SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Carburants. Pour concilier pouvoir d’achat et écologie, s’attaquer aux intérêts capitalistes

La grogne monte contre le gouvernement sur la question du prix du pétrole. Sous le prétexte de l’écologie, celui-ci a décidé de remonter les taxes sur les carburants. Pourtant, derrière l’écran de fumée du pouvoir et des médias dominants, les deux sont loin d’être incompatibles.

Depuis le début de l’année, les prix des carburants à la pompe explosent. En cause, la hausse du cours du baril mais aussi la hausse des taxes décidée par le gouvernement. Et cela va continuer : pour 2019, la ministre des Transports a annoncé une nouvelle augmentation de 7 centimes sur le diesel et de 4 centimes sur l’essence. Une hausse justifiée au nom de l’écologie, et au nom de laquelle elle est même soutenue par une partie de la « gauche ». Mais quand on passe au crible la situation, on se rend compte que les deux sont loin d’être inconciliables, si on prend la peine de s’attaquer aux intérêts capitalistes. Nous développons ci-dessous quelques axes qui permettraient de résoudre la situation.

Mettre fin aux taxes sur l’essence, s’attaquer aux grands groupes pétroliers

Les taxes sur les produits pétroliers (TICPE et TVA) rapportent chaque année environ 30 milliards à l’Etat. Sa suppression entrainerait une baisse mécanique pour les particuliers du diesel de 59%, une économie conséquente. Une mesure d’autant plus justifiée que cette forme d’impôt indirect est l’une des plus injustes qui soient puisque qu’elle n’est pas indexée sur les revenus et est donc est la même pour un chômeur et un milliardaire. De plus, contrairement à ce que prétend le gouvernement, elle ne sert que marginalement à développer la « transition écologique », qui est loin d’être une priorité pour le gouvernement. Elle sert surtout à renflouer les caisses de l’Etat, très dispendieux ces dernières années quand il s’agit de financer les grands groupes capitalistes. Le CICE, en guise d’exemple, a couté environ 20 milliards par an à l’Etat jusqu’à sa suppression, remplacé par un allégement de cotisations patronales sur les bas salaires.

Le manque à gagner pourrait être facilement compensé. D’une part, quand on pense aux bénéfices monstres qu’engendrent les grands groupes pétroliers depuis plusieurs décennies. En 2017, pour ne citer qu’eux, Total et Shell ont enregistré des bénéfices nets ajustés à un niveau record avec respectivement 10,6 et 13 milliards de dollars, le plus souvent avec des impositions nulles ou très faibles. Un montant qui reste bien au chaud des capitalistes pendant que la majorité de la population souffre de la hausse des coûts de l’essence. De manière générale, si la structure de l’imposition est progressive en France au fur et à mesure des revenus, cela n’est absolument pas vrai pour les très riches. En cette période de crise, ceux-ci accumulent des revenus indécents. Ainsi, les dix premières fortunes de France détiennent un capital cumulé de 241 milliards d’euros ! De quoi relativiser les recettes des taxes sur l’essence.

Pour réduire l’empreinte carbone, développer un service public de transport gratuit et de qualité

Baisser les prix du pétrole, l’idée pourrait paraître saugrenue en période de crise écologique. Mais en réalité, pas tant que ça. En effet, si les médias et la classe politique dominante se plaisent à décrire la majorité de la population comme des oisifs qui ne pensent qu’à utiliser la voiture, la réalité est bien différente. Aujourd’hui, la majorité des déplacements quotidiens sont liés au travail et sont donc obligatoires. Et pour une grande partie d’entre eux, le choix d’une alternative est soit inexistant, soit de très mauvaise qualité. Une situation dans laquelle les gouvernements successifs ont une responsabilité importante, eux qui n’ont cessé de mettre à mal les services publics de transport, en particulier au printemps dernier avec la réforme du ferroviaire. On voit mal, par exemple, comment l’usage de la voiture pourrait diminuer quand le gouvernement annonce la fermeture d’un nombre croissant de petites lignes de train. En région parisienne, les retards et les pannes de plus en plus fréquentes, sans compter la desserte très aléatoire géographiquement, conséquence directe de la baisse des moyens et de la casse des conditions de travail, dissuadent plus d’un travailleur d’utiliser le train plutôt que sa voiture. Des transports gratuits et de qualité, voici la seule alternative qui permettrait de faire baisser l’usage de la voiture, et de fluidifier les flux de voyageurs, aujourd’hui contrôlés sans cesse par d’innombrables machines et humains, qui coûtent en plus une fortune à l’usager.

