SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
SALAIRES Agir pour une augmentation immédiate des salaires, pensions et de la protection sociale !
Depuis des décennies, le niveau de vie des salarié-e-s, des privé-e-s d’emplois et retraité-e-s se dégrade. La préoccupation grandissante d’une majorité de la population est simplement de savoir comment boucler les fins de mois. L’écart se creuse de plus en plus entre la majorité de la population et les plus riches pour lesquels le gouvernement a des égards sans limites : suppression de l’ISF, baisse des cotisations sociales et crédits d’impôts (CICE, etc...)

La baisse des financements publics, combinée aux privatisations des services publics, accroît la fracture sociale et les inégalités entre les territoires, en laissant de plus en plus de citoyens sans services publics de proximité.
Ce contexte politique qui « tire » toujours sur les plus précaires et les plus fragilisés au profit des plus riches amène une colère grandissante.
L’absence de réponses concrètes et immédiates du gouvernement et du patronat, leur refus d’ouvrir de véritables négociations, génèrent une légitime colère dans la population.  
La CGT partage cette colère et porte, encore dans les derniers mois, la nécessité de répondre aux urgences sociales.
La violence imposée par le grand patronat et les gouvernements successifs, à travers la précarisation et la paupérisation des salariés et des citoyens de notre pays, n’est ni physique, ni médiatique mais belle et bien présente au quotidien.
Tout l’enjeu pour notre organisation est que cette colère se transforme en un rapport de force conséquent qui permettra d’exiger et d’obtenir de réelles avancées sociales ; une société juste dans laquelle chacun-e a une place dans une vie digne.  
En méprisant les organisations syndicales et en appelant à la disparition pure et simple des corps intermédiaires, le gouvernement méprise les salariés, les privés d’emplois, les retraités.
Des salariés luttent et gagnent sur leurs revendications dans les entreprises, les services publics chaque jour.
Le samedi 1er décembre, journée nationale de lutte contre la précarité et pour l’emploi à l’appel de la CGT et d’associations, a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de manifestants sur l’ensemble du territoire dont 15 000 à Paris pour exiger l’ouverture immédiate sur la revalorisation du Smic et des minima de branches, l’arrêt du recours massif aux contrats précaires et une meilleure couverture par l’assurance chômage, en lieu et place des baisses programmées.
La CGT exige le retrait du plan d’économies sur les allocations chômage de 10% en 3 ans.
La CGT exige que la réunion de la Commission Nationale de la Négociation Collective du 14 décembre sur le Smic et les minimas de branches soit un véritable rendez-vous de négociations. La CGT adressera un courrier en ce sens au gouvernement qui doit annoncer une augmentation significative du Smic pour le porter à 1800 euros brut, la revalorisation des minima sociaux et des pensions tel que nous le revendiquons.
La CGT appelle à signer la pétition «  Nos besoins doivent être entendus, j’agis ! », pour les salaires, pensions, l’emploi, les retraites et la protection sociale.
La CGT invite l’ensemble des salariés du privé et du public, des privés d’emplois, des retraités, des lycéens, des étudiants à se réunir en assemblées générales, à débattre de cahiers revendicatifs et décider collectivement des modalités d’actions pour préparer les différentes mobilisations nécessaires à l’élévation du rapport de force.  
La CGT  appelle d’ores et déjà à une grande journée d’action le 14 décembre sur l’ensemble du territoire.

Montreuil, le 3 décembre 2018

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Mouvement de grève chez BNP Paribas

En plein débat sur le manque de pouvoir d’achat avec le mouvement des Gilets Jaunes, le Directeur des Ressources humaines de BNP Paribas annonce que le groupe « n’a pas de marge pour augmenter les salaires ».

Les banquiers doivent payer cher !

Suite à l’annonce du directeur des ressources humaines de BNP Paribas sur le gel des salaires lors des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), tous les syndicats ont décidé d’appeler à un mouvement de grève, mais également de se mobiliser pour le manque d’effectifs et le mal être au travail.

En effet, alors que la direction annonce l’euphémisme de « transformations des métiers », elle confirme en même temps une réduction de 650 postes dans le secteur de la banque de financement et d’investissement (CIB). Ces « transformations » et suppressions de postes ont inévitablement un impact non seulement dans la charge de travail mais aussi dans le stress que cela implique.

Avec les fermetures de banques, la CGT dénonce « beaucoup de salariés au bout du rouleau, beaucoup de mal-être au travail », un plan social et une situation anxiogène présente dans tous les corps de métiers. Yves Martrenchar le DRH de BNP lui parle « d’une transformation importante de l’entreprise, et d’un accompagnement des salariés », il souhaite « dialoguer » avec les syndicats sur les conditions de travail et le fonctionnement quotidien pour apporter des réponses. Pas grand-chose à attendre donc !

« J’ai d’abord été surpris. Il n’y avait pas eu d’accord lors de la NAO il y a trois ans, mais sans appel à la grève », rappelle Yves Martrenchar dans une interview dans Les Echos. Peut-être que la situation actuelle en France y est pour quelque chose. En effet, avec une situation (presque) insurrectionnelle, de mécontentement profond, avec le mouvement des Gilets Jaunes contre la vie chère, pour une augmentation du pouvoir d’achat, exprimant un ras le bol général, le mouvement de grève est lancé chez BNP Paribas pourrait signifier une tendance de mal-être qui se confirme actuellement dans tout le pays.


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Gilets jaunes. Bruno Le Maire pointe un « impact sévère et continu » sur l’économie

Ce lundi, Bruno Le Maire égrainait lors d’un point presse les conséquences économiques du mouvement entamé il y a deux semaines, qui touche particulièrement les commerces, le tourisme ou encore le transport.

Blocage de l’économie

Photo : O Phil des Contrastes.

« Je vous disais la semaine dernière que l’impact sur l’économie française serait sévère, je vous dis aujourd’hui que l’impact est sévère et continu » a affirmé Bruno Le Maire ce matin lors d’un point presse dédié aux conséquences économiques des gilets jaunes. Une semaine après une première réunion de crise à Bercy qui avait réuni une quinzaine de fédérations professionnelles, inquiètes des effets de la mobilisation sur leurs activités, le ministre de l’Economie semble préoccupé de l’impact des blocages sur l’économie, et en particulier sur certains secteurs.

Avec une baisse de 15 à 25% dans la grande distribution et de 20 à 40% dans le commerce de détail, le secteur du commerce est particulièrement touché par le mouvement. Concernant les hyper et les supermarchés, le magazine LSA parlait ainsi la semaine dernière d’un manque à gagner de 315 millions d’euros pour les seuls week-ends du 17 et du 24 novembre. En cause, des blocages qui affectent à la fois l’approvisionnement des magasins et leur fréquentation. Des pertes qui inquiètent fortement les patrons du commerce pour lesquels le mois de décembre constitue une période particulièrement centrale.

Le tourisme est également impacté, avec des baisses de réservation dans les hôtels, soulignées notamment par le président du Groupement national des chaînes hôtelières, Jean-Virgile Crance, qui parle d’une perte d’activité de 20 à 50% dans tout le pays, particulièrement forte à Paris. De son côté le Groupement National des Indépendants de l’Hôtellerie et de la Restauration faisait état la semaine dernière de pertes de 40 à 50% sur le week-end.

Sans surprise, les entreprises de transport sont particulièrement affectées par le mouvement et les blocages des axes routiers. Dans un communiqué, la Fédération Nationale des Transports Routiers affirme ainsi ce lundi se trouver dans un « en état d’urgence économique et sociale », évaluant à près de 400 millions d’euros les pertes d’exploitation depuis le début du mouvement.

Enfin, le secteur du carburant accuse également le coup, en lien avec les nombreux blocages de raffineries et dépôts de carburants, notamment en Bretagne. Des blocages qui sont menés par les Gilets Jaunes, mais également par le petit patronat du BTP contre la suppression de l’exonération fiscale sur le gazole non routier (GNR). Ce lundi, on recensait ainsi 159 stations en rupture totale et 246 en rupture partielles. Particulièrement touché, la préfecture du Finistère a d’ores et déjà annoncé la mise en place de mesures de restrictions sur les achats de carburant pour faire face à la pénurie.

Deux semaines après le début du mouvement, les gilets jaunes semblent ainsi avoir réussi leur pari de bloquer en partie l’économie. Pourtant les blocages ne sont pas sans poser de problèmes : épuisement des militants, conciliation avec les horaires de travail, difficultés à tenir les blocages. Dès lors, pour que le mouvement aille encore plus loin et inflige une défaite décisive à Macron et sa politique pro-patronale, il faudrait que le mouvement ouvrier rentre en scène en paralysant la production à travers la grève massive et généralisée.

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Nouvelle provocation : Macron maintient ses 1,8 milliards de coupes dans les pensions de retraites !

Le président des riches, détesté par la majorité de la population, ne s’annonce pas prêt à reculer sur ses mesures austéritaires les plus rejetées.

Gilets jaunes

Alors que la colère explose face à l’injustice sociale dans tout le pays et que partout Gilets Jaunes et lycéens s’époumonent aux cris de « Macron démission », on peut dire que le gouvernement n’a pas froid aux yeux.

Tous les journaux le notent, le gouvernement est plongé dans un désarroi total depuis samedi. Après les scènes quasi insurrectionnelles de ce week-end, la voie vers une sortie de crise est pour l’instant introuvable pour Macron et ses soutiens. Comme le note cet article de l’Opinion : « le gouvernement et la majorité restent confrontés à une difficulté majeure : à qui parler ? ». Les auto-désignés porte-paroles des Gilets jaunes, réunis dans le collectif « Gilets Jaunes libres » qui devait se rendre à Matignon mardi, ont annulé leur visite face au rejet de leur démarche par un grand nombre de Gilets jaunes et le nombre colossal de menaces qu’ils recevaient. Macron depuis son retour d’Argentine ce dimanche, s’il s’est rendu à l’Arc de Triomphe constater l’étendue de la colère dont il est l’objet, n’a pour l’instant fait aucune déclaration.

Édouard Philippe a tenu une réunion de crise à Matignon, rassemblant des dizaines de personnalités politiques, les chefs de file de tous les partis, ainsi que la maire de la ville de Paris, Anne Hidalgo. Peu d’échos pour l’instant des résultats de cet audit.
En tout cas le gouvernement ne semble pas prêt à faire des concessions pour le moment. Alors que la loi sur le financement de la sécurité sociale pour 2019 devait être votée ce lundi 3 décembre, celle-ci a été présentée dans une version inchangée, comme l’explique Marianne. C’est-à-dire une version, qui comprend 1,8 milliard d’économies sur le dos des retraités prévus.

Il s’agit notamment de la « sous-indexation des pensions », qui implique une revalorisation des pensions de seulement 0,3 % en 2019 et 2020, au lieu du taux habituel de 1,6 %. Ce alors que l’inflation en 2017 s’élevait à 1,7 %. Cette mesure implique une perte de pouvoir d’achat à hauteur de 500 à 1500 euros par an pour les retraités. Ce, quand on sait que la hausse de la CSG avait déjà touché de plein fouet les ménages de retraités. Cette mesure, comme le souligne Marianne « à ce niveau de régression, est une première dans l’histoire de la Sécurité sociale française ».

Malgré les mobilisations massives des retraités depuis le début du quinquennat, et contrairement à ce qu’ils avaient annoncé cet été, LREM, avait déjà refusé de revaloriser les pensions ne serait-ce que pour les personnes aux revenus les plus faibles. Un exemple de plus de la politique anti-sociale du gouvernement, qui illustre bien les raisons de la rage qui secoue les foules aujourd’hui. Alors que les Gilets jaunes tiennent au nombre de leurs revendications principales, l’augmentation des retraites, et que les retraités représentent une part non négligeable des gilets jaunes, la majorité LREM choisit de ne faire aucune concession du côté des retraités. Une décision qui à ce niveau de délégitimation du pouvoir et de crise politique, pourrait lui coûter très cher.

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C'est avec grand plaisir que nous relayons ici l'expression de notre ami Philippe CORDAT membre de la direction confédérale de la CGT (membre du Comité Confédéral National), expression dont nous partageons l'analyse et l'appel .
 
EXTRAITS : 
 
Les évènements vont très vite et tout est orchestré médiatiquement pour que l’on oublie
 
Les scènes d’affrontements de ce week-end à Paris et d’autres villes ont permis au pouvoir et aux grands médias de ne montrer que le caractère violent d’une petite partie de ceux qui ont manifesté, occupés des péages et ronds-points pour tenter de déplacer le débat public hors des questions et revendications qui sont posées.*
 
...
Si les révoltes ne conduisent pas forcément à des révolutions, les consciences évoluent malgré tout dans les luttes et encore plus quand elles sont alimentées par un point de vue de classe.
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A ce stade d’un mouvement qui dure, s’enracine et reste très populaire, personne ne peut prédire comment celui-ci va évoluer mais une chose est certaine dans cette grande diversité d’exigences et d'approches qui s'expriment depuis la mi-novembre, nous devons dans la cgt bien apprécier ce que doit être notre rôle et nos resonsabilités.
Les évènements vont très vite et tout est orchestré médiatiquement pour que l’on oublie qui est qui et qui est responsable de la situation que vit et subit le peuple.
 
...
Nous ne pouvons pas ignorer ce qu’ont subit les peuples portugais, Espagnols, Grecs, Anglais, Allemands et Italiens avant nous et comment les gouvernements et le patronat s’y sont pris pour enfermer dans la nasse de l’institutionnalisation, la plupart des organisations syndicales en Europe.
...
Le problème posé au gouvernement c’est qu’il ne lui est pas possible de réunir des représentants rompus au dialogue social voir même corrompus pour obtenir un accord au rabais pour que tout le monde rentre à la niche !
...
La dynamique de ces luttes ne pourra durer et gagner sans un embrasement et une convergence des luttes pour peser tous ensemble pour gagner sur les revendications.
 
L’heure n’est pas comme le propose la Cfdt de nous précipiter pour aller discuter avec le gouvernement. Depuis le temps, nous savons comment se termine les palabres entre les acteurs raisonnés et raisonnables dans les salons des ministères sans le rapport de force du salariat dans l’action.
...
L’heure est à nouer des liens, à développer des convergences d’actions dans le respect des acteurs aux gilets jaune pour que convergent ensemble, les gilets jaunes, les gilets rouges, ceux qui partagent nos exigences revendicatives qui ne revêtiront aucun gilet pour nous battre ensemble.
...
La CGT doit à présent exiger une enquête parlementaire sur les violences qui ont été déclenchées dans les villes le 1er décembre et depuis ce matin et comment sont utilisées les forces policières. Les citoyens sont en droit de savoir qui financent, forment ces groupes de casseurs et où ils sont entraînés.
...
Le moment est venu d’en finir avec ce dialogue social sur le cahier de revendications du capital et le syndicalisme rassemblé.
...
ET la CONCLUSION :
 
Le caractère exceptionnel de la situation exige de réunir de toute urgence toutes les directions de la CGT.
 
Le rôle des directions de la Cgt dans un tel contexte c’est avant tout de convaincre tous les militants de la Cgt de se déployer auprès des salariés, d’aller à la rencontre des salariés et de tous ceux qui expriment leur colère dans les départements en ayant la volonté d’unir les salariés dans l‘action.
 
Une telle situation appelle que la CGT réfléchisse avec son CCN à ses responsabilités, sa stratégie avec pour objectif de bloquer le système économique. Anticiper et ne pas subir pour être accusé demain de ne pas avoir tout mis en œuvre pour stopper Macron, son gouvernement et le Medef. Voilà l’enjeu qui nous est posé.
 
Exigences et d’approches qui s’exprime depuis la mi-novembre, nous devons dans la CGT bien apprécier ce que doit être notre rôle et nos responsabilités.
 
Première page du document :
 

DOCUMENT COMPLET :

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Publié par FSC

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Confirmation par France info 

le 02/12/2018

Suite à la mise en ligne d'une photo de tireur d'élite le 01/12/2018 près de l'arc de triomphe.

Après la benallalisation des pratiques élyséennes, cela aurait plus qu'autre chose tendance à confirmer que les débordements dénoncés par la macroncratie étaient singulièrement controlés ?

Ci dessous, après la dépêche de France info ,rappel de la vidéo que publie Le Monde

France info et Le Monde confirment donc ce que disait Canaille le Rouge ce matin .

A partir de quelle autorisation ( débattue où et quand avec la représentation nationale ?) de telles pratiques de type état de siège peuvent-elle être mises en oeuvre dans un pays dit sous état de droit ? 

Sous quel commandement ces hommes opèrent-ils ? A quelles occasions ce dispositif est-il déployé ? 

Les élu.e.s "correspondants défense" des collectivités territoriales ont-elle-ils connaissance de ces dispositions et de leurs modalités d'application sur le territoire de leur mandat ? 

Ces faits sont suffisament graves pour que la représentation nationale exige une commission d'enquête parlementaire dont les débats doivent être publics et diffusés.

Toutes les organisations et associations à même d'organiser des manifestations publiques sont en droit d'accéder aux textes et circulaires régissant de telles pratiques.

 

Rédigé par Canaille le Rouge

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Bordeaux  : jonction inattendue des gilets jaunes et rouges, face à une brutale répression policière

Le rassemblement des Gilets jaunes (GJ) était convoqué à 14 heures place de la Bourse, un autre appel de la part des directions syndicales convoqué à 15 heures place de la Victoire rassemblant une autre partie des manifestants. Peu à peu, les GJ se sont regroupés et rapidement le cortège comptait des milliers de personnes. A mesure que le cortège avançait dans les ruelles de Bordeaux, il s'épaississait par l’arrivée progressive de GJ jusqu’à dépasser les 4000 manifestants.

Récit d’une journée inédite

Depuis place de la Bourse, suite à l’arrivée des motards avec leurs gros cylindrés, le cortège a avancé jusqu’à porte de Bourgogne en longeant le quai Richelieu, pour ensuite remonter le cours Victor Hugo et tourner cours Pasteur avec l’intention de rejoindre la place Pey Berland et l’Hôtel de ville. Dès l’arrivée des manifestants à l’Hôtel de ville, les CRS leur préparaient déjà la bienvenue avec des jets des gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement.

A ce moment, le cortège syndical, CGT en tête, a fait irruption place Pey Berland. Leur parcours déposé en préfecture étant interrompu par l’envoi de gaz lacrymogènes sur les manifestants, le cortège syndical a dû emprunter les voies du tram A, pour essayer d’atteindre la Mairie de Bordeaux ou les GJ se faisaient déjà violenter par les forces de l’ordre.

Jonction Syndicats et Gilets Jaunes  !

Sur les voies du tram A, au niveau de l’arrêt Hôtel de ville, un événement inattendu s’est produit : la jonction des deux cortèges, poussés par la répression policière et en signe de solidarité, malgré les hésitations du service d’ordre de la CGT. A ce moment-là, les motards sont partis, peut-être par peur de l’endommagement de leurs engins  ? Un couloir de fortune dans le cortège syndical a dû se préparer à la hâte pour permettre aux engins de circuler.

Au beau milieu des cris de solidarité avec les manifestants qui subissaient la répression des forces de l’ordre, le cortège syndical au sein duquel défilaient aussi plusieurs partis politiques comme le NPA, LO et le PCF, a fait jonction avec les GJ. Une belle démonstration de convergence malgré les réticences de Martinez et des autres directions syndicales.

Lors de la jonction, la répression s’intensifiait, très violemment. On pouvait percevoir que la police avait très peur de cette jonction qui pouvait facilement les mettre en déroute, et c’est à ce moment-là que le cortège syndical a malheureusement décidé d’abandonner l’Hôtel de ville et de se disperser.

Brutale répression policière

La bataille de l’Hôtel de ville avait déjà commencé. Personne ne pouvait prévoir qu’elle allait durer plus de 5 heures jusqu’à tard le soir, la nuit tombée. Rapidement, les manifestants ont formé une barricade de fortune avec des échafaudages qu’on pouvait trouver autour de la cathédrale pour se protéger des tirs de flashball, qui ont été tiré à bout portant, avec l’intention de blesser, et qui auraient même pu tuer.

Heureusement, la nature était du côté des manifestants : vent à notre avantage, les gaz lacrymogènes se sont retournés vers les forces de l’ordre. Puis une pluie fine a commencé à tomber, provocant un soulagement général du côté des manifestants, déterminés à tenir bon jusqu’à voir leurs revendications satisfaites.

Aux cris de «  Juppé apéro  » et de Marseillaise, les manifestants combattaient une police apeurée et déchaînée contre les GJ et le monde du travail qu’ils représentent.

Fait incroyable, un «  statut quo  » a été décrété par les deux parties s’affrontant, pour rechercher la main d’un manifestant, qu’une grenade venait de lui arracher. Les CRS ont profité de la situation pour tirer à bout portant sur l’un des GJ alors qu’il était à la recherche de la main... résultat : un poumon déchiré. Tel est le courage dont a fait preuve la police ce samedi à Bordeaux.

Le bilan de cette journée de brutale répression a été catastrophique : plus d’une quinzaine de manifestants blessés dont trois blessés graves. Un vieil homme a eu une partie de la mâchoire ouverte par un tir de flashball, un autre a eu la main arrachée, et un troisième a écopé d’une déchirure pulmonaire.

La suite

L’acte quatre est déjà en train de se préparer. La grogne des gens ne sera pas dispersée par des tirs de flashball monsieur Juppé, et comme les manifestants chantaient sur la barricade, l’apéro vous attend à la Mairie : dépêchez-vous, vous risquez de rater quelque chose…

Pour continuer, le mouvement doit se structurer en comités d’action contre la vie chère et une coordination des blocages sera essentielle si l’on veut mettre à bas le gouvernement Macron et son monde.

Nous les syndiqués, nous devons dénoncer l’attitude criminelle de nos directions syndicales et les pousser à lancer un appel à la grève générale, avec des assemblées générales sur les lieux de travail jusqu’à satisfaction de nos revendications. C’est la seule façon d’obtenir que la crise soit payée par les capitalistes, car nos vies valent plus que leurs profits  !

Pour nous transmettre vos témoignages, écrire à siterevolutionpermanente@gmail.com ou par message privé sur les réseaux sociaux :


Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Stéphane SIROT , historien : MACRON c'est Louis XVI au moment des États généraux
Stéphane SIROT , historien : MACRON c'est Louis XVI au moment des États généraux

voir également le lien ci-dessous:

[jpg] LP-02-12-2018-STEPHANE-SIROT001

Publié par EL DIABLO

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Economie , 2018-11-30 11:23:37 Par Europe1 .fr avec AFP

Economie , 2018-11-30 11:23:37 Par Europe1 .fr avec AFP

Le nombre des ultra-riches français résidant en Suisse est resté stable cette année, mais leur fortune totale a grimpé de 13,5% sur un an, indique l’étude annuelle des 300 plus riches de Suisse, diffusée jeudi par le magazine Bilan.

Un joli matelas de 81,4 milliards d’euros. Cette année, 54 ultra-riches français, soit le même nombre qu’au cours des deux dernières années, figurent dans ce classement des personnes ou familles dont la fortune nette s’établit au moins à 100 millions de francs suisses (88 millions d’euros). Le patrimoine au total de ce club très fermé est évalué à 92,3 milliards de francs suisses (81,4 milliards d’euros).

Deux nouveaux venus. La chute enregistrée par l’action Altice a provoqué la sortie de Jérémie Bonnin, secrétaire général du groupe de télécoms. Bilan a par ailleurs sorti de la liste Stéphane Nicolas, actif dans les fonds alternatifs. Deux nouveaux venus ont donc fait leur entrée cette année, selon la revue. Il s’agit d’Alain Boucheron, arrière petit-fils du fondateur de la célèbre maison de luxe de la place Vendôme à Paris, avec une fortune estimée entre 300 à 400 millions de francs suisses. Alain Boucheron a pris ses quartiers au cœur de la célèbre station de ski de Zermatt, dans le canton du Valais, dans la rue principale, entre succursales bancaires, palaces et boutiques de très haute horlogerie, selon Bilan.

La famille Capelli, avec une fortune estimée entre 100 à 200 millions de francs suisses, fait aussi son entrée dans la liste. Actif depuis plus de 40 ans dans la conception d’espaces de vie, le groupe français Capelli s’est concentré depuis dix ans sur la promotion immobilière. En Suisse, où la famille Capelli est présente via diverses sociétés, le groupe vient d’annoncer un nouveau projet immobilier d’une cinquantaine d’appartements dans les environs de Genève, en bordure du lac Léman.

Un actionnaire de Chanel premier du classement, Drahi 3ème. Les trois premiers du classement des Français les plus riches de Suisse reste inchangé, mais pas à la même place. Gérard Wertheimer, actionnaire de Chanel, passe en première position avec une fortune estimée entre 18 à 19 milliards de francs suisses. Le groupe de luxe connu notamment pour ses tailleurs en tweed et son parfum N°5 a dévoilé cet été, pour la première fois de son histoire, ses résultats financiers. Aussi la fortune estimée de la famille a été fortement réévaluée. Résident genevois, Gérard Wertheimer possède cet empire avec son frère Alain, qui vit à New York.

La famille Castel passe au 2ème rang, avec une fortune estimée entre 13 et 14 milliards de francs suisses. Le groupe Castel, actif dans le vin, est également présent dans la bière et les eaux en bouteille. Patrick Drahi, magnat franco-israélien qui préside le groupe de télécoms et de médias Altice, figure toujours au 3e rang, avec une fortune estimée entre 6 à 7 milliards de francs suisses.

Publié par anti-k.org

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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