SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Pas de véritable plan santé et sauvegarde

 

de l'hôpital public sans lutte !

 

L'enfumage du Ségur de la santé !

La mobilisation des salariés et des syndicats du secteur hospitalier ne faiblit pas contre le projet de « Ségur de la santé », consultation lancée le 25 mai par le gouvernement, pour « tirer collectivement les enseignements de l’épreuve traversée face au Covid-19 », stipule d’emblée le ministère des Solidarités et de la Santé. Des mots calmes et mesurés destinés plutôt à cacher ses propres impréparations et l’opacité liées à la gestion de la pandémie.

Mardi dernier, des milliers de soignants, soutenus par des citoyens, avaient défilé au départ de la Timone, à Marseille, pour faire entendre leurs conditions de travail difficiles, pour ne pas dire parfois déplorables. Une manifestation avec les syndicats CGT, SUD et FO, rejoints par les collectifs Inter-Urgence et Inter-Hôpitaux.

Ce mardi 7 juillet, c’est le syndicat FO des hospitaliers d’Aix-en-Provence et Pertuis qui appelle au rassemblement contre le projet Ségur, à 10h à la Rotonde.

« Une arnaque du gouvernement »
Si les résultats définitifs du Ségur doivent être rendus à la mi-juillet, le ministre de la Santé Olivier Véran a déjà évoqué une enveloppe d’un peu plus de six milliards d’euros pour la revalorisation du personnel de la fonction publique hospitalière, du secteur médico-social, mais aussi celui du secteur privé « tant associatif que commercial », s’étonne, dans un communiqué FO.

« Cela veut donc dire qu’il va faire cadeau d’une partie des 6 milliards aux propriétaires des cliniques privées, sous forme de dégrèvements de charges sociales puisqu’il s’agit de l’argent de la Sécurité sociale », s’inquiète le syndicat FO des hospitaliers d’Aix-en-Provence et Pertuis. Avant de poursuivre : « En introduisant pour la première fois dans une négociation salariale de la Fonction publique le périmètre du privé, Macron et Véran tentent d’exacerber la division entre le public et le privé ». Selon eux, une « arnaque du gouvernement » et un « mépris inacceptable », au regard des grands groupes d’assurances, de banques et pharmaceutiques qui détiennent les cliniques privés. La conclusion ne fait pas de doutes : « Véran vole au secours de ces grands groupes financiers pour leur donner une justification de leur refus d’augmenter leurs salariés et de réduire toujours plus les effectifs et les moyens nécessaires à la prise en charge des patients et des résidents. »

 

6 milliards, alors que la CGT en préconise 32

 

Du côté de la CGT-Santé, syndicat le plus représenté dans la fonction publique, on va plus loin et pousse la réflexion en proposant un plan global de 57 milliards d’euros pour améliorer les conditions de travail et de vie du personnel soignant. Sur cette enveloppe souhaitée, 32 milliards seraient affectés à l’augmentation des salaires de tous les employés, sans distinction. La CGT-Santé propose aussi une hausse de 300 euros pour l’intégralité des soignants. Un plan prévoyant également la création de 100 000 et 200 000 emplois, respectivement dans les hôpitaux et dans les Ehpad.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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LYON : rassemblement devant le rectorat

La CGT éduc’action, avec FO et FSU, appelle à un rassemblement devant le rectorat de Lyon ce mardi à 13 h, pour demander de la "transparence" sur les "primes Covid-19" attribuées aux personnels administratifs et techniques de l'Education nationale.

Une prime exceptionnelle est en effet prévue pour récompenser les agents qui ont contribué à la continuité des services publics pendant le confinement.

Les trois syndicats dénoncent le fait que "le renvoi à des critères de gestion locaux [pour l’attribution des primes NDLR] engendre arbitraire et opacité de la prise de décision finale."

"A ce jour, alors que les remontées des directeur.trices des services et des chef.fes d’établissement semblent déjà faites et que la prime sera versée en août, les organisations syndicales n’ont aucune information. Nous ne connaissons pas l’enveloppe octroyée, le contingent concerné, les taux appliqués selon les situations etc", précisent-ils.

Outre la forme, les syndicats attaquent sur le fond. "Plutôt qu’une prime exceptionnelle, aléatoire et subjective, ce qu’attendent les personnels ce sont des mesures d’augmentation du point d’indice, ainsi qu’une refonte des grilles, et des carrières !"

"Par ailleurs, de multiples remontées de surcharges mentales des agents administratifs et techniques nous parviennent en ce moment, […] Nous demandons au recteur de bien vouloir prendre la mesure de la gravité de la situation et d'agir en conséquence (recrutement de personnels pour absorber la charge de travail, échéances à revoir, repos des agent.es à respecter, formations à dispenser, régler les situations de pressions hiérarchiques, reconnaissance des accidents de service...)", ajoutent-ils.

Une audience avec le recteur d’Académie a également été demandée pour 13 h 30.

 

Publié par FSC

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Réponse à un lecteur. – Arguments pour la lutte sociale

2020-07-05 23:14:03 https://aplutsoc.org/

Le camarade Philippe dans son commentaire à notre éditorial du 29 juin dernier nous pose la question : alors, que faire ?

Nous proposons un début de réponse qui ne saurait être définitive mais au moyen de laquelle nous appelons à la discussion en vue de l’action commune du plus grand nombre.

Aux camarades qui dressent l’état des lieux, en insistant à juste titre, sur la décomposition politique générale et particulièrement sur la décomposition du mouvement ouvrier en posant la célèbre question des tâches, nous proposons de débattre de la construction de centres politiques comme nous l’exposions dans Parti révolutionnaire et centre politique, un texte de novembre 2003, dont l’actualité, au détail près du personnel politique en place alors, se confirme à chaque mobilisation sociale, à chaque crise des gouvernements.

« Les nouvelles couches combattantes ne vont guère s’intéresser à quelqu’un qui viendra les entretenir de la “civilisation” ou du “rapport social” qu’il serait bon de cultiver. Elles recherchent le réel et l’action, et pour cela la théorie est valable, pas autrement. (…). Sous des formes diverses selon les pays, l’évolution qui se fait jour en France est internationale. Le milieu d’intervention pour des centres politiques partant de l’état actuel et réel du mouvement pour poser la question du pouvoir est là. Que ces centres fleurissent et commencent à se coordonner est la tâche de l’heure.

« Poser la question du pouvoir », enfin, se situe bien entendu au niveau de chaque pays, mais pas seulement…

En France, renverser le régime, commencer à introduire la perspective d’une assemblée constituante et d’assemblées élues à tous les niveaux, dont les entreprises, contre l’État et les patrons, et du rassemblement pour préparer cela des militants de tous les courants politiques et syndicaux, est la tâche du moment. Des pas réels peuvent être faits en ce sens. Les partisans de la mise en avant de leur idéologie « révolutionnaire », “anticapitaliste” ou « antilibérale » sont les principaux adversaires de cette tâche dont ils pourraient devenir les meilleurs militants s’ils comprenaient la réalité et sortaient du passé. (…)

Ceux qui veulent vraiment servir la classe ouvrière ont la tâche de lier le mouvement mondial de celle-ci, et la jeunesse altermondialiste, aux luttes de classe en Amérique, d’asseoir les uns et les autres sur l’exigence de démocratie, pour une Amérique où le droit de vote ait un sens, avec une politique étrangère démocratique lui permettant de jouer un grand rôle mondial au service du progrès, vers l’union libre des nations souveraines du monde entier. Élaborer une telle politique, une stratégie révolutionnaire pour tout de suite, voilà l’autre tâche du moment. »

Le 05-07-2020.

Ce texte est accessible à partir de la rubrique Documents du site

 

Publié par anti-K

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Liberté de manifester : le Conseil d’État invalide encore les interdictions du gouvernement

2020-07-06 12:16:00 Rapports de force

Bis repetita. Le 13 juin, le Conseil d’État invalidait le maintien des interdictions de rassemblement de plus 10 personnes sur la voie publique, lié à la loi prolongeant l’état d’urgence sanitaire du 31 mai 2020. Le lendemain, le gouvernement pondait un nouveau décret fixant l’interdiction comme règle et l’autorisation comme dérogation : les organisateurs de manifestations devaient demander aux préfectures une autorisation préalable en justifiant par avance leur respect des normes sanitaires. C’est ce décret du 14 juin que les syndicats CGT, FSU, FO, Solidaires et Unef ont attaqué, accompagnés par le Syndicat des avocats de France, celui de la magistrature, ainsi que les associations Droit au logement, Ligue des droits de l’homme et SOS Racisme.

Dans sa décision rendue publique ce lundi 6 juillet, la juge des référés renvoie le gouvernement dans les cordes en suspendant l’essentiel des dispositions du décret. « Les manifestations sur la voie publique sont soumises à une obligation de déclaration auprès des autorités […] La nouvelle version du décret du 31 mai 2020 conduit à inverser cette logique, puisque toute manifestation demeure interdite tant que le préfet ne l’a pas autorisée », explique le Conseil d’État. « En outre, le décret ne prévoit pas de délai pour que le préfet rende une décision, ce qui peut empêcher les organisateurs de saisir le juge en temps utile » rappelle la juge.

Ainsi, la haute autorité considère « qu’il existe un doute sérieux sur le fait que cette nouvelle procédure ne porte pas une atteinte disproportionnée à la liberté de manifester ». Par contre, la juge des référés n’a pas retenu la demande des requérants d’abandonner la jauge de 5000 personnes maximum pour une manifestation, fixée dans le décret du 14 juin. Cette décision n’est pas pour autant un clap de fin de cette séquence d’interdiction des manifestations. Le gouvernement a fait voter une loi de remplacement de l’état d’urgence sanitaire qui intègre les éléments du décret du 14 juin. La prochaine étape se déroulera donc devant le Conseil constitutionnel saisi par des parlementaires.

 

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Contre l'avis des ouvriers et de la CGT un referendum consultatif avait en 2015 débouché contre promesses de maitien de l'emploi sur des reculs sociaux.

On voit ce qu'il en est de ces promesses et où conduit l'acceptation des reculs.

Aujourd'hui pas d'autre voie raisonnable pour les travailleurs que la lutte!

VOIR articles du FSC  de 2015-2016:

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/10/smart-a-hambach-passage-aux-39-heures-payees-37-suite-au-chantage-a-la-delocalisation.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2015/12/smart-d-hambach-l-ignoble-chantage.html

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SMART e, Moselle : la preuve que l'acceptation des reculs sociaux est le contraire d'une garantie

Par Le Parisien avec AFP
Le 4 juillet 2020 

 

La direction du site automobile Smart à Hambach (Moselle) a annoncé vendredi l'intention de Daimler de vendre l'usine. La production de modèles du constructeur Mercedes devait commencer à l'automne.

« Ils vendent le site de la Smart et donc ils cherchent un repreneur. C'est énorme. Ils nous abandonnent », considère Jean-Luc Bielitz, représentant CGT sur le site mosellan qui emploie entre 1400 et 1500 salariés.


« L'entreprise a l'intention d'entamer des discussions sur une vente de son usine française d'automobiles à Hambach », explique Daimler dans un communiqué. Au vu d'une situation financière difficile, le groupe précise avoir « mis en marche de nombreuses mesures pour améliorer durablement sa structure de coûts et devenir nettement plus efficient ».

 

Fin de la production entre 2022 et 2024

 

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a, lui, appelé Daimler « à garder toutes les options ouvertes, y compris celle de conserver le site ». « Je souhaite que l'avenir de ce site moderne et exemplaire qui a fait le choix de la transition écologique en produisant notamment des véhicules électriques soit assuré », dit-il, rappelant que l'usine « est un site symbolique de la relation industrielle franco-allemande ».

En mars 2019, Daimler, propriétaire des marques Mercedes-Benz et Smart, avait annoncé la fin de la production de la petite citadine en France et sa délocalisation en Chine à partir de 2022. A la place, des Mercedes (notamment une citadine électrique) devaient être fabriquées à Hambach à partir de l'automne 2020. Pour adapter le site mosellan à cette production, Daimler avait décidé d'investir 500 millions d'euros. Les travaux sont toujours en cours. « Concrètement, la Smart termine entre 2022 et 2024 et on ne fabriquera pas de Mercedes sur le site de Hambach », baptisé Smartville et berceau historique de la petite voiture depuis 1998, juge Jean-Luc Bielitz.

« Un industriel doit être respectueux de ses employés et de ses partenaires publics »
« C'était prometteur, tout le monde était content de travailler chez Mercedes, d'avoir le logo Mercedes… et tout s'arrête », déplore Denis Boos, représentant CGT à Faurecia, équipementier plasturgiste. « Tous les salariés ont pris un coup sur la tête. » « Alors que la Région Grand Est et l'ensemble des collectivités publiques de Moselle n'ont cessé de soutenir la direction dans ses choix d'investissement, il est regrettable que cette décision soit prise en dehors de toute concertation et de toute discussion », ont regretté notamment le président de la région, Jean Rottner et les responsables des collectivités publiques de Moselle, dans un communiqué commun.

Ceux-ci disent avoir appris la nouvelle « par voie de presse ». « Dès cet après-midi, nous prenons contact avec la direction du groupe pour obtenir de plus amples informations et débuter le combat pour sauvegarder nos emplois », ajoutent-ils. Sur Twitter, Jean Rottner parle d'une « annonce incompréhensible sur la forme et le fond. Un industriel doit être respectueux de ses employés et de ses partenaires publics. Je serai aux côtés de la Moselle Est ».

 

« On peut faire tous les efforts qu'on veut, le groupe nous lâche après avoir tiré le maximum des salariés »

 

Les salariés ont approuvé lors d'un référendum consultatif en 2015 le « Pacte 2020 », qui prévoyait le retour à 39 heures de travail hebdomadaires, payées 37, avec un rétablissement des 35 heures en 2020. « Tout ce qu'on nous promettait, les embauches, la reprise d'activité, la pérennité du site… On peut faire tous les efforts qu'on veut, le groupe nous lâche après avoir tiré le maximum des salariés », réagit Jean-Luc Bielitz. « On s'est battus comme des diables pendant cinq ans, on a fait des sacrifices pour avoir des projets, on a eu des projets et maintenant on nous dégage ! » dénonce Mario Mutzette, délégué CFE-CGC.

Selon les syndicats, la direction a parlé d'un « potentiel repreneur », sans préciser lequel. « Dans la situation actuelle, aucun constructeur n'a besoin d'une nouvelle usine », soupire Bertrand Cederiva, autre représentant CGT. Le secteur automobile traverse une crise en raison de la pandémie de coronavirus qui a gelé les ventes de véhicules. « Si Daimler n'arrive pas à vendre des voitures, qui le pourra? », s'interroge Denis Boos, de la CGT.

 

Publié par FSC

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Castex la Casse

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Renault : non aux fermetures d’usines et aux licenciements

Source 2020-05-27 11:54:53

 

Contre les prochaines annonces de fermetures par Renault, les travailleurs de la Fonderie de Bretagne tracent la seule voie réaliste : celle de la mobilisation et de la construction d’une indispensable épreuve de force.

Le 14 février dernier, soit bien avant l’arrêt des usines lié au Covid-19, mais sous prétexte d’une soi-disant perte nette de 141 millions d’euros au titre des résultats financiers pour l’année 2019 – la première depuis onze ans – la directrice générale par intérim de Renault avait annoncé un prochain plan de réduction de ses « coûts » de 2 milliards d’euros. Faisant évidemment l’impasse sur les 24 milliards d’euros amassés au cours des 10 dernières années et les 5 milliards de dividendes servis aux actionnaires, elle prévenait : « Renault n’a aucun tabou sur les fermetures d’usines dans le monde et en France ». Et il n’aura pas fallu beaucoup attendre pour qu’on apprenne ce que le constructeur mijotait pour sécuriser la rapacité de ses actionnaires.

C’est ainsi que la semaine dernière, avant les annonces officielles qui interviendront ce vendredi 29 mai, le Canard Enchaîné nous a appris que le constructeur envisageait la fermeture de quatre sites en France : Choisy-le-Roi, Dieppe et les Fonderies de Bretagne, pour commencer et Flins un peu plus tard. Soit la destruction de près de 4.000 emplois à statut Renault auxquels il faudrait ajouter les milliers d’intérimaires, prestataires et emplois indirects, ”en même temps” – comme dirait Macron – que Renault sollicitait de l’État l’attribution d’un prêt garanti de 5 milliards d’euros.

Mais pour Bruno Le Maire, qui avait estimé si « mauvaise pour la nation » la suspension de l’activité de l’usine de Renault de Sandouville – suite à une décision de justice sanctionnant les conditions sanitaires de reprise du travail – hors de question d’assortir les 5 milliards du prêt à une quelconque obligation de garantir le maintien des sites et des emplois. Ce lundi sur BFMTV, notre ministre a tenu à préciser  : « Bien sûr que nous serons attentifs à chaque emploi, mais nous voulons laisser la possibilité à Renault d’adapter son outil de production ». En clair, alors que le chômage va exploser, c’est « open bar » pour le constructeur, avec l’octroi du prêt garanti, les bonus financés par nos impôts pour doper les ventes de véhicules et les mains libres pour restructurer, une fois de plus, son appareil de production en détruisant des milliers d’emplois !

Alors, l’espoir, il est évidemment du côté de ceux et celles qui engagent sans attendre le bras de fer contre les plans du constructeur, comme à la Fonderie de Bretagne, à Caudan près de Lorient, occupée jour et nuit depuis ce lundi 25 mai, avec l’espoir que leur combat devienne rapidement celui de tous ceux et celles qui vont être être concernés par les annonces que Renault fera ce vendredi.

Régis Louail

 

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Le coronavirus est le partenaire officiel du MEDEF

La vraie démocratie a publié une vidéo dans la playlist Économie.

«Ils veulent maintenir la rémunération des actionnaires au lieu de maintenir les emplois dans notre pays» Fabien Roussel

Extrait de l’émission «L’invité du 18h50» diffusée sur France Info le 30/06/20

Voir d’autres vidéos de France Info : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/

Crédit vidéo : France Info

 

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Macron annonce une « rentrée difficile »

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Renault Lardy. Les sous-traitants en
grève contre les suppressions de postes

 

Après l'annonce de 4.600 suppressions d'emploi en France, la saignée continue chez le groupe Renault. En particulier chez les intérimaires, et chez les sous-traitants comme au Technocentre de Lardy où 70 emplois sont menacés et où les salariés prestataires se sont mis en grève ce jeudi.

 

5 milliards pour licencier

Technocentre de Lardy le 27 mars 2020, les salariés protester contre le maintien de l’activité en pleine crise sanitaire. Crédit Photo : LP/Gérald Moruzzi

Chez Renault le plan d’économie commence déjà a faire des ravages. Après avoir annoncé 15.000 suppressions de poste dans le monde dont 4.600 en France, et menacé de fermeture les sites de Choisy-le-Roi et Maubeuge, ce sont les sous-traitants qui risquent également de payer la facture. Au Technocentre du Lardy dans l’Essonne qui compte 60% de techniciens et 40% de cadres, ce sont plus de 500 prestataires de contrats privés qui travaillent côte à côte avec les 1.300 salariés du groupe Renault.

L’externalisation chez Renault n’est pas due au hasard. C’est un mode de fonctionnement qui va de la logistique aux bancs moteurs, pour encore précariser, mettre en concurrence les salariés et ainsi pouvoir s’en séparer quand les commandes baissent ou lorsque le groupe veut faire des économies. Comme nous le voyons aujourd’hui avec plus de 25 bancs moteurs arrêtés à à Renault Lardy où 70 salariés qui faisaient des contrôles sur ces bancs moteurs vont perdre leurs postes.

 

Le secteur recherche développement est dans le viseur de la direction du groupe Renault

 

Aujourd’hui l’ensemble des secteurs du groupe Renault sont concerné par le plan d’économie annoncé par la direction après la crise sanitaire. A Renault Guyancourt ce sont par exemple 1.500 postes d’ingénieurs qui sont menacés. Mais les suppression d’emplois seront encore bien plus importants dans la sous-traitance, où il n’y aura pas de départs volontaires mais des licenciement secs. Ainsi la CGT de Renault Lardy prévoit que la direction va vouloir supprimer 600 postes de prestataires.

 

Grève des prestataire a Renault Lardy contre les suppression de postes

 

La direction de Renault prétend que les suppression de poste et l’arrêt des banc moteur au Technocentre de Lardy n’ont rien a voir avec le plan d’économie du groupe Renault. Cependant la baisse significative de l’activité et la mise à l’arrêt des bancs moteurs sont une première depuis que le Technocentre existe. En réponse les salariés se sont mis en grève pendant une heure jeudi 2 juillet pour protester contre cette décision. Et pour cause, la saignée de l’emploi ne risque pas de s’arrêter là, puisque pour arriver aux 2 milliards d’économie sur lesquelles table la direction du groupe, elle compte faire des gains de productivité ce qui induit que de nombreux postes de travail vont encore disparaître.

 

5 milliards d’argent de prêt garanti par l’État... pour financer les plans de licenciement

 

La cure austéritaire ne fait que démarrer non seulement chez le groupe Renault, mais bien dans l’ensemble du secteur automobile. Pendant ce temps le gouvernement Macron octroie 8 milliards octroyer « pour soutenir la filière automobile » dit-il. Mais en réalité cet argent public va finir dans les caisses du patronat, tandis que les salariés vont subir les plans de licenciement, les baisses de salaires et les fermetures d’usines.
C’est pour pour cette raison que la coordination de l’ensemble du secteur est d’une urgence impérative pour imposer zéro suppression de postes, l’interdiction des licenciements, et le rejet de tous les Accords de Performance et de Compétitivité pour baisser les salaires. Des donneur d’ordre aux sous-traitants jusqu’aux précaires comme les intérimaires qui paient déjà la crise avec des vagues de fin de mission depuis le début du confinement, c’est tous ensemble qu’il s’agit de s’organiser pour refuser de payer la crise.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Macron repasse à l’attaque sur la
réforme des retraites

 

Dans son interview jeudi à la presse sur la suite de son quinquennat en contexte de crise économique, Emmanuel Macron a confirmé sa volonté relancer la réforme des retraites, avec la reprise de concertations cet été. Il maintient ainsi le cap des attaques anti-sociales.

 

Sans perdre de temps

Crédit photo : Ludovic Marin / AFP

Avec l’instauration du confinement, les réformes en cours au début du mois de mars ont été suspendues. C’était le cas de la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), du deuxième volet de la réforme du chômage et surtout de la réforme des retraites. Cette réforme a fait exploser pendant trois mois, à partir de 5 décembre 2019, une colère qui grondait depuis longtemps, qui est venue s’ajouter à la séquence ouverte par les Gilets jaunes et qui a été une véritable démonstration de force de la force de la grève, en particulier dans les secteurs du transport (SNCF et RATP) où elle a marqué le record de longévité pour une grève depuis 1968 ! Un mouvement qui a été également soutenu par une large part de l’opinion, opposée au modèle de la retraite par points, attaque mal déguisée en acte de « justice sociale » par le gouvernement.

Hier, lors d’un entretien donné à la presse quotidienne régionale, Macron se confie sur plusieurs sujets à propos de la suite de son quinquennat. Reconfinement, jeunesse, plan de relance dans l’aéronautique, convention citoyenne du climat, Ségur de la Santé, tout y passe... et la réforme des retraites fait son retour. Macron souhaite « réengager rapidement une concertation en profondeur, dans un dialogue de responsabilité associant les partenaires sociaux dès l’été ». Il se donne donc la période estivale pour préparer les attaques de la rentrée. S’il est apparu très clair sur le fait de maintenir le cap de la réforme, « « Il n’y aura pas d’abandon d’une réforme des retraites. » ; le niveau d’approximation sur les contours qu’elle va prendre reste fort. Il ajoute « Je suis ouvert à ce qu’elle soit transformée. » Transformée ? Mais comment ? Aucune précision n’est faite sur ces potentielles transformations. On sait seulement qu’il va y avoir des concertations et un « dialogue social ». Des formulations préfabriquées et un faux-semblant de discussions pour anticiper et contenir la colère accumulée avec les mobilisations de cet hiver, et la gestion catastrophique de la crise sanitaire.

En somme, rien n’est clarifié, tout est soumis à la « discussion ». Pas de précision sur l’âge pivot qui était censé être gelé, et un potentiel allongement de la durée de cotisation est évoqué, toujours avec le même flou qui plane : « Cette réforme ne peut pas être reprise de manière inchangée à la sortie de crise, mais la question du nombre d’années pendant lesquelles nous cotisons demeure posée. ». Beaucoup d’arabesques et de formulations pour un come-back d’une réforme dont le fond n’ a pas changé d’un iota : passer du calcul des 25 meilleures années (ou les 6 meilleurs mois pour la fonction publique) à toutes les années (aussi mauvaises soient-elles) avec le système par point, supprimer les régimes spéciaux faire baisser les pensions, augmenter le nombre d’années à travailler pour partir à la retraite.

Macron maintient malgré tout l’esbroufe du visage social de sa réforme en affirmant (le ridicule tue moins que l’austérité) qu’elle sera favorable aux travailleurs de « seconde ligne », « ces Françaises et ces Français engagés dans des petits emplois précaires qui ont fait tenir le pays » poursuit-il. Alors même que ce sont ces « héros de la nation » qui ont le plus subi la gestion catastrophique de la crise par le gouvernement, et qui se sont retrouvés dans des situations de grande précarité, ou ont vu leurs conditions de travail se dégrader fortement. Macron tente de cacher tant bien que mal qu’en vérité, cette réforme va précariser l’ensemble des travailleurs et des travailleuses. Il essaye de masquer que si la réforme était en application aujourd’hui, ce serait une hécatombe. Baisse des droits ouverts à la retraite lors de périodes de chômage comme des dizaines de milliers de personnes vont le vire (sans savoir pour combien de temps), de même qu’une baisse globale des pensions puisque 14 % du PIB aurait été alloué aux pensions de retraite. Pas besoin d’avoir fait de grandes écoles pour comprendre que 14 % d’un PIB qui s’effondre de 12 % comme cela va être le cas pour cette année, cela signifie une baisse généralisée des pensions à l’arrivée.

Pour tenir le cap de cette réforme malgré les remous de colère qui grondent encore et qui sont prêts à exploser à tout moment, Macron s’est bien entouré. Conscient qu’il lui fallait un allié de premier choix qui n’hésitera pas à foncer la tête la première pour venir à bout de son projet de réforme ; il profite du remaniement et du départ d’Edouard Philippe annoncé ce vendredi, pour rebattre ses cartes. Ainsi, nous apprenons vendredi matin qu’il choisit à ses côtés comme nouveau Premier Ministre, le sarkozyste Jean Castex, qui semble déterminé et dévoué pour accompagner Macron dans ses réformes les plus austéritaires. Lui-même a sur son CV quelques lignes qui en font un responsable de premier chef dans la casse de l’hôpital public, de-même qu’il était directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère du Travail quand se dessinait la réforme des retraites passée sous Sarkozy.

La bourgeoisie dans son ensemble, effrayée par le potentiel explosif des réactions à la crise, veut absolument réhabiliter le « dialogue social » pour contenir la combativité qui pourrait repartir à tout moment. D’ailleurs, quand on lui demande s’il se sent responsable de la colère des mobilisations de cet hiver, Macron répond : « J’ai ma part de maladresse. J’ai parfois considéré qu’il fallait aller vite sur certaines réformes. Cela ne peut marcher que par le dialogue. » Macron joue la carte du mea-culpa, et de l’empathie. Il affiche un visage de remise en question prêt à faire des concessions. Pourtant, les quelques concessions vaguement promises ne sont que des carottes pour attirer à la table des négociations et ravir les bureaucraties syndicales qui ne demandent en général pas beaucoup pour être satisfaites.

Et pour le coup, les directions syndicales n’ont pas tardé à faire connaître leur avis. Les dirigeants confédéraux FO, CGT et CFDT critiquent la volonté de Macron de remettre la réforme des retraites sur le devant de la scène.« Ce n’est pas vraiment le bon moment de remettre ce dossier sur la table », dit Yves Veyrier, le leader de FO. Comme s’il y avait un bon moment pour faire passer cette réforme de casse sociale. Les directions syndicales ne s’insurgent pas pour les bonnes raisons. Elles se positionnent contre, certes, mais seulement derrière l’argument de l’unité nationale et de la paix sociale qui ne sont agitées que par le gouvernement qui espère faire oublier ses responsabilités en période de crise. Selon Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, « tout le monde sait que cette réforme va donner lieu à des mobilisations. Est-ce qu’on veut repartir là-dedans ou est-ce qu’on calme le jeu ? ». La situation en est-elle à calmer le jeu alors que les attaques contre les conditions de travail, contre les salaires et contre les emplois pleuvent dans tous les secteurs d’activité ? Déjà, le 13 novembre 2019 alors que la perspective d’un mois de décembre historique se profilait, Martinez appelait à la grève avec une lance à incendie en indiquant au gouvernement sur Sud radio : « on peut éviter la grève du 5 décembre ». Pourtant il n’y a jamais rien eu à négocier sans retrait total de la réforme.

Dans le contexte social actuel, et aux vues des attaques multipliées qui attendent les travailleurs, les classes populaires et la jeunesse, il apparaît de plus en plus évident que toute forme de dialogue social ne peut être qu’un piège visant à nous faire payer la crise. C’est pourquoi il est vital de préparer une contre-offensive massive, en misant sur la convergence des différents mouvements de ces derniers mois, contre la politique de Macron. A ce titre, il est indispensable d’exiger que ces directions syndicales coupent toute forme de dialogue social, et proposent un plan de bataille à la hauteur des enjeux. A ce titre, la rentrée sociale de septembre se doit d’être chaude.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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