SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
En 2019, les cadeaux aux riches et aux entreprises feront peser une lourde menace sur le modèle social français

Les annonces de Macron pour calmer les esprits après un mois de manifestations et de blocages ne changent rien : son « agenda néolibéral » se poursuit. Les plus riches continuent de profiter d’exonérations sans précédents. En 2019, 40 milliards seront versés aux entreprises au titre du « crédit d’impôt compétitivité emploi » et en allègement de cotisations. Chaque salarié devrait voir son pouvoir d’achat légèrement augmenter, sans que son salaire ne progresse. Mais en arrière-plan, ce sont l’ensemble des protections sociales et des services publics qui risquent de s’effondrer, faute de financements. Alors que le gouvernement prépare une énième réforme des retraites et de l’assurance-chômage.

Le 10 décembre, après plus de trois semaines du mouvement des gilets jaunes, Emmanuel Macron a annoncé l’abandon de la hausse de la CSG sur les retraites, pour les pensions de moins de 2000 euros, et une hausse de 100 euros du Smic. C’est en fait non pas le Smic mais la prime d’activité accordée aux bas salaires qui va augmenter. La hausse de la taxation du diesel avait déjà été annulée. Mais Macron n’a rien dit de la fiscalité des entreprises et des plus riches. En même temps, le Sénat votait, sur demande du gouvernement, l’allègement de l’« exit tax », un impôt instauré en 2011 pour lutter contre l’exil fiscal (voir notre article). Mardi, les sénateurs ont également voté le projet de loi de finance pour 2019. Ce projet de budget qui, même en prenant en compte les maigres annonces du président, confirme la direction prise depuis 2017 : moins d’impôts pour les entreprises, toujours moins d’argent pour la protection sociale, et des suppressions d’emplois publics.

Les 100 euros de hausse apparente du salaire minimum annoncée lundi s’appliqueront, « sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur », a tenu à préciser le chef de l’État. Car ce n’est pas le Smic qui sera augmenté (au-delà de sa revalorisation de 1,8 % déjà prévue), mais la prime d’activité, accordée par l’État aux bas salaires – donc financée par l’ensemble des contribuables. Cette hausse du pouvoir d’achat sera complétée, pour les salariés uniquement, par une baisse des cotisations salariales. Or, ces cotisations salariales servent à financer, tout comme les cotisations patronales, l’assurance maladie, l’assurance chômage, les retraites… L’association Attac dénonce ainsi « une véritable arnaque » puisque « le Smic n’est pas revalorisé, pas plus que les salaires juste au-dessus du Smic. Le salaire perçu va augmenter via la hausse de la prime d’activité, qui était déjà dans les tuyaux. Magnifique tour de passe-passe que tente le président. Plutôt que de faire financer les hausses de salaires par les entreprises, il fait payer les contribuables ». Pour Attac, Macron et son gouvernement poursuivent leur « agenda néolibéral ».

Autre entourloupe annoncée lundi : celle de la défiscalisation des heures supplémentaires, avec la suppression des cotisations et impôts payés sur ces heures travaillées au-delà du temps de travail légal. Ce qui apparaîtra d’un côté comme du salaire en plus sur le bulletin de paie sera prélevé de l’autre sur le financement la protection sociale de chaque salarié sans qu’il n’en coûte, encore une fois, rien aux entreprises. D’autre part, en incitant les employeurs à payer des heures supplémentaires plutôt qu’à embaucher, cette défiscalisation a des effets négatifs sur l’emploi. « L’exonération des heures supplémentaires pourrait détruire près de 19 000 emplois à l’horizon 2022 », estimait en 2017 Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’OFCE [1].

« Un budget de classe »

« Avec les mesures annoncées lundi, Macron ne revient pas sur les réductions d’impôts pour les entreprises et les plus riches. Il se retrouve, compte tenu du mécontentement, à reculer un peu sur les mesures les plus scandaleuses, la CSG sur les petites retraites, la taxe sur le carburant… Le problème, c’est que cela va avoir pour conséquence un trou dans le budget, et cela, en plus, sans mesure pour la transition écologique en face », analyse aussi l’économiste Henri Sterdyniak, co-animateur du collectif des Économistes atterrés. Le coût des mesures annoncées est estimé à 8 à 10 milliards d’euros par des membres du gouvernement. « Comme le gouvernement reste toujours dans l’idée de ne pas faire payer les entreprises, ces milliards en moins sur le budget, comment va t-on les récupérer ? Sur les dépenses publiques », poursuit l’économiste.

Les Économistes atterrés dénonçaient dès fin octobre le projet de budget comme un « budget de classe »« lourd de menace pour le modèle social français », dans la droite ligne de celui de 2018. « Emmanuel Macron se fixe trois grands objectifs imbriqués : réduire les « charges » sur les riches et sur les entreprises de façon (selon la fameuse théorie des « premiers de cordée ») à relancer l’activité ; réduire à marche forcée les déficits publics afin de présenter un budget en équilibre à l’horizon 2022 ; comprimer les dépenses publiques afin de remplir les deux objectifs précédents », écrivaient quatre membres du collectif des Économistes atterrés dans leur note sur le budget 2019.

En 2018, l’impôt sur la fortune (ISF) avait déjà été supprimé et remplacé par un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Le patrimoine mobilier, c’est-à-dire les actions et investissements possédés, ne sont plus pris en compte dans le calcul de cet impôt. Et les revenus que ces capitaux génèrent (dividendes, etc) seront taxés au maximum à 30 % grâce à un prélèvement forfaitaire unique (PFU). La loi de finance de 2018 a également entériné une baisse de l’impôt sur les bénéfices. Le taux de l’impôt sur les bénéfices baissera progressivement de 33,3 % (en 2016) à 25 % en 2022. « Au total, cette baisse devrait coûter 12,5 milliards à l’État », notent les Économistes atterrés. C’est dommage, alors que de plus en plus de grandes entreprises sont riches et alors que l’État s’appauvrit. »

CICE : quand l’État verse aux entreprises 400 000 euros par emploi préservé

Sans oublier l’argent reversé aux entreprises par le biais du CICE, le crédit d’impôt compétitivité emploi. Mis en place en 2013, ce dispositif n’en finit pas de gréver le budget de l’État. Dans le budget 2019, le CICE est transformé en allègement général de cotisations sociales pour les entreprises. Alors même que les allègements fiscaux accordés depuis cinq ans sont loin d’avoir fait leurs preuves en terme de création d’emplois. Ces crédits d’impôts ont été attribués sans aucune obligation ni contrepartie pour les employeurs, ni en termes d’embauche, ni en termes d’investissement.

Le CICE aurait permis de créer ou sauvegarder 100 000 emplois en deux ans (2014 et 2015) selon l’évaluation du comité de suivi du CICE. En 2018, le montant global reversé aux entreprises s’élève à plus de 20 milliards d’euros pour, selon l’évaluation, créer ou sauvegarder 50 000 emplois (sur une année) : soit 400 000 euros par emploi par an ! 33 000 euros par mois ! Créer des emplois publics coûterait beaucoup moins cher. En plus « l’existence d’un effet significatif du CICE sur l’investissement demeure difficile à établir », ajoute le comité de suivi. Les chercheurs du laboratoire d’évaluation des politiques publiques de Science Po ont quant à eux conclu que le CICE n’avait aucun d’effet « sur les exportations, les investissements, ni l’emploi ».

Même en transformant le CICE en allègement général des cotisations patronales, le budget 2019 choisit donc de pérenniser ce principe, sans que cela n’ait pourtant d’effet probant ni sur l’emploi ni sur l’investissement. Ces allègements pour les entreprises vont pourtant coûter l’année prochaine deux fois plus cher aux finances publiques. Le CICE est payé aux entreprises l’année suivante de son attribution. Donc, en 2019, les entreprises toucheront à la fois les crédits d’impôt sur les salaires de 2018 – soit 20 milliards – et les baisses de cotisations sociales sur ceux de l’année en cours – soit encore 20 milliards.

Réduire les impôts sur les entreprises et réduire le droit du travail

« L’année prochaine, l’État devra rembourser 40 milliards aux entreprises, résume Henri Sterdyniak. Certains conseillers de Macron disent qu’il ne faut pas rembourser les 20 milliards du CICE. Car, en ajoutant les mesures annoncées en début de semaine, la France risque de dépasser la limite de 3 % de déficit public fixée par l’Union européenne, ajoute l’économiste. Si nous dépassons cette limite, nous allons nous faire taper sur les doigts par l’UE. En conséquence, le gouvernement va devoir faire des promesses à Bruxelles, sur l’évolution de l’assurance chômage, sur les retraites… »

Les baisses et exonérations sociales qui se multiplient font ainsi peser un danger sur l’ensemble du système de protection sociale français. Moins de cotisations sociales, c’est moins d’argent pour l’assurance-chômage, moins d’argent pour la Sécurité sociale, moins d’argent pour les retraites. Et ce, pour baisser le « coût » du travail. Le dossier de présentation du projet de loi de finances de la Sécurité sociale pour 2019 le dit clairement : « Un allégement des cotisations sociales pour réduire durablement le coût du travail et renforcer notre compétitivité. » Les comptes de la Sécu viennent pourtant tout juste de revenir à l’équilibre après 18 ans de déficit. « L’objectif de la politique du gouvernement, c’est de réduire les impôts sur les entreprises, de réduire les impôts pour les riches, de réduire le droit du travail. Cela va avoir pour conséquence de réduire les dépenses publiques, qui sont en grande partie des dépenses sociales », analyse Henri Sterdyniak.

De fait, le budget 2019 prévoit des suppressions d’emplois dans le secteur public. En septembre, Jean-Michel Blanquer avait annoncé 1800 suppressions de postes dans l’Éducation nationale [2]. Les ministères du Budget, de l’Économie et des Finances – qui, entre autres, luttent contre l’évasion fiscale – perdront plus de 2500 emplois. Et le ministère du Travail verra disparaître 1600 postes, dont l’essentiel à Pôle emploi…

Quand les milliardaires français accordent une « prime exceptionnelle »

Pour aider les travailleurs, Macron a tout de même demandé, dans son discours du 10 décembre aux employeurs qui le peuvent d’accorder une prime exceptionnelle à leurs salariés en cette fin d’année. Certaines grandes entreprises ont déjà annoncé qu’elle le feraient, comme LVMH, Iliad, Kering ou Orange. LVMH, c’est la multinationale de l’homme le plus riche de France, Bernard Arnault, quatrième fortune mondiale, estimée à plus de 73 milliards d’euros. En 2016, il a perçu une rémunération totale de plus de 11 millions d’euros de son entreprise LVMH. LVMH a alors distribué près d’un milliard d’euros de dividendes aux différents membres de la famille Arnault.

Kering, c’est l’entreprise du milliardaire François Pinault, 30 milliards d’euros de fortune. Iliad, c’est le groupe de télécommunications (dont fait partie Free) fondé par Xavier Niel, qui possède une fortune personnelle de plus de 9 milliards d’euros (lire nos articles LVMH, Kering, Hermès, Chanel : pas de « ruissellement » pour les profits record du luxe français et De Nutella à Chanel en passant par Dassault : les combines pour devenir milliardaire et le rester). Eux n’ont évidemment pas besoin d’un système de protection sociale correctement financé par des cotisations sociales pour faire face aux aléas de la vie.

Rachel Knaebel

Publié par anti-k.org
 

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
« Arnaque sur l’étiquette » : Foodwatch épingle 5 marques de soupes industrielles

La soupe à la grimace.  L’ONG Foodwatch épingle cinq grandes marques de soupes toutes prêtes pour leurs étiquettes trompeuses. Parmi elles, Knorr et sa « Poule Vermicelles » de la gamme « Les économiques ». 

Pour se réchauffer, quoi de mieux que de déguster une bonne soupe ? Pour les plus pressés ou les non cuisiniers, il existe dans le commerce de nombreuses soupes toutes prêtes, aux goûts différents. Tomate, cinq légumes, potimarron… Il a de quoi trouver son bonheur. Mais voilà, l’emballage de certaines soupes affiche des mentions trompeuses. C’est ce que dénonce Foodwatch, qui lance ce jeudi 13 décembre sa campagne « Arnaque sur l’étiquette ».

L’ONG épingle cinq grandes marques de soupes industrielles. Elle cible notamment Knorr (Unilever) et sa soupe « Poule Vermicelles » de la gamme « Les économiques » qui ne contient en réalité pas un seul morceau de poule, mais des dérivés de graisse et de bouillon de poule (pour une quantité maximum de 1,2%).  En revanche, la soupe « Poule Vermicelles » de la gamme « Saveurs d’Antan » en contient bien. « Les consommateurs∙rices de la gamme « Les économiques » n’ont-ils pas droit eux aussi à la vérité sur la réelle composition des produits qu’ils achètent ? », s’interroge Mégane Ghorbani, responsable de campagnes chez Foodwatch. « En écrivant « Poule » en toutes lettres à l’avant de l’emballage, Knorr fait une promesse qu’elle ne tient pas. Pour nous, c’est d’autant plus inacceptable qu’une personne sur cinq en France rencontre des difficultés financières pour s’acheter à manger », ajoute-t-elle. Une pétition a été lancée ce lundi 13 décembre pour demander à Unilever France « d’arrêter d’induire en erreur les consommateurs∙rices ».

Un mouliné de légumes verts pas si vert

L’ONG pointe aussi du doigt La Potagère et son « Mouliné de légumes verts & quinoa » qui contient davantage d’autres légumes (24,4%) que de légumes verts (17,4%). Les légumes verts sont mis en avant sur le produit alors qu’ils ne sont pas les ingrédients principaux. Autre marque visée : Liebig et sa « Bisque de homard ». Sur la boîte, un homard est représenté. On pourrait donc penser que la soupe en contient essentiellement. Que nenni, le produit « contient autant de homard (12%) que d’autres crustacés, dont des têtes de langoustines », déplore Foodwatch. Mais pour le fabricant, mettre en avant le homard est bien sûr plus vendeur…

Léa Nature est aussi dans le collimateur de Foodwatch. Sur le « Velouté de lentilles corail au lait de coco » Jardin Bio, il est indiqué que le produit est fabriqué en France. Made in France oui, mais pas les ingrédients. Les lentilles corail proviennent de Turquie. Selon l’ONG, « le reste des légumes vient des quatre coins de l’Europe : Hollande, Belgique, France et Pologne ». Enfin, Foodwatch épingle la marque Tanoshi et ses « Nouilles japonaises saveur légumes et sauce soja » qui promet une recette sans glutamate ajouté. Le hic : le produit contient en fait par moins de neuf additifs différents, « dont quatre sont controversés pour leurs effets sur la santé. »

Publié par http://actualites.reponse-conso.fr

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Combien de dossiers 

pour une chemise ?

E=MC2 "délinquance

 Pour une chemise de soie tu es d'abord immédiatment mis à pied et licencié, pour 71 millions de fraudes fiscales il est d"abord maintenu PDG pour rester payé et par l'ambassadeur régulièrement visité.

Rédigé par Canaille le Rouge

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Une précision de Baptiste TALBOT secrétaire général de la fédération CGT des services publics

« Sur les résultats des élections dans la Fonction publique

Depuis ce matin, les médias dominants relaient avec zèle le message de Laurent Berger selon lequel la CFDT est devenue la première organisation syndicale du pays au plan électoral, nouvelle qualifiée d’ "historique".
Quelques précisions sont utiles.

D’abord la CGT reste première organisation syndicale dans la Fonction publique.
Dans le secteur privé, selon la dernière mesure d’audience (établie en mars 2017), la CFDT a 80 000 voix d’avance sur la CGT. Dans la Fonction publique, la CGT a donc désormais 68700 voix d’avance sur la CFDT. Au global, la CFDT a par conséquent une avance de 11 300 voix si l’on cumule les résultats public privé.

Berger omet évidemment de souligner que la CFDT recule en voix ( - 47600) et en pourcentage dans la Fonction publique.

Ces résultats ne sont pas bons pour la CGT qui doit les examiner avec lucidité et en tirer les enseignements nécessaires, sans complaisance.

Ils ne sont pas bons non plus pour le syndicalisme et la démocratie sociale vu notamment de la forte montée de l’abstention qui passe de 47,2 % à 50,2%.
Quand moins d’un agent sur deux va voter, plus que la place de la CFDT, qui recule en nombre de suffrages, ce qui est historique, c’est la crise démocratique dans la Fonction publique.

En ayant fait le choix politique de réduire le périmètre du vote à l’urne et en attaquant les organismes paritaires, le gouvernement et de nombreux employeurs publics portent en la matière une lourde responsabilité. »

Et on rajoutera que ces résultats ne prennent pas en compte les résultats des élections 2018 dans le privé où la CGT enregistre partout, à l’image de ce qui se passe à Carrefour, premier employeur privé de France, une forte progression au détriment de FO et de la CFDT...

Quoiqu’il en soit une chose est sûre, la CFDT est bien la première officine patronale, titre que les militant-e-s de classe ne lui envient sûrement pas.

Publié par actioncommuniste.fr

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Acte V : Malgré les stratagèmes du gouvernement, les gilets jaunes déterminés et décidés à défaire Macron

Recul de Macron, stratégie de la peur, union nationale et instrumentalisation de l'attaque de Strasbourg, déclinaison de cette politique sur le terrain de la violence physique contre les gilets jaunes et les lycéens. Tout au long de la semaine, le gouvernement et les médias ont mobilisé des moyens sans commune mesure pour empêcher les gilets jaunes de manifester. Pourtant, non seulement l'acte V a eu lieu envers et contre tout, mais encore, les gilets jaunes ont réaffirmé leur détermination à obtenir encore plus et défaire Macron. Si le gouvernement a voulu centrer sa bataille sur la place de Paris, c'est pour contrebalancer les nouvelles places fortes qui résistent, voire se renforcent, comme à Toulouse ou Bordeaux. Pour amplifier le mouvement, il va cependant falloir que d'autres secteurs rentrent dans la bataille et particulièrement le mouvement ouvrier.

Dans toute la France

Pour le gouvernement, l’objectif principal était de faire de l’acte V, une démonstration de l’essoufflement du mouvement des Gilets Jaunes. Si Macron était bien conscient que ses annonces du lundi ne permettraient pas, à elles seules, de faire rentrer à la niche les gilets jaunes, comme en témoigne le nombre toujours aussi impressionnant de forces de police déployées ce samedi, il a tout tenté pour scénariser cet essoufflement sur la scène de Paris. Tous les stratagèmes ont été utilisés, à une échelle plus importante encore que lors des derniers actes. D’abord, empêcher physiquement les gilets jaunes d’atteindre le lieu de la manifestation, aux alentours de Paris comme dans Paris même, ensuite, scinder et nasser les différents cortèges pour empêcher toute jonction et toute convergence. Ce qu’il visait : l’image de 500 manifestants se baladant sur des Champs Elysées quasiment désertés. Ça n’a pas été le cas.

Mais si le gouvernement et les médias ont choisi de s’appuyer sur Paris pour scénariser « l’essoufflement » - difficile, en effet, pour les Gilets jaunes de maintenir le même degré d’offensive face à l’Etat bardé de tous ses moyens répressifs avec ses blindés de guerre -, c’était pour mieux occulter l’amplification de la mobilisation dans d’autres régions de l’hexagone comme à Bordeaux,Toulouse>http://www.revolutionpermanente.fr/Direct-Nasses-lacrymogene-et-chars-deployes-La-repression-frappe-a-Toulouse], et à un niveau moindre Marseille. Un journal comme le 20 minute pourtant peu soupçonnable de bolchévisme, parle même de "raz de marée" à Bordeaux. Le Figaro tente, quant à lui, de montrer que la mobilisation a été plus importante à Bordeaux et Toulouse qu’à Paris. Les versions sont discordantes. Signe que les médias et le gouvernement ne sont pas si à l’aise que cela avec la mobilisation des gilets jaunes, loin de s’éteindre... comme ils le présageaient.

Les annonces d’Emmanuel Macron dans la semaine, proposant notamment une hausse du SMIC qui confine à l’enfumage, n’ont semble-t-il pas eu les effets escomptés pour réellement "rétablir l’autorité d’Etat". Sinon comment comprendre les injonctions d’Edouard Philippe et de Christophe Castaner, ministre de l’intérieur : "Les ronds-points doivent être libérés", au soir de la mobilisation. Si la mobilisation s’essoufflait, il n’y aurait pas eu besoin d’injonctions. Elles exprimaient au contraire une position défensive, une peur de voir le mouvement perdurer malgré le recul opéré par Macron.

Il est clair que le mouvement des gilets jaunes exprime une détermination toujours aussi forte et commence à élever son niveau de conscience, comme on a pu le voir avec des gilets jaunes imposant leur droit à manifester en forçant les cortèges ou encore, se mettant à genoux, place de l’Opéra, en solidarité avec les lycéens de Mantes la Jolie. Pour autant cela ne doit pas occulter la nécessité de trouver les moyens pour renforcer la mobilisation en la structurant plus encore par en bas en généralisant des organismes, comme les AG ou les comités d’actions. C’est la seule manière de convaincre plus largement, de contrer les stratagèmes du gouvernement, et surtout de maintenir le moral des troupes.

Plus encore, il est nécessaire que d’autres secteurs commencent à prendre la relève et entrent massivement en jonction avec les gilets jaunes. En effet, on a vu durant la journée beaucoup de gilets jaunes venir en relayer d’autres, signe que la fatigue peut commencer à peser. La responsabilité en revient essentiellement aux directions du mouvement ouvrier dont la politique a joué, en définitive, contre la dynamique de construction de l’acte V. Et ce n’est pas l’impréparation importante par la direction de la CGT de la "journée d’action" du 14 novembre qui aura prouvé le contraire. De même, si une journée de grève dure avait pu faire écho à la colère des gilets jaunes le 14 décembre, une tout autre dynamique d’entrainement aurait pu irriguer cet acte V.

C’est aussi sur le terrain de la mobilisation de la jeunesse étudiante et scolarisée qu’il s’agit de continuer à se mettre en mouvement pour rejoindre la dynamique du mouvement lycéen que le gouvernement tente inexorablement d’éteindre le plus vite possible.

Beaucoup de Gilets Jaunes se donnent déjà rendez-vous pour l’acte VI. Mais ils doivent être rejoints massivement par la population, au premier titre, par les secteurs stratégiques du mouvement ouvrier qui pourraient donner une autre dynamique au mouvement par la généralisation de la grève. Il faut éviter toute lutte par procuration. Si les gilets jaunes ont obtenu le premier recul du gouvernement, c’est qu’il a bien plus à perdre... Dans les structures syndicales, à la base, le monde du travail doit se mettre en action pour faire résonner la colère des gilets jaunes.


Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
VIDEO. Pour défendre leur droit à manifester, des gilets jaunes forcent un cordon de CRS

Les médias font tout pour accréditer le récit du retour au calme, filmant en contre-plongée des rues "désertes" et des commerces ouverts, comme si rien n'avait lieu pour l'acte V, comme si cette journée n'était que le fruit de "casseurs." En réalité, la mobilisation de masse ne faiblit pas malgré le dispositif de sécurité, comme le montrent ces gilets jaunes qui n'hésitent pas à casser le cordon de CRS pour manifester et rejoindre les Champs-Elysées.

Retour au calme vraiment ?
 
L’enterrement des gilets jaunes mis en scène par les médias

Tout est fait pour accréditer le récit du gouvernement d’une extinction de la mobilisation et du « retour à la normale », de la reprise en main par les forces de l’ordre et le gouvernement. Le désordre ne serait dû qu’à des « casseurs » acharnés ; et les semaines précédentes, rétrospectivement, n’auraient même pas eu lieu, ne seraient là aussi que des "mauvais" gilets jaunes, les "bons" étant restés chez eux.

En réalité, le gouvernement a tout tenté pour amputer, bloquer et paralyser la mobilisation. Et tous les coups sont permis : quitte à bloquer les voitures aux abords de Paris, aux péages. Entre les provocations multiples du gouvernement et les intimidations depuis le début de la semaine, allant jusqu’à l’instrumentalisation sordide des attentats, tout est bon pour en finir avec les gilets jaunes. Aujourd’hui encore on ne compte plus le nombre de cortèges bloqués et nassés, empêchés de se déplacer pour rejoindre d’autres cortèges, notamment sur les Champs. A tel point que des gilets jaunes n’ont pas hésité à casser le cordon de CRS pour se rendre sur les Champs.

Car, pour prévenir toute jonction des cortèges qui mettrait à mal le récit bien huilé d’un retour à la normale, les manifestants sont fouillés intégralement, leur matériel de protection confisqué, et les rues alentour des grandes places verrouillées. Le cortège de centaines de manifestants a ainsi été immobilisé plusieurs heures durant à Opéra, cerné par les chevaux de la police montée.

In fine, la stratégie est rodée, celle déjà mise en place la semaine dernière, accentuée, et encore renforcée : occulter les cortèges nassés partout dans Paris et les empêcher de se rejoindre, minimiser le nombre de manifestants, et faire passer la mobilisation des gilets jaunes pour le délire obstiné de quelques "casseurs" irréductibles, légitimant ensuite la répression qui s’abat en fin de journée et accréditant le récit d’un retour à la normale.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Indemnités de licenciement : le conseil de prud'hommes de Troyes s'affranchit des ordonnances

Dans un jugement publié jeudi 13 décembre, le conseil de prud'hommes de Troyes a décidé de passer outre le plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, prévu dans les ordonnances réformant le Code du travail.

C'est une première et un coup porté aux ordonnances Pénicaud réformant le Code du travail, en vigueur depuis septembre 2017. Dans un jugement publié jeudi 13 décembre, le conseil de prud'hommes de Troyes a décidé de passer outre le plafonnement des dommages et intérêts que les salariés peuvent réclamer aux prud'hommes en cas de licenciement abusif. Selon lui, ce plafonnement est contraire à la charte sociale européenne ainsi qu'à la convention de l'Organisation internationale du travail (OIT). C'est une mesure phare des ordonnances qui vise à offrir davantage de prévisibilité aux entreprises sur le coût des licenciements et qui est aussi controversée car elle prive le juge de sa liberté souveraine d'interprétation.

En gros, selon les ordonnances, les dommages et intérêts que peuvent percevoir les salariés en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse sont désormais plafonnés selon leur ancienneté. Et ils ne peuvent excéder 20 mois de salaire brut. Ce qui signifie que les juges ne peuvent plus fixer le montant des dommages et intérêts qu'ils souhaitent. Ce montant ne doit pas être supérieur aux barèmes prévus par les ordonnances sauf en cas de harcèlement, de discrimination ou encore pour violation des libertés fondamentales (comme, par exemple, la liberté d'expression).

«Ces barèmes ne permettent pas d'être dissuasifs pour les employeurs qui souhaiteraient licencier sans cause réelle et sérieuse un salarié»

«Ce plafonnement ne permet pas aux juges d'apprécier les situations individuelles des salariés injustement licenciés dans leur globalité et de réparer de manière juste le préjudice qu'ils ont subi», insistent les conseillers. En outre, «ces barèmes ne permettent pas d'être dissuasifs pour les employeurs qui souhaiteraient licencier sans cause réelle et sérieuse un salarié, précisent-ils. Ces barèmes sécurisent davantage les fautifs que les victimes et sont donc inéquitables».

Résultat des courses: les conseillers ont décidé d'imposer à l'entreprise de verser au salarié concerné 37.143,63 euros de dommages et intérêts (soit 9 mois de salaire brut). S'ils avaient appliqué les barèmes fixés par les ordonnances, le montant aurait été bien plus faible, d'environ 16.500 euros, selon les calculs de Amélie d'Heilly, avocate associée chez SCM 5QB Avocats et membre du Bureau d'AvoSial, syndicat des avocats d'entreprise.

«Nous avons bon espoir que cette décision soit retoquée par des juges professionnels en Cour d'appel»

Il est à noter que l'affaire est toutefois très spécifique car l'entreprise visée est en liquidation judiciaire. «L'employeur s'est probablement très mal comporté et le conseil de prud'hommes a donc voulu le sanctionner», poursuit l'avocate. Il n'empêche, l'argumentaire juridique des conseillers prud'homaux n'est pas fondé et injustifié, estime-t-elle. Et, si l'affaire est contestée en appel, «nous avons bon espoir que cette décision soit retoquée par des juges professionnels en Cour d'appel», poursuit l'avocate.

Pour le syndicat des avocats de France, qui est farouchement opposé au plafonnement, c'est une première victoire. «Ces décisions ouvrent la voie de la résistance des juges contre cette réforme inacceptable», indique le syndicat dans un communiqué.

Publié par lefigaro.fr

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Ford a refusé l’offre de reprise de Punch… et préfère fermer l’usine ! La bataille continue !

Ce jeudi 13 décembre, le couperet est tombé : Ford a refusé l'offre de reprise de Punch Powerglide pour le site de Blanquefort, condamnant 850 ouvriers, dont Philippe Poutou, l'ex-candidat du NPA à la présidentielle, au chômage. Pourtant, la bataille n'est pas terminée, et les ouvriers n'ont pas encore dit leur dernier mot !

Près de 900 ouvriers directement concernés

Crédits photos : GEORGES GOBET/AFP

La direction de Ford rejette l’offre de reprise et condamne 850 ouvriers, dont Philippe Poutou, au chômage

Ce jeudi 13 décembre, la nouvelle tant redoutée par les ouvriers de l’usine Ford de Blanquefort a été confirmée. La direction de la multinationale américaine a refusé l’offre de reprise de son site girondin par l’entreprise, elle aussi américaine, Punch Powerglide.

En réalité, cela fait près d’une décennie que Ford cherche à fermer l’usine de Blanquefort. Une bataille à l’usure, et des fermetures évitées par la combativité des ouvriers, déterminés à sauver leurs emplois. Aujourd’hui, ce sont donc 850 ouvriers qui sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité, sans compter les plus de 3 000 emplois induits par l’activité de l’usine, qui se retrouvent eux aussi menacés.

Cyniquement, la direction de Ford a annoncé un « plan social complet ». « Nous ne croyons pas que les plans de l’acquéreur potentiel offrent le niveau de sécurité et de protection, ou limitent le risque de possibles pertes d’emploi futures, que nous souhaitons pour les salariés de FAI (Ford Aquitaine Industry) » a ainsi déclaré le géant américain de l’automobile. Résultat des courses, l’ensemble des ouvriers de l’usine se retrouveront au chômage, selon les plans de la direction, à la fin de l’année 2019.

Les larmes de crocodiles de Bruno Le Maire

Tout aussi cynique, la réaction de Bruno Le Maire à l’annonce de la décision de la direction de Ford. Le ministre de l’économie a en effet accusé la multinationale de « trahison » et appelé l’entreprise à réviser sa position, lors d’une intervention devant le Sénat.

Voilà des semaines que Bruno Le Maire dit se positionner aux côtés des ouvriers et appelant à une reprise du site de Blanquefort. Une sacrée contradiction pour un ministre du « président des riches », dont le gouvernement s’évertue depuis le début du quinquennat à favoriser les possibilités de licenciement pour le patronat.

La CGT appelle à la poursuite de la mobilisation : « Non, Ford n’en a pas encore fini avec nous »

Comme depuis une bonne décennie, ce n’est pas du côté des politiciens qui, gouvernement après gouvernement, facilitent les licenciements et détruisent les droits des travailleurs que les ouvriers trouveront une aide pour défendre leurs intérêts. Ni même sur le strict plan judiciaire. Au contraire, c’est bien la mobilisation des travailleurs eux mêmes, sur le terrain de la lutte des classes et par la grève, que les Ford ont réussi à plusieurs reprises à empêcher les plans de la direction.

Ainsi, la CGT de Ford Blanquefort a publié un communiqué, indiquant « qu’elle va continuer la bataille, avec détermination, avec colère, qu’elle va tout faire pour "embêter" Ford, pour entraver sa logique destructrice, pour empêcher la catastrophe » avec pour objectif « de sauver nos emplois, de sauver les emplois induits, de sauver une activité sur l’usine ».

C’est dans cette voie qu’il est possible de retourner la situation. Celle de la grève et du rapport de force, pour empêcher la fermeture de l’usine. C’est pourquoi le soutien qui s’est manifesté tout au long de la résistance de ces dernières années sera d’autant plus important dans les semaines et mois à venir.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Macron prêt à utiliser des armes chimiques sur les gilets jaunes ?

Suite à la polémique ouverte par l'article de Marianne sur la possibilité que des blindés soient équipés de "gaz incapacitant", nous relayons ci-dessous un article de vu sur Paris-Luttes Infos.

Vu sur Paris-Luttes-info

Source : Paris-Luttes Infos

Un article de Marianne qui revient sur le dispositif policier du 8 décembre à Paris fait froid dans le dot. En effet l’hebdomadaire écrit :

Samedi 8 décembre, certains des blindés de la gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris étaient secrètement équipés d’un dispositif radical, qui n’aurait été utilisé « qu’en dernier recours » : une réserve de liquide incapacitant. Selon nos sources, la pulvérisation de ce liquide sur une foule de gilets jaunes aurait été capable de « les arrêter net, mettant les gens à terre, même avec des masques ». Chaque engin aurait pu « neutraliser » une surface de plusieurs terrains de football… « Heureusement, que l’on n’en est pas arrivé là », ajoute cette source haut placée dans le dispositif policier. « L’autorité politique », comme le disent les fonctionnaires, aurait approuvé l’éventuel emploi d’un tel produit, qui n’aurait été utilisé qu’en cas de « débordement ultime ».

Alors, info ou intox ? Certains sur le web évoquent le gaz CN qui était utilisé autrefois en France. On peut penser que la France dispose encore de certain de ces stocks. La préfecture a tout intérêt à se montrer puissante et bien armée et on pourrait aussi penser qu’il s’agit d’une opération de communication. Pourtant suite à la publication de l’article de Marianne, la Gendarmerie à voulu préciser le dispositif employé en parlant de "poudre" au lieu de "liquide" relançant par la même les spéculations.

A la suite de la parution de notre article, la gendarmerie nationale a souhaité préciser que le dispositif dont nous vous rapportons l’existence n’est pas un liquide mais une « poudre »… Certains blindés déployés à Paris samedi étaient bien équipés d’un dispositif de « pulvérisation » d’un produit « incapacitant », de type « lacrymogène à dose forte », qui n’aurait été utilisé que sur « ordre d’une autorité ». Chacun des blindés équipés de ce dispositif de pulvérisation (visible en haut à droite face à l’engin) contient trois bouteilles de plongée dont deux sont chargées de la fameuse poudre sous pression. « Cela n’a jamais été utilisé en métropole », confie à Marianne le Sirpa gendarmerie, qui reconnaît qu’en « configuration normale », un blindé peut « pulvériser » sous forme d’épandage sur l’équivalent d’une surface de « un à deux terrains de football ». Marianne maintient que lors des réunions de crise au plus haut niveau, préparatoires à la manifestation du 8 décembre, il a bien été question de ce dispositif comme d’un « dernier rempart »… et qu’il aurait été capable « d’arrêter net une foule, mettant les gens à terre, même avec des masques ».

De quoi parle-t-on vraiment ? Quel est la nature chimique de cette "poudre" ou de ce "liquide" ? Dans quel cadre les politiques ont-ils pensé utiliser cette arme ? Autant de questions légitimes auxquelles le ministre de l’intérieur devra répondre.


Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
URGENCE SOCIALE Il faut des réponses immédiates
Ce vendredi 14 décembre, 170 rassemblements et manifestations ont été organisés dans toute la France. D’autres actions ont été recensées sur tout le territoire : appels à la grève, assemblées générales dans les entreprises, distributions de tracts aux salariés, etc. La violence sociale qu’exercent ce gouvernement et le patronat est inacceptable...

Ce vendredi 14 décembre, 170 rassemblements et manifestations ont été organisés dans toute la France. D’autres actions ont été recensées sur tout le territoire : appels à la grève, assemblées générales dans les entreprises, distributions de tracts aux salariés, etc.

La violence sociale qu’exercent ce gouvernement et le patronat est inacceptable. Le président des riches méprise le monde du travail ; lundi soir, lors de ses annonces, il a confirmé sa politique au service des plus riches.
Il gouverne le pays comme une entreprise et ne daigne même pas apporter de vraies réponses aux salariés du privé comme du public, aux retraités, aux jeunes, aux privés d’emploi !

Une nouvelle fois, par milliers, tous ensemble, ils ont défilé ou débrayé pour :

  • l’augmentation de salaires, du point d’indice des fonctionnaires ;
  • l’augmentation du Smic, à 1800 euros ;
  • une indemnisation de tous les chômeurs, parce que l’on ne choisit pas d’être licencié ;
  • la réduction du temps de travail à 32 heures ;
  • l’augmentation des pensions ;
  • l’égalité salariale ;
  • le rétablissement de l’impôt sur la fortune et un impôt progressif ;
  • un accès égalitaire aux études.

La hausse du chiffre en bas du bulletin de salaire n’est pas une augmentation de salaire ; bien au contraire, c’est de l’argent en moins pour financer la protection sociale. C’est la casse de notre Sécurité sociale, conquis social, qui organise la solidarité intergénérationnelle.

Ce sont deux modèles de société qui s’affrontent :

  • celui de Macron et du patronat qui prône l’individualisme où seuls les premiers de cordée auraient le droit de « vivre », les autres celui de survivre ;
  • celui que porte la CGT, à partir de valeurs de justice sociale, de réponses aux besoins pour toutes et tous, où chaque personne pourrait vivre dignement dans un cadre collectif solidaire.

Le gouvernement et le patronat doivent enfin entendre les revendications et y répondre.
La CGT exige des négociations rapides sur la question des salaires, l’augmentation du Smic, comme a pu le faire l’Espagne en l’augmentant de 22%. L’annonce pourrait être faite lors de la réunion de la CNNC du lundi 17 décembre, la France est en capacité de le faire !

Il est urgent d’ouvrir des négociations sur les questions de l’Éducation avec les organisations des lycéens et étudiants.

La CGT appelle à poursuivre la mobilisation dans les entreprises et les administrations et à décider, avec les salariés, d’appels à la grève le 18 décembre.
La CGT sera aussi mobilisée ce même jour pour les droits des migrants.

Montreuil, le 14 décembre 2018

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

C'est prés de mille manifestants dans les rues de Compiègne ce matin, lycéens, gilets jaunes, gilets rouges et sans gilets, retraités, les syndicats cgt, fo, fsu, la convergence des luttes.

Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Manifestation vendredi 14 décembre 10h cours Guynemer Compiègne

Manifestation vendredi 14 décembre 10h cours Guynemer Compiègne
Manifestation vendredi 14 décembre 10h cours Guynemer Compiègne
Manifestation vendredi 14 décembre 10h cours Guynemer Compiègne

Publié par CGT compiègne Facebook

Voir les commentaires

Visiteurs

552419

 

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog