SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Ce n’est pas la hausse des salaires des travailleurs qui est à l’origine de l’inflation galopante, mais les profits des entreprises.

Source : Jacobin Mag, Grace Blakeley
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Les politiciens et les technocrates appartenant à tout l’éventail politique du Royaume-Uni se sont permis de réprimander les travailleurs qui réclamaient des augmentations de salaire afin de suivre l’inflation. (Images Money / Flickr)

 

 

Ces appels à la modération salariale étaient déjà intolérables lorsqu’ils émanaient du directeur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, qui gagne plus d’un demi-million de livres par an. Aujourd’hui, Boris Johnson – dont on sait qu’il trouve si difficile de survivre avec un salaire de Premier ministre de 190 000 euros par an qu’il a dû demander à un donateur conservateur de lui acheter de nouveaux rideaux – est entré dans la danse.

Johnson a mis en garde contre une « spirale salaires-prix » si les travailleurs ne modèrent pas leurs exigences salariales – comme l’ont fait plusieurs députés conservateurs et même travaillistes. Des politiciens bien payés qui ont voté à plusieurs reprises pour augmenter leurs propres salaires tout en maintenant ceux des infirmières et des enseignants à un bas niveau, disent maintenant au reste du pays de ne pas demander d’augmentation de salaire. Le spectacle pourrait être drôle s’il n’était pas aussi élitiste.

Le Parti conservateur n’a pas semblé avoir de problème quand il s’agissait de distribuer des milliards de livres en prêts et subventions aux mega – entreprises qui avaient besoin de soutien pendant la pandémie. Et ce, après plusieurs années de bénéfices élevés pour les plus grandes entreprises du Royaume-Uni, en partie grâce aux réductions drastiques de l’impôt sur les sociétés introduites par George Osborne.

Dans le même temps, au cours de la décennie qui a suivi la crise financière, le travailleur moyen au Royaume-Uni n’a pas reçu d’augmentations de salaire dignes de ce nom, laissant le Royaume-Uni avec l’une des plus faibles performances en matière de croissance des salaires au sein de tous les pays de l’OCDE. Aujourd’hui, avec la hausse des coûts de la vie, des millions de familles se retrouvent dans l’incapacité de chauffer leur maison.

Les taux de syndicalisation ayant baissé presque chaque année depuis la fin des années 1970 (avec un redressement notable ces dernières années), les travailleurs de la plupart des secteurs ne sont tout simplement pas en mesure d’exiger des salaires plus élevés. Ceux qui sont davantage syndiqués – notamment dans le secteur public – continuent de limiter leurs exigences à des augmentations de salaire correspondant à l’inflation. C’est une autre façon de dire qu’ils tentent de se protéger contre les réductions de salaire.

Les statistiques montrent très clairement que la crise du coût de la vie n’est pas provoquée par les travailleurs qui réclament des salaires plus élevés. La combinaison de la guerre en Ukraine et des perturbations des chaînes d’approvisionnement qui ont eu lieu pendant le grand confinement sont les principaux facteurs expliquant la hausse des prix. Comme je l’ai soutenu dans La Tribune la semaine dernière, la crise du transport maritime mondial est un facteur particulièrement important quand on veut expliquer pourquoi les prix ont tant augmenté au cours des dernières années.

Mais le problème ne réside pas seulement dans les changements macroéconomiques qui échappent à notre contrôle – il s’agit aussi des profits réalisés par les grandes entreprises en réponse à l’environnement inflationniste.

Les niveaux de concentration du marché n’ont cessé d’augmenter au Royaume-Uni ces dernières années, et les secteurs monopolistiques et oligopolistiques ont connu des hausses de prix plus importantes pendant la pandémie que les secteurs plus compétitifs. Ces sociétés se servent de l’augmentation des prix à l’échelle de l’économie comme d’une excuse pour augmenter leurs prix dans une proportion bien supérieure à l’augmentation de leurs coûts. En d’autres termes, une grande partie de la hausse des prix est due à l’augmentation des bénéfices et non à celle des salaires.

