appelle à une « rationalisation des formations santé et sécurité au travail », avec la promotion d’une « formation conjointe employeur/salarié » afin de « partager les objectifs et la culture de prévention dans une démarche commune ». Dit autrement, la responsabilité de la prévention relèverait alors de la responsabilité conjointe des salariés et des employeurs, faisant comme si, dans la relation de subordination qui caractérise le contrat de travail, il pouvait y avoir égalité des responsabilités entre celui qui prescrit le travail et celui qui l’exécute.

D’ailleurs, au détour d’une phrase, l’obligation de sécurité de résultat, inscrite dans la loi dès 1893 et re-définie en 2002 par la cour de Cassation dans le cadre des arrêts amiante (6), est réduite à une obligation de moyens, dès lors que l’employeur a « mis en œuvre les actions de prévention », ce qui est contraire à l’esprit même de la loi en la matière.

Mais l’essentiel de cette première partie concerne le sens premier donné, dans ce projet d’accord, à la prévention primaire, à savoir le « repérage précoce d’un risque de désinsertion professionnelle ». La prévention de la désinsertion professionnelle devenant le principal enjeu de prévention primaire, non pas au sens d’une action sur les risques professionnels, mais dans celui d’une identification des travailleurs à risques, c’est-à-dire ceux qui pourraient être atteints par les risques du travail. Tel est le véritable enjeu de cet accord, à savoir organiser l’individualisation des atteintes à la santé liées au travail, en naturalisant le milieu de travail. Selon le texte, « le maintien dans l’emploi doit être considéré comme une action de prévention majeure, tant pour le salarié que pour l’employeur qui, chacun pour ce qui le concerne, doit y trouver son compte ».

Pour illustrer la manière dont peut se comprendre une telle injonction, prenons un travailleur atteint de cancer. Son maintien dans l’emploi dépend non pas d’une suppression du risque d’exposition à des cancérogènes à son poste de travailleur, mais de son aptitude à poursuivre son travail sans véritable mise en cause des risques présents dans le milieu de travail ayant pu engendrer la survenue du cancer. Avec les conséquences imaginables !

Tous les acteurs de l’entreprise, selon l’accord, devraient être mobilisés par rapport à cet enjeu, qui en masque un autre : tenter d’empêcher par tous les moyens la déclaration et la reconnaissance en maladie professionnelle des atteintes liées au travail.

Les rôles respectifs des personnes compétentes en matière de prévention et des représentants du personnel sont très brièvement évoqués, sachant que les prérogatives du CSE en matière de conditions de travail mais aussi d’enquête sur les accidents de travail et maladies professionnelles sont en quelques sorte renvoyés à des accords ultérieurs d’entreprise ou de branche. La destruction des CHSCT n’est même pas évoquée. Tout se passe comme si cette institution représentative des travailleurs, qui a assuré un contre-pouvoir effectif au sein des lieux de travail, et contribué à la prévention de nombreux accidents du travail ou maladies professionnelles pendant 35 ans, n’avait jamais existé.

Promouvoir le rôle des branches professionnelles est, en revanche, considéré comme essentiel, ce qui témoigne du pouvoir renforcé des instances patronales, au détriment des contre-pouvoirs que sont, d’une part, les règles du Code du Travail, censées protéger les travailleurs inscrits dans un rapport de subordination, mais aussi, d’autre part, les droits opposables à l’employeur, voulus par le législateur dans le cadre des lois Auroux, non seulement les CHSCT mais les droits d’alerte et de retrait, ainsi que le droit d’expression des travailleurs sur leurs conditions de travail.