Ce constat est d’autant plus vrai quand on prend en compte le fait qu’une bonne partie de l’utilisation des produits pétroliers est le fait aujourd’hui des transports de marchandise. Or, sur ce volet, la politique des gouvernements successifs a été on ne peut plus claire : casser de manière systématique le service du transport ferroviaire. De ce point de vue, les réformes de libéralisation et de casse du statut de travail ont anticipé celles qui ont lieu aujourd’hui dans la branche du transport de voyageurs. Entre 2008 et 2014, le transport par voie ferroviaire a baissé de 40%. Parfois, ce sont des filiales routières de la SNCF elle-même qui ont organisé la concurrence. Une aberration qui montre l’hypocrisie des dirigeants politiques actuels soi-disant soucieux de l’écologie… quand il s’agit de taxer les plus pauvres.

Pour une planification écologique sous contrôle des travailleurs et de la population

De nombreux autres dossiers pourraient apporter une réponse à une réduction de l’utilisation du pétrole qui paraît de plus en plus nécessaire. Par exemple sur le terrain de la recherche de technologies alternatives au pétrole, comme le développement de la voiture électrique. Mais bien souvent, les lobbys pétroliers cherchent à empêcher ces innovations et cela intéresse peu des grands groupes industriels qui détiennent une forme de monopole partagée avec quelques grands acteurs. On pourrait prendre également la question de la planification urbaine, dont la croissance désordonnée empêche de penser des plans de transports et de résidence plus adaptés, qui permettrait pourtant de réduire la distance domicile-travail et de développer des transports alternatifs cohérents avec les déplacements réels. Or, cela reste impossible tant que l’initiative de créations d’emplois et de logements restent à la décision de quelques entrepreneurs privés, bien peu soucieux de l’écologie et beaucoup plus des opportunités économiques.

Ces quelques éléments montrent que la transition vers un modèle plus écologique n’est pas du tout incompatible avec le fait de garantir un pouvoir d’achat permettant à chacun de satisfaire ses besoins. Elle suppose en revanche de rompre radicalement avec la marche actuelle des choses et que les travailleurs et leurs organisations reprennent les rênes de la production aux mains des capitalistes. Une perspective que ne permettra pas de construire la date du 17 novembre qui, si elle répond à une aspiration légitime, fait la part belle au grand patronat et à l’extrême-droite, dont le programme est en tout point opposé à une planification écologique qui s’impose de plus en plus comme une urgence.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Macron réclame de « l’indulgence » pour Benalla

Et pourquoi pas une médaille, comme l'a lui-meme déclaré Benalla aux juges ?

Dans une interview sur Europe 1 Macron est revenu sur l’affaire Benalla. Selon le président, il mérite de « l’indulgence ».

Benalla qui a passé à tabac des manifestants ne doit pas « être traité comme le plus grand criminel en liberté ». En effet, selon Macron, il faut laisser le pauvre Benalla tranquille, car « il faut penser que les gens ont leur vie, leur famille ».

Macron réserve son « d’indulgence » à ceux qui entourent sa cour. On l’a moins entendu envers ce couple qui, non seulement s’est fait tabasser, mais a en plus été placé en garde à vue ! On imagine que ce couple n’a pas de vie, ni de famille.

