SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
« Le Monde » en extase devant les milliards de profits du CAC40

Le 9 mars 2018, un tonitruant « 93 400 000 000 € de profits pour le CAC40 » barre la Une du Monde. Une titraille tapageuse qui n’annonce pourtant aucun dossier mettant ce chiffre faramineux en perspective, aucun débat de fond entre économistes ou responsables politiques, ni même la moindre tentative d’analyse. Au contraire, les deux articles auxquels cet appel de Une renvoie, sont le signe d’un journalisme économique en apesanteur, qui aligne les chiffres sans chercher à leur donner la moindre signification et qui accompagne dans l’allégresse la marche en avant d’un capitalisme mondialisé et triomphant.

 

Page 6 du cahier « Éco & Entreprise » de cette édition du 9 mars, un premier article aligne les superlatifs pour présenter le palmarès des sociétés les plus profitables, s’esbaudir de la hausse de 24 % du bénéfice net de l’ensemble des groupes du CAC40 par rapport à 2016 et mettre en avant une conjoncture et une croissance mondiales « exceptionnelles ».

 

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Déploiement ultra disproportionné à Notre-Dame-des-Landes, intervention des CRS ce lundi à l'université de Nanterre contre 2 à 300 étudiants pacifiquement réunis en AG, sortie du bois dans les médias de manière répétitive de Macron (jeudi et dimanche) la fébrilité gagne l'exécutif.

Continuons à développer les luttes, à construire le TOUS ENSEMBLE et à gagner l'opinion au soutien de la lutte!

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Des étudiants sont évacués d'un bâtiment de l'université de Nanterre par les forces de l'ordre le 9 avril 2018 (afp)

Les CRS sont intervenues lundi lors d'une assemblée générale organisée par des étudiants de Nanterre occupant un bâtiment de l'université, qui a été fermée pour la journée par la présidence de la faculté, a-t-on appris de sources concordantes.
A la demande de la présidence de Nanterre, en région parisienne, les CRS ont pénétré vers 15H00 dans le bâtiment des sciences sociales où une assemblée générale improvisée réunissait entre 200 et 300 étudiants.
Certains participants ont été évacués tandis que d'autres restaient retenus à l'intérieur, a rapporté Julian, militant présent lors de l'intervention. Une personne a été interpellée, a constaté une journaliste de l'AFP.
Anne-Frédérique Perol, bibliothécaire à l'université, s'est dite "complètement sidérée" par l'intervention des forces de l'ordre.
"C'est honteux de faire intervenir les flics dans la fac", s'est indigné Victor, élu Unef à Nanterre, lors de l'AG improvisée.
Depuis lundi matin, une salle était occupée par des étudiants opposés à la réforme de l'accès à l'université.
"Nous avons tenté une négociation et proposé un local associatif pour les étudiants occupant le bâtiment", a expliqué la présidence de l'université, tout en précisant que cela avait été refusé. Dans la foulée, elle a décidé de fermer l'établissement jusqu'à lundi soir au moins.
Jean-François Balaudé, le président de Nanterre, "ne nous parle pas. Il commémore Mai 68, mais quand on demande le dialogue il envoie les CRS", a lancé Zoé Vaillant, prof de géographie.
Les forces de l'ordre sont intervenues en deux temps. D'abord à la mi-journée pour déloger "une vingtaine de personnes" occupant les lieux, selon la préfecture de police de Paris. Les occupants se sont alors retranchés sur un toit avant que les CRS ne se replient, laissant le temps aux étudiants d'organiser l'assemblée générale, finalement interrompue par les forces de l'ordre.
Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a condamné une "scandaleuse intervention des CRS à la fac de Nanterre sur demande de la présidence de l'université". "Pas de CRS face à notre jeunesse! Solidarité avec les étudiant-es", a-t-il twitté.
La Coordination nationale étudiante (CNE), opposée à la réforme de la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, s'est réunie ce week-end à Nanterre, et a appelé à une nouvelle mobilisation sur les campus mardi.

PAR FSC

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La venue d’Emmanuel Macron était prévue à Aix-en-Provence en compagnie du prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane pour la clôture du Festival de Pâques. Mais l’appel à manifester de l’UD CGT 13 lui a visiblement fait peur et il a annulé sa venue.