2. « Promouvoir une qualité de vie au travail en articulation avec la santé au travail »

Dans ce paragraphe, ce qui est visé est l’avènement d’une démarche d’entreprise dans laquelle « la place des managers est centrale », visant à l’intégration de tous les aspects de la vie au travail, dans un « climat de confiance » et impliquant tous les acteurs de l’entreprise dans le « dialogue social ». Les contradictions entre le côté pyramidal du management et l’apologie du dialogue social sont évidemment soigneusement tues. En revanche, l’accent est mis sur la responsabilité « des salariés eux-mêmes et leurs représentants », ce qui conforte un évolution déjà en cours visant à faire porter la responsabilité des accidents de travail sur les accidentés eux-mêmes.

Le plus inquiétant est la volonté affirmée « d’éviter l’écueil d’une approche standardisée plaquée sans plus-value pour l’entreprise et les salariés ». S’agirait-il, entre autres, des règles sur le temps de travail, mais aussi de l’ensemble des règles du code du travail visant à contrecarrer un pouvoir discrétionnaire de l’employeur dans la détermination des conditions de travail ? Ce projet d’accord vise ainsi à détruire l’ensemble des règles de droit qui constituent, depuis la fin du 19e siècle, des outils de régulation essentiels, relevant de l’ordre public social sous la responsabilité de l’Etat, pour faire obstacle au « moins-disant » et au dumping social sans limite.

3. « Promouvoir une offre de services des SPSTI (services de prévention et de santé au travail interentreprise) »

La transformation de la mission de suivi de la santé des travailleurs en une tâche d’identification des travailleurs à risque de désinsertion professionnelle est d’autant plus inquiétante que l’accord prévoit le recours aux médecins de ville dans cette mission de surveillance de la santé des salariés. La réorganisation des centres de santé au travail qui les transforment toujours plus en outils aux service des employeurs, est aux antipodes d’une mission d’accompagnement et de contre-pouvoir, donnant aux équipes de ces centres les moyens d’organiser une réelle prévention collective sur les lieux de travail.

*

**

Cet accord met en péril des décennies de lutte pour l’amélioration des conditions de travail auxquelles ont contribué, aux côtés des organisations syndicales de travailleurs, des associations et mouvements citoyens, des chercheurs, des avocats, des journalistes.

Nous, militants syndicaux et associatifs, réunis au sein de l’association Henri Pézerat, constatons chaque jour les dégâts du travail sur la santé et la vie des travailleuses et des travailleurs. Dans nos pratiques et engagements quotidiens, nous rencontrons et soutenons chaque jour les travailleurs et les travailleuses, malades, mutilé.e.s, dévasté.e.s, victimes des conditions de travail, des risques toxiques, des horaires totalement en décalage avec la vie normale, familiale et sociale, des organisations du travail mortifères…. C’est au nom de cette expérience que nous lançons cet appel. Nous nous adressons solennellement à tous les syndicats pour qu’ils refusent de franchir un pallier de plus dans la décadence sociale. La facture de l’indifférence serait trop lourde pour les travailleurs et travailleuses pauvres, déqualifié.e.s, précaires, mal payé.e.s, déconsidéré.e.s et ouvrirait grand la porte à l’ « ubérisation » généralisée de la société française.

Un mouvement de résistance, citoyen et syndical, doit s’opposer à l’adoption d’un tel accord qui réduit la santé des travailleuses et des travailleurs à une variable d’ajustement des entreprises et détruit toute forme de contre-pouvoir démocratique légitime des travailleurs dans le travail et dans l’ensemble des instances locales, régionales, nationales qui président désormais aux décisions de politiques publiques concernant la santé, la vie, la dignité, dans le travail et donc dans la cité.


 

NOTES :

(1) https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/
15/dossiers/prevention_sante_travail

(2) https://assurancemaladie.ameli.fr/sites/default/files/
rapport_annuel_2019_de_lassurance_maladie_-_risques_professionnels_decembre_2020.pdf

(3) Op.cit. p143.