En tout cas, la justice a été plutôt « indulgente » avec Benalla, à tel point que ce dernier a déclaré au cours de son audition aux juges qu’il estimait « mériter une médaille » pour son « acte citoyen » commis à le Contrescarpe.

Il est clair que Benalla n’est pas traité comme le plus grand criminel en liberté, ni même comme un criminel lambda. Tout va bien pour lui : il y a un mois on apprenait qu’il avait monté sa petite entreprise de sécurité et « croulait sous les clients ».

La belle vie pour Macron et ses amis !

Crédits photo : afp.com/Alain JOCARD

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Et si l'on recréait un réseau SNCF plus dense pour réduire l'usage de l'automobile ?
Et si l'on recréait un réseau SNCF plus dense pour réduire l'usage de l'automobile ?

Et si l'on recréait un réseau SNCF plus dense pour réduire l'usage de l'automobile ?

Article publié initialement le 21 février 2018 et toujours d'actualité:

C’EST CHEZ VOUS QUE ÇA SE PASSE !

La liste des 56 lignes et 190 gares menacées de suppression

Depuis le jeudi 15 Février et l’annonce du rapport « Spinetta », les médias s’emparent du rapport, non pas pour dénoncer la catastrophe annoncée pour les usagers de la SNCF, mais pour parler rentabilité, dette, statut ou encore retraite des cheminots.

 

Mais le rapport Spinetta, c’est avant tout la menace de suppression de 56 lignes régionales et de plus de 190 gares empruntées par les voyageurs autour des grandes agglomérations, mais aussi par le fret ferroviaire. Soit environs 9000 km de lignes qui disparaîtront si le projet de loi du gouvernement se confirme. Quatre régions subiront le plus lourd tribut. A savoir les régions Centre Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie.

 

Voici donc la liste des lignes menacées de suppression :

Etapes-Le Touquet / Béthune / Arras

Trouville / Cabourg

Lourches/ Valenciennes

Le Tréport / Abbeville / Beauvais

Hirson / Laon

Fécamp / Beuzeville

Elbeuf / Serquigny

Reims / Fismes / La Ferté Million

Verdun / Conflans-Jarny

Surdon / Dreux

Coutances / St-Lô / Folligny / Dol de Bretagne / Lamballe

Granville / Argentan

Forbach / Sarreguemines

Wittring / Vendenheim

Pont-St-Vincent / Contrexéville

Epinal / Valdahon / Saint-Dié

Clamecy / Cravant-Bazarnes / Avallon

Chartres / Courtalain

Dourdan / Châteaudun / Tours

Paimpol / Guingamp / Carhaix

Brest / Quimper

Plouaret- Trégot / Lannion

Rennes / Chateaubriant

Tours / Loches

Clisson / Cholet

Thouars / Chinon

Ste Pazanne / St Gillers Croix de Vie

Salbris / Valençay

Les Sables d’Olonne / La Roche-sur-Yon

Poitiers / Le Dorat

Bourges / Montluçon / Commentry / St Germain-des-Fossés

Moulins / Paray-le-Monial

Andelot / Champagnole / St-Claude / Brion

Busseau / St Sulpice-Laurière

Niort / Saintes

Beillant / Angoulême / Limoges / Eymoutiers

Besançon / Valdahon / Morteau

Frasne / Les Verrieres

Annecy / St Gervais / Chamonix

Le Verdon / Lesparre / Blanquefort

Niversac / Brive / Rodez / Albi

Bergerac / Sarlat/ Le Buisson / Siorac / Monsempron / Agen

Briançon / Gap

Pont-de-Claix / Veynes / Aix-en-Provence

St-Georges d’Aurac / Alès

Séverac-le-Château / Béziers

Auch / L’Isle-Jourdain

Morcenx / Mont-de-Marsan

Pau / Oloron

Bayonne / St Jean Pied-de-Port

Nice / Breil-sur-Roya / Tende

St-Sulpice / Castres / Mazamet

Carcassonne / Limoux / Quillan

Perpignan / Villefranche

Nîmes / Le-Grau-du-Roi

Arvant / Neussargues / Aurillac

SOURCE :

 

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
JULIEN PAULIAC (selfie, ne pas créditer)
Lundi, 5 Novembre, 2018

Convoqué aujourd’hui au tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, le secrétaire général de l’union départementale CGT du Puy-de-Dôme est accusé par le procureur de la République d’avoir organisé une manifestation illégale.

Le 8 juillet 2017, en plein mouvement social contre les ordonnances, il avait distribué des tracts avec une quarantaine de militants à un péage. Une affaire qui rappelle la condamnation en novembre 2016 de l’ex-secrétaire général de l’union départementale CGT du Rhône pour des faits similaires en 2010. À la différence près que, cette fois-ci, le responsable syndical du Puy-de-Dôme avait prévenu les services de la préfecture. « Nous en avions discuté avec le sous-préfet et envoyé un mail pour les informer de la manifestation du 28 juin et de l’action du 8 juillet. On a toujours fonctionné comme ça », explique le syndicaliste poursuivi. « On n’a commis aucune dégradation », précise Julien Pauliac, pour qui ces poursuites visent à « détourner les syndicalistes de leur action de terrain dans les entreprises et décourager les jeunes de s’engager à la CGT ». La société d’autoroute APRR aurait en outre porté plainte, arguant d’un manque à gagner de 40 000 euros, d’après le syndicaliste. Dénonçant « une atteinte à la liberté de manifester et à la liberté d’expression », Julien Pauliac ne semble pas pour autant intimidé. « On ne lâchera pas sur nos libertés pour que nos enfants puissent continuer à défendre leur bout de gras », souligne-t-il. Une manifestation de soutien aura lieu aujourd’hui à midi devant le TGI de Clermont-Ferrand.

Publié par humanite.fr

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Panasonic invente des œillères pour les salariés

Lorsqu’il s’agit d’isoler et d’individualiser les salariés, les patrons sont prêts à investir dans la créativité !

Crédits photo : Panasonic – Future Life Factory

Un casque au format œillères vient d’être présenté par Panasonic : le Panasonic Wear Space, qui permet, soi-disant, aux employés de bureau de travailler en toute tranquillité et ne pas être dérangés par des informations extérieures, lorsque ceux-ci travaillent au sein d’open space. Une nouvelle manière d’augmenter la productivité et couper tout lien social qui se crée sur les lieux de travail.

Il suffit d’un coup d’œil au Panasonic Wear Space pour comprendre qu’il s’agit de véritables œillères, qui seront demain proposées (puis imposées) aux travailleurs des open space. Si les œillères sont aujourd’hui utilisées pour restreindre l’angle de vue des chevaux lors des courses équestres dans le but d’augmenter leur concentration et donc leur performance, elles seront demain utilisées aux mêmes fins dans les entreprises, sur les travailleurs. Conçues pour réduire le champ de vision et le bruit entourant chaque utilisateur au travail, sont-elles une bonne réponse aux problématiques de travail en open space ?

Ces espaces sur plateau, apparus en Europe autour des années 80, n’ont pas cessé d’être vantés par les patrons de grosses entreprises, leur permettant de rentabiliser les superficies de travail (et donc de moins débourser dans leur infrastructure), mais aussi « libérer la communication » au sein de leur boîte. La véritable raison étant bien entendu la possibilité offerte aux chefs d’équipe de contrôler en permanence l’ensemble des employés. Il suffit d’ailleurs de passer 1h dans un tel espace pour se rendre compte qu’un tel environnement est absolument insupportable et inhumain ! Ce sont pourtant 20% des salariés en France qui travaillent au sein d’un open space (contre plus de 70 % en Grande-Bretagne), et endurent au quotidien le bruit, le brouhaha incessant et le stress de travailler sous surveillance constante, ou de se croire surveillés en permanence.

