SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
SNCF. Intransigeance du gouvernement : démonstration de force ou aveu de faiblesse ?

Une fois de plus, Édouard Philippe et Élisabeth Borne sont montés au créneau pour défendre la réforme du rail. À chaque fois que cela a été possible, Borne et Philippe ont répété inlassablement la grande fermeté du gouvernement, tournant la page d'une réforme qu'ils jugent entérinée. Une insistance qui pose question.

Fermeté ou méthode Couet pour enterrer la grève ?

C’est à croire qu’Édouard Philippe et Élisabeth Borne avaient fait un pari : celui d’afficher le plus de fois possible « l’intransigeance » du gouvernement sur le dossier de la réforme ferroviaire lors de leurs sorties médiatiques de ce 26 avril. Sur Europe 1, le premier ministre était au front, combattant avec acharnement les analyses de « reculade » suite à l’annonce de la réception des organisations syndicales à Matignon, allant jusqu’à affirmer que « les bras sont ouverts, et la main très ferme ». De son côté, la ministre des transports a eu droit à une interview dans Le Monde. Le son de cloche est évidemment similaire. Pour Philippe et Borne, l’essentiel était de faire passer un message : la réforme est passé, elle est intouchable et il s’agit maintenant de s’attaquer aux divers points préalables à sa mise en route effective.

Pour ce faire, deux éléments sont constamment mis en avant. D’abord, l’énorme aval donné par l’Assemblée Nationale, qui a voté le texte en première lecture par 454 députés sur 477. Ensuite, le supposé intérêt des usagers pour l’ouverture à la concurrence d’une part, et pour la fin la plus rapide de la grève d’autre part. Rien de réellement nouveau sous le soleil donc, avec un martelage qui laisse au mieux dubitatif sur l’intérêt, pour les organisations syndicales, d’accepter tout dialogue avec un gouvernement aussi cynique et ouvertement méprisant envers les travailleurs, du rail comme d’ailleurs.

Le martelage de Borne et Philippe n’est évidemment pas anodin et témoigne du fait que l’exécutif est conscient d’un potentiel tournant dans la bataille du rail. C’est pourquoi, lors de ces deux interviews, la grève est quasi-totalement éclipsée de la discussion, et que le discours se cantonne à une compréhension des « inquiétudes » des cheminots, tout en embrayant instantanément sur la nécessité de la réforme, la reprise d’une partie de la dette et sur l’impact de la grève sur l’économie et la vie des usagers. Insistant sur l’urgence de terminer rapidement la grève dans un devoir de « responsabilité ». Un discours qui ressemble en plusieurs points à celui servi au sujet de la grève d’Air France.

À l’heure ou la contestation s’enracine chez les cheminots, et ou l’opinion publique est toujours scindée entre soutien à la grève et soutien au gouvernement, l’attitude de Philippe et Borne ressemble plus à la mise en pratique de la méthode Couet qu’à un discours témoignant d’une détermination d’acier. L’acharnement du premier ministre et de la ministre du transport à « tourner la page » sur le contenu de la réforme ressemble plus à une tentative, à la limite du grotesque, pour éteindre la mobilisation et entrer sur le terrain bien moins hostile de la « négociation » sur la mise en œuvre de la réforme. Pas sûr que cela soit suffisant…

Macron et son gouvernement jouent leur va-tout pour apparaître comme « invincibles »

Ce qui est prégnant dans la situation actuelle, c’est qu’il apparaît clairement que le gouvernement est à la fois « condamné à réussir » sous peine d’un énorme revers en début de quinquennat et la mise sur la défensive de ce même gouvernement par la détermination des cheminots d’une part, et par la dégradation du climat social général d’autre part. Si le gouvernement est aujourd’hui en pleine contre-offensive], il y a là un constat important à poser : oui, il est possible de gagner contre Macron.

Or deux éléments sont également à mettre en avant pour comprendre le numéro ubuesque de matraquage gouvernemental dans les médias (et dans la rue…). D’une part, « l’étiquette » de président des riches s’apparente plutôt à un véritable tatouage sur le front, ce qui expose directement une figure présidentielle cristallisant les colères, en lieu et place du premier ministre qui, traditionnellement, endosse ce costume de « fusible » certes peu enviable, mais qui permet le maintien du pouvoir en place. D’autre part, l’émergence de « l’hyper centre » macronien, de plus en plus droitier, s’est fait sur les ruines du bipartisme. Le Parti Socialiste surtout, les Républicains aussi, peinent à sortir de cette crise profonde. Or, une question se pose alors : quelle alternative convenable pour les classes dominantes reste-t-il en cas de crise politique profonde ? À l’heure ou nous écrivons ces lignes, il est impossible de répondre. Cet ensemble d’éléments, de l’impopularité croissante du président jusqu’à cette « exclusivité » de pouvoir, témoigne des limites hégémoniques du macronisme.

C’est pourquoi il est clair que la bataille du rail est aussi cruciale pour le gouvernement, qui joue là un va-tout qui déterminera les coordonnées de la suite du quinquennat. Plusieurs conclusions peuvent être tirées. Le durcissement effectif de la mobilisation des cheminots, par le biais de la mise en place d’assemblées générales décisionnaires et de l’ouverture réelle de discussion autour des modalités de grève, c’est-à-dire du débat « perlée ou reconductible », apparaît chaque jour un peu plus indispensable. Dans cette optique, les embryons de « convergence des luttes » et les velléités d’action chez les cheminots doivent servir de point d’appui pour étendre la grève, à la SNCF comme dans d’autres secteurs. Cela doit également servir à massifier et changer la nature des cadres d’Assemblées Générales. Enfin, il s’agit pour l’ensemble des travailleurs du rail de se doter d’un véritable programme d’action visant non seulement à envoyer valser Macron et ses réformes, mais aussi à ouvrir une véritable alternative au monde « néo-libéral » pourrissant que porte la politique actuelle du gouvernement.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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photo: el diablo

photo: el diablo

Le 19 avril 2018 - Entretien avec Bernard Friot 

Bernard Friot est un sociologue et économiste, professeur émérite à l’université Paris X-Nanterre. Il a écrit de nombreux ouvrages sur la Sécurité sociale et le salariat. Son dernier livre, paru en 2017 aux éditions La Dispute, s’intitule : Vaincre Macron.

 

Les cheminots sont à nouveau en grève contre la réforme de la SNCF, qui prévoit notamment la suppression du statut de cheminot. Pour Bernard Friot, sociologue et économiste, cette réforme s’inscrit dans une contre-révolution néolibérale contre celles et ceux qui bénéficient d’un salaire à vie.

Reporterre — Pourquoi le gouvernement se focalise-t-il autant sur le statut des cheminots ?

Bernard Friot — Depuis la fin des années 1980, la seconde gauche emmenée par Michel Rocard a lancé une offensive absolument déterminée contre le salaire à la « qualification personnelle », autrement dit contre le statut des fonctionnaires ou de certains salariés comme les cheminots. Cette contre-révolution se prolonge jusqu’à aujourd’hui, Emmanuel Macron étant un parfait « baby Rocard ».

Ce salaire à la qualification personnelle est pourtant la conquête sociale majeure du XXe siècle face au capital ! Macron veut des free-lance, des autoentrepreneurs, afin que la reconnaissance du travailleur s’opère sur un marché — marché du travail ou des biens et services.

Tout au long du XXe siècle, le combat des mouvements sociaux a été d’imposer au capital d’employer les travailleurs. En 1910, le contrat de travail va lier le salaire au poste de travail, et non plus à la tâche. Puis, mieux que ça : le mouvement social va obtenir le salaire lié à la personne même. Au cours du siècle dernier, on assiste ainsi à une lente montée en puissance de ce salaire à la qualification personnelle : en octobre 1946, la loi Thorez sur les fonctionnaires concerne 500.000 personnes. Aujourd’hui, ce sont 5,5 millions de personnes : les fonctionnaires, les salariés à statut (cheminots, EDF, RATP, etc.), la moitié des retraités. Tous ont une forme de salaire lié à la personne, détaché du fait qu’ils aient un poste, ce qu’on appelle aussi salaire à vie […]

LA SUITE DE L’ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS :

 

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CA NE PEUT PLUS DURER !! DEBRAYAGE DE L'EQUIPE DU MATIN
CA NE PEUT PLUS DURER !! DEBRAYAGE DE L'EQUIPE DU MATIN

Ce matin, les salariés ont décidé de se mettre en grève afin de montrer leur mécontentement sur les façons de faire du responsable de production. Les salariés n’acceptent pas que l’on oblige une personne à changer  d’équipe sans son consentement.

Il est encore plus dommageable de ne pas avoir cherché d’autres solutions. Il aurait été plus logique d’en faire part à l’ensemble du personnel, et non pas comme cela a été fait ce mardi 24 avril !

Rappelons-le, si nous sommes dans cette situation, c’est tout simplement la responsabilité de la direction qui a eu des difficultés à trouver des référents pour le process dentaire !

Il est tout à fait cohérent qu’une personne réclame un coefficient 225 pour ce type de poste !

Les salariés ne sont pas contre d’une évolution dans leur vie professionnelle, mais il faut que la proposition soit correcte.

Si la direction aurait fait ainsi, elle  aurait eu bien plus de postulant et nous aurions pu éviter ce conflit !

Or malheureusement le choix en a été autrement.

Que l’on soit clair, les salariés se sont mis en grève pour contester ce type de Management et en ont ras le bol de ce mépris à tout va. Lors des échanges, les salariés ont apporté plusieurs solutions pour mettre fin au litige mais notre responsable de production comme à son habitude a refusé toute discussion sur ce point et encore moins dans la situation actuelle !

Par principe, une bonne partie des salariés (du secteur concerné) ont décidé de continuer le mouvement de contestation jusque 13H20 !

Pour finir, nous avons encore pu constater lors des échanges, qu’il était impossible de discuter avec ce responsable de production et de lui faire admettre qu’il y a un gros problème de communication. Le climat dans cette usine n’est pas prêt de s’améliorer tant que ce responsable de production aura ce type de posture. Contrairement à lui, il y a de forte chance que dans moins de dix ans cette personne ne sera plus présente de par son évolution de carrière mais nous SI… nous espérons d’être toujours là et bonne santé… Nous œuvrons tous pour la pérennité de ce site mais pas à n’importe quel prix et encore moins avec un responsable qui ne respecte pas les salariés !

Les salariés doivent prendre conscience que ce problème n’est pas un cas isolé, nous sommes au début d’un grand changement qui va mettre à mal nos conditions de travail. Et malgré les différentes alertes (résultats questionnaires catastrophique, expertise CHSCT…), la manière de manager ne change pas, il n’y a aucune remise en cause !

                                                                                                          LA CGT

CA NE PEUT PLUS DURER !! DEBRAYAGE DE L'EQUIPE DU MATIN

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Becel passe (en partie) en mains belges

Désormais la famille belge Frère aura également voix au chapitre chez Flora Food Group (FFG), la division margarine qu’Unilever cède à l’américain KKR. Le holding GBL injecte un quart de milliard d’euros et acquiert ainsi une participation de 3,7%.

Un quart de milliard d’euros

Fin 2017 l’américain KKR a émis une offre contraignante de 6,8 milliards d’euros sur Flora Food Group, le fabricant de Becel et ProActiv, entre autres. Une partie de ce montant de reprise vient maintenant d’être déboursé par le holding GBL des familles Frère et Desmarais, écrit le journal De Tijd : via son fonds de capital-risque Sienna Capital le holding belge investit 250 millions d’euros dans FFG et acquiert ainsi une modeste participation de 3,7% dans le fabricant de margarine.


KKR demeure l’actionnaire principal. En décembre 2017 la société d’investissement américaine avait signé un accord de reprise contraignant avec Unilever, qui recherchait depuis longtemps un acquéreur pour sa division margarine en déclin. Reste à voir si KKR et GBL bénéficieront d’un retour sur investissement, car la margarine perd du terrain au profit du vrai beurre, qui ces dernières années est parvenu à améliorer son image auprès du consommateur.


Quoi qu’il en soit GBL est confiant : fort du succès de ses investissements durant l’année écoulée, le holding belge continue de croire au potentiel de la margarine. Ce mardi la société d’investissement, dont la valeur intrinsèque a augmenté de 11% l’an dernier, a d’ores et déjà obtenu la pleine confiance des actionnaires.

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voir également le lien ci-dessous:

Communiqué de presse (contact CGT : Xavier Guillot 06.33.91.47.92)

PAR EL DIABLO

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Catenoy. L’usine chimique Addivant, où sont fabriqués des produits antioxydants, emploie 76 salariés

Catenoy. L’usine chimique Addivant, où sont fabriqués des produits antioxydants, emploie 76 salariés

Ils dénoncent un dialogue

social « inexistant ».

Ils ont lancé leur mouvement ce mercredi. Les salariés de l’usine chimique Addivant, située à Catenoy et qui fabrique des produits antioxydants, sont en grève. Ils protestent contre l’issue « non satisfaisante » des négociations salariales annuelles et « un dialogue social pour ainsi dire inexistant ». « Nous avons obtenu 35 € d’augmentation sur 13 mois alors que nous réclamions 50 € », explique notamment Alex Haverlant, le secrétaire du CHSCT. Au total, 76 employés travaillent sur le site.

« Ils réclamaient à l’origine 80 € sur 13 mois. Nous sommes partis de 30 € sur 7 mois. Il y a donc eu un dialogue. Nous avons également mis en en place une journée enfant malade et une meilleure prise en charge de la mutuelle sans augmentation, explique la direction. Le site a connu des jours difficiles et il y a une certaine défiance de la part des salariés. Ils sont persuadés que nous voulons fermer le site, alors qu’il gagne de l’argent depuis deux ans et qu’il y a de belles perspectives. »

En attendant, la grève continue « jusqu’à nouvel ordre », annonce Alex Haverlant.

 

LE Parisien.

Par cgt facebook compiègne

 

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La bataille sociale inséparable de la lutte pour l'indépendance nationale et la souveraineté populaire [un article de Jean LÉVY]

1.   58% des Français rejettent Macron et sa politique 

 

6 Français sur 10 mécontents de l'action de Macron

A la question : "Au global, un an après l'élection d'Emmanuel Macron comme président de la République, diriez-vous que vous êtes très satisfait, plutôt satisfait, plutôt mécontent ou très mécontent de son action ?"

58% des Français ont répondu "mécontents".

24% sont "très mécontents" et 34% "plutôt mécontents".

Ils sont 42 % à se dirent "satisfaits",

38 % "plutôt satisfaits" et 4 % "très satisfaits", 

selon un sondage IFOP-Fiducial pour Paris Match, Sud Radio et CNEWS

Les sondages ne prennent en compte que les sondés qui répondent. Or, il y a un an, le Président n'a été élu que par 43,61% des Français qui se sont exprimés. Plus de 4 millions ont refusé ce choix par leur abstention par leur vote blanc ou nul. 

Mais ces 43,61% des votes Macron comprennent des centaines et des centaines de milliers, voire plusieurs millions d'électeurs, qui ont choisi l'opposant à Marine Le Pen pour faire barrage à celle-ci. Rappelons-nous les appels en ce sens du secrétaire-général du PCF dès le soir du premier tour à la télé et les déclarations diverses de responsables politiques ou syndicaux exhortant à "barrer la route à Marine Le Pen"...sur fond de campagne forcenée contre le danger FN, décrit à longueur d'antenne, comme "le péril imminent", le fascisme menaçant la République, antienne reprise pratiquement par tous les partis de l'arc-en-ciel politique....pour immédiatement se dégonfler comme une baudruche, après les élections.

Mais pour exprimer véritablement son choix, c'est le vote au premier tour qui compte.
Or,
 Emmanuel Macron n'a obtenu que 18,19% des inscrits, 25% du corps électoral, marquant sa défiance par le vote blanc ou nul. 

Même pas un Français sur cinq a voté pour le futur Président !

Aujourd'hui, dans les manifs ou les grèves contre la politique Macron, très nombreux sont ceux qui se sont laissés piégés aux deux tours de l'élection présidentielle : en votant "contre le danger FN", ils ont fait le choix du banquier de la banque Rothschild... Aujourd'hui, ils constatent - un peu tard - qu'on les avait bernés.

Quant à la majorité absolue obtenue par les candidats de la "République En Marche", rappelons-nous comment ceux-ci ont été recrutés : sur CV par internet...

Nous sommes loin de la Constitution, qui fait des députés des élus de la Nation ! Les élus LRM ne sont que des représentants de la firme Macron-Rothschild, triés et choisis par la direction de la maison-mère. Ce qui a conduit à l'Assemblée Nationale une majorité de plus de 300 députés. Chacun d'eux a été également élu pour faire barrage à Marine Le Pen", ou au candidat officiellement de droite, ou au candidat qui se prétendait "de gauche", bénéficiant de l'électorat opposé. 

Aujourd'hui, un an après les élections, des millions de salariés, de retraités, d'étudiants se battent contre la politique du Président élu. Combien d'entre eux ont donc mis le bulletin Macron dans l'urne "pour échapper au pire", comme si la politique imposée aux Français aujourd'hui n'était pas la pire des politiques !

Les Français sont à même aujourd'hui d'en mesurer les dangers :

Sur le plan social, avec la réforme du Code du Travail opérée par ordonnances, la liquidation du statut des cheminots, la future privatisation du rail, l'offensive annoncée contre le régime des retraites, la mise en cause de la Sécurité sociale, afin de livrer à terme celles-ci aux entreprises d'assurance privées,

Sur le plan des institutions de la République, en limitant à l'extrême les pouvoirs parlementaires, le remodelage généralisé du maillage administratif issu du suffrage populaire avec les métropoles, le Grand Paris, éliminant départements et municipalités, jugés trop en phase avec la population.

Sur le plan des libertés, avec les menaces visant les soi-disant "fakes news", autrement dit l'information non conforme à l'orientation officielle. Les réseaux d'information alternative, principalement sur le web, sont dans le collimateur. La censure de fait de celle-ci avec la collaboration de l'industrie numérique étrangère fait partie de l'arsenal de répression.

Parallèlement le recours aux unités policières de répression vise les initiatives citoyennes jugées hostiles au pouvoir en place.

Certes, cette contre-offensive capitaliste ne date pas d'aujourd'hui. Elle s'est développée tout au long des trente dernières années avec la collaboration alternée de la vraie droite avec Giscard, Chirac et Sarkozy, et de la fausse gauche, avec Mitterrand, Jospin et Hollande. Mais la politique ainsi menée a conduit au rejet populaire des deux forces politiques. Or, l'amenuisement de chacune d'elles ne permettait plus la poursuite de cette stratégie de l'alternance. 

Comme l'histoire française et ses traditions ne permettaient pas de recourir à une "Gross Koalition" à l'allemande, un gouvernement officiellement PS-Droite, il fallait trouver une autre forme d'alliance. 

D'où le recours à une soi-disant force nouvelle, issue de nulle part, autour d'un homme providentiel...

2.  Pour gagner la bataille...

Comme nous l'avons vu, la France et les Français se sont laissés avoir l'an passé, pris dans la nasse d'une stratégie menée de main de maître, il faut le reconnaître, par l'oligarchie financière. Celle-ci, dominant l'économie, forte de l'ensemble de ses médias, avait pour objectif d'accélérer la prise en main directe par ses représentants de la politique de la France, afin d'opérer les changements structurels liés avec l'évolution du Capital mondialisé. Celui-ci exige la levée de tous les obstacles à sa mainmise totale sur toutes les sources de profits par la privatisation de tous les secteurs qui lui échappent encore. Et cela dans les délais les plus courts, sa logique interne exigeant la rotation accélérée du Capital.

Ces objectifs exigeaient donc un 'pouvoir fort', débarrassé des contingences démocratiques et appliquant contre vents et marées ces objectifs.  

Cette contre-offensive capitaliste ne date pas d'aujourd'hui. Elle s'est développée tout au long des trente dernières années avec la collaboration alternée de la vraie droite avec Giscard, Chirac et Sarkozy, et de la fausse gauche, avec Mitterrand, Jospin et Hollande. Mais la politique ainsi menée a conduit au rejet populaire des deux forces politiques. Or, l'amenuisement de chacune d'elles ne permettait plus la poursuite de cette stratégie de l'alternance. 

Et l'histoire française, ses traditions, ne permettait pas de recourir à une "Gross Koalition" à l'allemande, un gouvernement officiellement PS-Droite.

Il fallait recourir à une autre forme d'alliance, plus dissimulée.

D'où le recours à une soi-disant force nouvelle, issue de nulle part, autour d'un homme providentiel... On a en mémoire la mise sur orbite la fusée Macron, grâce au concours bienveillant de la banque Rothschild, et à l'obligeance des ambassadeurs du patronat, tel Jacques Attali - l'homme qui l'a présenté à François Hollande en 2010, -  la campagne frénétique de l'ensemble des médias pour le nouveau Jupiter et la mise au ban de la société de Marine Le Pen, qualifiée unanimement danger imminent.

C'est ainsi qu'Emmanuel Macron a pu sembler sortir de l'anonymat, pourtant déjà promu secrétaire-général de L'Elysée par Hollande en 2012, puis ministre de l'Economie en 2016...Il fallait, pour la bataille présidentielle qui s'annonçait, assurer la victoire de l'associé-gérant de la banque d'affaire et déblayer sa route. Ce fut fait avec "l'affaire Fillon, éliminé moralement du tournoi, lui que tous les sondages voyaient gagnant...Et, parallèlement, Manuel Valls, qui aurait bien goûté à la soupe, fut évincé de la primaire socialiste au profit d'un candidat non susceptible de figurer au second tour de l'élection présidentielle...

Le chemin pour Macron était ainsi dégagé, d'autant plus qu'allaient se rallier à lui, les barons du PS, tels Le Drian, Gérard Collomb, et les futurs responsables de LREM. 

Parallèlement, nombre de parlementaires Républicains gagnaient le bateau Macron avec Edouard Philippe, Bruno Le Maire et Gérard Darmanin et bien d'autres.

Ainsi, les formations dites de "gauche" comme de droite étaient ainsi laminées, laissant les rênes à Macron.

Tel est le plan concocté par l'oligarchie financière, réalisé en une petite année, et qui permis à l'élection d'un des leurs directement aux leviers de commande de la France ...

Qui parle de complot ?

Certes, ce scénario purement français s'insère dans le processus européen, dont Emmanuel Macron se veut le meilleur architecte. Ses discours, à la Sorbonne, à Berlin comme à l'Acropole, visent à faire de l'Union européenne une sorte d'Etat souverain, structuré dans tous les domaines -  y compris militaire - en fonction des intérêts de l'oligarchie.

C'est pour lui une tâche prioritaire. Mais elle se heurte aux intérêts divergents des castes oligarchiques des Etats associés, telle l'Allemagne qui tient à conserver sa tutelle économique sur l'Europe. La volonté d'intégration poussée de l'Union, exprimée par Macron, se développe donc à contre-courant du désir des peuples de maîtriser leur destin. Les derniers déboires des partisans de l'Union européenne subis en Hongrie, en Italie, en Hollande, après ceux d'Autriche, pour ne pas parler du Brexit montrent que l'aspiration impériale d'Emmanuel Macron, peut-être victorieusement contrecarrée. 

Les luttes sociales en France s'insèrent dans ce combat des peuples européens pour leur souveraineté. En résistant au pouvoir oligarchique, les Français peuvent mettre en échec la politique que l'Union européenne veut imposer aux peuples de notre continent : une régression historique sociale et politique.

Cette bataille ne peut être gagnée que si celle-ci se situe donc dans la lutte pour la souveraineté pleine et entière de notre République, dans une France indépendante dont le peuple fixe lui-même son destin.

Jean Lévy

Sur son blog :

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QUESTIONS CE/DP DE VENDREDI 27 AVRIL 2018

Ci-dessous les questions CE/DP de la CGT pour la réunion de vendredi 27 avril 2018 :

Questions CE :

Volume a date SHAMPOING/DENTAIRE et comparaison par rapport à l’année dernière

Temps d’ouverture en % des lignes conditionnement dentaire/shampoing sur les 2 derniers mois et à date ?

Part de marché shampoing/dentifrice et point promo publicité et budget

Point SUR

Effectif

Point sur les embauches

Point intéressement

Point de la direction sur le maintien des primes lors des heures supplémentaires du samedi ou lors de la cinquième nuit ?

Présentation des travaux à venir au Transit ?

Point sur le démarrage Monsavon ?

Nous demandons que le lundi de Pentecôte reste férié ou bien alors que la direction pose un pont usine ou RTTE ?

Mise à jour calendrier RTTE et pont société

Pourquoi n’y a-t-il toujours pas de renfort pour le magasin technique ?

Point sur les entretiens, quel est le pourcentage d’entretien annuel réalisé ?

 

Questions DP :

Point sur les accidents au travail, pourquoi n’y at-il plus la feuille de prise des soins quand la personne part à l’hôpital ?

Que compte faire des nouveaux lève-palettes pour le secteur dentaire (ligne 2), sont-ils opérationnels ?

Que Doit-on comprendre de la part d’un chef qui nous dit « si on n’est pas content de la configuration des postes sur lignes, tu peux aller voir le responsable de production », les salariés reprochent ce manque d’écoute et ce genre de propos ?

Que compte faire la direction pour les salariés qui n’ont plus de reconnaissance (pécuniaire) ? Les salariés réclament une politique salariale reconnaissant les savoir-faire et qualifications de tous ?

 

CI-DESSOUS L'ORDRE DU JOUR :

 

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PAR EL DIABLO

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Ils prétendent agir pour l'intérêt général ,

leurs pratiques quotidiennes sont marquées par l'attachement à leurs privilèges aux dépens des citoyens

**************

A quelques heures du nouvel épisode de grève à la SNCF, la CGT Cheminots de Marseille a tweeté, dimanche 22 avril, que Christophe Castaner, délégué général de La République en marche, avait pu monter dans un TGV Marseille-Paris complet. Le tweet précise : "Alors que de nombreux usagers se sont vus refuser l'accès en cette veille de grève, Christophe Castaner s'est fait accompagner par l'accueil à Aix-en- Provence pour monter quand même à bord. Il y a les gens qui ne sont rien et les élites."

Castaner dément tout en avouant avoir été effectivement accueilli par le responsable du train comme "c'est souvent l'usage" (Mon oeil !)

PAR FSC

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 75e anniversaire de l'accord du Perreux.

 75e anniversaire du CNR.

La place de la CGT .

le CNR, une belle page de l'histoire ouvrière ; en prologue, le 17 avril 1943

Dans la période de lutte intense face à la volonté de la droite revancharde et du capital d'en finir avec le modèle social français , pas inutile de rappeler comment s'est construit un des moments majeurs de l'histoire contemporaine de la France. Comment, par quels cheminements, c'est constitué le Conseil National de la Résistance.

Un article signé par un proche de Canaille le Rouge permet d'y voir clair sur ce moment décisif de notre histoire. La Canaille vous en fait profiter.

"14 avril 2018

Il n'est jamais inutile de prendre un peu de temps pour depuis où l'on est regarder d'où on vient pour savoir penser vers où on veut aller.

Dans cette période de lutte intense autour des services publics, du pacte républicain voire de la conception même de la République, le syndicalisme n'est pas à côté mais à sa place, toute sa place, constitutif de ce débat et à des prétentions fondées à s'y faire entendre.

Un moment important fondateur de ce pacte républicain et décisif dans l'histoire syndicale va être sur le devant de la scène dans les semaines à venir : la constitution le 27 mai 1943 du Conseil National de la Résistance.

La place de la CGT dans cette construction est aussi fondamentale qu’incontournable même si les officiel de l'histoire formaté vont tout faire pour la contourner.

Voici éclairer par les témoignage et les archives dont les plus récentes comment l'accord du Perreux du 17 avril 1943 permettra d'aboutir à la création du CNR, comment Jean Moulin s'appuyant sur des volonté de part et d'autre d'une CGT cherchant à se reconstituer il en fera un levier décisif pour aboutir à la Réunion du 27 mai 1943 rue du Four. Qui sait que parmi les participant à cette première réunion plus de la moitié sont ou ont un passé de syndicaliste dont les 3/4 à la CGT ?

Le 17 avril 1943, en pleine occupation du territoire français par les armées nazies, l'accord du Perreux est signé. Il scelle la réunification de la CGT, divisée depuis septembre 1939, en deux courants : la CGT ex confédérée et la CGT ex unitaire, le " ex " étant lié à la première réunification de 1936 après la scission de 1921.

Petit retour en arrière pour cadrer le débat :


Les accords de Munich entre l'Allemagne hitlérienne et l'Italie Fasciste d'une part, La France et la Grande Bretagne sont signés le 30 septembre 1938, ils livrent la Tchécoslovaquie à Hitler. Des accords soutenus par la majorité des confédérés mais dénoncé par les unitaires. En 1939,  et dès connu le pacte germano-soviétique signée le 23 septembre, une vague d’anticommunisme déferle sur le pays, avec l’interdiction du PCF. 

Le 3 septembre 39, le bureau confédéral de la CGT vote l'exclusion des militants dont les dirigeants communistes en mandat syndical dans la CGT, prononce la dissolution des syndicats refusant de condamner le pacte.

La CGT pourtant réunifiée en 1936, avait déjà vécu une rupture en décembre 1921 après l'exclusion de la fédération CGT des cheminots par la tendance conférée après l'échec de la grande grève de 1920, tendance conférée historiquement liée et restée fidèle à la SFIO.

Cela se traduira
alors par la création de la CGTU- tendance unitaire qui fait le choix après la révolution réussie de Russie et celle d'Allemagne férocement réprimée par l'alliance du SPD avec les Freikorps lesquels seront l'ossature du NSDAP hitlérien, de s'organiser au sein de l'internationale Syndicale rouge. Un choix des unitaires nourrit aussi du rejet des pratiques de l'union sacrée ayant permis la boucherie de 14-18 portées par Léon Jouhaux et la majorité de la direction de la CGT.

Après la promulgation de la charte du travail par le gouvernement de Pétain à partir de l'automne 40, où un secrétaire de la CGT, Belin, est ministre du travail, l'interdiction des confédérations (pas des fédérations ni des syndicats), parmi les ex-confédérés quelques militants, dont des dirigeants, refusent d’accepter la volonté de Vichy de remplacer le syndicalisme par la Charte du travail laquelle impose une conception fasciste du syndicalisme.

Les syndicalistes confédérés qui refusent la charte sont à leur tour victime de répression. L’idée de faire face ensemble grandit. Déjà l'automne 40 avait vu la publication d'un manifeste du syndicalisme par des responsables des ex confédérés (dont Louis Saillant) avec des militants de la CFTC (il n'existe alors que la CGT et la CFTC) . Benoît Frachon, dans la clandestinité depuis 1939, dirigeant de la tendance ex-unitaire, dirigeant du Parti communiste clandestin établi dans la clandestinité des contacts avec Jouhaux, dirigeant de la tendance ex-confédérée, socialiste.

Dans le même mouvement, Jean Moulin envoyé de De Gaulle pour unifier la Résistance intérieure, mesurant la place du syndicalisme comme levier d'action, de par son activité de soutien à la République espagnole lorsqu'il était au cabinet de Pierre Cot ministre de l'air durant le Front populaire ayant des contacts avec les deux parties, agit pour pousser à la réunification.

Ce débat va se poursuivre jusqu’à la rencontre du Perreux, le 17 avril 1943, où Robert Bothereau et Louis Saillant pour les Ex confédérés, Henri Raynaud et André Tollet pour les ex unitaires se retrouveront dans la maison de Fritsch, ouvrier syndiqué militant de la fédération du bois (fédération de Saillant et de Tollet), mandaté par les deux courants, pour reconstituer la CGT.

Une rencontre entre les représentants des deux tendances a lieu  à Cahors le 22 septembre 1942. Raymond Semat (ex secrétaire de la fédération des métaux, interné puis évadé de Chateaubriant) est envoyé par B Frachon pour transmettre à L Jouhaux la proposition de reconstituer les organisations dirigeantes sur la base de la situation de 1939. Ce 22 septembre 1942 va ouvrir les possibilités d’œuvrer ensemble à une réunification dans le but commun en s'appuyant sur les exigences revendicatives et patriotiques de travailler à la Libération du Pays.

Le débarquement en Afrique du Nord fin 1942, accélère le processus, Jean Moulin s'activant et prenant tous les risques pour que devant les alliés à Alger la Résistance intérieure et la France libre par la voix de De Gaulle parle d'une seule voix.

Les archives dont celle de Louis Saillant confirme pourtant que ce fut laborieux. À partir des ces documents  ainsi qu'en reprenant les mémoires de Daniel Cordier secrétaire de Jean Moulin (cahier IHS N° 121 de mars 2012) il est possible de mesurer comment le chemin fut parcouru.

André Narritsens, historiens de l'IHS CGT qui a longuement étudié le fond Saillant va pouvoir préciser dans ses récents travaux :

"La longueur des discussions de la nuit témoigne de la difficulté à résoudre les divergences dont nous avons fait état et qui vont subsister. Incontestablement, les unitaires jouent la carte de l’unité en acceptant l’essentiel des exigences confédérées telles que les rappelle la lettre du 18 mai et qui datent du mois de janvier 1943. Ils renoncent à voir figurer dans l’accord aussi bien la question de l’appel et de l’organisation de l’action que leur représentation à Londres. S’agissant du maintien sous secret de l’accord, ils ne forcent pas non plus les feux, considérant que l’avenir de la décision politique issue de la rencontre du 17 avril se jouera dans la pratique".

Il met en note de sa dernière publication sur la question ((in Dossier des cahier IHS N°144) cette information décisive :

"Le 1er octobre 1943 La Vie ouvrière clandestine a notamment publié une déclaration de Benoît Frachon, Julien Racamond et Henri Raynaud, sous leur qualité de secrétaires de la CGT, donnant des explications sur la reconstitution de l’unité et précisant que « aujourd’hui que l’unité se reconstruit, que les syndicats prennent un nouvel essor, c’est le devoir des syndicats de prendre résolument la tête [des] luttes. […] L’unité réalisée au sommet doit se compléter rapidement de l’unité à tous les échelons, fédérations, UD, UL, syndicats, sections syndicales. Partout et sans attendre les ordres, les militants doivent prendre la responsabilité de réaliser cette unité. »

Par contre dès 2013 à mesure de l'ouverture des archives, cette articulation décisive entre l'accord du Perreux et la création du CNR devient, d'une hypothèse la plus plausible, une certitude historique (voir A Narritsens les cahiers d'Histoire 144)

Georges Seguy de préciser dans une interview dans l'Humanité d'avril 2013 :  " Le 17 avril apporta à Jean Moulin suffisamment d’éléments de conviction pour surmonter les réticences qui se manifestaient, et c’est pour cela que le 27 mai 1943 était créé le Conseil national de la Résistance, à savoir un organisme unique, une force commune, sous la même autorité. Ce fut un élan formidable donné à la Résistance, après la défaite des Allemands à Stalingrad, qui a signifié la fin du mythe de l’invincibilité de Hitler. L’idée que Hitler pouvait perdre la guerre a alors pris le dessus, et nous avons, nous, les résistants, rencontré beaucoup plus de compréhension dans l’opinion. Ce fut le printemps de la France libre ! Un élan nouveau qui a abouti à la Libération et s’est concrétisé avec le programme du CNR. Les décisions de l’unification de la CGT et de la Résistance ont aussi réglé la question de savoir ce que deviendrait la France après la Libération. ".

Les archives de Louis Saillant, celles d'André Tollet qui sur mandat de Frachon rencontrera J Moulin, les livres de Bothereau, les mémoires de Daniel Cordier tout comme les travaux de Robert Chambeiron secrétaire général adjoint du CNR vont confirmer et affiner la connaissance de ce moment décisif construit dans l'illégalité et la traque des résistants.

Malgré les conditions de la clandestinité qui feront qu'il n'y aura pas alors de texte publié (il faudra attendre 1944 et la libération pour sa régularisation officielle par une déclaration du Bureau confédéral) , l'accord du 17 avril est un événement majeur dans l'histoire de la Résistance.

La question de l'avenir de la France se trouvait devant une alternative : serait-elle un protectorat sous le contrôle des ex-alliés ou deviendrait-elle l’une des quatre nations victorieuses à laquelle serait restituée une souveraineté intégrale ? ce sera un des fondements de ce qu'on appelle le pacte républicain.

La création du CNR a permis à De Gaulle de se présenter aux alliés, à Churchill et à Roosevelt, comme l’unique chef, unanimement accepté par la Résistance intérieure française civile et militaire. Pour la France libre et la Résistance intérieure réunies sons le nom de France combattante, il n’était pas question d’envisager une autre solution que l’indépendance nationale. La question de la souveraineté était ainsi posée à partir de l'exigence et le combat populaire.

Toujours de G Seguy,
" Cette page de l’histoire syndicale, son importance par les répercussions qu’elle a eues doit susciter une réflexion qui concerne le syndicalisme d’aujourd’hui. De même qu’en 1936 la réunification de la CGT contribua à la victoire du Front populaire, la réunification du 17 avril 1943 a contribué au rassemblement de la Résistance intérieure au sein du CNR et à son programme, qui a doté la France du meilleur modèle social du monde. Deux pages de l’histoire de la CGT qui sont riches d’enseignements pour le syndicalisme du XXIe siècle et qui témoignent de sa force, pour défendre, mais aussi pour gagner des avancées, dans l’unité ".

L'expérience montrant que cette unité, plus qu'une juxtaposition de sigles, réside avant tout sur le rassemblement autour de contenus forts et massivement partagés.

Si le 27 mai 2018 sera célébré le 75
e anniversaire du CNR, faire l'impasse du 17 avril 1943 serait une erreur magistrale pour le monde du travail dans ce moment où le pacte républicain, les valeurs de la Résistance et son programme sont mis à mal par les faillis d'hier revenus aux affaires grâce à des complicités actives parmi ceux qui pourtant s'en déclarent souvent, et de façon hégémonique, les héritiers.

Guy Hervy

Rédigé par Canaille Lerouge

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