SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les annonces de licenciements massifs commencent à sortir des tiroirs…. Après que le grand patronat a largement bénéficié des aides publiques, il compte bien faire payer cette crise au monde du travail et à la jeunesse mais aussi aux petites entreprises qui paieront les pots cassés. Un seul mot d’ordre : zéro licenciement, partage du temps de travail entre toutes et tous !

Airbnb, la Halle, Conforama, Airbus... Vers un massacre de l’emploi ?

Crédits photos : REUTERS/Jason Redmond

En France, la mise en place du chômage partiel à une échelle historique avec près de 6 salariés du privé sur 10 a permis de maintenir dans une grande mesure le salaire de millions de travailleurs qui du fait des mesures de confinement massive ont vu leur activité salariale s’arrêter entièrement ou partiellement. 

Et si ce chômage partiel n’a pas rémunéré les salariés qui y ont eu droit à 100% de leur salaire habituel, cette mesure a tout de même permis d’amoindrir conjoncturellement, les effets de la crise économique cumulés au ralentissement de l’activité dû au confinement. Une période que le gouvernement voudrait désormais révolue pour obtenir une reprise de l’économie quoique puissent être les conditions sanitaires. C’est ce dont témoigne les déclarations du gouvernement qui n’a eu cesses ces dernières semaines comme en témoigne notamment le chantage au chômage partiel pour ces parents qui refuseraient de mettre leurs enfants à l’école.

Ainsi, après une période d’anesthésie de l’économie pendant laquelle les grands capitalistes ont pu profiter d’une manne financière venant de l’Etat, parfois même en fraudant, la crise économique commence à se faire de plus en plus insistante. Dans certains pays, nous pensons particulièrement aux États-Unis et leurs 36 millions de chômeurs, cette question s’est posée directement, là où en France elle a été artificiellement contenue, bien que le patronat et les ordonnances du gouvernement sur le travail aient tout fait pour la faire peser le plus possible.

Avec la perspective du déconfinement et du désengagement partiel de l’Etat du chômage partiel, la préoccupation économique a pris le pas pour beaucoup de travailleurs, à des rythmes différents selon les secteurs.

Dans des entreprises comme celles de l’aéronautique, particulièrement touchées par la crise, on a vu le sentiment évoluer d’une peur du virus et de la contagion face à un patronat décidé à mettre en jeu la vie de ses salariés, à la peur encore plus grande des licenciements, des réductions de salaire. Un dilemme parfaitement synthétisé par Pascal Lanette, PDG de Derichebourg Aeronautics Services qui déclarait en mars : « Les gens vont devoir choisir de quoi ils veulent mourir, de faim ou du virus »...
Il se trouve aujourd’hui que le sous-traitant aéronautique est désormais à l’avant-garde des annonces de suppressions d’emploi avec un « plan social » qui laisse le choix aux salariés de sacrifier beaucoup de leurs collègues ou bien tous leurs acquis et un peu moins de collègues...

C’est essentiellement par ce biais que s’exprime aujourd’hui le poids pris davantage par la crise économique, à savoir la multiplication ces derniers jours des annonces de suppressions d’emploi, que ce soit par des suppressions « sèches », des plans de départ volontaires chiffrés ou bien des perspectives qui annoncent, à venir, le besoin de réduire les effectifs. Tentatives, ballons d’essai ou projets arrêtés, ces projets viennent mettre les travailleuses et les travailleurs sous pression, en agitant la perspective du « dialogue social » (visage de l’union sacrée au service du patronat et du gouvernement) pour décider dans le dialogue et la bonne humeur qui seront les milliers de travailleurs condamnés au chômage, dans une période de récession mondiale où il sera difficile d’en retrouver, pour sauver non pas l’industrie mais les profits du patronat.

