SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Des économistes chargées de suivre les effets de la réforme du marché du travail de 2017 constatent une étrange augmentation des licenciements pour faute grave. Premiers visés, les travailleurs essentiels. Décryptage.

Publié le Jeudi 22 juin 2023
Peu organisés ou peu au fait de la législation, les salariés du nettoyage, les serveurs ou les caissiers constituent des proies faciles pour les dirigeants d’entreprise. © Stéphane Audras/Réa

Peu organisés ou peu au fait de la législation, les salariés du nettoyage, les serveurs ou les caissiers constituent des proies faciles pour les dirigeants d’entreprise. © Stéphane Audras/Réa

C’est un article explosif, qui vient de sortir en toute discrétion dans une revue spécialisée. Les deux autrices, Camille Signoretto et Julie Valentin, ont planché sur le bilan des ordonnances Macron, dans le cadre d’un appel à projets de la Dares (ministère du Travail).

Entrées en application à l’automne 2017, en dépit de l’opposition acharnée de certains syndicats, ces ordonnances visaient à « flexibiliser » le droit du travail dans le but affiché de relancer la machine à créer de l’emploi.

Les effets du plafonnement des indemnités prud’homales

Les deux économistes se concentrent sur les effets du plafonnement des indemnités prud’homales versées aux salariés licenciés sans cause réelle et sérieuse (ordonnance de septembre 2017). Elles prennent tout d’abord au sérieux le principal argument invoqué par l’exécutif : réduire les coûts du licenciement devait inciter les patrons à embaucher davantage en CDI.

Las, les chercheuses ne trouvent aucune donnée corroborant cette fable. On observe bien une hausse des embauches en CDI, mais le retournement de tendance remonte à 2014 : « Alors qu’elles étaient plutôt en baisse sur la période 2007-2014, (ces embauches) augmentent de façon continue ensuite avec une croissance plus marquée entre 2016 et 2017, notent-elles. Après 2017 (c’est-à-dire après l’introduction des ordonnances), elles poursuivent leur hausse mais de manière moins prononcée. »

Le patron échappe au versement d’indemnités…

Les embauches en CDD restent quant à elles jusqu’à 7,5 fois plus nombreuses que celles en CDI. Pourtant, « la logique de sécurisation du licenciement, en incitant l’embauche en CDI, devrait aussi se manifester par un recours plus faible aux CDD dans une logique de substitution », écrivent les chercheuses.

À la lecture de ces résultats, les propos tenus par Édouard Philippe en 2017 prennent une saveur particulière. « Notre objectif est simple, assurait gravement l’ancien premier ministre, il s’agit de favoriser la création d’emplois en apportant beaucoup plus de sécurité et de visibilité au chef d’entreprise dans sa décision d’embaucher. » Permettre aux patrons de licencier sans crainte devait les inciter à embaucher sans compter : raté !

L'effet pervers derrière une mesure en apparence généreuse

Si les ordonnances ont joué sur le comportement des chefs d’entreprise, c’est sur un tout autre registre. Les chercheuses ont observé une très nette augmentation des licenciements pour faute grave, qui ont progressé de 32,3 % entre fin 2017 (date d’application des ordonnances) et fin 2021.

« Autrement dit, les licenciements pour faute grave ont connu une accélération de tendance à la hausse après la mise en place des ordonnances », notent les chercheuses : entre 2015 et 2017, on constatait déjà une augmentation, mais elle était près de 4 points inférieure. Résultat : sur 100 licenciements pour motif personnel en 2021, 51 l’étaient pour faute grave.

Les chercheuses émettent l’hypothèse que cette hausse est liée à deux facteurs cumulatifs. Premièrement, les ordonnances Macron ont revalorisé les indemnités légales de licenciement pour les salariés avec moins de dix années d’ancienneté.

Cette mesure en apparence généreuse induit un effet pervers : il devient d’autant plus avantageux pour un patron qui cherche à se débarrasser d’un salarié d’opter pour un licenciement pour faute grave, puisque cela lui permet d’échapper au versement d’indemnités, contrairement aux autres types de ruptures de contrat.

À l’abri d’une trop lourde condamnation

Un autre facteur vient se surajouter : le plafonnement des indemnités prud’homales, qui met le patron à l’abri d’une trop lourde condamnation si d’aventure le salarié renvoyé pour faute grave décide de se retourner contre lui.

Prenons un cas concret, cité par les chercheuses. Un agent d’entretien payé 1 000 euros brut par mois, avec trois ans d’ancienneté, se fait licencier. Avant 2017, le salarié pouvait espérer toucher au moins 6 600 euros devant les prud’hommes, en sachant que ce n’était qu’un plancher – en pratique, le montant pouvait grimper bien au-delà. Avec les ordonnances, le tarif oscille désormais entre 3 750 euros et 4 750 euros, soit au minimum 1 850 euros d’économies pour le patron. Un employeur qui mettrait un salarié à la porte pour faute grave a donc beaucoup à gagner et plus grand-chose à perdre.

15 professions trinquent plus que d'autres

Contactée par l’Humanité, Camille Signoretto, maîtresse de conférences en économie à l’université Paris-Cité et membre du Ladyss, prend soin de préciser que leur hypothèse mérite d’être confirmée par d’autres travaux.

Une chose est sûre : certains travailleurs trinquent plus que les autres. Les chercheuses montrent que 15 professions concentrent à elles seules près de la moitié des licenciements pour faute grave en France, parmi lesquelles les salariés du nettoyage, les serveurs ou les caissiers. Autant de « travailleurs essentiels », qui ont pourtant été loués par Emmanuel Macron pour leur dévouement lors du confinement.

« Toutes ces professions figurent dans le champ dit de “deuxième ligne” de la crise sanitaire, confirment les chercheuses, dont les conditions de travail et d’emploi sont particulièrement dégradées et où le taux de syndicalisation est significativement plus faible, à l’exception des agents de sécurité. »

Des proies faciles

Cette vulnérabilité pourrait expliquer pourquoi le taux de licenciement pour faute grave atteint de tels niveaux chez ces salariés : peu organisés, peu au fait de la législation, on imagine qu’ils constituent des proies faciles. Par ailleurs, les licenciements pour faute grave peuvent être aussi des conséquences d’abandons de poste.

« En ce moment, le débat public sur le sujet cible les salariés qui quitteraient leur poste pour profiter des allocations-chômage, déplore Camille Signoretto. En réalité, si les travailleurs de “deuxième ligne” abandonnent leur poste, c’est probablement davantage en raison de leurs conditions de travail. »

En attendant, l’étude jette un sacré pavé dans la mare, au moment où les syndicats tentent de remettre les ordonnances Macron sur la table, en invoquant les injustices subies par les salariés. Jusqu’à présent, le chef de l’État s’est montré inflexible, mais les résultats des deux chercheuses pourraient donner du grain à moudre aux syndicalistes.

Publié par humanite.fr

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Christian Porta, CGT Neuhauser, convoqué par sa direction : 90% de ses collègues en grève en solidarité

Ce mercredi, Christian Porta, délégué syndical de la CGT Neuhauser, était convoqué par la direction du groupe InVivo. Une tentative de museler un syndicat particulièrement combatif. En réponse, une centaine de personnes étaient présentes devant l’usine, et 90% des travailleurs de Neuhauser étaient en grève.

Répression syndicale

Crédits photos : Révolution Permanente

Ce mardi, une centaine de personnes se sont réunies devant l’usine de boulangerie industrielle Neuhauser à Folschviller (Moselle) pour défendre Christian Porta, syndicaliste convoqué à un entretien disciplinaire par la direction de Invivo. A leurs côtés, 90% des travailleurs étaient en grève contre la direction. Ce n’est que lors de son entretien qu’il apprendra les motifs exacts de sa convocation, qui ne sont autres que… trois tweets. « C’est encore pire que ce qu’on pensait, je pensais qu’ils avaient vraiment des éléments contre moi, mais non. Ils ont quand même ramené la DRH du groupe InVivo [qui compte 10 000 salariés en France], par ailleurs c’est surement la première fois qu’elle vient sur le site. » raconte Christian Porta en sortant de l’entretien.

 

Les tweets reprochés à la CGT Neuhauser.

« Ils veulent nous intimider pour les quatre prochaines années »

A l’heure de la convocation du syndicaliste, 90 % des salariés de l’usine ont débrayé en solidarité, malgré une pression importante du patron, qui a tourné dans l’usine pendant près d’une semaine expliquant qu’une telle grève serait illégale et menaçant les salariés de sanctions s’ils débrayaient pour cette raison. Malgré cela, les salariés ont répondu à l’appel de la CGT, affirmant qu’ils étaient prêt à défendre leur collègue et à se battre pour toutes leurs conditions de travail.

Face à la répression syndicale, de nombreux syndicats locaux ont fait le déplacement : la CGT Total Carling, la CGT Arkema, ainsi que les métallurgistes de l’usine d’Arcelor Mittal de Florange, venus avec l’union locale CGT de Thionville, à une heure de route du rassemblement. Les syndicats Solidaires et Sud Rail étaient aussi présents, aux côtés de plusieurs organisations politiques comme LFI, le NPA et Révolution Permanente.

« Ce qui arrive intervient après cinq mois de lutte contre la réforme des retraites. Le patronat voit que la lutte retombe, et en profite pour réprimer tous les travailleur·ses combatif·ves. Ils veulent nous faire taire, le gouvernement et le patronat ont peur ! Ils veulent nous intimider pour les quatre prochaines années » dénonce Christian Porta.

En effet, si la répression s’est abattue très largement pendant la mobilisation contre la réforme des retraites, notamment sur la jeunesse, elle s’abat aujourd’hui férocement sur le mouvement ouvrier, comme c’est le cas des énergéticiens réprimés à Bordeaux, mais aussi des grévistes de Verbaudet.

Face à la répression politique qui s’étend, une solidarité qui doit se consolider pour les années à venir

Au micro, Christian Porta ajoute : « Pendant qu’ils se gavent, ils nous proposent une augmentation dérisoire et viennent nous dire que les travailleurs au SMIC n’auront pas d’augmentation parce qu’ils ont « déjà eu leur augmentation cette année ». Mais si ces personnes sont là, c’est parce que nous, tous les jours, on travaille. C’est la valeur de ce qu’on produit qui paye leur salaire, et si ces usines tournent, c’est grâce à nous et au boulot qu’on fait tous les jours ! Les syndicalistes et l’ensemble des travailleurs, on va préparer des rencontres pour discuter de comment arrêter le groupe pour avoir des augmentations à hauteur de ce qu’on mérite, c’est-à-dire à minimum à hauteur de l’inflation ! »

Dans les prises de paroles, de nombreux militants locaux affirment leur soutien, dont Loïc, de Solidaires : « On sera de toutes les luttes contre la répression syndicale. On ne va pas lâcher va à la plus petite des intimidations. On sait comment ça marche : les coups de pression ça peut fonctionner quand ça se joue dans des coins portes, ça peut déstabiliser des collectifs essentiels pour les luttes de terrain ». Même soutien de la part de Roger Casanova, ancien secrétaire CCE de la plateforme Total Carling : « Le ruissellement que Macron nous avait promis, ce n’est pas le ruissellement de l’argent, c’est le ruissellement de la répression. L’attaque que la direction formule envers Christian, c’est la lutte de classes : quand on parle de lutte des classes, on nous dit que vous êtes dépassés, mais eux pratiquent tous les jours la lutte des classes ».

Julie, militante à Révolution Permanente et au Poing Levé, conclue : « Aujourd’hui, cette solidarité doit se construire et se consolider. C’est pour ça qu’à Metz, on a été à l’origine de l’interpro, et c’est central que pour les quatre ans à venir, on puisse continuer à faire marcher cette solidarité qui se construit à la base. »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Offensive sur la santé : la macronie va réduire le remboursement des soins dentaires

Le ministère de la santé a annoncé dans un communiqué que le remboursement des soins bucco-dentaires par la Sécurité Sociale passerait de 70 % à 60 % à partir du 1er octobre 2023. Une nouvelle attaque sur l’accès à la santé qui va se répercuter directement sur les personnes les plus précaires.

Santé précaire

[Crédits photo : Destiny Deffo / Creative Commons]

Tandis que le gouvernement tente de refermer la séquence de lutte contre la réforme des retraites, celui-ci continue son offensive sur nos conditions de vie. La dernière en date : dès le 1er octobre prochain, la Sécurité Sociale remboursera 10 % de moins des frais de soins bucco-dentaires.

« Cet engagement signe le début d’une nouvelle donne en matière de prévention et d’accompagnement des Français », a expliqué le ministère de la santé. Ces 10 % de moins seront donc pris en charge par les mutuelles, qui ont d’ores et déjà annoncé une augmentation des tarifs de cotisation pour compenser les 500 millions d’euros supplémentaires à leur charge.

Cette annonce s’inscrit dans une série d’attaques contre les services publics, entraînant une importante dégradation à fois des conditions de vie de usagers et des conditions de travail des personnels. Une situation dénoncée par la grève des soignants ce 20 juin).

Coupes budgétaires, fermeture de centres de soins comme à Toulouse avec la fin de la maison médicale du centre ville, pénuries de médicaments comme les pilules abortives... Les conséquences de ces mesures austéritaires vont encore une fois peser sur les plus précaires.

En effet, si 11 à 12 % des personnes les plus pauvres n’ont pas de complémentaire santé, l’augmentation des tarifs des mutuelles va faire grimper ce pourcentage, la précarité ne cessant d’augmenter dans un contexte d’inflation. Dans ce cadre, la réduction du remboursement des soins dentaires est une attaque de taille : alors que ces derniers ont parmi les soins les plus onéreux, les plus précaires d’entre nous devront choisir entre se ruiner en payant une mutuelle plus coûteuse, ou prendre à leur charge 40 % des frais médicaux. Aller chez le dentiste sera donc simplement inaccessible pour une partie croissante de la population.

De manière générale, la casse de la Sécurité sociale et la privatisation qui l’accompagne nous mènent vers un modèle semblable à celui des Etats-Unis, dont le libéralisme a déjà volé aux précaires l’accès à la santé. Féreuze Aziza, chargée de mission Assurance maladie à France Assos Santé, a déclaré dans le journal France info : « On est assez inquiets quand on voit qu’il y a un transfert de la solidarité nationale vers le privé. On pousse vers les inégalités. Ce sont les personnes les plus éloignées qui vont être moins consommateurs ».

Il est scandaleux qu’à l’heure où le patronat multiplie ses profits à travers chaque crise que les personnes précaires subissent de plein fouet, leur accès à la santé se retrouve menacé pendant que le budget de la police et de l’armée ne cesse d’augmenter, cette dernière ayant reçu un budget record de 413 milliards d’euros !

Si cette crise ne date pas d’hier - on se souvient de François Hollande qui nous nommait déjà les « sans-dents » - le projet du gouvernement est bel et bien de la faire payer aux pauvres. Pour garantir l’accès à la santé pour tous·tes, la gratuité des soins médicaux, l’augmentation des salaires des travailleur·ses de la santé et l’entretien des établissements hospitaliers doivent être payés par les grands patrons qui s’enrichissent au détriment de notre santé !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Bien sûr, le bilan et les enseignements du combat contre la réforme des retraites macroniste n'est pas épuisé, au-delà des compréhensibles réactions de colère et de déception !

Mais l'absence de mise en cause de la politique impulsée par l'Union européenne par les organisations syndicales affilées à la CES ne laisse pas d'interroger et de révolter comme le suivisme atlantiste dont elles font preuves à l'occasion de la guerre en Ukraine !

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Arsène Schmitt – mon coup de gueule.


 

 

Macron, le sous-préfet de la von der Leyen (plutôt von der l’hyène) a mis tranquillement en œuvre les directives européennes.

Oui, la destruction sociale sur ordre de l’UE continue !

Vraiment, on est mal barré. Il ne faut pas s’étonner que cette saloperie de contre-réforme est passée. C’est la CFDT qui a dirigé et programmé les opérations dès le départ avec les manifestations saute-moutons qui ne pouvaient que conduire à l’échec. Elle ne voulait pas paralyser le pays, d’ailleurs les autres organisations non plus. Aucun mot d’ordre concernant la grève générale. Elle ne se décrète pas disent les Etats-majors syndicaux. Mais je dis qu’elle se prépare !! Oui, en amont la grève générale aurait dû être préparée contre cette barbarie de voler deux ans de vie aux travailleuses et travailleurs. Avec un blocage général de 2-3 jours cette contre-réforme aurait atterri dans la poubelle.

Un commentaire de Frédéric Lordon, économiste : c’était pourtant le mouvement imperdable. Une conjonction comme on n’en avait jamais vue : une réforme inique, indéfendable, un pays exaspéré de la destruction néolibérale, un président haï, un pouvoir d’une brutalité qui indigne le monde entier, des sondages d’opposition à des niveaux inouïs, une colère noire partout, accumulée depuis des années. C’était le mouvement imperdable, et s’il reste aux mains de cette Intersyndicale il sera perdu.

Les directions syndicales par leur rencontre avec la Première ministre ont donné une gifle aux millions de travailleurs qui depuis 4 mois battent le pavé pour l’abrogation de cette loi. Pourtant elles avaient juré et promettaient de ne pas se rendre à Matignon ni à l’Elysée tant qu’ils n’auront pas abrogé cette loi.

Oui, les directions syndicales inféodées à cette CES financée par cette UE de malheur (qui ne génère que misère et guerre), préparent un enterrement de première classe de la contestation populaire.

Il est extraordinaire que jamais cette UE de malheur n’est mise en cause par nos directions syndicales ; que cette contre-réforme est dictée par Bruxelles. Pourquoi ? Parce qu’elles inscrivent leurs actions dans le cadre de cette UE maastrichtienne qui démolit méthodiquement tous nos acquis sociaux.

Et il faut noter, comme l’ont signalé le commissaire européen Paolo Gentiloni, chargé de l’économie, ainsi que Christine Lagarde, présidente de la BCE, qu’en échange de fonds européens, il faut que les Etats appliquent les réformes exigées concernant les retraites, protection sociale, marché du travail… Oui, les Etats européens auront des fonds européens à condition qu’ils détruisent nos systèmes de retraite, l’assurance chômage, la Sécu, nos services publics, conventions collectives… Un nouvel exemple vient à l’appui de cette responsabilité. En effet, la Belgique vient de se voir signifier par la Commission européenne que les crédits communautaires qui lui avaient été promis sans toujours bloqués pour cause de non-réforme des retraites !!!

Ci-dessous deux liens intéressants sur la Confédération européenne des syndicats (CES). Le commentaire de la CGT est affligeant.

Et que dire de la position de la CES sur la tragédie en Ukraine !!! TOUTES ses organisations otanisées, le petit doigt sur la couture, sont en phase avec le terroriste no 1 de la planète que sont les USA. Ceux-ci ont provoqué et déclenché cette tragédie avec l’appui, bien entendu, de cette UE de malheur qui avait appuyé fortement le putsch de Maidan en 2014. Oui honteux ! Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Jaurès… n’arrêtent pas de tournée dans leur tombe.

 https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/congres-de-la-confederation-europeenne-des-syndicats-de-qui-se-moque-t-on/

CFDT &cie : le match n'est fini que pour les mauvais bergers du mouvement social - INITIATIVE COMMUNISTE (initiative-communiste.fr)

http://www.frontsyndical-classe.org/2023/06/la-gauche-imperialiste-se-relance-a-paris-devinez-grace-a-qui.htm

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Eh oui Macron on oublie pas et la page n'est toujours pas tournée malgré tes simagrées et la multiplication des diversions ... et de la répression !

 

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 le salaire c’est essentiel !

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JO 2024 : des travailleurs immigrés assignent des entreprises du BTP en justice pour « exploitation »

Ce mardi 20 juin, Franceinfo a révélé que dix travailleurs tout juste régularisés ont assigné quatre géants et huit sous-traitants du BTP devant le conseil des prud’hommes. Ils expliquent avoir été exploités sur les chantiers des JO de Paris 2024, sans contrat de travail ni fiche de paye. Des cas qui sont loin d’être isolés.

Jeux Olympiques 2024

Photo : Chantier de la piscine olympique de Saint-Denis en octobre 2022. Par Arne Müseler, Licence creative commons

Dix travailleurs immigrés, ayant travaillé sur les chantiers des Jeux Olympiques de Paris 2024, viennent de se saisir du conseil des prud’hommes de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, et y ont assigné quatre géants du BTP : Vinci, Eiffage, Spie Batignolles et GCC, ainsi que huit sous-traitants de ces groupes. Se comparant aux travailleurs des chantiers du Mondial au Qatar, ces dix travailleurs, pour la plupart d’origine malienne ou congolaise, dénoncent l’exploitation qu’ils ont subit. Ayant réussi à obtenir leur régularisation, notamment grâce à l’aide de la CGT, ces travailleurs ont dénoncé la situation qu’ils subissaient tant qu’ils étaient sans-papiers, une situation que de nombreux autres travailleurs immigrés des chantiers des JO continuent de subir.

« La France n’est pas mieux que le Qatar »

Alors que le gouvernement promettaient des chantiers des JO « exemplaires », la réalité rapportée par les travailleurs est toute autre. Moussa, l’un d’eux, témoigne « Tout le monde savait que je n’avais pas de papiers. Et c’est Spie Batignolles qui commande sur le chantier. Un jour, j’avais mal au genou. J’ai demandé à mon patron si je pouvais prendre un ou deux jours de repos. Il m’a dit : ’Si tu n’es pas là lundi, tu prends tes affaires’. J’ai dû continuer à travailler malgré la souffrance. La France n’est pas mieux que le Qatar. »

Ces ouvriers sont en plus forcés d’acheter eux-même leur équipement et sont soumis à des cadences infernales, ainsi qu’à de très nombreux risques d’accidents du travail entraînant des blessures, voire des décès. La CGT estime que plus d’une centaine de travailleurs sont dans cette situation. Des témoignages similaires étaient d’ailleurs déjà parus dans les médias et les chantiers liés aux JO ont déjà fait plusieurs accidents graves et un mort au travail en mars 2023 sur le chantier du Grand Paris Express, un projet soumis à des cadences infernales en vue d’une mise en service pour les JO. De nombreux exemples qui ne sont effectivement pas sans rappeler la situation dans les chantiers de la Coupe du Monde de 2022 au Qatar, où près de 6500 travailleurs immigrés avaient trouvé la mort et où Vinci, et avait emporté un juteux contrat de 1,5 milliards d’euros et où la multinationale était déjà connue pour avoir exploité des travailleurs sans-papiers.

Une plainte déposée aux prud’hommes

Après la plainte déposée aux prud’hommes, Vinci, Eiffage, Spie Batignolles et GCC seront convoquées début octobre selon Franceinfo. Les travailleurs exigent la reconnaissance d’un contrat de travail, requalifié en CDI à temps plein.
Il y a près d’un an, l’inspection du travail avait déjà découvert la présence de travailleurs sans-papiers et sans contrats sur le chantier du village olympique. Le parquet de Bobigny avait alors été saisi pour « emploi d’étrangers sans titre » et « exécution en bande organisée d’un travail dissimulé ».
Si les multinationales du BTP prétendent qu’elles ne sont au courant de rien concernant ceux qu’embauchent leurs sous-traitants, en France, les travailleurs immigrés sont surreprésentés dans les emplois du BTP. Selon la Dares, qui estime qu’ils représentent 27% des ouvriers non qualifiés du BTP et 24% des ouvriers qualifiés du gros œuvre du bâtiment : « Plus les conditions de travail sont difficiles et plus la tension de recrutement est élevée, plus forte et la probabilité que l’emploi soit occupé par un immigré ».

Quant à l’État français, il est complice de cette exploitation, avec sa politique de chasse aux sans-papiers qui durcit toujours plus les conditions de régularisation, poussant les travailleurs immigrés dans la précarité à accepter les emplois les plus pénibles dans des secteurs où le patronat peut les soumettre à des conditions de travail dégradées. Une situation qui ne fera qu’empirer avec le projet de loi immigration du gouvernement, qui prévoit un ensemble de mesures pour faciliter les expulsions et intensifier la répression des immigrés. Un projet de loi qui comporte aussi la mise en place d’un titre de séjour « métiers en tension » dont font partie le BTP : une violente attaque qui va mettre d’autant plus les travailleurs migrants à la merci du patronat de ces secteurs « en tension » et accentuer leur précarisation
Face à un système capitaliste qui considère les travailleurs sans-papiers comme une main-d’œuvre exploitable et corvéable à merci, il faut se saisir largement de la revendication de régularisation de tou.te.s les sans-papiers et se battre contre la loi immigration de Darmanin, dont la présentation a déjà dû être déplacée face à la puissance du mouvement contre la réforme des retraites.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Interview à : VIVA Magazine

 
 
 

 

 

« La France enregistre de tristes records à l’échelle européenne en ce qui concerne le nombre d’accidents du travail. » Interrogée sur les priorités de la Confédération générale du travail (CGT) sur les questions de santé, Sophie Binet rappelle les résultats de la récente étude dévoilée par le ministère du Travail. En 2019, 783 600 accidents du travail ont été recensés. Soit plus de 2 500 par jour travaillé.

« Bien trop peu de prévention »

Devant l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS), la nouvelle secrétaire générale du syndicat détaille les revendications de son organisation sur ce sujet, notamment dans le domaine de la construction, des bâtiments et travaux publics. En 2019, dans ce secteur, 176 décès ont été causés par des accidents du travail. « Il y a bien trop peu de prévention », martèle Sophie Binet.

Six à sept niveaux de sous-traitance sur les chantiers du Grand Paris

« Nous connaissons les causes de l’explosion des accidents du travail et de la mortalité dans le secteur du BTP. L’un des principaux problèmes est celui de la sous-traitance en cascade. Sur les chantiers du Grand Paris, il peut ainsi y avoir jusqu’à six à sept niveaux de sous-traitance. Ce qui occasionne un fractionnement du travail. Or dans la construction, le collectif s’avère naturellement primordial. Mais les gestes professionnels ne peuvent pas être travaillés collectivement. Le deuxième effet direct est le turn-over des intérimaires, un facteur particulièrement accidentogène. »

Jusqu’à 40 % d’intérimaires sur une ligne de production

Sophie Binet insiste sur le sujet de l’intérim, qui est loin de concerner uniquement le secteur du bâtiment. « Il y a aujourd’hui 20 à 40 % d’intérimaires sur une ligne de production. Aussi bien dans le secteur de l’automobile que dans l’agroalimentaire… Ceci entraîne un problème de responsabilité. Notamment en ce qui concerne les plans de prévention qui, du fait de leur segmentation, ne portent pas sur l’ensemble des équipes. »

Montrer l’exemple

« A la CGT, nous pensons qu’il faut limiter à un seul niveau de sous-traitance. Cette décision doit être encadrée légalement. L’Etat doit commencer à montrer l’exemple, notamment dans le secteur de la construction qui dépend essentiellement de la commande publique. Ainsi, dans le cadre des appels d’offres, une condition doit être fixée pour contraindre à un seul niveau de sous-traitance. Ceci ferait déjà avancer les choses. »

Représentants du personnel

Parmi les autres sujets sanitaires prioritaires, Sophie Binet pointe celui de la santé mentale. « La face cachée de l’iceberg. Les arrêts maladie continuent d’exploser. Les burn-out également. Mais les représentants du personnel ont vu leurs moyens d’enquêtes et de prévention s’affaiblir considérablement… Il y a aussi la question du harcèlement sexuel. Il n’y a pas encore eu de changements à la hauteur dans les entreprises et au travail. »

Pas de vraies mesures contre le harcèlement sexuel

« Depuis le mouvement MeToo, les femmes sont plus nombreuses à venir nous voir pour dénoncer les violences qu’elles ont subies. Cependant, il y a toujours aussi peu de politique publique de prévention. Et ce n’est plus tolérable. Toutes les organisations syndicales veulent mettre en place une séance tripartite entre le gouvernement, le patronat et les syndicats pour lancer de vraies mesures contre les violences sexistes et sexuelles au travail. »

Poly-fracturés

Ancienne conseillère principale d’éducation (CPE), la responsable syndicale s’est également exprimée sur le manque de moyens dans les lycées professionnels, établissements où elle a longtemps exercé. Sophie Binet a appuyé sur les besoins en termes d’encadrement socio-éducatif, pour accompagner les jeunes en difficultés. « Bon nombre d’entre eux ont vécu des situations extrêmement violentes et sont aujourd’hui poly-fracturés. Il faut donc beaucoup plus d’infirmières, d’assistantes sociales, pour les encadrer correctement. »

