SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
capture d'écran sur youtube

29 juin 1979 :

Chronologie des événements qui se sont déroulés à l'annexe du siège du PS, cité Malesherbes où le parti faisait une émission sur une radio libre, « Radio Riposte » , ce qui déclencha l'intervention de la police.

19h: à l'intérieur du siège diffusion d'un message de François Mitterrand en radio libre;

(différents plans : des bandes magnétiques tournant ;brouillage de l'émission par TDF)

 

20h: des policiers en civil dans la rue essaient d'entrer ;discussion avec des députes socialistes ;

 

21h: les policiers défoncent la porte.

 

Interview de Laurent FABIUS : « je suis choque comme démocrate, c'est la première fois qu'un gouvernement donne l'ordre d'envahir un parti politique ».

 

21h30 : la police pénètre au siège, nouvelle discussion vive entre policiers et députés.

 

22h30: les responsables PS sont évacués manu militari de façon assez brutale.

Images confuses :le cameraman d'Antenne2 est tombé dans l'escalier, victime d'un croche-pied d'un policier.

 

De nuit dans la rue heurts violents entre policiers et manifestants.

 

Interview de Lionel JOSPIN : "nous avons écouté au siège du PS une émission sur la liberté ...on verra comment réagira l'opinion publique a cette action ».

 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Pouvoir d'achat : le grand MENSONGE

Il est chaque jour ou presque dans les actualités économiques et cependant il ne mesure rien ou en tout cas rien de réel... Et si le pouvoir d'achat était une supercherie, c'est notre Superfail de la semaine.

Les Français ont le sentiment que leur pouvoir d'achat diminue, ont-ils raison d'émettre des doutes sur la mesure du pouvoir d'achat ? Cette interrogation est justifiée nous explique l'économiste Philippe Herlin, auteur d'une enquête titrée "Pouvoir d'achat : le grand mensonge" publiée aux éditions Eyrolles. 

Philippe Herlin a reconstitué une histoire des prix entre 1965 et 2015 à partir de catalogues de ventes par correspondance, de brochures publicitaires de supermarchés notamment. C'est donc chiffres à l'appui qu'il conteste les méthodes de calcul de l'INSEE.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Source :

 

https://www.lepostillon.org/La-ligne-de-front-postale.html

 

LA LIGNE DE FRONT POSTALE

Connaissez-vous les chargés de clientèle ? Avant que la Poste ne se mette à la novlangue, on appelait ça des guichetiers. Vous savez, ce sont ces êtres humains pas encore totalement remplacés par des machines qui vous accueillent dans les bureaux de poste pas encore fermés. Dominique en fait partie. Et le pire c’est qu’il aime bien ce métier. Malgré les insultes, les coups, les nouvelles machines toujours en panne et l’extension du domaine de la solitude. Il nous livre ce témoignage.

 

Le guichet à la Poste, c’est la ligne de front. Et nous, les guichetiers, nous sommes les fantassins envoyés en première ligne pour se prendre les rafales de la crise sociale et du chaos commercial. Bon, c’est pas des vraies rafales, hein, juste des « incivilités » comme dit la direction. Des pétages de plomb, des insultes, des menaces de mort, des coups parfois. Dernièrement, presque tous les bureaux de poste de Grenoble et de l’agglomération ont dû fermer à un moment ou un autre à cause d’agressions.

Selon la direction, le nombre d’ « incivilités » a été multiplié par trois au niveau national entre 2010 et 2016. Je n’ai pas les chiffres récents, mais on sait que l’augmentation a continué. La direction dit que c’est un fait de société, qu’elle n’y est pour rien et qu’on ne peut pas mettre des vigiles partout, même s’il y en a de plus en plus dans les bureaux. Je suis d’accord quelque part : ce ne sont pas des vigiles ou des caméras partout qui vont régler tous les problèmes.

Mais expliquer que c’est juste un « fait de société », je trouve ça un peu court par contre. Bien entendu, derrière ces « incivilités », il y a des questions de savoir-vivre, de respect. Dans les agressions, il y a quelques cas extrêmes de folie psychiatrique, les plus durs à gérer. Mais le principal, c’est des gens qui se disent qu’en mettant un bon coup de pression, leur problème va être réglé, et si jamais c’est pas le cas, ils se seront au moins un peu défoulés. Ils ne se rendent pas compte que le guichetier est juste un opérateur empêtré dans des contraintes réglementaires. Même s’il prend la responsabilité de déroger à une règle, il va devoir s’expliquer devant son chef cinq minutes plus tard.

Ces « incivilités » racontent surtout cette société de consommation anonyme, et l’extension du domaine de la solitude. Avec la culture du consommateur-roi, on se comporte devant les guichetiers de la Poste comme dans une structure commerciale classique : on veut un produit, et on gueule si on ne l’a pas. Aujourd’hui, plein de personnes passent l’essentiel de leur temps derrière un écran. Elles arrivent face à nous, avec le portable à l’oreille ou entre les mains, et nous considèrent simplement comme une application ou une machine de plus. Si ça ne marche pas, elles ont envie de taper dedans pour faire reset.

 

Et la Poste joue à ce jeu-là aussi. Pour chaque bureau, elle édite des statistiques sur la « charge automatisable », en clair les opérations qui ont été faites par un guichetier alors que les gens peuvent le faire tout seuls avec un automate ou sur leur téléphone. Ensuite le directeur d’agence se fait sanctionner si ses guichetiers ont trop servi de gens. Le but, c’est de supprimer la main d’œuvre bien sûr. De retour au front, les guichetiers se retrouvent à obliger les gens à utiliser leur téléphone ou un distributeur pour obtenir un service. Mais, en vrai, les logiciels et les machines marchent mal et compliquent les démarches, alors je comprends la frustration des usagers. Je n’accepte pas le manque de politesse mais il faut reconnaître qu’à force d’imposer les machines dans chaque acte du quotidien, on a créé un monde inhumain. Faut pas s’étonner des conséquences.

Le guichetier est pris entre des nouvelles machines qui ne fonctionnent qu’à moitié, des pannes informatiques en continu et les dysfonctionnements internes. Parce qu’au niveau des collègues, c’est pas simple. Dans un bureau de poste, la plupart du temps, au moins la moitié du personnel est composée de stagiaires ou d’intérimaires, qui déboulent sur la ligne de front sans aucune formation. Avant, il y avait huit semaines de formation, maintenant plus rien. Il y a des milliers d’opérations à connaître. Forcément, ils ont du mal à répondre aux questions, et les usagers s’en rendent bien compte, des erreurs et des doutes.

Parce que faut pas croire, si on reste là c’est qu’on aime l’échange humain, on a vraiment envie de trouver des solutions aux gens, même si des fois on sature et on n’a plus les moyens psychiques. Ça nous fait mal de voir les gens en galère. Ceux qui font la queue le 6 du mois pour leurs allocs et qui le 15 n’ont plus rien. Celles qui arrivent pour te demander combien il reste sur leur compte, et quand tu leur réponds 73 centimes, elles te disent « je les prends ». Être face à des situations sociales terribles, ça fait partie de la ligne de front postale. Dans beaucoup de cas, tu peux aider, dans d’autres pas du tout. On n’est pas à plaindre, nous, on a un salaire à la fin du mois, mais c’est dur de se sentir souvent inutile.

En dehors des pauvres, il y a aussi les riches. Des professions libérales qui ont fait une commande la veille sur Amazon et qui ne la trouvent pas, alors ils te fusillent froidement en te disant que tu sais pas bosser, que t’es une merde, que t’as gâché leur journée. Tu n’y es pour rien, d’accord, mais tu absorbes les colères quand même. Bref, quand t’es guichetier, tu bosses en sous-effectif avec des collègues pas formés, des machines qui marchent mal, des processus réglementaires de plus en plus lourds, des pauvres qui pètent des plombs, des riches qui te méprisent. Tu te prends tout dans la gueule. À la fin de la journée, tu termines K.O.

Heureusement, il y a aussi plein d’échanges humains simples. Beaucoup de services rendus, des situations complexes qu’on parvient à résoudre. Des rencontres chouettes. Des usagers qui nous remercient. Beaucoup qui voient bien qu’on fait ce qu’on peut. Des sourires, des regards, des complicités. Tous ces petits riens qui nous font tenir.

À la Poste, le langage naturel est artificiel

Dernièrement, la direction de la Poste a présenté à ses salariés la « modernisation de l’accueil téléphonique en y intégrant le langage naturel ». Qu’est-ce que c’est que ça, le langage naturel ? « Il s’agit d’un traitement automatique qui permet de modéliser le langage humain grâce à l’informatique : un logiciel comprend le sens de la demande du client et l’oriente directement vers le bon service. Cette technologie dite de “reconnaissance vocale” représente les prémices de l’intelligence artificielle : elle est capable de reconnaître des mots et des concepts au-delà des accents et de comprendre le sens d’une phrase. » Bref, le langage naturel, c’est complètement artificiel. Et la guerre, c’est la paix, comme disait l’autre.

Publié par FSC

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QUESTIONS CE/ DP VENDREDI 26 OCTOBRE 2018

Ci-dessous les questions de la CGT :

Questions CE :

Volume à date SHAMPOING/DENTAIRE et comparaison par rapport à l’année dernière

Part de marché shampoing/dentifrice. Point sur les ventes de Monsavon.

Point SUR

Point effectif

Où en est-on sur l’engagement de la direction de faire 10 CDI en 2018 ?  Nombre de CDI- I ?

Point intéressement, et nous demandons de mettre le tableau intéressement à jour avec l’acquis à date et pas seulement la prévision ?

 Point sur les essais de la nouvelle organisation de la semaine dernière.

 Ou est prévu le prochain muda et quelle sera le nombre de personne à supprimer ?

 On parle de récupérer les volumes de timotei, comment sommes-nous redevenu compétitif ?

 Point sur les AI, somme mini – maxi distribuée, et par service.

 Retour sur la visite du vendredi 12 octobre 2018
 

Questions DP :

- Est-il prévu de mettre une borne pour les voitures électrique sur le parking ?
 - Ou en est-on sur le frigo de la cantine ?

  - Que fais-t-on des 3 levés palettes neuf inutilisable dans notre configuration d’usine ?
- Peut-on planifier un exercice d’évacuation la nuit ou le we pendant le tour de garde de l’agent de sécurité ?
- Peut-on avoir un viscosimètre à lecture direct sans utiliser le bain thermostatique ?
- Il y aurait-il une définition de fonction pour le nouveau poste d appro ? Operateur appro ? Logisticien ? Et une nouvelle pour le conducteur de ligne.
 - Nous constatons encore une fois une différence de traitement entre les salariés we et semaine, repas pour les bons résultats de l’usine. Les salariés we souhaitent que la même différence soit appliquée sur l’organisation dans les ateliers dans le cadre de la réduction de personnel, c’est à dire être oubliés. Que compte faire la direction ?
 - Où en est-on sur le projet d’impression des modes opératoires sur le verso des bons de fabrication ?
- Divers

Ci-dessous l'ordre du jour.

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Des journalistes ont rendu publiques les techniques d'« optimisation fiscale » pour les actionnaires, pour dire les choses plus crûment, des techniques de fraude au fisc dénommées, dans le jargon des spécialistes, Cum Cum ou Cum Ex.

Ces pratiques, qui permettent de ne pas payer d’impôt, voire de se faire rembourser des impôts sur dividendes, auraient coûté 55 milliards d’euros aux États européens : 30 milliards à l’Allemagne et 17 milliards à la France.

Darmanin, ministre des Comptes publics, a affirmé qu’il serait « intraitable » avec les fraudeurs. Baratin, car ces pratiques sont bien connues dans toutes les salles de marchés des bourses d’Europe sans que rien n’ait jamais été fait pour les empêcher.

Publié par Lutte-ouvrière

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Affaire Téfal : La Cour de Cassation annule la condamnation de Laura Pfeiffer !

Condamnée notamment pour violation du secret professionnel par la cour d’appel de Chambéry, l’inspectrice du travail, Laura Pfeiffer, a vu sa condamnation annulée dans un arrêt rendu par la Cour de Cassation, renvoyant l’affaire devant la cour d’appel de Lyon.

Comme le souligne l’intersyndicale du ministère du travail dans son communiqué daté du 17 octobre 2018 : « Ce jugement est un désaveu cinglant pour Tefal ». Après une audience tenue le 5 septembre dernier, la Cour de Cassation vient d’annuler la condamnation prononcée par la cour d’appel de Chambéry à l’encontre du salarié ayant transmis les documents et l’inspectrice du travail Laura Pfeiffer.

Leur jugement n’étant pas fondé en droit, la Cour de Cassation a renvoyé l’affaire devant la cour d’appel de Lyon, afin qu’elle puisse être de nouveau jugée sur le fond, à la lumière de la dernière loi censée protéger les lanceurs d’alerte. La reconnaissance du statut de lanceur.euse d’alerte, tant pour le salarié ayant transmis les documents, que pour l’inspectrice du travail Laura Pfeiffer, est une première victoire. En attendant que la relaxe soit prononcée pour Laura, qui supporte depuis 2013 la pression instaurée par Téfal et relayée par le ministère du travail, nos syndicats organiseront la mobilisation à l’occasion du prochain procès en appel.

La CGT SNTEFP, entre autres, continue d’exiger une condamnation publique des agissements de Téfal par le ministre du Travail, appelant les collègues dans les services à s’organiser collectivement pour résister aux menaces et sanction, pour une inspection du travail indépendante du pouvoir politique et du patronat.

Pour en savoir plus sur l’affaire Téfal, c’est ici !

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PARIS: GRÈVE à la gare d’Austerlitz contre la FERMETURE des guichets

Révolution Permanente

SUPPRESSIONS DE POSTES À LA SNCF
Grève à la gare d’Austerlitz contre la fermeture des guichets

Jeudi 11 octobre, jour d’ouverture à la vente des réservations pour les vacances de fin d’année, les agents commerciaux de l’ESV (établissement de service voyageurs) de Paris Austerlitz se sont mis massivement en grève pour protester contre la suppression de 100 postes d’ici 2020.

Comme l’ont dénoncé les nombreux agents en grève, la suppression de 100 postes d’ici 2020, signifie la fermeture de toutes les boutiques et BIR (bureaux d’information), ainsi la disparition totale de l’Unité Opérationnelle Vente. C’est dans ce contexte qu’une trentaine d’agents commerciaux, soutenus par des collègues d’autres services ainsi que par des usagers, ont décidé d’envahir le CHSCT extraordinaire et de mettre la direction face à ses responsabilités et à la colère des cheminots. Les arguments avancés par la direction ne justifient en rien ces suppressions, et comme l’a dit un collègue « il y a des besoins, on fait de l’argent, alors où est le problème ? ».

Nous avons pu constater sans surprise que toutes les questions restent sans réponse. Aucune solution pérenne de reclassement n’est prévue puisque les seuls postes éventuellement disponibles à la vente seront eux-mêmes supprimés ! Certains agents se sont même vus demander s’ils étaient bons en soudure ! Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un massacre social.

À l’heure où le malaise et le mal-être sont grandissants à la SNCF,

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CLIQUEZ CI-DESSOUS

http://www.revolutionpermanente.fr/Greve-a-la-gare-d-Austerlitz-contre-la-fermeture-des-guichets

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Profession de foi de la députée en juin 2017

Profession de foi de la députée en juin 2017

La députée de la 13e circonscription des Hauts-de-Seine et vice-présidente de la commission des affaires culturelles, Frédérique Dumas, annonce quitter le groupe parlementaire La République en marche (LREM). Elle dénonce un pouvoir entre les mains de "technocrates hors-sol, voire cyniques".

 

Elle claque la porte, et bruyamment ! Frédérique Dumas, députée de la 13ecirconscription des Hauts-de-Seine et vice-présidente de la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale, annonce ce lundi 17 septembre qu'elle quitte la majorité présidentielle, c'est-à-dire le groupe La République en marche (LREM), pour rejoindre celui de l'UDI-Agir. Dans un entretien corrosif accordé au Parisien, elle explique sa décision par "des désaccords profonds, sur le fond et sur la méthode""On a plutôt le sentiment d'être sur le Titanic", résume-t-elle, cinglante.

 

[…]

 

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Le nouveau gouvernement de droite et de droite

Bon, j'espère que vous les avez tous reconnus. Je m'interroge toutefois qui se cache sous la citrouille? En tout cas, ce n'est pas Christophe Castaner, patron du parti de Manu 1er et ministre de l'Intérieur. Lui c'est plutôt l'abboie de son maître. Non?

Le nouveau gouvernement de droite et de droite
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Chômage : Pôle emploi organise des recrutements inspirés de « The Voice »

L'humiliation et la culpabilisation des demandeurs a encore franchi un cap dernièrement. Pôle emploi, agence du service public, a en effet décidé d'organiser des séances de recrutement sur le format de la célèbre émission « The Voice ». Une incroyable mise en compétition des plus précaires entre eux.

« This is the job. Soyez le meilleur candidat. » Voilà le slogan proposé par Pôle emploi pour ces séances de recrutement organisées depuis le début de l’automne. Le modèle, c’est donc « The Voice », l’émission de TF1 qui cherche à déceler des chanteurs de talents. Sauf qu’ici, il s’agit de recruter des personnes sans emploi.

Ces événements se déroulent selon les mêmes modalités. Les candidats défilent, debout dans la pièce pour répondre aux questions des recruteurs. Ces derniers, à l’instar du jury, sont assis dos aux demandeurs d’emploi. Lorsqu’un profil les intéresse, ils se retournent et appuient sur le buzzer prévu à cet effet. Cette méthode particulièrement dégradante, mise en place dans au moins huit agences, situées dans plusieurs départements, n’a pas manqué de créer la polémique.

« Cette initiative m’inspire de la colère et de l’inquiétude. On parle de choses sérieuses et de l’avenir des gens », s’indigne Marie Lacoste, secrétaire nationale du mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) dans les colonnes de Streetpress. « Imaginez un peu l’humiliation ressentie par les chômeurs si aucun recruteur ne se retourne. Le rôle du service public, c’est de soutenir et d’accompagner ceux qui en ont vraiment besoin, pas de mettre les gens en compétition ! »

« Les candidats de The Voice font le choix de participer à l’émission. Là, on parle de personnes qui sont au chômage, parfois depuis longtemps. Trouver un travail c’est une nécessité. Pas un jeu », poursuit un participant. C’est donc comme cela que le service public tente de lutter contre le chômage et la situation préoccupante des plus précaires : en les mettant en compétition les uns avec les autres. En leur faisant intégrer que le fait d’obtenir un emploi – précaire lui aussi, on parle ici de boîtes d’intérim où les conditions de travail et les salaires sont peu enviables - nécessite une démarche des plus individualistes.

De son côté, l’agence essaie tant bien que mal de défendre l’indéfendable. Pôle emploi a par exemple déclaré que « cette initiative était maladroite mais bienveillante », avant d’affirmer qu’elle encourageait pleinement ces « actions innovantes » qui « cassent les codes ».

Le chômage est aujourd’hui un phénomène de masse dans notre société, qui touche environ 10% de la population active. Cela représente plus de 5 millions de personnes, dont plus de la moitié est dans cette situation depuis plus d’un an. Un chiffre qui devrait encore augmenter dans les mois à venir, alors que la conjoncture économique du pays n’est pas des plus réjouissantes. Ces recrutements ne sont qu’une illustration de plus de la tentative de criminaliser, de rabaisser et d’humilier les chômeurs pour qu’il soit prêt à accepter n’importe quel emploi.. Un message clair envoyé aux « privilégiés » qui ont un emploi, de la part d’un État qui n’a fait que faciliter les licenciements depuis des années : ne pas faire de remous pour ne pas perdre son job quitte à devoir travailler toujours plus pour gagner toujours moins.

Crédit Photo : CHAMUSSY/SIPA

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Ouverture à la concurrence. 1000 postes supprimés à la RATP d’ici 2024 !

Après l'annonce fracassante de l'ouverture à la concurrence du réseau de bus RATP, on en apprend un peu plus sur les moyens que compte mettre en place la direction. Selon le journal Les Echos la RATP entend supprimer pas moins de 1000 postes d'ici l'ouverture à la concurrence en 2024. Une annonce tonitruante qui sonne comme une déclaration de guerre après celles de Guillaume Pépy dans le même journal qui annonçait la fin du statut des cheminots.

Comme l’annonçait déjà la patronne de la RATP Catherine Guillouard, dans une interview aux Echos en décembre dernier : « le réseau de surface ne doit pas être le seul à faire des efforts. Les fonctions support devront gagner en efficacité ». On apprend ainsi dans les Echos qu’un plan de performance, nommé « Diapason » qui entend réduire drastiquement le cout des dépenses support. Ainsi, il s’agira de 100 à 150 postes supprimés chaque année et ce dans toutes les fonctions : fonctions marketing et commercial, RH, achats, système d’information, finance.

Pour le moment, la direction tente de calmer l’affaire en n’évoquant aucun plan de licenciement, affirmant que cela concernera surtout des non remplacements suite à des départs à la retraite. De meme dans le cadre de la RATP, c’est le statut des agents qui est en passe d’etre nivelé par le bas avec l’ouverture à la concurrence. Comme l’écrivait le journal le Monde : « le changement d’entreprise sera obligatoire pour les employés si la RATP perd un marché. » Et avec le changement d’entreprise, difficile de penser que le statut sera conservé, et ce malgré les dires de la direction de la RATP qui affirmet « Quant aux agents qui restent à la RATP, ils conserveront leur statut. »

Mais que valent ces déclarations après celles mensongères de Pépy qui affirmait pourtant que le statut de cheminot ne serait pas supprimé ? Les agents peuvent bien voir désormais de quoi il en retourne. Les mensonges de Pépy, qui affirmait ne pas toucher au statut de cheminot, ont été exposés. En tout cas l’annonce est claire : après le retour de l’attaque contre la SNCF, et maintenant la séquence du remaniement terminé, il s’agit pour le gouvernement de repartir à l’offensive en ouvrant un nouveau front.

Photo : Jacques Demarthon - AFP

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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