Et les serviteurs du capital anonnent à longueur de temps : concurrence, concurrence, concurrence ...
PAR FSC
SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI
Syndicat CGT Unilever HPCI France
Et les serviteurs du capital anonnent à longueur de temps : concurrence, concurrence, concurrence ...
PAR FSC
Pendant que l'Elysée panique devant des taux de grève historiques... le mouvement se construit chez les cheminots, avec la patience nécessaire pour convaincre les collègues que la bataille du rail peut être gagnée, à condition de croire en nos forces.
Etudiant-e-s, postiers, enseignants, salariés d'Air France... Partie de gare de l'Est, la manifestation des cheminots appelée par Sud-Rail et Force Ouvrière a rassemblé 5000 personnes. Bloquée par les forces de police, la manifestation n'a pas pu rejoindre le point d'arrivée, Saint-Lazare, pourtant déposé en préfecture, et a été dispersée aux alentours de Notre-Dame-de-Lorette. La police a réprimé violemment, nous relayons ci-dessous la vidéo tournée par Street Politics.
Page Facebook de Street Politics
Pour en savoir plus sur la manifestation cheminots - étudiants :
Par milliers dans les rues. Belle manifestation des cheminot.e.s à Paris !
La police empêche la manif de cheminots d’arriver à Saint-Lazare
Paris. Nasse géante de la manif cheminote
Premier jour de grève massive : Les cheminots 1, Macron 0
Macron n’a pas vu venir la force de la contestation des cheminots
PAR REVOLUTION PERMANENTE
Pour s’attaquer à la fraude fiscale et récupérer les 60 à 80 milliards d’euros de manque à gagner pour l’État chaque année, le ministre des finances a présenté un projet de loi, le 28 mars, dont les mesures sont à de « la poudre aux yeux », selon Alexandre Derigny, secrétaire général de la fédération des Finances CGT. Entretien. (publié sur www.nvo.fr)
Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, présentait, le 28 mars, les mesures du projet de loi censé muscler son action contre la fraude fiscale. Quelle est votre première réaction ?
Malheureusement, comme depuis maintenant plusieurs années, ces mesures ne sont que de la poudre aux yeux. Les scandales à répétition obligent les politiques à faire semblant de s’attaquer à la problématique de la fraude fiscale et encore une fois, c’est malheureusement un grand numéro de communication qui ne va déboucher sur rien. C’est extrêmement insuffisant par rapport à l’ampleur du problème. Et d’autre part, il y a presque de la mauvaise foi de la part de ministres qui essaient de sauver la face sans s’attaquer vraiment aux problèmes.
Que dites-vous d’une police fiscale ?
Cela pourrait être le seul élément positif. Sauf que deux facteurs nous laissent dubitatifs. D’abord, le verrou de Bercy devrait – selon les annonces – rester en place, inchangé, c’est-à-dire que les poursuites pénales ne pourront être lancées que par le ministère des finances et ne pourront pas être instiguées par un juge. C’est un problème politique. Ensuite, il y a celui qui relève des moyens mis en œuvre pour s’attaquer au phénomène. Si on imagine qu’avec une cinquantaine de personnes, on va pouvoir traquer les 60 à 80 milliards d’euros, de pertes nettes, que représente la fraude fiscale pour le budget de l’État français, on nage en pleine plaisanterie.
Une plaisanterie, carrément ?
C’est pire : le gouvernement se fout vraiment de la gueule du monde, ou en tous cas de celle des non initiés, car imaginer que cinquante « super-traqueurs » pourraient instruire des dossiers de A à Z ne tient pas une seconde. Ceux qui connaissent le métier savent bien que cela relève de la recherche, du renseignement, et qu’ensuite il faut mener l’affaire à bien puis gérer une série de procédures, de contentieux et de recouvrements… c’est toute une chaîne, une équipe. Or, c’est précisément cette équipe qui est en train d’être cassée par ce même ministre, Gérald Darmanin. On nous a déjà supprimé 1 800 postes cette année alors qu’on nous en avait supprimé 40 000 au cours des quinze dernières années et qu’avec les conclusions de CAP 22, nos rangs vont encore connaître de nouvelles centaines et milliers de suppressions d’emplois. On se paie la tête des agents de Bercy et celle des citoyens. La stupéfaction et la colère dominent. Le grand talent de M. Darmanin, c’est ce tour de magie qui consiste à faire croire à l’opinion publique qu’on va s’attaquer à la fraude fiscale alors qu’en fait, on supprime 40 000 postes de personnes censées la combattre.
Que pensez-vous de la procédure du « name and shame » ?
C’est la cerise sur le gâteau et la conclusion de mon raisonnement précédent : comme on ne se donne pas les moyens de lutter réellement contre la fraude fiscale, on va s’en tenir – comme c’est le cas aux USA puisqu’on copie le modèle américain – à jeter sur la place publique deux ou trois individus qu’on aura cloués au pilori. Cela montre bien notre incapacité à lutter sérieusement contre la fraude fiscale.
Pourquoi ?
Parce que la fraude fiscale ne consiste pas à humilier deux ou trois individus – qui le méritent d’ailleurs. Il s’agit de lutter contre l’évasion de ces 60 à 80 milliards d’euros qui nous manquent pour pouvoir financer nos hôpitaux, nos écoles, nos services publics, autant de fonds qu’on essaie de nous reprendre, pour arroser copieusement, en allégements fiscaux, les plus riches et les grandes entreprises.
Et quant à l’extension annoncée de la liste noire française des paradis fiscaux ?
Même chose. Ce sont des mots et dans les faits ça va être la grande désillusion : quand on sait qu’il n’est pas question d’ajouter à la liste noire l’Irlande ou le Luxembourg, alors qu’on sait que ce sont les deux plateformes principales de l’évasion fiscale en Europe… C’est vraiment de la poudre aux yeux pour endormir l’opinion publique. Les fraudeurs ont encore de beaux jours devant eux.
PAR cgtfinances.fr
Malgré les diverses manœuvres du gouvernement et de la direction de la SNCF pour casser la grève des cheminots, le taux de gréviste ce mardi matin est sans précédent et les perturbations au rendez-vous ! De nombreux trains annulés, le trafic quasi paralysé, le parfum d'un début de grève dur à l’horizon.
La direction de la SNCF et le gouvernement avaient tout tenté pour casser la grève des cheminots et limiter les effets de celle-ci. Un pari raté pour cette première journée de grève qui démarre fort, marquée par un taux de gréviste conséquent, 48% de cheminots déclarés gréviste – un taux sans précédent chez les cheminots pour un premier jour de grève - et un trafic très perturbé, avec de nombreux trains annulés. Sur les grandes lignes, seuls 12% des TGV et 13% des Intercités circulent ce mardi ! En région, une liaison TER sur cinq est assurée, 6% de trains et 24% de cars. En Ile-de-France le trafic des lignes RER est également fortement perturbé, seulement un RER A sur deux circule, en ce qui concerne les autres lignes, seul 14 à 30% du trafic est maintenu. Dans leur propagande pour essayer de retourner l’opinion publique, tous les médias parlent de « mardi noir », et les images montrent des quais de gare bondés. S’exprime ici la volonté du gouvernement, bien aidé par les médias pour essayer de casser du sucre sur le dos des cheminots, derrière eux l’ensemble du monde du travail et la jeunesse. Ce qu’il fustige en réalité, c’est la capacité que les cheminots ont de bloquer l’économie et qui permet dés lors d’instaurer un rapport de force sérieux et conséquent à l’égard du gouvernement qui n’est aujourd’hui pas prêt de reculer sur cette réforme ferroviaire. Elisabeth Borne affirmait en effet ce matin encore que le « gouvernement tiendra bon ».
La grève massive des cheminots ce mardi montre que les manœuvres mises en place par la direction de la SNCF et le gouvernement pour casser la grève des cheminots n’étaient pas à la hauteur de la colère qui s’exprime aujourd’hui. L’opération de débauchage des cadres pour casser la grève a en effet été un échec cuisant ! Nombre d’entre eux se sont mis en grève aujourd’hui, seulement 125 cadres ont accepté de travailler et de remplacer les grévistes, et ce malgré les pressions qu’ils subissaient ainsi que la prime de 150 que la SNCF leur proposait ! Les alternatives mises en place pour limiter les effets de la grève, notamment la mise en place de la gratuité des covoiturages, par la filiale de covoiturage de la SNCD iDVROOM ainsi que par la région Ile-de-France, ont également montré leurs limites puisque le trafic sur les routes en direction d’Ile de France était également fortement perturbé ce matin, avec des plus de 400 kilomètres de bouchons ce matin, un « niveau exceptionnel » selon Sytadin, site d’information routière.