Alors pour lutter contre le bruit, les cadences infernales et la suspicion en règle (car c’est bien de cela que souffrent les travailleurs, du privé comme du public), un casque œillères est-il le remède miracle ? Doit-on traiter les salariés comme des bêtes de somme ? Les travailleurs ont besoin de conditions dignes de travail : espace de travail à taille humaine, conditions d’hygiène et sécurité respectées, diminution du temps de travail, augmentation des salaires…

Ce casque œillères est à n’en pas douter une courte vue de l’esprit humain.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
« C’est l’ubérisation de notre métier », les ambulanciers fortement mobilisés

Pendant plusieurs heures, près de 2000 ambulances ont bloqué le périphérique parisien pour dénoncer l’uberisation du métier d’ambulancier. Un mouvement qui a pris de l'ampleur dans toute la France, comme à Lille ou dans la région Est.

Crédits photos : © France 3

Le gouvernement entend poursuivre sa casse non seulement de l’hôpital public, mais de l’ensemble du service public : désormais il entend en finir avec les petits ambulanciers. En réponse, dans toute la France, les ambulanciers ont manifesté, faisant s’accumuler les bouchons.

Les blocages ont commencé tôt ce matin sur l’autoroute A4, avant de trouver un débouché sur le périphérique parisien générant plus de 400km de bouchons. Dans la périphérie de Lille, l’A25 a été bloquée dans le sens Lille-Dunkerque entrainant ainsi des bouchons importants sur le périphérique Sud. Dans l’Est, une soixantaine d’ambulances ont participé à une opération escargot sur l’A31 et l’A3. Un mouvement qui commence à s’étendre nationalement faisant suite à plusieurs mobilisations locales durant le mois d’octobre comme à Strasbourg, ou encore à Nice. Les forces de police étaient massivement présentes, comme une forme d’intimidation, créant un certain nombre de tensions.

Une attaque contre les petits ambulanciers au profit des grandes entreprises

Les raisons de la colère ? La mise en application de l’article 80 de la loi de finances sur la sécurité sociale à la date du 1er octobre 2018. Cet article voté en 2017 qui donne la res-ponsabilité du financement des transports des patients directement aux établissements de santé alors qu’il était précédemment pris en charge directement par la sécurité sociale. Désormais, l’Assurance maladie ne rembourse plus les transports en ambulance décla-rés par les patients mais « alloue » un budget « transport » aux hôpitaux. Dès lors, pour les artisans ambulanciers, c’est en quelque sorte, la fin des transferts interhospitaliers depuis le 1er octobre. « J’ai perdu 50% de mon chiffre d’affaires, témoigne un ambulan-cier. Cette activité qu’on nous enlève au profit de grands groupes est vitale » pour la ma-jorité des artisans. Les ambulanciers choisis par les hôpitaux seront mis en concurrence, privilégiant les grandes entreprises comme Keolis, Veolia, le tout sous couvert de « lutte contre la fraude » selon le gouvernement.

Comme l’affirme un témoignage du sur un site dédié au handicap : « Un aller-retour en ambulance entre Vichy et Romagnat, à 70 km, c’est 450 € aller-retour ! Certaines familles n’ont pas eu d’autre solution que de laisser leur enfant au centre, le week-end. C’est inadmissible. » Dans le Puy-de-Dôme, une mobilisation de plusieurs associations, ainsi qu’une mani-festation a été organisé le jeudi 31 octobre pour exiger la prise en charge du transport à domicile le week-end. Une mobilisation victorieuse qui a imposé à la direction du CMI de Romagnat de « prendre à nouveau en charge le transport à domicile le week-end à partir du 3 novembre. »