Aide sociale à l’enfance

« L’une des choses qui me révolte le plus, c’est de voir la situation de l’aide sociale à l’enfance. Aujourd’hui, les situations urgentes sont clairement identifiées. Mais nous ne sommes pas capables d’y répondre. Ces enfants sont donc maintenus dans leurs familles malgré les violences qu’ils peuvent y subir. Ou placés dans des foyers avec des taux d’encadrement insuffisants. »

Publié par FSC

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« Au moins dix milliards € » Le gouvernement veut les économiser d’ici 2027 contre « la dette », annonce lundi 19 juin Bruno Le Maire…

Info'Com-CGT

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
le syndicat de médecins MG France dénonce "une véritable campagne d'intimidation pour qu'on n'arrête plus les gens qui en ont besoin"
Bruno Le Maire a évoqué plusieurs mesures pour redresser les comptes publics, dont la lutte contre les arrêts maladie dits "de confort". Pour Agnès Giannotti, la présidente du syndicat de médecins MG France, c'est "absolument scandaleux".
 
Article rédigé par
Santé

"On a une véritable campagne d'intimidation pour qu'on n'arrête plus les gens qui ont besoin d'être arrêtés", a déclaré ce lundi 19 juin sur franceinfo Agnès Giannotti, présidente du syndicat de médecins MG France, premier syndicat chez les généralistes. Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé ce lundi qu'au moins 10 milliards d'euros d'économies avaient été identifiés pour permettre le redressement des comptes publics de la France d'ici 2027, notamment dans la santé et le travail.

franceinfo : Est-ce que certains médecins donnent trop d'arrêts maladie ?

Agnès Giannotti : Si la population vieillit et a des maladies chroniques c'est à cause des généralistes, s'il y a des problèmes de management dans les entreprises c'est à cause des médecins généralistes, si les caissières et les femmes de ménage n'arrivent plus à travailler parce qu'elles ont mal aux genoux et aux épaules, c'est la faute des médecins généralistes. C'est ça des arrêts de confort ? Ce sont ces patients là que l'on arrête. Là, on a une véritable campagne d'intimidation pour qu'on n'arrête plus les gens qui ont besoin d'être arrêtés. C'est absolument scandaleux.

Pourquoi dit-on qu'il y a trop d'arrêts ?

Des dérives sur les indemnités journalières, il y en a, mais très peu chez les médecins traitants, 1 à 2%, il y en a beaucoup sur les plateformes de téléconsultation. Qui a dérégulé ? C'est l'Etat. Qui a mis les plateformes en accès direct sur 'mon espace santé' ? C'est l'Etat. Pointer les médecins généralistes traitants c'est absolument scandaleux. Les besoins de soins augmentent, la population vieillit, l'âge de la retraite est repoussé, donc un politique responsable anticipe ces dépenses qui augmentent.

Le ministre de l'Economie a également évoqué les frais de santé et a parlé de confort. Qu'en pensez-vous ?

Le prix des médicaments est fixé entre l'Etat et les industries du médicament. On n'est pas dans l'histoire. Les médicaments de confort ont été déremboursés. Quand on fait une ordonnance, il y a zéro médicament de confort. Un antidouleur est un médicament de confort, mais encore faut-il souffrir ! Ce qui fait flamber les dépenses ce n'est pas ça, ce sont les maladies chroniques et le vieillissement de la population. Mais on a des politiques qui ont été incapables d'anticiper aussi bien les besoins de soins de la population, que les besoins de personnels soignants. Là, on est dans le mur parce qu'ils ont voté un financement de la Sécurité sociale qui n'est pas à hauteur de l'inflation et qui ne prend pas en compte l'augmentation des besoins. Donc, les besoins ne sont pas couverts. Donc, on diminue le remboursement des soins dentaires. On a une assurance maladie qui veut faire des économies sur le dos des personnes qui ont peu de moyens, sur le dos des pauvres. C'est inadmissible. Le bouc-émissaire ce sont les médecins traitants.

Allez-vous accepter des contrôles supplémentaires ?

Nous ne voulons pas de mise sur objectif. Nous allons demander à ce que les médecins conseil de la Sécurité sociale viennent contrôler chacun de nos arrêts maladie et on verra bien s'ils les trouvent de complaisance. Mais on veut aussi qu'ils le fassent pour les plateformes de téléconsultation. Ces médecins ne connaissent pas les patients et c'est un système non organisé de consommation de soins.

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