SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI
Syndicat CGT Unilever HPCI France
La colère gronde dans l'entreprise
Dans un contexte d’inflation galopante, nous avons demandé à la direction à plusieurs reprises une avance sur l’inflation. Nous avons interpellé la présidente de HPC ainsi que le PDG Unilever France et il ne se passe rien.
Depuis le début de l’année, le SMIC a augmenté de 5,6 %. Notre salaire quant à lui a évolué de 1,1 % tout en sachant que l’inflation en 2022 allait fortement augmentée et il continue.
Nous avons rappelé l’urgence à la direction de répondre favorablement à cette revendication, de commencer nos NAO au mois de décembre 2022, comme cela se faisait auparavant, la direction se contente de nous dire que le calendrier des NAO 2023 se fera en janvier 2023.
Unilever de son côté n’a pas perdu de temps pour augmenter ses tarifs à deux reprises pour cette année et nous nous devrions patienter jusqu’au mois de mars 2023 !!!
ON SE FOUT DE NOUS !
À l’usine Chevigny (Amora Unilever octobre 2022), après trois jours de grève, les salariés ont obtenu une prime de 500 € (en plus des 300€) pour tous les salariés et sans aucune condition ainsi que l’avancement des négociations salariales 2023 quasiment cinq mois avant (ils vont la démarrer en toute logique au mois de janvier au lieu du mois de juin)
Pourquoi chez nous il en serait autrement, alors que les problèmes sont identiques. Nos augmentations de salaire ne suivent pas du tout l’augmentation du coût de la vie. Aujourd’hui venir travailler nous coûte encore plus cher qu’hier, le panier de la ménagère a pris entre 10 à 20 % et voire plus sur certains produits, nous sommes au début de l’explosion du coût des énergies avec l’arrivée de l’hiver, l’addition sera salée !
Si nous voulons éviter la même mascarade et le cirque des NAO 2022, avec des propositions au rabais, de l’autofinancement par le rachat de nos jours de repos avec la complicité d’un référendum, alors qu’un groupe comme le nôtre multimilliardaire, qui remonte énormément de dividendes aux actionnaires. Il est grand temps que les salariés prennent la mesure du malaise imposé par ces exploiteurs.
On ne pourra imposer des augmentations de salaire qu’en utilisant notre meilleure arme : bloquer la production en faisant grève !
Il y a quelques mois le ministre de l’économie disait :
« Toutes les entreprises qui le peuvent doivent augmenter les salaires. Je le dis depuis plusieurs semaines, beaucoup d’entre elles l’ont fait au printemps dernier. Beaucoup d’entre elles s’apprêtent à nouveau à le faire à la rentrée, c’est nécessaire", a déclaré le ministre de l'Economie à l'issue du conseil des ministres. »
Et chez Unilever, sur les salaires, il ne se passe rien.
(Sur les 9 dernières années, c’est plus de 57 milliards d’€ de bénéfices pour Unilever et pour les actionnaires, c’est plus de 32 milliards d’€ !)
Le gouvernement continu à assister ces grands groupes grâce aux aides publiques (ce chiffre s’élève à 160 milliards d’euros par an, ce montant a été multiplié par cinq depuis les années 1990, c’est la première dépense de l’État)
Pour rappel, la baisse de l’impôt sur les sociétés pour Unilever France HPC, elle a économisé sur ces trois dernières années environ 4 millions d’euros.
De surcroît, le gouvernement continu à offrir des cadeaux aux entreprises et ce ne sont pas juste des mots, la taxe CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée entreprise) va disparaître l’année prochaine. Ainsi pour Unilever HPC usine le Meux, l’entreprise multimilliardaire fera une économie d’environ de 428 000 € !
Alors oui, de l’argent il y en a et il va dans la poche des actionnaires !
Et nous pour cette année nous devons nous contenter de 1,1 % d’augmentation générale. Il y en a qui doive bien rire là-haut !
Alors oui, il est grand temps que les salariés prennent la mesure de ce qui se trame, nous sommes les créateurs de richesses, il est logique et vital de récupérer une partie de ces richesses. Et dans les semaines et mois à venir, nous allons devoir mettre les formes pour obtenir notre dû, il va falloir aller le chercher, il ne tombera pas du ciel !
Dans beaucoup d’entreprises à l’extérieur, les salariés ont pu obtenir de meilleures augmentations de salaire par la lutte, il n’y a pas d’autre solution !