L’ubérisation des ambulanciers s’inscrit dans la casse de l’hôpital publique

Ces mesures gouvernementales visant à la fois ambulanciers et patients sont à inscrire dans une logique plus générale de casse de l’hôpital public. D’un côté, les grandes en-treprises n’hésiteront pas à lésiner sur la qualité pour faire du chiffre et éradiquer les pe-tits artisans au mépris de la santé des malades, de l’autre, les patients seront traités dans une logique de « transports de colis » et de dégradation du service publique. Comme l’explique le site Faire-face, dans le CMI de Romagna, un patient de 17 ans qui revenait habituellement en ambulance a dû depuis le 1er octobre être ramené chez lui en taxi spé-cialisé. « Dans une position qui n’est pas du tout confortable pour lui, déplore sa mère, Betty Gruet. Ce n’est pourtant pas un colis ! Et les jours et horaires nous sont désormais imposés. »

Traiter les patients non seulement comme des clients mais aussi comme des colis : c’est l’ubérisation made in Macron.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
RETRAITE PAR POINTS: Comment Macron va baisser nos retraites - vidéo -

Un entretien de Jérémie Younes avec Christophe Ramaux des économistes atterrés, à voir en intégralité ici : https://la-bas.org/la-bas-magazine/en...

RETRAITE PAR POINTS: Comment Macron va baisser nos retraites - vidéo -

Le mois prochain [Décembre2018] , le gouvernement présentera les grandes lignes de son projet de « réforme » des retraites. Engageons dès aujourd’hui la contre-offensive avec Christophe Ramaux, pour comprendre la nouvelle régression qui s’annonce. La bataille pour les retraites est lancée, et c’est aussi une guerre des idées.Et maintenant, les retraites ! Après la casse du code du travail et de la SNCF, la suppression des cotisations salariales et de l’impôt de solidarité sur la fortune, la prochaine grande régression sociale que nous propose Emmanuel Macron consiste à « réformer », une nouvelle fois, notre système de retraites. Ou plutôt, à l’affaiblir, afin de préparer l’entrée des compagnies d’assurance privées. Vous savez comment privatiser un service public ? « First, defund it. » (« d’abord, arrêtez de le financer », Noam Chomsky) [1].

 

Les caisses d’assurance vieillesse constituent un pactole monumental qui échappe encore à l’État et au capital grâce au principe de la cotisation : 320 milliards d’euros, le poste le plus important de la Sécurité socialeUn budget excédentaire depuis 2016 [2]. Et une véritable réussite sociale, enviée partout dans le monde : en France, le taux de pauvreté chez les retraités est plus de deux fois inférieur à celui de la population globale [3]. Même s’il y a trop de trop petites retraites à cause d’une redistribution inégalitaire, le système fonctionne globalement.

Pourquoi alors modifier quelque chose qui fonctionne ? Évidemment, pour saper les bases de la répartition et tenter de faire entrer la capitalisation. « Le patronat ne désarme jamais », nous avait avertis le ministre communiste Ambroise Croizat, l’un des fondateurs de notre système de retraites après guerre. Voici comment le patronat compte procéder cette fois-ci.

 

La retraite par points

Emmanuel Macron n’en a pas fait mystère lors de sa campagne : il souhaite modifier le mode de calcul des pensions de retraites. Aujourd’hui, les salariés du privé calculent leurs pensions en faisant la moyenne de leurs 25 meilleures années, tandis que ceux du public le font sur les six derniers mois.

 

[...]

LA SUITE EN LIEN CI-DESSOUS:

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : L'Echo info

Plus de 300 personnes se sont rassemblées hier en fin d’après-midi devant la sous préfecture de Sarlat, pour apporter leur soutien aux postiers de Sarlat et Siorac qui sont depuis dix jours en droit de retrait suite au suicide d’une de leur collègue.
Le rassemblement était important, silencieux, avec un contingent important de Postiers venus de toute la Dordogne, et même du Lot et Garonne et des Landes ...

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Assemblée générale lundi 5 novembre

ASSEMBLEE GENERALE

LUNDI 5 NOVEMBRE

 

La CGT Unilever France HPCI Le meux vous convie à une assemblée générale de tous les salariés.

La semaine dernière, nous avons demandé à la direction le droit à une information syndicale avec les salariés-es. A date, nous n’avons toujours pas eu de réponse.

Voilà pourquoi maintenant nous n’avons pas le choix de vous demander de vous mettre en arrêt de travail pendant ce laps de temps. Cela devrait durée moins d’une heure !

Nous estimons qu’il est urgent de faire le point avec les salariés-es de la situation actuelle de notre usine.

Le lundi 5 novembre 2018 à

09H45

14H00

21H00

Au poste de garde

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

et application concrète

du très macronien

ruissellement

Fioul, parlons tarifs

Cela date certes de quelques mois mais nous pouvions lire cela dans la presse spécialisée:

En France, les yachts et superyachts sont généralement enregistrés comme navires de commerce. De ce fait, ils achètent leur fuel hors TVA et hors TICPE (l'ancienne TIPP), soit à un coût compris entre 70 et 80 centimes contre 1,40 euros pour le plaisancier lambda.

Aujourd’hui, c'est de notoriété publique, nombre des yachts de grand luxe justifient leurs achats locaux en combustible (pour eux détaxé) que pour la maintenance à quai.

Un trafic de ravitaillement dans les eaux internationales leur permettant des compléments plus que substantiels totalement défiscalisés avec des effets de massification dus aux volumes importés à bord. 

Jusqu'à ce jour, Canaille le Rouge n'a pas vu beaucoup de celles et ceux qui s'agitent dans leur bocal à roues un jour par an avant d'aller pester tous les jours contre ceux qui luttent pour le pouvoir d'achat, dont le leur, aller occuper les stations services maritime de Deauville, St Tropez ou La Baule.

Curieux ne trouvez-vous pas ?

Rédigé par Canaille le Rouge

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Évasion fiscale et hausse des prix du gaz, une formule gagnant-gagnant pour Engie

Mercredi dernier Le Monde a révélé comment le géant de l’énergie a profité d’une « pirouette » fiscale pour rapatrier plus d’un milliard d’euros en 2012 et économiser des centaines de millions que l’entreprise aurait dû verser aux impôts. Entre temps le géant prévoit d’augmenter le gaz à l’approche de l’hiver 2018.

C’est à travers un système complexe élaboré par les meilleurs cabinets d’optimisation fiscale que le géant de l’énergie français Engie, dont l’Etat est propriétaire de 27 % des actions, a réussi à rapatrier plus d’un milliard d’euros. Un montage resté secret au public et qui a été baptisé en interne comme « projet Salomon ».

Ce système dit « d’optimisation fiscale » a été mis en place pour réduire l’imposition des bénéfices dégagés par international Power, ceci en restant dans les limites de la légalité. Les profits dégagés par ces entités australiennes remontaient à travers un système de « faux prêts » qui se reproduisait à l’infini. C’est ainsi qu’en 2012 la somme de 1038 milliards de dollars a été atteinte en économisant de cette façon 245 millions d’euros en fiscalité.

L’objectif était de masquer les bénéfices des deux centrales électriques situées en Australie. Pour cela, une trentaine de sociétés étaient interposées entre ces centrales situées en Australie et la maison-mère d’Engie. Une structure tellement complexe qu’elle aurait même pu passer inaperçu auprès des meilleurs experts comptables. Nombreuses de ces entreprises intermédiaires se situaient dans des paradis fiscaux, aux Pays-Bas, îles Caïmans ou encore le Chypre.

C’est de cette façon qu’entre les 19 et le 25 juin 2012, plusieurs opérations ont été effectuées à travers la trentaine des entreprises intermédiaires et par un complexe jeu de comptabilité Engie a effacé près d’un milliard de dollars de sa dette interne, en allégeant sa charge fiscale de l’année suivante. Quatre jours après le coup de maître, Engie finalise l’acquisition de International Power dont il possédait déjà 70 % des actions.

Pendant que les experts comptables d’Engie se grattaient la tête pour trouver des nouvelles astuces pour faire des « optimisations fiscales », le prix du gaz augmentaient en France. Niches fiscales ou pas, pour le consommateur le prix du gaz augmente toujours, surtout à l’approche de l’hiver. +5,79 % au mois de novembre qui se rajoutent aux +3,25 % du mois d’octobre.

Macron attaque clairement le pouvoir d’achat des travailleurs, de la jeunesse et des retraités, avec le gel des salaires, la hausse des taxes, de la CSG et la destruction du code du travail et des régimes spéciaux en commençant par celui des cheminots. C’est dans ce contexte que nous devons pousser les directions syndicales à rompre avec la stratégie du « dialogue social » pour ainsi se munir d’un plan de lutte d’ensemble pour une hausse générale des salaires aux alentours de 300 euros pour chaque travailleur.

Crédits Photo Jacky Naegelen

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les avantages versés par les comités d’entreprises aux salariés en passe d’être taxés

Alors que le « matraquage fiscal » orchestré par le gouvernement a provoqué beaucoup de colère au sein de la population, une nouvelle taxe attaquant de plein fouet les travailleurs est en passe d'être votée dans le budget 2019. L'un des amendements déjà validés par l'Assemblée Nationale propose en effet de taxer les avantages que les comités d'entreprises versent aux travailleurs à l'instar des aides financières accordées pour partir en vacances, participer à des évènements culturels et divers loisirs.

Dans la continuité du « matraquage fiscal » qui mine toujours plus le pouvoir d’achat des travailleurs, avec la hausse du prix du tabac, du gaz, mais aussi du carburant, qui a provoqué beaucoup de colère au sein de divers secteurs de la population, comme en témoigne l’appel à bloquer les axes routiers le 17 novembre prochain, le gouvernement prépare une nouvelle offensive à l’égard des travailleurs. Ce qui est menacé ? Les rares avantages matériels que les salariés obtiennent à travers le CE (comité d’entreprise) de leur boite et qui leur permettent notamment de partir en vacances ou de participer à divers évènements culturels et loisirs à moindre coût.

En effet, si c’est un député UDI, Paul Christophe, qui a proposé d’insérer dans la loi sur le budget 2019 un amendement visant à soumettre le budget des CE aux cotisations salariales, cette mesure a été, au travers de Gérald Darmanin, approuvée par le gouvernement Macron. Ainsi, cette dernière a déjà été validée en première lecture par l’Assemblée nationale et doit désormais être votée par le Sénat.

Aujourd’hui, les prestations versées par le CE aux salariés comme les chèques cadeaux et vacances, les prix cassés pour diverses pratiques culturelles, ne sont pas soumis aux impôts ni aux cotisations sociales. Mais cette taxe, qui pourrait débarquer dès 2019, vise à taxer, à partir de 331 euros reçus, ces rares avantages que l’entreprise verse à ses salariés au travers des CE. Une offensive importante à l’égard des salariés, qui menace leur possibilité de partir en vacances, mais également de pouvoir participer à divers loisirs et évènements culturels. Cette attaque a été dénoncée par plusieurs syndicats qui ont mis en avant, à l’instar de la CGT, l’« attaque sans précédent contre le droit aux vacances, l’accès à la culture et au sport pour toutes et tous », qui touchera plus violemment les salariés les plus précarisés.

Si cette dénonciation est juste et nécessaire, celle-ci est loin d’être suffisante. Face à toutes les attaques menées par le gouvernement Macron à l’égard des travailleurs, la mise en place d’un véritable plan de bataille de la part des directions syndicales, visant à mettre fin à cette précarisation croissante des travailleurs et à proposer un débouché sur la gauche à la colère qui s’exprime aujourd’hui au sein de la population autour notamment de la question du pouvoir d’achat, devient en effet une urgence et une nécessité.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Visiteurs

552419

 

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog