SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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L'état socialiste, l'état au service de l'oligarchie

Souvenons nous :

Les milliards distribués aux entreprises devaient servir à créer des emplois au nom de la nécessaire compétitivité dans la concurrence mondiale.

On voit ce que ça donne en réalité : les patrons encaissent sur le dos des contribuables et de la nation ET ils poursuivent tranquillement sans que le pouvoir leur demande quelque compte que ce soit leurs restructurations, leurs ajustements sur le dos des salariés.

Effectivement pas d'autre voie que la lutte immédiate et pour la réappropriation par les travailleurs des outils de production!

Aux dernières nouvelles c'est 2000 emplois sur les 17000 du groupe qui sont directement menacés, c'est-à-dire la vie de milliers de familles !

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Source :  La Voix du Nord du 5 janvier dernier

Les syndicats du groupe d'habillement et de chaussures Vivarte (Caroll, La Halle, Chevignon...), qui redoutent un plan de licenciements massif et s'inquiètent notamment du devenir de la marque André, se sont déclarés "extrêmement déçus" jeudi après une rencontre au secrétariat d'Etat à l'Industrie.

Une quarantaine de salariés du groupe s'étaient regroupés à la mi-journée devant Bercy, où les représentants de l'intersyndicale (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) ont été reçus dans l'après-midi par le cabinet de Christophe Sirugue, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ils partagent nos constats mais n'ont pas réellement de leviers. Ils nous ont dit en gros "on ne vous aidera pas" et "bonne chance", a résumé Gérald Gautier (FO) qui s'est exprimé au nom de l'ensemble des syndicats présents, "très déçus".

Les syndicats demandaient notamment au gouvernement de faire pression sur la direction pour préserver l'emploi, au regard des aides publiques touchées par le groupe (40 millions d'euros de CICE et allègements de charges, selon FO).

Selon un porte-parole du secrétariat d'Etat, le gouvernement a répondu "favorablement" à la "demande" des syndicats de "passer le message à leur direction et à leurs actionnaires", en promettant de leur "rappeler" la nécessité d'un "dialogue social exemplaire et vraiment transparent".

Les syndicats envisagent de présenter un "projet alternatif" à celui du PDG Patrick Puy, qui doit faire des annonces avant la fin du mois en comité de groupe.

Après l'annonce en septembre de la cession de 97 magasins La Halle aux chaussures, la mise en vente à l'été des enseignes Kookaï, Chevignon et Pataugas, qui n'ont pas trouvé preneurs à ce jour, et les cessions de Défi Mode et de la Compagnie vosgienne de la chaussure (CVC), ils craignent la vente de l'enseigne André (environ 800 salariés).

Le groupe a cependant démenti jeudi auprès de l'AFP toute velléité de vente de la marque de chaussures. Un comité central d'entreprise est prévu vendredi à 10H00 au siège d'André à Paris.

'80% de femmes'

"L'attente est difficile à vivre, faute d'annonces précises de la part de la direction", rapporte M. Gautier (FO), selon lequel "70% des salariés sont à temps partiel" et "à 80% des femmes, souvent isolées qui vivent avec 700 euros par mois et risquent de se retrouver à la rue".

Le nouveau PDG du groupe a confirmé mi-novembre la poursuite du plan de cessions engagé par son prédécesseur, Stéphane Maquaire, faisant craindre aux syndicats un "démantèlement rapide" de l'entité qui employait 17.000 salariés en 2016, "14.000 à 15.000", selon les chiffres des syndicats, après les dernières cessions.

Il avait également évoqué les difficultés de l'enseigne André, en annonçant la fermeture sur cinq ans de 55 magasins, soit presque le tiers, selon la CGT.

Selon M. Gautier (FO), le groupe "fait encore des bénéfices opérationnels" mais il est "étranglé par des dettes financières", évaluées à plus d'un milliard d'euros, selon les sources.

"L'effacement de 800 millions d'euros de dettes pourrait aboutir prochainement" dans le cadre des négociations avec les créanciers "mais il restera 700 millions d'euros" et "aucun expert estime que l'entreprise peut les supporter", selon M. Cheboub (CGT).

En 2014, une première renégociation de la dette s'était faite au prix d'une lourde restructuration sur le plan social, avec le lancement en 2015 de quatre plans sociaux.

Le délégué CGT dénonce "des sous-investissements", "un mauvais management" et une "hausse des prix".

Pour Philippe Dessains (CFDT), secrétaire du CCE d'André, trois scénarios sont possibles pour l'enseigne: "un dépôt de bilan, une poursuite de l'activité avec 60 à 80 magasins maximum (contre 135 actuellement) ou la vente".

"Il faut s'attendre, dit-il, à une grosse restructuration qui ne touchera pas qu'André et pourrait aussi affecter Minelli et San Marina", dont les pertes sont "également très élevées". Il évoque de possibles "transferts de salariés et de magasins" entre enseignes.

M. Dessains redoute les licenciements "d'au moins 250 salariés, soit un tiers des effectifs" chez André, dont les dettes atteignent selon lui environ "55 millions d'euros sur les trois derniers exercices".

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Le droit de grève a ceci de particulier qu’il s’agit d’un droit de désobéir, d’un droit à la révolte, d’un droit à la résistance reconnu par la Constitution mais aussi par des textes internationaux et communautaires.
Ce droit reste souvent l’ultime recours pour obliger l’employeur à s’asseoir à la table des négociations et à ouvrir des discussions ! Ce droit essentiel constitue l’un des principaux contre-pouvoirs à la disposition des salariés, c’est pourquoi il est l’objet de remises en cause incessantes par le patronat qui cherche à le restreindre voire à l’éteindre !
La lutte autour de ce droit se poursuit aujourd’hui par notre action contre les réquisitions de grévistes, par les actions juridiques visant à obtenir des décisions de justice positives, et surtout par l’utilisation de ce droit « qui ne s’use que s’il l’ont ne s’en sert pas ».

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ÉCRIT PAR STÉPHANE ROBINSON LE 21 JANVIER 2017
Suite à l’arrestation de Morgan, Lucille et Cédric, ce dernier écrit au procureur qui après une intervention musclée a libéré tout les prévenus sans aucune poursuite judiciaire malgré plus de 36h de garde à vue et d’énormes moyens mobilisés : près de 30 policiers casqués et armés, une mobilisation des militaires du dispositif « sentinelle », des lunettes infrarouges, des enquêteurs en civil ainsi qu’un drone. Le bilan de cette opération se réduirait à l’arrestation de ces 3 mineurs que Cédric avait pris en charge depuis plus d’un mois et pour qui il demandait aux pouvoirs publics une prise en charge. Ce bilan inclut aussi le traumatisme de l’infirmière de Médecins du Monde sur qui un policier a pointé son arme en hurlant, l’agression du journaliste de Libération plaqué au sol ayant subit par 2 fois une clé au bras et bien sur le choc vécu par ces enfants soudanais.

Monsieur le procureur,

Vous avez fait pleurer ma mère, mon père.
Vous avez arrêté mon frère, mon amie.
Vous nous avez mis sous les verrous, traités comme des chiens, des malfrats.
Vous avez ordonné à une trentaine de gardes mobiles, armes aux poings, d’entrer sur mes terres, prendre ces trois enfants sans parents, qui attendent chez moi, depuis plus d’un mois d’être pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance.
Ces enfants ont connu la guerre, la torture, l’esclavagisme.
Ces enfants que je protège
Ces enfants qui m’ont donné leur confiance.
Vous avez au nom de votre France, violé les droits de l’Enfant!
Ils attendaient sécurité de la part de notre pays!
Vous me savez sensible aux personnes que j’aide, aux personnes que j’aime.
Vous savez que ma liberté ne s’arrêtera pas aux barreaux de vos prisons et vous tapez là où ça fait mal !!!
Sachez Monsieur le Procureur que je resterai fidèle à mes convictions, que ma France, que notre France, continuera à défendre les droits des hommes, des femmes, des enfants présents sur le sol français au nom de nos valeurs qui fondent la République Française.
Ne pensez pas que je suis seul, nous sommes des milliers, des millions!
Chacun son métier, le mien c’est agriculteur, le vôtre c’est de faire respecter la Loi. Loi qui protège et fait que le vivre ensemble soit la règle primordiale de notre démocratie.

