SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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SI NOS SALAIRES SONT PAUVRES, C'EST QUE LES RICHES NOUS VOLENT, LA PREUVE :

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REPRIS du site Rapports de Force :

9 novembre 2022 Stéphane Ortega

9 novembre 2022 Stéphane Ortega

« Une augmentation de 10 % dans les industries électriques et gazières (IEG) c’est historique », avance Karim Abed, le secrétaire général de la CGT énergie Ouest Île-de-France. La veille au soir, la direction d’Enedis a fait de nouvelles propositions lors d’une séance de négociation. Et un accord sera soumis à signature à partir de la semaine prochaine. Entre-temps, la CGT va consulter les salariés qui ont multiplié les grèves ces derniers mois.

Selon le responsable CGT, Enedis s’est engagé sur l’attribution de deux niveaux de rémunération (NR), ce qui représente une augmentation de salaire de 4,6 %. Additionné aux +1 % et +0,3 % déjà obtenu en janvier et octobre 2022, la hausse des salaires approche les 6 % dans l’entreprise. Hausse à laquelle s’ajoutent les mesures de branche dans les IEG : une augmentation de 2,3 %, plus l’attribution de 80 € supplémentaires de relèvement des grilles pour les plus petits salaires. Un total de branche que la CGT estime en moyenne à +3,8 %. Ainsi, pour les années 2022 et 2023, la totalité des augmentations atteindrait 9,7 %, quasiment les 10 % de hausse salariale que réclamait la CGT dès le printemps de cette année.

Par ailleurs, si les augmentations de branche et d’entreprise n’atteignaient pas 200 € pour les salariés les moins bien payés, « Enedis propose une prime complémentaire sur l’année 2023 pour garantir individuellement sur 13 mois à chacun une augmentation de 200 € par mois », explique Karim Abed. Enfin, les syndicats auraient obtenu un réajustement des niveaux d’embauche pour compenser l’augmentation du SMIC, ainsi que des augmentations pour les avancements individuels.

La grève, qui a encore connu un temps fort unitaire (CGT, CFDT, CFE-CGC, FO) mardi 8 novembre, n’est pas finie pour autant. D’abord, parce qu’un accord ne sera signé que la semaine prochaine et que certaines revendications locales restent insatisfaites. Ensuite parce que la CGT avait appelé trois journées de mobilisation jusqu’au 10 novembre, date de la prochaine mobilisation interprofessionnelle. Enfin, parce qu’au moins une partie des électriciens se sentent solidaires de leurs collègues gaziers de GRDF, autrefois dans la même entreprise. Et chez GRDF aucun accord n’est en vue pour le moment.

 

Crédit photo : Karim Abed

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SOURCE : CGT NVO

11 novembre 2022

Par  | Photo(s) : AFP
 

C'est la 4ème semaine de grève menée par 80 % des employés de la plate-forme logistique Géodis , à Gennevilliers. Les temps sont durs pour le leader européen de la livraison express dont les activités (300 tonnes de colis jour) sont à l'arrêt depuis 17 octobre. Plus durs encore pour les 87 salariés en grève qui mènent la bataille pour les salaires, jour et nuit, sans encore parvenir à se faire entendre.

« La direction joue la montre, en pariant sur le fait qu'on ne pourra pas tenir éternellement avec de telles pertes de salaire », concède Mouloud Sahari, le secrétaire général du syndicat CGT-Géodis qui lance un appel à la solidarité financière* pour soutenir les grévistes et tenir la grève jusqu'à la victoire.

Organisés par leur principal syndicat, la CGT, qui veille au respect de la démocratie, les grévistes se réunissent deux fois par jour en assemblée générale, l'une pour l'équipe de nuit et l'autre pour celle du matin. Et chaque jour depuis le 17 octobre, le vote pour la poursuite de la grève est reconduit à une large majorité.

Jusqu'à 300 000 euros de prime pour les seuls cadres dirigeants

« Une grève pour pas qu'on crève », clame explicitement la banderole plantée à l'entrée du piquet, devant les locaux de l'entreprise. « La direction commence à bouger, mais ses proposition de sortie de conflit sont encore très loin de notre principale revendication de + 6 % minimum d'augmentation générale pour compenser l'inflation », fait valoir Mouloud Sahari. Une revendication somme toute très modeste au regard des résultats de l'entreprise qui vient de dégager 948 millions d'euros de bénéfices, en hausse de 38 % par rapport à 2019.

Très modeste, aussi, au regard des primes allant de 183 000 à 303 000 euros annuels ruisselant sur les seuls cadres dirigeants. Lesquels bénéficient en outre d'émoluments très confortables, de 23 000 à 26 000 euros de salaire mensuel, d'après des bulletins de paie fortuitement tombés aux mains de la CGT Geodis. Tandis que les salariés de la plate-forme logistique, eux, émargent au SMIC, depuis des années.

Dévoilés à la presse, ces bulletins de paie des cadres ont contraint la direction de Géodis à réagir. Mais pas au niveau attendu des grévistes. « On nous a proposé 4% d'augmentation générale, applicable sur les seuls mois de novembre et de décembre 2022, une prime de 500 euros pour tous et l'engagement à reprendre les négociations sur les salaires dés janvier 2023 », relate la CGT-Géodis.

Des salaires plafonnés au SMIC

Trop peu, ou trop tard pour les employés de la plate-forme qui se considéraient déjà lésés en beauté par les NAO de février 2022. A l'époque, juste avant l'envolée de l'inflation qui atteint aujourd'hui 6 %, l'entreprise n'avait accordé que 42 euros d'augmentation générale (mensuelle). Des miettes pour ces salariés qui plafonnent au mieux à 1873 euros brut/mensuel et qui peinent à encaisser le combo crise des salaires liée au Covid et envolée de la facture énergétique post-Covid.

Réunis chaque jour autour des barbecues « poulet maffé» et autres « méga-couscous » de lutte improvisés avec les moyens du bord, les grévistes solidarisent, échangent, se réconfortent et se font pousser des ailes. Leurs revendications initiales sont maintenues :

– La réouverture des NAO pour prise en compte de l'inflation

– 150 euros d'augmentation générale pour tous, (environ+ 6 % d'augmentation générale);

– 100 euros supplémentaires pour les quelques 70 bas salaires qui, n'ayant pas évolué depuis des années, se retrouvent aujourd'hui sous la barre du SMIC ;

– 1000 euros de prime de fin d'année au titre du partage de la valeur ajoutée ;

– 50 euros de prime « essence » contre 10 euros actuellement, pour tous les salariés contraints d'utiliser un véhicule pour se rendre au travail ;

– 50 euros de prime pénibilité pour tous les salariés de la plate-forme (conducteurs, manutentionnaires, agents de maintenance et de maîtrise..)

– 2000 euros de salaire minimum à l'embauche pour tous, ouvrier, employé ou intérimaire

– 14 euros de prime repas, pour tous, contre 5 euros actuellement réservés aux seules équipes de jour;

En réponse à quoi, la direction de Géodis joue la traditionnelle carte du pourrissement de la grève. La dernière assemblée générale vient de voter la reconduction de la grève.

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SOURCE : Le Grand Soir


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Emmanuel LEPINE

Secrétaire de la CGT Chimie

La grève des raffineurs pétroliers avec la CGT a modifié la donne sociale en France et en Europe en même temps que le débat sur les stratégies syndicales. Par ailleurs, il y aura et il y à déjà pour les travailleurs et leurs familles un prix élevé à payer pour la guerre en Ukraine voulue par les Etats-Unis et leurs vassaux européens. Cette situation interpelle le mouvement syndical et lui pose des questions inédites auxquelles il se doit d'apporter des réponses. La fédération des Industries chimiques est une des organisations parmi les plus combatives de la CGT. Son secrétaire général Emmanuel Lepine contribue ici à la clarté à partir d'un rapport devant les dirigeants de sa Fédération. En quelque sorte, il fait l'état des lieux !

L’actualité nous montre un monde déchiré par une impitoyable guerre des classes, et aussi par des guerres impérialistes dont le fondement est à la fois le territoire comme instrument de domination, à la fois les rivalités économiques issues des contradictions nées de la poursuite de l’accumulation infinie du capital dans un monde aux ressources finies.

La guerre russe en Ukraine a franchi des caps qui rendent encore moins probable un règlement diplomatique du conflit. Ainsi, l’attentat vraisemblablement commandité par les Etats-Unis, des gazoducs North Stream 1 et 2, a sans doute définitivement mis ces tubes hors d’état de fonctionner, c’est une agression à la fois contre la Russie bien sûr, mais aussi contre l’Allemagne très dépendante du gaz russe, et par extension contre l’Union européenne, qui doit se tourner vers d’autres sources d‘énergie et aussi revoir sa programmation énergétique, comme par exemple en France, l’annonce de Macron, il y a quelques années, d’abandon du nucléaire. Les stocks allemands de gaz sont pleins à 95%, notamment grâce à des importations depuis la France.

Avec la destruction des gazoducs North Stream, c’est la première fois que le conflit se déporte en dehors des frontières des deux belligérants. Que se passerait-il si des installations américaines étaient à leur tour visées par un attentat aux auteurs soi-disant inconnus ? On aurait vraisemblablement une escalade irréversible.

De même l’explosion sur le pont de Crimée a été le prétexte de Poutine pour intensifier les bombardements en Ukraine, sur les villes de l’arrière puis les infrastructures comme les centrales électriques. La propagande fait rage des deux côtés, notons simplement que, alors que Zelensky peut déverser sa propagande en visio au sein de l’Assemblée nationale, le média RT France, lui aussi outil de propagande, mais russe, est toujours interdit en Europe. Deux poids, deux mesures.

La guerre en Ukraine comporte depuis son origine des acteurs en sous-main, les Etats-Unis d’abord, qui ont fait progresser les frontières de l’OTAN jusqu’aux portes de la Russie et qui aujourd’hui, fournissent pour des milliards de dollars d’aide militaire directe à Zelensky. L’intérêt des États-Unis est que ce conflit dure le plus longtemps possible, avec l’objectif d’affaiblir la Russie mais aussi l’Europe, cette dernière devenant d’autant plus dépendante des États-Unis sur les questions énergétiques mais aussi géopolitiques.

Autre acteur, l’Union Européenne qui, outre une aide militaire mais de moindre importance, inflige des sanctions économiques qui se retourne contre les travailleurs européens. D’autres pays aussi sont sommés de choisir leur camp, comme l’Arabie saoudite, accusée de faire le jeu des Russes car refusant l’injonction américaine d’ouvrir les vannes du pétrole, décision qui fait monter les cours et donc finance la Russie ; l’Iran que nos médias accusent de fournir des drones aux Russes .

Ouvrons une parenthèse pour pointer l’hypocrisie de la campagne actuelle sur le sort des femmes en Iran. On se souvient de l’hypocrisie de la campagne menée pour les femmes afghanes martyrisées par les Talibans en 2001, prétexte pour 20 années d’occupation du pays et un abandon pitoyable par les USA en 2021. Aujourd’hui les Talibans sont de retour sans que cela pose de problème à qui que ce soit. Bien sûr le sort des femmes iraniennes doit être dénoncée, mais que dire de cette récupération politique abjecte ? Car depuis quand se préoccupe-t-on en Occident du sort du peuple iranien qui subit depuis 25 ans un embargo meurtrier ? Les Iraniennes et les Iraniens sont en train d’écrire leur histoire, il est aujourd’hui indigne de leur confisquer.

Dernier grand acteur de ce grand jeu géopolitique, la Chine enfin, à qui on reproche de continuer de commercer avec la Russie et ainsi, de ne pas suivre les décisions de ce qu’on appelle « la communauté internationale », autrement dit les pays occidentaux dont nous faisons partie et qui représentent 15% de la population mondiale. La Chine justement, où le 20e congrès du Parti communiste chinois s’est achevé avec la reconduction pour un troisième mandat de Xi Jinping, fait l’objet aussi d’une montée des tensions qui pourrait mal finir. Dernier épisode en date, l’administration américaine vient de prendre une série d’interdictions visant les exportations des puces et ayant pour objectif affiché de « décapiter l’industrie chinoise des semi-conducteurs ». Est-ce une prédiction à la « Bruno Lemaire » qui prédisait que l’Europe allait mettre l’économie russe à genoux avec les sanctions ? On peut se poser la question car, pour le moment, ce sont plutôt les Etats-Unis qui sont dépendants des importations de Taïwan, qui, rappelons-le, est une province autonome certes, mais chinoise. D’où le lien à faire avec la visite provocatrice de Nancy Pelosi et d’autres politiciens américains à Taïwan.

Pour être clair, les prémisses d’une troisième guerre mondiale à base impérialiste, sont présentes. Sans intervention des peuples, on peut craindre le pire sur ce que sera le monde dans un avenir proche. Le contexte international ne peut être complet si l’on n’évoque pas les situations en Palestine et à Cuba. En Palestine, se poursuivent les arrestations arbitraires, les humiliations quotidiennes, les meurtres et les crimes de guerre envers la population civile palestinienne. Un nouveau rapport de l’ONU accuse Israël de « persécution » à l’encontre des Palestiniens. A Cuba, le blocus étasunien n’a jamais été aussi intense, qu’aucune raison ne peut justifier, qui tue autant qu’une guerre silencieuse, frappant indistinctement la population cubaine. Il nous faut régulièrement réaffirmer notre soutien pour ces deux causes.

La toile de fond de cette situation internationale, et de toutes ses répercussions nationales et locales, c’est l’économie capitaliste de prédation des ressources naturelles et du travail humain sur la planète. Cette course à l’accumulation fait forcément des gagnants et des perdants, mais le nombre de gagnants représente une infime partie des perdants, cette minorité s’arroge tous les droits, y compris contre les Etats, pendant que l’immense majorité a surtout des devoirs. Et la pensée dominante réalise le tour de force de faire croire à certains perdants que s’ils perdent, c’est la faute d’autres perdants. Ainsi les riches volent les pauvres et voudraient que les pauvres se volent entre eux.

Quand on oublie ainsi l’analyse de classe, ce qui est le cas de la majorité des travailleurs, on arrive logiquement à refuser de partager la misère, on arrive à désigner des boucs-émissaires et on arrive selon un glissement progressif, à la rhétorique de l’extrême-droite. Le scandale par exemple, ce serait prétendument le salaire des raffineurs à 2500 ou 3000 euros pendant que tant de gens sont payés au SMIC, le scandale ce n’est pas le salaire des éditorialistes des chaînes d’information ni celui des stars du ballon rond ou du CAC 40. Car sans analyse de classe, on oublie que le SMIC, c’est normalement le salaire d’un travailleur sans qualification, et non le salaire normal de tout jeune qui démarre dans la vie active, comme c’est le cas trop souvent, et encore !

C’est ce cheminement politique qui a permis l’accession au pouvoir de Giorgia Meloni, la « Marine Le Pen » italienne. Cette femme issue du Mouvement social italien, qualifié de parti politique néofasciste, a reçu samedi les félicitations de la présidente de la Commission européenne qui envisage sans problème « une coopération constructive » avec son gouvernement. Macron a été le premier dirigeant étranger à la rencontrer avec qui il promet de travailler. Pourquoi dis-je que le parti de Meloni est « qualifié » de fasciste ? Parce que le discours médiatique a changé sur ce sujet. On nous a toujours présenté ce type de formation politique, et le RN en France, comme un parti fondamentalement différent des autres partis. Force est de constater que ce parti, son idéologie, ne pose aucun problème au cartel de l’Union européenne, et que son programme économique ne remet pas en cause les politiques d’austérité menées sans mandat des peuples par la Commission européenne. Cela signifie que la droite est bien compatible, et davantage aujourd’hui qu’hier, avec l’extrême-droite, alors qu’on nous explique depuis 30 ans que la ligne de démarcation passe entre l’extrême-droite et le reste de l’échiquier politique. Nous l’avons déjà dit, pour la FNIC-CGT, cette ligne de l’inacceptable se situe beaucoup plus à gauche.

Ainsi les orientations que nous portons y compris dans la CGT, les stratégies d’action en particulier le dogme du syndicalisme rassemblé devraient être revues à la lumière de cette réalité.

L’Union européenne et ses instances parmi lesquelles la Confédération européenne des syndicats, largement financée par les subsides de Bruxelles, continuera en Italie comme ailleurs, à dicter la voie des réformes à suivre pour que se perpétue le rapport de production capitaliste.

La crise inflationniste n’a pas pour origine unique la guerre d’Ukraine, même si celle-ci a, bien sûr, un impact. L’an dernier, la moitié ou plus de l’approvisionnement en gaz était russe pour la plupart des pays d’Europe. La Russie se trouvant dans la position du fournisseur unique ou principal, l’embargo russe contre l’Europe, car c’est bien de cela qu’il s’agit, a forcément créé une ruée vers le gaz restant, l’américain, et surtout une explosion des prix. C’est un principe économique de base. Chaque gouvernement cherche d’abord à protéger les intérêts de sa propre classe dirigeante, d’où les tensions en Europe et aussi avec les EU. La baisse spectaculaire de consommation énergétique ne peut résulter uniquement des économies, mais impacte la production, ce qui est en train d’aggraver la crise. Les industries consommatrices comme la sidérurgie ou encore la chimie, sont impactées, amenant leurs propriétaires, sachant qu’elles opèrent en économie de marché, à examiner de près leur rentabilité. La baisse de production européenne renforce les importations, affaiblit l’euro face au dollar, ce qui aggrave la situation.

D’autre part, même si une partie de la crise actuelle vient des représailles russes aux sanctions imposées par les gouvernements occidentaux, la spéculation sur les céréales par exemple, avait commencé au lendemain de l’invasion russe, à une date où on était encore très loin de la récolte et encore plus loin des exportations. C’est bien le modèle économique complet qui est en cause, on doit donc avoir en tête qu’on est face à une crise systémique, et non une crise conjoncturelle due à la guerre d’Ukraine, au réchauffement climatique ou au redémarrage de l’économie chinoise.

Cet hiver, les Européens recevront leurs factures d’énergie et beaucoup seront obligés de choisir entre se chauffer et manger. Les travailleurs et travailleuses au Royaume Uni se sont mobilisés depuis cet été face à une inflation supérieure à 10%, chez les éboueurs, les cheminots, les postiers ou encore les dockers. En Belgique où l’indexation des salaires sur l’inflation existe déjà, preuve que c’est possible au XXIe siècle, les syndicats appellent à une grève générale le 9 novembre prochain. Ce ne sont que quelques exemples en Europe.

On se souvient en 2010 des révoltes sociales contre l’austérité dans quasiment tous les pays d’Europe qui avaient suivi le grand mouvement de grèves contre la réforme des retraites en France. On se souvient aussi du choix de la Confédération Européenne des Syndicats de ne surtout rien tenter en matière de convergences des luttes en Europe face à ce qui était déjà une attaque globale. Aujourd’hui on se trouve dans la même situation. Le président de la CES et pantin de la Commission européenne, Laurent Berger, est intervenu trois fois lors de cette grande grève des raffineurs dont je vais parler juste après : la première le 8 octobre pour qualifier le mouvement de « grève préventive ». La deuxième pour déclarer le 13 octobre que « ce n’est pas la convergence des luttes qui va faire l’augmentation des salaires ». La troisième le 18 octobre pour dire que « l’efficacité d’un syndicat ne se mesure pas aux emmerdements qu’il provoque ». Trois déclarations publiques pour condamner la grève, à des moments opportuns pour participer à la bataille des idées qui a fait rage depuis le 20 septembre, et toujours du côté des patrons ! Une belle preuve de l’impuissance totale dans laquelle se trouve la CGT au sein de la CES, qu’on devait transformer de l’intérieur, ne serait-ce que pour empêcher la sortie de telles déclarations.

Au contraire, en pleine bataille, alors que les salariés abordent pour les ExxonMobil leur troisième semaine et les TotalEnergies leur deuxième semaine de grève, alors qu’ils ont en face d’eux un appareil CFDT mobilisé au côtés des directions d’entreprise pour casser la grève, la CGT signe un communiqué intersyndical à 13 organisations, dont la CFDT et le CFE-CGC, qui s’intitule « déterminés pour nos retraites ». Ce choix politique confédéral confirme celui fait au début du mouvement de ne pas soutenir les raffineurs en grève, j’y reviendrai.

Le lendemain 5 octobre, un communiqué confédéral enfonce le clou en saluant l’adoption d’une directive européenne sur un salaire minimum européen, suite à une campagne là aussi de la CES. Cette directive fixe ce salaire minimum à 60% du salaire médian et 50% du salaire moyen, ce qui revient à revendiquer en France un SMIC situé entre 1055 euros (60% du salaire médian) et 1170 euros (50% du salaire moyen), alors que le SMIC est de 1678 euros. Cherchez l’erreur !

Je pose la question : quand va cesser la dérive politique de notre CGT en ne condamnant pas ce syndicalisme non d’accompagnement mais de compromission avec le capital ?

J’en viens à la situation en France et le bilan que nous devons faire de cette période particulière que nous vivons. Après de multiples demandes d’ouverture de négociation salaire depuis le 1er trimestre dans le pétrole, y compris au niveau de la branche, des négociations sont ouvertes le 20 septembre chez ExxonMobil. L’ultime proposition de la direction, relayée en direct dans les salles de contrôle sur le terrain par un blog, déclenche des arrêts de travail spontané dans deux secteurs. Rapidement, le syndicat CGT, suivi par FO, organise les grévistes qui décident l’arrêt des installations à Gravenchon puis à Fos-sur-Mer.

Chez TotalEnergies, la coordination CGT du raffinage avait déjà organisé, pour appuyer ses demandes d’ouverture des négociations, une grève de 24h en juin et de 48h en juillet. La CGT appelle à 72 heures de grève du 27 au 29 septembre, le 27 étant le jour de la négociation salariale de branche avancée de 2 mois, le 29 septembre, la journée d’action interprofessionnelle. Sur les sites de la Mède, Gonfreville, Feyzin et Dunkerque, les grévistes décident de poursuivre le mouvement avec l’arrêt des installations à Gonfreville et la Mède et l’arrêt des expéditions à Feyzin et Dunkerque. FO n’est pas dans le mouvement. La situation à Grandpuits, usine en restructuration, avec un fort taux d’intérimaires, ne permet pas de reconduire la grève, ni à Donges. La seule raffinerie qui n’entrera pas en grève, sauf le 18 octobre, est celle de Petro-Ineos à Lavera (13) car la CGT a signé un accord dont les grandes lignes sont : +5,5% d’augmentation générale, 200 euros de plancher et +20% sur la prime de transport.

Chez ExxonMobil, après 3 semaines de grèves, la CFDT et la CFE-CGC signe un accord le 10 octobre, jugé alors insuffisant par les assemblées de grévistes, mais néanmoins résultat de la lutte. Clairement, l’objectif des deux organisations syndicales signataires est de suppléer la direction pour fragiliser le mouvement de grèves.

Durant ce conflit, les directions d’entreprise ont cherché par tous les moyens à éviter la négociation directe et même, toute communication avec la CGT. Elles se sont exprimées quasi exclusivement au travers des médias, y compris pour publier des propos mensongers comme le 10 octobre, TotalEnergies qui prétend dans un communiqué que la rémunération des opérateurs en raffinerie serait de 5000 euros mensuels, ou encore celui du 11 octobre d’une réunion qui n’aura pas lieu car jamais envisagée par la direction du groupe. Dans ces communiqués, TotalEnergies conditionne toute discussion ou négociation à ce que le groupe multimilliardaire appelle « la levée des blocages », aidée en cela par la CFDT/ CES comme évoqué précédemment.

Le 13 octobre, TotalEnergies annonce une mesure unilatérale d’une prime d’un mois de salaire avant d’ouvrir une négociation, ultime provocation à 20 heures ! Comme chez ExxonMobil, il y aura les deux mêmes signataires pour un accord taillé sur un périmètre d’entreprises différent de celui où s’expriment les grèves. Là encore, nous ne pouvons que dénoncer le rôle des deux signataires pour casser la dynamique de la grève. Pour autant, le résultat obtenu ne l’est que par le conflit en cours.

L’autre point majeur de cette période est bien sûr le recours aux réquisitions. Jugées illégales sur le fond en 2010, elles sont mises en place par le gouvernement chez ExxonMobil Gravenchon à partir du 12 octobre, chez TotalEnergies Dunkerque puis Feyzin à partir du 13 octobre. Bien sûr, la Fédération et les syndicats concernés ont mené la bataille en référé pour les suspendre immédiatement, ce que nous n’avons pas obtenu, mais ce qui ne préjuge pas de leur caractère illégal que la Fédération tentera de faire valoir sur le fond, résultat dans de nombreux mois devant le tribunal.

Ces réquisitions ont déclenché une prise de conscience dans le monde du travail car c’est une attaque directe contre le droit de grève. Réquisitionner les raffineurs aujourd’hui, demain les travailleurs et travailleuses des grandes surfaces, de l’industrie pharmaceutique, etc. ? On voit la dérive possible.

Du point de vue confédéral, le premier communiqué de soutien date seulement du 5 octobre, soit une semaine après le début de la grève chez TotalEnergies et deux semaines chez ExxonMobil, alors que les pénuries de carburant font déjà la une de l’actualité. Et soyons clair, il faut attendre après le 10 octobre pour que la confédération affiche franchement son soutien. Dans le même temps, des dizaines de messages et motions de soutien affluent sur les sites et à la Fédération, dont beaucoup de l’étranger et bien entendu, de la Fédération Syndicale Mondiale(FSM).

La situation créée par la bataille des raffineurs a permis au 18 octobre de compter le double de manifestants et de grévistes dans le pays par rapport au 29 septembre, qui était pourtant une « journée d’action » connue depuis juillet dernier, mais préparée comme de coutume, dans le cadre des journées de syndicalisme rassemblé, qui ne rassemblent plus grand monde au-delà du corps militant. Il ne s’agit pas de crier victoire, mais de constater que trois semaines de grève dans un secteur stratégique ont été plus efficace pour mobiliser le monde du travail, pour obliger les autres organisations syndicales à rejoindre l’appel de la seule CGT, que plusieurs mois voire années de réunions interconfédérales. Il y a lieu de s’interroger de manière pragmatique, au-delà de toute idéologie, quelle stratégie interprofessionnelle serait à même de continuer et faire grandir ce rapport de forces que nécessite le monde du travail face aux enjeux généraux comme celui des retraites.

Le travail a repris chez ExxonMobil et TotalEnergies, sauf à Gonfreville et Feyzin où des revendications locales continuent de nécessiter une négociation, notamment sur des questions d’embauche et d’investissement.

Dans cette séquence, outre les mesures salariales dans le pétrole, nous avons gagné la bataille des idées. Plus personne ne conteste l’évidence qu’il faut augmenter les salaires, y compris la question de l’échelle mobile des salaires se pose de manière sérieuse. Qui aurait parié là-dessus il y a seulement un mois ? Rappelons-nous que mi-septembre, Macron taclait sa majorité en affirmant l’urgence d’une réforme des retraites avant la fin de l’année, peut-être même insérée dans le budget de la Sécurité sociale. On a progressé depuis et ça, seul le rapport de forces l’a permis.

Des grèves sont en cours dans de nombreux secteurs, les nôtres mais pas seulement. Les travailleurs de la filière nucléaire sont allés chercher par la grève un accord salaire meilleur que celui prévu au niveau de leur branche. Et si les patrons lâchent du lest, c’est bien par peur d’un embrasement général qu’on fait entrevoir les raffineurs dans leur lutte exemplaire qu’on ne peut que saluer avec respect et fierté.

La donne a changé, y compris sur la réflexion en cours sur ce que doit être la CGT aujourd’hui et demain dans le cadre des débats futurs du 53e congrès.

L’urgence aujourd’hui, c’est de poursuivre ce processus avec les dates de jeudi 27 octobre et 10 novembre, date à laquelle la RATP devrait se mettre en grève. Rappelons-nous du 5 décembre 2019 ! Nous ne pouvons réclamer depuis des lustres un processus de luttes et rester à côté alors que nous avons grandement contribué à le déclencher.

Donc faisons le point sur la préparation des ces deux dates et sur la situation des salaires dans nos champs professionnels et nos entreprises.

URL de cet article 38344
https://www.legrandsoir.info/la-greve-des-raffineurs-a-change-la-donne.html

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SOURCE : Le Télégramme

 

À Brest, la CGT dénonce une entrave au droit de grève des agents de La Poste
Publié le 11 novembre 2022 
 

La direction du courrier Bretagne de La Poste est mise en cause par la CGT, pour la journée de mobilisation du jeudi 10 novembre 2022.

La direction du courrier Bretagne de La Poste est mise en cause par la CGT, pour la journée de mobilisation du jeudi 10 novembre 2022. (Photo d’illustration Le Télégramme/François Destoc)

Dans un communiqué intitulé « Délit d’entrave et menaces. Pourquoi les postiers ne seront pas dans la rue le 10 novembre », la CGT met en cause la direction du courrier Bretagne de La Poste. Selon le syndicat, cette dernière « a affirmé, lors des briefs aux équipes, qu’elle prélèvera des jours de grève aux postières et postiers au-delà de la durée du préavis pour lequel ils exercent leur droit de faire grève et de revendiquer. Elle décomptera les jours de repos, les jours fériés... suivant la journée de grève. La direction a déjà annoncé qu’elle avait la volonté de prélever jusqu’à quatre jours (de salaire), dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle du 10 novembre ».

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VOICI POURQUOI L'INDEXATION DES SALAIRES SUR LES PRIX EST INDISPENSABLE ET VITALE :

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REPRISE de notre article de NOVEMBRE 2018

L'actuelle commémoration compassionnelle  ne dira rien des responsabilités des antagonismes impérialistes qui ont conduit à la grande boucherie.

Ni de la trahison des socio-démocrates ralliés à l'union sacrée.

Ni des révoltes des soldats et des puissants mouvements de rejet de la guerre qui ont abouti à la révolution russe et aux mêmes mouvements réprimés dans le sang notamment en Allemagne avec là aussi la complicité active des dirigeants socialistes.

Rappelons donc que ce mouvement a aussi touché la France et que :

le 

 

 

Depuis le traité de Francfort entre l'Allemagne et la France vaincue, l'Alsace et la Moselle sont sous la domination de l'empereur Guillaume II de Hohenzollern. De ce fait, durant la Première Guerre mondiale, Alsaciens et Mosellans en âge d'être soldats vont combattre pour l'Allemagne.

Le 29 octobre 1918, les marins des navires de guerre de la base de Kiel refusent d’aller mourir pour "l’honneur" des officiers. C’est le début des mutineries de Kiel et d’un processus révolutionnaire dans toute l’Allemagne. Et parmi ces marins insurgés de Kiel, beaucoup sont originaires d’Alsace-Moselle. Aussi, ils réquisitionnent un train pour rentrer chez eux.

En Allemagne, à Stuttgart, le 4 novembre, un conseil ouvrier, constitué après une grève générale, se déclare prêt à signer la paix au nom du Wurtemberg. Le 6 novembre, des conseils d’ouvriers et de soldats contrôlent Kiel, Lübeck, Brunsbüttel, Hambourg, Brême et Cuxhaven. A Munich, le 7 novembre, les points stratégiques sont pris sans rencontrer de résistance. Le lendemain, le conseil d’ouvriers, de paysans et de soldats proclame la "République socialiste de Bavière" ; le roi Louis III prend la fuite. Le 9 novembre, le soulèvement gagne Berlin où les Spartakistes proclament la "Libre République Socialiste d’Allemagne".

Le train des Alsaciens-Mosellans insurgés est arrêté à Khel, de l'autre côté du Rhin et face à Strasbourg. Un poste de soldats fidèles à l'empereur garde l'entrée du pont. Leur officier fait ouvrir le feu: un insurgé est tué et plusieurs autres sont blessés. Mais ses camarades, avec des ouvriers allemands, s'emparent de la ville allemande, du pont et traversent le Rhin.

Dans Strasbourg, le 8 novembre, apprenant la proclamation de la République socialiste de Bavière, des manifestants, civils et soldats, se rassemblent sur la place Kléber. Des dizaines d’officiers allemands sont dégradés en public. Les marins insurgés sont accueillis dans l'enthousiasme.

Sur le front des Vosges, soldats allemands et français fraternisent et manifestent avec le drapeau rouge. A Saverne, les soldats se mutinent. Soldats et ouvriers organisent des conseils révolutionnaires à Haguenau, Colmar, Mulhouse, Sélestat, Saverne, Guebwiller, Metz, Schiltigheim, Bischwiller, Molsheim, Erstein, Neuf-Brisach, Thionville, Sarreguemines. Les mines sont occupées à Knutange. A Algrange, Hagondange, Rombas, des grèves sauvages éclatent.

A Colmar le Conseil des ouvriers et des soldats siège à la mairie, et le futur Feldmaréchal Rommel viendra s’y plaindre des vexations dont sont victime ses officiers. A Metz, le Conseil siège également à l’hôtel de ville sur lequel flotte un drapeau turc dont on a passé le croissant au minium pour en faire un drapeau rouge.

Les conseils de travailleurs et de soldats se multiplient à Strasbourg. Ils revendiquent la liberté de presse et d’expression, la levée de la censure sur le courrier, le droit de manifester. Une trentaine de commissions organisent la vie quotidienne (transport, finances, ravitaillement, démobilisation, justice, amnistie des déserteurs, etc) et toutes les marques d’autorité comme les insignes et les grades sont supprimés. La ville se hérisse de drapeaux rouges dont l’un flotte sur la flèche de la cathédrale. Sur les affiches qui couvrent les murs de Strasbourg, on peut lire: "Nous n’avons rien de commun avec les Etats capitalistes ; notre mot d’ordre est : Ni Allemands, ni Français, ni neutres. Le drapeau rouge a triomphé. " La "République socialiste de Strasbourg" est proclamée le 10 novembre 1918.

Pour la bourgeoisie, le mot d’ordre devient "Plutôt Français que rouge".

Jacques Peirotes maire social-démocrate de Strasbourg, écrit secrètement au grand quartier général français et demande aux généraux de "hâter leur arrivée à Strasbourg, la domination des rouges menaçant de prendre une fin tragique".

Son appel est entendu. Les troupes françaises, qui ne devaient prendre l’Alsace que le 25 novembre, se précipitent. Le 17 novembre, elles contrôlent Mulhouse. Le 22 novembre, c’est Strasbourg. Le drapeau tricolore flotte sur la cathédrale. Le palais de Justice, où se tenaient les réunions des conseils, est investi. Les organisations ouvrières sont placées sous contrôle militaire. Tous les décrets sociaux sont annulés. Le militarisme français remplace le militarisme prussien. La bourgeoisie retrouve se posture et ses privilèges qu'elle détenait sous Guillaume II.

 

Publié le  par Bernard UMBRECHT

 

http://www.lesauterhin.eu/strasbourg-13-novembre-1918-depuis-midi-drapeau-rouge-flottait-tour-cathedrale-lorgue-nen-jouait-pas-mieux-autant-alfred-do/

REPRIS du site de Roger COLOMBIER

http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2018/11/10-novembre-1918-le-drapeau-rouge-flotte-sur-strasbourg.html

VOIR également l'article de Didier DAENINCKX

http://users.skynet.be/roger.romain/Strasbourg.htm

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L’EXTORSION DE LA PLUS-VALUE

 

La « survaleur » créée par le travailleur et non rémunérée par le capitaliste est appelée par Marx plus-value. Elle correspond à la différence entre la valeur d’échange des marchandises produites par la force de travail et la valeur d’échange de la force du travail. Cette dernière correspond au salaire, nécessaire à l’entretien de la force de travail, le salarié. Marx parle d’exploitation pour désigner le fait qu’une plus-value est créée dans le processus de production. La plus-value est accaparée par le capitaliste.

 

ET,

La lutte séculaire du capital et du travail

 

 Karl Marx : "Salaire, prix et profit "

extrait :

 

 

Ces quelques indications suffiront à montrer que le développement même de l'industrie moderne doit nécessairement faire pencher toujours davantage la balance en faveur du capitaliste contre l'ouvrier et que, par conséquent, la tendance générale de la production capitaliste n'est pas d'élever le niveau moyen des salaires, mais de l'abaisser, c'est-à-dire de ramener, plus ou moins, la valeur du travail à sa limite la plus basse. Mais, telle étant la tendance des choses dans ce régime, est-ce à dire que la classe ouvrière doive renoncer à sa résistance contre les atteintes du capital et abandonner ses efforts pour arracher dans les occasions qui se présentent tout ce qui peut apporter une amélioration temporaire à sa situation ?

Si elle le faisait, elle se ravalerait à n'être plus qu'une masse informe, écrasée, d'êtres faméliques pour lesquels il n'y aurait plus de salut. Je pense avoir montré que ses luttes pour des salaires normaux sont des incidents inséparables du système du salariat dans son ensemble, que, dans 99 cas sur 100, ses efforts pour relever les salaires ne sont que des tentatives pour maintenir la valeur donnée au travail, et que la nécessité d'en disputer le prix avec le capitaliste est en connexion avec la condition qui l'oblige à se vendre elle-même comme une marchandise. Si la classe ouvrière lâchait pied dans son conflit quotidien avec le capital, elle se priverait certainement elle-même de la possibilité d'entreprendre tel ou tel mouvement de plus grande envergure.

 

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Qu'est-ce que le "dividende salarié" défendu

par le gouvernement ?

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, sur le perron de l'Elysée, lors d'un Conseil des ministres, le 23 mai 2022. (XOSE BOUZAS / AFP)

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, sur le perron de l'Elysée, lors d'un Conseil des ministres, le 23 mai 2022. (XOSE BOUZAS / AFP)

D'après Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, le gouvernement réflechit à des mesures afin d'améliorer le "partage de la valeur" dans les entreprises qui font des profits. Mais ce projet, qui figurait au programme d'Emmanuel Macron, suscite peu d'enthousiasme.

 

Pour contrer les effets de l'inflation, le gouvernement fait le pari du "dividende salarié". "Quand il y a une augmentation du dividende chez les actionnaires, il doit y avoir la même chose pour les salariés", a résumé le président de la République, fin octobre, lors de sa participation à l'émission "L'Evènement" sur France 2. Lors de la campagne électorale, en 2020, Emmanuel Macron préconisait déjà (PDF) un dispositif obligatoire "de partage des profits dans les entreprises qui versent des dividendes". Sans réussir, jusqu'ici, à susciter l'enthousiasme des partenaires sociaux.

 

Le gouvernement tente, depuis, de relancer l'idée. "Le meilleur partage de la valeur doit être le grand chantier de la majorité", a plaidé le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, dans un entretien au Parisien, samedi 5 novembre. "Le dividende salarié, c'est le profit pour tous." Le locataire de Bercy entend ainsi organiser une convention sur cette question, début 2023, en présence "d'économistes, de chefs d'entreprise, de salariés" et "de groupes d'opposition".

 

Des contours encore à définir

 

Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, avait déjà expliqué sur franceinfo que le gouvernement prendrait "ses responsabilités", si aucun accord n'était trouvé après "trois ou quatre mois". Ce qui ouvre la voie à un éventuel projet de loi. Reste à savoir sur quelles bases. Dans son programme électoral, le président-candidat mentionnait trois options : la participation, l'intéressement et la prime Macron.

 

La participation, mécanisme de redistribution des bénéfices, est déjà obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. Elle accorde des primes dont le montant est fixé par un accord et ne peut dépasser 30 852 euros. L'intéressement, quant à lui, est un plan d'épargne salariale, qui dépend des résultats de l'entreprise et n'est pas obligatoire. Enfin, la prime de partage de la valeur (communément appelée "prime Macron") permet à l'employeur de verser une prime défiscalisée à ses salariés.

 

Dans Le Parisien, Bruno Le Maire n'a pas précisé les contours de ce "dividende salarié", qui devront être définis l'an prochain. En revanche, ce mécanisme contraignant, appliqué à l'ensemble des PME, imposerait aux entreprises de reverser une part de leur résultat net aux salariés, si elles comptent verser des dividendes aux actionnaires. La proposition est notamment portée par Thibault Lanxade, ancien vice-président du Medef et auteur d'un rapport, en 2019, sur le partage de la valeur entre l'entreprise et les salariés. "Sur la forme, le dividende salarié me paraît essentiel", a réagi Audrey Louail, présidente de CroissancePlus, un réseau qui regroupe plus de 500 entrepreneurs, sur franceinfo.

 

Syndicats et patronat s'y opposent

 

Mais le patronat voit aujourd'hui d'un mauvais œil cette proposition, dénonçant un mélange des genres. "C'est une très mauvaise expression qui entretient la confusion entre capital et travail", s'oppose Eric Chevée, vice-président à la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), dans les colonnes du Parisien"Les dividendes viennent rémunérer une prise de risque. Et le concept fait fi de la réalité d'une PME." Toujours dans le quotidien francilien, le Medef dénonce "une confusion sur la nature de la contribution et de la prise de risque des salariés et des actionnaires dans la création de valeur par l'entreprise".

 

La proposition ne séduit pas davantage les syndicats, qui souhaitent avant tout une revalorisation des salaires. Le leader de la CGT, Philippe Martinez, notamment, réclame plutôt une hausse du smic et une indexation des salaires sur l'inflation. Et plusieurs syndicats de la fonction publique ont également demandé une revalorisation du point d'indice. "Notre option n'est pas de remplacer les salaires par des primes", a commenté pour sa part Luc Mathieu, secrétaire national de la CFDT, dans Le Parisien.

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Les AVEUX à peine croyables du conseiller de ZELENSKY sur la guerre avec la RUSSIE

 

TRIBUNE  Dans une interview donnée en 2019, Olekseï Arestovitch, futur conseiller du président Zelensky, expliquait pourquoi il fallait une guerre avec la Russie, comment et quand elle allait se dérouler.

On se pince pour être sûr que l'on ne rêve pasComment est-il possible pour un dirigeant ukrainien de vouloir une guerre ouverte avec un pays aussi puissant que la Russie, quitte à ce que l’Ukraine soit dévastée ? C’est pourtant ce que préconisait Arestovitch, dans une interview donnée le 18 février 2019, quelques mois avant que Zelensky ne soit élu.

L’interview complète est consultable ici.

 « Le prix à payer pour rejoindre l’OTAN est un grand conflit avec la Russie »

Selon Arestovitch, l’Ukraine était un pays trop grand, trop exposé, avec trop de voisins ayant des revendications sur son territoire, pour pouvoir choisir le chemin de la neutralité. Il fallait donc choisir entre la Russie et l’OTAN. Comme l’Ukraine avait déjà essayé la Russie, il fallait maintenant tenter l’OTAN. Toujours selon lui, si l’Ukraine ne rentrait pas dans l’OTAN, elle serait sous contrôle russe d'ici à 10 à 12 ans. Car le futur conseiller était certain que la Russie voulait réintégrer les pays de l’ex-URSS dans sa sphère d’influence.

Cependant, il était parfaitement conscient qu’une Ukraine dans l’OTAN était inacceptable pour la Russie et qu’elle préférerait faire la guerre à l’Ukraine plutôt que de laisser son voisin adhérer à l’alliance militaire de l’ouest perçue comme une menace. Il en était sûr à 99%.

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Publié par EL DIABLO

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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