Ces annonces se combinent avec une offensive généralisée du patronat sur les conditions de travail. Rappelons, malgré les apparences de la situation où ils n’ont servi à rien sinon à pleurer dans les jupons du Trésor public, que ce sont les patrons qui prennent les risques, qui font tourner le monde, qu’il faut sauver etc. La situation doit donc selon les officiels de la bourgeoisie justifier toutes les attaques, temporaires jusqu’à une date qui sera éternellement repoussée, sur le renouvellement des CDD, sur les CSE, sur les heures supplémentaires, sur le recours à l’interim, sur l’extension du temps de travail et la remise en cause généralisée des 35 heures.

Interrogés par le Figaro, des avocats et spécialistes des restructurations d’entreprise s’attendent à voir de nombreux dossiers en redressement judiciaire, des dépôts de bilan et des licenciements d’ici l’été. En effet, les cotisations et charges fixes des entrepreneurs, allégés sur la période de cessation de l’activité (en mars/avril) vont se reporter sur le quatrième trimestre et rien n’affirme que leurs activités reprennent d’ici là comme avant le confinement. Désormais, c’est le capital financier, les banques qui vont faire la pluie et le beau temps qui vont avoir droit de vie et de mort sur certaines installations et sur leurs salariés. C’est déjà en quelque sorte le scénario à l’œuvre dans le dossier Conforama. Le groupe avait déjà fermé plusieurs magasins l’année dernière et licencié près de 2000 salariés. Son maintien dépend désormais d’un Prêt Garanti par l’Etat, financé par la BNP qui joue les abonnés absents lors des réunions et semble préparer la reprise de l’enseigne par le concurrent But.

Des phénomènes de faillites et d’absorptions, de concentration du capital tout à fait élémentaires aux crises capitalistes qui se régleront sur le dos des ouvriers. But avait déjà commencé à pointer le bout de son nez dans le dossier, mais une reprise d’entreprise signifiant la reprise tels quels des contrats de travail, avait finalement décliné. La mainmise de But ne sera donc évidemment pas gratuite et se fera au prix d’attaques sur les conditions de travail et sur la rémunération des ouvriers.

En attendant, ce sont 9000 emplois et jusqu’à 20.000 en comptant l’ensemble de la chaîne de fournisseurs et sous-traitants qui sont menacés par les spéculations et la concurrence des capitalistes, les emplois déjà menacés par les précédents plans de licenciement de Conforama étant en plus poussés à la sortie plus tôt que prévus.

Nafnaf vient de se placer en redressement judiciaire, les actionnaires de la Halle cherchent à profiter de la situation pour couler le navire, Derichebourg (3300 licenciements promis) et Daher dans l’aéronautique ouvrent le bal à de nombreux sous-traitants et à la tête de gondole Airbus qui laisse déjà 30 % de ses salariés en chômage partiel en profitant des nouvelles dispositions qui permettent l’individualisation du chômage partiel et donc de moduler les besoins de main-d’oeuvre aux frais de l’Etat. Chez Engie, ce seraient 15000 emplois menacés dans le monde, dont 9000 en France selon les syndicats. Les licenciements ne sont pas un « tabou » selon Jean-Pierre Farandou le patron de la SNCF qui fait planer cette menace sur les cheminots en même temps que l’offensive reprend contre les éléments perturbateurs qui ne laissent pas la direction sacrifier la santé des travaillleurs comme elle l’entend, à l’image de la tentative de licenciement de Eric Bezou, désormais entre les mains du gouvernement. Pas de tabou non plus chez Renault qui évoquait déjà cette perspective en janvier et qui parle maintenant de restructurations après avoir encaissé 5 milliards d’euros d’aides ! Idem pour Air France qui veut se séparer, par un plan de départ volontaires, de milliers de salariés, les poches désormais alourdies de 7 milliards d’euros d’aides étatiques ! Les compagnies aériennes vont licencier durement (3000 pour Ryanair, - 60 % des effectifs chez Air Canada, 12.000 chez British Airlines, 5000 chez les scandinaves de SAS...) tout en étant largement arrosées par les États dans le monde entier. Le tourisme va être durement frappé, AirBNB licencie 25 % de ses salariés à l’international (1900 emplois), 8000 dans le monde pour le groupe touristique allemand TUI.

