
Vidéo du journal l'Humanité ('Humanité.fr). Interview de militants d'Air-France
"Les extrémistes d'Air France vont-ils tuer la compagnie ?" titrait sans nuance la presse aux ordres. Syndicats "intransigeants" et "employés hostiles" seraient responsables de la dégradation de la compagnie aérienne, de sa santé financière.
Pire, des "cadres" d'Air France, qui voulaient "tout simplement" annoncer aux salariés la fermeture de lignes et la suppression de 2 900 postes avec des licenciements à la clé, seraient tombés dans un "guet-apens" lors du comité central d'entreprise.
"Air France, la honte", ont éditorialisé de nombreux journaux, rappelant "l'arrachage" des vêtements du DRH et du responsable des long-courriers de la compagnie lors de l'incursion de salariés pendant la réunion.
Et pour couronne rle tout, le premier ministre Manuel Valls a traités ces salariés de "voyous" et a promis des "sanctions lourdes", comme aux pires moments des gouvernements les plus antisociaux
Depuis les faits, le compte rendu du CCE d'Air France s'est résumé dans les grands médias à des chemises déchirées, une déferlante de condamnations politiques — du PS au FN —, de bords qui, finalement, se rejoignent ! C'est, comme toujours, le "Haro" contre les intérêts des 99% de la population; protection absolue des privilèges des 1% les plus riches !
- >> Oubliés la succession de plans sociaux et les efforts des salariés de la compagnie depuis quatre ans.
- >> Effacées les questions qu'il aurait été utile de poser sur la mauvaise gestion de l'entreprise ou le renoncement à l'investissement dans un secteur pourtant en croissance.
La chemise d'Air France : Didier Porte décortique le traitement médatique de France2
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