(4) Anne Marchand, « Les ressorts du non-recours au droit de la réparation en maladie professionnelle », Droit social, n°12, Décembre 2020, 983/988 ; Annie Thébaud-Mony, « Du cancer au SRAS-COV2. L’invisibilité socialement construite et indéfiniment reconduite des maladies professionnelles graves et mortelles» , Droit social, n°12, Décembre 2020, 989/994 et aussi : https://www.sante-et-travail.fr/maladies-professionnelles-a-quand-vraie-reconnaissance

(5) Annie Thébaud-Mony, La Science asservie. Les collusions mortifères entre industriels et chercheurs, La découverte, Paris, 2014, p. 157.

(6) Jean-Paul Reissonnière & Sylvie Topaloff. L’affaire de l’amiante, Sem.Soc. Lamy, Suppl. n°1082, 1er juillet 2002 ; Pierre Sargos, Hygiène et Sécurité du travail : qui se souvient de Jean Thommes ? JCP, 2015, 2179 ; Annie Thébaud- Mony, op cit

https://www.asso-henri-pezerat.org/wp-content/uploads/2020/12/Appel-assoHP-291220-def.pdf

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Pour le cheminot Jean-Michel Dieudonné, Justice a été rendue

Radié des cadres le 15 novembre 2018 après une procédure disciplinaire engagée suite à un « incident » survenu à Paris-Est le 27 juillet 2018 dans le cadre de la lutte contre la réforme ferroviaire, Jean-Michel Dieudonné, militant CGT en Lorraine, avait contesté cette sanction devant la justice avec l’appui et le soutien de toute la CGT.

 

Une pétition et plusieurs rassemblements avaient été initiés avec la CGT pour le défendre, le soutenir. Une procédure devant le Conseil des Prud’hommes avait été engagée pour le rétablir dans ses droits avec pour objectif d’annuler sa radiation et de gagner sa réintégration à la SNCF.

Une première décision de justice avait conclu à une « difficulté sérieuse », tout en se déclarant incompétente pour statuer…

Cette décision contestée en appel, a donné lieu à une nouvelle décision le 17 décembre 2020 : la Cour d’Appel de Nancy donne raison à notre camarade en annulant son licenciement et en ordonnant sa réintégration dans l’entreprise.

C’est une victoire pour toute la CGT, qui en appelle d’autres. Les libertés publiques et syndicales sont sans cesse remises et cause et nos militants poursuivis et sanctionnés.

Cette décision conforte la Fédération CGT des cheminots et le syndicalisme de lutte pour défendre sans faille les droits des cheminots.

Les sanctions à l’encontre de nos militants doivent cesser immédiatement et toutes les procédures en cours doivent être abandonnées.

La CGT-Cheminots

 

Communiqué de soutien à Jean-Michel Dieudonné: Réintégré!

Voilà deux ans, un comité s’est constitué pour que le Président de la SNCF, revienne sur la décision de radiation des cadres de Jean-Michel Dieudonné. Deux ans durant lesquels la mobilisation n’a pas failli pour obtenir la réintégration de notre ami, de notre camarade.

Aujourd’hui, c’est chose faite, la Chambre sociale de la Cour d’Appel de Nancy annule le licenciement et ordonne à l’EPIC SNCF mobilités de réintégrer Jean-Michel dans ses effectifs.

Justice est enfin rendue pour qu’il recouvre sa dignité de salarié, de militant et l’ensemble de ses droits acquis mais aussi pour que les salariés et plus particulièrement les cheminots, puissent exercer librement leur droit de grève

.A cet instant, le nouveau Président de la SNCF doit prendre acte et respecter cet arrêt de la Cour d’Appel. La SNCF, nous en sommes convaincus, engagera la voie du dialogue pour clore ce dossier. Le comité, pour sa part, œuvrera en ce sens.

Jean Michel, au nom de la Justice, repositionné dans ses droits, demeure sans esprit de vengeance afin d’honorer la dignité qui lui est rendue.

Aux yeux de la Loi, Jean-Michel redevient ce qu’il n’a jamais cessé d’être : un Cheminot au sein de cette grande famille du rail et de sa belle histoire. Parce que la victoire est belle quand elle est collective, Jean-Michel adresse ses remerciements à tous ses très larges soutiens.

Nancy le 23 décembre 2020. Le Comité de soutien "Justice pour Jean-Michel".

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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ALLIER : contre la répression syndicale rassemblement le 11 JANVIER !

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Michelin prévoit de supprimer 2.300 postes en France

Michelin a annoncé mercredi un projet de suppression de 2.300 postes d'ici trois ans en France, sans licenciement ni fermeture de site, dans le cadre d'un plan de «simplification et de compétitivité» de ses activités.

Le fabricant de pneumatiques Michelin a déclaré vouloir supprimer 2.300 postes en France, ce qui représente environ 11% de l'effectif du groupe dans le pays, où il emploie 21.000 personnes.

Michelin met en garde depuis plusieurs années sur les conséquences de l'arrivée en Europe de pneumatiques à bas coûts venus notamment d'Asie.

«Près de 60% des départs envisagés se feraient sur la base de départs anticipés à la retraite et le reste par des départs volontaires accompagnés», dit le fabricant de pneumatiques dans un communiqué, en promettant «une approche innovante de dialogue social».

Pour tout poste supprimé, le groupe s’engage «à contribuer à en recréer un autre, soit dans le cadre du développement de ses nouvelles activités, soit en prenant part à la redynamisation des bassins d’emplois (…)».

 

«Profondes transformations structurelles»

 

Le manufacturier français explique être confronté depuis une dizaine d’années «à de profondes transformations structurelles du marché mondial du pneumatique, marqué notamment par l’arrivée massive de produits à bas coûts».

«Le groupe doit donc accompagner les évolutions stratégiques de ses activités pour préparer l’avenir. C’est le cas notamment en France où la vitalité de ses positions passe par un renforcement significatif de sa compétitivité», explique-t-il.

Il compte ainsi «moderniser ses sites et renforcer son positionnement sur des pneumatiques haut de gamme et de spécialités, à haute plus-value technologique» et poursuivre «sa stratégie de localisation en France de nouvelles activités à forte valeur ajoutée, notamment dans les domaines des services, des matériaux durables, de la transition énergétique et du recyclage».

Michelin dit tabler sur une amélioration de sa compétitivité pouvant aller jusqu’à 5% par an pour les activités tertiaires et l’industrie.

 

Publié par fr.sputniknews.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Plan de relance : le Medef demande de nouvelles mesures pour les secteurs en difficulté
LR: Encore une fois, les grands patrons mettent en avant les petites entreprises – qu’ils pillent de mille manières – pour obtenir de nouvelles aides de l’Etat honni, quand ils savent bien qu’ils contrôleront tous les guichets  pour passer à la caisse et ensuite, de mille manières, les distribuer aux actionnaires et augmenter leurs salaires.
 
 
BOURSORAMA AVEC MEDIA SERVICES•06/01/2021 
Pour certains secteurs, l’année 2021 s’annonce tout aussi « catastrophique » que 2020.

 

Geoffroy Roux de Bezieux à Paris, le 26 août 2020. ( AFP / ERIC PIERMONT )

Hôtels, événementiel, stations de ski… Les secteurs les plus en difficulté doivent être soutenus par un « deuxième volet » du plan de relance, a estimé mercredi 6 janvier le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux.

Le plan de relance de 100 milliards d’euros adopté fin 2020 « a été conçu pour réinvestir et réindustrialiser le pays (…) mais je pense qu’il faut le compléter avant l’été » par « un volet sur toute l’économie présentielle, c’est-à-dire l’économie qui souffre » aujourd’hui , a jugé Geoffroy Roux de Bézieux sur franceinfo . Si le plan « a plutôt bien démarré » jusqu’ici, « il n’y a rien (…) pour les hôtels, pour l’évènementiel, les stations de ski, pour tous ces gens-là, qui ont eu une année 2020 catastrophique et auront de nouveau une année 2021 catastrophique », a-t-il noté.

Par ailleurs, selon lui, il faudra « peut-être réfléchir à un moyen de faire sortir l’épargne », emmagasinée par de nombreux Français en 2020, qui ont réduit leur consommation durant les confinements ou par précaution et peur de l’avenir.
 
Jusqu’à 200 milliards épargnés par les Français

 

Selon la Banque de France, cette épargne a atteint 130 milliards d’euros l’an dernier et pourrait grimper à 200 milliards en 2021.

Si le président du Medef se dit défavorable à une baisse massive de TVA, il défend des mesures « ciblées » comme un chèque vert, tel que déjà proposé au printemps par le Medef, mais aussi par plusieurs économistes.

Revenant sur la réforme des retraites voulue par le gouvernement et mise en suspens pendant la crise, le patron du Medef a rappelé son opposition à une reprise des discussions d’ici 2022 sur l’instauration d’un régime par points.

En revanche, il a estimé que le débat sur une augmentation des trimestres de cotisations, comme en 2013 dans la réforme portée par Marisol Touraine, pourrait s’ouvrir avant la fin du quinquennat. « C’est une méthode assez juste car ça prend en compte l’âge de début de travail » et ne pénalise donc pas ceux qui ont commencé à travailler tôt, a estimé M. Roux de Bézieux.

 

Publié par anti-K

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VIDEO. Les raffineurs de
Grandpuits entrent en grève
reconductible : soutenez-les !

 

Lundi, les raffineurs de Grandpuits (77) en région parisienne ont arrêté la production et entamé une grève reconductible contre les 700 suppressions d'emploi que Total veut imposer sur le site. Pour les soutenir, n'hésitez pas à donner à la caisse de grève ou à vous rendre sur le piquet !

En grève !

Cliquez-ici pour donner à la caisse de grève !

 

 



 
Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Malgré sa participation active dans la gestion calamiteuse de la crise du coronavirus et alors qu'elle fait l'objet de différentes plaintes, Agnès Buzyn quitte la politique française pour rejoindre le cabinet du Directeur Général l'OMS.

Agnès Buzyn promue au cabinet du DG de l’OMS malgré sa gestion catastrophique de la crise sanitaire

Crédit photo : AFP

A 58 ans, Agnès Buzyn ancienne ministre de la santé d’Emmanuel Macron qui fut aussi candidate à la Mairie de Paris en pleine crise du Covid, quitte la France et la politique pour aller s’installer à Genève. Là-bas, elle sera au cabinet du Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), chargée des « affaires multilatérales », elle représentera le Directeur auprès de l’Union Européenne, du G7 ou encore de la fondation Bill et Melinda Gates, du milliardaire de chez microsoft.

Agnès Buzyn, c’est avant tout un bilan calamiteux au sein du ministère de la santé au regard de ce que la crise a pu montrer des exigences en termes de politiques de santé publique. L’ancienne ministre a participé à largement participé à laisser l’hôpital public à bout de souffle en poursuivant notamment les fermetures de lits pour maintenir ses objectifs budgétaires alors que la crise du Covid nous a cruellement montré le prix à payer du manque de moyens dans les hôpitaux à l’heure du réchauffement climatique. C’est d’ailleurs ce que lui rappelait le personnel hospitalier dès 2018, ne recevant à ce moment-là que le mépris de la ministre.

Aujourd’hui, l’annonce de sa nomination à l’OMS est d’autant plus scandaleuse qu’elle intervient alors que l’ancienne ministre est l’objet de plusieurs plaintes déposées depuis le début de la crise du Covid, dont une vient d’être instruite. En cause : sa gestion criminelle de l’épidémie.
La première plainte a été déposé par des médecins considérant que Buzyn et Philippe, à l’époque, « avaient conscience du péril et disposaient des moyens d’action, qu’ils ont toutefois choisi de ne pas exercer ». La ministre de la santé était en effet tout à fait au courant de la dangerosité du virus venu de Chine, mais n’avait pas toutefois pensé bon de mettre en place des mesures préventives à l’époque.

L’autre plainte est celle pour laquelle la commission d’enquête de la Cour de Justice de la République a décidé d’ouvrir une instruction tout dernièrement. Elle concerne un ancien malade du Covid, qui avait été atteint d’une forme grave de la maladie. Il décidé d’attaquer la ministre « pour l’organisation générale du système de santé » après s’être vu refusé son entrée en hôpital. D’après le plaignant, cette négligence a eu pour conséquence pour de lui faire passer plusieurs semaines de coma en raison d’un état de santé qui s’est dégradé suite au refus de l’accepter en hôpital.
Plus qu’une nouvelle carrière, le départ de Buzyn pour l’OMS ressemblerait presque à une immunité judiciaire renforcée pour l’ancienne ministre...

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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"L’argent magique" : 465
millions d’euros de prêt garanti
par l’État offerts à Lagardère

 

La multinationale s’est vu octroyer un prêt garanti par l’État de 465 millions d’euros. Un énième cadeau au patronat qui en dit long sur les priorités du gouvernement, alors que dix millions de personnes vivent officiellement sous le seuil de pauvreté en France.

 

Macron président des patrons

Selon le Journal officiel publié le dimanche 3 janvier, l’entreprise Lagardère se verra offrir un prêt garanti par l’État d’un montant de 465 millions d’euros. Les prêts garantis par l’État ont la particularité d’engager celui-ci à rembourser la majeure partie du crédit en cas de non-remboursement de la part de l’entreprise. Une fois de plus, les gains astronomiques des grandes entreprises restent de l’ordre du privé, mais les dettes elles deviennent publiques !

Plus scandaleux encore, cette nouvelle tombe deux jours après la suppression de 153 postes en Belgique par Lagardère Travel Retail, une branche de la multinationale spécialisée dans le commerce dans les aéroports et gares. En effet, comme le rapporte le site RTL Info, les salariés ont reçu en octobre un simple mail leur annonçant la fin de leurs contrats à compter du 1er janvier 2021. Même les négociations pour compenser ces licenciements ont été rejetées par Lagardère, estimant les propositions « trop chères ».

Cet énième cadeau au grand patronat illustre la politique économique menée par le gouvernement face à la crise économique accélérée par la pandémie : chouchouter les grands capitalistes, et faire payer la crise aux travailleurs et aux plus précaires. Alors qu’un million de personnes sont passées sous le seuil de pauvreté, le gouvernement distribuent des milliards d’euros aux grandes entreprises, tandis que celles-ci multiplient les plans de licenciements et de suppressions d’emploi.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Saisi en référé par la CGT, FO, FSU, le Syndicat de la magistrature ou le Syndicat des avocats de France, il devait statuer sur la légalité des décrets du ministère de l'Intérieur.

 

Il a débouté les demandeurs, invoquant que lesdits décrets ne portaient pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'opinion, de conscience et de religion ou à la liberté syndicale. Souriez donc, vous êtes fichés!

Toutefois, les organisations précitées vont se pourvoir sur le fond devant le Conseil d'Etat.

En attendant, sur Médiapart, des preuves sur la police du préfet Lallement, sous les ordres de Gérard Darmlanin, ministre de la police et du fichage pour opinion politique et appartenance syndicale: Comment les forces de l’ordre ont saboté la manifestation du 12 décembre 2020 contre la loi "sécurité globale".

Du coup, une vue de l'Ancien régime: le peuple supportant la noblesse et l'église.

Il est vrai que les personnages ont changé en haut, mais le Tiers-état reste toujours en bas aujourd'hui. Non?

Le Conseil d'Etat valide le fichage pour opinion politique et appartenance syndicale

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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