Cette première journée de grève à la SNCF démarre donc fort et s’annonce bien suivi ! Parmi les autres secteurs qui se joignaient aux cheminots, les étudiants sont eux aussi fortement mobilisés ce matin, avec des dizaines de facs bloqués ainsi que des lycées ! Une convergence cheminots étudiants qui, avec la jonction également de la fonction publique, des éboueurs, des travailleurs de l’Energie, de Carrefour, d’Air France, peut être explosive et déterminante dans le bras de fer dur qui s’ouvre entre le gouvernement et les cheminots.
© M.ASTAR/SIPA
PAR REVOLUTION PERMANENTE
L'enseigne suédoise Ikea aurait espionné ses salariés, mais aussi ses clients, pendant des années. Un système mis en place avec la complicité d’anciens policiers.
Le géant mondial de l'ameublement, Ikea, aurait usé de méthodes illégales pour espionner, durant des années, des salariés et des clients. C'est en février 2012 qu'éclate cette incroyable affaire, lorsque le Canard enchaîné publie des courriels échangés entre Ikea-France et une société privée de sécurité, dans lesquels il est question de payer un accès illégal aux fichiers de police afin d'obtenir des renseignements sur des employés mais aussi des clients en litige avec Ikea.
Aussitôt une enquête judiciaire est ouverte. Dans l'intervalle les juges ont perquisitionné, saisi des mails et entendu les principaux protagonistes de cette affaire qui ressemble à s'y méprendre à de l'espionnage. Six ans plus tard, l’enquête est bouclée et le parquet de Versailles demande le renvoi en correctionnelle de 15 personnes, dont deux anciens patrons d’Ikea-France pour "collecte illicite de données personnelles".
[…]
LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :
Publié par
Alternative économique
de mars 2018
Certains aujourd’hui aimeraient nous laisser à croire et à penser que la lutte des classes telle qu’elle a été théorisée par Marx est un concept totalement dépassé.
S’il est vrai que la classe ouvrière n’est plus la même qu’il y a un siècle, et ce principalement par les avancées technologiques survenues et les évolutions des qualifications, le maintien d’une très grande majorité d’individus travaillant au service d’une toute petite minorité est plus que jamais d’actualité. Le 1 % contre les 99 %, les exploitants contre les exploités, les capitalistes contre les prolétaires, peu importe au fond les qualificatifs, la question de la répartition des richesses reste posée car les chiffres sont parlants : ce sont bien 56 milliards de dividendes aux actionnaires qui ont été versés en 2016, et ce uniquement pour les entreprises du CAC 40.
Le capitalisme, lui, au contraire du siècle dernier, est "dévoilé", au sens qu’il ne cherche plus à cacher ses méthodes. Il est également devenu mondialisé.

Point de vue : "Le capitalisme ne cache plus ses méthodes"
Certains aujourd'hui aimeraient nous laisser à croire et à penser que la lutte des classes telle qu'elle a été théorisée par Marx est un concept totalement dépassé. S'il est vrai que la cla...
Avis de Canaille le Rouge :
Ce texte qui recadre bien les enjeux et le besoin d'une alternative devrait conduire à une réflexion de fond dans la CGT sur le statut de l'activité économique, sociale humaine laquelle a besoin comme le disait aussi Marx de s'affranchir du statut de salarié pour tendre à la libre association des libres producteurs, objectif et moyen de l'alternative.
