Suite à la note d’information concernant l’exclusion du nouveau DRH, notre direction pourrait aussi bien remettre en cause la qualité du travail du Cabinet de recrutement, qui rappelons-le tout de même à un coût pour Unilever, et quand on voit le résultat à quoi bon continuer les services d’un tel prestataire.
Pourtant notre direction continue à faire confiance au cabinet et poursuit dans cette même logique puisqu’elle nous avait annoncé que pour les 9 embauches (pour les lignes de conditionnement), elle avait des difficultés de trouver des personnes compétentes, et donc elle passerait par un cabinet de recrutement.
Nous voilà bien !
Vu que notre directeur remet en cause la prestation et les compétences du DRH, nous l’invitons à prendre les mêmes mesures pour le responsable de production ; un geste qui fera énormément plaisir aux salariés !
Les « dégradations » à Tolbiac selon les médias et la pref’. Mise-en-scène et mascarade
Mines consternées avec plans rapprochés et micros logotés. Depuis ce matin, les journalistes passent en boucle sur les chaînes d’info pour montrer les soi-disant « dégradations » de Tolbiac, « enfin libérée ». Interdit de rire !
La méthode est vieille comme le mouvement social : comme en 68, après Mai et juin, comme en 2006, après le retrait du CPE. Après chaque occupation libérée par les forces de répression, les journalistes embarqués dans les fourgons de police et amenés sur place par le ministère de l’Intérieur constatent avec gravité les « dégâts » et les « dégradations » causées par les occupants. En 68, déjà, Elkabbach était spécialiste de la chose. On avait eu droit à la même chose pour la Sorbonne, après plusieurs semaines d’occupation, et aux Beaux-Arts, à Paris.
Cette fois-ci, il faut quand même reconnaître que les journalistes ou, plutôt, les communicants aux ordres de la Préfecture de police n’ont vraiment pas grand-chose à se mettre sous la dent. On nous amène, au rez-de-chaussée du site Pierre-Mendès-France, plus connu sous le nom de Tolbiac, parcourir un amphi, un hall vitré et une cafétéria. On a beau chercher les « plusieurs centaines de milliers d’euros de dégradations » dont parle François Michel, directeur du site et encravaté pour l’occasion, on a dû mal à voir.
Il y a bien les tags et les graffitis, un peu partout. Mais pas plus nombreux que sur certaines universités en temps normal et bien moins que ce que l’on pouvait voir sur certains sites de facs parisiennes dans les années 1990, lorsque l’heure n’était pas à la « discipline du nettoyage et du mobiliser urbains méticuleux » qui cache davantage une volonté de contrôle de l’espace qu’un souci d’hygiène public.
Et puis il y a la cafétéria, « lieu de vie des occupants », selon les journalistes de BFM, là où les étudiants organisaient les repas. Les distributeurs de chips et de cannettes sont vides : horreur ! Mais ça ne fait, toujours pas, plusieurs centaines de milliers d’euros de dégradations. Et on imagine que les boites priées qui ont décroché les contrats sont assurées pour leurs bonbons volés.
Et enfin on pénètre dans un amphi : « lieu de vie nocturne », selon les journalistes. « Et de sexe », pourrait compléter Georges Haddad, le président de l’Université qui quémande l’évacuation depuis des semaines. A part quelques couvertures, on n’y voit pas grand-chose. Et, encore une fois, les amphis de Tolbiac, même occupés, sont mieux tenus que ceux de certaines facs en pleine perdition financière depuis l’entrée en vigueur de l’autonomie.
Pour ce qui est du « service informatique » des amphis, vidéo-projecteurs et équipements, les enseignants-chercheurs solidaires qui ont donné des cours jusqu’à la veille de l’évacuation sont formels : les systèmes étaient en état de fonctionnement. S’ils ont été cassés après l’intervention policière, les responsables sont à chercher ailleurs. La Préfecture de police est-elle assurée pour les dégradations qu’elle peut occasionner quand ses hommes interviennent ?
C’est à une bien mauvaise mise-en-scène que se prêtent les journalistes, après avoir relayé que l’évacuation s’était faite sans violences, alors que plusieurs étudiants ont été blessés. Mais, au bout du compte, les chaines d’info en continu remplissent leur rôle : mentir, déformer et couvrir les flics aux ordres du système. C’est à cela qu’elles servent, également.
