SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Retraites. Non, le système suédois n’est pas un exemple à suivre Mr Berger

Comme on peut le lire dans l’entretien qu’il donne au JDD, pour Laurent Berger, c’est bien l’âge pivot, et seulement celui-ci, qui est inacceptable dans la réforme actuelle. Grand fan du système par points, il estime qu’il ne manquerait juste qu’à mieux prendre en compte la pénibilité du travail pour arriver à construire un système « universel » équitable. Et bien non, Monsieur Berger se trompe (ou cherche à nous tromper)...

RETRAITES À POINTS

En Suède justement, modèle à suivre selon la macronie, le système est loin de satisfaire les salariés ou les syndicats. La réforme date de 1994 mais ne s’est appliquée qu’à partir de 1998. En vingt ans, pour maintenir le financement en équilibre, à trois reprises, il a été révisé, réduisant d’autant le montant des pensions. En effet, la valeur des points a déjà été modifiée en fonction de l’espérance de vie de la génération du retraité, de la conjoncture économique du pays (des cotisations collectées), et de l’âge de départ à la retraite. Ainsi, la valeur du point est devenue une donnée conjoncturelle. Elle a été réduite de -3% en 2010 et -4% en 2011, avant de remonter +3 et +4% les deux années suivantes, puis de redescendre en 2014.

Le taux moyen de remplacement s’est tassé, passant à 60% pour une carrière complète en 2000 à 53% en 2018. Le système pousse à travailler plus longtemps, car à 67ans, le taux atteint péniblement 60%.

Pour compenser le manque à gagner, les Suédois peuvent s’appuyer sur des ressources complémentaires, à savoir le régime conventionnel et le régime des fonds de retraite privés individuels. Le dernier représente une part marginale des pensions versées (6%) tandis que la retraite conventionnelle rajoute en moyenne 10 à 20% du dernier revenu. L’un dans l’autre, le suédois atteint un taux de remplacement de 70% mais en mobilisant des ressources d’épargne propres ou des ressources ponctionnées sur les salaires conventionnels de branche. Mais ont des système de capitalisation, avec des fonds de pension en cogestion paritaire.

Le système par points brille par les inégalités qu’il reconduit. Les femmes sont pénalisées, en particulier celles nées avant 1945. Un quart des plus de 75 ans perçoivent une retraite de moins de 1150 euros par mois et doivent alors faire appel à des allocations de logement ou du minimum vieillesse. De plus, il n’a rien universel. Ainsi, les points collectés au cours d’une carrière faite de temps partiel ou de cessation d’activité pour prendre le charge l’éducation des enfants pénalisent lourdement les femmes. Leur retraite sont en moyenne inférieures de 600 euros par mois par rapport à celles des hommes. Il ne faut donc pas s’étonner que depuis l’an 2000, la part des personnes âgées de 67 ans ou plus continuant à travailler est passée de 18% à 36%. Le cas de femmes âgées vivant dans la pauvreté est devenu si banal qu’elle a inspirée une série télévisée “Braquage à la suédoise” mettant en scène des mamies qui décident de braquer une banque pour assurer leurs vieux jours…

La prise en compte de la pénibilité serait le point fort du système à points. Rien de cela en Suède. Le seul “acquis” du système étant que les pensions sont devenues flexibles et que les cols bleus peuvent progressivement passer au temps partiel mais sans avoir un âge de départ ajusté.. La confédération syndicale suédoise LO revendique désormais une réforme globale du système à points, une hausse des retraites, une baisse de la charge fiscale et une péréquation de celles-ci sur les salaires des non-retraités.

Les points s’envolent sans jamais revenir

Comme l’explique à juste titre l’économiste Benoît Borrits, le système par points n’a que l’apparence de l’équité. Il est fondé sur un principe où les cotisations des salariés sont converties en points sur la base d’un prix d’achat, lesquels seront ensuite convertis en pensions selon la valeur du point au moment de l’entrée en retraite. Ce système est doublement désavantageux pour les salariés. D’abord, il n’existe aucune garantie d’évolution du prix d’achat du point et de sa valeur liquidative dans le temps. Il peut donc être indexé sur les salaires ou sur le coût de la vie. Ou pas.

Ensuite, la règle « un euro cotisé doit ouvrir les mêmes droits », fondement du régime à points, est tout sauf équitable. En effet, quiconque traite les inégalités de façon égale ne fera que reconduire celles-ci. Par conséquent, selon Benoît Borrits, « un tel système pénalisera les personnes qui ont eu une carrière discontinue, notamment les précaires, et accentuera, dans la retraite, l’inégalité homme-femme. » C’est exactement ce qui s’est passé en Suède.

Dans le système par répartition, les actifs d’aujourd’hui financent via les cotisations les pensions des retraités d’aujourd’hui. Il s’agit d’un contrat social de solidarité intergénérationnelle qui implique que les actifs d’aujourd’hui bénéficieront des mêmes droits au salaire socialisé lorsqu’ils et elles auront atteint l’âge de départ à la retraite.

Certes, ce système n’a pas été à même de répondre à la progressive érosion de l’emploi stable. La précarisation des statuts, le temps partiel, l’intérim et les CDD produisent des retraites insuffisantes. Mais il aurait suffit de considérer que ces formes atypiques de l’emploi ne modifient en rien les droits à la retraite, de considérer ces années de faible ou de non cotisation (chômage) comme équivalents à des années de travail à temps plein pour offrir à ces salaries le droit à des retraites pleines. En règle générale, le chômage est involontaire car il est le résultat d’un changement conjoncturel ou structurel et fait suite à des décisions prises par les employeurs (« investir », « moderniser », « externaliser », « délocaliser », etc.).

La solution ? Faire payer le capital !

Pour financer le manque à gagner, il serait possible de faire surcotiser les employeurs pour les contrats courts (intérim et CDD) tout comme il est envisageable d’élargir l’assiette de cotisations en incluant dans le calcul des cotisations à la sécurité sociale les dividendes sinon une part de la valeur ajoutée (ce qu’on appelle aussi taxer les robots).

Plus on creuse la question plus on comprend que les régimes spéciaux qui permettent des départs anticipés à la retraite existent parce qu’on a pris en compte la dangerosité et les pénibilités du travail (posté, de huit, weekend, etc). Ces salariés (ou fonctionnaires) voient rarement grandir leurs enfants tandis que le rythme de travail tend à réduire l’espérance de vie et notamment celle où on est encore en bonne santé.

Les chiffres que l’on peut retrouver à cet égard sont plus qu’alarmants. Ainsi, travailler régulièrement la nuit (une semaine par mois comme c’est le cas en travail posté), fait perdre huit à dix ans d’espérance de vie. Le travail de nuit est également considéré comme « probablement cancérigène » par le Ministère de la Santé.

Prendre en compte la pénibilité est une clef importante. Les régimes spéciaux offrent un cadre qui permet de réduire l’âge de départ à la retraite sans être pénalise financièrement. Dans le bâtiment, le transport routier, la logistique, les métiers de maintenance (docks, aéroports) comme dans les soins de santé, il y a lieu de baisser l’âge de départ à 55 ans. Dans le secteur de l’assemblage automobile, vu l’intensité du travail, il faudrait même réduire cet âge à 52 ans. Les mesures d’âges répondaient à ce besoin mais leur démantèlement progressif a laissé la place à des réductions d’effectifs laissant les travailleurs âgés sur le carreau.

La réforme des retraites mérite un seul destin, le même que celui du gouvernement : la poubelle ! Qu’il faille reconstruire un vrai système de protection sociale est une évidence, mais cela ne peut être fait que dans le cadre d’un autre gouvernement, au service des intérêts des salarié.e.s et des catégories fragilisées par un capitalisme prédateur.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Alors que la contestation contre la réforme des retraites ne faiblit pas, la pauvreté et la précarité, elles, gagnent du terrain en France. La tentative récente d’un étudiant de s’immoler par le feu souligne la gravité du problème chez les jeunes.

Publié par EL DIALO

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Voilà une bonne chose de faite !

 

Remarquons la fébrilité et la fragilité du pouvoir qui en quelques heures est passé du soutien à DELEVOYE à l'acceptation de sa démission.

 

MAIS  MAINTENANT?

Car La contre-réforme scélérate de DELEVOYE, elle est toujours là!

Alors encore un petit effort monsieur MACRON, pour revenir au calme et permettre à tout le monde de fêter joyeusement Noël et les fêtes de nouvel an

il faut

 

R E T I R E R le projet

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Ce samedi sur le site pétrochimique de Lavéra dans les Bouches-du-Rhône, l'intersyndicale qui réclame toujours "le retrait pur et simple"de la réforme des retraites souhaitée par le gouvernement, a organisé un grand meeting unitaire. Objectif : préparer et renforcer la mobilisation du 17 décembre.

Par Marc Civallero
Publié le 14/12/2019 à 16:33

Les porte-paroles et les secrétaires généraux des syndicats du département des Bouches-du-Rhône, mobilisés dans le mouvement de grève, depuis le 5 décembre, contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, se sont retrouvés sur le site pétrochimique de Lavéra pour un meeting unitaire.

Objectifs : durcir les actions de grève et préparer la manifestation du 17 décembre, mardi prochain.

Les participants ont tout d'abord expliqué que le choix de la plateforme pétrochimique de Lavéra n'avait rien d'anodin " c'est un haut lieu de lutte, emblématique de l'unité public/privé" ont-ils expliqué . Des syndicats qui souhaitent aussi montrer qu'ils défendent "l'intérêt général et non pas des revendications catégorielles"

Pour Olivier Mateu secrétaire général de l'UD CGT 13, " les modalités de grève vont se durcir la semaine prochaine, une semaine qui va être bouillante" il explique à notre équipe l'analyse que son syndicat fait de cette réforme 

 

 

Pour Serge Reynaud, agent de la Poste et co-secrétaire de "solidaires 13" "les réformes mises en place à la Poste doivent servir de retour d'expérience"

Serge Reynaud co-secrétaire

Enfin pour la porte-parole de la FSU 13, Caroline Chevé ( enseignante) cette réforme "c'est l'affaire de tous et pas seulement celle des régimes spéciaux"


Caroline Chevé porte-parole FSU 13 à Lavéra

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

« Tout le monde comprend bien que quand on vit plus longtemps il faut travailler plus longtemps. Certains sont en grève parce qu’ils ne comprennent pas tout », a déclaré le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, le 2 décembre dernier sur RTL. Les dernières réformes des retraites prévoient d’ailleurs un allongement des durées de cotisation nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein jusqu’en 2025, allongement basé sur les projections d’évolution de l’espérance de vie du scénario démographique central de l’Insee.

Or, ce que l’on constate depuis 2015 défie ce scénario : l’évolution effective de l’espérance de vie à 60 ans (en trait rouge épais sur le graphique) se situe très en dessous de ce scénario central, pour se rapprocher voire, dans le cas des femmes, passer sous le scénario bas de l’Insee. Autrement dit, l’espérance de vie à 60 ans a quasiment cessé de progresser.

Espérance de vie : le grand ralentissement

Dans un tel contexte la proposition du gouvernement d’allonger encore davantage que prévu les durées de cotisation nécessaires pour avoir droit à une retraite à taux plein d’ici 2025 ne peut – à juste titre – être perçue que comme une provocation et une volonté de baisser les revenus des futurs retraités.

En toute logique, compte tenu des résultats constatés depuis 2015 en matière d’espérance de vie c’est exactement l’inverse qu’il faudrait faire : à savoir ralentir l’allongement des durées de cotisations prévu d’ici 2025. Mais on n’en prend sans doute pas le chemin.

GUILLAUME DUVAL

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Mediapart

Mediapart

Un pays bloqué, un désordre général, une société une fois de plus violentée. Depuis l’été 2017, ce pouvoir est l’organisateur d’incessants troubles à l’ordre public. Sourd aux compromis comme aux demandes sociales, il impose par les violences policières et avec le soutien d’une majorité godillot un projet néolibéral. Jusqu’à quand?

Insensiblement, la France s’acclimate à une violence sociale inédite. Inédite, car ses fractures et ses conflits présentent deux nouveautés. La première est la longue durée d’une crise sociale multiforme commencée quelques mois à peine après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. La seconde est qu’il s’agit d’un choix délibéré du pouvoir politique d’exacerber les tensions. Protégé par les institutions de la Ve République, ce pouvoir a décidé d’avancer seul et d’imposer ses réformes, sans ou contre la société.

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Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Je le dis aux étudiants : mardi, sortez ! Je le dis aux enseignants : mardi, sortez ! Je le dis aux infirmiers : mardi, sortez ! Je le dis aux gilets jaunes : mardi sortez ! Il faut le dire à tout le pays : c'est maintenant ou jamais, mardi, sortez !

 

François Ruffin

Le 13 décembre 2019

 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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« Sur la raffinerie, on est en grève à 90% ». Fabien Cros, CGT Total La Mède

Fabien sourit, quand on lui demande si les raffineurs de Total La Mède, dans les Bouches-du-Rhône, comptent durcir le mouvement. « On est en grève à 90%, compliqué de durcir plus que ça ! En revanche, on inscrit la grève dans la durée ».

PANNE SÈCHE DANS LES BOUCHES-DU-RHÔNE

Pas un seul produit ne sort de la raffinerie-dépôt de La Mède, près de Marseille. « Aucun moyen de livraison ne part du site, raconte Fabien Cros, élu CGT, et secrétaire CSEC raffinage-Chimie du groupe Total. En temps normal on fait 150 camions par jour, 3 à 5 trains par semaine, et 3 à 4 transferts par pipeline par semaine également. Les trains approvisionnent Toulouse et sa région, les Bouches-du-Rhône et les départements limitrophes sont livrés par pipeline, une partie du territoire par camion. Et là, depuis mercredi, rien ne sort, ni wagon, ni camion, ni par pipeline ».

La mobilisation sur le site est générale. « Au niveau des salariés qui sont en quart, c’est-à-dire en 3x8, on est à 90% de grévistes. Les personnels journaliers des autres métiers, eux, se mobilisent à un très haut niveau également, les journées de mobilisation ».

A La Mède, la détermination est au rendez-vous. « Toutes les huit heures, à chaque prise d’équipe, on vote la reconduction. On a fait en amont un boulot militant de décryptage de la réforme, mais en réalité tout le monde était au courant. Tout le monde savait déjà que cette réforme est absolument néfaste, pour nous comme pour le reste des salariés ».

La Mède a subi un plan social d’importance, en 2015, et les raffineurs tiennent à leur outil de travail. Dans les faits, ce sont eux qui décident ce qui doit - ou pas - sortir. « Et il y a un effet domino, bien entendu, car il y a une forte imbrication du tissu industriel. Ce qui ne sort pas de chez nous, au final, c’est autant qui n’approvisionne pas les autres boites qui dépendent de nos produits. Au niveau interprofessionnel, avec la CGT, la mobilisation est très large. Avec les cheminots, bien entendu, mais aussi les transports publics, les hôpitaux, les télécoms, le port, les enseignants, les boîtes du privé et l’ensemble de la pétrochimie, parce que nous ne sommes pas les seuls ».

Les stocks, eux, baissent à vue d’œil. « L’Etat le sait, parce qu’il commence à taper dans les stocks stratégiques, pour essayer de limiter l’impact du mouvement. C’est un signal d’alarme, pour le gouvernement, conclut Cros. Pour nous, un signe d’encouragement, à continuer, tous ensemble ».

Propos recueillis par JB Thomas

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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« C’est pas un bras de fer, c’est la guerre ». Eric Sellini, CGT Total

Les raffineurs sont dans la bataille. La presse et le gouvernement essayent de minimiser l’impact, mais il est bien là. Entretien avec Eric Sellini, Coordinateur CGT du Groupe Total.

LES RAFFINEURS SONT DÉTERS !

Quatre raffineries sur huit paralysées ce vendredi. « Et il y en aura davantage la semaine prochaine, puisque les camarades prévoient de radicaliser le mouvement, déclare Eric Sellini, Coordinateur CGT du Groupe Total. Les blocages d’expédition vont se poursuivre. Du coup dans les prochains jours on risque d’être un peu embêtés. Enfin, les patrons ».

5% des stations impactées, pour l’instant, selon la presse ? « C’est une façon de mettre le couvercle sur la marmite, poursuit Sellini. Il suffit de prendre quelques exemples. En région parisienne, au jour d’aujourd’hui, le dépôt de Gennevilliers est vide. Il n’y a plus de combustible. Pour le réseau Total, c’est catastrophique. S’il y a du réapprovisionnement, ce sera en très petites quantité. Et, de toute façon, les camions, avec la circulation, ne peuvent pas faire leurs tournées habituelles. Pour la Bretagne, la situation va devenir de plus tendue aussi. La raffinerie de Donges a repris, mais les copains vont rebloquer en début de semaine prochaine. A chaque fois, c’est des millions de litres qui ne sortent plus, et il n’y aura plus de carburant sur le gros dépôt de Rennes ».

La détermination est au rendez-vous. Si le combat actuel est mené par tout le monde, c’est pour tout le monde que se battent les raffineurs. « Alors, bien sûr, pour nous aussi l’impact de la réforme serait terrible. Dans un groupe comme Total, où nous avons des accords de très haut niveau, pour 25 ans de quart, les raffineurs bénéficient de cinq ans d’anticipation, au cours desquels ils sont en pré-retraite avec un statut de salarié du groupe. Avec les deux ans de la réforme, qu’est-ce qu’il va se passer ? Mais la question n’est pas là uniquement. La réforme concerne tout le monde, et au niveau de la CGT, c’est la première fois depuis très longtemps qu’il y a une volonté de toutes les fédérations et de tous les secteurs de ne rien lâcher ».

La nervosité a fini par atteindre le patronat, et ce par-delà les déclarations du Medef.
« Dans tous les grands groupes, que ce soit au niveau de l’industrie gazière, dans la chimie, dans l’énergie, les grands patrons ont reçu la consigne d’essayer de faire des appels du pied, souligne Sellini, citant plusieurs exemples. Ils essayent de négocier, au cas par cas. En même temps, ils disent qu’ils n’ont pas des masses de marge de manoeuvre, alors comme ça, les choses sont claires. Mais encore une fois, le combat nous concerne toutes et tous, et on ne va pas aller négocier, secteur par secteur ».

La semaine prochaine s’annonce décisive chez les raffineurs et au niveau global.« Ce gouvernement n’hésite pas à mettre la vie des gens en danger, en faisant rouler des trains, les transports, Paris, avec des non-grévistes et des cadres. Jamais la répression n’a été aussi importante. Ils sont prêts à tout. Ce n’est pas un bras-de-fer qui a commencé, c’est une guerre, conclut Sellini. Mais on a de quoi faire basculer la situation, tous ensemble, avec les transports ferroviaires, les raffineurs et tous les autres grévistes. C’est la semaine prochaine que tout va se jouer ».

Propos recueillis par JB Thomas

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Si encore quelques uns croyaient au père Noël avant l'heure, soit ils aiment prendre des vessies pour des lanternes, soit ils se rangent dans le camp des riches et du capital

Le premier ministre annonce du tous perdants et la jeunesse sacrifiée par le capital
Le premier ministre annonce du tous perdants et la jeunesse sacrifiée par le capital

Ci-dessus, deux photos de la manif de Mantes-la-Ville à Mantes-la-Jolie, ce mardi  10 décembre. L'Union locale CGT de la région mantaise avait appelé à une manifestation qui eut un franc succès.

Communiqué CGT suite aux annonces du premier des chambellans d'un ex-banquier d'affaires en location à l'Elysée:

L’allocution du Premier Ministre confirme et aggrave les propositions contenues dans le rapport Delevoye.

La CGT constate que le gouvernement reste sourd aux exigences exprimées par les millions de salariés, jeunes, retraités, privés d’emploi, mobilisés massivement depuis des semaines et soutenus majoritairement par l’opinion publique.
C’est le choix du sacrifice de la jeunesse de notre pays qui est assumé par le gouvernement.
Le gouvernement non content de faire une réforme systémique annonce une modification des paramètres de départ en retraite dès l’année prochaine entrainant le recul de celui-ci.
Ainsi, toutes les classes d’âge et toutes les professions du public et du privé sont concernées par les mesures annoncées par le Premier ministre. Le gouvernement tente la division des salariés, y compris dans la même entreprise et la même profession.
Le gouvernement ne remet pas en cause le blocage des 3 leviers de financement que sont : les 14% du PIB consacré au financement, le plafonnement à 120 000 euros annuel des salaires soumis à cotisation et l’augmentation des recettes indispensables à l’amélioration du système actuel.
Cela dans un contexte où 6 millions de retraitables sont attendus d’ici 2042. Il apparait donc clairement que la variable d’ajustement serait la valeur du point et donc la baisse du niveau des pensions.
Par ailleurs, le gouvernement décide d’une réforme et confie aux « partenaires sociaux » le soin de sa mise en œuvre et d’en gérer les conséquences pour l’ensemble de la population, sous le contrôle des orientations budgétaires du gouvernement. Dès lors, ressurgissent les méthodes anti-démocratiques avec la volonté de vouloir passer par ordonnances et décrets des arbitrages essentiels pour l’avenir de nos retraites.
Le gouvernement maintient le cap sur la suppression des 42 régimes spéciaux et particuliers tout en précisant que certains secteurs bénéficieraient d’un traitement particulier. Cette mesure est aussi une négation de la reconnaissance de la  pénibilité au travail. La CGT revendique la prise en compte de la pénibilité du travail par des départs anticipés avant 60 ans pour les salariés du privé comme du public.   
Avec ces mesures, les femmes restent les grandes perdantes de cette réforme quoi qu’en dise le Premier ministre. La CGT exige la mise en place immédiate de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes telle que la loi le prévoit déjà.
Ajoutons à cela, la tentative de recycler des mesures déjà existantes (minimum de pension à 85% du Smic (soit 1000 euros), pension de réversion, allocation vieillesse des parents au foyer,…) comme des avancées sociales.
Le Premier ministre avait prévenu qu’il n’y aurait pas d’annonces magiques, le contenu de sa prise de parole le confirme.
Il y a donc nécessité à amplifier et élargir le rapport de force et ce, dès demain, jeudi 12 décembre et mardi 17 décembre 2019.

Montreuil, le 11 décembre 2019

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Cette vidéo (de 2019) mérite d’être écoutée jusqu’au bout ( le calvaire ne dure qu’1 minute et 20 secondes )... Elle fait la démonstration que Macron nous prend vraiment pour des imbéciles... Il explique pourquoi il ne faut pas travailler au-delà de 62 ans .

 

Publié par EL DIABLO

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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