Pour permettre de penser cette alternative et donc pour s'en sortir, remettre à plat ce piège du statut du travail salarié qui, par le lien organique de subordination, fait que les 99 % sont prisonnier du primat des 1 %.
par Jean LEVY
Le gouvernement Macron, en application des directives de Bruxelles, veut privatiser le rail français en l'offrant aux appétits du privé, et annuler le statut des cheminots, et monsieur Pépy se demande pourquoi les salariés de la société nationale font grève...:
"Cette grève est complètement décalée, déclare-t-il, et je ne sais pas si elle est supportable par les Français »
Monsieur Pépy se moque des Français et provoque le monde du travail,au-delà des cheminots eux-mêmes: car, dirigeant depuis de nombreuses années de la SNCF, il est coresponsable avec les pouvoirs successifs de l'état lamentable du réseau, des voies hors d'usage, de la régularité perdue des chemins de fer français, fierté de notre pays, des lignes abandonnées, des gares fermées, de la vétusté de nombreux trains.
Cette responsabilité, monsieur Pépy la partage avec le gouvernement Macron, dont la ministre des Transports ajoute ses provocateurs à ceux du PDG de la SNCF :
Ainsi, la ministre des Transports Elisabeth Borne, dans une interview au Parisiendimanche, a haussé le ton: "Je le dis clairement, personne ne peut comprendre que les syndicats de cheminots engagent une grève longue et pénalisante alors que le gouvernement est dans le dialogue", ajoutant :
"Je déplore franchement cette grève très pénalisante pour les voyageurs. Il est incompréhensible que les syndicats restent dans une posture de blocage qui n'est pas justifiée alors que nous apportons des réponses aux cheminots", a-t-elle poursuivi. Selon elle, les syndicats "agitent des peurs infondées sur la privatisation de la SNCF"
Ces déclarations provocatrices attestent de la grande peur du pouvoir - et de l'oligarchie financière dont il est issu - face à cette colère sourde des Français. Celle-ci, jusqu'ici contenue dans un silence hostile risque de s'étendre et de s'embraser, la grève des cheminots agissant comme un détonateur.
Et c'est déjà le cas avec les salariés de chez Carrefour et d'autres magasins, ceux de l'Energie, appelés à suivre le chemin des cheminots, ceux des Services publics à qui aussi le président détaché de la banque Rothschild s'attaque aussi à leur statut, aux éboueurs qui cessent le travail, les retraités dépouillés de leurs maigres ressources qui descendent dans la rue, et la colère gagne d'autres couches de la population, tels les étudiants, inquiets pour leur avenir, qui bloquent de plus en plus d'universités, aux professions judiciaires, avocats, juges, greffiers, qui manifestent dans la rue...
Le couvercle de la marmite commence à se soulever.
On comprend dans ces conditions l'angoisse du pouvoir et du grand patronat.
Pour contenir cette menace, ceux-ci de concert avec leurs médias, leurs chiens méchants dressés pour mordre, le Capital et son gouvernement, visent à dissuader l'ensemble du monde du travail de se joindre au mouvement en divisant la population, tablant sur les inconvénients des grèves, celle des cheminots en particulier qui aujourd'hui en portent le flambeau.
Mais, les retards quotidiens des trains, leur suppression courante et non annoncées, les bousculades qui s'ensuivent sur les quais pour monter dans les wagons bondés, les grandes gares bloquées comme à Pâques à Montparnasse pour incidents techniques, ce ne sont pas les cheminots les responsables, mais le pouvoir et la direction de la SNCF, qui se soucient peu du confort des usagers, de leurs désagréments quotidiens.
Les entendez-vous dans les médias commenter les effets de leur politique ?
Celle-ci ne vise qu'à réduire le coût de ce service public, au lieu d'investir massivement dans le renouvellement du réseau et du matériel. Seul compte pour eux l'intérêt des grandes entreprises privées. Peu importe les voyageurs.
Quand vous les entendez à la radio, à la télé, éructer contre les cheminots, pensez-y. Ils ne sont pas si bavards au quotidien pour évoquer le sort des voyageurs pris en otage par ceux qui n'ont que le mot profit à la bouche, laissant pourrir le matériel et l'entretien des voies ferrées de la SNCF.
Et affirmez votre solidarité avec les cheminots et les autres travailleurs en lutte, car leur cause est votre cause, leurs intérêts vos intérêts.
Et si, à votre tour, vous entriez dans la danse, pas pour les autres salariés, mais pour vous-même, votre feuille de paix, vos conditions de travail, contre les cadences inhumaines, le mépris de votre employeur à votre égard, votre retraite pour demain...
Ne serait-ce pas le meilleur moyen par le nombre toujours croissant de grévistes de créer la force nécessaire pour forcer le pouvoir de tenir compte du peuple et de ses besoins ?
PAR http://canempechepasnicolas.over-blog.com

ci-dessous, lien pour agrandir le texte:
C'est dans "Valeurs actuelles" du 30 mars dernier qu'Eric Brunet déverse sa bile ... et ses grossiers mensonges.
Ce journal classé à l'extrême droite fait partie du groupe Valmonde, propriété de Privinvest Médias, une filiale de la holding Privinvest qui appartient à l'homme d'affaires Iskandar Safa (voir sa bio édifiante à l'adresse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Iskandar_Safa, et dont Étienne Mougeotte et Charles Villeneuve sont actionnaires.

C'est pour cacher la collaboration réelle celle-là de ses maîtres, du grand patronat français comme allemand comme le rapporte le dernier Goncourt, qui préféraient alors "Hitler au Front populaire" que les thuriféraires comme E. Brunet accusent la CGT et ceux qui résistent aujourd'hui de tous les maux !
Louis Renault en compagnie d'Hitler
au Salon de l'auto de Berlin en 1938
En ne perdant pas de vue que le révisionnisme des circonstances d'hier vise à désarmer les luttes d'aujourd'hui!
ci-après la réplique de l'historienne Annie LACROIX-RIZ suivie du texte calomnieux initial du sieur Brunet.
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Annie LACROIX-RIZ
Le journaliste Éric Brunet est un habitué des provocations. Son Sauve qui peut ! (Albin Michel, 2013), prétendant parler au nom de « millions de Français », « riches » ou « pauvres », qui « ne se sentent plus aimés par leur pays », les a incités à le quitter au plus vite. Car « la France ne leur offre que de la bureaucratie, là où ils réclament du pouvoir d’achat, elle les assomme d’impôts (nous payons 220 milliards de taxes de plus que les Allemands) » puis les méprise quand ils ont « réussi » : « “J’aime pas les riches !” s’était exclamé François Hollande en 2007 ». Lequel, on le sait, a ensuite, comme son second Macron, démontré sa « haine de la finance » et son amour du peuple travailleur.
Celui qui vient, dans l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs actuelles, d’accuser la CGT d’avoir « jadis […] fait passer ses intérêts avant ceux de la France », avait presque tout dit. Exaltation des « émigrés de Coblentz », nobles ayant dès 1789 fui pour l’Allemagne ou le reste de l’Europe aristocratique (dont les Wendel, sidérurgistes de Lorraine) pour obtenir de leurs alliés « européens » le rétablissement de leurs privilèges par l’écrasement militaire de la France. Lamentations fiscales masquant l’adhésion à l’impôt indirect accablant les pauvres et le refus de l’impôt pour les riches. Célébration du modèle allemand (entre absence de grèves et « jobs » à moins de cinq € de l’heure baptisés « plein emploi »), comme « jadis » le grand capital s’enthousiasmait pour la formule hitlérienne de 1933 au point d’organiser la Défaite militaire de la France, seul moyen pour liquider la République et les syndicats. La France serait aussi « vivable » que l’Allemagne, où le patronat faisait librement travailler seize heures par jour les ouvriers interdits de grève.
Non, « pendant la drôle de guerre, entre septembre 1939 et le printemps 1940, les communistes français » ne furent pas « les alliés des nazis. » Les alliés d’Hitler furent les hommes d’État qui supposés avoir aidé « l’armée française [à] aller barrer la route de Hitler » : le radical Daladier (gauche), président du Conseil de 1938 à mars 1940, et le chef de l’Alliance démocratique (droite) Paul Reynaud, ministre de la justice et des Finances puis successeur de Daladier, qui avaient fin 1938 cassé de concert les 40 heures et les salaires. C’est Reynaud qui prit les traîtres Pétain et Weygand pour ministres en mai 1940, une semaine après l’attaque allemande, puis céda son poste à Pétain, le 16 juin.
Les communistes combattus comme « traîtres » à cause du pacte de non-agression germano-soviétique du 23 août 1939, vraiment? Le 1er juillet, près de deux mois auparavant, deux mois avant l’offensive allemande notoirement imminente, le radical Georges Bonnet, ministre des Affaires étrangères surnommé « ministre étranger aux Affaires françaises » après avoir livré à Hitler la Tchécoslovaquie alliée, avait annoncé au nom de Daladier à l’ambassadeur d’Allemagne, l’aristocrate von Welczeck, que « les communistes » qui déplaisaient tant au Reich seraient bientôt « mis à la raison » : ils le furent, syndicalistes combatifs inclus, dès que la signature du fameux pacte, prévue depuis 1933 en cas de refus de renouvellement de l’alliance France-Grande-Bretagne-Russie de 1914, en offrit le prétexte.
Ces hommes d’État s’apprêtaient à céder au Reich l’Europe entière comme ils l’avaient fait pour l’Autriche (mars 1938) et de la Tchécoslovaquie (octobre 1938). Ils ordonnèrent à leur police et à leur justice de frapper ces syndicalistes toujours antifascistes, et permirent à des chefs cégétistes anti-grévistes, leurs complices, de s’en débarrasser. Les prétendus « traîtres » furent emprisonnés depuis septembre 1939, grâce au décret du 26 interdisant le PCF. Depuis juillet 1940, Vichy poursuivit la traque des militants clandestins. Ce sont ces prisonniers que ses ministres de l’intérieur, dont Pierre Pucheu, remirent depuis l’automne 1941 à l’occupant comme « otages » à fusiller, tels les 27 Martyrs de Châteaubriant. Les vrais traîtres au syndicalisme et à la Nation furent récompensés, tel René Belin, second de la CGT et successeur présumé de son chef Jouhaux : nommé « ministre de la production industrielle et du Travail » en juillet 1940, Belin signa en novembre suivant le décret interdisant la CGT puis, en octobre 1941, celui créant la Charte du travail, machine de guerre contre les salariés et leurs moyens de défense, dont la grève.
Les archives de « la Drôle de guerre » font définitivement justice de la thèse du sabotage communiste de la production militaire. Elles en attribuent la responsabilité exclusive au grand patronat, qui avait saboté la préparation économique de la guerre, et depuis une décennie. Comme Louis Renault qui parcourait fin novembre 1939 ses ateliers de Boulogne-Billancourt en claironnant : “La Défense Nationale, je m’en fous; ce que je veux, ce sont “des Primaquatre, des Juvaquatre, des voitures [de tourisme] qui paient”, etc. ». Du peu qui avait été produit, l’état-major de l’armée, sous la houlette de Pétain et Weygand, ne fit pas usage. Voilà pourquoi l’occupant trouva en masse les chars et les avions intacts que ces traîtres avérés n’avaient pas lancé dans la prétendue « Bataille de France ».
Quant aux « tribunaux militaires de la IIIe République » qui avaient début 1940 « condamn[é] à mort de nombreux [prétendus] saboteurs communistes », ils continuèrent, en compagnie des tribunaux civils ou spéciaux, à se déshonorer en livrant à l’occupant allemand les résistants communistes, tous syndicalistes CGT, fer de lance de la Résistance nationale.
M. Brunet a besoin d’une formation historique accélérée : le Front Syndical de Classe est à sa disposition…
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Liberté chérie. La véritable stratégie de la centrale syndicale est de perturber au maximum la circulation des trains tout en limitant l’effet financier pour les grévistes.
Le mouvement engagé à la SNCF est-il une grève, dont l’objet est de manifester le mécontentement des cheminots face à un projet de réforme… ou est-il plus que cela ? Quelle stupéfaction lorsque les journalistes du Parisien ont publié, la semaine dernière, le contenu d’un e-mail envoyé par le syndicat CGT des cheminots de Paris-Gare de Lyon à ses adhérents. La révélation de ce message, qui a irrité le président de la SNCF, Guillaume Pepy, est une prise de guerre. Il lève le voile sur la véritable stratégie de la CGT : perturber au maximum la circulation des trains tout en limitant l’effet financier pour les grévistes.
Morceaux choisis : « Nous pouvons tenir trois mois tout en ayant quasiment le même impact qu’une grève reconductible classique. » Et l’auteur de l’e-mail de s’enthousiasmer : « Cette proposition de grève prend tout le monde de court ! Je vous invite d’ailleurs à voir la tête de Guillaume Pepy sur TF1 le soir de l’annonce et de la ministre Élisabeth Borne [ministre chargée des Transports, NDLR] sur BFM TV, c’était tout simplement jouissif. La direction avait anticipé et s’est organisée pour une grève dure et reconductible classique. Ils n’ont à aucun moment senti venir le coup. » Beaucoup plus intéressant : la CGT dévoile son intention de perturber le trafic ferroviaire pendant les journées sans grève grâce à une stratégie… mystérieuse : « La désorganisation du travail devra se faire également sur les jours ouvrés mais je ne vous en dis pas plus sur ce mail, je pense que vous avez compris où l’on veut en venir », écrit le délégué de la CGT-Cheminots. Et pour ceux qui douteraient encore de la détermination du syndicat majoritaire à faire fléchir le gouvernement, le syndicaliste précise : « Si jamais nous voyons que ces deux jours [de grève, NDLR] ne suffisent pas à désorganiser la production alors nous pourrons toujours durcir le ton. »
À ce stade, l’intention de la CGT est-elle de manifester son mécontentement dans le cadre du droit de grève ou de “saboter” l’entreprise SNCF ? Jadis, il est vrai, la CGT n’avait pas hésité à faire passer ses intérêts avant ceux de la France. Pendant la drôle de guerre, entre septembre 1939 et le printemps 1940, les communistes français étaient les alliés des nazis. Pétain n’était pas encore au pouvoir et la France de la IIIe République était dirigée par Édouard Daladier puis Paul Reynaud. Les pauvres hommes pensaient encore que l’armée française aller barrer la route de Hitler…
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En contradiction totale avec ce type d'assertion l'histoire du fondateur de la sécurité Sociale, ministre à la Libération, Ambroise CROIZAT

Ambroise Croizat est arrêté le 7 octobre 1939, avec d'autres députés communistes(3). Il est incarcéré à la prison de la Santé. Fers aux pieds, il traverse quatorze prisons françaises avant de connaître les procès truqués, la déchéance de ses droits civiques et les horreurs du bagne à Alger où il apprendra à Prosper Môquet, arrêté comme lui, la mort de son fils sous les balles allemandes.
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À cette époque, sur ordre de la CGT, des syndicalistes communistes perpétrèrent de nombreux actes de sabotage dans les arsenaux français afin que nos équipements et nos armes soient inutilisables par les soldats français dans la guerre contre le Reich. En avril 1940, des accidents survinrent sur des avions Farman produits à Boulogne-Billancourt. Une enquête révéla qu’il y avait eu sabotage. Le procédé était à chaque fois le même : un fil de laiton ayant été sectionné, au bout d’un certain nombre d’heures de vol, un écrou desserré laissait échapper l’essence et provoquait une explosion en plein vol. On sait que plusieurs pilotes de chasse sont morts en mission de reconnaissance, leurs appareils ayant été détériorés par des ouvriers aux ordres de Moscou.
Outre les établissements Farman, d’autres arsenaux subiront des actes de sabotage pronazis : la poudrerie de Sorgues, les établissements Renault, les établissements Weitz à Lyon, la Somua à Vénissieux, qui produisait des chars pour l’armée française, la Compagnie générale de construction à Saint-Denis… Au mois de février 1940, alors que les combats n’avaient pas encore débuté, le taux de malfaçons observé dans les usines d’armement était devenu effrayant. On décida de faire surveiller les ateliers de la Société nationale des constructions aéronautique, l’usine Bloch (du nom de Marcel Bloch, futur Dassault) de Villacoublay. Et dans les premiers mois de l’année 1940, les tribunaux militaires de la IIIe République n’hésitèrent pas à condamner à mort de nombreux saboteurs communistes qui avaient agi sur ordre de la CGT et du PCF.
PAR FSC

C’est dans le cadre d’un mouvement national fortement suivi que les 7 hypermarchés ainsi que de nombreux carrefour Market se sont mis en grève ce samedi 31 mars 2018 dans notre département,

PAR FSC
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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