De nombreuses entreprises voient donc aussi, sans devoir justifier forcément d’une quelconque mauvaise santé économique – les lois Macron en 2015, El Khomri en 2016, Travail XXL en 2017 ont sensiblement élargi les possibilités de licenciements pour les entreprises, au motif évidemment de... la lutte contre le chômage – une opportunité pour dégraisser leurs effectifs et annoncer des plans de départ. Le but de la concurrence que se mènent les capitalistes au cœur de la crise, c’est de savoir qui va y périr et qui va en sortir grandi.

Pour les patrons, administrateurs et actionnaires c’est un jeu de poker qui engage éventuellement des bouts de leur portefeuille mais qui ne les empêchera surtout pas de se recaser ailleurs. Pour les salariés, c’est la perspective du chômage, de la précarité et du flicage avec les nouvelles lois sur l’assurance-chômage. Pour des villes et des régions qui sont dépendantes de certaines industries, cela signifie aussi la perte potentielle de centaine de milliers d’emplois comme dans la région toulousaine avec l’aéronautique dont les activités induisent plus ou moins directement près d’un demi-million d’emplois !

La pandémie n’a été que l’étincelle qui a mis le feu à des barils de poudre très secs, et là depuis longtemps. Tous les indicateurs étaient au rouge depuis des mois avant le Covid. L’histoire de cette crise c’est la chronique d’un désastre capitaliste annoncé. Sur le terrain de la crise sanitaire, qui a évidemment accentué la crise économique, le capitalisme a montré son incapacité structurelle à mettre la vie avant les profits, et même à tourner au ralenti pendant tout juste deux mois sans risquer de faire exploser les tensions internationales et de condamner des milliards de personnes à la pauvreté et au chômage pour de longs mois encore à venir. Cette crise est en définitive le résultat de leur système, à eux de la payer. Ce sont les travailleuses et les travailleurs et les classes populaires qui ont payé (jusqu’à aujourd’hui, la réforme des retraites en était la forme la plus récente) le sauvetage des banques et des entreprises en 2008 ! Et si c’était à refaire ? Et la bourgeoisie ne va pas hésiter à recommencer, à peine plus de dix ans plus tard.

La réponse que les travailleuses et les travailleurs porteront face aux licenciements massifs va être un enjeu central de la situation. Face à des attaques de cette ampleur, il est évident en y réfléchissant un tout petit peu que toute solution individuelle est illusoire et vouée à l’échec. Pourtant les gouvernant, les capitalistes vont jouer cette carte jusqu’au bout, profiter du désespoir qu’ils créent pour diviser. L’enjeu de la réussite réside dans le maintien de l’unité de tous les salariés, une personne menacée de licenciement, c’est l’ensemble d’entre nous qui sommes menacés ! Pour cela, il va falloir se battre pour qu’il n’y ait aucun licenciement !.

Face à ce massacre de l’emploi, il n’y a pas de « dialogue social » qui puisse trouver une issue de compromis. « Etudier toutes les possibilités »« pour sauver l’emploi », la solution du moindre mal (un peu moins de licenciements et un bon nombre de renoncements) ne peuvent être des issues possibles. Alors qu’ils veulent nous faire payer leur crise en nous imposant une augmentation historique du chômage de masse, il faut lutter pour zéro licenciement, et le partage du temps de travail entre toutes et tous ! 

Après 2008, des luttes dures, héroïques ont eu lieu dans de nombreuses entreprises, souvent pour « vendre sa peau le plus cher possible ». Mais là n’est pas le problème pour les capitalistes, même en « faillite », ils trouveront de l’argent pour détruire des richesses, fermer des usines, détruire des emplois et des vies. La meilleure indemnité de départ ne dure pas éternellement et face à un chômage de masse n’est qu’une maigre garantie. La meilleure garantie c’est la sauvegarde sans conditions des emplois, il faut l’imposer aux patrons. Ceux qui aiment à se déclarer les premiers en faillite sans jamais montrer combien de millions ils ont engrangé ces dernières années et versé aux actionnaires, sont les premiers à trouver des moyens de continuer l’activité quand le rapport de force les y contraint.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Il y a ceux qui

lui crachent dessus

Il y a ceux qui

se battent grâce et avec elle

La CGT et le "jour d'après"

 

Après le déconfinement du 11 mai : ne les laissons pas recommencer !
 
Nous attendions le déconfinement avec impatience et malgré tout, une petite pointe d’inquiétude.
 
Quel monde allions-nous retrouver ?
Nous n’en avions perçu, cinquante-sept jours durant, qu’une image flou dans le carré de la télévision.
 
Depuis une semaine c’est beaucoup moins flou : le profit doit reprendre !
 
Tant pis pour la santé des enfants, les parents doivent retourner au boulot. Tant pis pour les soignants, livreurs, éboueurs, caissiers, personnels des Ehpad, agents des services publics… qui, au risque de leur vie, n’ont jamais arrêté : ils reçoivent une miséricordieuse tape sur l’épaule.
 
En contrepartie de tous ces efforts, le Medef et le gouvernement veulent nous faire travailler plus encore - au risque pour certains de perdre leur boulot.
 
Peut-être un effet secondaire du Covid-19, le pouvoir est devenu encore plus sourd au bruit qui monte avec insistance derrière les masques. Sourd à l’aspiration à ce que le monde change.
 
Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir que le "jour d’après" voit la naissance d’une société plus juste, solidaire et durable.
 
La CGT est à vos côtés sur cette question, comme elle a su l'être pendant le confinement en mettant en débat des propositions, en construisant les mobilisations nécessaires, en invitant tous ceux qui le souhaitent à se syndiquer pour que cette aspiration trouve le chemin de la réalité.

Rédigé par Canaille le Rouge

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SEULE la lutte collective personnels, travailleurs, peuple les contraindra à vraiment changer !

Ce plan d’économie qui participe à la destruction du service public avait déjà été rejeté par les membres CGT du CHSCT de COCHIN en fin 2019.Il devait être effectif au mois de juin 2020.
On aurait pu croire que la crise sanitaire allait remettre en cause ces plans d’économie qui tuent l’hôpital public. 
A COCHIN, pas vraiment !!!
La Direction, au contraire, a décidé d’avancer la date de cette disparition de lits d’hospitalisation complète !
Le 4 mai, le personnel de ce pavillon a su que le déménagement se ferait le mercredi 6 mai . On abandonne le 2eme étage pour intégrer le 3eme étage du pavillon HARDY avec les pertes de lits annoncées !

  • Oubliées les bonnes résolutions !
  • Oubliés les grands discours !
  • Oubliées la pénurie de lit remettent en cause les missions du service public !
     

La recherche de gains financiers vient de reprendre le dessus aux dépends de la prise en charge des patients !

Très motivée, Direction est prête à accélérer encore plus cette destruction de place d’hospitalisation complète !

La CGT COCHIN combat toujours pour un renforcement du service public hospitalier ! Dans ce combat, la direction de l’APHP ne défend certainement pas le bien public ! le drame de la crise sanitaire du COVID19 vient de nous le rappeler cruellement !

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Pour se préparer à la future crise du secteur aéronautique à Toulouse, Révolution Permanente lance un appel à témoignages pour tous les travailleurs liés directement ou indirectement à l'industrie aéronautique et ses sous-traitants. Licencié ou menacé de licenciement ? Dégradation des conditions de travail ? Menaces patronales ou répression syndicale ? Absence de mesures sanitaires pour la reprise du travail ? Envoie-nous ton témoignage !

Appel à témoignage de travailleurs de l’aéronautique. Refusons les licenciements, nous ne paierons pas la crise !

Depuis le début de la crise sanitaire, on a vu la violence dont les patrons de l’aéronautique ont fait preuve pour défendre leurs profits. Entre des conditions sanitaires scandaleuses et le refus de fermer les entreprises non-essentielles, certains d’entre eux ont cependant dû reculer du fait de la résistance des ouvriers.

