SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Il y a bel et bien un lien profond entre la politique anti-sociale, anti-ouvrière et anti nationale de Macron avec sa politique internationale, vassale de Trump et des USA, au service des intérêts des marchands d'armes.

Marchands d'armes par ailleurs propriétaires de puissants moyens d'information qui ménagent gravement leurs clients, diffusent leur vision du monde,  et la défense de leurs intérêts et de leurs profits, participent à la justification hypocrite de nos interventions guerrières dans le monde au nom des droits de l'homme !

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Exemples :

Serge Dassault, industriel de l'aéronautique et du rafale est propriétaire du Figaro

Arnaud Lagardère, producteur de lance-roquettes d'avions de chasse, propriétaire d’Europe 1, Paris Match, du JDD, de Virgin radio, RFM, Télé 7 jours

... 

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Autrement comment expliquer la campagne contre la ligne rouge franchie en Syrie (sans que les preuves en soient fournies) et l'immense mansuétude à l'égard du roi d'Arabie saoudite responsable du désastre humanitaire au Yemen et reçu récemment avec tous les honneurs par Macron?

Ne serait-ce pas en plus de notre insertion sans condition dans le camp occidental à l'hégémonie menacée parce-que l'Arabie saoudite est un gros client de nos marchands de mort.

N'est-ce pas monsieur Le Drian, VRP du désastre et des destructions ?

Pour le mouvement syndical, pour la CGT il est temps d'intervenir fortement sur le terrain de la lutte pour la paix en exigeant que la France agisse réellement pour une solution politique au Moyen-Orient comme en Palestine où l'état d'Israël se livre à une répression sanglante de civils, cesse de suivre aveuglement les foucades d'un Trump, consacre les moyens de la nation à l'hôpital, au système ferroviaire, aux EHPAD, au système judiciaire, aux salaires, au financement du système de protection sociale, aux retraites ...

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Le coût d'un tir de missile serait de 1, 3 millions d'euros!

Combien donc d'emplois d'infirmières, d'agents d'EHPAD,

de lignes SNCF sauvées pour des dizaines de missiles ?

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PAR FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Il a peur de quoi, le Macron ?

Quand on sort la matraque pour taper comme un sourd, c’est soit la démonstration que l’on a suffisamment les coudées franches pour tout se permettre, soit le symptôme d’un état de très grande nervosité, tension et inquiétude. Macron relève davantage de la seconde que de la première catégorie.

Contre les zadistes, depuis lundi, et contre la mobilisation étudiante, Macron met en branle les grands moyens. La journée de jeudi a été un avant-goût de ce qui pourrait se déployer, dans un avenir proche. Parallèlement, au JT de 13h de TF1, le président a sorti la panoplie du gendre idéal en direction, notamment, des retraités et des cheminots, pour souligner qu’il devait y avoir un malentendu.

Inquiétude

De quoi a peur Macron, exactement ? Pourquoi avoir fait preuve d’autant de « pédagogie » auprès de la France « ni-des-villes, ni-des-riches » pour après liquider en deux phrase, en fin d’entretien, la question de Notre-Dame-des-Landes et des universités mobilisées ? Pourquoi avoir juré ses grands dieux qu’il respectait les syndicats du rail, d’un côté, pour, de l’autre, qualifier les étudiants mobilisés de « professionnels du désordre » ? Macron a d’ailleurs joint les paroles aux actes, en ordonnant le déblocage de la Sorbonne, jeudi soir, et en continuant à rouler des mécaniques autour de Tolbiac et de Rennes 2, notamment.

