SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La lutte des ex-Fralib, licenciés par le groupe UNilever aura duré 1336 jours. Leur Scop-Ti a fait l'objet d'un sujet du Bac 2017. (Photo Archives Humanité)
La lutte des ex-Fralib, licenciés par le groupe UNilever aura duré 1336 jours. Leur Scop-Ti a fait l'objet d'un sujet du Bac 2017. (Photo Archives Humanité)

Baccaulauréat 2017. Les terminales STMG ont passé ce mercredi 21 juin l’épreuve de « Management des organisations ». Ils ont planché sur le modèle de la coopérative des ex-Fralib.

S’ils sont lecteurs de l’Humanité, le sujet proposé ce matin aux candidats du Bac STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) a sans doute été leur tasse de thé. En effet, Le sujet portait sur la coopérative des ex-Fralib de Gemenos (Bouches-du-Rhône), la SCOP-TI qui commercialise la marque de thés et tisanes 1336 (comme 1336 jours de lutte). Voici le sujet qu’il  leur a fallu traiter en trois heures.   

La lutte des ex-Fralib, licenciés par le groupe UNilever aura duré 1336 jours. Leur Scop-Ti a fait l'objet d'un sujet du Bac 2017. (Photo Archives Humanité)
La lutte des ex-Fralib, licenciés par le groupe UNilever aura duré 1336 jours. Leur Scop-Ti a fait l'objet d'un sujet du Bac 2017. (Photo Archives Humanité)

Baccaulauréat 2017. Les terminales STMG ont passé ce mercredi 21 juin l’épreuve de « Management des organisations ». Ils ont planché sur le modèle de la coopérative des ex-Fralib.

S’ils sont lecteurs de l’Humanité, le sujet proposé ce matin aux candidats du Bac STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) a sans doute été leur tasse de thé. En effet, Le sujet portait sur la coopérative des ex-Fralib de Gemenos (Bouches-du-Rhône), la SCOP-TI qui commercialise la marque de thés et tisanes 1336 (comme 1336 jours de lutte). Voici le sujet qu’il  leur a fallu traiter en trois heures.   

2017
Humanite.fr
La lutte des ex-Fralib, licenciés par le groupe UNilever aura duré 1336 jours. Leur Scop-Ti a fait l'objet d'un sujet du Bac 2017. (Photo Archives Humanité)
2017
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La lutte des ex-Fralib, licenciés par le groupe UNilever aura duré 1336 jours. Leur Scop-Ti a fait l'objet d'un sujet du Bac 2017. (Photo Archives Humanité)
2017
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La lutte des ex-Fralib, licenciés par le groupe UNilever aura duré 1336 jours. Leur Scop-Ti a fait l'objet d'un sujet du Bac 2017. (Photo Archives Humanité)

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/sites/regions_france3/files/styles/asset_small/public/assets/images/fralib2.jpg?itok=lpeUIEMZ

La lutte des ex-Fralib, licenciés par le groupe UNilever aura duré 1336 jours. Leur Scop-Ti a fait l'objet d'un sujet du Bac 2017. (Photo Archives Humanité)

Baccaulauréat 2017. Les terminales STMG ont passé ce mercredi 21 juin l’épreuve de « Management des organisations ». Ils ont planché sur le modèle de la coopérative des ex-Fralib.

S'ils sont lecteurs de l’Humanité, le sujet proposé ce matin aux candidats du Bac STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) a sans doute été leur tasse de thé. En effet, Le sujet portait sur la coopérative des ex-Fralib de Gemenos (Bouches-du-Rhône), la SCOP-TI qui commercialise la marque de thés et tisanes 1336 (comme 1336 jours de lutte). Voici le sujet qu’il leur a fallu traiter en trois heures.

 

Le sujet

Après la fermeture de leur usine, les ex-salariés de Fralib, une des filiales du groupe Unilever, ont créé une nouvelle organisation : la SCOP-TI, une société coopérative et participative. Ils espèrent pérenniser leur projet sous ce statut.

À l’aide de vos connaissances et des annexes 1 à 7, vous analyserez la situation de management en répondant aux questions suivantes :

1. Relever les éléments caractéristiques de l’organisation SCOP-TI.

2. Identifier les facteurs de contingence qui ont conduit à la création de SCOP-TI et expliquer l’influence de chacun d’entre eux sur la création de l’organisation.

3. Identifier le style de direction de SCOP-TIet montrer qu’il est pertinent au regard de la spécificité de l’organisation.

4. Repérer le problème de management auquel ont été rapidement confrontés les salariés de l’organisation.

5. Présenter les options stratégiques retenues par SCOP-TI pour répondre à ce problème.

6. Repérer les parties prenantes avec lesquelles l’organisation a établi des partenariats. Présenter les avantages que SCOP-TI peut retirer de ces partenariats.

7. Proposer des critères d’évaluation quantitatifs et qualitatifs qui permettraient de mesurer la performance de cette organisation.

Le sujet

Après la fermeture de leur usine, les ex-salariés de Fralib, une des filiales du groupe Unilever, ont créé une nouvelle organisation : la SCOP-TI, une société coopérative et participative. Ils espèrent pérenniser leur projet sous ce statut.

À l’aide de vos connaissances et des annexes 1 à 7, vous analyserez la situation de management en répondant aux questions suivantes :

1. Relever les éléments caractéristiques de l’organisation SCOP-TI.

2. Identifier les facteurs de contingence qui ont conduit à la création de SCOP-TI et expliquer l’influence de chacun d’entre eux sur la création de l’organisation.

3. Identifier le style de direction de SCOP-TIet montrer qu’il est pertinent au regard de la spécificité de l’organisation.

4. Repérer le problème de management auquel ont été rapidement confrontés les salariés de l’organisation.

5. Présenter les options stratégiques retenues par SCOP-TI pour répondre à ce problème.

6. Repérer les parties prenantes avec lesquelles l’organisation a établi des partenariats. Présenter les avantages que SCOP-TI peut retirer de ces partenariats.

7. Proposer des critères d’évaluation quantitatifs et qualitatifs qui permettraient de mesurer la performance de cette organisation.

Laurence Mauriaucourt
Mercredi, 21 Juin, 2017
Humanite.fr

Laurence Mauriaucourt Mercredi, 21 Juin, 2017 Humanite.fr

 

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Compiègne, mercredi. En grève, les pompiers continuent d’assurer l’ensemble des interventions. LP/A.B.

La colère des pompiers compiégnois ne retombe pas. Ce mercredi, « 95 % » des 50 soldats du feu du centre de secours principal (CSP) de la cité impériale étaient en grève, pour le troisième jour consécutif. Ils protestent, notamment, contre « la baisse constante » des effectifs, alors que le nombre de sorties (près de 6 300 par an) reste constant. « C’est un appel au secours, confie un gréviste. On s’inquiète. On ne veut pas d’un service public discount. Le jour où il y aura une catastrophe… » Le centre de secours compiégnois, qui a perdu « 10 postes en 10 ans », selon les grévistes, a besoin de « 5 à 6 personnes supplémentaires. »

En grève depuis lundi, les pompiers restent déterminés. « On ne lâche rien. Pour l’instant nous ne sommes pas entendus, gronde un pompier gréviste. Il y a une guerre des nerfs qui s’installe. » Malgré le mouvement de protestation, tous continuent d’assurer l’ensemble des interventions.

LEPARISIEN.FR

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Le gouvernement n’assume toujours pas sa réforme

http://img.over-blog-kiwi.com/0/16/46/62/20160304/ob_364633_codedutravail.jpg

La CGT a été reçue pour une deuxième et ultime heure de discussion sur le projet de refonte totale de 120 ans de droit du travail. Cela concerne, en effet, la primauté de l’accord d’entreprise sur les conventions collectives et le contrat de travail.
Le gouvernement se refuse toujours à mettre un texte sur la table ! Dans le même temps, le projet de loi d’habilitation paraît cet après-midi dans la presse.
Le Directeur de cabinet se contente d’exposer les propositions portées par les organisations patronales et syndicales, sans jamais préciser l’étendue des régressions sociales contenues dans les projets d’ordonnances.
Avec le projet de loi travail XXL, c’est la fin du CDI pour toutes et tous. Les branches professionnelles pourraient ainsi décider du nombre de renouvellement des contrats précaires ou bien de l’instauration de contrats de mission, de projet ou de chantier, pour l’ensemble des salariés d’un secteur d’activité.
Avec le projet de loi travail XXL, l’accord d’entreprise pourrait s’imposer au contrat de travail. C’est le travailler plus pour gagner moins !
Tout salarié n’acceptant pas la modification de son contrat de travail (rémunération et temps de travail) se verrait purement et simplement licencié, sans possibilité de recours.
La CGT se refuse à marchander les droits et les protections des salariés. Elle entend faire avancer ses propositions de progrès social : augmentation des salaires, réduction du temps de travail, généralisation des CDI (…) pour travailler mieux, moins, toutes et tous.
La CGT appelle l’ensemble des travailleurs à amplifier les initiatives et les mobilisations interprofessionnelles pour faire barrage au projet Macron et imposer l’acquisition de droits nouveaux.

Montreuil, le 21 juin 2017

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https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/uploads/2016/01/12622159_215666562109766_3116948443530292063_o.jpg

L’argument selon lequel la réglementation du marché travail serait un frein à l’embauche est invalidé par la réalité économique. Le facteur principal demeure le carnet de commandes.
Dans une enquête récente réalisée auprès de 10 000 entreprises des secteurs de l’Industrie, du Bâtiment et des Services, l’Insee montre que les entreprises affirmant que la réglementation du marché du travail est le premier facteur de « barrière à l’emploi » n’emploient qu’une minorité des salariés du secteur.
Ainsi, dans le secteur du Bâtiment, les entreprises considérant que le premier facteur néfaste pour l’emploi est la faiblesse du « carnet de commande » emploient 54 % des salariés du secteur.
Dans cette enquête, il apparaît aussi que les entreprises citant le « niveau des salaires trop élevés » parmi les premiers freins à l’emploi ne représentent que 5 % des salariés dans l’industrie et 7 % dans les deux autres secteurs. Plus spécifiquement, les entreprises considérant l’ensemble des « coûts » (salaires, recrutement, cotisations sociales, coûts de licenciement, etc.) comme l’un des principaux freins à l’embauche n’emploient que 35 % des salariés du Bâtiment, 22 % des salariés des Services et 19 % des salariés de l’Industrie.
Enfin, les entreprises qui placent les « barrières liées à la réglementation » en bonne position (4ème dans la liste des facteurs constituant des freins à l’embauche) n’emploient qu’une minorité des salariés de ces 3 secteurs d’activité : 34 % dans le Bâtiment, 19 % dans l’Industrie et 16 % dans les Services.
Ces résultats confirment ce que la CGT et nombre d’observateurs (dont l’OCDE, organisation de coopération et développement économique, l’un des temples du néolibéralisme) ne cessent de répéter : la relance de l’emploi suppose de développer les carnets de commandes, ce qui implique de mettre fin à l’austérité et d’augmenter les salaires.
Cette enquête confirme aussi, si besoin en était, le bien-fondé de l’opposition de la grande majorité des salariés à la casse des droits du travail.
Forte du soutien des salariés, la CGT et ses organisations poursuivront les mobilisations contre la casse des droits des travaileurs-euses et pour un code du travail du 21ème siècle.

Montreuil, le 21 juin 2017

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Loi travail bis
La France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ?

 

Après les lois Macron, Rebsamen et El-Khomri sous le précédent quinquennat, le gouvernement d’Edouard Philippe prépare une réforme encore plus profonde du droit du travail, précédant une remise à plat de l’assurance chômage. Ce big bang annoncé a un modèle : les réformes « Hartz », engagées en Allemagne au début des années 2000, aujourd’hui parées de toutes les vertus par de nombreux commentateurs avec, en apparence, l’un des taux de chômage les plus bas d’Europe. La réalité des chiffres montre au contraire que ces réformes du marché du travail n’ont pas radicalement réduit le chômage et la sous-activité et, surtout, ont provoqué une explosion des travailleurs pauvres, dont le nombre est l’un des plus élevés d’Europe.

Emmanuel Macron et son gouvernement vont désormais entrer dans le vif du sujet : s’atteler à des « réformes structurelles », notamment celle du « marché du travail », qui serait une condition indispensable à la baisse du chômage. Le gouvernement français emboîte ainsi le pas à son voisin allemand. Le taux de chômage en Allemagne s’élevait, il y a quinze ans, à 10,5 % selon l’agence allemande pour l’emploi. La première réforme du marché du travail allemand – la loi dite Hartz, du nom de Peter Hartz, ancien DRH de Volkswagen qui a dirigé la commission qui a concocté ces réformes sous le gouvernement du social-démocrate Gerhard Schröder – entre alors en vigueur. Trois autres réformes ont suivi : elles se sont attaquées à l’assurance chômage, en réduisant la durée d’allocation et en renforçant les contrôles et la surveillance des chômeurs, et ont ouvert grand la porte au développement des emplois à bas-salaire.

Après avoir atteint un record, plus de 11,5 % et 4,9 millions de chômeurs en 2005, le chômage allemand commence finalement à diminuer. Il passe sous des 10 % deux ans plus tard. Depuis, les chiffres sont en baisse continue. Et l’Allemagne fait figure de modèle de ce côté-ci du Rhin pour tous les politiques, chefs d’entreprise et économistes orthodoxes qui vantent les mérites de la dérégulation du droit du travail pour relancer l’emploi. Mais l’un a-t-il vraiment permis l’autre ? Les chiffres du travail et du chômage allemand sont-ils si bons que ça ?

3,9 % de chômage pour Eurostat, 5,8 % pour l’administration allemande

Selon Eurostat, l’institut de statistiques européen, le taux de chômage allemand est de seulement 3,9 % depuis le début de l’année 2017. Le chiffre fait évidemment rêver chômeurs et politiques en France où le chômage est deux fois plus élevé, à 9,5 % en avril 2017. Premier hic : le taux de chômage allemand donné par Eurostat est largement inférieur à celui établi par... l’Agence allemande pour l’emploi. Selon les chiffres de l’administration allemande, ce taux de chômage s’élevait à 5,8% en avril 2017. C’est près de deux points de pourcentage de différence avec le taux d’Eurotsat !

« Les chiffres du chômage de l’Agence allemande pour l’emploi et ceux d’Eurostat sont différents parce que leur définition du chômage est différente, explique Alexander Herzog-Stein, économiste à l’institut d’analyses économiques IMK de la fondation allemande Hans-Böckler. La définition utilisée par Eurotsat est celle de l’Organisation internationale du travail (OIT), pour qui un emploi commence à partir d’une heure de travail par semaine. »

Pour le Pôle emploi allemand, au contraire, sont considérées comme chômeuses les personnes inscrites au chômage, qui sont disponibles sur le marché du travail, et qui cherchent un emploi d’au moins 15 heures par semaine. « De plus, les chiffres d’Eurostat sont basés sur un sondage réalisé auprès des travailleurs. Ceux de l’agence allemande pour l’emploi s’appuient sur l’enregistrement des chômeurs auprès de l’administration. » Le taux de 5,8 % de chômage de l’agence allemande semble donc plus crédible que les 3,9 % d’Eurostat. Et nuance le modèle allemand : il y a 2,5 millions de personnes au chômage. « Je pense que la statistique du chômage allemande est fiable. D’autant que l’agence pour l’emploi comptabilise aussi la “sous-activité” », ajoute l’économiste.

Un chômage réel à 8%

En Allemagne, cette dernière sous-catégorie des chiffres englobe une série de profils, non comptabilisés comme chômeurs mais qui, pour autant, n’ont pas d’emploi. En regardant les chiffres de la « sous-activité », l’image d’un pays presque sans chômeurs en prend encore pour son grade. Le nombre total de personnes considérées comme “sous-occupées”, chômeurs compris, s’élève en Allemagne à plus de 3,5 millions (en mai 2017), ce qui fait 7,8 % de la population active. On se rapproche du taux de chômage français. Qui sont ces travailleurs sous-occupés non comptabilisés comme chômeurs ?

Il s’agit par exemple des chômeurs de longue durée de plus de 58 ans. En Allemagne, l’âge légal de départ à la retraite est de 67 ans (avec des possibilités de départ à partir de 63 ans). Mais un chômeur de longue durée de plus de 58 ans est effacé des chiffres officiels du chômage. En mai, ils étaient plus de 160 000 dans ce cas. Ne sont pas comptabilisés, non plus, ceux qui suivent une formation – plus de 170 000 personnes –, de même que les chômeurs qui ont un “job à un euro” : 85 000 personnes occupent ces emplois à temps très partiel et à durée limitée dans les collectivités ou le secteur associatif, payés un euro de l’heure en plus de l’allocation sociale.

Partage du travail mal-rémunéré

« Ils enlèvent tout ce qu’ils peuvent des chiffres du chômage, critique la députée Die Linke (La Gauche) au Bundestag Sabine Zimmermann. Sont aussi éliminés les chômeurs suivis par des firmes privées dans leur recherche d’emploi. On ne peut pas lutter contre le chômage de longue durée avec des faux chiffres ! » Le parti de gauche Die Linke établit chaque mois, et ce depuis bientôt dix ans, ce qu’il appelle « les vrais chiffres du chômage », en recalculant, à partir des tableaux complexes fournis par l’agence pour l’emploi, le nombre de tous ceux qui en Allemagne, seraient réellement sans emploi.

Au-delà de ce travail de comptabilité, Die Linke critique aussi la rhétorique du « miracle » allemand. « Die Linke est née de l’opposition aux réformes Hartz du marché du travail. Le gouvernement dit aujourd’hui que ces réformes ont permis de lutter contre le chômage, mais cela s’est fait sur le dos des travailleurs, estime Sabine Zimmermann. Un des objectifs de la politique de Schröder était d’ouvrir le secteur des bas salaires, et il y est parvenu. Le boom prétendu de l’emploi consiste essentiellement en des empois précaires et des temps partiels. Et le prix payé par les travailleurs est extrêmement élevé. Nous avons aujourd’hui 1,2 million de travailleurs qui doivent en plus faire appel à l’aide sociale, sept millions de travailleurs à bas-salaire, un million de travailleurs intérimaires, et 2,6 millions de personnes qui ont un deuxième emploi. Le volume de travail n’a pas augmenté depuis dix ans. Il a juste été partagé entre plus de personnes. » [1]

Résultat : l’Allemagne affiche l’un des taux de travailleurs pauvres, ceux qui gagnent bien moins qu’un salaire médian, les plus élevés d’Europe, avec 22,5 % contre 8,8% en France. [2]. La moyenne européenne est de 17,4 %.

Le seuil de bas salaire selon Eurostat est inférieur à 10 € bruts/h en France (soit environ 1510 € bruts pour un équivalent temps plein, sachant que près de la moitié des personnes au Smic travaillent à temps partiel) et à 10,5 € bruts/h en Allemagne (soit 1575 €/bruts pour un ETP)

La mise en place d’un salaire minimum national depuis le 1er janvier 2015, devait contribuer à lutter contre la prolifération des bas-salaire. Son niveau reste très bas, à 8,84 euros bruts de l’heure depuis début 2017, alors que le Smic français s’élève à 9,76 euros bruts. Selon une réponse du gouvernement allemand à une question des députés Die Linke, il faut par exemple gagner aujourd’hui en Allemagne un salaire de 11,85 euros bruts de l’heure pour espérer une retraite minimum de… 804 euros par mois.

L’impact très relatif des réformes Hartz sur le chômage

L’économiste Alexander Herzog-Stein est moins pessimiste. « Dans les dix dernières années, le marché du travail allemand s’est beaucoup amélioré. Le chômage a beaucoup diminué, plaide-t-il. Mais le phénomène reste néanmoins un problème, car nous avons toujours un chômage de longue durée important, et un gros problème de travail précaire et de bas-salaires. Reste qu’avec un taux de chômage bas, il y a plus de marges de manœuvre politiques pour s’attaquer à ces problèmes. »

Le chercheur est en revanche peu convaincu des bienfaits des réformes allemandes du marché du travail. « Je ne pense pas qu’elles aient joué un si grand rôle dans la baisse du chômage. En 2005-2006, le marché du travail allemand a de fait connu un élan. Celui-ci n’a pas été interrompu par la crise de 2008 grâce à la politique menée en Allemagne. Ce n’était pas une politique d’austérité, mais de relance. L’Allemagne a aussi profité économiquement de la crise de la zone euro, c’est certain. En même temps, l’évolution démographique allemande, avec une population en recul, est aussi une raison du taux de chômage plus bas. Ce n’est pas la seule, mais c’est à prendre en compte. »

À quelques mois des élections législatives de septembre 2017, le candidat social-démocrate (SPD) Martin Schulz a tenté de se distancier, dans ses discours, des réformes du marché du travail lancées par le chancelier Schröder et son parti il y a quinze ans. S’il arrive au pouvoir, prendra-t-il de réelles mesures pour lutter contre la précarité dans laquelle se trouvent plongés des millions d’Allemand ? En attendant, la France se prépare à subir des réformes similaires avec l’objectif de réduire le chômage. La proportion de travailleurs pauvres augmentera-t-elle en parallèle ?

Rachel Knaebel

Infographie : Guillaume Seyral / Basta !

 

 

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Et qui risque fort de dégager à son tour du gouvernement ? Suivez leur regard…

Et qui risque fort de dégager à son tour du gouvernement ? Suivez leur regard… - Sipa
 
Des perquisitions ont été menées ce mardi 20 juin au siège de Business France dans le cadre de l'enquête sur l'organisation d'un déplacement en 2016 à Las Vegas d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie. Or, c'est sa ministre actuelle du Travail, Muriel Pénicaud, qui dirigeait l'agence à l'époque.

 

Jamais deux sans trois. Alors que le remaniement en cours du gouvernement d'Edouard Philippe est déjà perturbé par les affaires Richard Ferrand et MoDem, voilà que celle du déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas en janvier 2016, quand il était ministre de l'Economie, rebondit ce mardi 20 juin. Des perquisitions ont en effet été menées ce mardi matin au siège du groupe publicitaire Havas et de l'agence nationale Business France, dans le cadre de l'enquête préliminaire pour favoritisme ouverte sur ce dossier.

 

Alors ministre de l'Économie du président Hollande - et pas encore à la tête de son mouvement En Marche -, Emmanuel Macron avait été se faire ovationner le 6 janvier 2016 par plus de 500 personnalités et dirigeants de start-up françaises au Consumer Electronics Show (CES), grand-messe mondiale de l'innovation technologique à Las Vegas. Selon Le Canard enchaîné, qui avait révélé l'affaire, le coût de cette fameuse soirée aurait atteint 381.759 euros, dont 100.000 euros pour les seuls frais d'hôtel. Et Business France, organisme dépendant de Bercy chargé de l'aide au développement international des entreprises françaises, avait confié l'organisation de cette petite sauterie au géant Havas, sans avoir recours à un appel d'offres pourtant obligatoire. Résultat : le parquet de Paris a ouvert mi-mars une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme.

 

"Une procédure pouvant potentiellement être affectée d'irrégularité"

 

Et que disait, en mars justement, l'entourage d'Emmanuel Macron sur ce dossier ? Que ce n'est "en aucun cas une affaire Macron. C'est une affaire Business France". Or, qui dirigeait à l'époque cet organisme dépendant de Bercy, chargé de l'aide au développement international des entreprises françaises ? Eh bien c'était… l'actuelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

 

Emmanuel Macron, son cabinet et le ministère de l'Économie "sont totalement hors de cause", avait appuyé le 8 mars le successeur de Macron à Bercy, Michel Sapin, relevant dans cette affaire "un dysfonctionnement de Business France". L'organisme a d'ailleurs reconnu sa responsabilité, en admettant que"le choix d'un prestataire capable de prendre en charge l'organisation de l'événement aux US et les actions de communication associées (...) avaient été faits selon une procédure pouvant potentiellement être affectée d'irrégularité".

Problème, que Muriel Pénicaud doit bien avoir compris cette semaine, en voyant Richard Ferrand évincé puis la MoDem Syvlie Goulard renoncer au gouvernement : Emmanuel Macron n'aime manifestement pas que la justice fourre le nez dans les affaires de ses ministres…

Par Magazine Marianne

Par CGT Compiègne facebook

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Fondée en 2004 par Carisa Janes, une vétéran de l’industrie de la beauté, la marque Hourglass est connue pour ses innovations, ses emballages luxueux et ses formulations innovantes, notamment l’utilisation d’ingrédients actifs dans les produits de teint. Son offre différente a permis à Hourglass de conquérir une solide base de consommateurs fidèles.

Alan Jope, Président Personal Care chez Unilever, a déclaré : « Nous sommes ravis d’ajouter Hourglass à notre portefeuille de marques de prestige. La catégorie des cosmétiques décoratifs a affiché des taux de croissance élevés, sous l’impulsion des réseaux sociaux, la diversité des canaux et la démocratisation des techniques professionnelles de maquillage, et présente donc une opportunité importante. Hourglass est déjà une marque qui réussit ».

« En tant que première marque de maquillage dans le portefeuille Prestige d’Unilever, nous sommes ravis de ce partenariat, car Hourglass continue de mettre en cause le statu quo avec des produits cosmétiques de luxe haute performance. L’engagement d’Unilever envers l’innovation et la responsabilité sociale est ambitieux et parfaitement en phase avec notre vision de l’avenir de la marque,  » a ajouté Carisa Janes, CEO de Hourglass.

Les modalités de la transaction n’ont pas été divulgués. L’opération devrait se terminer au troisième trimestre de 2017, sous réserve des approbations réglementaires habituelles.

 
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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

photo d'illustration (source: france info)

photo d'illustration (source: france info)

Grâce à la CGT, on connaît mieux le contenu des discussions préparatoires sur les ordonnances. Maladroitement, le gouvernement a demandé aux partenaires sociaux de les garder secrètes. Il n'en fallait pas plus pour pousser à la confidence.

Officiellement, le gouvernement renouvelle la vie politique et les vieilles pratiques d'appareil. La traduction dans les faits laisse quand même un peu à désirer! Par exemple, sur la prochaine loi travail, le directeur de cabinet de la ministre explique à ses invités que s'ils divulguent le contenu des discussions à l'extérieur, ils seront soumis à un rationnement de l'information.

Oui, mais alors comment font-ils pour obtenir un mandat de leurs adhérents sur le contenu des discussions ? Sauf à expliquer, bien entendu, que les instances habituelles n'ont pas à être consultées sur les positions prises en réunion, ce qui ne paraît pas très démocratique.

Voilà qui s'appelle une logique bureaucratique !

Le calcul discret du gouvernement

Mais pourquoi le gouvernement souhaite-t-il tant de discrétion ? D'abord pour une raison tactique !

En effet, certaines des propositions avancées sont tout à fait explosives, comme la possibilité d'ajouter des motifs de licenciement par accord d'entreprise. Tout laisse à penser que le gouvernement préfère se garder la possibilité de revenir en arrière en cas de blocage trop important. Or, il n'est jamais commode de faire machine arrière dans une négociation sous les yeux du public.

Le rapport de force commence.

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Marche arrière toute !

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LÉGISLATIVES : «La FRANCE INSOUMISE aura un groupe à L'ASSEMBLÉE NATIONALE» [Jean-Luc Mélenchon]

LÉGISLATIVES : «La FRANCE INSOUMISE aura un groupe à L'ASSEMBLÉE NATIONALE» [Jean-Luc Mélenchon]

Les élus de La France insoumise :

1-Stéphane PEU (93) LFI

2-Eric COQUEREL (93) LFI

3-Clémentine AUTAIN (93) LFI

4-Alexis CORBIÈRE (93) LFI

5-Bastien LACHAUD (93) LFI

6-Sabine RUBIN (93) LFI

7-Mathilde PANOT (93) LFI

8-Adrien QUATENNENS (59) LFI

9-Ugo BERNALICIS (59) LFI

10-François RUFFIN (80) LFI

11- Danièle OBONO (75) LFI

12- Michel LARIVE (09) LFI

13- Bénédicte TAURINE (09) LFI

14- Caroline FIAT (54) LFI

15-Jean-Luc MÉLENCHON (13) LFI

16- Loïc PRUD’HOMME (33) LFI

Les élus du Parti Communiste Français :

1-Hubert WULFRANC (76) PCF

2-Sébastien JUMEL (76) PCF

3-Jean-Paul LECOQ (76) PCF

4-Jean-Paul DUFRÈGNE (03) PCF

5-Marie-Georges BUFFET (93) PCF

6-Elsa FAUCILLON (92) PCF

7-Alain BRUNEEL (59) PCF

8-Fabien ROUSSEL (59) PCF

9-Pierre DHARRÉVILLE (13) PCF

10-André CHASSAIGNE (63)PCF

Merci de me signaler les oublis ou les erreurs

Le trombinoscope des élus de la France insoumise

et du Parti communiste français :

LÉGISLATIVES : «La FRANCE INSOUMISE aura un groupe à L'ASSEMBLÉE NATIONALE» [Jean-Luc Mélenchon]

LÉGISLATIVES : «La FRANCE INSOUMISE aura un groupe à L'ASSEMBLÉE NATIONALE» [Jean-Luc Mélenchon]

PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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