Vive notre France
et …..celle que tu représentes

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Une manœuvre odieuse de l’entreprise Orys

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Le Dr Dominique Huez, médecin du travail, a été poursuivi devant le conseil de l’ordre des médecins pour avoir remis un certificat médical à un travailleur vu en urgence médicale. Il faisait le lien entre la santé du malade et ses conditions de travail maltraitantes.

Ce dernier a par la suite été reconnu comme victime de harcèlement professionnel par les prud’hommes. Cela valide le bien-fondé de l’écrit du médecin d’autant plus que l’entreprise responsable, notamment sous-traitante du secteur nucléaire, n’a pas fait appel.

Ce n’est pas un cas isolé.

Plus d’une centaine de médecins ont fait ou font l’objet d’une action coordonnée du patronat sous forme de plaintes systématiques devant le conseil de l’ordre des médecins. Ceci pour des écrits médicaux individuels ou des alertes médicales collectives incriminant une organisation du travail délétère.

Les plaintes d’employeurs cherchant à museler les médecins sont de plus en plus fréquentes.

Le dépôt de plainte auprès du conseil de l’ordre est normalement réservé aux patients ou à des représentants de l’intérêt public. Néanmoins, celui-ci a tendance à les accepter de plus en plus, ce qui n’est pas sans questionner l’impartialité de cette juridiction d’exception disciplinaire mais aussi l’utilité de cette institution contre laquelle de nombreux médecins s’élèvent.

Condamné en première instance et en appel par le conseil de l’ordre, Dominique Huez comme actuellement trois autres médecins, s’est pourvu devant le Conseil d’Etat pour qu’il se prononce sur le fond pour que cette pratique patronale cesse. L’UGICT-CGT s’est associée par ailleurs à une requête collective devant cette même juridiction pour faire reconnaître l’irrecevabilité de telles plaintes.

Le jugement en appel confirmait une condamnation de Dominique Huez à verser 1000 euros envers l’entreprise Orys qui par ailleurs n’a plus de litige avec le patient du Docteur Huez.

La société Orys par un acharnement visant à annihiler les pratiques médicales qui vont dans l’intérêt de la santé des travailleurs menace, par voie d’huissier, Dominique HUEZ d’une saisie de ses biens.

La CGT apporte son soutien au Dr HUEZ et appelle ses organisations à faire de même et à rester mobilisées pour le soutenir et l’accompagner. Il faut en finir avec ces tentatives d’intimidation contre les lanceurs d’alertes, qu’ils soient salariés, syndicalistes, inspecteurs du travail ou médecins.

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Nous avons une appréciation très critique du rôle que France inter joue, ses émissions phares comme la matinale dans le domaine économique comme à l'international pour ne pas avoir à apprécier avec d'autant plus de force des émissions qui parfois sortent du lot, en contrepoint du flux quotidien dédié à l'idéologie dominante.

Et c'est particulièrement la cas en ce dimanche matin avec le programme d'interception consacré à la lutte des FRALIB de Géménos et aux problèmes que ses travailleurs ont à traiter et à surmonter pour faire vivre la Scoop issue de ce combat.

Une émission donc à déguster et à diffuser en résonance avec les thés et les infusions de la nouvelle marque bichonnée par les Fralib.

A CONSULTER A :

https://www.franceinter.fr/emissions/interception

 

PAR FSC

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8 personnes = 50 % de la population mondiale ! OUI la lutte des classes existe !

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Jean-Marie PERNOT : "Seules les GRÈVES font plier les GOUVERNEMENTS"

Jean-Marie Pernot est politologue. Ce chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires) est un spécialiste du syndicalisme. Précarisation du travail, remise en question du salariat, chômage endémique : les défis sont énormes pour les syndicats qui ont du mal à trouver des réponses adaptées à la nouvelle donne.

Siné Mensuel Continental, Air France, on voit de plus en plus souvent des militants syndicaux condamnés pour des faits de violence. Existe-t-il une volonté de criminaliser l’action syndicale­ ?

Jean-Marie Pernot Il y a un durcissement, paradoxal sous un gouvernement de gauche, encore que… Mais il a démarré sous Sarkozy pendant le conflit des retraites, en 2010. Des militants ont alors été arrêtés, leur ADN prélevé et inscrit au fichier mis en place pour les délinquants sexuels ! Pour une affiche placardée sur une banque, se retrouver dans ce fichier, c’est totalement ridicule. Les violences dans le mouvement ouvrier n’ont rien de nouveau.

On a un patronat qui n’est pas spontanément ouvert à la négociation collective. Quand les gens ont l’impression qu’on se fout de leur gueule, il y a parfois des débordements. En général, ça se règle par la force publique, puis par la négociation qui finit par s’imposer à l’intérieur de l’entreprise. Très souvent, si on en vient à la violence, ce n’est pas au nom d’objectifs révolutionnaires, c’est parce qu’on n’a pas d’interlocuteur.

En fin de course, les employeurs retirent souvent leur plainte, comme l’ont fait Air France et Goodyear. C’est l’État qui a poursuivi l’action en justice avec l’intention claire de montrer aux syndicats où était la limite de leur rôle.

[…]

La suite à lire dans le numéro de janvier 2017 de « SINÉ MENSUEL » en vente chez votre marchand de journaux

Lien vers le site de "Siné Mensuel" ci-dessous:

Par El Diablo

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La CGT RENAULT refuse l’accord de compétitivité qui entérine la flexibilité

Déclaration de Fabien GACHE

délégué syndical central CGT Renault :

La CGT Renault refuse l’accord de compétitivité qui entérine la flexibilité

À l’unanimité les syndicats CGT du groupe Renault réunis le 12 janvier ont voté le rejet de l’accord pluriannuel 2017-2019. De leur côté, FO, la CFE-CGC et la CFDT, qui représentent 63% des voix, ont décidé de parapher l’accord Cap 2020.

Allonger d’une heure le temps de travail quotidien avec un délai de prévenance de seulement deux jours, c’est désormais possible chez Renault après la signature de l’accord Cap 2020. Cela, ajouté aux sept samedis de travail obligatoire et au passage d’une production annuelle de 60 à 90 véhicules par salarié, a de quoi bien détériorer la vie des salariés.

Côté garanties, les promesses d’embauches, ou encore les investissements annoncés, sont en réalité un leurre, explique Fabien Gâche délégué syndical central CGT : « Les 3 600 embauches annoncées ne compenseront pas les 4 500 départs prévus entre 2017 et 2019. En fait, la baisse des effectifs se poursuit. L’objectif de l’accord est de gagner plus de 40 % de gain de productivité. Ces gains seraient obtenus par une automatisation pour 10 % à 12 %, mais le reste se fera sur dos des salariés. D’autre part, la direction prévoit de baisser de 4 500 le nombre d’intérimaires, tandis que sur les 3 600 embauches annoncées, seules 1 800 seront affectées à la production. En conséquence, les embauches ne permettront pas de remplacer les départs à la production et ce sont ceux qui restent qui vont devoir assurer les gains de productivité avec des heures supplémentaires obligatoires. »

Des effets d’annonce, mais pas d’investissement

La direction annonce 220 millions d'euros d’investissement dans la formation ; or c’est le même montant que les trois dernières années. Idem pour la R&D et le Capex (dépenses d’investissement) qu’elle chiffre à 8 % (contre 8,2 % ces trois dernières années). « Ce n'est rien d’autre que ce qui fait partie du fonctionnement normal d’une entreprise ,et ils ne sont pas supérieurs à ce qui se fait habituellement. Par ailleurs, la direction n’ayant pas investi dans l’outil de travail depuis longtemps, il y a de nombreux endroits où les installations sont obsolètes », ajoute le délégué CGT. Les investissements annoncés ne sont donc même pas suffisants pour assurer la réfection du parc industriel, qui en a pourtant grand besoin.

Frictions internes à la CFDT

Malgré sa signature au niveau national, il est clair que dans les usines tous les salariés syndiqués CFDT ne reçoivent pas avec joie la nouvelle de cet accord. C’est un tract distribué par la CFDT de Renault Douai qui vend la mèche : 40 % des sections CFDT de Renault auraient voté contre cet accord, notamment les sections de Douai, Maubeuge, VSF, Cergy et Choisy. « La section CFDT de Douai ne peut pas donner son aval pour tout allongement de la journée de travail obligatoire à la direction ! Donc la section CFDT de Douai dit non à cet accord. La section CFDT de Douai ne peut pas accepter de rallonger la journée de travail avec de telles conditions de travail dans beaucoup de secteurs de l’usine ! ». Et le tract de préciser que toute heure supplémentaire obligatoire donnera lieu à un appel à la grève de la part de la section CFDT locale.

Quand les syndicats légitiment les exigences patronales

Si la colère demeure après cette signature, c’est que malgré les 63 % de représentativité sur le papier, elle demeure inacceptable pour le syndiqué lambda. Fabien Gâche revient sur l’aspect symbolique de l’affaire : « Signer l’accord revient à légitimer les exigences de la direction quant aux heures supplémentaires imposées. Certes, le Code du travail le permet déjà, mais en signant, ce sont les syndicats qui légitiment ce caractère obligatoire et l’exigence de la direction. Concernant le travail précaire, c’est la même chose. Signer l’accord revient à entériner le recours illégal à l’intérim. »

Le danger de l’accord de branche métallurgie

Mise à mort des déroulements de carrière, remise en cause des primes d’ancienneté, non-reconnaissance des diplômes, rémunération au poste et à la fonction et non-paiement des qualifications, tels sont quelques-uns des dangers qui transparaissent dans le projet de classifications porté par l’UIMM aux négociations de branche actuellement en cours. L’impact d’un accord sur le nouveau dispositif conventionnel sera colossal dans la branche et bien au-delà.

Dans ce contexte, Renault renvoie les questions salariales aux négociations annuelles obligatoires en orientant celles-ci non plus vers des augmentations générales mais des augmentations individuelles. La direction dit vouloir attendre la fin des négociations de branche pour aborder la question de la reconnaissance des qualifications. Sans doute table-t-elle sur d’importants reculs sociaux ; les 3 600 embauches évoquées chez Renault s’effectueraient alors dans des conditions sociales bien différentes. À moins bien sûr, que les salariés décident de s’en mêler massivement en portant l’exigence d’une convention collective nationale de haut niveau.

PAR EL DIABLO

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Travailleurs : aucune autre issue que la lutte

Le froid qui touche la France n'a rien d'exceptionnel même si les médias semblent découvrir que l'hiver, il peut faire...froid ! Cela leur permet simplement de faire croire que l'insupportable situation des usagers et des personnels des hôpitaux est exceptionnelle.

Mais pour le peuple, pour les 20 % de la population en état de « précarité énergétique » et qui ne peuvent se chauffer, pour ceux dont l'accès aux soins passe par des urgences hospitalières asphyxiées par des années de rigueur budgétaires et de fermetures de services et de lits, pour ceux qui meurent de froid dans les rues, pour les agents des services publics qui par exemple se dévouent pour rétablir l'électricité alors que les équipes ont été réduites drastiquement, le froid saisonnier ne faire que rendre plus insupportable encore l'état d'urgence sociale dans lequel « ils » ont mis le pays.

« Ils », ce sont tous les représentants de la classe dominante, les 300 familles qui dirigent l'économie et le pays, les barons du Medef, les politiques de droite comme de « gauche » qui se succèdent au gouvernement, les « journalistes » et autres « experts » de tous poils grassement payés pour expliquer au peuple qu'il doit en finir avec ses privilèges et se serrer toujours davantage la ceinture... Bref, tous ceux qui depuis des années appliquent et justifient les politiques de guerre sociale définies au niveau européen et par le Medef dans le seul but de favoriser le profit maximum (68 milliards de dividendes versés en 2016 pour les gros actionnaires du CAC 40, un record depuis 2008 !) et de casser les solidarités que les travailleurs avaient su construire dans la lutte et le rapport de forces (Sécu, retraites, conventions collectives et droit du travail...).

Et nos services publics, du fait de leur casse systématique sous l'impulsion des directives européennes, ne peuvent plus répondre aux besoins vitaux de toute la population dont le niveau de vie régresse de jour en jour, ce qui mène notre pays dans une paupérisation toujours plus importante ouvrant une voie à l'extrême-droite et/ou au repli sur soi même. Le silence sur la politique néfaste européenne par la Confédération Européenne des Syndicats est une fois de plus déplorable.

Dans le même temps, les syndicalistes sont poursuivis partout dans le pays surtout s'ils sont à la CGT (Chérèque lui ayant eu droit à des hommages appuyés de la part des chiens de garde médiatiques pour services rendus à la cause patronale) et les blanchiments judiciaires se succèdent dans les affaires de corruption ou de délinquance financière tandis que rien de sérieux n'est entrepris pour lutter contre les 80 milliards annuels d'évasion fiscale qui permettent aux puissants d'éviter l'impôt grâce aux paradis fiscaux qu'ils ont créés tout en affirmant vouloir les combattre !

Oui, il y a quelque chose de pourri dans la République de France et ce quelque chose, c'est le pouvoir des riches qui dissout le pays dans l'empire européen en formation, qui étrangle le peuple et prétend le tenir en laisse, reniant les promesses du Conseil National de la Résistance de construire une société de fraternité débarrassée du pouvoir des féodalités financières.

Alors que les médias nous vendent du Fillon, du Macron, du Le Pen, ou du Valls tous au service des intérêt dominants (n'oublions pas Montebourg, Peillon, Hamon eux aussi anciens ministres de Hollande), l'espoir ne peut renaître que de la mobilisation populaire, de la mobilisation des travailleurs et de la classe ouvrière pour la défense de la Sécu, de la Santé publique, des services publics, du droit du travail, des emplois, des libertés syndicales, des retraites…

Pour cela, soutenons et participons aux nombreuses luttes qui se développent dans le pays, organisons la solidarité autour de nos camarades poursuivis en justice, faisons monter la nécessité de la convergence des luttes et inscrivons d’ores et déjà sur nos agendas l'importante journée du 7 mars 2017 de Grève nationale de la santé et de l’action sociale avec manifestation nationale à Paris.

 

Front Syndical de Classe, 19 janvier 2017

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Source commun commune :

http://www.communcommune.com/2017/01/lyceennes-elles-dorment-dans-le-rue-ca-se-passe-sous-un-gouvernement-ps.html?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics

LE BILAN DU QUINQUENNAT

Un véritable scandale et un sujet de réflexion et d'action pour les primaires du PS en rapport avec le bilan du quinquennat qu'ils continuent de trouver positif !!!!

Tandis que Huit hommes possèdent autant que la moitié de la population mondiale et que l'écart riches/pauvres ne cesse de s'aggraver : En 2015 le groupe équivalent comptait 62 personnes, et ils étaient 388 en 2010 !! (rapport OXFAM :

https://https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2016-01-18/62-personnes-possedent-autant-que-la-moitie-de-la-population

Et en France, 21 milliardaires possèdent autant que les 40% les plus pauvres de la population. Liliane Bettencourt apparaît sans surprise en tête de liste, quand en il y a quelques mois à peine le Canard enchaîné révélait qu’elle n’avait pas contribué à l’ISF en 2015.

Des réalités aveuglantes pour ceux qui continuent de prétendre que la France n'a pas les moyens d'une grande politique sociale !

PAR FSC

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La presse financière déclare Renault

« champion de la rentabilité »

C’est le titre d’un article du journal « Les Échos » du 12 décembre 2016. Chiffres à l’appui il en explique les raisons : « la chasse aux coûts ». Par cela il ne faut pas entendre la disparition des dividendes versés aux actionnaires. Au contraire. Pour un capitaliste les coûts sont les salaires (directs et socialisés), l’emploi, les conditions de travail.

Renault-comme Peugeot- est un maître dans ces domaines. Jugez- en.

Avec le blocage des salaires le pourcentage de la masse salariale sur le chiffre d’affaires est de 11-12% alors que chez Volkswagen il est de 17%. A cela s’ajoutent les délocalisations systématiques de la production vers les pays à bas salaires, Roumanie, Slovénie, Espagne, Maroc mais aussi de la recherche et développement.

Ce qui amène aux suppressions permanentes d’emplois en France. 7800 de plus entre 2013 et 2016. Et pour ceux qui restent, journée de travail à rallonge, heures supplémentaires obligatoires, recours massif au travail précaire, surexploitation des ouvriers.

Ce qui augmente la rentabilité qui est aujourd’hui de 5% contre 1 à 3% il y a dix ans. Un économiste du cabinet américain Barclay s’extasie : « On est à des niveaux historiques. Jamais on n’avait vu de tels ratios chez les Français » (Volkswagen n’enregistre qu’un ratio de 2%).

Cette exploitation, cet abandon de l’intérêt national pour l’emploi, se traduit par des profits et des dividendes en hausse tous les ans, y compris pour l’Etat détenteur de 20% du capital. Pour le premier semestre 2016 cela se traduit par un profit en hausse de 1501 millions.

Bien entendu Renault profite à plein de toutes les aides gouvernementales en matière d’allégement fiscaux et sociaux

Mais cela n’est pas encore suffisant.

La direction Renault et les syndicats viennent de terminer les discussions sur un nouvel accord 2017-2019 qui aggrave encore plus cette politique.

Que contient-il ?

Embauche de 3600 CDI d’ici à 2019, ce qui, compte tenu des départs dit naturels, se traduira par une nouvelle baisse des emplois Renault.

Suppression de 4500 d’intérimaires.

Contingent d’heures supplémentaires porté de 175 à 210 heures par an.

Travail obligatoire jusqu’à une heure de plus par jour en équipe du soir, avec un maximum de 50 journées par ouvrier et par an, ainsi que d’autres contraintes pour les salariés.

Le but : porter la production, de 62 véhicules par salarié et par an, à 90 véhicules par salarié et par an.

Plutôt que d’embaucher des effectifs Renault pour faire face aux objectifs de production, cela va se traduire par une augmentation brutale de la surexploitation des ouvriers. Les heures sup sont bien le moyen d’augmenter le profit tiré de l’exploitation des producteurs, au détriment de leur santé, de leur l’espérance de vie. (1)

Face à une telle attaque contre les salariés, quelle position des syndicats ?

La CGT rejette l’accord.

La CFDT, FO et le CGC, déjà signataires du précédent accord, le trouvent « équitable » et vont le signer, ils se comportent en auxiliaires du patronat, chargés de faire accepter ses exigences aux salariés.

Cette situation confirme que pour permettre des investissements industriels nécessaires au développement économique et social, au service des travailleurs et du peuple, il est indispensable d’arracher à la multinationale capitaliste Renault comme à toutes les autres multinationales françaises les richesses créées par les travailleurs.

(1) Les statistiques indiquent toujours une espérance de vie de 7 ans inférieure pour les ouvriers par rapport aux cadres ou professions libérales.

Par El diablo

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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