SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Ce mardi 31 août, le Tribunal administratif de Melun a rendu sa décision et donne raison à Total. Après la Direccte, le Tribunal prend parti pour la direction au mépris de la sécurité des travailleurs. Main dans la main, la multinationale et l’administration assument la responsabilité d’un risque Lubrizol.

Le recours des Grandpuits rejeté : l’Etat et Total main dans la main malgré un "risque Lubrizol"

Photo : O Phil des Constrastes

Risque industriel et sécurité des travailleurs. Le tribunal fait la sourde oreille

Pour commencer, il convient de rappeler que, fait notable, le tribunal administratif était saisi de l’annulation du PSE sur un seul fondement : celui du manquement à l’obligation de prévention des risques. L’objectif des requérants était ainsi de cibler leur démarche et d’exiger que Total revoit sa copie afin d’assurer la sécurité de l’ensemble des travailleurs amenés à rester à la raffinerie.

Il était donc attendu du juge qu’il contrôle la qualité des mesures adoptées par Total pour prévenir les différents types de risques, qu’ils soient psycho-sociaux ou chimiques, industriels et environnementaux, nombreux sur un site SEVESO seuil haut.

Or, force est de constater que le tribunal s’est dérobé et, dans la suite de la décision d’homologation de la Direccte, considère que Total, en consultant les instances de représentation du personnel et fournissant des documents relatifs aux risques, a rempli son obligation. Mais là n’était pas le débat. Si les instances de représentation du personnel ont bien été consultées et « informées », les élus n’ont eu de cesse de rappeler que le projet n’était pas abouti, notamment en termes de prévention des risques. C’est d’ailleurs un fait rappelé par Maitre Bernard à l’audience, qui s’est appuyée sur les déclarations d’élus d’autres organisations syndicales, de FO à la CFDT : toutes sont unanimes et s’inquiètent de l’avenir des travailleurs sur un site dont elles ne connaissent rien.

Pire encore, le tribunal semble refuser de contrôler la qualité des mesures de prévention des risques adoptées par la direction. Ce qui est contesté par les salariés, c’est le contenu des « dispositifs de prévention des risques psycho-sociaux » proposés par la direction. D’ateliers de sophrologie à des cellules d’écoute en passant par des topos sur « l’opportunité du changement », il ne s’agit que de propositions cosmétiques en décalage absolu avec les risques pris par des salariés qui interviennent sur des feux d’hydrocarbures.

Aucune réponse donc sur des revendications pourtant simples : des embauches sur l’équipe d’intervention, un plan d’opération interne abouti, des postes en nombre suffisant pour assurer la sécurité du site et des salariés, des congés en quantité suffisante.

Total, le juge et la Direccte face aux travailleurs de la raffinerie

En réalité, le juge, comme la Direccte avant lui, a repris à son compte l’entièreté de la motivation de Total sans même prendre la peine d’entrer dans l’examen des mesures réellement adoptées par la direction. C’est ainsi que les salariés ont réagi, affirmant dans un communiqué : « Par contre, une information qui est bien connue des travailleurs, ce sont les 700 emplois supprimés, l’équipe de pompier du site revue à la baisse alors que la plateforme de Grandpuits reste un site Seveso seuil HAUT et que sa proximité avec l’usine de production d’engrais Borealis (anciennement AZF) augmente d’avantage le risque d’un potentiel LUBRIZOL ».

Un dossier profondément politique

Plus précisément, cette décision permet de prendre la mesure des mots prononcés par Gérard Filoche avant l’audience : « Le rapport de force juridique sur l’homologation du PSE est très incertain. C’est la raison pour laquelle il faut s’appuyer sur le rapport de force social. En réalité, c’est le Ministre du travail qui donne la consigne de céder à Total ou pas, et ne pas céder à Total c’est montrer qu’il est possible de faire reculer la première entreprise de France ». En d’autres termes, le dossier Grandpuits est un dossier profondément politique, qui s’attaque aux intérêts de la principale multinationale du pays. Dans un contexte où le gouvernement prépare le retour de mesures antisociales, faire plier Total est un signal fort, que le tribunal administratif n’est de toute évidence pas enclin à envoyer.

En réalité, c’est bien par une mobilisation large et un combat quotidien qu’il est possible d’obtenir gain de cause. Dans ces conditions, la bataille de Grandpuits, celle qui défend un avenir écologiste pensé par les travailleurs et une alternative politique consciente à la « transition écologique » du plus gros pollueur mondial, est plus que jamais d’actualité.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Cinq jours de grève pour les salariés du McDo de Gourdan Polignan contre le mépris de leur direction !

Les salariés du McDonald's de Gourdan Polignan ont organisé une grève reconductible de cinq jours pour dénoncer leurs conditions de travail déplorables et le mépris de leur direction. Ils tenaient ainsi un piquet de grève ce mercredi, auquel se sont rendus l’Union départementale de la CGT 31 ainsi que la section CGT Chronodrive afin de soutenir les jeunes travailleurs mobilisés.

GREVE POUR LA DIGNITE

Source photo : Révolution Permanente

Le 28 août, les salariés du McDonald’s de Gourdan Polignan se sont mis en grève pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail, notamment depuis le rachat du magasin en avril par un nouveau patron. Ils expliquaient en effet que leurs plannings pouvaient être modifiés à la dernière minute, que les heures supplémentaires n’étaient pas payées, mais accusaient également ce nouveau franchisé de licenciements abusifs et harcèlement moral. C’est ce que dénonçait Marine, syndiquée CGT : « des manageuses pouvaient terminer à 4h du matin, le franchisé nous écoute pas, il nous pousse quand les choses ne sont pas bien faites, et pleins d’autres choses... ».

Les salariés, pour beaucoup de jeunes précaires pour qui cette grève était la première, revendiquaient ainsi une augmentation des salaires à 13€ de l’heure, la mise en place d’un CSE (Comité Social et Economique), le respect de la majoration des heures de nuit,…des revendications pour lesquelles la direction a jouée la sourde d’oreille, cherchant à épuiser les salariés dans le conflit. Pour ne pas rester isolés, les salariés ont donc lancé une pétition et une caisse de grève, et ont reçu le soutien de l’Union Départementale de la CGT31 et de la section CGT Chronodrive, qui se sont rendus pour le piquet afin d’encourager les grévistes dans leur lutte. Rafael Cherfy, responsable de la section CGT Chronodrive était présent hier sur le piquet de grève, appelait dans ce sens à soutenir ces jeunes travailleurs qui relèvent la tête face au géant Mcdonald’s, et a participer à leur caisse de grève.

Ce jeudi, la grève reconductible prend fin et laisse place à une grève ponctuelle sur des temps forts prévus selon les grévistes. Mais ce combat pour de meilleures conditions de travail et pour la dignité fait écho à d’autres mobilisations s’étant déroulées ces derniers mois : la grève reconductible au Mcdonald’s de Fouquières-lès-Béthune contre les conditions de travail intenables et le manque de reconnaissance, la grève en Ile-de-France en solidarité des salariés mis en garde à vue pour avoir dénoncé du harcèlement moral, mais aussi le combat mené par le collectif Mcdroits depuis plusieurs mois, qui a permis de lever l’omerta des violences sexistes et morales au sein de la multinationale. De ce point de vue, la grève des salariés de Gourdan Polignan s’inscrit dans un combat plus large mené par de nombreux travailleurs précaires ces dernières années, qui relèvent la tête face à leurs directions et se battent pour le respect et la dignité.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Alstom-APTIS : les salariés en grève face au plan de suppression de 141 emplois

Face à un PSE qui va mettre 141 travailleurs sur le carreau, les salariés d'APTIS, filiale d'Alstom, se sont mis en grève graduelle. Une démonstration de plus de la nécessité d'un plan de bataille d'ensemble contre les licenciements.

Crise économique

Crédits photo : PATRICK HERTZOG / Archives AFP

APTIS, filiale d’Alstom située dans le Bas-Rhin, a lancé un plan social en mai dernier qui va concerner 141 salariés. L’entreprise fabrique des bus électriques, et cherche à négocier un accord d’ici le 9 septembre avec des premières lettres de licenciements qui devraient tomber à partir du 31 octobre.

Alors que la direction a demandé deux semaines de plus de négociations pour proposer un repreneur, les salariés sont partis en grève en revendiquant l’amélioration du plan social. En effet, le groupe Alstom a 74 milliards de commande à venir, compte 3,7 milliards de chiffre d’affaire au premier semestre et est figure « dans le top 10 du CAC 40 » ; des chiffres qui montrent bien la volonté d’Alstom de faire des profits à court terme.

« Il y a une grosse frustration après que les ouvriers aient beaucoup donné »

Face à cette situation, l’heure est à la frustration et à la colère pour les salariés. Grégory du service de production explique ainsi auprès de Rue89strasbourg : « il y a une grosse frustration après que les ouvriers aient beaucoup donné, avec des heures en soirées et des samedis. Maintenir la fin de la production dans ce climat social est compliqué. Pour les ouvriers, ça va être difficile de retrouver de l’emploi, car il y a d’autres fermetures comme celles de Knorr, ce qui fait que beaucoup d’ouvriers, parfois âgés, vont se trouver en concurrence, le tout dans le contexte du Covid. Pour les personnes qui sont mobiles géographiquement, il y aura des opportunités de reclassement à La Rochelle ou Belfort ».

Une frustration partagée, d’autant plus que l’avenir des salariés est plus qu’incertain. Julie, du service informatique, qui avait déjà changé d’employeur lorsqu’Alstom avait racheté cette branche d’activité au groupe alsacien Lohr Industries, abonde en ce sens auprès de Rue89strasbourg : « Un repreneur, je n’y crois pas, Alstom cherche depuis longtemps, pourquoi deux semaines de plus maintenant ? » Pascal Felice, de la CGT, dénonce la casse sociale entamée par Alstom, qui se soucie davantage de ses profits que de ses employés, et exprime lui aussi ses peurs auprès de Rue89strasbourg : « Notre crainte, c’est que les repreneurs industriels aient décliné, mais que l’entreprise en lice soit plutôt une société financière, plus ou moins spécialisée dans les plans sociaux. Alstom est prêt à verser plusieurs millions d’euros à un entreprise pour un accompagnement de la reprise. Mais il n’y a pas du tout de montant similaire pour les salariés qui, eux, jouent leur survie. »

Une centaine de salariés en grève devant le site contre le plan social

Face à l’incertitude et aux dizaines de vies qui vont être broyées par le PSE imposé par Alstom, les salariés du site ont entamé une grève « graduelle » et aucune organisation syndicale ne compte signer la proposition de la direction dans le cas où il n’y aurait pas de repreneur. Les équipes ont repris le travail le 31 août et la grève doit dépendre des négociations de ce mercredi et de jeudi, sur la base des propositions de la direction. Une grève qui reste donc conditionnée aux propositions de la direction et qui revient à négocier un chèque de sortie plus gros, alors que même de meilleures conditions de sortie vont entraîner les salariés dans le chômage et la précarité. Pour tous ceux que la vague de licenciements va frapper, les exemples de difficultés à retrouver un travail ne manquent pas. En ce sens, il est urgent de proposer un plan de bataille sérieux contre tous les licenciements, que l’ensemble des salariés aient un objectif clair et ouvrent un front large et se coordonnent avec les autres secteurs en lutte pour imposer le maintien de tous les emplois et interdire les licenciements. Face à la crise économique, pas un seul salarié ne doit se retrouver sur le carreau !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Biocoop. Un rassemblement combatif devant les Prud’hommes contre le licenciement des grévistes !

Ce jeudi, au conseil des prud’hommes, avait lieu le délibéré de Lætitia et la première audience de Konstantin, tous les deux ex-grévistes et licenciés par la direction pour réprimer le mouvement qu’ils avaient lancé il y a quelques mois. De nombreux soutiens sont venus exprimer leur solidarité, comme le collectif McDroits.

Patrons-voyous

Un an après la grève exemplaire des salariés des magasins Biocoop – Le retour à la terre, enseigne parisienne, qui avait duré 4 mois et s’était conclue par l’occupation d’un des magasins, ce 2 septembre avait lieu la première audience de jugement aux prud’hommes d’un des six salariés licenciés par l’entreprise. Comme nous l’expliquions dans un précédent article : « En effet, ce sont six grévistes qui ont été licencié.e.s après avoir mené une grève dans leur entreprise contre la précarisation, la dégradation de leurs conditions de travail, notamment pendant le premier confinement mais également contre le travail dominical que leur direction cherchait à imposer en guise de remerciement après le premier confinement. Après avoir signé un protocole de fin de conflit courant novembre qui acte « de la non-ouverture le dimanche ainsi que d’une victoire partielle concernant les jours de repos » comme l’a expliqué Konstantin, l’une des figures du mouvement, auprès de Révolution Permanente deux grévistes et lui-même sont mis à pied et licenciés le 18 novembre. Si la direction a su trouver des prétextes pour les licencier comme des journées d’absence injustifiées, il est évident que ces licenciements qui surviennent après quatre mois de grève y sont directement liés. »

Ce rassemblement était une échéance importante, comme le rappelle Konstantin lui-même licencié par l’entreprise, qui permet de continuer le combat contre cette direction qui a tenté de leur imposer le travail le dimanche, entre autre, derrière sa vitrine écologique. Dans l’interview qu’il nous a accordé, il pointe notamment la complicité entre la direction et la justice bourgeoise qui travaillent de pair pour faire pencher la balance en faveur des patrons : « Le but de la direction, de la justice bourgeoise, c’est de faire passer ces affaire pour individuelles ».

Il explique également que la justice tente d’isoler les ex-salariés de l’entreprise dans leur combat, et rappelle par la même occasion que cette a toujours été celle de l’ensemble des salariés contre leurs patrons, contre toutes les stratégies de division classiques des classes dominantes qui ne permettent que de nous affaiblir. L’exemple du procès des salariés de Biocoop est d’ailleurs très éloquent en la matière. En effet, alors que le délibéré devait avoir lieu aujourd’hui pour Laeticia, gréviste licencié pour avoir dénoncé le sexisme dans l’entreprise, une nouvelle audience aura lieu dans 18 mois, c’est-à-dire dans plus d’un an. Un moyen de faire durer les procédures et affaiblir le soutien et la portée du combat de ces jeunes travailleurs, qui ont relevé la tête.

De nombreux soutien sont venus en solidarité des ex-salariés, notamment Antoine du collectif Mcdroits qui nous rappelait à notre micro l’importance de la solidarité de classe contre les classes dominantes : « Que ce soit Mcdonald’s ou dans d’autres entreprises, on retrouve les mêmes méthodes de management, de casse de grève. C’est important de faire front commun pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. » Mais aussi des militants de Sud Commerces ou du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Nous étions également présent au rassemblement en soutien aux ex-grévistes, Youri, l’un de nos militants, rappelait dans son intervention que cette grève qui a été mené en autre par des étudiants salariés, représentait symboliquement cette jeunesse en première ligne qui a travaillé durant les premiers confinements, et qui relève la tête face à une conjoncture sociale et économique qui ne lui offre aucun avenir.

Une prochaine audience aura lieu le 7 septembre, le juge n’ayant pas accepté de réunir dans une même audience Tiphaine et Konstantin. Soyons nombreux en soutien pour exiger la nullité de ces licenciements abusifs ! Jusqu’au bout, il sera essentiel de maintenir notre soutien à ces camarades qui payent le prix de leur combat contre la casse sociale et le greenwashing.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Emmanuel MACRON débarque à Marseille sous les huées des citoyens

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
C'est donc vraiment la rentrée pour les petits et les grands

Bon, cela, c'était pour les petits sous la Commune de Paris

Mais aujourd'hui, pour les patrons!

C'est donc vraiment la rentrée pour les petits et les grands

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Invitation à l'ouverture de notre Conscience
Ce texte datant de 1980 écrit par Marguerite Yourcenar n'a pas pris une ride. Hélas.
 
« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant.
Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.
Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.
On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.
On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie. ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.
On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.
En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.
On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.
Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. »
 
Marguerite Yourcenar, "Les yeux ouverts."
 
Publié par CGT FACEBOOK COMPIEGNE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les producteurs de vaccins augmentent les prix

Les producteurs de vaccins, avant tout les compagnies Pfizer et Moderna, ont rapporté des revenus record et espèrent que la "pandémie" garantira leur prospérité. 

Le prix d'une dose de Pfizer est passé de 15,50 à 19,20 euros, et celui de Moderna de 19 à 21,50 euros. Les géants pharmaceutiques augmentent progressivement leurs revenus déjà gigantesques. 

La hausse du prix des vaccins Pfizer et Moderna a été entraînée par une "hausse des craintes" face au nouveau variant Delta. C'est ce qu'écrit le journal français Les Echos, alors que le britannique Financial Times, se référant à une source anonyme de l'UE, rapporte que "les compagnies ont tiré profit de leur pouvoir sur le marché". 

Pfizer et Moderna publient des rapports sur leurs revenus. Les résultats financiers de la compagnie Pfizer "ont dépassé les attentes en termes de bénéfices nets et ont de nouveau fait augmenter les prévisions pour 2021". Le géant pharmaceutique américain a rapporté un bénéfice net de 5,56 milliards de dollars avec des recettes de 18,98 milliards de dollars au deuxième trimestre 2021 essentiellement grâce à son vaccin contre la Covid-19. Le BNT162b2, appellation officielle de ce vaccin, représente 41% des recettes de Pfizer. La compagnie compte livrer pour 2,1 milliards de doses du vaccin ARNm cette année, en revoyant à la hausse les pronostics des recettes du vaccin de 26 à 33,5 milliards de dollars (une augmentation de 90% par rapport à la même période l'année dernière). 

"Le deuxième trimestre a été remarquable sur plusieurs points. La rapidité et l'efficacité de nos efforts pour vacciner le monde entier contre la Covid-19 étaient sans précédent: plus d'un milliard de doses du BNT162b2 ont été livrées à travers le monde", déclare avec prétention le patron de Pfizer Albert Bourla dans le rapport financier. 

"Moderna affiche une hausse grandiose des revenus au deuxième trimestre en vendant 199 millions de doses de son vaccin contre la Covid-19", indique MarketWatch

Le bénéfice net de la compagnie au deuxième trimestre se chiffre à 2,78 milliards de dollars par rapport aux pertes de 117 millions de dollars en glissement annuel. Les recettes trimestrielles ont augmenté jusqu'à 4,35 milliards de dollars contre 67 millions de dollars au deuxième trimestre 2020, soit une hausse de 65 fois! Moderna a signé des accords préalables sur la vente de son vaccin pour un montant de 20 milliards de dollars et compte vendre 1 milliard de doses de son vaccin d'ici la fin de l'année et 3 milliards l'an prochain. 

Les indicateurs financiers élevés des géants pharmaceutiques pèsent comme un lourd fardeau sur le budget de l'UE. Les dizaines de milliards de dollars gagnés par Pfizer et Moderna viennent de la poche du contribuable. Et c'est dû à l'alliance corrompue des géants pharmaceutiques avec les gouvernements de l'UE. 

"Tandis que Pfizer augmente le prix de ses vaccins, il convient de rappeler le lourd passé judiciaire derrière cette compagnie", rappelle le site français Planètes360. Pendant le procès, en 2016, de l'ancien ministre français des Finances Jérôme Cahuzac, ce dernier a déclaré que l'alliance corrompue entre Pfizer et les autorités de la Ve République s'était établie dans les années 1990. 

En 1993, Pfizer a financé la campagne politique du secrétaire général du parti socialiste français, l'ancien premier ministre Michel Rocard, en échange des garanties d'achat des produits Pfizer. Jérôme Cahuzac était conseiller du ministre de la Santé Claude Evin et était responsable des achats de médicaments. Pfizer vendait des médicaments en étant persuadé que les achats seraient "subventionnés par des programmes sociaux", c'est-à-dire financés par le budget public aux frais du contribuable. Pfizer a viré, en 1993, plus de 1,3 million de francs suisses sur un compte secret de Michel Rocard dans une banque suisse. 

Les liens de corruption entre Pfizer et les gouvernements de l'UE n'ont pas disparu, de toute évidence. Un scandale a éclaté en Europe concernant des contrats secrets entre l'UE et Pfizer. Le quotidien suisse Blick écrit que "les fuites des contrats secrets avec Pfizer ont provoqué un scandale et la confusion" à cause d'une "hausse exorbitante des prix" du vaccin. 

Les géants pharmaceutiques placent leurs intérêts financiers au-delà des intérêts de la société, écrit Libération. Les prix des vaccins sont artificiellement exagérés par les compagnies pharmaceutiques. Avec un trop versé d'au moins 4,6 milliards d'euros pour la France et de 31 milliards pour l'Europe dans l'ensemble. 

Les Européens ont été victimes d'un chantage du Big Pharma en se retrouvant entre l'enclume de la "pandémie" et le marteau de la vaccination organisée par les autorités. Les géants pharmaceutiques parlent actuellement de l'élaboration d'une troisième version de leurs vaccins et du travail sur des vaccins pour enfants.

Alexandre Lemoine

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Publié par http://www.observateurcontinental.fr

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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