SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La Samaritaine fermée temporairement en raison d'une action de la CGT pour les salaires

SOURCE : Le Figaro*

 

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SOURCE : Initiative Communiste du PRCF

 

 

Défenseur, non seulement dans les mots, mais dans les actes, du syndicalisme de classe et de masse, très critique envers une direction confédérale de la CGT qui s’est de plus en plus distanciée du combat de classe qui fit la grandeur de la CGT, refusant que la CGT continue de lier son sort au syndicalisme maastrichtien et contre-réformateur qu’incarnent la C.E.S. et la C.F.D.T., Olivier Mateu explique les motifs de sa candidature à la responsabilité première dans la CGT.

Cet évènement syndical majeur annonce et prépare la « grande explication » qui vient entre le monde du travail et l’oligarchie euro-atlantique personnifiée par Macron à propos des salaires, des retraites, du produire en France et des services publics. 

Comme les médias favorables au jaunâtre Laurent Berger ne risquent pas de donner beaucoup la parole au camarade Mateu, I.C. fait son devoir de classe en publiant en priorité la déclaration du camarade Olivier Mateu, qui s’était déjà exprimé sur notre site (lire ici)

A lire :

 

 

 

 

 

DOCUMENT JOINT :

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HAUSSE DES PRIX, RETRAITE, ACCÈS AUX SOINS ... TOUTES LES MISÈRES EN MÊME TEMPS ? STOP À LA RÉSIGNATION, PRÉPARONS LA MOBILISATION

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
FACE À LA HAUSSE DES PRIX, LE SMIC, REVALORISÉ AU 1ER JANVIER 2023, EST LE MODÈLE DE L’INDEXATION

Publié par Info'Com-CGT

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
1.353 euros net sera le montant du Smic à partir du 1er janvier, soit une hausse de 24 euros pour cette revalorisation automatique de début d'année ©PHILIPPE HUGUEN, AFP

1.353 euros net sera le montant du Smic à partir du 1er janvier, soit une hausse de 24 euros pour cette revalorisation automatique de début d'année ©PHILIPPE HUGUEN, AFP

publié le jeudi 15 décembre 2022 à 12h55

1.353 euros net: ce sera le montant du Smic à partir du 1er janvier, soit une hausse de 24 euros pour cette revalorisation automatique de début d'année, qui prend en compte l'inflation, dont les derniers chiffres ont été publiés jeudi.

Cela représente une hausse de 1,8%, qui interviendra après trois revalorisations automatiques en 2022 (5,6% sur l'année) pour protéger le pouvoir d'achat.

En brut, pour un temps plein de 35 heures hebdomadaires, le Smic mensuel passera à 1.709 euros et le Smic horaire à 11,27 euros. Le ministère du Travail a confirmé cette hausse, notant qu'en net, à 1.353,07 mensuel, le Smic va gagner 84 euros par rapport au 1er janvier 2022.

Le Smic bénéficie chaque année d'une hausse mécanique au 1er janvier qui tient compte de la hausse des prix pondérée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus. 

Des revalorisations interviennent aussi en cours d'année dès que l'inflation dépasse les 2%, ce qui a conduit à deux hausses exceptionnelles cette année (2,6% au 1er mai et 2% au 1er août) après celle, automatique, de 0,9% en janvier 2022.

Du fait de la revalorisation du Smic intervenue le 1er août, la hausse des prix prise en compte pour l'augmentation automatique de janvier porte uniquement sur les mois de juillet, août, septembre, octobre et novembre. 

Selon les chiffres publiés par l'Insee jeudi matin, cet indice des prix pour "les ménages du premier quintile" (les 20% les plus pauvres) a progressé de 0,4% en novembre et de 1,8% depuis juin. Sur un an, la hausse est de 6,6%. 

Le gouvernement peut choisir d'aller au-delà de l'augmentation automatique par "un coup de pouce", mais il n'y en a pas eu depuis 2012. 

Et comme chaque année, le panel d'économistes consulté avant chaque hausse s'est prononcé contre cette éventualité dans leur rapport rendu il y a quelques jours. 

Selon ces experts, la revalorisation automatique "permet une protection du pouvoir d'achat salarial des personnes rémunérées au salaire minimum légal". 

Leur justification: "Une dynamique trop forte du Smic pourrait avoir des effets négatifs sur l'emploi des travailleurs les plus fragiles."

- "Pauvreté laborieuse" -

Ces experts jugent aussi "inadapté" le Smic pour réduire "la pauvreté laborieuse dont les deux premiers facteurs sont le nombre d'heures travaillées (temps partiel contraint) et la configuration du ménage".

Le panel d'économistes recommande de modifier la formule de revalorisation du Smic. Parmi les pistes, il suggère l'idée d'"indexer automatiquement le Smic sur la moyenne des évolutions des minima salariaux d'un panel de branches" représentatives.

Dans un communiqué, Force ouvrière a jugé cette "recommandation particulièrement malvenue à l'heure où les branches rencontrent des difficultés à respecter la conformité des minima conventionnels au Smic", c'est-à-dire à faire en sorte que dans leurs grilles, les salaires minimaux soient égaux ou supérieurs au Smic. La CGT revendique un Smic à 2.000 euro brut.

Selon la Dares, 2,5 millions de salariés du secteur privé non agricole ont bénéficié de la revalorisation du Smic au 1er janvier 2022.

La proportion de bénéficiaires de la revalorisation du Smic est plus élevée parmi les salariés à temps partiel (29,5%, contre 11,1% pour ceux à temps complet) et au sein des très petites entreprises (24,5% dans celles de 1 à 9 salariés, contre 12,2% dans les autres). 

Et 55% des salariés au Smic sont des femmes, alors qu'elles représentent 45% des salariés du secteur privé non agricole. 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Grève pour les salaires à Keolis Bordeaux : « on ne s’arrêtera pas sans 6% minimum »

Jeudi dernier, plusieurs centaines de travailleurs de Keolis se sont réunis devant la tour de la direction. Avec un taux de grève à 68%, le message était clairement passé pour la dernière réunion de NAO. La direction ayant méprisé les revendications, les grévistes ont annoncé que le week-end prochain sera noir à Bordeaux !

Grève des transports en commun

Dès 8h jeudi matin dernier, à l’appel de l’ensemble des syndicats de l’entreprise, plusieurs centaines de travailleurs de Keolis se sont réunis devant la tour du gestionnaire du réseau de transport en commun bordelais. C’est à l’occasion de la troisième et dernière réunion des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), que la CGT, FO, la CFTC, la CFDT et la CGC ont déposé un préavis de grève et ont appelé à un rassemblement, également rejoint par Sud (« non représentatif » à ce jour).

Il était impossible de ne pas avoir connaissance de cette journée de mobilisation à Bordeaux, avec 68% de grévistes, le réseau de transports en commun était largement perturbé. Une journée qui se préparait depuis plusieurs semaines : « au vu des premières réunions de négociations et des pratiques habituelles de la direction, on savait qu’une grande mobilisation serait nécessaire pour faire bouger les ligne  » nous confiait l’un des grévistes sur place.

En effet, après deux réunions qui n’ont pas débouché sur un accord, la direction bordelaise de Kéolis maintenait sa proposition de 3.5% d’augmentation (principal point de discussion). Si la CGT demandait en amont de l’ouverture des négociations 8% d’augmentation, c’est 6% qui a été porté par l’ensemble des organisations syndicales, comme valeur consensuelle.

Une journée d’aller-retour avec la direction : aucune hésitation des grévistes

De 8h à 16h, dans le cadre des négociations, les organisations syndicales sont descendues trois fois face aux grévistes lors d’interruptions de séances. La démarche avait été tranchée : aucune décision des syndicats sans l’aval de "l’assemblée" présente devant la tour de la direction.

Les négociations ont montré la volonté de camper sur ses positions : après être restée sur une augmentation de 3.5% seulement, la deuxième interruption de séance a appris à l’assemblée que "l’effort maximum" serait de 4% et une prime de 350 euros ’proratisée’. À chaque annonce du délégué CGT, ce sont des vagues de huées qui ont ponctué les mots rapportés de la direction :

Si les débats étaient relativement limités par le format, l’expression collective était très claire : 6 % d’augmentation ou une reconduite de la mobilisation. Un gréviste nous précisait après la seconde interruption de séance : “de toute manière, on s’est préparés à ça, depuis des années Keolis nous marche dessus, l’an dernier, on n’a rien eu, celle d’avant, il y avait la covid, on ne partira pas sans 6 % minimum
De leur côté, si les directions syndicales ont maintenu un front unitaire autour de cette revendication, elles ont tout de même travaillé dans les discours à aller vers un potentiel compromis. En expliquant au cours de la matinée qu’il allait falloir “réfléchir aux propositions”, ou encore en donnant quelques arguments en faveur de la direction sur “les difficultés financières” de l’entreprise qu’il s’agirait selon elles de prendre en compte dans la négociation. Enfin, l’argument du cadre imposé par les NAO est revenu : “si l’on ne signe rien, la direction risque d’imposer un accord unilatéral”. Aucune de ces “précisions” n’a fait flancher la volonté des grévistes de poursuivre la mobilisation. La volonté collective était clairement exprimée et la pression contre la direction autant que contre leur interlocuteur a été mise.

Une colère profonde : week-end noir annoncé les 16, 17 et 18 décembre

Les échanges dans la matinée étaient tous tournés autour d’une dénonciation des conditions de travail et de vie actuelles, que ça soit à TBM ou ailleurs : "Évidemment qu’on demande du salaire, comme tout le monde, c’est de plus en plus dur de tenir. Mais il faut aussi voir que ces boîtes [Keolis], ils s’en tapent de nous, mais aussi de vous, le matériel est pas entretenu, le service se dégrade... Ils sont là pour les thunes, c’est tout".

Il est clair qu’à l’issue de la journée, la proposition ‘maximum’ de la direction est largement rejetée. Les travailleurs et travailleuses de Kéolis ont aussi en tête, au-delà du salaire, les conditions générales de travail. Plusieurs grévistes témoignent des difficultés de recrutements : “tu as bien vu les campagnes de pub dans les trams, quand ils font ça, c’est vraiment qu’ils sont mal”. Enfin, c’est la question des retraites qui reste en perspective dans plusieurs échanges : "Pas grand monde veut bosser ici, en même temps, vu les conditions… et maintenant ils nous disent qu’on va devoir bosser jusqu’à 65ans ! Non mais ils se rendent pas comptent, à 65 ans, dans un bus, au centre-ville de Bordeaux, c’est tout simplement dégueulasse et dangereux"

C’est sur cette base qu’à l’issue des négociations échouées de la journée, la décision a été prise de reconduire la mobilisation pour le week-end suivant. Encore une fois, s’il y a eu quelques échanges sur les modalités, ce sont les directions des syndicats qui sont restées au micro, prenant en compte quelques remarques criées à travers la foule. La modalité semblait tout de même mettre d’accord : le week-end d’après sera marqué par trois journées de grèves, avec “une assemblée générale” dès le vendredi matin, puis une manifestation “pour ne pas passer trois jours au pied de la tour”.

Entre les grévistes, des mentions aux autres luttes en cours, mais aussi aux récentes grèves victorieuses (Géodis, Arc-en-ciel…) revenaient régulièrement. Des souvenirs de la grande grève de la RATP en 2019 étaient également mentionnés. Un état d’esprit qui s’est exprimé par un taux de grève important, par le refus systématique de compromis avec la direction, mais aussi par la reconduite du mouvement sur trois journées de grève dure.

Si beaucoup de grévistes annoncent qu’ils poursuivront “tous les weeks-end s’il le faut”, il faudra aussi poser clairement la question de l’organisation collective permettant à cette radicalité de s’exprimer dans tout son potentiel. Pour l’heure et face à la détermination d’une majorité des travailleurs de l’entreprise, les syndicats n’ont pas de choix que de suivre la revendication consensuelle, malgré des tentatives d’alléger pour la suite des évènements. Si le mouvement se durcit encore, la question d’une caisse de grève et de sa gestion devra se poser rapidement, mais c’est aussi pour un enjeu de jonction avec les autres mobilisations que les travailleurs devraient se doter d’organes démocratiques pour gérer la suite de leur mobilisation.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
  Home » Nouvelles » Unilever investira 4,7 milliards de pesos aux Philippines dans des plans d’automatisation et de numérisation

Home » Nouvelles » Unilever investira 4,7 milliards de pesos aux Philippines dans des plans d’automatisation et de numérisation

La multinationale de biens de consommation Unilever investira 4,7 milliards de pula aux Philippines alors qu’elle prévoit d’automatiser et de numériser ses opérations dans le pays.

Cela s’est développé après que le président Ferdinand Marcos Jr. ait rencontré des responsables d’Unilever dirigés par Matt Close, président du groupe commercial mondial de la société, pour discuter des opportunités d’investissement.

Selon le bureau du secrétaire de presse, l’investissement de plusieurs milliards de pesos était la preuve de l’engagement de l’entreprise aux Philippines, que l’entreprise considère comme “l’un des principaux sites d’investissement d’Unilever”.

Les dirigeants d’Unilever ont déclaré que l’entreprise avait investi “lourdement” dans ses usines aux Philippines, en vue d’utiliser des énergies renouvelables et d’assurer la durabilité au cours des trois dernières années.

Marcos a remercié les dirigeants d’Unilever pour leur fort engagement envers les Philippines, affirmant qu’il était “bon de voir qu’Unilever poursuit cette tendance”.

“Je pense que nous avons une bonne opportunité avec certaines des mesures politiques qui ont été prises par l’administration précédente et certains des changements de politique que nous avons apportés au début de cette administration”, a déclaré Marcos.

Le président faisait référence à des mesures telles que la loi sur le redressement des entreprises et les incitations fiscales pour les entreprises (CREATE), qui permettra aux entreprises de fournir des incitations compétitives.

L’autre mesure est la suppression des restrictions à la propriété étrangère sur les entreprises visant à exploiter les sources d’énergie renouvelables qui étaient auparavant plafonnées à 40 %.

Marcos a déclaré que l’établissement de partenariats solides était l’une des “pièces maîtresses” des politiques de son administration, se concentrant davantage sur les partenariats public-privé (PPP), les coentreprises et toutes sortes de rapprochements pour encourager les investissements aux Philippines.

Il a déclaré qu’il souhaitait s’entretenir avec les responsables d’Unilever pour les écouter et évaluer les orientations politiques afin de faciliter les investissements de l’entreprise.

“Cela complète la volonté du président d’attirer davantage d’investissements étrangers pour soutenir le secteur manufacturier du pays compte tenu de son énorme marché intérieur”, a déclaré l’OPS.

Ses réunions de mercredi ont été repoussées après que Marcos ait raté son café-rencontre avec des membres des médias philippins à cause d’un rhume.

Marcos, dans son allocution de clôture du sommet commercial ASEAN-UE mardi soir, s’est excusé pour sa voix, citant le temps froid à Bruxelles.

Il est en Belgique pour assister au Sommet commémoratif entre l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est et l’Union européenne.

Le président devrait également tenir des réunions bilatérales avec des dirigeants d’Estonie, de République tchèque, d’Espagne, du Danemark, d’Allemagne, de Pologne, de Finlande, des Pays-Bas et de l’Union européenne. —Ivan Mayrina et Richa Noriega, GMA Integrated News

Publié par www.nouvelles-du-monde.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
 LA FNIC-CGT CONDAMNE LA CORRUPTION DANS L’UNION EUROPÉENNE, LA (C.E.S.) ET LA (C.S.I.)

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Augmentation des salaires et financement des retraites… même combat

Publié par Info'Com-CGT

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : Le Grand Soir

 

 

Une affaire de corruption et de blanchiment d'argent impliquant la vice présidente du Parlement Européen Eva Kaili député socialiste grecque et Lucas Visentini le nouveau secrétaire général de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) précédemment secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats(CES) que préside Laurent Berger de la CFDT, à leurs côtés, un ancien euro député italien dirigeant de l'ONG "fight Impunity" et quelques assistants parlementaires. L'émir du Quatar Tamir ben Hamad El Thani savait se montrer très généreux pour que l'on fasse la promotion de son paradis social pour travailleurs migrants.

La mise en cause par la justice belge et dans une affaire de corruption de Lucas Visentini, ex-secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats CES) et nouveau secrétaire général de la Confédération Syndicale Internationale (CIS, ex CISL) est très grave. Elle est aussi révélatrice ! Elle met en évidence les complicités politiques et financière directes dans les rouages européens, d’organisations syndicales, de partis, d’ONG avec les institutions. Autant dire avec la commission de Bruxelles comme avec le parlement. Cela renvoie à l’indépendance et au fonctionnement de la CES dont le budget est assuré à plus de 75% par l’Union Européenne et dont les dirigeants bénéficient d’avantages identiques aux fonctionnaires de l’UE, en matière de rémunérations, de conditions de travail, de promotions et ou le système de « pantouflage » existe depuis longtemps, permettant de passer des bureaux de la CES à ceux de l’Union Européenne afin de poursuivre une carrière dans les meilleurs conditions possibles. Evidemment ce système n’est pas sans contrepartie. Cette affaire ci est dans les mains de la justice, celle-ci doit jouer son rôle.

Mais dans ce cas, sa particularité est qu’elle est liée au Mondial de Football qui se tient au Quatar. Ce n’est pas innocent ! Car dans les conditions scandaleuses que l’on sait, entre autre les plus de 6 000 morts officiels sur les chantiers de constructions des infrastructures sportives dont les entreprises nord-américaines furent les grands bénéficiaires dont AECOM (AECOM Technology Corporation), il faut bien reconnaître que la CSI et la CES ont laissé faire et qu’elles portent avec leurs affiliés une responsabilité dans l’immobilisme et l’impuissance de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) comme dans la non-interpellation des autorités quatariennes et internationales. Bien avant cet événement, j’avais personnellement dans mon livre CGT : pour que les choses soient dites mis en question cette corruption dans les rangs du mouvement syndical et j’avais également contesté le rapport en 2019 d’une mission au Quatar de la CSI (CISL) et d’administrateurs de l’OIT dont l’ancien secrétaire général de la CGT ou dans la perspective du Mondial de foot, l’on se congratulait devant les progrès sociaux enregistrés par cette pétromonarchie. On y annonçait même la reconnaissance du droit syndical pour bientôt. La réalité était et est tout autre. Les travailleurs migrants y sont toujours soumis à des conditions de travail de quasi esclavage, des journées de 14 et 16h, 7 jours sur 7, sans congés, de promiscuité, sans regroupement familial, de pressions et de violences dont la pratique de la kafala, c’est à dire la détention par l’employeur des tous les documents d’identité du travailleurs est un des exemples les plus accablants. La question se pose donc de savoir si cette affaire de corruption n’est pas en fait le prix du silence payé par des syndicalistes complices et sans honneur.

Je dois avouer que pour moi cette affaire n’est pas franchement une surprise. Lucas Visentini vient d’être élu secrétaire général de la CSI (CISL), il remplace l’australienne Sharan Burrow qui il y a quelques années avait établi des relations privilégiés avec le groupe Danone. Bill Jordan, un des prédécesseurs de Visentini et Burrow, ne fût-il pas anobli par la Reine d’Angleterre, tout comme d’autres dirigeants de cette organisation représentants inamovibles des travailleurs au conseil d’administration de l’OIT. De trop nombreuses affaires de corruption impliquent les confédérations syndicales affiliées à la CSI qui a succédé à la CISL. Je pense à la Histadrout israélienne qui rackettent les travailleurs palestiniens ou actuellement autre exemple l’UAW, la puissante fédération de l’automobile de l’AFL-CIO dont les principaux dirigeants sont publiquement mis en cause pour le grand train de vie qu’ils menaient en détournant les cotisations des adhérents. Au récent congrès de la CSI, l’invité d’honneur était Joe Biden qui lui a exprimé son soutien alors qu’il encourage la répression de 100 000 cheminots en grève aux EU. Il est vrai qu’au congrès de la CES, Lucas Visentini avait, quant à lui, salué Jean-Claude Junker, ancien premier ministre libéral Luxembourgeois et Président de la Commission de Bruxelles pour « avoir sauvé l’Europe sociale ». Là, à travers ces pratiques et cette absence d’indépendance, sont les causes véritables de ces dérives qu’il faut dénoncer avec fermeté car elles sont étrangères au syndicalisme.