Toujours et partout l’inflation est un phénomène politique – il s’agit de savoir qui paie. Le gouvernement actuel veut faire payer aux travailleurs la crise du coût de la vie, tout comme il leur a fait payer la pandémie et la crise financière qui l’a précédée.

L’approche impitoyable du gouvernement face à la crise du coût de la vie est précisément la raison pour laquelle il est si important que les travailleurs se syndiquent. Les travailleurs ne peuvent pas compter sur les patrons pour leur accorder des augmentations de salaire « équitables » par intérêt personnel éclairé, ni sur le gouvernement pour soutenir la reprise. Ils doivent exiger le salaire qu’ils méritent en étant en position de force.

La réaction tant du parti travailliste que du parti conservateur aux récentes grèves ferroviaires montre très clairement à quel point les politiciens se sentent menacés par les travailleurs qui osent s’organiser pour défendre leurs intérêts. Dans les secteurs largement syndiqués, les patrons ne peuvent tout simplement pas transférer les coûts de la hausse des prix sur le personnel faiblement rémunéré – ils doivent négocier avec les gens qu’ils tentent d’exploiter.

Ce gouvernement – et la plupart des politiciens de l’opposition – aimerait bien que les travailleurs s’assoient et se taisent devant la chute des salaires réels. Mais ils ont une autre option : ils peuvent aussi s’organiser.

Contributeurs :

Grace Blakeley est rédactrice à La Tribune et l’auteur de Stolen : How to Save the World from Financialisation [Spoliés : comment sauver le monde de la financiarisation, NdT].

Source : Jacobin Mag, Grace Blakeley, 18-06-2022

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Les " démocraties " occidentales, l'Union européenne se targuent dans ce qui les distingueraient - selon elles bien sûr - des régimes autoritaires de l'indépendance de la justice.

Voilà qu'un livre d'un magistrat à la retraite remet les choses à leur place

 

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Résumé du livre

 
La magistrature française est en souffrance. "Juger, c'est apprécier." "Il faut respecter le temps de la justice." De beaux principes ! Mais le pouvoir d'appréciation du juge se réduit de jour en jour, sous la pression de sa hiérarchie et sous le poids de lois opportunistes toujours plus contraignantes. On a récemment intégré dans la grille d'évaluation des juges, un critère de rentabilité : une prime annuelle est versée en fonction du nombre de dossiers traités.
Les juges sont-ils encore capables de se prononcer en leur âme et conscience ? La justice peut-elle vraiment être rendue en toute liberté, sans tenir compte de ce qu'attend la hiérarchie ? Existe-t-il encore des magistrats prêts à exercer leur mission sans être d'abord préoccupés par leur avancement ? Ce livre est le témoignage sincère d'un juge passionné qui n'avait cessé de croire en la justice...
jusqu'au jour où il a dû rendre des comptes à ses pairs, après s'être déplacé place Vendôme pour mettre son propre ministre en examen. Une plongée dans le monde de la justice, un constat sans concession qui fait froid dans le dos. Après avoir lu ce livre, vous vous y reprendrez probablement à deux fois avant de faire appel à un juge

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Envoi de Danielle de Clermont

 

Lacroix city St Herblain (44)

Les salariés de Lacroix City St Herblain subissent l’inflation comme tout le monde. A cela s’ajoute : l’absence de reconnaissance du travail, le manque de personnel, les bas salaires rattrapés par le SMIC…

Les salariés ont fait leurs calculs…

Mobilisés avec la CGT, ils sont en grève depuis hier pour revendiquer une augmentation générale de 6% des salaires.

Malgré l’impact de l’arrêt de travail sur la production du nouveau produit phare de l’entreprise, la direction ignore les salariés en lutte et leurs revendications et se contente d’esquiver la négociation en appliquant unilatéralement une hausse de 1.5% réservée aux salaires inférieurs à 2500€ bruts.

Manifestement, la direction ne montre aucun respect envers ces collaborateurs en faisant le choix de les ignorer.

Déception, colère, sentiment d’humiliation !

Aujourd’hui, plus de 60 salariés des équipes de matin et d’après-midi des ateliers Tolerie, Décor, Expédition, Application, Peinture ont reconduit la grève et sont rassemblés devant le site de ST Herblain pour leur deuxième jour de grève, décidés à gagner une réelle négociation. (6 impasse du bourrelier 44800 ST HERBLAIN)

 

La SAM (12)

Les salariés de la SAM ont été informés que le projet de réindustrialisation du site de la SAM ne pourrait pas aboutir. Et, ce malgré l’investissement de MH Industries, de la Région et de la communauté de commune, Renault et l’Etat n’ont pas eu la volonté de soutenir ce projet. La Région va faire malgré tout l’acquisition des bâtiments fin juillet et continuer à tout mettre en œuvre pour réindustrialiser le site de la SAM.

Le Gouvernement et Renault portent la responsabilité de cet échec, de la désindustrialisation du pays (Voir communiqué en PJ.)

 

Pommier (65)

Plus de 41 jours de grève pour les salariés de l’entreprise Pommier du groupe Cahors à Bagnères de Bigorre. On compte 95% des salariés en grève dans une lutte solidaire où les décisions se prennent collectivement. Malgré l’exemplarité de ce conflit, malgré la multiplication des initiatives, malgré une bonne visibilité dans la presse et malgré le soutien des élus locaux et de la population, le patron M. Libert ne fait aucune proposition et laisse pourrir le conflit.

Motion de soutien à nos Camarades à renvoyer au PDG du Groupe CAHORS, aux élus locaux et nationaux des Hautes-Pyrénées, aux représentants des services de l’Etat.(Voir en PJ)

La FTM-CGT appelle à la solidarité financière de tous les syndicats et structures. Vous pouvez adresser vos chèque à l'UD CGT 65 Bourse du travail5 Bd du Martinet 65000 Tarbes 

 

Sante au travail

Dispositif légal en cas de forte chaleur.(Voir dispositions légales en PJ)

 

Indecosa cgt

INDECOSA-CGT participe au Collectif de Défense du Nutri-Score.

Face à la recrudescence des attaques des lobbys, 36 associations de professionnels de santé, de scientifiques, de consommateurs et de patients ainsi que des ONG appellent les citoyens à signer une pétition pour défendre le logo nutritionnel Nutri-Score.(Voir communiqué de presse en PJ)

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USTM 54 (Meurthe et Moselle) Convention de la Métallurgie
USTM 54 (Meurthe et Moselle) Convention de la Métallurgie

Publié par CGT COMPIEGN FACEBOOK

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SOURCE : Analyse communiste internationale

Mardi, 19 juillet 2022
 


Dans un communiqué, le Front Militant des Travailleurs (PAME) souligne : 
En Italie, les syndicats USB et Si Cobas font face à un acte d'accusation de 350 pages du parquet de Piagenza dans lequel les syndicats et les syndicalistes sont accusés de " crimes " tels que des grèves avec piquet de grève, des protestations et des mobilisations dans le secteur de la logistique. 

Sur la base de cet acte d'accusation, une opération de police a été menée depuis ce matin avec des perquisitions aux domiciles des syndicalistes et l'arrestation de 4 syndicalistes de l'USB.


Au moment où les travailleurs de toute l'Europe descendent dans la rue contre la vague d'inflation et le gel des salaires, réclamant des augmentations de salaire et des conventions collectives, les employeurs et les gouvernements tentent d'empêcher les travailleurs de s'organiser et de se défendre par des intimidations et des menaces.

C'est désormais un phénomène courant en Grèce et dans toute l'Europe que les syndicalistes et les syndicats soient criminalisés et poursuivis pour avoir défendu la vie et les droits des travailleurs, pour s'être opposés aux abattoirs impérialistes.

Il est évident qu'en Italie, les employeurs du secteur de la logistique, alarmés par la colère croissante des travailleurs du secteur et l'action militante des syndicats, utilisent l'appareil d'État italien pour attaquer les syndicats militants.

Nous constatons que personne n'a été condamné pour le meurtre d'Abd El Salam, un travailleur migrant, membre de l'USB dans le secteur de la logistique, et qu'il y a trois mois, une provocation a été organisée au siège de l'USB.

L'USB a répondu aux développements actuels par une grève de 24 heures dans le secteur de la logistique et des actions pour la libération des syndicalistes détenus.

Nous exprimons notre solidarité avec les syndicats italiens USB et Si Cobas, qui sont ciblés et persécutés par les gouvernements et l'appareil d'État, et avec tous les travailleurs en Italie.

Les intimidations ne passeront pas - la lutte des travailleurs les brisera.
pamehellas.gr

source : http://www.idcommunism.com/2022/07/pame-denounces-attempts-to-criminalise-trade-union-action-in-italy.html#more

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Et ce n'est pas de simples tables rondes (procédé récurrent de diversion) dont le pays et les territoires ont besoin mais de véritables moyens de lutte contre les incendies dont la fréquence et l'intensité se multiplient!

Ou d'opérations de com à la sauce Macron!

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SOURCE : Maire Info

En Gironde, où de terribles feux de forêt font rage depuis mardi dernier, la situation ne s'améliore pas malgré les efforts exceptionnels des pompiers. Alors que les maires font jouer à plein la solidarité, des voix s'élèvent pour dénoncer le manque de moyens de la sécurité civile. 

Avec 14 000 hectares de forêt déjà détruits, les deux incendies qui ravagent une partie de la Gironde autour de Landiras et de La Teste-de-Buch depuis mardi dernier s’annoncent déjà comme faisant partie des plus graves que le pays ait connu. Il suffit, pour le réaliser, de savoir que ces deux incendies ont déjà détruit une surface supérieure à celle qui brûle, en moyenne, sur l’ensemble du pays chaque année (11 000 ha). 

Incendies majeurs

Hier, alors que la situation semblait maîtrisée, les feux ont très violemment repris sous l’effet du vent, et ce sont quelque 2 000 hectares qui sont partis en fumée en seulement une heure et demie autour de La Teste-de-Buch. Ces images rappellent le dramatique incendie de 1949, à Saucats au sud de Bordeaux, à ce jour le plus meurtrier des feux de forêt qu’ait connu le pays : 50 000 hectares avaient été détruits et plus de 80 personnes avaient trouvé la mort. 

Si les incendies actuels en Gironde n’ont, pour l’instant, pas fait de victime, la plus grande inquiétude reste de mise en particulier pour la journée d’aujourd’hui, où la chaleur écrasante (on attend des pointes à 42 ° C) va s’accompagner de vents à 60 km/h. La journée de ce lundi est donc présentée comme la plus « à risque ». 

Autour de La Teste-de-Buch, tout près d’Arcachon, ce sont 4 200 ha qui ont déjà brûlé, et plus de 10 000 personnes ont dû être évacuées. Plus à l’est, autour de Landiras,  9 800 ha sont partis en fumée, annonce la préfecture ce matin, et 6 000 personnes ont été évacuées pour échapper à un incendie de 40 km de circonférence. Les moyens déployés pour lutter contre ces deux feux sont exceptionnels : 2 400 pompiers de la Gironde sont à la lutte, et 1 400 hommes supplémentaires, venus des quatre coins du pays, les épaulent. Le ministère de l’Intérieur, hier matin, a annoncé que « compte tenu de l’évolution défavorable des conditions climatiques prévue demain en Gironde et de l’imprévisibilité des feux due à des vents à 360 ° », trois avions supplémentaires seraient envoyés pour appuyer « les six déjà engagés », ainsi que 200 hommes supplémentaires avec onze camions lourds. 