Emmanuel Macron devait accueillir le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane, en clôture du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence. Cet accueil devait se conclure par un dîner privé. Il n’avait sans doute pas prévu que cette rencontre aurait lieu au début d’un printemps de contestations explosif et a annulé sa venue. Plusieurs centaines de personnes ont néanmoins manifesté dans les rues d’Aix-en-Provence au départ des Allées Provençales, centre commercial où le travail dominical est malheureusement autorisé depuis que Macron a sévi comme ministre de l’Économie, jusqu’au Grand Théâtre de Provence où devait se tenir la réception.

Le cortège était surtout composé des secteurs actuellement en lutte contre le gouvernement, contre la privatisation rampante de la SNCF mise en place par la réforme ferroviaire mais aussi contre l’instauration de la sélection à l’Université par la loi mal-nommée « Orientation et Réussite des Étudiants ».

L’invitation du prince héritier d’une des dictatures les plus anciennes et réactionnaires de la planète qui mène une guerre sanglante contre le peuple yéménite en dit long sur le cynisme du gouvernement Macron. L’Arabie Saoudite intervient militairement au Yémen par des bombardements massifs. La catastrophe humanitaire y est désormais « la pire de la planète » selon l’ONG Acted. 20 millions de Yéménites ont besoin d’aide humanitaire, 7 millions de personnes sont au bord de la famine, plus de 10 000 hommes, femmes et enfants sont déjà morts dans ce conflit.

En invitant le prince héritier saoudien en France du 8 au 10 avril, Emmanuel Macron se fait le complice de cette dictature immonde responsable de la mort de milliers de personnes au Yémen. Fidèle à sa coutume d’inviter les dirigeants avec le plus de sang sur les mains pour permettre aux patrons français d’obtenir quelques juteux contrats, le gouvernement Macron devrait signer près de 18 protocoles d’accord dans les domaines du tourisme, de l’énergie et des transports en faveur notamment de grandes entreprises comme Total ou la CMN. Emmanuel Macron peut toujours s’ériger en donneur de leçons de démocratie au Venezuela, son intérêt pour les droits de l’homme est à géométrie variable, selon les intérêts du patronat français.

La mobilisation se poursuit dans la région marseillaise. La région PACA est une de celles où la grève cheminote a la plus grande ampleur selon l’aveu de la direction SNCF. Le mouvement étudiant se développe avec l’occupation de deux des principaux amphithéâtres de l’Université depuis jeudi après-midi. Une vingtaine de migrants ont été accueilli durant la première nuit d’occupation à Marseille. Deux manifestations « Stop Macron » sont prévues samedi prochain, le 14 avril à 14 h et le 19 avril, à 10 h 30 au Vieux-Port à l’appel des partis de gauche (NPA, PCF, Rouges vifs, FI, PG, Ensemble), des organisations syndicales (CGT, FSU, SUD, UNEF) et d’associations (ATTAC, Marche mondiale des femmes, Mouvement de la paix).

Emmanuel Macron, avec ou sans ses amis dictateurs, doit savoir qu’on ne le laissera jamais tranquille. Hué à Rouen, condamné à fuir à Aix-en-Provence, le président de la République ne pourra plus se déplacer sur le territoire sans que des secteurs mobilisés ne lui rappelle leur opposition à sa politique de destruction des services publics et notre détermination à le faire reculer.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Réforme SNCF : une « bataille du rail » suivi de près par les gouvernements européens

Ce qui se joue dans cette réforme du rail est peut-être en passe de dépasser le cadre de la France. Et si la bourgeoisie européenne suit attentivement le déroulé des événements, nul doute que c'est aussi le cas pour les travailleurs et travailleuses européennes. La France, et l'Europe avec elle, pourrait bien se situer à l'orée d'un tournant qui pourrait redéfinir de façon durable le rapport de force entre classes en Europe.

Vu de l’international : Macron joue son sacre de Bonaparte

Tous les médias français, mais aussi internationaux, sont catégoriques : avec cette réforme, Macron joue son titre de « réformateur ». Ainsi, c’est avec beaucoup de fébrilité que la bourgeoisie internationale suit la lutte en cours autour de la réforme du rail.

En cas d’échec, « Macron ne serait plus ce héros flamboyant que tant de Français continuent à voir en lui » écrit Handelsblatt, journal économique allemand ; Die Tagszeitung, autre journal allemand, classé à gauche, écrivait dans un de ses articles que « s’il cède, le président Macron pourrait voir sa position grandement affaiblie et son calendrier des réformes en péril. Une chose est sûre : la grève qui commence lundi soir est annonciatrice d’un certain chaos. » Outre-Manche la réforme est suivie avec d’autant plus d’attention au vu des désastreux résultats du rail britannique. En effet, pour le Times, c’est son couronnement en tant que Bonaparte qui est jeu dans la séquence qui s’ouvre autour de la réforme du rail : « Emmanuel Macron, le Président Français, s’est nommé lui-même « Jupiter ». Il aura besoin de faire montre de courage dans ce combat s’il veut vraiment être considéré comme Bonaparte. » Cette envie d’en découdre et de sortir victorieux d’un conflit âpre est d’ailleurs confirmé par les propos d’Edouard Philippe qui déclarait dans un entretien paru dans le Parisien : « nous irons jusqu’au bout. »

Toutefois, derrière cette bataille contre l’ouverture à la concurrence et la privatisation du service public, les enjeux politiques au sein de l’Union Européenne sont majeurs tant Macron avait été élevée comme l’un des nouveaux axes de stabilité du couple franco-Allemand, et plus largement d’une Union Européenne en perte de vitesse, malgré l’embellie économique. C’est ce qu’exprime notamment un édito de CNN « Au moment où en Allemagne, Angela Merkel se bat pour sa survie avec un gouvernement de coalition, où l’Italie se retrouve avec un tout petit gouvernement, où l’Espagne est fortement divisé face à la volonté de la Catalogne de prendre son indépendance, où la Grande-Bretagne est sur le point de quitter le continent et au moment où Trump fait peur sur la question du commerce, de la défense et de l’Iran et au moment où Vladimir Poutine joue le retour d’une guerre froide décisive, Macron a besoin de garder sa présidence. »

« Ce qui est en jeu c’est la configuration future du marché du travail en Europe. »

En effet, une victoire de Macron, qui tente une forme de néolibéralisme tardif pour rattraper son retard par rapport à ses concurrents européens, enverrait à coup sûr un signal fort à la bourgeoisie européenne quoiqu’inquiétant pour ses concurrents comme illustration que « France is back », relançant ainsi une course à la libéralisation à l’échelle européenne, qui se traduit par une déflation salariale et la destruction des acquis sociaux.

Ainsi, dans entretien paru ce jour dans Marianne, Claus Weselsky, président confédéral du syndicat allemand de conducteurs GDL, rappelait que « nos conducteurs rêvent des niveaux de salaire et des acquis sociaux des cheminots français. » . En cela, le statut du cheminot constitue non seulement une « anomalie » mais surtout une hérésie pour la bourgeoisie,dont l’un des axes de la relance, en profitant de l’embellie économique, s’effectue au travers de la libéralisation du rail à l’échelle Européenne Aussi, une défaite des cheminots marquerait une victoire symbolique déterminante pour la bourgeoise qui aurait réussi ainsi à faire tomber un bastion clé de la classe ouvrière.

L’issue de la lutte dans la réforme SNCF sera donc déterminante, de sorte que certains éditorialistes tirent même le trait ; comme l’écrit Juan Jose Berbel, éditorialiste au journal catalan El Periodico Catalan : « il ne s’agit pas d’une grève ordinaire, puisqu’elle pourrait bien définir l’avenir du marché du travail européen... deux concepts se rencontrent dans le fond de ce débat sur la réforme en France : celui sur la portée de la flexibilité du marché du travail, un difficile équilibre entre flexibiliser les conditions de travail et garantir la sécurité de l’emploi des personnes, et celui de la privatisation des entreprises publiques. La France est devenue la référence mondiale en termes de sécurité de l’emploi et du service public, c’est pour cela que toute l’Europe doit faire attention à l’impact du dénouement des réformes en Europe. Ce qui est en jeu c’est la configuration future du marché du travail en Europe. »

Service public ou gouvernement des travailleurs ?

Au Royaume-Uni, Le Guardian, quotidien britannique classé à gauche, rappelle que « certains interpréteront le conflit de la SNCF comme l’image en miroir d’un état d’esprit clairement en faveur de la renationalisation du rail britannique. » Face au désastre entraîné par la privatisation du rail britannique, la SNCF fait figure de modèle en Europe. De même en Allemagne, à l’oppose du modèle vendu par le Gouvernement, il convient de rappeler que l’ouverture à la concurrence s’est là encore faite aux détriments des travailleurs et des usagers : à ce titre, Claus Weselsky, dans un entretien dans Marianne précédemment cité, que : « Les chemins de fer en Allemagne ont été libéralisés en 1994 sans que l’on se soit à l’époque fixé des règles claires. Résultat, alors qu’on pouvait autrefois régler sa montre sur l’heure de passage d’un train, aujourd’hui nos trains ont quatre ennemis : le printemps, l’été, l’automne et l’hiver. Ils connaissent des problèmes en toute saison ! … En outre, dans un premier temps, cette concurrence s’est faite exclusivement sur le coût du travail et donc les salaires des conducteurs de trains et des personnels à bord des rames »

La destruction organisée des services publics qui se noue autour de la réforme du rail ouvre en effet la possibilité d’avancer des mots d’ordre radicaux en faveur d’une gestion du service public par les premiers concernés, à savoir travailleurs et les usagers eux-mêmes.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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La guerre psychologique des MÉDIAS contre les GRÉVISTES

Comme un air de déjà vu. Christophe Barbier, Pierre Gattaz, BHL, la « prise d’otage » des citoyens par les grévistes, la nécessité de « réformer » le modèle social français, les « experts » de la Commission Européenne, le sens de la « pédagogie » du Président… On a l’impression d’assister à l’énième remake d’un mauvais film, avec une baisse de qualité à chaque nouveau tournage. Les scènes qui se jouent actuellement dans les studios feutrés des chaînes de télévision, à l’occasion des grèves à la SNCF, ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles que l’on jouait à l’époque des manifestations contre la loi El Khomri ou contre la réforme des retraites de 2011. Mêmes acteurs, mêmes répliques, et même scénario : une France malade de son système social, que tente de soigner un Président visionnaire, entravé dans sa noble tâche par une horde de grévistes sans foi ni loi. Guidé par une volonté d’acier, le Président parvient à faire plier ses adversaires et mettre en place ses réformes salvatrices – aidé en cela par la formidable force de frappe de ses alliés médiatiques.

 

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L’actionnaire caché de Carrefour...L'un des milliardaires qui gouvernent la France par Macron interposé
 

Il convient de féliciter les radios et les télés qui, ce week-end, ont consacré de nombreux reportages aux mouvements de grève chez carrefour sans même citer le nom de son actionnaire clé, le richissime Bernard Arnault (1). Un exploit d’autant plus remarquable que la situation actuelle du distributeur doit beaucoup à la gestion dudit Arnault.

En 2007, en compagnie du fonds d’investissement Colony, le milliardaire de luxe lance un raid sur Carrefour et paie l’action 53 euros. Mais    , peu à peu, la valeur du titre commence à baisser. En 2011, pour tenter de retrouver sa mise, Arnault  exigela vente des 800 magasins sous l’enseigne Dia que possède Carrefour, et qui assurent 12 % de son chiffre d’affaires. Trois ans plus tard, Carrefour rachète pour 650 millions d’euros ces mêmes magasins Dia. Avec à la clé, grâce à une opération complexe d’échange d’actions, une superbe plus-value pour Colony et Arnault. Parallèlement, des ventes de biens immobiliers sont décidées par le conseil d’administration, qui permettent d’améliorer encore le résultat net par action. 

Selon les calculs du « Monde » (11/2), chaque année, la moitié des bénéfices de Carrefour partait sous forme de dividendes dans les caisses des deux principaux associés. Il ne restait évidemment plus beaucoup d’argent pour les investissements du géant français de la distribution. Pendant ce temps-là, ses concurrents, les centres Leclerc en tête, lui piquaient des parts de marché. Sans parler d’Amazon ou de Cdiscount, filiale du groupe Casino, qui en ont profité pour prendre de l’avance dans le commerce électronique.

Depuis, Colony a laissé la place à la famille moulin, propriétaire des Galeries Lafayette. L’action Carrefour qui, il y a onze ans, valait 53 euros, atteint à peine les 16,80 euros aujourd’hui. Le nouveau pédégé, Alexandre Bompard, qui vient d’être nommé, a prévu des cessions de magasins à des franchisés et a annoncé le départ de 2 400 salariés.

Mais pas question pour les médias d’insister sur la responsabilité de Bernard Arnault dans cette déconfiture : Carrefour et LVMH figurent parmi les plus importants annonceurs publicitaires de l’Hexagone. Voilà qui justifie quelques trous de mémoire…

(1) Selon le magazine Forbes, Le discret patron de LVMH passe de la 11 ème à la 4 ème place au classement des hommes les plus riches. La fortune de Bernard Arnault a crû de près de 230 milliards de dollars sur un an. Il devient par la même occasion l’homme le plus riche d’Europe et reste par conséquent l’homme le plus riche de France.

PAR http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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A Carrefour, en réponse à la mobilisation historique, la direction offre des bons d’achat !

Suite à la mobilisation exceptionnelle dans les magasins Carrefour le 31 mars et aux négociations annuelles qui ont eu lieu le 5 avril, la direction propose des bons d'achat de 150 euros pour faire rentrer les grévistes dans le rang. Cela suffit tout de même pour que certaines directions syndicales envisagent une sortie de crise.

Crédits photo : Thierry Creux / Ouest France

Le 31 mars dernier, les salariés de Carrefour étaient nombreux (50 % des effectifs selon les syndicats) à se mettre en grève et à bloquer les magasins contre le plan de restructuration qui prévoit de supprimer entre 5.000 et 10.000 emplois dans le groupe : plan de départs volontaires, fermeture de magasins, reprise de ces magasins en location-gérance par des franchisés, gel des salaires, coupure dans les primes de participation... Tout est bon pour le groupe dirigé par Alexandre Bompard, lui-même rémunéré 12 millions d’euros par an, pour augmenter les dividendes des actionnaires. La journée du 31 mars, appelée par la CFDT, FO et la CGT, s’inscrivait dans le cadre de mobilisations depuis le début de l’année et l’annonce dans la presse du plan de restructuration du groupe et intervenait quelques jours après le 22 mars, où 500.000 personnes ont manifesté contre la politique anti-sociale du gouvernement, et quelques jours avant les négociations annuelles obligatoires qui ont eu lieu le 5 avril.

Pourtant, face au mécontentement et à la mobilisation historique des salariés, les directions des fédérations concernées de la CFDT et de FO estiment déjà avoir obtenu satisfaction après les premières propositions de la direction suite à ces négociations.
Dans une logique de « donnant-donnant », la direction prépare un accord que les deux syndicats jugent possible à signer au vu des discussions lors des négociations. Cette logique n’est que du chantage soit vous accepter soit vous n’avez rien.

De fait, FO estime avoir gagné du temps en repoussant la mise en location-gérance de cinq hypermarchés de deux mois, de juin à septembre. La mise en location-gérance présente un préjudice important en terme de salaire pour les travailleurs qui, en changeant d’employeurs, perdraient également les acquis gagnés au sein de Carrefour.
La CFDT, de son côté, se félicite de décrocher des cadres de dialogue social dans ces futures franchises du groupe Carrefour.
En ce qui concerne la prime de participation, source importante de colère chez les grévistes, le mépris de la direction s’exprime pleinement.

Alors que cette prime avait pu s’élever certaines années à l’équivalent d’un mois de salaire, les salariés l’ont vu fondre considérablement pour atteindre 600 euros l’année dernière. Cette année, le groupe qui réalise pourtant 88 milliards de chiffre d’affaire internationalement, 2 milliards de résultat opérationnel courant et reverse 350 millions d’euros à ses actionnaires, prévoyait de reverser 57 euros brut à ses salariés.
Devant la colère et la mobilisation, la direction propose de l’augmenter de 350 euros et de l’accompagner d’un... bon d’achat de 150 euros !
« On arrive à 557 euros par salarié. C’est quand même 55 millions d’euros qui ont été obtenus pour les 110 000 salariés en France », se félicite auprès du Monde, M. Enguelz, délégué syndical FO.

Alors que la mobilisation du week-end de Pâques témoigne d’une colère profonde chez les salariés, FO et la CFDT se contentent des miettes, acceptent de recevoir 55 millions pour 110.000 salariés et de laisser 350 millions à une poignée d’actionnaires. C’est bel et bien un syndicalisme d’accompagnement de la casse sociale que pratiquent les directions de ces syndicats puisque ces quelques, bien maigres, garanties obtenues, elles laissent les mains libres à la direction du groupe pour mener la politique qu’elle souhaite. La CGT, quant à elle, maintient son appel à la mobilisation le 13 avril et les week-end du 1er et 8 mai.

Alors que le mouvement étudiant démarre dans plusieurs facs et lycées, que les cheminots ont entamé une grève très suivie, que Air France, les secteurs de l’énergie, les éboueurs se mettent en mouvement, les salariés de Carrefour ont tout intérêt à rester mobilisés pour faire reculer leur direction et leur arracher des acquis sérieux.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Deux ouvriers du bâtiment meurent sur des chantiers à la Défense.

Deux ouvriers ont perdu la vie sur leur lieu de travail, ce jeudi 5 avril, dans les Hauts de Seine. Le premier, âgé de 40 ans, a été écrasé par la flèche d'une grue, alors que le second, un intérimaire de 22 ans, a chuté du huitième étage alors qu'il remplaçait une vitre en pleine nuit. Deux décès qui interpellent sur les conditions de travail des ouvriers en France, alors que 514 personnes ont été tuées sur leur lieu de travail en 2016, selon L'Assurance maladie.

Crédits photo : Ludovic Marin

Les faits se sont déroulés ce jeudi, alors que les deux hommes se trouvaient sur leur lieu de travail. Le premier accident a eu lieu à Courbevoie, dans la matinée. Suite à une erreur de manipulation, la flèche d’une grue, d’un poids de six tonnes, s’est effondrée sur un ouvrier, tué sur le coup. Le second drame est survenu dans la soirée, aux alentours de 23h30. Un jeune homme de 22 ans, employé en intérim par la société Gagne, a fait une chute de près de 25 mètres. Il a perdu l’équilibre alors qu’il tentait de retirer une plaque de bois pour la remplacer par une vitre sur un immeuble du quartier d’affaires de La Défense.

Un accident qui met en lumière les conditions de travail déplorables de milliers d’ouvriers, qui plus est intérimaires. Que faisait un jeune de 22 ans, à remplacer une vitre en pleine nuit au huitième étage sans aucune protection ? Une situation impensable pour permettre de tenir les délais de rénovation et mettre au plus vite les bâtiments à disposition du capital. En effet, l’immeuble Window, voisin de la célèbre arche, est en travaux depuis deux ans et doit être livré dans l’année. Les 40 000m² de bureaux flambants neufs seront loués par le grand fond de pension canadien Oxford Properties qui détient 15 millions de m2 de bureau, hôtel... à RTE, filière d’EDF, gestionnaire du réseau de transport d’éléctricité, qui y installera son siège social. Les collaborateurs de RTE pourront bénéficier de jardins tropicaux, situés au milieu de l’édifice, d’une conciergerie (paniers bio, pressing, cordonnerie, baby-sitting…), d’un espace bien-être, fitness et coiffure, et d’une grande terrasse avec restaurant et magasin. C’est pour cela qu’un jeune homme de 22 ans est mort.

Que faisait il à changer cette fenêtre à 23h30 sans protection ? Un accident illustrant des conditions de travail déplorables, conditions de travail qui vont continuer de s’aggraver après le passage en force des ordonnances Macron à l’automne dernier. Avec de manière générale un poids toujours plus grand donné au patronat dans les négociations, qui se font désormais à l’échelle de l’entreprise et non plus de la branche d’activité, faire valoir ses – maigres- droits n’est pas chose aisée pour les travailleurs. A ce titre, la suppression des CHSCT apparaît comme une véritable aberration. Ces derniers, formés de délégations du personnel avaient pour mission d’assurer la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs.

Le secteur du BTP, frappé par ces deux accidents, subira qui plus est la généralisation des CDI de chantier, ces contrats amenés à prendre fin dès que le chantier pour lequel un travailleur a été employé s’achève. Une étape de plus dans la précarisation des ouvriers d’un secteur déjà particulièrement difficile.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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COMPTES de campagne de MACRON : saisi par la Commission, le parquet ne donne pas suite

Si la Commission nationale des comptes de campagne a signalé à la justice quatre irrégularités dans les comptes d'En Marche !, le parquet de Paris n'a pas décidé de donner suite et a fait valoir l'«absence de mauvaise foi des donateurs».

Selon les informations du journal Marianne, le parquet de Paris a été saisi pour l'existence de quatre dons trop importants pendant la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, à l'époque candidat du mouvement En Marche !, mais a estimé qu'il n'était pas nécessaire de donner suite à cette demande.

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PREUVE que les contre-réformes passent de plus en plus mal et que malgré les flatteries grossières et le brossage de pompes des médias l'opinion, les salariés ne sont pas dupes sur les véritables intentions du pouvoir au service des privilégiés, des grosses fortunes et de ses intentions de privatisation sans bornes.

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres !

Et nous devons continuer à faire preuve de pédagogie car le Président n'a pas encore compris le sens et la portée du mouvement social !

 

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Source LCI

En visite à Rouen, Macron pris à partie par le personnel hospitalier

SOURCE : Le Figaro

Macron accueilli par des huées de manifestants à Rouen

À l'extérieur du CHU, des manifestants portant des drapeaux de la CGT, de SUD ou de la CFDT des services de santé ou des services territoriaux ont crié «Résistance» ou «Macron dégonflé, on t'attend». Quelques étudiants étaient parmi eux, alors que les forces de l'ordre les empêchaient d'approcher du bâtiment de pédiatrie dans lequel se trouvait le président.

ET :

Selon un sondage Kantar Sofres Onepoint pour Le Figaro Magazine diffusé jeudi, la confiance des Français en Emmanuel Macron et Edouard Philippe recule. 40% (-3 points) des personnes interrogées entre le 28 et le 31 mars - soit avant le début de la grève des cheminots - font confiance au chef de l'Etat. Une cote qui tombe à 38% concernant le Premier ministre. 

PAR FSC

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Les médias de masse couvrent très largement les conséquences pour les usagers de la grève avec le secret espoir que l'opinion va se retourner contre les cheminots.

Manière de servir les objectifs du pouvoir et la privatisation du service public en feignant de s'apitoyer sur le sort des citoyens "pris en otage" comme ils n'osent plus trop le dire car cette qualification a tendance à marcher de moins en moins.

Mais quid du vrai débat sur les enjeux et sur ce que recouvre et masque le projet de contre-réforme?

La parole sans contradiction est largement donnée au pouvoir; c'est un fait.

Comme en 2005 pour les partisans du oui au traité constitutionnel!

Alors pourquoi ont-ils peur d'une véritable confrontation faisant état par exemple du seul plan global issu du monde syndical ? Celui de la CGT.

Journalistes, médias faites donc votre boulot si vous voulez garder quelque crédibilité !

 

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SOURCE : le blog de Roger Colombier :

http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2018/04/un-debat-contradictoire-avec-la-ministre-des-transports-la-cgt-cheminots-accepte.html

UN DÉBAT CONTRADICTOIRE AVEC LA MINISTRE DES TRANSPORTS ? LA CGT CHEMINOTS ACCEPTE

Il convient d’éclairer nos concitoyens sur ce que revêt la réforme de la SNCF proposée par le gouvernement.

La CGT Cheminots est prête à le faire dans le cadre d’un débat télévisé, projet contre projet.

L’enfumage et la désinformation pratiqués par le gouvernement et la direction SNCF visent à masquer les enjeux véritables de la réforme ferroviaire en cours.

L’action unitaire engagée 2 jours sur 5 est massivement suivie par les cheminots de tous collèges.

L’intérêt légitime de l’opinion publique pour l’avenir de leur service public ferroviaire est significatif.

La ministre des Transports réaffirme depuis quelques jours que les cheminots, leurs organisations syndicales, véhiculent des contre-vérités sur le projet gouvernemental.

L’avenir du service public ferroviaire mérite un débat d’un autre niveau.

La Fédération CGT des Cheminots a produit un rapport complet nommé « Ensemble pour le fer » sur l’avenir du service public ferroviaire et contre le statu quo libéral. Celui-ci a été remis officiellement à Edouard PHILIPPE le 13 mars dernier.

La Fédération CGT des Cheminots accepte donc volontiers de confronter son projet à celui de la Ministre des Transports, dans le cadre d’un débat démocratique et public, comme cela a été proposé sur l’antenne de BFM TV, le mardi 3 avril au soir, dans l’émission animée par Ruth ELKRIEF.

Alors Chiche? Non, le pouvoir préfère plutôt ça:

UN DÉBAT CONTRADICTOIRE AVEC LA MINISTRE DES TRANSPORTS ? LA CGT CHEMINOTS ACCEPTE
PAR FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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