Ces faits condamnables sont en profonde contradiction avec les principes du mouvement syndical international. Ils sont incompatibles avec les valeurs de dévouement, de désintéressement, de solidarité qui sont celles de militants syndicaux qui souvent connaissent la répression et même payent de leur vie leurs engagements en faveur de la justice sociale, de l’égalité et de la paix. Je pense à nos camarades colombiens, brésiliens, philippins, canadiens, étasuniens, ukrainiens et combien en France et en Europe. On ne saurait mettre dans le même sac cette petite minorité de syndicalistes qui décrédibilisent l’action syndicale et dont les orientations en faveur d’un syndicalisme de partenariat social, d’accompagnement et de collaboration avec le patronat s’expliquent à travers leurs complicités, leur bureaucratie et leur professionnalisation avec les institutions européennes, les sociétés transnationales et financières.

Ce sont ces orientations et ces stratégies que préconisent la CES et la CSI qui sont les causes véritables d’une situation qui tourne le dos aux intérêts du monde du travail. C’est la raison pour laquelle le syndicalisme a besoin de militants intègres et d’une activité transparente, d’une démocratie syndicale et ouvrière vivante. Cela ne peut être qu’à travers un syndicalisme de classe, de masse, démocratique, indépendant, comme le soutient internationalement la FSM (Fédération Syndicale Mondiale).

Info Le Soir : le Qatar soupçonné de corruption en plein cœur de l’Europe

Quatre interpellations et seize perquisitions ont été réalisées ce vendredi 9 décembre à Bruxelles dans le cadre d’une vaste enquête anticorruption menée par le parquet fédéral. Un ancien eurodéputé et le patron de la Confédération internationale des syndicats ont été privés de liberté, soupçonnés d’avoir reçu les faveurs du Qatar. Les enquêteurs anticorruption soupçonnent le Qatar « de tenter d’influencer les décisions économiques et politiques du Parlement européen ». - EPA. Enquête - Joël Matriche , Louis Colart et Kristof Clérix (« Knack »)

La justice belge a lancé une vague de perquisitions vendredi 9 décembre au matin, à l’issue d’une enquête ouverte mi-juillet 2022 sur une organisation criminelle présumée, infiltrée au cœur du Parlement européen et soupçonnée d’ingérence dans la politique de l’Union et de corruption par le Qatar, révèlent Le Soir et Knack. Deux personnalités publiques, dont un ex-eurodéputé italien du groupe Socialistes et démocrates (S&D), viennent d’être interpellées.

Cette affaire potentiellement explosive, éclatant en pleine Coupe du monde de football, a abouti ce vendredi à de premières perquisitions et interpellations à Bruxelles, comme nous le confirme le parquet fédéral : « La police judiciaire fédérale a mené 16 perquisitions (à 14 adresses différentes) dans plusieurs communes bruxelloises. Notamment à Ixelles, Schaerbeek, Crainhem, Forest et Bruxelles-Ville. Ces perquisitions ont été réalisées dans le cadre d’une vaste enquête pour des faits présumés d’organisation criminelle, de corruption et de blanchiment d’argent. »

Argent et cadeaux

L’enquête ultra-sensible, coordonnée par le parquet fédéral, est instruite par le juge Michel Claise, spécialisé dans les matières financières. Les devoirs d’enquête sont menés dans la plus grande discrétion depuis plus de quatre mois par l’Office central pour la répression de la corruption (OCRC).

Les enquêteurs anticorruption « soupçonnent un pays du Golfe de tenter d’influencer les décisions économiques et politiques du Parlement européen », avance le parquet fédéral dans sa réponse à nos deux médias. Comment ? En « versant des sommes d’argent conséquentes ou en offrant des cadeaux importants à des tiers ayant une position politique et/ou stratégique significatives au sein du Parlement européen. » Le parquet ne mentionne pas le Qatar. Mais plusieurs sources bien informées ont indiqué au Soir et à Knack qu’il s’agissait bien de l’Etat organisateur de la Coupe du monde.

Selon nos informations, l’ancien eurodéputé S&D, l’Italien Pier-Antonio Panzeri, le Secrétaire général fraîchement élu de la Confédération internationale des syndicats (l’Ituc) Luca Visentini, ainsi qu’un directeur d’ONG et un assistant parlementaire européen, ont tous les quatre été interpellés dans la matinée. Ils sont présumés innocents.

Le parquet fédéral nous confirme d’ailleurs « l’interpellation pour audition » – en procédure Salduz 4, c’est-à-dire en tant que suspects et en présence d’un avocat – de quatre individus « nés en 1955, 1969, 1971 et 1987 ». Ils pourraient être présentés devant le juge sous 48 heures, qui déciderait alors d’éventuels mandats d’arrêt.

Tous ces suspects ont la nationalité ou une origine italienne. En public, ils sont très actifs dans des associations et ONG pro-droits de l’Homme. M. Panzeri est d’ailleurs le président de Fight Impunity, une ASBL promouvant « la lutte contre l’impunité pour de sérieuses violations des droits humains » et la justice internationale. Selon nos informations, le siège de Fight Impunity, situé en plein centre de Bruxelles (rue Ducale), a subi une perquisition ce matin.

Coffre-fort bien garni

Les perquisitions de ce matin ont permis aux officiers dirigés par le juge Claise de mettre la main sur plus d’un demi-million d’euros en liquide. Selon les informations du Soir et de Knack, ces quelque 600 000 euros cash ont été découverts dans la résidence bruxelloise de l’ancien eurodéputé.

Luca Visentini a été élu en novembre Secrétaire général de l’Ituc. Une confédération de syndicats du monde entier, dont des organisations belges, représentant au total plus de 200 millions de travailleurs.

Pour le Qatar, il s’agirait de défendre « sa » Coupe du monde de football tant décriée, et les progrès supposés de l’émirat sur les droits humains ou les conditions de travail des migrants.

Des assistants parlementaires visés

Preuve de la sensibilité du dossier, « cette opération visait en particulier des assistants parlementaires européens », conclut le parquet fédéral en réponse à nos questions. Chez eux, c’est essentiellement du matériel informatique et des téléphones qui ont été saisis par les enquêteurs. « Ces éléments seront analysés dans le cadre des investigations. »

Parmi les personnes concernées par les perquisitions, Le Soir et Knack identifient quatre assistants parlementaires proches du groupe S&D (y compris celui qui a été privé de liberté), l’un de ces assistants est également lié au groupe PPE (droite). Les enquêteurs ont encore « visité » les domiciles de deux conseillers et d’une fonctionnaire du Parlement européen. Sans compter des directeurs de groupes de pression actifs dans l’UE.

En réponse à nos sollicitations, le service presse du Parlement européen déclare « ne pas commenter les procédures judiciaires en cours » : « Comme toujours, le Parlement européen coopère entièrement avec les autorités nationales compétentes. Pareil dans ce dossier spécifique », déclare-t-il.

Bruxelles pullule à la fois d’espions, mais aussi de lobbyistes, en raison de la présence de l’OTAN et des institutions européennes. Les investigations tentent toutefois de déterminer si les acteurs du dossier ne sont pas allés bien au-delà du simple lobbying. On parle de corruption présumée au sein du seul organe européen élu au suffrage direct. Par un État étranger, régulièrement accusé depuis l’attribution de la Coupe du monde de violer les droits humains d’opposants politiques, de personnes LGBTQ+ et des 2 millions de travailleurs migrants qui peuplent l’émirat gazier.

MAJ LGS : Eva Kaili a été écrouée le 11 décembre 2022.

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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