« Élan de solidarité »  chez les maires

Cette situation est évidemment suivie de très près à l’association départementale des maires de Gironde, dont le président, Bernard Lauret (maire de Saint-Émilion), a répondu ce matin aux questions de Maire info. Autour des foyers, les maires ont à gérer les évacuations – « évacuations des campings autour de La Teste et de villages entiers autour de Landiras », explique Bernard Lauret. « Il faut également gérer la logistique des centaines de pompiers et secouristes supplémentaires », poursuit l’élu, qui salue « l’immense élan de solidarité »  des maires du département. « Nous sommes en contact permanent avec le cabinet de la préfète, qui nous a par exemple demandé de faire un appel aux dons sur les bouteilles d’eau. Très vite, le maire de la commune chargée de réceptionner les packs d’eau a dû dire ‘’stop’’, parce qu’il n’avait plus de place pour stocker ! ». Les communes ont également fourni des lits picots (lits de camp), et même « des camions frigos pour stocker les denrées destinées aux pompiers », salue Bernard Lauret, qui tient à remercier ses collègues pour cet élan de solidarité. « Comme toujours dans ces situations, les maires sont un relais extraordinaire ». 

Des moyens jugés insuffisants

Mais la solidarité qui se déploie n’empêche pas la polémique de monter sur les moyens disponibles en matière de sécurité civile. Dès samedi, le président du département, Jean-Luc Gleyze, dénonçait « une flotte de Canadair insuffisante »  et un problème « d’implantation ». Gérald Darmanin a également été interpellé, ce matin, par le maire de Biganos, Bruno Lafon, sur les antennes de France bleu Gironde, qui reproche à l’État l’absence de Canadair à demeure sur l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. Un point de vue « totalement partagé »  par le président des maires de la Gironde : « Nous avons le plus grand massif forestier d’Europe… et les Canadair sont basés à Nîmes ! Il faut se rendre compte que tous les jours, les avions font la navette entre la Gironde et Nîmes où ils sont entretenus, ce n’est tout de même pas normal, alors que nous avons à proximité l’aéroport de Bordeaux-Mérignac et un certain nombre de bases aériennes militaires. » 

Au-delà des maires, d’autres voix s’élèvent contre « le manque de moyens humains et techniques »  de la sécurité civile, comme celle du Syndicat national du personnel navigant de l’aviation civile (SNPNAC), dont un porte-parole dénonce, ce matin, le fait que des avions, par manque d’entretien, sont « garés au parking et ne peuvent pas voler ». Le SNPNAC, il y a un an, avait déjà interpellé le gouvernement sur le manque de moyens aériens, dénonçant « une catastrophe annoncée » : fermeture de bases, non-remplacement d’appareils perdus en mission de secours, « flotte vieillissante », « intolérables immobilisations au sol d’appareils », « manque de pièces détachées » … « Notre incompréhension est totale face à la discordance voire même l’antinomie entre les discours et les actes par le manque de stratégie et d’anticipation des besoins et des moyens », écrivait en mai 2021 le syndicat.

Dans un communiqué diffusé vendredi, l’AMF a appelé l’État à « entendre la parole des maires qui appellent au nécessaire renfort des moyens aériens permanents sur place ».

Plus largement, l’association estime que « ces incendies violents doivent aussi nous conduire au niveau national à nous interroger sur notre organisation de défense contre l’incendie et les moyens qui y sont consacrés ». C’est aussi le point de vue de Bernard Lauret : « Oui, il va falloir écouter les maires, qui ont les mains dans le cambouis, sur la question des moyens comme sur celle de l’entretien des forêts. » 

Le maire de Saint-Émilion a rencontré, hier, le président du Sénat, Gérard Larcher, qui s’est déplacé en Gironde, et lui a décrit la situation. Gérard Larcher s’est engagé à organiser au Sénat, dès que possible, une réflexion sur ces questions, par exemple sous la forme de tables rondes « dont les maires seront partie prenantes ». « Il faut gérer la catastrophe au présent, conclut Bernard Lauret, mais ensuite, il faudra en tirer les conséquences. Une situation pareille, on la vit une fois, mais on ne peut pas la vivre deux fois. » 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Canicule. Un ouvrier meurt en pleine rue à Madrid. Des centaines de morts dans la péninsule.

Comme partout en Europe, les deux pays de la péninsule ibérique subissent des températures records et des centaines de victimes ont d’ores et déjà été enregistrées. Symbole de la situation de la classe ouvrière face à la canicule : un agent de propreté de 60 ans est mort au travail à Madrid .

Crédits photos : Valentine Chapuis/ AFP

Le bilan ne cesse de s’aggraver de jour en jour. Confrontés à l’extrême vague de chaleur que subi l’Europe depuis une semaine, le Portugal et l’Espagne voient se multiplier les victimes dues à des températures insupportables pour les populations. En Espagne, le chiffre record de 123 décès a été atteint pour la seule journée de ce vendredi, faisant passer la barre des 360 morts du fait de la canicule entre le 10 et le 16 juillet, selon l’institut de santé Carlos III.

Au Portugal, la situation est tout aussi alarmante, où l’on compte une surmortalité de 238 personnes de plus par rapport à la même période en 2021. À Lousa, au centre du Portugal, les autorités ont enregistré un record de température de 46,3 degrés la semaine dernière. Des chiffres qui mettent en lumière la gravité de la période que l’on traverse, et du coût de cette canicule pour les plus fragiles et les plus précaires.

De nombreuses victimes de ce désastre humain et écologique sont bien sur des personnes âgées ou fragiles, mais aussi des travailleurs forcés de continuer de travailler malgré la chaleur insoutenable, et face à la pression patronale, hostile à mettre en place des conditions de travail qui ne mettent pas la vie des employés en danger.

Allongé mort sur le trottoir, une température corporelle à 41,5°, le cas de cet agent de propreté urbain de 60 ans, mort au travail en pleine rue à Madrid du fait de la chaleur insupportable est emblématique du cynisme de la gestion capitaliste de la crise.

Les décès dus aux vagues de chaleur se multiplient, les incendies redoublent à cause de l’augmentation des températures partout sur terre, et les périodes de sécheresse se rallongent. Pour autant, les capitalistes nient leur responsabilité dans des dérèglement cataclysmique tant ils seront les derniers à en payer le prix. Si les différents gouvernements européens cherchent à minimiser l’aberration que constituent ces vagues de chaleur de plus en plus nombreuses et violentes, et ne voient aucun problème à les banaliser, il est nécessaire de concevoir leur origine et leur contingence. Ces températures anormales sont les conséquences directes de la crise climatique impulsée par le capitalisme et dont les classes populaires sont les premières victimes.

Parce que ce sont les travailleurs et les travailleuses qui ont le plus intérêt à arrêter le massacre et parce que ce sont eux qui, au cœur du mode de production capitaliste, peuvent en influer le cours, seuls eux sont à même de mettre l’écologie au centre de s’en saisir efficacement. La classe ouvrière est la seule force capable de de mettre un terme au danger que nous fait courir le capitalisme.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : France Inter

La Cour de cassation s'est prononcée mi-juin sur le cas de huit manifestants verbalisés 

© AFP - Thomas Samson

Pour la Cour de cassation, participer à une manifestation non déclarée n'est pas une infraction

Saisie par huit habitants de la région de Metz, la Cour de cassation a rendu, mi-juin, une décision majeure pour les futurs mouvements sociaux : selon la plus haute juridiction, une personne ne peut se faire verbaliser pour avoir simplement participé à une manifestations non déclarée.

 

23 mai 2020, début du déconfinement. Une manifestation se prépare pour la défense du service public, et les membres de la "Chorale révolutionnaire" de Metz décident de répéter en centre-ville. "En petits groupes pour être moins de dix, distants entre chanteurs d'1,50 mètre à deux mètres, et masqués", précise Xavier Phan Dinh, membre de la formation. Mais la quinzaine de chanteurs n'a pas vraiment le temps de donner de la voix : tous sont rapidement verbalisés par la police, au nom d'un arrêté pris la veille par le préfet, interdisant tout regroupement sur la voie publique. "L'un d'eux m'explique qu'il est interdit de 'revendiquer', avant que l'un de ses collègues le corrige en précisant qu'il est interdit de 'manifester'. Ce quiproquo est révélateur, selon moi", se souvient Xavier Phan Dinh.

Décidés à défendre "un droit fondamental, celui de s'exprimer, certes en chantant, et surtout le droit de manifester", le choriste et sept de ses camarades décident de contester ces amendes, dans un premier temps devant le tribunal de police, dédié aux affaires donnant lieu à des contraventions. Divisés en trois groupes confrontés à trois juges différents, les choristes voient tous leurs amendes confirmées par le tribunal, mais à des montants allant decrescendo : de 135 euros pour les premiers dont le cas est examiné, à onze euros pour les derniers. "A mon humble avis, c'était pour nous diviser ou pour nous dissuader d'aller en cassation", analyse Xavier Phan Dinh. Dans tous les cas, les juges retiennent la participation à une manifestation non déclarée.

"Sous prétexte de limiter les regroupements sur la voie public au motif de freiner la propagation du virus, on en était venus à porter une atteinte disproportionnée à la liberté de manifester", détaille Xavier Sauvignet, l'un des avocats qui a accompagné la chorale dans sa démarche. Les choristes refusent d'en rester là. La loi ne permettant pas de faire appel d'une amende inférieure à 150 euros, ils se trouvent dans l'obligation de se pourvoir directement en cassation. La plus haute juridiction française leur donne alors raison.

"Une infraction qui n'existait pas"

"La Cour de cassation rend un attendu très clair qui vient dire que le tribunal de police avait condamné pour une infraction qui n'existait pas, c'est-à-dire la participation à une manifestation non déclarée. Et, en l'absence de texte, on ne peut pas condamner quelqu'un sur ce fondement-là", détaille Me Sauvignet. "Ce que l'on peut retenir de cette décision, qui est une règle qui existait déjà mais qui est posée de manière très claire par cette autorité régulatrice qu'est la Cour de cassation, est qu'il est interdit de participer à une manifestation interdite, qu'il est également interdit d'organiser une manifestation non déclarée. En revanche, il n'est pas interdit de participer à une manifestation non déclarée". En effet, dans son arrêt, la Cour précise que "ni l'article R. 610-5 du code pénal, ni aucune autre disposition légale ou réglementaire n'incrimine le seul fait de participer à une manifestation non déclarée".

Comment expliquer que la Cour de cassation intervienne aussi tard, alors que les manifestations se sont multipliées ces dernières années ? "Des gendarmes ou policiers peuvent facilement verbaliser quelqu'un sur un fondement qui n'est pourtant pas prévu par la loi. En revanche, il est très difficile de venir contester cette verbalisation, de savoir par quel biais saisir le tribunal", analyse l'avocat. L'étape de la cassation est encore plus complexe, d'autant que les requérants n'ont que cinq jours pour saisir la juridiction. A cela s'ajoute la difficulté de financer les services d'avocats spécialisés. "Vous êtes, à toutes les étapes, dissuadés financièrement et intellectuellement de contester ce type d'amende", ajoute-t-il.

"Un autre enjeu que le montant de l'amende"

En l'occurrence, les choristes ont fait appel à des particuliers, mais aussi des syndicats comme Sud ou la CGT, au Parti communiste, ou encore à la Ligue des Droits de l'Homme, qui les ont aidés à lancer une cagnotte en ligne pour financer les frais de justice. "Les avocats ont également fait un geste, en nous disant que le montant de la cagnotte leur suffisait, mais ça aurait dû coûter cinq à six fois plus cher", souligne Xavier Phan Dinh, qui évalue l'action, habituellement, à environ 3.000 euros par requérant. "Lorsque nous nous sommes pourvus en cassation, la dame derrière le guichet m'a regardé et m'a dit 'mais monsieur, l'amende est à onze euros, la cassation coûte énormément cher !' Je pense qu'elle ne comprenait pas qu'il y avait là un autre enjeu que le montant de l'amende (…). Plus on avançait dans notre raisonnement, plus nous étions convaincus qu'il s'agissait-là de quelque chose d'absolument crucial à défendre : le droit de manifester est un droit qui l'emporte sur tous les autres. Si, demain, on ne peut plus exprimer son opinion en manifestant, tout peut nous arriver".

Le 6 juillet, les choristes ont à nouveau uni leurs voix pour aller célébrer leur victoire en cassation. Ils ont défilé du palais de justice à l'hôtel de police. Une manifestation qu'en tant qu'organisateurs, ils ont dûment déclarée auprès des autorités.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Le SMIC revalorisé en août : c’est tous le salaires qu’il faut indexer sur l’inflation et augmenter !

Dès le 1er août, le SMIC sera à nouveau revalorisé, cette fois de 2.01%. Cette indexation du salaire minimum sur l'inflation permet de maintenir le salaire réel des travailleurs les plus pauvres, il est vrai à un niveau très bas. Mais ces augmentations ont aussi une conséquence plus indirecte : de plus en plus de bas salaires se trouvant un peu au-dessus du SMIC sont "rattrapés" par celui-ci. Bientôt tous au SMIC ?

Bientôt tous smicards ?

Quatrième revalorisation du SMIC en moins d’un an. Cela pourrait apparaître comme une bonne nouvelle, si elle correspondait à une augmentation de salaire réel. Mais le SMIC ne fait en réalité que suivre la hausse des prix. Indexé sur l’inflation, il augmente donc en la suivant à chaque nouveau bond de 2%. Autrement dit, entre la dernière revalorisation du SMIC, en mai 2022, et celle à venir en août, les prix auront déjà augmenté de 2% environ.

Aucun "coup de pouce" au SMIC n’est en vue au-delà de ces revalorisations automatiques. Le gouvernement reprend les théories fumeuses sur la "boucle prix-salaires", selon laquelle une augmentation des salaires serait automatiquement répercutée sur les prix par les pauvres patrons obligés de maintenir leurs marges. Pourtant, on observe que les marges de nombreuses multinationales et entreprises du CAC40 n’ont jamais été aussi hautes, en pleine inflation, et que les hausses des prix de l’énergie ou des produits alimentaires ne sont à aucun moment dues à des augmentations de salaires des salariés de TotalEnergies, Engie ou EDF...

En plus de maintenir dans la pauvreté toute une génération de smicards, comme l’ont dénoncé les grévistes de Chronodrive, ces revalorisations du salaire minimum ont une autre conséquence indirecte. Ils viennent pulvériser tout espoir d’avancement de carrière ou de salaire chez une large majorité de travailleurs à bas salaires.

Dans les grèves sur les salaires au fil des NAO que l’on observe depuis plus d’un an, ce sentiment d’être "rattrapés" par le SMIC est de plus en plus fort.

Ce sentiment, qui va croissant, exprime en partie le fait que beaucoup ont intégré la mise en concurrence entre travailleurs : avec telle compétence, tel poste ou telle ancienneté, ils ne méritent pas d’avoir le salaire du collègue qui fait le ménage ou qui travaille en caisse. L’individualisation des salaires, au travers des augmentations individuelles et primes en tout genre, encourage cette concurrence depuis des années.

Mais au-delà de ça, ce sentiment est aussi la source d’une colère, dirigée bien plus envers les patrons dont on voit qu’ils ne subissent pas la crise. Les pleins d’essence à 100€ ne leur font ni chaud ni froid, les augmentations de salaire qu’ils proposent ne dépassent pas les 2 ou 3%, soit moitié moins que l’inflation.

Cette colère va être mêlée après l’été au fait que de nombreuses NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) de ce début d’année ont intégré des "clauses de revoyure" pour la rentrée, et donc que des nouvelles négociations vont s’ouvrir. L’occasion de nouvelles grèves salariales, voire de grèves hors de tout cadre de négociation !

Comme nous l’avons discuté dans notre émission, « l’inflation remet la question de la lutte des classes au centre ». Il faut nous y préparer, pour que notre colère ne soit pas enfermée dans des plans de bataille bidons comme la journée isolée du 29 septembre de la CGT ou la marche contre la vie chère de Mélenchon appelée un samedi pour esquiver la question de la grève.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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