Cependant, au vu des conséquences économiques de la crise qui se font déjà ressentir, et alors même que l’aéronautique est un des secteurs économiques français les plus touchés par la crise - près de 98% du transit aérien est freiné voire annulé, les patrons repassent à l’offensive. Entre la préparation d’un plan de licenciement de plus de 3300 travailleurs chez Daher, et un mal nommé “Plan de Sauvegarde de l’Emploi” chez Derichebourg Aero qui menacerait plusieurs centaines d’ouvriers, la crise de la sous-traitance aéronautique est une première annonce de la catastrophe possible dans l’industrie. A l’international ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui risquent d’être détruits chez Boeing, General Electrics Aviation ou chez Rolls Royce ! Cette accélération pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour les travailleurs de Toulouse, mais aussi pour l’agglomération dans son ensemble, alors même que 80% des emplois toulousains seraient induits ou indirectement liés à l’industrie aéronautique.

C’est pour cela que Révolution Permanente organise une campagne d’appel à témoignages pour tous les travailleurs et les travailleuses de Toulouse actuellement salariés dans le secteur aéronautique, qui souhaitent dénoncer les plans patronaux mais aussi leurs conditions de travail. En ayant dénoncé très rapidement les plans de licenciement chez Daher et Derichebourg, nous avons pu montrer au grand jour la brutalité patronale qui touche ce secteur.

Afin de témoigner, de coordonner nos luttes, pour s’organiser et s’opposer à ce que ce soit les travailleuses et les travailleurs qui paient la crise, contacte-nous par mail à revolutionpermanente31@gmail.com ou sur la page Facebook Révolution Permanente Toulouse.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
En pleine pandémie, Pénicaud veut autoriser le licenciement d’Eric Bezou, cheminot syndicaliste

L'autorisation de licenciement n'est pas encore tombée, mais le mail qu’Éric Bezou a reçu, alors qu’il attaquait sa nuit dans sa gare de Mantes-La-Jolie, laisse entendre que le Ministère va annuler la décision de l’Inspection du travail. Une décision scandaleuse en pleine crise sanitaire et alors que les cheminots, comme Éric lui-même, ont été en première ligne pour assurer la continuité du service public. Aujourd’hui, le remerciement de Pénicaud à Éric, c’est le chômage.

Répression à la SNCF

Le Ministère semble décidé à annuler la décision de l’Inspection du travail et laisse à la défense 10 jours pour apporter des précisions. Qu’est-ce qui semble justifier ce revirement de situation ? Des attestations produites par l’entreprise elle-même… Ainsi que le fait d’avoir fait reconnaitre un « accident du travail » d’une encadrante présente.

Celui qui s’était agenouillé devant ses chefs pour dénoncer la soumission requise à la SNCF pour évoluer, se bat depuis plus d’un an contre une répression hallucinante. Le grand soutien que ses collègues cheminots et le monde militant en général lui avaient témoigné avait permis de faire connaitre et de dénoncer fortement la répression dont il était victime.

Voici donc comment le Ministère du travail de Muriel Pénicaud traite aujourd’hui, ceux qui pendant la crise sanitaire ont permis, comme Éric l’a fait, de maintenir les activités essentielles. On pourrait penser qu’avec la précarité de ceux mis en chômage partiel, la pénurie de masques et de gels pour des milliers de travailleurs, la nécessaire poursuite du télétravail ou le fait de limiter l’impact de la crise économique à venir sur l’augmentation du chômage, ils auraient d’autre chats à fouetter. Mais visiblement rien n’est plus urgent que la répression de ceux qui gênent l’exploitation en marche forcée. Ceux qui, comme Éric l’a si souvent fait en 28 ans de boîte, agissent pour faire respecter les conditions d’hygiène et de sécurité dans leurs lieux de travail.

