SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
D'après une ancienne publicité SEB

 

 

Le groupe SEB, fleuron historique du petit électroménager français, envisage la suppression de 2100 postes dans le monde, dont 500 en France. Derrière les formules lissées de « plan d’économies » et de « redressement de la rentabilité », il faut appeler les choses par leur nom : des centaines de familles ouvrières et employées vont payer le prix d’une logique économique qui les dépasse.

SEB n’est pas une entreprise en faillite. Ce n’est pas un groupe au bord de l’effondrement. C’est un acteur mondial solidement implanté, propriétaire de marques connues dans chaque foyer populaire. Pourtant, comme tant d’autres avant lui, il annonce qu’il faut « s’adapter », « optimiser », « rationaliser ». Autrement dit : réduire la masse salariale pour préserver les marges.

Cette annonce ne relève pas d’un accident conjoncturel. Elle s’inscrit dans un mouvement de long terme : celui de la désindustrialisation française et européenne.

Quarante ans de marché unique, quarante ans d’érosion industrielle

Depuis l’approfondissement du marché commun et la mise en place du marché unique, l’industrie française a été soumise à une mise en concurrence permanente. Libre circulation des capitaux, interdiction des protections nationales, primat du droit de la concurrence : tout est organisé pour que les entreprises arbitrent en permanence entre leurs zones d’implantation en fonction du « coût du travail » et du taux de profit à court terme.

Dans ce cadre, un site industriel français n’est plus un outil stratégique au service de la nation et du développement collectif. Il devient une ligne dans un tableau Excel, comparée à un site en Europe de l’Est ou en Asie. Si la rentabilité est jugée insuffisante, on supprime des postes, on ferme, on délocalise. L’Union européenne ne licencie pas directement les salariés de SEB. Mais elle a construit un cadre qui rend ces décisions quasi mécaniques. Toute politique industrielle ambitieuse est soupçonnée de « distorsion de concurrence ». La souveraineté économique est dissoute dans un grand marché où règne la loi du moins-disant.

Résultat : en quarante ans, la part de l’industrie dans le PIB français a été divisée par plus de deux. La France, qui était un pays de production, devient un pays de services précaires et de dépendance extérieure.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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