« Occurrence » travaille pour AG2R La Mondiale, Airbus, Alstom, Areva, AXA, BNP Paribas, Carrefour, CCI Paris-Ile-de-France, la Commission Européenne, Danone, GDF Suez, Gefco, Harmonie mutuelle, Macif, Mazars, Sanef, SFR, Vinci Concessions, … N’en jetez plus. Qui te donne les sous, je dirai qui tu es.
Le patron de cette entreprise, M. Assaël Adary a reconnu après la dernière manifestation parisienne que seuls les manifestants « passant la ligne d’arrivée » sont comptabilisés. Exit les gens sur les trottoirs, exit les gens e qui pour diverses raisons quittent les cortèges avant la fin.
Croyez-vous qu’on puisse faire confiance à une structure qui facture de grosses sommes aux entreprises et institutions citées plus haut connues pour leur détestation des grèves, des grévistes et des syndicats ?
A moins d’être crédule, croyez-vous qu’on peut faire confiance à un chiffrage frauduleux, à une entreprise pas très nette et à des journalistes peu regardants ?
Il plane sur cette opération comme un mauvais parfum de connivence entre médias et patronat.
Unilever a annoncé jeudi un chiffre d'affaires du premier trimestre conforme aux attentes, ce qui permet au géant anglo-néerlandais des produits de consommation courante de confirmer ses objectifs annuels ainsi que ceux à moyen terme. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid
(Reuters) - Unilever a annoncé jeudi un chiffre d'affaires du premier trimestre conforme aux attentes, permettant au géant anglo-néerlandais des produits de consommation courante de confirmer ses objectifs annuels, mais la hausse modeste des prix a déçu les investisseurs.
Le groupe a précisé que la croissance organique de ses ventes avait été de 3,4% sur la période janvier-mars, une progression conforme à un consensus d'analystes financiers fourni par le groupe. Cette croissance a été essentiellement le fruit de la progression des volumes de ventes.
Sur cette période, les prix n'ont augmenté que de 0,1%. Le directeur financier, Graeme Pitkethly, a déclaré que cette modeste hausse, attendue par le groupe, s'expliquait par les difficultés rencontrées au Brésil, en Amérique du Nord et au Royaume-Uni.
"La croissance des prix est décevante (...) Ce qui pourrait laisser penser aux investisseurs qu'Unilever a du mal à augmenter ses prix", relève Jauke Jong, analyste chez AFS Group.
Le titre du propriétaire des soupes Knorr, des savons Dove ou encore des lessives Omo, recule de 1,94% à 3.870 pence à la Bourse de Londres, deuxième plus forte baisse du Footsie, qui avance de 0,09% au même moment.
Graeme Pitkethly a toutefois dit s'attendre à ce que l'équilibre entre les prix et les volumes s'améliore au second semestre.
Le fort ralentissement de la croissance des prix au quatrième trimestre de l'an dernier a pesé depuis sur l'action Unilever, en dépit de la plus forte hausse de son chiffre d'affaires depuis six trimestres. [nL8N1PR1U1)
Hors activité pâtes à tartiner, la croissance organique s'établit à 3,7%, contre une hausse de 3,6% anticipée par les analystes.
RACHAT D'ACTIONS JUSQU'À 6 MILLIARDS D'EUROS
Le groupe a décidé en décembre dernier de vendre ses pâtes à tartiner au fonds KKR pour 6,8 milliards d'euros à la suite du réexamen de ses activités qui a suivi le rejet en février 2017 d'une offre de rachat de 143 milliards de dollars (115 milliards d'euros) de la part de Kraft Heinz.
Unilever a annoncé jeudi qu'il consacrerait le produit de cette vente à un nouveau programme de rachat d'actions pouvant atteindre jusqu'à six milliards d'euros et qui sera lancé en mai.
Sous le coup d'effets de change négatifs, le chiffre d'affaires publié a reculé de 5,2% sur le premier trimestre, à 12,6 milliards d'euros, contre un consensus de 12,84 milliards.
Unilever, en passe de supprimer sa structure bicéphale pour ne garder que Rotterdam comme base principale, anticipe toujours une croissance organique allant de 3% à 5% pour l'ensemble de l'année.
Le groupe, qui se dit bien parti pour atteindre ses objectifs 2020, entend également améliorer sa marge opérationnelle et sa génération de trésorerie en 2018.
Danone et Nestlé ont également confirmé leurs objectifs annuels mais ils ont pour leur part publié des résultats meilleurs que prévu au premier trimestre.
Voir aussi BREAKINGVIEWS-Nestlé and Unilever switch focus to shopping lists
(Martinne Geller, Benoit Van Overstraeten et Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Bertrand Boucey)
Critiqué pour son départ annoncé de Londres, le géant anglo-néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever cherche à s'attirer les bonnes grâces de ses actionnaires en leur redistribuant le produit de la cession de son activité "margarines".
Rompant avec ses origines puisqu'il est né en 1930 de la fusion d'un fabricant néerlandais de margarine et d'un producteur britannique de savon, Unilever a accepté en décembre de céder cette division historique au fonds américain KKR pour 6,8 milliards d'euros.
Lors de la présentation de ses résultats trimestriels jeudi, le groupe a annoncé qu'il allait faire profiter ses actionnaires du produit de la transaction, laquelle devrait être bouclée "au milieu de l'année" selon le directeur général Paul Polman.
"Nous avons l'intention de démarrer en mai un programme de rachat d'actions de jusqu'à 6 milliards d'euros en vue de redistribuer les revenus nets attendus de la vente des margarines", a dit M. Polman dans un communiqué.
A Marseille, 65 000 manifestants selon les organisateurs ce 19 avril
Pour la deuxième fois de la semaine, les Marseillais sont massivement dans la rue contre les projets de destruction des services publics du gouvernement. Avec 65 000 personnes selon les organisateurs, il s’agit de la plus importante mobilisation depuis le début des grèves cheminotes et des mouvements étudiants.
Après la manifestation massive de samedi, Emmanuel Macron aurait pu espérer que la fatigue atteigne les manifestants marseillais. Il n’en est rien ! Plus nombreux et plus déterminés que jamais, ce sont 65 000 personnes (5 000 selon la police) qui ont foulé le pavé sur le trajet traditionnel entre le Vieux-Port et la place Castellane. Les cheminots en grève intermittente depuis trois semaines, les traminots, les personnels hospitaliers, les postiers mais aussi un cortège jeune le plus important depuis le début de la mobilisation, avec majoritairement des étudiants mais également quelques dizaines de lycéens, ont défilé dans une ambiance à la fois joyeuse et déterminée. Le député de la circonscription, Jean-Luc Mélenchon, était à nouveau présent dans le carré de tête avec les dirigeants de l’ensemble des organisations appelant à la manifestation, syndicales (CGT, SUD, FSU) et politiques (NPA, PCF, Rouge Vifs…).
La mobilisation s’est prolongée après la dislocation de la manifestation. D’un côté du Vieux-Port, des dizaines de manifestants de l’enseignement supérieur et de la recherche se sont réunis sous les fenêtres du Palais du Pharo, siège de la direction d’Aix-Marseille Université où se tenait une Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU). Une délégation composée à la fois de personnels et d’étudiants des sites d’Aix-en-Provence et Marseille a été reçue. Les services municipaux ont fermé durant l’ensemble de l’après-midi le Jardin du Pharo, par peur que la mobilisation soit visible, bloquant ainsi les usagers qui voulait simplement se promener en regardant la mer. De l’autre côté du Vieux-Port, la CGT organisait un rassemblement sur l’esplanade du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM) à l’occasion de la venue de la ministre en charge des Affaires européennes Nathalie Loiseau pour intervenir dans une table ronde sur l’Europe.
La mobilisation reste forte dans la région marseillaise. Outre le défilé marseillais, une centaine de personnes a défilé à Aix-en-Provence avant de partir en car vers la cité phocéenne, 200 personnes à Manosque et 2 500 à Avignon (1 000 selon la police). La grève à la SNCF se maintient à des niveaux élevés. Le site de la faculté Saint-Charles à Marseille est bloqué, la route d’accès au site universitaire de Luminy au niveau du rond-point de Kedge a été bloquée quelques heures par les étudiants avant d’être délogé par les forces de police. Le principal bâtiment du site Arts, Lettres, Langues, Sciences Humaines d’Aix-en-Provence est toujours bloqué par les étudiants mobilisés.
Dernière Minute ! A Lille, les flics commencent à gazer la manifestation
Ce sont plusieurs milliers de personnes qui sont parties peu après 14h30, de Porte-de-Paris, à Lille, sous un soleil radieux. Les flics ont du coup choisi d’envoyer des lacrymo, histoire de faire passer aux manifestants les joies de la bronzette en manif.
C’est dans une ambiance bon enfant que le cortège lillois a quitté la Porte-de-paris, peu après 14h30. Sur les dents, les CRS ont ciblé, d’entrée de jeu, le cortège de tête. Avant même l’arrivée devant l’Opéra, plusieurs grenades de désencerclement ont été tirées, pour couper le cortège en deux.
La manif s’est reformée, et avec elle la solidarité. « Police nationale, milice du capital ! » et « Flics, fachos, hors de nos facs, on répondra, chaque fois qu’on nous attaque ! » sont repris, en chœur, par les manifestants, déterminés, jeunes et moins jeunes, étudiants et salariés, qui ont reconstitué le cortège, malgré une violente charge de police. Rue Nationale, en plein centre-ville, les tirs de lacrymo ont repris et se poursuivent depuis 16h.
A République, à 17h, les provocations policières ont repris. Un camarade a été interpellé. Les manifestants, rassemblés sur place, réclament sa libération.
Leur chiffrage des manifestations soit disant objectif laisse percer la manipulation et la volonté de minimiser l'ampleur de la contestation en train de monter contre Macron et sa politique.
Ce qu'ils sont obligés de reconnaître c'est la présence dans les manifestations de ce jeudi 19 avril de toutes les catégories déjà engagées dans des luttes spécifiques et qui se retrouvent pour ENSEMBLE exprimer leur opposition aux contre-réformes engagées par le pouvoir : cheminots, électriciens, personnels de la RATP, personnels des hôpitaux et des EHPAD, lycéens et étudiants ...
Les casseurs (que les média s'ingénient à présenter comme des manifestants) ont encore sévit notamment à Paris, qui font le jeu du pouvoir pour l'aider à présenter la contestation qui monte comme génératrice de violence et visant à l'isoler.
La France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, ont frappé la Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril, dans le but de punir Damas pour l'emploi supposé d'armes chimiques à la Ghouta orientale le 7 avril, en dépit du manque de preuves validant à ce jour ces allégations occidentales. Sans mandat de l'ONU. Mais les 3 plus grandes puissances militaires de l'OTAN n'en ont que faire. Et combien ça a coûté à la France de bombarder la Syrie?
Un peu plus de 16 millions d'euros, détaille le site de LCI. Le chef de guerre Macron a utilisé 6 navires, 17 avions et 12 missiles de croisière. Le tir de ces missiles, dont 3 tirés depuis un navire -une première pour la France-. Sur les 12 missiles tirés, 9 -des missiles Scalp- l'ont été depuis des avions Rafale tandis que 3 autres, des missiles de croisière navals MdCn, l'ont été depuis la frégate Aquitaine, en Méditerranée. Le tir de chaque missile Scalp a coûté 850 000 euros et celui d'un missile de croisière 2,86 millions d'euros.
Bon, en projet, une nouvelle journée de solidarité gratos pour les salariés. Mais qu'est-ce qu'on attend pour être heureux dans la France d'Emmanuel Macron?
Pour sa part, la CGT dit non à l'escalade guerrière en Syrie:
La CGT condamne les frappes militaires exécutées contre la Syrie par la France, les USA et la Grande-Bretagne.
La France, les États-Unis et la Grande-Bretagne, principales puissances militaires de l’OTAN, se sont affranchis des règles internationales. Ils violent l’article 42 de la Charte des Nations Unies qui attribue cette responsabilité au Conseil de Sécurité. Ils piétinent par leur action guerrière l’Organisation des Nations Unies, fondée en 1945 au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, pour prévenir les conflits et construire un avenir meilleur pour tous les êtres humains. Cette escalade guerrière ne conduit à aucune solution pour la Paix et engendre des monstruosités.
Faut-il rappeler que, depuis plusieurs mois, Trump n’a de cesse de vouloir décrédibiliser l’action de l’ONU ?
Cette surenchère militaire risque d’avoir des conséquences imprévisibles et dramatiques. Une solution politique, sous l’égide de l’ONU, pour éviter un conflit aux conséquences incalculables, voire une conflagration généralisée, s’impose. Œuvrer à la Paix et à une transition démocratique permettra au peuple syrien et à lui seul de décider de ses affaires.
La CGT réclame la mise en œuvre de solutions politiques et diplomatiques basées sur le respect du droit international et la protection des populations civiles. Comme elle l’a exprimé dans son communiqué de presse du 12 avril, la CGT condamnera toujours l’utilisation d’armes chimiques.
Le combat de la CGT pour la Paix est à l’opposé des politiques menées par le gouvernement à l’image du projet de loi « Asile, Immigration » actuellement en discussion qui, s’il était adopté, serait dramatique pour les réfugiés et les migrants.
Vidéo. Des travailleurs en lutte en Argentine envoient leur soutien aux cheminots et étudiants mobilisés
Différents secteurs du Parti des Travailleurs Socialistes d’Argentine ont, en solidarité avec les cheminots et les étudiants mobilisés en France, réalisé plusieurs vidéos internationalistes, revendiquant le combat mené contre le gouvernement Macron, alors qu’eux mêmes se mobilisent et affrontent les plans de réformes austéritaires de la droite en Argentine.
Des travailleurs de différentes entreprises, des mineurs, des hospitaliers, des cheminots, et des étudiants manifestaient le 11 avril dernier en Argentine contre les licenciements qui ont lieu suite aux politiques libérales imposées par le gouvernement de Mauricio Macri, mais aussi pour le droit à l’avortement.
Le 13 avril, il s’agissait des différentes mobilisations organisées par la gauche Argentine du Frente de Izquierda face à l’ambassade du Brésil pour contester le coup d’Etat institutionnel mené par le gouvernement de Temer à travers l’incarcération de l’ancien président Lula Da Silva. Professeurs en lutte, accompagnés à Neuquén par Raul Godoy, député ouvrier de la céramique de Zanon, comme jeunesse étudiante et travailleuse manifestant contre la poussée réactionnaire des gouvernements en Amérique Latine, accompagnés par Myriam Bregman et Nicolas del Caño, ils en ont profité pour communiquer leur solidarité aux mobilisations en France, et leur revendication des acquis de Mai 68 : l’union des ouvriers et des étudiants.
Soutien de travailleurs depuis la manifestation du 11 avril à Buenos Aires :
(Vidéo filmée et montée par Pedro Scrouch)
Devant l’ambassade du Brésil le 13 avril, soutien d’enseignants militant dans le regroupement syndical combatif et antibureaucratique "La Marron", accompagnés de leur camarade Nathalia González Seligra, députée nationale du PTS et du FIT, enseignante et déléguée syndicale :
Soutien de jeunes du PTS et du collectif féministe Pan y Rosas, en compagnie des députés Nicolas Del Caño et Myriam Bregman :
Depuis la Patagonie argentine, soutien de Raul Godoy, ouvrier et délégué syndical à l’usine Zanon sous contrôle ouvrier, et d’étudiants en lutte :
Parce que le seul hymne que nous chantons est l’Internationale communiste, parce que nous ne nous soucions pas de la nationalité de qui que ce soit, parce que les frontières ne sont qu’un accord pour les affaires bourgeoises, parce que l’être humain est un être humain, quel que soit l’endroit où il est né ; parce que nous ne sommes pas individualistes, parce que nous sommes socialistes, parce que nous refusons d’accepter la division entre exploités et exploiteurs, parce que nous voulons un monde sans opprimés, parce que nous voulons faire preuve de solidarité, parce que nous voulons la justice, parce que nous croyons que le paradis est sur Terre, parce que nous luttons pour la liberté et la plénitude de l’être humain, parce que nous ne voulons pas survivre mais vivre, parce que nous refusons d’avoir une vie d’obéissance, parce que la vie est belle et que nous ne voulons pas qu’elle appartienne aux puissants à notre tour, parce que nous ne sommes pas des conformistes, parce que nous n’allons pas attendre que le monde change tout seul, parce que la seule façon de le faire, c’est ensemble : prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
Les grèves commencent à avoir un impact sur l’économie, raison de plus pour enfoncer le clou de la reconductible !