Nous devons lutter !
Il serait utopique de croire qu’Unilever s’alignera l’année prochaine à la hauteur de l’inflation que nous connaissons. C’est à nous de réagir et d’agir !
Sinon, nous aurons seulement les quelques miettes qu’Unilever voudra bien nous laisser !
Un petit message pour notre responsable de production à l'usine Le meux
Et on attend que fidèle à leur information " en continu " ils donnent enfin la parole aux grévistes entre les récurrentes infos derrière Zelenski !
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SOURCE : CGT
Communiqué SNRT AV CGT et SNJ-CGT
A l’appel de la CGT (le Syndicat national de la radiodiffusion, de la télévision et de l’audiovisuel SNRT AV CGT et le Syndicat National des journalistes SNJ-CGT) et du Syndicat national des journalistes (SNJ), le mouvement de grève des salarié·es du groupe Nextradiotv, dont BFM et RMC, se poursuit.
Leurs revendications salariales, qui portent sur 2022, sont légitimes face aux gros bénéfices du groupe et à la hausse des prix liée à l’inflation. L’antenne de BFMTV était fortement perturbée ce dimanche par le mouvement de grève qui a bloqué la plupart des émissions en direct et en plateau. Des salarié·es de RMC ont également rejoint le mouvement.
Nous constatons et dénonçons l’attitude de la direction qui, surprise par l’ampleur du mouvement, exerce des pressions sur les salarié·es en grève.
Nous constatons et dénonçons l’attitude de la direction qui, surprise par l’ampleur du mouvement, exerce des pressions sur les salarié·es en grève.

La CGT n’exclut pas de recourir à toutes actions pour faire respecter le droit de grève. BFMTV et la radio RMC appartiennent au groupe Altice du milliardaire Patrick Drahi, également propriétaire de l’opérateur télécom SFR.
Les salarié·es exigent le doublement de la prime proposée par la direction, avant l’ouverture de la négociation annuelle obligatoire (NAO) 2023 qui traitera elle de l’inflation, des inégalités salariales femmes/hommes, ainsi qu’un ensemble de sujets de négociation tout aussi important et qui mérite le temps nécessaire.
La Fédération du Spectacle CGT réunie ce lundi 14 novembre en commission exécutive et le SNJ-CGT apportent leur soutien total aux salarié·es en grève et à leurs justes revendications !
Paris, le 15 novembre 2002
Publié par FSC
Rien que sur la période du 1er juillet au 30 septembre, les grands groupes cotés ont versé 415,9 milliards de dollars de dividendes. En 2022, les dividendes devraient s’élever à 1560 milliards de dollars : du jamais vu. En pleine période de crise et d’appauvrissement des classes populaires, ces nouveaux chiffres sont plus que jamais indécents.
© AFP/Eric Piermont
La bourgeoisie « noyée dans ses profits ». Selon le rapport trimestriel de Janus Henderson publié ce mercredi, le montant des dividendes versées aux actionnaires en 2022 devrait franchir un nouveau plafond de verre. Pour l’ensemble de l’année, celui-ci devrait atteindre 1560 milliards de dollars dans le monde. En d’autres termes, une hausse de 8,3% par rapport au précédent record daté de 2021.
A l’origine de ces chiffres records, la flambée de l’or noir et les profits gargantuesques réalisés par les profiteurs de crise de l’énergie et du pétrole (qui ont distribué 46,4 milliards de dividendes sur le seul troisième trimestre 2022, soit 75% de plus qu’en 2021).
Mais c’est dans tous les secteurs que les multinationales ont fait des profits considérables. Profitant de la crise et de l’envol du prix des matières premières, plusieurs secteurs de la grande bourgeoisie ont su profiter des mécanismes de l’ « offre » et de la « demande » pour s’accaparer un surplus de profit plus important qu’à l’ordinaire à la fois résultat du processus (classique) d’exploitation capitaliste mais aussi produit d’une spoliation et d’une politique agressive de « formation des prix ».
Sur ce terrain, la bourgeoisie et le patronat français ne sont pas en reste. Selon l’ONG Observatoire des multinationales, les dividendes versés par les entreprises du principal indice boursier français ont atteint un montant record de 57,5 milliards d’euros en 2021. Ils ont notamment rapporté 2,4 milliards d’euros à la famille Arnault et 2 milliards au gestionnaire de fonds américain BlackRock.
Le pire, c’est ce que ces « milliards » ne sont que la pointe émergée de ce qui profite aux actionnaires : c’est la partie « argent liquide ». Une autre voie d’enrichissement considérable est le rachat d’actions par leurs émetteurs pour faire monter leur valeur. Tous les grands groupes pratiquent les deux méthodes de « redistribution ».
Alors que les classes populaires se serrent de plus en plus la ceinture et qu’à l’horizon c’est la récession mondiale qui pointe, ces records montrent que la propriété des entreprises est de plus en plus en concentrée, et que la bourgeoisie est de plus en plus riche et parasitaire. Les grandes entreprises industrielles ont choisi de ne pas investir ces capitaux dans la production. Redistribués sous forme de dividendes, ils iront à coup sûr vers la spéculation et viendront renforcer le grand « casino de la finance » auquel s’adonnent avec cynisme patrons et grands bourgeois.
De quoi nous rappeler, une bonne fois pour toutes, que face aux sur-profiteurs et aux charognards qui s’enrichissent sur la crise que nous traversons, il faut s’attaquer directement à la propriété privée des moyens de production. Aussi, alors que l’hiver s’annonce très dur, la lutte pour ne pas payer de factures mirobolantes et récupérer notre « dû » implique de nous donner comme perspective l’expropriation et la mise sous contrôle ouvrier des grands groupes qui se sont enrichis durant la pandémie et s’enrichissent encore grâce à l’inflation. Cela notamment dans le secteur essentiel de l’énergie où -encore plus qu’ailleurs- des entreprises profitent de l’inflation (quand elles n’en sont pas à la genèse) pour accumuler le capital sur la misère des travailleurs et des travailleuses.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Heineken a annoncé la fermeture de la brasserie de Schiltigheim (Alsace), provoquant le licenciement de 220 personnes d’ici 2025. En réponse, les travailleurs se sont mis en grève ce mardi 15 novembre.
© AFP
Ce lundi, l’entreprise Heineken a annoncé la fermeture de la brasserie de Schiltigheim, en Alsace, qui menace directement l’emploi de 220 travailleurs d’ici 2025. Le lendemain, les travailleurs se sont mis en grève immédiatement, pour une durée de 24 heures. Ce mardi, ils étaient 80 à bloquer l’usine et tenir un piquet de grève.
« Je ne m’attendais pas à une décision aussi radicale. Je pensais qu’on aurait juste une baisse de l’activité à la limite » confie Mora, cariste en CDI depuis 5 ans, auprès de Rue89 Strasbourg. Elle témoigne : « J’ai été intérimaire pendant 12 ans avant d’obtenir ce poste fixe. Il fallait toujours refaire ses preuves dans les nouvelles entreprises, prendre un nouveau rythme. J’étais souvent stressée, avec la pression de ne pas travailler assez, la peur de ne pas réussir à payer les factures. Là, j’ai enfin une situation plus confortable. J’habite à Cronenbourg, je viens à vélo, j’aime mon équipe, je gagne 1 800 euros nets. C’est dur de se dire que je vais certainement replonger dans ma vie d’avant, et avoir une baisse de revenu. »
Ce sont plus de 220 travailleurs dont le témoignage ressemble à celui de Mora. D’autres sont là depuis plus de 30 ans ou ont fait leur carrière entière ici. Tous comptaient sur Heineken pour arriver à la retraite. « Ils se sont faits des couilles en or grâce à notre sueur. Nous on est presque des machines de l’usine. Charlène de Heineken ne travaille pas la nuit ici, mais elle a 15 milliards sur son compte dénonce David, à la maintenance des machines depuis 32 ans.
Les jeunes, eux, comptaient sur l’entreprise pour leur fournir un CDI, certains témoignent devoir abandonner leurs projets d’acheter un logement. Avec un licenciement comme perspective, rien ne sera possible. Les intérimaires aussi sont venus en soutien.
Schiltigheim était à l’origine surnommée « la Cité des Brasseurs », la ville étant agrémentée de multiples brasseries locales depuis le XIVe siècle. Rachetées les unes après les autres par Heineken à partir de 1972, le triste sort que les patrons de l’entreprise ont réservé à la ville et ses travailleurs a été, à chaque fois, des fermetures de site et des licenciements : Adelshoffen en 2000, Schutzenberger en 2006 et Fischer en 2008… « En 50 ans, le groupe a bouleversé l’histoire brassicole de l’Alsace » écrit France Bleu. La brasserie de l’Espérance était la dernière brasserie industrielle de la ville, jusqu’à sa fermeture elle aussi, annoncée lundi.
Le géant néerlandais explique sa décision de fermer Schiltigheim par la « baisse des parts de marché ». Pourtant, il a fait plus de 3,32 milliards d’euros de bénéfices rien que sur l’année 2021. Le groupe se justifie aussi en parlant de l’enclavement en centre-ville de l’usine qui « empêche tout agrandissement » ou encore de « coûts de production trop importants du fait de certains équipements vétustes ».
David explique à Rue89 : Ils considèrent qu’on n’est pas assez rentables, ils nous jettent, parce que le site est vétuste, mais c’est voulu ça, ils n’ont pas investi pour rénover. Il y a de plus en plus de travail dans la maintenance je le vois bien. »
Aussi, alors que le groupe annonce 220 suppressions d’emplois, il est en train d’investir 100 millions d’euros pour ses deux autres sites de production dans l’hexagone, Marseille et Mons-en-Baroeul, afin d’y transférer la production d’ici 2025.
Enfin, le groupe évoque l’inflation des matières premières comme justification, comme si ses profits faramineux ne permettaient pas à l’entreprise de compenser sa perte de marge ; une fois de plus, c’est aux travailleurs que l’on fait payer la crise.
Face à cette attaque, l’ensemble de notre classe doit réagir. Cela d’autant plus que l’inflation entraine déjà un appauvrissement généralisé, et que les récessions qui pointent leurs nez arrivent avec dans leur sillage des attaques d’envergures du patronat. Dans ce contexte, la fermeture de l’usine d’Heineken en appelle d’autres, et c’est pour cela qu’il est nécessaire d’exiger dés à présent, avec l’augmentation d’au moins 300 euros des salaires et leur indexation sur l’inflation chaque mois, l’interdiction de toute suppression d’emplois.
Ainsi, l’ensemble du mouvement ouvrier doit se mettre derrière les travailleurs d’Heineken qui ne font que commencer leur combat contre la fermeture de l’usine. Une solidarité intransigeante, qui doit être également déployée vers la construction d’une mobilisation d’ensemble contre les offensives du gouvernement et les conséquences de la crise économique, afin que les travailleurs n’aient pas à payer la crise.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Ce lundi, le New York Times a révélé un plan de licenciement historique chez Amazon prévoyant 10 000 suppressions d’emplois. Alors que plus largement, le patronat de la tech licencie à tour de bras, dans le contexte de crise économique structurelle actuelle, aucune suppression d’emplois ne doit être acceptée !
hoto : Denis Charlet, AFP
Ce lundi, le New York Times a révélé que le géant Amazon du multimilliardaire Jeff Bezos prévoyait un plan de licenciement historique de près de 10 000 emplois dans le monde qui rentrerait en application dès cette semaine afin de "répondre à la crise économique". Selon le journal américain, les suppressions de postes concerneraient essentiellement les divisions de production d’objets électroniques (Liseuse Kindle, tablettes Fire ou encore l’assistant personnel vocal Alexa), mais également les équipes des activités de e-commerce et celles des ressources humaines.
Si la répartition par pays n’est pas encore connue, ce plan de licenciement hors normes concerne quasiment 1 % de l’ensemble des employés d’Amazon dans le monde, qui étaient comptabilisés jusqu’alors à 1,54 million de travailleurs en septembre.
Alors qu’il y a deux semaines, Amazon annonçait déjà geler les embauches dans ses bureaux, ces licenciements d’envergure seraient, selon le New York Times, la conséquence directe des retombées de la crise sanitaire pour le secteur et d’un contexte économique marqué par l’inflation et les perspectives de récession beaucoup moins favorables. Pour citer l’article, si « la pandémie a donné lieu à la période la plus rentable jamais enregistrée par Amazon, les consommateurs ayant afflué vers les achats en ligne et les entreprises vers ses services d’informatiques, […] Depuis le début d’année, la croissance d’Amazon a ralenti pour atteindre son taux le plus bas depuis vingt ans. […] L’entreprise a dû faire face à des coûts élevés suite à des surinvestissements et une expansion rapide, tandis que les changements dans les habitudes d’achat et l’inflation élevée ont impacté les ventes. »
Pour préserver ses profits, l’entreprise du multimilliardaire Jeff Bezos compte ainsi ajuster ses dépenses en réduisant drastiquement sa main d’œuvre. 10 000 travailleurs vont donc se retrouver jetés au chômage. Des « remerciements » scandaleux, alors qu’Amazon a enregistré des bénéfices gigantesques sur le dos de condition de travail inhumaines, forçant par exemple les employés à faire leurs besoins dans des bouteilles, et que l’on connait la fortune démesurée de Jeff Bezos, deuxième homme le plus fortuné du monde avec près de 188 milliards d’euros comptabilisés.
Plus globalement, c’est l’ensemble des géants de la tech, habitué aux taux de croissance à deux chiffres, qui sont secoués par les nouvelles coordonnées de la situation économique mondiale. Entre inflation et crainte de récession, c’est un « brutal retour sur terre des géants de la Silicon Valley » comme le titre le Figaro. Selon l’analyse de ce dernier « les derniers résultats trimestriels des Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft), publiés fin octobre, sont loin d’avoir rassuré les marchés. Les croissances ralentissent fortement, voire atteignent des plus bas historiques. On voit même des reculs, comme le bénéficie opérationnel de Google (-20%) ou celui de Meta (-46%), qui voit aussi son chiffre s’effriter de 4%. Cela est tout sauf habituel. »
Selon la rédactrice du Figaro, ceci s’explique d’une part « par un excès de confiance » des Gafam sur la croissance de l’économie d’Internet, qui, portée par les bénéfices de la crise sanitaire pour le secteur « ont recruté à tour de bras ». Un décalage « amplement aggravé par une conjoncture économique marquée par l’inflation et la crainte de la récession. Les consommateurs, soumis à la flambée des prix de l’alimentaire et de l’énergie, font désormais le tri parmi leurs abonnements au moment même où les tarifs de ces derniers augmentent » .
Pour autant, au-delà des analyses, ce sont les travailleurs de ces entreprises qui en payent les conséquences directes. Si Amazon licencie 10 000 employés, Meta a annoncé la semaine dernière un plan de licenciement de 11 000 postes (soit 13 % de ses effectifs), Snapchat a supprimé près de 1 200 de ses emplois (soit 20 % des effectifs), et plus récemment tout juste après le rachat de l’homme le riche de la terre Elon Musk, 7 500 salariés ont été congédié, certains avec une mise en scène des plus cynique sur les réseaux sociaux. Au total, selon le site Layoffs.fyi pris en référence par le Figaro, mais également le New York Times, se sont plus de 121 000 emplois dans la tech qui ont été supprimés depuis le début d’année, 795 entreprises ayant eu recours à des plans de licenciements
Si les licenciements sont particulièrement marquants aujourd’hui dans le secteur de la tech, ce phénomène est un symptôme des conséquences possibles qu’amènent dans leurs sillages l’inflation et les perspectives de récession dans des secteurs beaucoup plus larges.
Dans ce contexte, pour préserver ses profits, le patronat cherchera en premier lieux à réduire ses dépenses auprès de la main d’œuvre qui lui sert de variable d’ajustement. Licenciements, fermetures de site ou encore précarisation de l’emploi sont à l’ordre du jour.
Alors que le patronat ne cesse d’enregistrer des bénéfices record ces dernières années, tout particulièrement dans le secteur de la tech, et qu’encore aujourd’hui les sommes inédites versées aux actionnaires du CAC-40 ont été révélées, il faut combattre ces perspectives sans relâche. À l’image de la lutte de la génération U aux États-Unis qui s’est battue pour la création de syndicats dans des entreprises comme Starbucks, mais aussi Amazon, les travailleurs doivent chercher à s’organiser collectivement pour imposer l’interdiction des licenciements. Une revendication essentielle pour éviter que des franges entières de la classe ouvrière sombrent dans la misère.
En France, alors que le gouvernement se prépare plus que jamais à passer à l’offensive, en premier lieu avec la contre-réforme des retraites pour nous faire travailler plus, les organisation politiques et syndicales du mouvement ouvrier doivent bâtir les perspectives d’une lutte d’ensemble.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
SOURCE : VosgesMatin
Vosges
Licenciement d’un délégué syndical dans une entreprise de Gérardmer : la CGT dénonce une procédure abusive
Par Sergio DE GOUVEIA - 14 nov. 2022
Licencié au cours de ce mois d’octobre, Hervé Colin était le seul délégué syndical de la société. Photo VM /Sergio DE GOUVEIA
Lors d’une conférence de presse, l’union départementale de la CGT a dénoncé ce qu’elle estime être un licenciement abusif d’un de ses délégués. Ce dernier travaillait dans une société gérômoise. Fait hallucinant pour le syndicat : le ministère a validé ce licenciement, désavouant ainsi l’inspection du travail qui n’avait pas autorisé la procédure de l’employeur.
L’incompréhension et la perplexité régnaient ce lundi matin dans les locaux spinaliens de l’union départementale de la CGT. Autour de leur secrétaire générale Delphine Rouxel , plusieurs responsables syndicaux étaient réunis pour parler publiquement du sort réservé à l’un de leurs camarades : Hervé Colin.
Cariste au sein de la société Sogal Fabrication, ce délégué syndical CGT vient en effet d’être licencié. Une procédure très rare lorsqu’on occupe un poste syndical. D’où la surprise des membres de la CGT, d’autant que les raisons de ce licenciement sont à leurs yeux très sombres. « On a reproché à Hervé Colin le fait de mettre trop de pression sur son chef direct, ce qui l’aurait conduit à se mettre en arrêt maladie », explique Delphine Rouxel.
Dans le courrier de licenciement, l’employeur l’accuserait aussi d’avoir proféré des insultes à l’encontre de ce supérieur. Sauf que de nombreux salariés de cette société de 49 employés ont produit des attestations soutenant le cariste. « Mon supérieur a fourni une quinzaine d’attestations contre moi », tient à préciser Hervé Colin, embrayant sur le sujet qui, d’après lui, pourrait être à l’origine de son éviction de l’entreprise : le fait qu’il soit, en tant que seul et unique délégué syndical du site gérômois, en désaccord avec la direction.
« Les salariés ont lancé des revendications, via le délégué syndical, concernant les primes de vacances et les modalités d’aménagement du temps de travail. Il y a eu des échanges avec la direction, et, pour le coup, des divergences qui ont fait l’objet d’un fichage de notre syndicat dans l’entreprise », explique Delphine Rouxel, ajoutant qu’Hervé Colin avait également refusé de signer plusieurs accords d’entreprise.
L’inspection du travail désavouée
Pour la CGT, le différend entre leur camarade et son supérieur ne peut donc pas expliquer à lui seul ce licenciement, d’autant que l’inspection du travail et la Direction régionale de l’économie de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) se sont opposés à ce licenciement.
Face à cette fin de non-recevoir, l’entreprise a donc formé un recours devant le ministère du Travail qui a finalement abondé dans le sens de l’employeur… mais sept mois plus tard. Un délai qui fait tousser la CGT, d’autant que la décision vient infirmer celle de ses organismes régionaux. « À nos yeux, la réponse du ministère n’est pas motivée », souligne Delphine Rouxel, très songeuse face à ce revirement de situation en haut lieu. Estimant ce licenciement comme injuste, la CGT a donc décidé de lancer une procédure devant le tribunal administratif pour qu’Hervé Colin puisse être réintégré dans les effectifs de la société. « La procédure pourrait prendre de deux à trois ans », soupire Hervé Colin. « En attendant, il n’y a plus aucun délégué syndical dans cette entreprise. Et vu ce qu’il vient de se produire, il n’est pas près d’y en avoir un… », concluent les membres de la CGT.
Sollicitée par nos soins, la direction de l’entreprise n’a pas, pour l’instant, donné suite à notre demande. Du côté du ministère du Travail, c’est la même limonade. En somme, pas de son et pas d’image pour expliquer ce licenciement. Affaire à suivre…
Delphine Rouxel, secrétaire générale de l’union départementale de la CGT Vosges. Photo VM /Léa DIDIER
Publié par FSC
Le fabricant britannique du savon Dove, des condiments Hellmann's et de la pâte à tartiner Marmite, a déclaré fin octobre que ses augmentations de prix avaient atteint le niveau record de 12,5 % au troisième trimestre.
Les entreprises de biens de consommation jonglent pour savoir dans quelle mesure elles peuvent compenser la hausse des coûts de l'énergie et de la main-d'œuvre sans perdre les consommateurs, dont beaucoup se tournent déjà vers les produits de marque propre des supermarchés.
Nestlé et P&G ont tous deux augmenté leurs prix de moins de 9,5 % au cours de la même période, après s'être à peu près égalés depuis la mi-2021.
GRAPHIQUE : Unilever devance P&G et Nestlé en matière de hausses de prix
La plus grande exposition d'Unilever aux marchés émergents et à l'alimentation, où les pressions sur les coûts et les marges ont été les plus intenses, explique en partie cette différence, selon les analystes.
La hausse des prix risque toutefois de nuire aux relations avec les détaillants, qui tentent également de protéger leurs marges. La dernière fois qu'Unilever a été proche de hausses aussi importantes, c'était au plus fort de la crise financière mondiale. Au cours du dernier trimestre de 2008, ses prix ont augmenté d'environ 9 %, éclipsant les hausses de 4 % de P&G.
Unilever a déclaré que les hausses de prix varient selon les catégories et les marchés et que tous les consommateurs ne subissaient pas les hausses de 12,5 %.
"Il y a plusieurs leviers que nous pouvons actionner avant d'augmenter les prix en rayon, ce qui est un dernier recours et est mûrement réfléchi, notamment en réduisant l'activité promotionnelle et en proposant une sélection de produits qui ont des marges plus élevées", a déclaré un porte-parole de la société.
Unilever est très exposé aux régions et aux pays à forte inflation, notamment l'Amérique latine, la Turquie et la Russie, tandis que P&G est plus axé sur les États-Unis, a déclaré Bruno Monteyne, analyste chez Bernstein.
"Ces pays ont une inflation élevée, liée à la faiblesse des devises étrangères. Cela se traduit par des pertes de change beaucoup plus importantes pour Unilever", a-t-il déclaré.
TENSIONS
L'inflation des coûts d'Unilever s'élève à plus de 20% cette année, contre 14%-15% chez Nestlé, a déclaré Warren Ackerman, analyste chez Barclays, bien que ses rivaux n'aient peut-être pas encore atteint le pic de leurs augmentations de prix.
"Cela dépend du niveau d'inflation auquel ils sont confrontés et de leur exposition aux matières premières", a déclaré Warren Ackerman à propos d'Unilever.
Nestlé a reconnu que les pressions sur les coûts s'intensifient.
"Nous absorbons toujours des coûts importants, ce qui a entraîné une baisse notable de notre marge bénéficiaire brute", a déclaré un porte-parole de Nestlé.
Pendant ce temps, P&G développe des gammes qu'elle peut vendre à différents niveaux de prix, a déclaré un porte-parole de la société.
Selon Refinitiv, Unilever et Nestlé devraient déclarer des marges bénéficiaires avant impôts d'environ 15 % cette année. P&G devrait déclarer une marge bénéficiaire avant impôts de près de 24 %.
Le mois dernier, le directeur général Alan Jope a déclaré qu'Unilever devait augmenter ses prix afin de disposer de la puissance de feu nécessaire pour investir dans ses marques. Jope a cité la hausse des coûts de la main-d'œuvre, des matériaux et de l'énergie, ainsi que le changement climatique qui rend l'agriculture plus coûteuse, mais la société est "très consciente" de la pression que cela exerce sur les consommateurs.
Les tensions avec les détaillants, quant à elles, s'accentuent. Les produits Kraft Heinz ont été retirés des rayons des magasins Tesco au début de l'année, le géant britannique des supermarchés ne parvenant pas à se mettre d'accord sur les prix. Et Mondelez, fabricant des chocolats Cadbury et Milka, a cessé de vendre ses bonbons à un certain nombre de détaillants européens au début de l'année alors qu'ils négociaient les prix, a déclaré son PDG Dirk Van de Put à Reuters cette semaine.
Ces discussions, qui, selon M. Van de Put, peuvent être "relativement controversées et difficiles", ont contribué à la baisse d'une mesure du volume dans cette région pour la première fois cette année.
Le supermarché néerlandais Ahold Delhaize a également remarqué que les négociations de prix devenaient plus difficiles, a déclaré à Reuters sa directrice financière Nataltie Knight.
"Ceux qui partent de positions plus fortes sont les plus gros fournisseurs. Je dirais qu'Unilever entre dans cette catégorie", a-t-elle déclaré, ajoutant : "Il est temps pour les CPG (consumer packaged goods companies) de s'affirmer et de jouer également leur rôle en essayant d'aider les consommateurs beaucoup plus qu'ils ne l'ont fait historiquement."
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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