SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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LA FRANCE DE MACRON : La TAXE D’HABITATION supprimée…Mais remplacée par un NOUVEL IMPÔT !

La taxe d'habitation sera remplacée par un nouvel impôt

La ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jacqueline Gourault, a indiqué ce jeudi [11/01/2018] que la disparition de la taxe d'habitation donnerait lieu à la création d'un nouvel impôt qualifié de "plus juste".

 

La taxe d'habitation, qui devrait être supprimée pour tous à l'horizon 2020, sera remplacée par un nouvel "impôt plus juste", a indiqué jeudi Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

 

"Il faut parler de réforme fiscale et d'impôt plus juste", a déclaré jeudi Jacqueline Gourault lors de l'émission "Questions d'info" LCP-franceinfo-Le Monde-AFP. La disparition de la taxe d'habitation étant prévue sur trois ans, "il y aura bien évidemment besoin de ressources pour les collectivités locales", a-t-elle précisé.

 

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photo d'illustration (source:thetruthaboutcars.com)

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Pour une fois l'oligarchie française n'en est pas à citer en exemple l'Allemagne. C'est que :

La semaine de 28 heures est au cœur d'une grève en Allemagne

C'est qu'aussi le patronat allemand a jugé excessives les revendications des travailleurs.

Et sur le site de la Confédération Européenne des Syndicats on ne voit toujours pas de déclaration de soutien à la lutte engagée en Allemagne.

Est-ce que cela fera de la peine à Bruxelles et à la commission européenne comme ne cadrant pas avec les directives austéritaires ?

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Sur Boursier.com :

La semaine de 28 heures au cœur d'une grève en Allemagne

Le puissant syndicat IG Metall réclame des hausses de salaires et une réduction du temps de travail hebdomadaire, à 28 heures.

 

Le mouvement doit durer au moins une semaine, à l'initiative du syndicat le plus puissant en Europe... Les salariés de l'industrie allemande ont entamé de nouveaux débrayages lundi, notamment dans les secteurs de la métallurgie, de l'automobile et de l'électronique, à l'appel du syndicat IG Metall qui réclame des hausses de salaires et une réduction du temps de travail hebdomadaire, à 28 heures.

 

La centrale syndicale du pays revendique une hausse de 6% des salaires cette année pour 3,9 millions de salariés de l'industrie.

 

Le patronat a rejeté cette demande, la jugeant excessive, et se dit prêt, pour l'heure, à consentir à une augmentation de 2%, assortie d'une prime exceptionnelle de 200 euros au premier trimestre.

 

IG Metall réclame aussi que les salariés postés ou ayant des charges familiales aient la possibilité de passer de 35 heures à 28 heures hebdomadaires avec le droit de revenir à un temps plein au bout de deux ans. Le syndicat allemand veut que les employeurs contribuent à compenser la perte de salaire induite par une baisse du temps de travail.

 

Calendrier de négociations

 

Les ouvriers du service de nuit chez Kirchhoff, fournisseur de pièces pour automobiles, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ont débrayé lundi, tout comme les salariés du fabricant de matériel agricole Claas, indique IG Metall.

A Berlin, 400 ouvriers du fabricant d'ascenseurs OTIS devaient débrayer lundi matin, et d'autres entreprises devaient suivre le mouvement dans la journée, a ajouté le syndicat.

 

Des négociations ont été fixées au 11 janvier pour les salariés dans le Bade-Wurtemberg, Land où sont basées de grandes entreprises comme Volkswagen, Daimler ou Bosch.

 

En Bavière, les négociations doivent reprendre le 15 janvier. Quant au Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, où des sociétés comme ThyssenKrupp ont leur siège, il doit suivre le 18 janvier.

 

SOURCE :

 

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Dans notre société capitaliste, les scandales alimentaires se succèdent et l'affaire Lactalis, le dernier en date mais pas le dernier, montre une fois de plus que le profit passe avant la sécurité alimentaire. Ce qui devrait être un devoir absolu pour l'Etat responsable de la DGCCRF. Or, ce même pouvoir, qu'il soit de gôche ou de droite, a supprimé le nombre de fonctionnaires dans ce service, diminué leurs prérogatives et laissé les entreprises se contrôler elles-mêmes. Et une fois de plus, les marchands du Temple parlent d'erreurs et présentent leurs plus plates excuses. C'est cela le capitalisme libre et non faussé, système qui n'est pas amendable mais à annihiler.

Pour ceux qui ne le savent pas, la DGCCRF dépend du Ministre de l'économie, hier Emmanuel Macron sous la drauche socialiste, aujourd'hui Bruno Lemaire, sous la droite et la droite de Macron.

DGCCRF signifie Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes. Elle est chargée, ouvrez le ban: de veiller aux conditions des échanges marchands entre les entreprises afin d’assurer la loyauté des transactions à l’égard des consommateurs. Dans ce cadre, elle assure trois grandes missions : la régulation concurrentielle des marchés, la protection économique et la sécurité des consommateurs. Elle lutte aussi  lutte contre les ententes et les abus de position dominante, le contrôle des concentrations, la loyauté des relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, l'exercice d’une concurrence loyale dans l’accès à la commande publique. Fermez le ban. Dès lors, on comprend que l'Etat, au service exclusif du capitalisme, n'a pour ambition que de réduire à néant la DGCCRF pour que le Marché soit toujours plus libre et non faussé.

Lactalis a lui une position dominante. En effet, il est le premier géant laitier mondial. En France, mais pas que dans notre pays, pour augmenter ses profits, il pressure salariés, producteurs de lait et consommateurs, de plus sans souci aucun de la sécurité alimentaire. Selon le dogme capitaliste: business is business.

Le groupe, qui n'appartient qu'à une seule et même famille, a déjà été condamné: en 2000 pour "fraude sur le lait et publicité mensongère", il coupait 70% du lait récolté avec de la flotte. En 2008, il est accusé de recycler du frontom périmé et de les avoir vendu. En 2012, il est accusé de vendre du lait stérilisé UHT pour du lait frais pasteurisé: fraude découverte par la DGCCRF, mais classée sans suite faute de vide réglementaire. En 2015, il est condamné à une amende de 56,1 millions d'euros pour entente illicite sur le prix des yaourts vendus sous marques de distributeurs.

Lesdits distributeurs ont été reçus hier à l'apéro par le ministre de l'économie capitaliste. Ils ont vendu des produits Lactalis qui auraient dus être retirés de la vente dans leur enseigne. Ils ont été blanchis par Bruno Lemaire, lequel n'a surtout pas mis en cause la responsabilité de l'Etat. Le seul coupable: Lactalis.

Lactalis s'en fout un petit peu. Sa fraude de 2008 lui avait permis de générer 10 millions d'euros d'affaires. Et il poursuit pépère son petit bonhomme de chemin. Bien qu'empêtré dans un nouveau scandale sanitaire, début janvier 2018, ce n'est pas vieux, il a racheté une marque de yaourt étranger qui fait de lui le number 4 du yaourt à marques chez Donald Trump.

Et 66 pays sont concernés par le lait infantile Lactalis contaminé à la salmonellose...

Allez, un petite image pour conclure et bien le bonjour à la FNSEA, le syndicat patronal de l'agriculture:

Lactalis: les marchands du Temple plus blancs que du lait de vache
PARLE BLOG DE ROGER COLOMBIER
 

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Rébellion

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Supra Obernai : la direction suspend la procédure de licenciement des élus CGT

 

Suite aux pressions et nombreuses interpellations de la CGT, dont celle du Secrétaire Général de la Fédération des travailleurs de la métallurgie, la direction de Supra, entreprise installée à Obernai (Bas-Rhin), a fini par céder en entamant une procédure de suspension du recours au Ministère du travail concernant le licenciement de deux élus CGT.

Cette procédure visait à contester la décision de la DIRECCTE qui refusait le licenciement de ces deux salariés protégés qui avaient mené une bataille exemplaire pour la défense des emplois.

Pour rappel, Supra, fabricant de poêles à bois et à granulés et de chauffages d’appoint à Obernai, était sous le coup d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi annoncé début 2017 qui devait aboutir à la suppression de 76 à 90 postes sur les 171. En avril 2017, les salariés et les élus avaient réussi à faire passer les mesures d’accompagnement de 200 000 à 1 250 000 euros ! Sur la somme, 500 000€ ont été attribués pour une prime additionnelle divisée équitablement par le nombre de salariés licenciés.

Un coup que n’a sûrement pas digéré l’entreprise détenue depuis 2011 par le fonds d’investissement français Perceva. Au final, ce sont 68 salariés qui ont été licenciés en mai dernier. Après quatre mois de retard, la direction a payé la prime de licenciement supplémentaire aux salariés licenciés de Supra. Ce montant de 6570 € a été acquis grâce aux mobilisations du personnel pendant le PSE (3 grèves et une manifestation devant le Tribunal de Saverne) pour exiger que Perceva paie.

"Depuis, nous avons découvert que Perceva, fonds de retournement, était très proche de la Banque Publique d’Investissement. Il n’y a pourtant aucune volonté de maintenir l’activité de l’entreprise, bien au contraire", explique Vincent Debats, délégué CGT chez Supra, qui fait partie des deux salariés protégés concernés à l’origine par le licenciement.

La direction a en effet réembauché avec des contrats précaires (CDD et Intérim) les salariés qu’elle avait licenciés. Ils font le même travail mais avec des salaires beaucoup plus bas et sans ancienneté, sans prime de transport, sans leurs acquis. La direction manipule également les horaires de travail en essayant de faire travailler des heures en plus sans paiement des heures supplémentaires.

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Construction EUROPÉENNE: la chute des emplois à moyen salaire

La construction européenne a entraîné un appauvrissement généralisé. Une nouvelle preuve parmi d’autres : la chute des emplois à moyen salaire.

Entre 1993 et 2010, France, en Allemagne et partout ailleurs dans l’UE, la proportion des emplois à moyens salaires (middle paying) s’est effondrée, comme le démontre le graphique ci-dessous.

 

Source du graphique : Why are there still so many jobs ?

Source du graphique : Why are there still so many jobs ?

Entre 1993 et 2010, la proportion des emplois à moyen salaire s’est effondrée en France de 8,6 % !

Autrement dit :

En France, les classes moyennes se sont beaucoup appauvries. Les classes moyennes rejoignent de plus en plus les classes sociales les plus pauvres (low paying).

En Allemagne, la proportion des emplois à moyen salaire a baissé de 6,7 %. (Rappel : en septembre 2017, l’extrême-droite a obtenu 94 députés au parlement en Allemagne. Je dis bien : 94 députés.)

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source : bastamag - pour agrandir le texte : lien ci-dessous:

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Par Agnès ROUSSEAUX

Dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. Avec à la clé, conflits d’intérêts, censures, pressions, licenciements, ingérence malsaine... Cette concentration des moyens de production de l’information entre les mains de quelques-uns met en péril l’indépendance de la presse dans notre pays. Et porte ainsi atteinte au fonctionnement démocratique. Comment garantir la liberté de l’information et le pluralisme de la presse ? Résumé d’une situation critique, à l’occasion de la campagne #LibertéEgalitéInformés.

 

À qui appartient la presse française ?

 

Le secteur de la presse en France est un grand Monopoly. Tout s’achète, tout se vend, les journaux, les télés, les radios. Quelques milliardaires se partagent le gâteau. Résultat : 90 % des quotidiens nationaux vendus chaque jour appartiennent à 10 oligarques ! D’après les calculs de Basta !, les mêmes possèdent des télévisions et radios qui totalisent respectivement 55% et 40% des parts d’audience [1]. Vous avez donc une grande probabilité de lire, regarder ou écouter chaque jour des médias qui appartiennent à ce petit cercle de milliardaires.

 

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Des manifestants ont essayé de faire irruption au bureau de l’Union de la confédération générale des travailleurs grecs, à Athènes, en signe de protestation contre la restriction du droit de grève décidée par le gouvernement.

 

PAR EL DIABLO

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Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a de quoi se féliciter des premiers mois de Macron : pour elle, la suppression de l’impôt sur la fortune, ce seront 49 000 € économisés en 2018. Pour les autres ministres millionnaires (ils sont douze en tout), l’année doit bien commencer aussi.

Bonne année les riches !

Que les gouvernements gouvernent pour les riches, ce n’est pas nouveau. Mais celui-là ne cherche même pas à s’en cacher.

Au classement du niveau de vie des 1 % les plus riches dans l’Union européenne, la France est deuxième derrière la Norvège. Au classement mondial des milliardaires de Bloomberg, le français Bernard Arnault arrive 6e, avec une fortune de plus de 60 milliards de dollars (soit 20 milliards de plus que l’année précédente). Les « experts » parlent de 2017 comme d’une « belle année boursière », riche en dividendes et profits.

Et pour assister les riches, il faut bien prendre aux pauvres. La hausse de la CSG, en ce début 2018, va signifier une substantielle perte de revenus pour de nombreux retraités. Les tarifs du gaz grimpent : 7 % de hausse. Même le prix des timbres s’envole (de 4,7 %). Le Smic, pas du tout : sa hausse au 1er janvier est de 18 € brut par mois, c’est-à-dire 1,24 % seulement.

Faciliter les licenciements, s’en prendre aux chômeurs

Cela va de pair avec toutes les attaques contre les travailleurs mises en œuvre par Macron. Les mesures des ordonnances travail visent, entre autres, à rendre les licenciements plus faciles, à bon marché, pour le plus grand profit des actionnaires. Jusqu’à inventer les « ruptures conventionnelles collectives » qui, d’après la ministre Pénicaud (ancienne DRH de Danone), auraient le mérite d’éviter le « traumatisme du licenciement ». Autant dire qu’il s’agit d’un moyen pour les patrons de se débarrasser de salariés et à moindres frais.

En même temps, le gouvernement prépare une réforme de l’assurance chômage pour soumettre les demandeurs d’emplois à plus de contrôles et les contraindre à accepter n’importe quel emploi. Une façon d’exercer une pression supplémentaire à la baisse sur les salaires.

Haro sur les plus pauvres !

Les plus vulnérables ne sont pas du tout épargnés par le gouvernement. Plus personne à la rue avant la fin 2017, avait promis Macron en juillet. Une promesse restée sans lendemain, comme l’ont rappelé avec force les associations à la fin de l’année écoulée. Le ministre Christophe Castaner n’a pas hésité à rendre les SDF responsables de rester à la rue, car « ils refuseraient d’être hébergés ». « Ça suffit, maintenant », lui a répondu la Fondation Abbé Pierre.

Les migrants sont aussi une cible du gouvernement. Au harcèlement policier permanent et aux procès contre ceux qui viennent en aide aux migrants, se rajoute un projet de loi en préparation durcissant encore les conditions d’accès au droit d’asile et multipliant les possibilités d’expulsions. Au point que Christian Estrosi, le maire LR de Nice et ancien ministre de Sarkozy, a affirmé que, sur cette question, la droite n’était jamais allée aussi loin que Macron.

Nos vœux pour 2018

Puisque c’est la période des bonnes résolutions, en voici une pour 2018. Celle de préparer la riposte du monde du travail. D’être aussi fermes dans la défense de nos intérêts de travailleurs que Macron et son équipe l’est pour ceux des patrons et des riches.

Il y a cinquante ans, en mai 1968, la grève générale faisait trembler De Gaulle. Il y a encore plus de raisons de se battre en 2018 !

PAR CONVERGENCESREVOLUTIONNAIRES

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Merci la CFDT ! Un décret ouvre la voie aux licenciements dans l’Hôpital public

C'est une information révélée par Force Ouvrière et qui devrait faire grand bruit : alors que les personnels hospitaliers souffrent de conditions de travail extrêmement difficiles dues, entre autres, au manque de personnel, voilà que le gouvernement ressort un décret dans les tiroirs depuis 1986. L'objectif ? Faciliter les licenciements dans les hôpitaux publics !

30 ans après la loi, un décret appliqué grâce au concours... de la CFDT

Dans un arrêté du 25 octobre 2017 passé relativement inaperçu, le Conseil d’État avait exhorté le gouvernement à faire paraître un décret datant de 1986. Et selon les informations divulguées par le syndicat Force Ouvrière, Macron et ses ministres s’apprêtent à passer à l’action.

Dans les faits, il s’agit d’activer un levier institutionnel ouvrant enfin, pour les classes dominantes, la possibilité de procéder à des licenciements économiques dans les hôpitaux publics. Il aura fallu, pour déchaîner cette puissante attaque contre les personnels hospitaliers qui croulent aujourd’hui sous des horaires démentiels par manque de personnels, le concours de la CFDT. En effet, la confédération de Laurent Berger a déposé une saisine qui reprochait au gouvernement de ne pas vouloir prendre ce décret. Une trahison à la hauteur de la réputation de spécialiste de la collaboration de classe qui colle, à juste titre, à la peau de la direction de la CFDT.

Dans un quotidien marqué par les suicides et les burn-out, les personnels hospitaliers voient désormais poindre le spectre du chômage et de la précarité

Le quotidien des personnels hospitaliers est sous le feu des projecteurs depuis plusieurs années. Burn-out et suicides en cascade ont en effet mis en lumière des conditions de travail insoutenables, rendues d’autant plus difficiles qu’elles se couplent à un manque de personnel criant. Les horaires démentiels et les capacités d’accueil insuffisantes sont des souffrances autant pour les personnels que pour les patients.

La mise en œuvre de cette loi permettant d’introduire (un peu plus) les logiques libérales au fonctionnement des hôpitaux est en ce sens une mesure littéralement criminelle contre les travailleurs hospitaliers. Elle aggrave la tendance de destruction du système de santé public par l’érosion progressive, fonctionnant quasi exclusivement sur la pressurisation jusqu’à la moelle des personnels. En somme, davantage de burn-out, davantage de suicides... et une précarisation croissante.

Cette attaque est aussi violente qu’insultante. Exigeons des embauches massives dans les hôpitaux, la baisse du temps de travail et l’augmentation des salaires !

Mais il est aussi notable de voir que de nombreuses luttes ont fleuri dans les hôpitaux, notamment dans le public, ces dernières années. De la grève de 51 jours (dont 11 de grève de la faim) des travailleuses de la clinique du Pont de Chaume en décembre 2015 à la récente victoire des grévistes de pédopsychiatrie à Toulouse, les exemples de luttes partielles se sont multipliés à mesure que la situation devenait de plus en plus critique pour le personnel.

Afin de pouvoir entamer un bras de fer avec le gouvernement et stopper la dynamique allant à toujours plus de dégradations des conditions de travail en milieu hospitalier, l’attaque à venir nécessite une réaction d’ensemble. Un mouvement transversal au secteur public et au secteur privé, cherchant la convergence avec d’autres secteurs et sujets sociaux, comme l’attaque contre l’assurance chômage, et exigeant une inversion des logiques actuelles au vu de l’état dans lequel se retrouvent, aujourd’hui, les hôpitaux.

Bien sûr, il faut exiger l’abrogation pure et simple de la loi de 1986, afin d’empêcher son application par l’activation de levier institutionnel gardé au chaud depuis plus de 30 ans. Mais la situation actuelle n’est pas non plus supportable et nécessite un plan d’embauche massif dans le secteur de la santé, avec une diminution du temps de travail et une augmentation des salaires. Des revendications qui peuvent être portées, dans un mouvement de soutien actif, par l’ensemble des classes populaires et laborieuses pour un service public de santé de qualité.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Assurance chômage. Au siège du MEDEF, gouvernement et syndicats négocient…

Il fait peu dire que le gouvernement n'est pas avare d'effort pour détruire les droits des salariés. Après un début de quinquennat en fanfare, c'est désormais à l'assurance chômage que le président des riches s'attaque. Une première réunion de négociations avec les syndicats avait lieu ce jeudi. Tout un symbole : c'est au siège du MEDEF que les discussions ont eu lieu.

Crédits photo : Corentin Fohlen. Divergence

Pour l’assurance chômage, Macron joue la carte du dialogue social

On le sait, Emmanuel Macron est déterminé à poursuivre sur sa lancée de 2017. Alors qu’une dizaine de réformes sont d’ores et déjà prévues pour le 1er semestre 2018, le gouvernement s’attaque à l’assurance chômage. De premières discussions avaient eu lieu au Ministère du Travail à la mi-décembre. Ce sont les premières négociations qui ont débuté ce jeudi... au siège du Medef.

18, c’est le nombre de « partenaires sociaux » appelés à la table des négociations. Alors que Macron avait joué la carte du « bulldozer » pour son début de mandat, c’est une autre option que le « président des riches » entend utiliser pour mener la bataille de l’Assurance chômage : celle du dialogue social. Une opération à risque, puisqu’il s’agit en définitive de s’attaquer à un (très) gros morceau : la sécurité sociale. Pour ce faire, c’est non seulement une stratégie plus douce qui est employée, mais également plus ciblée : seuls les salariés du privé sont visés. On le voit, Macron entend prendre toutes les précautions possibles, au vu de sa marge de manœuvre relativement réduite, pour éviter tout envenimement de la situation sur le terrain de la lutte des classes. Ou, a minima, de jouer la carte de l’isolement des secteurs, par la traditionnelle découpe public/privé.

Mirage d’avancée sociale et véritable attaque contre les classes populaires

Le gouvernement met en avant ce qui est bien trop hâtivement qualifié « d’avancée sociale » : l’ouverture de l’Assurance chômage aux démissionnaires. Un épouvantail agité qui illustre à merveille les « précautions » d’un président dont la côte de popularité, selon les médias dominant, serait en hausse, et qui en dit long sur les contradictions qui s’approfondissent depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, qui a objectivement gagné une bataille à la rentrée sociale avec la loi travail XXL, mais qui dans le même temps cristallise les colères, comme en témoigne l’étiquette de « président des riches » qui lui colle à la peau.

Mais bien sûr, ce sont les contreparties de cette « avancée » qui permettent de mettre en lumière l’ampleur de l’attaque. Tout d’abord, la « traque aux chômeurs », dénoncée par la CGT comme étant « prendre le problème dans le mauvais sens » et avec laquelle Macron vise à réduire de 50% les indemnités mais aussi, et surtout, une suppression pure et simple des cotisations sociales. C’est-là une réforme appelée de ses vœux depuis des décennies par le grand patronat et qui lancerait les grandes manœuvres en termes de destruction du modèle de la sécurité sociale dans son ensemble.

La « vigilance » des syndicats ne suffit pas. Il faut quitter la table des négociations et préparer la riposte

Pour l’heure, la CGT, FO et la CFDT ont annoncé rester « vigilants » sur le dossier de l’assurance chômage, estimant que des « réformes » sont nécessaires tout en insistant sur la nécessité de mettre en place des mesures compensatoires. En bref, les principales centrales syndicales sont décidées à jouer le jeu du « dialogue social » avec le gouvernement.

Il s’agit là d’une composante importante pour Macron. La participation des centrales syndicales aux négociations, dans le cadre du processus de casse de la sécurité sociale, est en effet indispensable pour éviter le scénario d’une mobilisation massive de contestation dans la rue, qui serait une véritable épreuve pour un gouvernement très largement détesté au sein des classes laborieuses et populaires.

C’est pourquoi il est indispensable de quitter la table des négociations et de commencer à préparer la riposte, avec un plan de bataille unitaire qui a tant fait défaut lors du mouvement contre la Loi travail et à la rentrée sociale de 2017. A l’heure où, dans les facs, des débuts de contestation pointent leur nez, du Mirail à Paris 1, chez les étudiants et personnels, il s’agit d’œuvrer à une riposte d’ensemble du monde du travail et de la jeunesse contre l’offensive libérale d’Emmanuel Macron.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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