Les grèves commencent à avoir un impact sur l'économie, a déclaré ce lundi sur Europe 1 le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Et c’est plutôt une bonne nouvelle pour le mouvement de grève des cheminots, signe qu’il commence à porter ses fruits et à inquiéter l’Elysée. Raison de plus pour enfoncer le clou en passant, comme en 1995, à généraliser la grève reconductible, déjà enclenchée par certains secteurs à l’avant-garde du mouvement des cheminots comme Paris-Nord, « première gare d’Europe ».
À la mi-mars, Macron expliquait avec assurance qu’il n’entendait pas les colères. Un mois plus tard, force est de constater qu’il a changé de discours. Jupiter est revenu sur terre pour remercier les retraités au 13h de TF1 pour ensuite affirmer ce dimanche que finalement il « entend les colères » mais réfute leur « coagulation ». En un certain sens, celui qui « ira jusqu’au bout » a bien été obligé de prendre en compte le rapport de force imposé par le mouvement de grève massif des cheminots ce 3 avril. De sorte que le discours des cheminots « privilégiés » a été rangé au placard pour expliquer désormais que leur colère est « légitime » mais qu’ils doivent eux aussi prendre leur « part des efforts » que les usagers ont fait. Commode pour diviser usager et cheminot mais gros comme une maison.
Le discours est éculé. En effet, ce qui importe pour Macron c’est de créer des contre-feux pour faire « passer la grève SNCF au second plan ». Dans son article, ce lundi, le journal L’Opinion affirme : « Onze jours après le début d’un mouvement social annoncé pour durer trois mois, la grève à la SNCF n’est arrivée qu’en troisième position, samedi soir, dans le journal télévisé de France 2… Loin derrière les frappes en Syrie et l’évacuation de Notre-Dame-des-Landes. » Le conseiller d’un ministre affirme alors que « moins les cheminots feront les gros titres, moins le mouvement aura de chances de prospérer ». Une façon pour le moins équivoque d’illustrer que ce qui préoccupe l’exécutif au plus haut point, c’est le mouvement de grève des cheminots.
Cette mobilisation, qui « reste à un haut niveau » comme l’explique Le Monde, commence même à porter ses fruits, à savoir commencer à poser problème au grand patronat. « Oui les mouvements sociaux ont un impact sur la croissance », a déclaré Bruno Lemaire sur Europe 1. « C’est un impact qui est limité, qu’on ne peut pas mesurer aujourd’hui, mais on voit déjà dans certains secteurs d’activité, dans les réservations d’hôtellerie, dans les transports, dans la présence de touristes que ça commence à avoir un impact », a-t-il continué. Evidemment, le discours du gouvernement vise à tirer « le signal d’alarme » pour affirmer ensuite que « c’est pour cela que le plus tôt nous pourrons en sortir, le mieux ce sera ». Pour terminer, il réaffirme que Bercy veut tenir « le cap », réaffirmant sa détermination.
Pourtant, pour défaire Macron, il va bien falloir passer à la vitesse supérieure. Ce, d’autant plus que, les modalités de la lutte, la grève « perlée » commence à montrer ses limites. D’abord, car elle a laissé nombre des brèches à la direction de la SNCF pour s’organiser, manœuvrer, moyennant notamment l’augmentation des retenues sur salaires pour intimider les cheminots. Mais aussi parce que les impacts de la grève, même s’ils sont importants en terme financier pour la SNCF, 20 millions d’euros par journée, le trafic même s’il est très perturbé n’est pas encore paralysé, comme il aurait pu l’être au travers de la grève reconductible. Précurseurs, certains secteurs ont voté majoritairement l’entrée en reconductible comme la Gare du Nord ou Paris Saint-Lazare.
Et en quelques sortes, le mouvement de 2010 avait déjà illustré la capacité de la grève reconductible à réellement bloquer l’économie et à commencer à faire vaciller le gouvernement. Comme l’écrivait Daniela Cobet : « en 2010, lors du mouvement contre la réforme des retraites, le moment où Sarkozy et le Medef ont été le plus mis en difficulté a été celui où cheminots et raffineurs se sont mis simultanément en grève reconductible et où dans plusieurs secteurs se manifestaient des tendances à la généralisation de la grève. » Pour commencer à faire peur à Macron, qui avec la filialisation du Fret démontre de manière claire, comme la SNCF sera en réalité privatisée, l’une des tâches essentielles est de commencer à généraliser et à massifier la grève reconductible.
Comme l’appel du 14 avril, un communiqué écrit par les syndicats Sud-Rail, Chambery, PACA, Paris-Est, Paris-Nord, Paris Rive Gauche, Paris-Saint-Lazare, Tours, « demain dans les Assemblées Générales », il s’agit de « réaffirmer, porter la nécessité de démarrer la grève reconductible, sous contrôle des Assemblées Générales. A partir de demain, c’est une nouvelle séquence qui commence mais elle ne s’arrêtera que lorsque nous aurons gagné. Le 17 nous serons dans la rue ! Le 18 massivement en grève ! Le 19 massivement en grève et dans la rue ! Le 20 on continuera … Les syndicats SUD-Rail de Chambéry, PACA, Paris-Est, Paris Nord, Paris Rive Gauche, Paris-Saint-Lazare […] appelleront à la reconduction du mouvement lors des prochaines Assemblées Générales ».
L’Assemblée Nationale adopte la réforme du ferroviaire ! Tou.te.s dans la rue le 19 !
Ce mardi 17 avril, l'Assemblée Nationale a adopté par 454 voix pour et 80 contre le projet de réforme du ferroviaire porté par le gouvernement. L'heure n'est plus aux tergiversations, mais au durcissement du mouvement par la grève reconductible !
Ce n’est évidemment pas une surprise, tant l’exécutif a multiplié, par le biais des ministres comme du président-roi, les annonces d’inflexibilité sur la question de la réforme du ferroviaire. De quoi chercher à démobiliser les cheminots et les usagers solidaires, mais aussi (et surtout) à souder les rangs d’une majorité parlementaire qui manifeste quelques signes de désaccord, notamment sur la question de l’intervention musclée à Notre-Dame-Des-Landes, sur la question des universités ou bien encore sur le dossier syrien.
Sur ce plan-là, semble-t-il, le message est passé. En effet, par 454 voix pour et 80 contre, le projet de réforme du ferroviaire porté par le gouvernement et préconisé par le rapport Spinetta a été largement adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale. Une démonstration de force qui explicite, si besoin en était encore, et malgré les minauderies du gouvernement sur de pseudo-concertations, qu’il n’y a rien à négocier avec Macron et ses sbires !
Du côté des organisations syndicales, l’heure n’est donc plus à la tergiversation sur de possibles négociations ou sur les modalités d’actions. Face au passage « en force » du gouvernement – pour paraphraser Plenel – il s’agit aujourd’hui d’imposer un rapport de force conséquent au gouvernement pour le retrait inconditionnel et total de la réforme ferroviaire.
Cela passe, bien évidemment, par un durcissement de la mobilisation tant sur le fond que sur la forme. C’est-à-dire, par l’organisation d’assemblées générales décisionnaires, impliquant syndiqués et non-syndiqués, et par le respect strict des mandats décidés collectivement, sous contrôle constant des cheminots grévistes. Pour ce faire, l’abandon du calendrier du 2 jours sur 5 pour une grève reconductible par période de 24 heures est absolument essentiel, non seulement pour massifier les assemblées générales, maintenir le cadre unitaire historique actuellement en place et permettre l’unité de l’ensemble des cheminots dans le combat contre Macron, son gouvernement et ses réformes. À ce titre, la date de mobilisation du 19 avril est absolument centrale pour apporter une première réponse massive au gouvernement, et démontrer dans la rue que le combat ne fait que commencer.
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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