Ce qui effraie, au plus haut point, Macron, c’est que cinquante ans après 1968, le spectre de l’unité ouvrière-étudiante se remette en mouvement. C’est ce qui a pu se manifester, pour l’instant de façon encore embryonnaire, non pas seulement avec des actions de solidarité des étudiants en direction des cheminots (comme à Poitiers, à Marseille, déjà, ou à Grenoble, vendredi, pour ne donner que quelques exemples en région), des actions des salariés en lutte en direction des étudiants : c’est ce que l’on a pu voir, hier encore, à Tolbiac, où se sont rejoints, derrière les grilles de l’occupation, les étudiants mobilisés, l’UL CGT du 13ème, des cheminots en lutte d’Austerlitz ; c’est ce dont atteste, également, les déclarations de l’UD CGT 44 en solidarité avec les zadistes et contre la répression policière en général.

Quel cocktail ?

S’il y a bien un cocktail détonnant qui pourrait faire reculer le Macron, dans la rue, c’est bel et bien cette unité ouvrièr.e.s-étudiant.e.s : si la radicalité du mouvement de la jeunesse venait à contaminer des secteurs consistant du monde du travail et que des secteurs avancés, des cheminots ou des travailleurs mobilisés, donnaient au mouvement étudiant la force sociale d’opérer en saut dans l’incidence de la mobilisation, alors la situation serait beaucoup plus compromise pour Macron.

Rien ne permet de dire, à présent, dans quelle direction la balance va pencher, pas même les déclarations empressés de la direction de la SNCF sur « l’infléchissement du taux de grévistes » au matin du cinquième jour de débrayage. Mais Macron est conscient que cette unité pourrait lui être fatale ou, en tout cas, fortement handicapante. C’est de là que ressort cette volonté de distinguer, de séparer, de diviser, entre, d’un côté, celles et ceux à qui il rend hommage et demande des « efforts », cheminots compris, et, de l’autre, celles et ceux qui seraient les professionnels de la chienlit.

Cheminot.e.s et étudiant.e.s à Tolbiac, vendredi 13h !

C’est, bien au contraire, cette unité qu’il faut construire. Au cinquième jour de grève nationale, en région parisienne, un pôle est appelé à se constituer, dès 13h, devant Tolbiac, à l’appel des cheminots en reconductible, pour faire le tour, par la suite, des gares et des facs.

Ce genre d’initiatives sont encore minoritaires. Néanmoins, si elles se généralisaient et s’étendaient, cela donnerait au mouvement la possibilité d’opérer un saut dans son extension et sa radicalité. D’où la raison pour laquelle Macron va continuer à matraquer dans les prochains jours pour nous opposer et nous scinder le plus possible. Une seule réponse à cela : la solidarité dans l’action et la détermination contre Macron et son monde !

[Illustration : "Solidarité effective étudiants-travailleurs". Affiche, Atelier populaire de l’École des beaux-arts, mai-juin 1968]

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Les 7 mensonges du président en direct du JT de TF1

Rien de pire qu’un sourire Kinder-Ferrero pour refourguer de l’huile de palme aux gamins. Rien de pire, également, qu’un sourire-éclatant d’un « jeune président dynamique » (dixit Pernaut) pour refourguer une pelletée de mensonges à un JT de TF1. Il est vrai que Macron a été savamment épaulé par la chaine de Martin Bouygues dans sa petite opération de com’.

« Je ne les ai pas pris en traître », a affirmé, avec aplomb, le président ami-des-retraités, à propos des séniors. « Je fais ce que j’ai dit », a-t-il martelé au fil de la mise-scène orchestrée par TF1. Et il a enchaîné, sans ciller, les contre-vérités et les mensonges. Petit passage en revue des plus grotesques.

1. Commençons par le plus drôle. Après s’être vanté du fait que la simplification du droit du travail (comprendre, la destruction du Code du travail, d’abord à travers la Loi El Khomri, puis avec la Loi Travail XXL) et l’introduction du « droit à l’erreur » permettaient « d’embaucher mieux » (comprendre, au rabais), Macron a affirmé que « l’investissement dans l’intelligence artificielle », son projet bling-bling qui est censé justifier une grande vague de privatisations annoncée par Bruno Le Maire allait permettre de « mieux protéger les Français ». Nous n’avons pas compris.

2. « Les cheminots qui sont aujourd’hui cheminots resteront cheminots ». Faux. En dépit de l’ébauche d’explication laborieuse du président, les cheminots sous statut qui seraient « cédés » à une boite concurrente, dans le cadre de la libéralisation du rail, ne bénéficieront de leur statut qu’au maximum pour 15 mois. Quant à ceux qui refuseraient d’être « mutés », c’est le passage par la case licenciements qui est annoncée, et en aucun cas un retour à la SNCF.

3. « Le minimum vieillesse, c’est trois fois moins que 1200 euros ». Faux. Même Pernaut a relevé. Le minimum vieillesse avec lequel nos aînés sont censés vivre sous le seuil de pauvreté, c’est 547 euros. Peu importe, nous dit le président, avec son petit air rigolard : avec sa réforme de la CSG, alors que la majorité des retraités est matraquée, ceux qui bénéficient du minimum vieillesse touchent depuis janvier 30 euros par mois en plus. Une aubaine. Merci Macron !

4. « Le salafisme » Il s’agit d’un grave problème pour Macron, qui se garde bien de faire l’amalgame avec « nos concitoyens » qui croient en l’Islam. Il s’agit, pour le président, de mettre hors d’état de nuire les lieux de culte (musulmans, on l’aura compris), où l’on professe des croyances opposées aux lois de la République. Et quid des églises où l’on prêche la haine de l’IVG tous les dimanches ? Macron, qui est le meilleur ami des évêques de France, s’est contenté de parler des trois mosquées que Gérard Collomb avaient fait fermer.

5. « Les riches n’ont pas besoin de président. Ils se débrouillent très bien tout seul ». Nouvelle contre-vérité de Macron, en pleine opération de tentative d’élargissement de sa base sociale, déjà bien écornée, et qui ne souhaite être présenté ni comme le « président des riches », ni comme le « président des villes » dynamiques, mais comme le « président de tous les Français ». Celles et ceux qui étaient assujettis à l’ISF et qui n’auront plus à le payer à compter de 2018 ou qui ont vu le taux d’imposition sur les sociétés rabaissé à 25% ont bien compris qu’il s’agissait d’un petit mensonge de Macron. Mais ils ont fait sembler de ne pas comprendre.

6. « Très peu d’universités sont mobilisées ». Balayant, au détour d’une phrase de conclusion, la question de la colère dans la jeunesse, Macron a dressé un portrait assez particulier de la mobilisation sur les campus. Nous lui conseillons d’aller faire un tour à Tolbiac, à Nanterre, à Nantes ou à Grenoble. Les étudiantes et les étudiants l’accueilleront avec plaisir.

7. « Jacques Chirac, pour qui j’ai beaucoup d’amitié ». Cité, de façon absolument incongrue au détour de sa démonstration sur la réduction de la vitesse maximale autorisée sur les routes de campagne, l’ancien et très populaire président entre 1995 et 2007 a été qualifié de « grand ami » par Macron. Il s’agit, rassemblement, d’un autre mensonge. Il semblerait, selon des proches de l’ex chef de l’Etat, que Chirac avait choisi de boire une corona en regardant M6 plutôt que de suivre la prestation du « Kid-président » sur TF1. Sage décision, on ne s’attendait pas à autre chose de la part de Chirac. En tous cas, Bernadette n’a pas confirmé sur son compte-twitter cette amitié de longue date entre l’actuel et l’ancien président, aujourd’hui quasi-nonagénaire.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Derrière l'opération de com en cours, partout la répression de toute contestation de sa politique

Il s'agit pour le pouvoir d'empêcher les étudiants de réfléchir et de s'exprimer sur sa contre-réforme à l'université qui vise à installer une sélection et un tri des étudiants dès l'entrée leur bac passé.

SOURCE : Huffington Post

Les forces de l'ordre sont intervenues ce jeudi 12 avril dans la soirée pour évacuer des étudiants qui se trouvaient à l'intérieur de l'université de la Sorbonne à Paris, a-t-on appris auprès d'une source policière qui a précisé que l'opération s'était déroulée "dans le calme".

Selon le cabinet du recteur, les étudiants réunis en assemblée générale dans la Sorbonne avaient voté "l'occupation" du site, dans le cadre de l'opposition à la réforme de l'accès à l'université, et "après trois heures de négociations infructueuses" avec eux, le recteur a requis l'intervention des forces de l'ordre,
 
PAR FSC

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PAR FSC

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Dans la France de Macron...Qui sont les privilégiés ?

Les entreprises du CAC 40 ont réalisé 93,4 milliards de profits en 2017, une hausse colossale de 24 % par rapport à 2016, déjà une bonne année.

CAC 40 : 46,8 milliards d’euros de dividendes versés en 2018
Dividendes : les dix sociétés du CAC 40 qui choient le plus leurs actionnaires

Les entreprises du CAC 40 ont racheté l'an dernier pour un total de 6,5 milliards d’euros de leurs propres actions, un montant à comparer aux 39,2 milliards d’euros de dividendes versés en numéraire. (© Fotolia)

L'ouvrier de Ford couvert par une convention collective, le cheminot à 1500 euros par mois (à peine le SMIC en début de carrière), le prof débutant à 1300 euros, l'infirmière de l'hôpital, les personnels des Ehpad, les surveillants de prison, les salariés de Carrefour, les éboueurs, les retraités à 1000 euros de pension ou moins...

 

Depuis des semaines, les médias officiels déversent leurs tombereaux d’ordures, d'insultes et de désinformation pour tenter de juguler la colère populaire qui monte dans le pays.

 

Croyant pouvoir utiliser la vieille révolte française contre les privilèges, ils cherchent à diviser la masse des salariés, travailleurs, retraités, étudiants en opposant les diverses catégories entre elles : chômeurs/actifs, retraités/actifs, public/privé, salariés/travailleurs ubérisés....

 

Après les salariés du privé bénéficiant d'un code du travail trop protecteur, après les retraités qui peuvent bien faire un geste en acceptant sans broncher la hausse de la CSG, après les « chômeurs-fraudeurs », c'est au tour des fonctionnaires et des cheminots d'être une fois de plus ciblés et il n'est pas une émission sans un expert grassement payé pour expliquer horrifié l'énormité des privilèges des cheminots et appeler à soutenir les contre-réformes Macron au nom de la justice sociale !

 

Vous pensez donc ? Un salaire bien inférieur à 2000 euros, quel privilège ! Une retraite à 56 ans pour des conducteurs de train dont l'attention doit être soutenue et qui dorment plus souvent qu'à leur tour loin de chez eux, quel privilège !

 

Le problème est que ces arguments martelés jusqu'à l’écœurement et la désinformation proprement totalitaire sont en train de se retourner contre leurs auteurs et contre le pouvoir. Exactement comme lors de la campagne du référendum contre la constitution européenne en 2005.

 

Car la France du monde du travail sait bien que les cheminots comme les fonctionnaires font du mieux qu'ils peuvent, qu'ils déploient une énergie colossale à faire fonctionner leurs services dans des conditions dégradées, qu'ils ont, à niveau de qualification égal, des salaires inférieurs à ceux du privé mais qu'ils ont choisi leur profession pour servir l'intérêt collectif. Elle sait que les privilégiés ne sont pas là.

 

Les vrais privilégiés, ce sont ceux qui commanditent les contre-réformes Macron et au-delà toutes les directives européennes dont les projets actuels ne sont que le copié-collé.

 

Les vrais privilégiés, ce sont les « journalistes » et autres « experts » payés une fortune pour vomir sur les ondes leur haine de classe. Les vrais privilégiés, ce sont tous ceux qui gagnent, grâce à l'exploitation du travail, plusieurs salaires de cheminots par heure ; ce sont tous ces « premiers de cordée » à qui Macron s'est empressé d'accorder la suppression de l'impôt sur la fortune. Les vrais privilégiés, ce sont les amis de ce président banquier, les Rothschild, les Arnault, les Bolloré, les Niel, les gros actionnaires, les grandes entreprises du CAC 40 qui mènent ouvertement leur guerre contre le monde du travail et les acquis qu'il a su conquérir par ses luttes.

 

Alors oui, le peuple de France depuis plus de deux siècles est saisi par la « passion égalitaire » et la haine des privilèges.

 

C'est ce qui explique le retournement sous nos yeux et le soutien de plus en plus massif de « l'opinion » en faveur des cheminots et des mouvements de grève. C'est ce qui explique que plus de la moitié des français juge nécessaire un nouveau mouvement social comme en 1968.

Alors oui, face aux vrais privilégiés qui cassent le pays et ses acquispopulaires, refusons les fausses divisions. Etudiants, chômeurs, retraités, salariés du privé, fonctionnaires, cheminots, infirmières, travailleurs de la propreté, ouvriers délocalisés… nous sommes tous des travailleurs attaqués par le pouvoir des privilégiés.

 

Et ce n'est que tous ensemble que nous allons pouvoir gagner en ce printemps 2018 contre les contre-réformes Macron et rouvrir enfin une perspective de progrès social et de changement de société appuyée sur le refus des privilèges par le peuple travailleur de France.


Front Syndical de Classe, 5 avril 2018

 

PAR http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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GREVE LE 19 AVRIL, Tous ensemble

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Comme à Air France, comme dans de nombreuses entreprises les salariés réclament leur dû et refusent les miettes proposées par le patronat, cela après des années de blocage !

Une grosse centaine de salariés ont débrayé deux fois ce mercredi 11 avril pour réclamer des augmentations de salaires.

« Ce que propose la direction, c’est 0,6 % d’augmentation générale, nous à la CGT, on réclame 5 % ».  Régis Belliot, élu au comité d’entreprise est au micro ce mercredi 4 avril devant plus d’une centaine de salariés d’Airbus.

Les négociations salariales annuelles ont commencé la semaine dernière et le syndicat veut marquer le coup par un débrayage à 11 h et à 14 h.

« La direction joue sur les augmentations individuelles qui excluent 20 % des salariés, observe le syndicaliste. Il faut des augmentations générales qui tirent tous les salaires vers le haut, et qui obligent les sous-traitants à suivre. Airbus est une bonne boîte mais en ce moment, on fait tous des efforts pour suivre les cadences imposées. Cette année, on va sortir 90 appareils de plus que l’an dernier. » Soit 808 pointes avant, tronçons centraux ou équipements pour les A320, A330, A350, A380…

PAR FSC

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Preuve que le mécontentement et la résistance grandissent !

EXEMPLE :

SOURCE : Le républicain Lorrain

Metz : la CGT bloque le centre de tri Haganis

Depuis ce mercredi matin, une quinzaine de militants CGT bloquent l’entrée du centre de tri de la société Haganis, avenue de Blida. « Plus aucun camion ne rentre », indique Nicolas Ravaud, secrétaire général CGT chez Haganis. Les poids lourds sont redirigés vers la plate-forme Haganis de Metz Borny en attendant la réouverture des portes du centre.

Le mouvement répond à un appel lancé au niveau national par la CGT des Transports et des Services publics. Un préavis de grève court du 3 au 20 avril. « Il s’agit de soutenir les revendications de la CGT portant sur les conditions de travail des salariés des entreprises de collecte et de traitement », explique Nicolas Ravaud.

La CGT réclame une reconnaissance de l’insalubrité et de la pénibilité de ces métiers pour tous les travailleurs de la filière déchets, qu’ils soient issus du service public ou de sociétés privées.

Le syndicat exige un départ anticipé de cinq ans à taux plein pour tous et de dix ans pour les salariés aux conditions de travail les plus difficiles (rippers et agents de tri), une diminution du temps de travail et une révision des conventions collectives.

PAR FSC

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Macron-roi veut « réparer le lien entre l’Église et l’État » : la droite dure tend l’oreille

Une majorité de français estimaient déjà que La République En Marche, et son saint patron, Emmanuel Macron, étaient de droite. Avec son discours devant la Conférence des évêques de France, il n'y a plus l'ombre d'un doute. En appelant à « réparer le lien entre l'Église et l'État », Emmanuel Macron ne se contente pas de fouler du pied la loi sur la laïcité de 1905. Il lance un appel de soutien à la droite dure, catholique et traditionnelle, qui pourrait bien se sentir pousser des ailes, et cherche à translater sa base sociale, déjà branlante, dans les ex-contrées fillonistes, aujourd'hui draguées par Wauquiez.

A la reconquête d’une base sociale

Le discours d’Emmanuel Macron à la la Conférence des évêques de France de ce lundi n’est pas passé inaperçu tant le ton adopté par le chef de l’État ressemblait à un appel à un soutien massif des catholiques à sa politique. Par-delà les arrangements avec la laïcité, l’appel du chef du gouvernement aux représentants catholiques traduit la posture sociale difficile que le macronisme traverse en ce moment, avec un premier mouvement social d’ampleur qui commence à faire trembler le pouvoir après seulement un an de mandature. La base sociale du président a toujours été vacillante, ébranlée par les effets des réformes touchant au pouvoir d’achat (hausse de la CSG pour les retraités notamment, promesse de suppression de la taxe d’habitation non effective). Son hégémonie politique reposait surtout sur la vitesse à laquelle il enchaînait les réformes, et l’effet de sidération provoqué. Elle se trouve aujourd’hui remise en cause par le mouvement de grève à la SNCF et dans les universités, qui reçoit un écho plutôt favorable au sein de la population. Fragilisé, Macron est contraint de sortir du bois, de changer les discours et les valeurs, pour s’attirer la sympathie des franges les plus droitières de la population. L’épisode de la Conférence des Evêques sera-t-il le point de bascule d’un Macron entrepreneur 2.0, libérale à tout point de vue, à un Macron « néo-filloniste », prônant à la fois les vertus du « libre- marché » et le conservatisme des normes sociales ? Apparemment. Pour conquérir une nouvelle base sociale, s’arroger le soutien d’une partie de la population, - et pourquoi pas organiser des manifestations à l’image de François Fillon pendant la campagne ? - Macron semble prêt à tout, y compris à réajuster son offre politique auprès les franges les plus radicalisées de la droite conservatrice.

OPA sur le « mariage pour tous » et l’ex-camp filloniste

Le président des riches s’est donc fendu d’une heure de discours devant les représentants catholiques en appelant à « réparer » les « lien entre l’Église et l’État » qui auraient été « abimés ». Après la séquence sur la légalisation du mariage pour tous, qui a mobilisé les catholiques sous le quinquennat Hollande, Macron veut se rapprocher une frange de l’électorat qui s’est senti attaquée. Pour ce faire, Macron n’a pas lésiné sur les formules, que son fidèle ministre Gérard Collomb n’hésite pas à relier à un « sens de l’absolu » qui ferait du président « presque un artiste ». Derrière cette admiration béate, la réalité est beaucoup plus prosaïque et politicienne. En réaffirmant « les liens les plus indestructibles entre la nation française et le catholicisme », en rappelant que la France « a été fortifiée par l’engagement des catholiques » et en martelant « un appel à un engagement des catholiques en politique », Macron cherche à réveiller un électorat catholique traditionnel pour élargir sa base sociale au moment même où son pouvoir autoritaire rencontre ses premières limites et le ramène à la réalité de ses 25% de soutien du corps électoral au deuxième tour des présidentielle en mai dernier.

Ne se contentant pas d’une simple profession de foi sans garanties, Macron a su donner des gages aux représentants catholiques. Sur les migrants, Macron a répondu aux sollicitations de Mgr Pontier, archevêque de Marseille : il a promis de modérer sa politique du gouvernement, répressive au point de créer de dissension au sein même de son propre camp, en répondant par l’« humanisme réaliste », la même formule qu’il utilisait déjà lorsque les migrants à Paris, à Calais, se faisaient jeter par vague de grand froid de leurs camps de fortune. La formule devrait cependant suffire à soulager la conscience de l’archevêque, et les rafles continueront.

Mais c’est sur le droit à la fin de vie que son appel du pied s’est fait le plus explicite. En effet, Macron s’est déclaré opposé à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, position dont l’Église se revendique explicitement. Pour finir, le président a entendu renouer les liens entre l’Église et l’État en s’appuyant sur le sacrifice d’Arnaud Beltrame chez qui « la part du citoyen et la part du catholique » brûlaient « d’une même flamme ». Tous les ingrédients étaient donc réunis pour s’attire les faveurs de l’Église catholique : un brin de compassion, un gage d’immobilisme sur les valeurs et du patriotisme qui rappelle que « l’engagement des catholiques » a « fortifié » la France.

Dans « ce moment de grande fragilité sociale », comme le souligne le président qui incarne la casse sociale à tous les étages, la Conférence des évêques de France au collège des Bernardins à Paris, était une aubaine pour Macron. Elle lui a permis de lancer un appel clair sur sa droite en brossant l’électorat catholique dans le sens du poil. Cette manœuvre vise à garder une assise politique à l’heure où l’écran du fumée du « ni de droite, ni de gauche » se dissipe et que le gouvernement perd en autorité face à un mouvement social déterminé à la SNCF et une situation explosive dans les universités.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Urgent. Le gouvernement aurait donné l’ordre de débloquer les facs coûte que coûte

Une coïncidence, la vague de répression actuelle contre les facs bloquées ? Pas du tout. Au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Frédérique Vidal aurait donné l’ordre aux présidents d’université de faire débloquer l’ensemble des sites mobilisés par tous les moyens nécessaires, y compris par la force.

La séquence actuelle ne doit rien au hasard. D’un côté, on envoie la gendarmerie contre la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. De l’autre, on envoie des fourgons de CRS tourner autour des universités bloquées et on expédie la police sur Nanterre, lundi, pour expulser violemment ce qui ressemblait à un début d’occupation. Tout se tient, d’autant que dans les couloirs du ministère, ça chauffe.

C’est un secret de Polichinelle, désormais, et les infos fuitent, volontairement ou non, en direction des élus de l’opposition, à l’Assemblée et au Sénat, qui relaient le message : Vidal, mais surtout Jean-Michel Blanquer, qui est derrière elle, et le Premier-ministre, sur ordre de l’Elysée, auraient donné la consigne de faire cesser les occupations, par tous les moyens nécessaires. Et s’il s’agit de suspendre les franchises universitaires pour permettre l’intervention des forces de répression, le gouvernement a donné son blanc-seing.

C’est la raison pour laquelle les flics sont sur les dents, depuis lundi matin. Après Nanterre, ils ont remis le couvert, mardi en milieu de matinée, avec les étudiants rassemblés devant le rectorat de Montpellier. C’est ainsi dans le sillage de ce raidissement de l’exécutif que les groupuscules d’extrême droite multiplient les provocations qui sont fonctionnelles à la politique gouvernementale.

Alors, bien entendu, le risque d’un saut dans la mobilisation, en réaction à la répression, existe bel et bien. Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d’université, favorable à la Loi ORE, soulignait dernièrement, à propos de Tolbiac, que « faire intervenir les forces de l’ordre dans un site où il y a (…) une seule entrée, des grilles, risquerait d’envenimer la situation (...) Il y a un climat général qu’on sent monter, avec des risques d’affrontement (…). Notre inquiétude c’est que ça se transforme non pas en débat autour de la loi mais en des scènes de violences auxquelles nous ne sommes pas en mesure de répondre ».

Le gouvernement semble prêt à courir le risque, en frappant un grand coup, juste avant la pause universitaire de Paris, Montpellier et Toulouse, notamment. Voudrait-il faire place nette avant les interventions de propagande huilée de Macron sur TF1, jeudi, puis sur BFM et Médiapart, dimanche pour dire que la situation est revenue à la normale et que les sacro-saints examens se tiendront dans les délais prévus ? C’est une hypothèse. Faute d’avoir su tuer la mobilisation de la jeunesse dans l’œuf, le gouvernement essaye de matraquer suffisamment avant que les cheminots ne passent à la seconde phase de leur grève, vendredi 13, avec des annonces de reconductible sur plusieurs gares, comme à Saint-Lazare ou Paris Nord, la plus grosse gare d’Europe.

Le ras-le-bol contre ce gouvernement est bien réel. Pour lui, le risque de coagulation des colères l’est aussi. D’où l’ordre donné, en cette nouvelle journée de mobilisation dans l’éducation et le supérieur, de taper dans le tas, avant qu’il ne soit trop tard.

[Crédit illustration : Louis Rémillard]

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Marseille : les cheminot.e.s font une opération péage gratuit, Eiffage et Vinci bloquent les usager.e.s

Ce matin, les cheminot.e.s ont réalisé une opération péage gratuit au tunnel Prado-Carénage pendant quelques minutes, le temps que la direction du tunnel déclare la fermeture du tunnel et bloque ainsi les usager.e.s pour préserver les profits d’Eiffage et de Vinci.

Le rendez-vous était décidé à 10h30 à la Gare-St-Charles de Marseille par les différents syndicats de cheminots (CGT, SUD, FO et même CFDT) pour une action surprise. Les policiers étaient également au rendez-vous pour qu’elle n’ait pas lieu. Après une prise de parole, les centaines de manifestants déferlent dans le métro, gratuit pour l’occasion, et avancent dans la direction du Tunnel Prado-Carénage. Celui-ci permet de traverser Marseille moyennant le péage le plus cher de France au kilomètre, plus d’1 € le kilomètre, 2,80 € pour moins de 2,5 kilomètres, au service des dividendes des actionnaires des entreprises privées qui gèrent le tunnel, Eiffage et Vinci.

Pendant quelques minutes, les cheminots ont levé les barrières et les usagers ont pu traverser gratuitement cet axe souterrain mais rapidement, la direction du tunnel a décidé d’interrompre le trafic pour mieux préserver les profits de l’entreprise privée chargée de la gestion du tunnel. Voilà ce que donnent les entreprises d’infrastructures privatisées, elles préfèrent empêcher les citoyens de se déplacer plutôt que de priver leurs actionnaires d’Eiffage et Vinci de quelques profits. La Provence, principal journal local, détenu par Bernard Tapie, a rapidement diffusé des informations erronées selon lesquelles les cheminots auraient été à l’origine du blocage. Les cheminots ont ainsi occupé l’entrée du tunnel pendant une demi-heure avant de permettre le rétablissement de la circulation pour les usagers face à l’absurdité du blocage de la direction du tunnel.

La mobilisation se poursuit à Marseille et dans sa région. Les Assemblées Générales étudiantes ont voté la reconduction du blocage des deux principaux amphithéâtres, l’un à Aix et l’autre à Marseille. Ce n’est pas l’autoritarisme du gouvernement qui les fera faiblir !




PAR REVOLUTION PERMANENTE

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