SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

MANIFESTATION LE 09 MARS 2016 DANS L'OISE.

Intersyndicale, l'Union Locale CGT et L'Union Locale FO de Compiègne appelle à une manifestation pour le retrait de " la loi dit El Khomri " mercredi 9 mars 2016 à 10 h cours Guynemer (n°9 face à la Maaf) à Compiègne.

Nous appelons tous les salariés, les citoyens,les privés d'emploi, les étudiants, les lycéens,les retraités à participer à cette mobilisation.

MERCREDI 9 MARS A 10 HEURES

Fraternellement
La CGT Compiègne

Manifestations contre la Loi travail (el Khomri) le 9 mars
Manifestations contre la Loi travail (el Khomri) le 9 mars

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Tout est dans l’article 1 : ne serait-ce qu’à cause de ce seul article, tout le projet de loi El Khomri doit être retiré. C’est la remise en cause historique, théorique, juridique fondamentale d’un siècle entier de code du travail.

Pour le comprendre il faut savoir que le code du travail est né en 1910 après la catastrophe de Courrières de 1906 dans le Pas-de-Calais. Lors de cette tragédie, 1099 mineurs avaient perdu la vie au fond des puits. Le patron avait exigé que le travail reprenne en cessant la recherche des survivants, car sinon le charbon polonais allait arriver et il allait mettre la clef sous la porte. Une douzaine de jours plus tard, 13 puis 1 survivants étaient ré apparus. Le choc émotionnel avait été tel qu’on avait décidé de créer le Ministère du travail pour qu’il échappe aux exigences du Ministère de l’économie.

Le choix fondamental a été d’adapter le travail aux humains et non pas les humains au travail. Si nous avons exigé les 3 X 8 : 8 h de travail, 8 h de loisir, 8h de repos, ce n’est pas pour plaire aux patrons des entreprises, c’est pour plaire aux humains, pour qu’ils puissent vivre avec leur travail.

Aussi lorsque le Président Hollande annonce qu’il allait « adapter le droit au travail aux besoins des entreprises », c’est une contre-révolution conceptuelle. Elle n’a rien de « moderne » et rien à voir avec la « crise » : c’est le retour au 19° siècle, bien avant 1906, aux débuts du salariat post esclavage quand il n’y avait ni lois ni cotisations sociales.

Ca n’a rien à voir non plus avec l’emploi : François Hollande l’avoue le 21 février 2016 en précisant que cette loi « n’aura pas d’effets en termes d’emploi avant plusieurs mois. Mais il s’agit d’installer un nouveau modèle social » Il ne pouvait mieux reconnaitre que le chômage était un prétexte, et qu’il visait surtout à rompre avec le droit du travail existant.

Le projet dit El Khomri est donc une remise en cause idéologique ultra libérale de décennies de combat des syndicats et la gauche pour protéger les salariés. Même les patrons ont été surpris de ce projet de loi qui va plus loin que ce qu’a fait la droite.

Le gouvernement Valls a méprisé les capacités de réaction des salariés des syndicats, de la gauche, le voilà obligé de mégoter  en cherchant a distancier  l’un des syndicats du rejet d’ensemble. Mais c’est encore méprisable, car il s’agit de droits et de principes universels, et non de la façon de surexploiter une poignée de salariés dans une boutique du coin…

Cent ans durant, le code du travail a été construit pour que les droits des humains au travail échappent aux exigences aveugles du marché, de la rentabilité, de la compétitivité. C’est un code exceptionnel en ce qu’il est fait de luttes et de sang, de sueurs et de larmes, il est le produit  de 1920 à 1936, de 1945 à 1968, de 1995 à 2002, de grèves, d’occupations, de manifestations, de négociations et de lois de la République.

Car, il faut le redire, dans une entreprise, il n’y a pas égalité entre les deux partis cocontractantes, patronat et salariat : dans le contrat de travail, il y a inégalité, le salarié est subordonné, c’est un « lien de subordination juridique permanent » et c’est pour cela qu’il existe une « contrepartie » un code spécifique de droits.

En fait les lois du travail sont – et doivent rester – universelles en ce qu’elles sont attachées aux droits humains, quelque soit la taille de l’entreprise, sa spécificité, sa branche. Elles doivent l’emporter sur les « contrats », sur les « accords », sur les « dérogations », les « exceptions » et non pas l’inverse. C’est ce qui est garanti par la déclaration des droits de l’homme de 1948, par la charte européenne des droits fondamentaux des humains de 1999, par des conventions de l’OIT comme les n°81 ou 158.

S’il existe une « Organisation internationale du travail », c’est pour que ces droits humains s’étendent universellement et non pas pour que le président Hollande ou la loi El Khomri les rabougrissent, de dérogation en dérogation, aux besoins de chaque employeur, entreprise par entreprise

Le droit du travail doit être constitutif du droit de la concurrence et non pas piétiné au nom de la concurrence. Tous les pays qui utilisent du travail des enfants, qui imposent des journées épuisantes doivent être combattus et sanctionnés, non pas imités.

Certes on peut modifier, renforcer le code du travail. Mais nul ne peut le ré écrire en entier, tant il est le fruit, dans ses mille détails, de l’expression historique des rapports de force sociaux. Il est l’ordre public social, l’état de droit dans les entreprises, les lois de la République face au marché. En cela, le code est l’indice de mesure de la qualité d’une civilisation.

Le code est le droit le plus intime, le plus vital, le plus essentiel pour les salariés. Il est le plus petit, le plus lisible de tous les codes. Il est le code le moins enseigné, le plus dénigré, le plus fraudé, hélas.

Par Gérard Filoche.

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Sécurité ferroviaire et ponctualité sont les deux références historiques de la SNCF,
POURTANT…

Usagers et Cheminots ont vu se dégrader la ponctualité et la régularité.

Les retards et suppressions de trains tendent à se banaliser.

La Direction SNCF demande aux Cheminots, pourtant formés dans le devoir du service de qualité, d’appliquer la méthode du « satisfait ou remboursé ». Cela peut s’inscrire dans un système purement commercial, mais c’est contraire aux principes mêmes du Service Public.

UNE NOUVELLE ÉTAPE : L’INSÉCURITÉ FERROVIAIRE

La SNCF a connu 3 accidents majeurs en 3 ans (Brétigny, Denguin, rame d’essai TGV à Eckwersheim) dont 2 mortels. Les incidents ou quasi accidents (déshuntages…) se multiplient.

La direction SNCF a supprimé près de 20 000 emplois de cheminots en 10 ans et ce, dans tous les métiers, dont près de 4000 en 2015. Elle envisage la suppression de 2000 emplois supplémentaires à fin 2016.

Elle supprime des trains dans certaines régions faute d’agents de conduite.

Elle sous-traite les travaux sur les voies, instaure les contrats précaires, détruit les compétences et les savoir-faire des cheminots de la SNCF.

LA SÉCURITÉ FERROVIAIRE N’A PAS DE PRIX !

Les cheminots considèrent que la sécurité ferroviaire passe avant toute autre considération. Les référentiels, textes réglementaires en vigueur, le Statut des Cheminots, sont autant de gardes fous qui imposent des règles, des contraintes incontournables, des devoirs qui ne peuvent cohabiter avec la logique de réduction des coûts à tout prix, quoi qu’il arrive.

DIRECTION SNCF ET GOUVERNEMENT PRÊTS À TOUT ?

Pour pallier au désengagement de l’Etat sur les infrastructures ferroviaires, pour financer les intérêts d’une dette que la réforme du système ferroviaire de 2014 n’a pas réglé, rien n’est épargné aux usagers et aux cheminots.

La direction SNCF entend maintenant, avec l’appui du gouvernement et du patronat, abaisser les conditions sociales des Cheminots de la SNCF comme ceux des Entreprises Ferroviaires privées, à travers la parution récente (18 février) d’un « décret socle » censé préparer les discussions sur une Convention Collective Nationale du secteur ferroviaire, en amont de négociations d’accords d’entreprises.

Si les textes devaient être confirmés, cela aurait une incidence directe sur le niveau du service rendu ainsi que sur le niveau et la qualité de la sécurité ferroviaire que sont en droit d’attendre usagers et cheminots.

USAGERS, CHEMINOTS : FAISONS CONVERGER NOS FORCES !

Les cheminots, avec la CGT, n’accepteront aucune dégradation de la réglementation applicable actuellement à la SNCF, fruit de l’expérience et de l’exigence d’un très haut niveau de sécurité.

C’est pour ces raisons qu’ils agiront par la grève le 9 mars prochain sur l’ensemble du territoire national, direction SNCF et gouvernement faisant le choix de rester sourds aux arguments avancés.

En juin 2014, La CGT affirmait que l’éclatement de l’entreprise publique et le désengagement financier de l’Etat sur la dette du système ferroviaire et sur la régénération du réseau allaient entraîner une baisse de la qualité et de la sécurité du service public SNCF pour nous amener sur le chemin de la libéralisation.

Chaque jour, le vécu des usagers et des cheminots prouve que nous avions raison.

De multiples initiatives communes sont d’ailleurs organisées sur le territoire au niveau local par les syndicats CGT de cheminots et les organisations d’usagers ou autres comités de défense.

La Fédération CGT des Cheminots appelle les usagers et les cheminots à faire converger leur force pour combattre ces choix contraires à l’intérêt général par un développement du service public SNCF fret et voyageurs de qualité et sûr !

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les Fédérations Syndicales représentatives CGT – UNSA – SUD-Rail – CFDT ont été reçues, dans le cadre de la DCI unitaire, le vendredi 26 février 2016.

La responsabilité sociale d’une entreprise comme la SNCF se mesure à apporter des réponses concrètes aux revendications portées par les cheminots. Pourtant, les représentants de la Direction n’ont pris aucun engagement, ce qui aurait été un signe fort d’un dialogue social de qualité bénéfique aux cheminots et à l’entreprise.

SALAIRES :

La Direction reste sourde à la demande des Organisations Syndicales d’ouvrir rapidement des négociations salariales portant sur une augmentation générale des salaires : revalorisation du point de grille. Elle se limite à son agenda social, Table Ronde au 2ème trimestre 2016.

EMPLOI :

La Direction se sert de l’argument médiatique « la SNCF est le plus gros employeur de France » pour tenter d’amenuiser sa politique de l’emploi.
La SNCF se doit d’être plus transparente dans ses propos en livrant l’entière vérité.

L’ensemble des Fédérations a exigé une véritable négociation sur l’emploi en prise avec les réalités (dégâts humains et sociaux) et les besoins.

Cette question centrale au cœur des préoccupations des cheminots est renvoyée à la discussion d’un accord sur la GPEC (Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences).

Ces deux premiers points méritent une autre ambition qu’une feuille de route remise aux Organisations Syndicales.

ORGANISATION DU TRAVAIL ET AMÉNAGEMENT DU TEMPS DE TRAVAIL (DÉCRET – CCN – ACCORDS D’ENTREPRISE) :

La Direction dit ne pas être en mesure de porter des propositions au décret-socle « qui est un texte d’entrée ». Elle suggère de mener des négociations parallèles – accord de branche, CCN et accords d’entreprise – sur la base des règles actuelles ou de les faire évoluer.

Les Fédérations Syndicales ont rappelé leur position, notamment de partir de la réglementation du travail actuelle (issue de l’accord 35 heures).

La Direction ne peut rester sourde au mécontentement grandissant des cheminots qui, tous les jours, participent à la mise en oeuvre du Service Public qu’ils veulent de qualité dans des conditions de plus en plus dégradées.

LES FÉDÉRATIONS SYNDICALES CGT – UNSA – SUD-RAIL – CFDT APPELLENT LES CHEMINOTS À AGIR.
ELLES SE RÉUNIRONT, APRÈS CONSULTATION DE LEURS ORGANISATIONS, POUR LE DÉPÔT D’UN PRÉAVIS DE GRÈVE LE 09 MARS 2016.
Grève aussi à la RATP le 9 mars

A l'appel de la CGT, les agents de la RATP devraient être en grève le mercredi 9 mars 2016.

Le mouvement concerne les salaires et les suppressions d'emplois.

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Des lendemains qui déchantent !

Le président de la république a annoncé lors de ses vœux 2016 le lancement de son troisième plan de formation des chômeurs. Celui-ci vise à « accompagner 500 000 demandeurs d’emploi vers les métiers de demain ».

A travers ce programme, extrêmement mal ficelé et pourtant qualifié « d’opérationnel » par la ministre, il s’agit surtout d’afficher une diminution artificielle de le nombre de chômeurs et de préparer les conditions de la régionalisation de la politique de l’emploi, à quatorze mois de la présidentielle.

En effet, au-delà des priorités grossièrement définies ciblant les chômeurs de longue durée à faible qualification, chaque région aura la main sur les choix à opérer en matière de formation des demandeurs d’emploi. Ainsi, les présidents de régions obtiennent non seulement l’argent de l’Etat mais aussi la gestion quasi exclusive de son utilisation et au-delà de l’Etat.

Quid de l’égalité entre citoyens d’une région à l’autre ?
Quid de l’avenir du service national de l’emploi ?

La diversité des orientations affichées par les présidents de région risque de générer une gigantesque gabegie de l’argent public et une grande désillusion pour les chômeurs formés mais sans débouchés, faute de créations nettes d’emploi. Cela rappelle les précédents plans de formation des chômeurs -plan 30 000 puis plan 100 000- faisant écho aux supercheries d’un patron du MEDEF avec son pin’s « 1 million d’emplois ». Force est de constater que son bilan net en 2015 n’est que de 46 000 emplois, au lieu des 200 000 attendus ! Supercherie également des 300 000 métiers dits en tension que la ministre reprend pourtant comme une priorité, sans jamais être en capacité de définir ces fameux métiers en tension.

La CGT fait le constat que la plupart des secteurs qui n’arrivent pas à recruter cumulent bas salaires, pénibilité, temps partiels imposés. Il en est ainsi dans certains métiers du bâtiment, de l’hôtellerie et de la restauration, des aides à la personne. Deux tiers des jeunes diplômés de la restauration fuient ce secteur dès que possible pour échapper à des conditions de travail par trop dégradées.

Poursuivant sa logique libérale outrancière, la ministre du travail profite de ce plan pour établir un niveau VI et V bis en matière de qualification, en tout illégalité et sous couvert de priorité aux demandeurs d’emploi les moins qualifiés. Le CAP/BEP est aujourd’hui le premier niveau de qualification reconnue en France servant de référence à la progressivité du salaire. En instituant artificiellement, un niveau inférieur, le gouvernement prend le risque d’un bouleversement majeur en matière de classification. Cela atteint en premier lieu la pérennité du SMIC, salaire minimum de référence obligatoire en l’absence de qualification reconnue.

Il s’agit d’une démarche idéologique, suivant ainsi les recommandations de la commission européenne, que même le gouvernement de Sarkozy avait refusé d’adopter. Cette évolution dénature également la mise en place récente du socle de compétences professionnelles conçu comme un outil utile à la qualification des salariés les plus fragiles et non comme « un permis de travailler à bas coût ».

La formation professionnelle n’est pas un outil miraculeux qui crée l’emploi. La CGT constate ainsi qu’il y a là une occasion manquée de mettre en œuvre une politique individualisée de parcours de formation professionnelle ouverte tout au long de la vie pour les salariés privés d’emploi mais également pour les salariés en emploi. Cela favoriserait la montée en qualification et la stabilité professionnelle et aurait pu constituer un premier pas concret vers une sécurité sociale professionnelle.

A l’instar du calamiteux projet de loi réformant le code du travail, les annonces du gouvernement en matière de formation des demandeurs d’emploi présagent de nouveaux reculs sociaux. Régionalisation à marche forcée de l’emploi, destruction des référentiels de qualification et réforme du code du travail préparent la nouvelle phase d’austérité que le gouvernement cautionne à Bruxelles.

Face à tous ces projets de régression sociale, la CGT appelle tous les jeunes, les salariés, les privés d’emploi, les retraités à se mobiliser la semaine du 7 au 11 mars, dans la perspective des mobilisations unitaires du 31 mars prochain.

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Un premier recul du gouvernement

L’annonce par Manuel Valls du report de la présentation du projet de loi « El Khomri » en conseil des ministres, est un 1er recul à mettre à l’actif de la mobilisation montante.

Le gouvernement doit prendre en considération les revendications qui s’expriment dans les entreprises, les services sur les questions de salaires, d’emploi, de conditions de travail ainsi que le rejet massif du projet de loi code du travail.

Il doit maintenant annoncer son retrait et ouvrir une phase de négociations réelles avec les représentants syndicaux et les organisations de jeunesse pour élaborer un code du travail protecteur. La CGT a des propositions concrètes en ce sens, et poursuit ses échanges intersyndicaux pour la construction de nouveaux droits.

La CGT propose aux salariés, la semaine du 7 au 11 mars des initiatives multiples dans les entreprises et le 9 mars de participer aux rassemblements et manifestations unitaires en construction.

Fin mars, elle appelle avec d’autres organisations syndicales et organisations de jeunesse, les salariés à une journée de mobilisation convergente, nationale sur les revendications, pour le retrait du projet El Khomri, pour un code du travail du 21ème siècle !

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L’Éthiopie, nouvel eldorado du textile low cost ?

L’Éthiopie cherche aujourd’hui à se positionner comme un lieu d’implantation privilégié pour l’industrie textile mondiale, grâce à ses bas salaires et aux conditions favorables offertes aux multinationales et à leurs fournisseurs. Le pays est-il en train de prendre le même chemin que le Bangladesh, où les conditions de travail du secteur textile sont devenues l’objet d’une controverse d’ampleur mondiale ? Reportage du Monde dans les usines textiles de la périphérie d’Addis-Abeba.

Selon la Banque mondiale, la Chine devrait délocaliser 85 millions d’emplois industriels dans les prochaines années. L’implantation en Ethiopie était une évidence pour le groupe Huajian qui emploie 25 000 personnes à Dongguan dans le sud de la Chine. « De nombreux fabricants ont été obligés de quitter l’Asie à cause de l’augmentation des salaires et du prix des matières premières, explique Nara Zhou. L’Éthiopie possède le plus grand cheptel d’Afrique. Nous achetons 80 % de notre cuir dans les tanneries locales à moindre coût. » Chez Huajian comme dans la plupart des usines étrangères de textile et de cuir qui se sont implantées en Ethiopie, le salaire mensuel moyen est d’environ 70 euros. Jusqu’à dix fois moins que dans l’usine du monde qu’était devenue la Chine. (...)

« Nous savions que les Éthiopiens étaient moins productifs, mais nous les formons. Nous naissons tous sans connaissances. Puis nous apprenons et nous nous améliorons si nous faisons preuve de discipline », lâche froidement Nara Zhou en jetant un regard sur les banderoles rouges qui prônent les bienfaits de la ponctualité et du travail acharné.

Lire l’intégralité de l’article sur le site du Monde.

La journaliste du Monde y retrouve les problèmes d’heures supplémentaires, de retenues sur salaires, de brimades, et de conditions de travail qui sont familiers des usines en bout de chaîne de la mondialisation.

L’Éthiopie s’est engagée ces dernières années dans une politique de modernisation et d’industrialisation à grande échelle. Celle-ci se traduit entre autres par la vente de vastes surfaces agricoles à des investisseurs étrangers, la construction de grands barrages pour produire de l’électricité, et le positionnement du pays comme un nouveau lieu d’implantation pour les usines des fournisseurs des multinationales, souvent avec comme main d’oeuvre les populations rurales déplacées par les grands projets et l’accaparement des terres ! C’est le cas en particulier pour le secteur textile, le pays étant souvent présenté comme un « nouveau Bangladesh ». Le groupe suédois H&M, l’un des principaux donneurs d’ordre des usines textiles bangladeshis, a d’ailleurs ouvert un bureau à Addis-Abeba. Mais il n’est pas seul.

Dans son bureau cloisonné d’où l’on entend le ronronnement des machines, le PDG de l’entreprise taïwanaise George Shoe, Opinder Kumar Kaul, un Indien d’une cinquantaine d’années au visage rond, ne tarit pas d’éloges sur les conditions très avantageuses que les autorités offrent aux investisseurs étrangers : « Des années d’exonérations fiscales, des exemptions de droits de douane sur les importations de matières premières et de matériel, une stabilité politique et sécuritaire, une main-d’œuvre jeune et peu militante », énumère-t-il. (...)

Mais, pour Tanju Kavlakli, le directeur commercial d’Ayka Addis Textile, la filiale éthiopienne du groupe turc Ayka Textile qui s’est installé en 2006 en Ethiopie, le pays n’est pas encore l’eldorado attendu : « De nombreux obstacles ralentissent le développement de l’industrie. La bureaucratie, le manque d’infrastructures, les coupures fréquentes d’électricité, les délais de livraison trop longs à cause de la route qui nous relie à Djibouti, les matières premières de qualité médiocre. » Pour ses tee-shirts, leggings et pyjamas qui seront vendus chez l’allemand Tchibo et le français E.Leclerc entre autres, l’usine de textile importe du coton organique d’Inde.

L’article rappelle que même s’il n’y a pas de salaire minimum en Éthiopie, les syndicats y sont autorisés, et certains droits y sont reconnus aux travailleurs, au moins sur le papier. Une grève a eu en janvier 2015 dans l’usine d’Ayka Addis Textile, et les ouvriers y ont obtenu une augmentation de salaire de 25%.

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

En moins de 10 minutes, Gérard Filoche vous explique pourquoi le projet de loi sur la réforme du code du travail est un projet scélérat qu’il faut refuser EN BLOC !!

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Bonne dégustation
Bonne dégustation

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La société britannique Unilever est l’une des leaders mondiaux de la fabrication et de la commercialisation de produits alimentaires et d'entretien. Cette dernière montre une performance sans faille depuis plusieurs séances conforté par des résultats solides avec notamment une progression de près de 2 milliards de GBp, soit +4,5% de son chiffre d’affaires attendu pour 2016.
Graphiquement, le titre s'apprécie de près de 4% depuis le 1er janvier. Il semble en mesure de poursuivre ce mouvement de hausse avec les moyennes mobiles en soutien et devrait prochainement retester la résistance moyen terme des 3085 GBp, coïncidant également avec la borne haute d’un canal ascendant. Enfin, les indicateurs techniques ne laissent pas entrevoir un retournement de tendance à court terme, nous permettant d’anticiper un franchissement de ce niveau des 3085 GBp.
En prenant en compte tous ces éléments encourageants, les investisseurs pourront se positionner à l'achat sur le titre Unilever au-dessus des 3100 GBp, avec un objectif de cours fixé à 3300 GBp (soit 8% de gain potentiel). Un stop de protection sera néanmoins placé sous le support court terme des 3000 GBp, seuil qui invaliderait la stratégie.

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
REFORME DU CODE DU TRAVAIL
« un retour au 19ème siècle »

REFORME DU CODE DU TRAVAIL 
« un retour au 19ème siècle »

 

Le projet de réforme du Code du Travail porté par la Ministre Myriam El Khomri est une attaque sans précédent contre le monde du travail et les droits des salariés.

En effet, il vise, entre autre, à inverser la hiérarchie des normes pour que l'accord d'entreprise prédomine tant sur le Code du travail que sur les Conventions Collectives.

Pourquoi ce projet est-il dangereux ?

Actuellement, la « hiérarchie des normes » signifie que les droits du salarié partent du Code du Travail pour aller jusqu'au contrat de travail en passant par des conventions et des accords :

Code du travail ----> Accords de Branche ---> Conventions Collectives ----> Accords d'Entreprise ----> contrat de travail

La particularité est que chaque négociation ou accord ne peut-être que plus favorable au salarié (une Convention améliore le Code du Travail, un Accord d'Entreprise améliore une convention etc.…).

Vouloir inverser cette hiérarchie pour privilégier l'accord d'entreprise est donc lourd de conséquence puisque c'est la condamnation à mort du Code du Travail !

Faire croire que ces accords reflèteront les souhaits de la majorité des salariés est une fumisterie : En effet, un syndicat ayant recueilli 30 % des voix aux élections professionnelles pourra, par voie référendaire, faire valider un accord pourtant moins favorable que la Loi !

De là à imaginer

  • des connivences entre patronat et des syndicats d'accompagnement, il n'y a qu'un pas….
  • les efforts que déploieront certains employeurs pour monter de toute pièce une section syndicale à leur botte, il n'y a qu'un pas….
  • les pressions du patronat sur les syndicats et sur l'ensemble des salariés pour arriver à ses fins, il n'y a qu'un pas...

Mais ce n'est pas tout…

  • Sur la durée du travail :

Exit les 35 heures…. Cette réforme, si elle était adoptée, permettrait aux entreprises de faire travailler les salariés jusqu’à 12 heures par jour (contre 10 aujourd’hui) et même jusqu’à 60 heures par semaine par accord. Et les PME pourront imposer des « forfaits jours » à leurs salariés, avec remise en cause des 11 heures de repos entre 2 prises de poste….

Le travail pourra être organisé par accord sur une période allant jusqu’à 3 ans en ne payant les heures supplémentaires qu’à la fin, et dans les petites entreprises elles pourront être payées au bout de 16 semaines sur simple décision du patron ;

  • Sur les salaires :

Les majorations des heures supplémentaires pourront descendre à 10% par accord d’entreprise et les temps d'astreinte hors intervention décomptées en temps de repos…..

En prime, le projet de loi satisfait plusieurs revendications patronales :

« La modification forcée du contrat de travail en cas d’accord de « compétitivité » baissant les salaires et/ou augmentant le temps de travail, et le licenciement pour motif personnel en cas de refus du salarié-e ;

« En pratique, un employeur pourra, pour de prétendues difficultés économiques qu'il n'aura d'ailleurs même plus à justifier, imposer une baisse de salaire. Et le refus du salarié pourra aboutir à son licenciement disciplinaire et non plus pour motifs économiques.

« Une nouvelle réforme de la médecine du travail qui éloigne encore les salariés des médecins du travail

  • Sur les licenciements :

Face à ces attaques, si le salarié licencié entendait faire valoir ses droits devant le Conseil des Prud'hommes, ce projet a tout prévu : Les indemnités ne seront plus soumises à l'appréciation souveraine du Juge mais plafonnées par la Loi à des niveaux particulièrement bas, véritable incitation à licencier sans respecter la loi. Pour certains salariés (moins de cinq ans d’ancienneté), le plafond correspond au plancher actuel !

Tout ceci n'est qu'un aperçu de ce que nous a concocté le gouvernement PS au service du patronat.

Si la loi Khomri passe, cela ouvrira la porte à la destruction de tous les statuts de la fonction publique et des entreprises publiques. C'est ce projet, que le MEDEF avait rêvé et que Sarkozy n'avait pas osé, que le gouvernement voudrait nous imposer !!

 

Pour la CGT :

  •  Faciliter les licenciements et insécuriser les salariés C’EST NON !
  • Interdire les licenciements, renforcer les droits des travailleurs C’EST OUI !
  • Renforcer la flexibilité, mettre en cause la hiérarchie des normes C’EST NON !
  • Diminuer la durée du travail et augmenter les salaires C'EST OUI !

Ce projet n’est n'est ni amendable, ni négociable !

ABROGATION des lois Macron Rebsamen et la loi dite de sécurisation de l’emploi

 

TOUS MOBILISÉS LE 31 MARS
CONTRE LA LOI DITE EL KHOMRI

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L'arrêt de la mission d'intérim  à l'initiative de l'agence d'intérim et indemnités de fin de mission

RUPTURE ANTICIPÉE DU CONTRAT

Rompre avant son terme le contrat de travail d’un intérimaire est interdit sauf pour faute grave. L’entreprise de travail temporaire qui rompt le contrat de travail du/de la salarié-e intérimaire avant le terme prévu au contrat doit proposer à celui-ci, un nouveau contrat de travail prenant effet dans un délai maximum de trois jours ouvrables - qui sont rémunérés - et d’une durée au moins équivalente à celle qui restait à courir du contrat précédent.

La nouvelle mission proposée ne peut comporter de modifications en ce qui concerne la rémunération, qualification, horaire de travail et temps de transport. Sinon le salaire est dû jusqu’au terme du contrat, y compris l’indemnité de fin de mission.
A défaut, ou si le nouveau contrat est d’une durée inférieure à celle restant à courir du contrat précédent, l’entreprise de travail temporaire doit assurer au/à la salarié-e une rémunération équivalente à celle qu’il aurait perçue jusqu’au terme du contrat, y compris l’indemnité de fin de mission.

Attention :
Les entreprises de travail temporaire tentent régulièrement de vous faire signer un avenant au contrat afin de se dégager de cette obligation, ne signez rien sans consulter vos délégué-e-s CGT.

Si l’intérimaire rompt son contrat de mission prématurément (sauf rupture en période d’essai), il risque d’être condamné à verser à l’entreprise de travail temporaire des dommages-intérêts correspondant au préjudice subi et se voit privé d’indemnité de fin de mission.

Voir les commentaires

Visiteurs

547288

 

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog