SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Main happée dans une machine : la direction de Neuhauser tente de dissimuler un grave accident du travail

Jeudi 31 juillet, un ouvrier a eu la main aspirée par une machine alors qu’il nettoyait sa ligne de production. Un accident du travail grave que la direction a tenté de dissimuler, en refusant d’avertir les syndicats.

Accident du travail

Ce jeudi 31 juillet, sur le site Neuhauser de Fürst, un grave accident du travail s’est produit. Alors qu’un ouvrier était en train de nettoyer sa ligne de production, sa main a été aspirée dans une machine. Alors que la direction est censée immédiatement signaler tout accident aux élus du CSE et du CSSCT, elle a tenté d’étouffer l’affaire.

Après l’accident, la direction a tenté de cacher la situation aux différents syndicats et aux élus. À l’heure où nous écrivons cet article, nous savons que l’ouvrier a eu la main aspirée et plusieurs doigts quasi-sectionnés mais ne savons pas quelles seront les séquelles de l’accident. Après l’accident, ce sont les ouvriers eux-mêmes qui sont venus avertir leurs syndicalistes. Deux élus se sont ensuite rendus dans le bureau de la direction afin de demander des informations. Elle leur a claqué la porte au nez.

Alors que la direction a passé son année à réprimer les travailleurs du site qui s’étaient mobilisés contre le licenciement du délégué syndical CGT, Christian Porta, elle expose désormais les travailleurs à des risques graves, en cherchant à augmenter ses marges par tous les moyens, quitte à dégrader sévèrement les conditions de travail. Les conditions de travail chez Neuhauser se sont durcies cet été, la direction refusant d’embaucher suffisamment de travailleurs pour tenir les cadences : trois accidents du travail, dont celui-ci, ont été recensés lors du mois de juillet. La CGT Neuhauser, qui dénonçait déjà des conditions de travail difficiles mi-juillet, alertait sur les risques qui pesaient sur l’ensemble des ouvriers.

En 2023, le CNAM recensait 759 décès suite à des accidents sur des lieux de travail, c’est-à-dire deux morts par jour. Toutes les semaines, des nouvelles affligeantes parviennent aux travailleurs : accidents, ouvriers morts au travail, parfois des mineurs en situation d’apprentissage.

Derrière chaque accident, il y une succession de décisions politiques des patrons qui veulent toujours faire plus de profit : le manque de formation, les machines défaillantes et non réparées, l’augmentation des délirantes des cadences, l’obligation de travailler en période de canicule, la répression des syndicats et des ouvriers lanceurs d’alerte, etc. Des décisions soutenues par les gouvernements successifs et qui s’inscrivent dans le sillage des ordonnances Macron, qui ont notamment supprimé les CHSCT qui, s’ils étaient loin d’apporter des garanties suffisantes à la sécurité des travailleurs, permettaient au moins d’anticiper certains risques.

Loin d’être une anomalie, ces événements dramatiques témoignent de la réalité du système capitaliste dans lequel nous vivons : qui considère pour moins que rien la santé et la vie des ouvriers. Toutes nos pensées vont à l’ouvrier blessé. Face à cette situation, il est urgent que les travailleurs de l’usine s’organisent et se mobilisent pour contre les pratiques de la direction de Neuhauser, les abus patronaux et les décisions de la direction qui les mettent en danger.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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