Pourtant c’est bien ceux-là même, qui par leurs actions syndicales, ont permis de garantir la sécurité des agents et des usagers pendant cette période inédite où la Direction de la SNCF était complètement perdue. En proposant des idées (issues des connaissances techniques et réglementaires que seule l’expérience du terrain peut faire naître) ou en faisant valoir et respecter des droits de retrait, ils ont permis d’établir des procédures et des conditions d’utilisation qui ont largement aidé à sauver des vies tout en limitant la propagation de l’épidémie.

Entre deux vagues d’épidémie, une vague de répression ?

La crise sanitaire a mis en pause un certain nombre de procédures disciplinaires qui n’auraient jamais dû reprendre dans « l’unité Nationale » du « monde d’après ». Ainsi cinq cheminots de Paris Est (4 CGT et 1 SUD-Rail) sont convoqués en entretien disciplinaire pour des faits de grève (contre la réforme des retraites) et les conseils de disciplines de la honte, avec une organisation effroyablement coûteuse en énergie et en moyens pour respecter les gestes barrières vont reprendre à la RATP, dont ceux de nos camarades Ahmed et Alex, deux machinistes qui ont été des piliers de la grève de décembre. N’y a-t-il pas plus urgent et nécessaire à gérer dans ses entreprises de transport que ces histoires de sanctions ? Comme par exemple la sécurité sanitaire des trains, bus et métros au bord de la rupture ?

La répression bat également son plein dans l’éducation nationale, secteur à la pointe, avec la RATP et la SNCF, de la contestation contre la réforme des retraites. Dans l’éducation, ce sont trois enseignants du lycée Joseph Desfontaines de Melle dans les Deux-Sèvres qui sont visés par des sanctions arbitraires. Il est clair que l’objectif de cette répression est de nous faire taire, mais nous ne les laisserons pas faire !

Des coups de bâtons pour les premiers de corvée

Tout comme pour le personnel hospitalier à qui l’on veut décerner une médaille au lieu de donner des moyens. Tout comme pour le personnel de la grande distribution qui voient leurs primes de risques sanitaires tomber aux oubliettes. Les salariés du transport peuvent constater aujourd’hui le mépris avec lequel la classe dominante entend continuer de les traiter.

Cette crise a mis en lumière ceux qui sont utiles à la société mais aussi ceux qui profitent d’elle en exploitant les premiers. Nous n’avons pas à subir leur répression. Ils ont démontré leur illégitimité à nous punir et à nous écraser. Alors pour Éric et pour tous les autres réprimés, opprimés et méprisés, battons-nous !

Soutenir Éric et tous les collègues réprimés !

Comme il y a un an, les expressions de soutien sont d’ores et déjà nombreuses pour Eric. Son syndicat, Sud Rail Saint Lazare a immédiatement lancé une pétition en ligne, qui a obtenu un millier de signatures en l’espace de quelques heures, et qui continue de tourner.

La page de soutien à Éric, « Plus jamais à genoux », lancée il y a un an, a également été réactivée et se prépare à accueillir toutes les expressions de solidarité et de soutien qui vont très certainement arriver dans les jours à venir. N’hésitez pas à envoyer vos messages, photos ou vidéos de soutien à Éric, c’est le moment de montrer à la direction de la SNCF et au gouvernement que nous ne les laisserons pas licencier notre camarade ! Lutter aujourd’hui contre le licenciement d’Eric et contre la répression qui s’abat sur tous ceux qui relèvent la tête, est notre meilleure arme pour préparer les combats à venir !

Signer la pétition "Nous ne les laisserons pas licencier Eric !"

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

LA PREUVE:

France, zone libérée: c'est la reprise pour les classes de 6e et de 5e

MAIS AUSSI

France, zone libérée: c'est la reprise pour les classes de 6e et de 5e

ALORS, PEUT-ÊTRE UNE SOLUTION

France, zone libérée: c'est la reprise pour les classes de 6e et de 5e

AVEC PEUT-ÊTRE CECI EN PLUS... NON?

France, zone libérée: c'est la reprise pour les classes de 6e et de 5e

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Prochainement

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Nouvelle loi Avia, un retour de la censure de masse ?
Dessin d'Azco. Retrouvez plus de ses dessins sur l'Agora du Poing ou sur le site actualiteabsurde.wordpress.com

2020-05-15 21:39:41 Source

Ce mercredi 13 mars, la nouvelle loi Avia sur la « lutte contre les contenus haineux » a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale.

Le texte prévoit pour plateformes et moteurs de recherche l’obligation de retirer sous 24 heures les contenus « manifestement » illicites, sous peine d’être condamnés à des amendes jusqu’à 1,25 million d’euros. De nombreuses organisations ou médias, comme le Conseil national du numérique,  la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, ou encore  la Quadrature du Net, y voient une mesure qui incitera ces plateformes à une politique de filtrage drastique des publications par peur des sanctions ! Fait aggravant, la loi ne comporte de que très vagues dispositions pour sanctionner une éventuelle « sur-censure » des plateformes, notamment l’absence d’une amende pénale.

Pire encore,  elle exige que tous les sites Web, et pas uniquement les plateformes géantes, censurent en 1h, et non pas en 24h, les contenus signalés par la police comme relevant du « terrorisme ». Sans que cette qualification ne soit donnée par un juge, mais par la police seule. Si le site ne censure pas le contenu à temps, la police peut exiger son blocage partout en France par les fournisseurs d’accès à Internet (Orange, SFR…). La même police dont certains syndicats, après les manifs montpelliéraines suivant la mort de Steve à Nantes, traitait les manifestants de « sous-êtres humains » ! La notion de « terrorisme » est suffisamment large pour lui donner un large pouvoir discrétionnaire, par exemple contre des manifestants.  Les recours contre cette censure seront longs et hasardeux.

La nouvelle loi devrait rentrer en application au début de cet été. Pour pouvoir continuer à lire Le Poing, et d’autres médias indépendants, n’hésitez pas à diversifier les réseaux sociaux par lesquels vous le consultez. Ou rejoignez notre chaîne sur l’application Telegram, vers laquelle nous mettons un lien en commentaire sous chacune de nos publications !

Publié par anti-K

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Uber attaque en justice la Californie et sa loi requalifiant les chauffeu

Des employés administratifs d’Uber ont eu la mauvaise surprise d’être licenciés par visioconférence sur Zoom.

Des employés administratifs d’Uber ont eu la mauvaise surprise d’être licenciés par visioconférence sur Zoom.

France 2France Télévisions

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
A par ça, comment ça va docteur Véran? Tranquille?

J'ai oublié de préciser dans mon titre qu'Olivier Véran, ministre de la Santé et des Solidarités -c'est son titre officiel, sans rire du tout-, était toubib hospitalier au CHU de Grenoble dans sa vie civile d'avant.

A titre subsidiaire, il était même député socialiste sous Hollande président, puis chargé de piloter un comité de réforme du mode de financement des établissements de santé sous Marisol Touraine ministre socialiste de la Santé. C'est dire qu'il a des convictions sincères en la matière. C'est d'ailleurs pour ça qu'Emmanuel Macron l'a adoubé à la Santé. Non pas à la prison. Mais vu son expérience et ses convictions, chambellan en charge de la santé des hôpitaux et de leurs patients.

Eh bien, le docteur Véran promet de "meilleurs salaires à l'hôpital" dans le cadre d'un "Ségur de la santé" qu'il débuterait le 25 mai. Dites doc, avant ou après la remise des médailles? 

Et Ségur, ça vient de la comtesse du même nom qui écrivit en 96 pages La Santé des Enfants en 1856? Parce que si c'est ça, on n'arrête pas le progrès, nom d'un capital!

A par ça, comment ça va docteur Véran? Tranquille?

Bon, je vous quitte pour ce dimanche.

Je m'en vais regarder Bfmtv filmer les plages qui se rouvrent. Je n'irai pas sur le sable de celles de Port-la-Nouvelle. Figurez-vous, au temps doré dit des 30 glorieuses, subissant le chômage endémique dans mon département de l'Aude, j'en suis parti pour trouver un boulot de privilégié à la SNCF de Mantes-la-Jolie, à plus de 100 km aujourd'hui de Port-la-Nouvelle. A plus de 100 km également des plages normandes pour le quartier populaire du Val-Fourré toujours à Mantes-la-Jolie. C'est parfois con la vie.  Non?

Mais heureusement, je regarde Bfmtv. Demain soir, une émission spéciale sur l'ex-banquier d'affaires au turbin confiné dans son palais de l'Elysée. Merci Bfmtv!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Buno Lemaire refuse de rétablir l’ISF pendant que le gouvernement fait des cadeaux au patronat

Au quatrième jour, ce jeudi sur BFMTV, Bruno Lemaire, estime que l’économie française « redémarre doucement » et exclu le rétablissement de l’ISF et toute hausse d’impôts. Le gouvernement entend bien faire payer la crise aux travailleurs et les plus précaires tout en protégeant le patronat et les grandes entreprises.

Ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise !

Crédit-photo : Thomas SAMSON / AFP

Ce jeudi, le ministre de l’Economie déclarait au sujet du déconfinement sur BFMTV que l’économie française redémarrait « doucement », écartant la possibilité de rétablir l’ISF, ce qui serait pour lui, un acte de pure démagogie. Alors que, pendant les deux mois de confinement, l’économie française a perdu un tiers de son activité et connaît aujourd’hui une chute de son PIB de près de 6%, annonçant une crise économique n’ayant d’égale que celle de 1929, le gouvernement entend bien faire payer la crise aux travailleurs et les plus précaires tout en protégeant le patronat et les grandes entreprises.

Selon ses mots, « il s’agit d’une crise violente, durable, l’affaire d’années, pas de mois » que la France s’apprête à vivre et une fois encore, la responsabilité est mise sur les travailleurs qui devront travailler plus pour sauver le capitalisme français. Devant une crise d’une telle ampleur, et alors qu’une partie de la gauche proposait le rétablissement de l’ISF, supprimé par le gouvernement en 2018, le ministre de l’Economie a tout simplement exclu cette possibilité ainsi que celle de toute hausse d’impôts. « La politique fiscale que nous avons menée a rendu le pays plus attractif, a amené des investissements, a donné de la croissance et de la prospérité » s’est-il félicité pour justifier le refus du gouvernement de rétablir cet impôt sur les grandes fortunes, car selon lui, l’ISF « n’a jamais enrichi la France ni amélioré sa prospérité économique ». Le rétablir serait donc un acte de « pure démagogie ». Pourtant cette « prospérité » qui découlerait de la politique fiscale menée depuis près de quatre ans, les classes populaires n’en ont jamais profité... Entre casse de l’hôpital public et attaques permanentes envers les travailleurs, la dernière en date étant la réforme des retraites rejetée par une grande majorité de la population, il semblerait que la réalité soit bien éloignée de ce que veut bien faire croire Bruno Lemaire, dont la politique profite davantage au patronat.

Avec un plan de relance exceptionnel de 110 milliards d’euros pour les entreprises auquel s’ajoutent 300 milliards de prêts par l’Etat, ainsi qu’un second plan de 18 milliards d’euros pour relancer le secteur du tourisme à l’approche de l’été, l’Etat affiche ses priorités, en débloquant des sommes colossales pour certains secteurs choisis de l’économie, au détriment des travailleurs et des travailleuses, relayés au second plan. Face à ce gouvernement qui privilégie les intérêts du patronat au mépris de la vie des travailleurs et veut faire payer la crise aux classes populaires, il s’agit d’imposer la mise en place d’un impôt progressif sur les grandes fortunes et les entreprises pour financer en partie l’hôpital public, mis à mal par la pandémie mais surtout pas des décennies politiques néo-libérales.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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