SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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GREVE LE 19 AVRIL, Tous ensemble

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Comme à Air France, comme dans de nombreuses entreprises les salariés réclament leur dû et refusent les miettes proposées par le patronat, cela après des années de blocage !

Une grosse centaine de salariés ont débrayé deux fois ce mercredi 11 avril pour réclamer des augmentations de salaires.

« Ce que propose la direction, c’est 0,6 % d’augmentation générale, nous à la CGT, on réclame 5 % ».  Régis Belliot, élu au comité d’entreprise est au micro ce mercredi 4 avril devant plus d’une centaine de salariés d’Airbus.

Les négociations salariales annuelles ont commencé la semaine dernière et le syndicat veut marquer le coup par un débrayage à 11 h et à 14 h.

« La direction joue sur les augmentations individuelles qui excluent 20 % des salariés, observe le syndicaliste. Il faut des augmentations générales qui tirent tous les salaires vers le haut, et qui obligent les sous-traitants à suivre. Airbus est une bonne boîte mais en ce moment, on fait tous des efforts pour suivre les cadences imposées. Cette année, on va sortir 90 appareils de plus que l’an dernier. » Soit 808 pointes avant, tronçons centraux ou équipements pour les A320, A330, A350, A380…

PAR FSC

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Preuve que le mécontentement et la résistance grandissent !

EXEMPLE :

SOURCE : Le républicain Lorrain

Metz : la CGT bloque le centre de tri Haganis

Depuis ce mercredi matin, une quinzaine de militants CGT bloquent l’entrée du centre de tri de la société Haganis, avenue de Blida. « Plus aucun camion ne rentre », indique Nicolas Ravaud, secrétaire général CGT chez Haganis. Les poids lourds sont redirigés vers la plate-forme Haganis de Metz Borny en attendant la réouverture des portes du centre.

Le mouvement répond à un appel lancé au niveau national par la CGT des Transports et des Services publics. Un préavis de grève court du 3 au 20 avril. « Il s’agit de soutenir les revendications de la CGT portant sur les conditions de travail des salariés des entreprises de collecte et de traitement », explique Nicolas Ravaud.

La CGT réclame une reconnaissance de l’insalubrité et de la pénibilité de ces métiers pour tous les travailleurs de la filière déchets, qu’ils soient issus du service public ou de sociétés privées.

Le syndicat exige un départ anticipé de cinq ans à taux plein pour tous et de dix ans pour les salariés aux conditions de travail les plus difficiles (rippers et agents de tri), une diminution du temps de travail et une révision des conventions collectives.

PAR FSC

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Macron-roi veut « réparer le lien entre l’Église et l’État » : la droite dure tend l’oreille

Une majorité de français estimaient déjà que La République En Marche, et son saint patron, Emmanuel Macron, étaient de droite. Avec son discours devant la Conférence des évêques de France, il n'y a plus l'ombre d'un doute. En appelant à « réparer le lien entre l'Église et l'État », Emmanuel Macron ne se contente pas de fouler du pied la loi sur la laïcité de 1905. Il lance un appel de soutien à la droite dure, catholique et traditionnelle, qui pourrait bien se sentir pousser des ailes, et cherche à translater sa base sociale, déjà branlante, dans les ex-contrées fillonistes, aujourd'hui draguées par Wauquiez.

A la reconquête d’une base sociale

Le discours d’Emmanuel Macron à la la Conférence des évêques de France de ce lundi n’est pas passé inaperçu tant le ton adopté par le chef de l’État ressemblait à un appel à un soutien massif des catholiques à sa politique. Par-delà les arrangements avec la laïcité, l’appel du chef du gouvernement aux représentants catholiques traduit la posture sociale difficile que le macronisme traverse en ce moment, avec un premier mouvement social d’ampleur qui commence à faire trembler le pouvoir après seulement un an de mandature. La base sociale du président a toujours été vacillante, ébranlée par les effets des réformes touchant au pouvoir d’achat (hausse de la CSG pour les retraités notamment, promesse de suppression de la taxe d’habitation non effective). Son hégémonie politique reposait surtout sur la vitesse à laquelle il enchaînait les réformes, et l’effet de sidération provoqué. Elle se trouve aujourd’hui remise en cause par le mouvement de grève à la SNCF et dans les universités, qui reçoit un écho plutôt favorable au sein de la population. Fragilisé, Macron est contraint de sortir du bois, de changer les discours et les valeurs, pour s’attirer la sympathie des franges les plus droitières de la population. L’épisode de la Conférence des Evêques sera-t-il le point de bascule d’un Macron entrepreneur 2.0, libérale à tout point de vue, à un Macron « néo-filloniste », prônant à la fois les vertus du « libre- marché » et le conservatisme des normes sociales ? Apparemment. Pour conquérir une nouvelle base sociale, s’arroger le soutien d’une partie de la population, - et pourquoi pas organiser des manifestations à l’image de François Fillon pendant la campagne ? - Macron semble prêt à tout, y compris à réajuster son offre politique auprès les franges les plus radicalisées de la droite conservatrice.

OPA sur le « mariage pour tous » et l’ex-camp filloniste

Le président des riches s’est donc fendu d’une heure de discours devant les représentants catholiques en appelant à « réparer » les « lien entre l’Église et l’État » qui auraient été « abimés ». Après la séquence sur la légalisation du mariage pour tous, qui a mobilisé les catholiques sous le quinquennat Hollande, Macron veut se rapprocher une frange de l’électorat qui s’est senti attaquée. Pour ce faire, Macron n’a pas lésiné sur les formules, que son fidèle ministre Gérard Collomb n’hésite pas à relier à un « sens de l’absolu » qui ferait du président « presque un artiste ». Derrière cette admiration béate, la réalité est beaucoup plus prosaïque et politicienne. En réaffirmant « les liens les plus indestructibles entre la nation française et le catholicisme », en rappelant que la France « a été fortifiée par l’engagement des catholiques » et en martelant « un appel à un engagement des catholiques en politique », Macron cherche à réveiller un électorat catholique traditionnel pour élargir sa base sociale au moment même où son pouvoir autoritaire rencontre ses premières limites et le ramène à la réalité de ses 25% de soutien du corps électoral au deuxième tour des présidentielle en mai dernier.

Ne se contentant pas d’une simple profession de foi sans garanties, Macron a su donner des gages aux représentants catholiques. Sur les migrants, Macron a répondu aux sollicitations de Mgr Pontier, archevêque de Marseille : il a promis de modérer sa politique du gouvernement, répressive au point de créer de dissension au sein même de son propre camp, en répondant par l’« humanisme réaliste », la même formule qu’il utilisait déjà lorsque les migrants à Paris, à Calais, se faisaient jeter par vague de grand froid de leurs camps de fortune. La formule devrait cependant suffire à soulager la conscience de l’archevêque, et les rafles continueront.

Mais c’est sur le droit à la fin de vie que son appel du pied s’est fait le plus explicite. En effet, Macron s’est déclaré opposé à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, position dont l’Église se revendique explicitement. Pour finir, le président a entendu renouer les liens entre l’Église et l’État en s’appuyant sur le sacrifice d’Arnaud Beltrame chez qui « la part du citoyen et la part du catholique » brûlaient « d’une même flamme ». Tous les ingrédients étaient donc réunis pour s’attire les faveurs de l’Église catholique : un brin de compassion, un gage d’immobilisme sur les valeurs et du patriotisme qui rappelle que « l’engagement des catholiques » a « fortifié » la France.

Dans « ce moment de grande fragilité sociale », comme le souligne le président qui incarne la casse sociale à tous les étages, la Conférence des évêques de France au collège des Bernardins à Paris, était une aubaine pour Macron. Elle lui a permis de lancer un appel clair sur sa droite en brossant l’électorat catholique dans le sens du poil. Cette manœuvre vise à garder une assise politique à l’heure où l’écran du fumée du « ni de droite, ni de gauche » se dissipe et que le gouvernement perd en autorité face à un mouvement social déterminé à la SNCF et une situation explosive dans les universités.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Urgent. Le gouvernement aurait donné l’ordre de débloquer les facs coûte que coûte

Une coïncidence, la vague de répression actuelle contre les facs bloquées ? Pas du tout. Au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal aurait donné l’ordre aux présidents d’université de faire débloquer l’ensemble des sites mobilisés par tous les moyens nécessaires, y compris par la force.

La séquence actuelle ne doit rien au hasard. D’un côté, on envoie la gendarmerie contre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. De l’autre, on envoie des fourgons de CRS tourner autour des universités bloquées et on expédie la police sur Nanterre, lundi, pour expulser violemment ce qui ressemblait à un début d’occupation. Tout se tient, d’autant que dans les couloirs du ministère, ça chauffe.

C’est un secret de Polichinelle, désormais, et les infos fuitent, volontairement ou non, en direction des élus de l’opposition, à l’Assemblée et au Sénat, qui relaient le message : Vidal, mais surtout Jean-Michel Blanquer, qui est derrière elle, et le Premier-ministre, sur ordre de l’Elysée, auraient donné la consigne de faire cesser les occupations, par tous les moyens nécessaires. Et s’il s’agit de suspendre les franchises universitaires pour permettre l’intervention des forces de répression, le gouvernement a donné son blanc-seing.

C’est la raison pour laquelle les flics sont sur les dents, depuis lundi matin. Après Nanterre, ils ont remis le couvert, mardi en milieu de matinée, avec les étudiants rassemblés devant le rectorat de Montpellier. C’est ainsi dans le sillage de ce raidissement de l’exécutif que les groupuscules d’extrême droite multiplient les provocations qui sont fonctionnelles à la politique gouvernementale.

Alors, bien entendu, le risque d’un saut dans la mobilisation, en réaction à la répression, existe bel et bien. Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d’université, favorable à la Loi ORE, soulignait dernièrement, à propos de Tolbiac, que « faire intervenir les forces de l’ordre dans un site où il y a (…) une seule entrée, des grilles, risquerait d’envenimer la situation (...) Il y a un climat général qu’on sent monter, avec des risques d’affrontement (…). Notre inquiétude c’est que ça se transforme non pas en débat autour de la loi mais en des scènes de violences auxquelles nous ne sommes pas en mesure de répondre ».

Le gouvernement semble prêt à courir le risque, en frappant un grand coup, juste avant la pause universitaire de Paris, Montpellier et Toulouse, notamment. Voudrait-il faire place nette avant les interventions de propagande huilée de Macron sur TF1, jeudi, puis sur BFM et Médiapart, dimanche pour dire que la situation est revenue à la normale et que les sacro-saints examens se tiendront dans les délais prévus ? C’est une hypothèse. Faute d’avoir su tuer la mobilisation de la jeunesse dans l’œuf, le gouvernement essaye de matraquer suffisamment avant que les cheminots ne passent à la seconde phase de leur grève, vendredi 13, avec des annonces de reconductible sur plusieurs gares, comme à Saint-Lazare ou Paris Nord, la plus grosse gare d’Europe.

Le ras-le-bol contre ce gouvernement est bien réel. Pour lui, le risque de coagulation des colères l’est aussi. D’où l’ordre donné, en cette nouvelle journée de mobilisation dans l’éducation et le supérieur, de taper dans le tas, avant qu’il ne soit trop tard.

[Crédit illustration : Louis Rémillard]

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Marseille : les cheminot.e.s font une opération péage gratuit, Eiffage et Vinci bloquent les usager.e.s

Ce matin, les cheminot.e.s ont réalisé une opération péage gratuit au tunnel Prado-Carénage pendant quelques minutes, le temps que la direction du tunnel déclare la fermeture du tunnel et bloque ainsi les usager.e.s pour préserver les profits d’Eiffage et de Vinci.

Le rendez-vous était décidé à 10h30 à la Gare-St-Charles de Marseille par les différents syndicats de cheminots (CGT, SUD, FO et même CFDT) pour une action surprise. Les policiers étaient également au rendez-vous pour qu’elle n’ait pas lieu. Après une prise de parole, les centaines de manifestants déferlent dans le métro, gratuit pour l’occasion, et avancent dans la direction du Tunnel Prado-Carénage. Celui-ci permet de traverser Marseille moyennant le péage le plus cher de France au kilomètre, plus d’1 € le kilomètre, 2,80 € pour moins de 2,5 kilomètres, au service des dividendes des actionnaires des entreprises privées qui gèrent le tunnel, Eiffage et Vinci.

Pendant quelques minutes, les cheminots ont levé les barrières et les usagers ont pu traverser gratuitement cet axe souterrain mais rapidement, la direction du tunnel a décidé d’interrompre le trafic pour mieux préserver les profits de l’entreprise privée chargée de la gestion du tunnel. Voilà ce que donnent les entreprises d’infrastructures privatisées, elles préfèrent empêcher les citoyens de se déplacer plutôt que de priver leurs actionnaires d’Eiffage et Vinci de quelques profits. La Provence, principal journal local, détenu par Bernard Tapie, a rapidement diffusé des informations erronées selon lesquelles les cheminots auraient été à l’origine du blocage. Les cheminots ont ainsi occupé l’entrée du tunnel pendant une demi-heure avant de permettre le rétablissement de la circulation pour les usagers face à l’absurdité du blocage de la direction du tunnel.

La mobilisation se poursuit à Marseille et dans sa région. Les Assemblées Générales étudiantes ont voté la reconduction du blocage des deux principaux amphithéâtres, l’un à Aix et l’autre à Marseille. Ce n’est pas l’autoritarisme du gouvernement qui les fera faiblir !




PAR REVOLUTION PERMANENTE

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« Le Monde » en extase devant les milliards de profits du CAC40

Le 9 mars 2018, un tonitruant « 93 400 000 000 € de profits pour le CAC40 » barre la Une du Monde. Une titraille tapageuse qui n’annonce pourtant aucun dossier mettant ce chiffre faramineux en perspective, aucun débat de fond entre économistes ou responsables politiques, ni même la moindre tentative d’analyse. Au contraire, les deux articles auxquels cet appel de Une renvoie, sont le signe d’un journalisme économique en apesanteur, qui aligne les chiffres sans chercher à leur donner la moindre signification et qui accompagne dans l’allégresse la marche en avant d’un capitalisme mondialisé et triomphant.

 

Page 6 du cahier « Éco & Entreprise » de cette édition du 9 mars, un premier article aligne les superlatifs pour présenter le palmarès des sociétés les plus profitables, s’esbaudir de la hausse de 24 % du bénéfice net de l’ensemble des groupes du CAC40 par rapport à 2016 et mettre en avant une conjoncture et une croissance mondiales « exceptionnelles ».

 

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Déploiement ultra disproportionné à Notre-Dame-des-Landes, intervention des CRS ce lundi à l'université de Nanterre contre 2 à 300 étudiants pacifiquement réunis en AG, sortie du bois dans les médias de manière répétitive de Macron (jeudi et dimanche) la fébrilité gagne l'exécutif.

Continuons à développer les luttes, à construire le TOUS ENSEMBLE et à gagner l'opinion au soutien de la lutte!

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Des étudiants sont évacués d'un bâtiment de l'université de Nanterre par les forces de l'ordre le 9 avril 2018 (afp)

Les CRS sont intervenues lundi lors d'une assemblée générale organisée par des étudiants de Nanterre occupant un bâtiment de l'université, qui a été fermée pour la journée par la présidence de la faculté, a-t-on appris de sources concordantes.
A la demande de la présidence de Nanterre, en région parisienne, les CRS ont pénétré vers 15H00 dans le bâtiment des sciences sociales où une assemblée générale improvisée réunissait entre 200 et 300 étudiants.
Certains participants ont été évacués tandis que d'autres restaient retenus à l'intérieur, a rapporté Julian, militant présent lors de l'intervention. Une personne a été interpellée, a constaté une journaliste de l'AFP.
Anne-Frédérique Perol, bibliothécaire à l'université, s'est dite "complètement sidérée" par l'intervention des forces de l'ordre.
"C'est honteux de faire intervenir les flics dans la fac", s'est indigné Victor, élu Unef à Nanterre, lors de l'AG improvisée.
Depuis lundi matin, une salle était occupée par des étudiants opposés à la réforme de l'accès à l'université.
"Nous avons tenté une négociation et proposé un local associatif pour les étudiants occupant le bâtiment", a expliqué la présidence de l'université, tout en précisant que cela avait été refusé. Dans la foulée, elle a décidé de fermer l'établissement jusqu'à lundi soir au moins.
Jean-François Balaudé, le président de Nanterre, "ne nous parle pas. Il commémore Mai 68, mais quand on demande le dialogue il envoie les CRS", a lancé Zoé Vaillant, prof de géographie.
Les forces de l'ordre sont intervenues en deux temps. D'abord à la mi-journée pour déloger "une vingtaine de personnes" occupant les lieux, selon la préfecture de police de Paris. Les occupants se sont alors retranchés sur un toit avant que les CRS ne se replient, laissant le temps aux étudiants d'organiser l'assemblée générale, finalement interrompue par les forces de l'ordre.
Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a condamné une "scandaleuse intervention des CRS à la fac de Nanterre sur demande de la présidence de l'université". "Pas de CRS face à notre jeunesse! Solidarité avec les étudiant-es", a-t-il twitté.
La Coordination nationale étudiante (CNE), opposée à la réforme de la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, s'est réunie ce week-end à Nanterre, et a appelé à une nouvelle mobilisation sur les campus mardi.

PAR FSC

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La venue d’Emmanuel Macron était prévue à Aix-en-Provence en compagnie du prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane pour la clôture du Festival de Pâques. Mais l’appel à manifester de l’UD CGT 13 lui a visiblement fait peur et il a annulé sa venue.

Emmanuel Macron devait accueillir le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane, en clôture du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence. Cet accueil devait se conclure par un dîner privé. Il n’avait sans doute pas prévu que cette rencontre aurait lieu au début d’un printemps de contestations explosif et a annulé sa venue. Plusieurs centaines de personnes ont néanmoins manifesté dans les rues d’Aix-en-Provence au départ des Allées Provençales, centre commercial où le travail dominical est malheureusement autorisé depuis que Macron a sévi comme ministre de l’Économie, jusqu’au Grand Théâtre de Provence où devait se tenir la réception.

Le cortège était surtout composé des secteurs actuellement en lutte contre le gouvernement, contre la privatisation rampante de la SNCF mise en place par la réforme ferroviaire mais aussi contre l’instauration de la sélection à l’Université par la loi mal-nommée « Orientation et Réussite des Étudiants ».

L’invitation du prince héritier d’une des dictatures les plus anciennes et réactionnaires de la planète qui mène une guerre sanglante contre le peuple yéménite en dit long sur le cynisme du gouvernement Macron. L’Arabie Saoudite intervient militairement au Yémen par des bombardements massifs. La catastrophe humanitaire y est désormais « la pire de la planète » selon l’ONG Acted. 20 millions de Yéménites ont besoin d’aide humanitaire, 7 millions de personnes sont au bord de la famine, plus de 10 000 hommes, femmes et enfants sont déjà morts dans ce conflit.

En invitant le prince héritier saoudien en France du 8 au 10 avril, Emmanuel Macron se fait le complice de cette dictature immonde responsable de la mort de milliers de personnes au Yémen. Fidèle à sa coutume d’inviter les dirigeants avec le plus de sang sur les mains pour permettre aux patrons français d’obtenir quelques juteux contrats, le gouvernement Macron devrait signer près de 18 protocoles d’accord dans les domaines du tourisme, de l’énergie et des transports en faveur notamment de grandes entreprises comme Total ou la CMN. Emmanuel Macron peut toujours s’ériger en donneur de leçons de démocratie au Venezuela, son intérêt pour les droits de l’homme est à géométrie variable, selon les intérêts du patronat français.

La mobilisation se poursuit dans la région marseillaise. La région PACA est une de celles où la grève cheminote a la plus grande ampleur selon l’aveu de la direction SNCF. Le mouvement étudiant se développe avec l’occupation de deux des principaux amphithéâtres de l’Université depuis jeudi après-midi. Une vingtaine de migrants ont été accueilli durant la première nuit d’occupation à Marseille. Deux manifestations « Stop Macron » sont prévues samedi prochain, le 14 avril à 14 h et le 19 avril, à 10 h 30 au Vieux-Port à l’appel des partis de gauche (NPA, PCF, Rouges vifs, FI, PG, Ensemble), des organisations syndicales (CGT, FSU, SUD, UNEF) et d’associations (ATTAC, Marche mondiale des femmes, Mouvement de la paix).

Emmanuel Macron, avec ou sans ses amis dictateurs, doit savoir qu’on ne le laissera jamais tranquille. Hué à Rouen, condamné à fuir à Aix-en-Provence, le président de la République ne pourra plus se déplacer sur le territoire sans que des secteurs mobilisés ne lui rappelle leur opposition à sa politique de destruction des services publics et notre détermination à le faire reculer.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Réforme SNCF : une « bataille du rail » suivi de près par les gouvernements européens

Ce qui se joue dans cette réforme du rail est peut-être en passe de dépasser le cadre de la France. Et si la bourgeoisie européenne suit attentivement le déroulé des événements, nul doute que c'est aussi le cas pour les travailleurs et travailleuses européennes. La France, et l'Europe avec elle, pourrait bien se situer à l'orée d'un tournant qui pourrait redéfinir de façon durable le rapport de force entre classes en Europe.

Vu de l’international : Macron joue son sacre de Bonaparte

Tous les médias français, mais aussi internationaux, sont catégoriques : avec cette réforme, Macron joue son titre de « réformateur ». Ainsi, c’est avec beaucoup de fébrilité que la bourgeoisie internationale suit la lutte en cours autour de la réforme du rail.

En cas d’échec, « Macron ne serait plus ce héros flamboyant que tant de Français continuent à voir en lui » écrit Handelsblatt, journal économique allemand ; Die Tagszeitung, autre journal allemand, classé à gauche, écrivait dans un de ses articles que « s’il cède, le président Macron pourrait voir sa position grandement affaiblie et son calendrier des réformes en péril. Une chose est sûre : la grève qui commence lundi soir est annonciatrice d’un certain chaos. » Outre-Manche la réforme est suivie avec d’autant plus d’attention au vu des désastreux résultats du rail britannique. En effet, pour le Times, c’est son couronnement en tant que Bonaparte qui est jeu dans la séquence qui s’ouvre autour de la réforme du rail : « Emmanuel Macron, le Président Français, s’est nommé lui-même « Jupiter ». Il aura besoin de faire montre de courage dans ce combat s’il veut vraiment être considéré comme Bonaparte. » Cette envie d’en découdre et de sortir victorieux d’un conflit âpre est d’ailleurs confirmé par les propos d’Edouard Philippe qui déclarait dans un entretien paru dans le Parisien : « nous irons jusqu’au bout. »

Toutefois, derrière cette bataille contre l’ouverture à la concurrence et la privatisation du service public, les enjeux politiques au sein de l’Union Européenne sont majeurs tant Macron avait été élevée comme l’un des nouveaux axes de stabilité du couple franco-Allemand, et plus largement d’une Union Européenne en perte de vitesse, malgré l’embellie économique. C’est ce qu’exprime notamment un édito de CNN « Au moment où en Allemagne, Angela Merkel se bat pour sa survie avec un gouvernement de coalition, où l’Italie se retrouve avec un tout petit gouvernement, où l’Espagne est fortement divisé face à la volonté de la Catalogne de prendre son indépendance, où la Grande-Bretagne est sur le point de quitter le continent et au moment où Trump fait peur sur la question du commerce, de la défense et de l’Iran et au moment où Vladimir Poutine joue le retour d’une guerre froide décisive, Macron a besoin de garder sa présidence. »

« Ce qui est en jeu c’est la configuration future du marché du travail en Europe. »

En effet, une victoire de Macron, qui tente une forme de néolibéralisme tardif pour rattraper son retard par rapport à ses concurrents européens, enverrait à coup sûr un signal fort à la bourgeoisie européenne quoiqu’inquiétant pour ses concurrents comme illustration que « France is back », relançant ainsi une course à la libéralisation à l’échelle européenne, qui se traduit par une déflation salariale et la destruction des acquis sociaux.

Ainsi, dans entretien paru ce jour dans Marianne, Claus Weselsky, président confédéral du syndicat allemand de conducteurs GDL, rappelait que « nos conducteurs rêvent des niveaux de salaire et des acquis sociaux des cheminots français. » . En cela, le statut du cheminot constitue non seulement une « anomalie » mais surtout une hérésie pour la bourgeoisie,dont l’un des axes de la relance, en profitant de l’embellie économique, s’effectue au travers de la libéralisation du rail à l’échelle Européenne Aussi, une défaite des cheminots marquerait une victoire symbolique déterminante pour la bourgeoise qui aurait réussi ainsi à faire tomber un bastion clé de la classe ouvrière.

L’issue de la lutte dans la réforme SNCF sera donc déterminante, de sorte que certains éditorialistes tirent même le trait ; comme l’écrit Juan Jose Berbel, éditorialiste au journal catalan El Periodico Catalan : « il ne s’agit pas d’une grève ordinaire, puisqu’elle pourrait bien définir l’avenir du marché du travail européen... deux concepts se rencontrent dans le fond de ce débat sur la réforme en France : celui sur la portée de la flexibilité du marché du travail, un difficile équilibre entre flexibiliser les conditions de travail et garantir la sécurité de l’emploi des personnes, et celui de la privatisation des entreprises publiques. La France est devenue la référence mondiale en termes de sécurité de l’emploi et du service public, c’est pour cela que toute l’Europe doit faire attention à l’impact du dénouement des réformes en Europe. Ce qui est en jeu c’est la configuration future du marché du travail en Europe. »

Service public ou gouvernement des travailleurs ?

Au Royaume-Uni, Le Guardian, quotidien britannique classé à gauche, rappelle que « certains interpréteront le conflit de la SNCF comme l’image en miroir d’un état d’esprit clairement en faveur de la renationalisation du rail britannique. » Face au désastre entraîné par la privatisation du rail britannique, la SNCF fait figure de modèle en Europe. De même en Allemagne, à l’oppose du modèle vendu par le Gouvernement, il convient de rappeler que l’ouverture à la concurrence s’est là encore faite aux détriments des travailleurs et des usagers : à ce titre, Claus Weselsky, dans un entretien dans Marianne précédemment cité, que : « Les chemins de fer en Allemagne ont été libéralisés en 1994 sans que l’on se soit à l’époque fixé des règles claires. Résultat, alors qu’on pouvait autrefois régler sa montre sur l’heure de passage d’un train, aujourd’hui nos trains ont quatre ennemis : le printemps, l’été, l’automne et l’hiver. Ils connaissent des problèmes en toute saison ! … En outre, dans un premier temps, cette concurrence s’est faite exclusivement sur le coût du travail et donc les salaires des conducteurs de trains et des personnels à bord des rames »

La destruction organisée des services publics qui se noue autour de la réforme du rail ouvre en effet la possibilité d’avancer des mots d’ordre radicaux en faveur d’une gestion du service public par les premiers concernés, à savoir travailleurs et les usagers eux-mêmes.

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La guerre psychologique des MÉDIAS contre les GRÉVISTES

Comme un air de déjà vu. Christophe Barbier, Pierre Gattaz, BHL, la « prise d’otage » des citoyens par les grévistes, la nécessité de « réformer » le modèle social français, les « experts » de la Commission Européenne, le sens de la « pédagogie » du Président… On a l’impression d’assister à l’énième remake d’un mauvais film, avec une baisse de qualité à chaque nouveau tournage. Les scènes qui se jouent actuellement dans les studios feutrés des chaînes de télévision, à l’occasion des grèves à la SNCF, ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles que l’on jouait à l’époque des manifestations contre la loi El Khomri ou contre la réforme des retraites de 2011. Mêmes acteurs, mêmes répliques, et même scénario : une France malade de son système social, que tente de soigner un Président visionnaire, entravé dans sa noble tâche par une horde de grévistes sans foi ni loi. Guidé par une volonté d’acier, le Président parvient à faire plier ses adversaires et mettre en place ses réformes salvatrices – aidé en cela par la formidable force de frappe de ses alliés médiatiques.

 

[…]

 

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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