SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Ce qui change au 1er janvier
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Rédigé par Canaille le Rouge

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Arrestation scandaleuse d'Eric Drouet, un des porte-parole des gilets jaunes... La morale de l'Histoire, par Jean LEVY

par Jean LEVY

Ce jeudi matin 3 janvier 2019, les médias nous apprennent qu'Eric Drouet,  l'un des porte-parole du mouvement des Gilets jaunes, vient d'être arrêté pour "participation a une manifestation non-autorisée". Il se rendait à un dépôt de fleurs en mémoire aux Gilets jaunes, tués lors de rassemblements précédents.

Piètre argument de basse police (politique) pour exercer la répression à l'encontre d'un vaste mouvement populaire issu de nos provinces contre la politique du pouvoir macronien visant le niveau de vie de millions de Français, souvent réduits à la misère.

Et Macron qui rappelait récemment le contexte des années 30... Parlons en !

Pour "Ca n'empêche pas Nicolas", de tels actes évoquent les deux dernières années de la Troisième République où le gouvernement Daladier développait une politique de répression à l'égard du monde ouvrier et de ses organisations politiques et syndicales : grévistes révoqués en masse, responsables condamnés à la prison pour faits de grève (30 novembre 1938), interdiction de manifestations populaires... Mesures préconisées par le ministre des Affaires étrangères allemand, le nazi Ribbentrop,  en visite officielle à Paris le 6 décembre 1938 au nom de l'amitié franco-allemande...

Et la majorité parlementaire qui a donné carte blanche aux derniers gouvernements de la République, votait les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940 : les autorités de la France capitulaient, ouvrant notre territoire à l'Occupation allemande avant de proclamer  la Collaboration avec l'ennemi, l'Allemagne,  à Montoire en octobre 1940...

Certes, nous n'en sommes pas là. 

Mais voilà qui devrait inciter chacun à refléchir : toute atteinte aux libertés fondammentales ouvre la voie à un engrenage mortifère qui conduit, pour des raisons de classe, à une répression de plus en plus massive, et que les premières victimes seront suivies d'autres, et d'autres, qui se croyaient à l'origine hors du champ des victimes potentielles.... 

Aujourd'hui, l'oligarchie prend peur. Et pour tenter de conserver un pouvoir de plus en plus chancelant, en viendra un jour ou l'autre, pour se protéger à exercer un régime de violence, voire de dictature, même sans uniforme, qui visera l'ensemble de la population.
Aussi, aujourd'hui, il ne faut en aucun cas laisser s'instaurer un régime de basse police qui conduit à un régime policier.

En premier lieu , il faut trouver les formes pour développer un mouvement de masse exigeant la libération immédiate d'Eric Drouet.

"Ca n'empêche pas Nicolas"

appelle l'ensemble des blogs et des sites qui partagent l'esprit de ce texte de le reproduire et de le faire au plus vite partager par l'ensemble de leurs amis (Facebook...) pour populariser au maximun ce texte afin de lui donner la plus grande efficacité.

 

«Gilets jaunes» : «Nous ne pouvons pas accepter les arrestations préventives»,

tonne l’avocat Henri Leclerc

Source : 20 minutes, Vincent Vantighem

Ancien président de la Ligue des droits de l’homme et avocat depuis 60 ans, Henri Leclerc réagit au sujet des manifestants arrêtés préventivement, samedi, en marge de la mobilisation des « gilets jaunes »…

 

  • Plusieurs manifestants ont été arrêtés avant même de rejoindre les cortèges des «gilets jaunes».
  • L’article 222-14-2 du Code pénal punit en effet le fait de « participer à un groupement en vue de commettre des dégradations ».
  • Le parquet a déjà annoncé que 494 procédures ont été classées sans suite.

« Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement (…) en vue de la préparation (…) de violences ou de destructions est puni d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende… » Deux jours après l’acte 4 des « gilets jaunes », on risque d’entendre beaucoup parler de l’article 222-14-2 du Code pénal au tribunal correctionnel de Paris.

C’est sur son fondement que de nombreux manifestants ont été arrêtés, samedi, avant même qu’ils ne commettent le moindre acte de dégradation ou de violence. Avant même, pour certains, qu’ils n’atteignent le cortège de « gilets jaunes » dans lequel ils voulaient manifester. Il suffisait aux forces de l’ordre de trouver sur ces manifestants des éléments (masque de protection, lunettes de natation, etc.) pour estimer qu’ils allaient commettre des violences et donc les envoyer en garde à vue toute la journée. Les empêchant donc de manifester leur colère. >>>https://www.20minutes.fr/justice/2391747-20181210-gilets-jaunes-pouvons-accepter-arrestations-preventives-tonne-avocat-henri-leclerc

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Depuis le 26 décembre, l’entrepôt de GEODIS à Gennevilliers est massivement en grève !

Filiale privatisée de la SNCF pour remplacer le transport de marchandises ferroviaire (FRET) par le transport routier, GEODIS est une des entreprises stratégiques d’Ile-de-France. La plateforme de Gennevilliers est la plus grosse en France et ils sont en grève depuis le 26 décembre.

Quand la peur change de camp

Entrepôt connu pour ses conditions de travail déplorables mais aussi pour ses méthodes féroces de répression syndicale, les travailleurs de GEODIS sont des habitués des luttes et des grèves, comme en témoigne l’action de blocage du printemps dernier.

Cette fois, c’est en plein mouvement des Gilets Jaunes que se déclenche une grève massive : plus de 90% de grévistes et parmi eux, des chefs d’équipe. L’entrepôt et ainsi totalement paralysé et les dizaines de milliers de colis qui circulent chaque jour restent à l’intérieur.

Leurs revendications impliquent l’obtention d’une prime de fin d’année de 1000 euros, une augmentation générale de salaire de 200 euros brut et de 100 euros supplémentaires pour ceux qui n’ont jamais été augmentés, la revalorisation de la prime transport à 50 euros net ainsi que l’embauche de 30 intérimaires.

Pour les soutenir, une caisse de grève en ligne a été lancée : https://www.lepotcommun.fr/pot/x6tt2a10.

A l’heure où l’offensive des Gilets Jaunes a affaibli le gouvernement Macron et déstabilisé les classes dominantes, l’ambiance est à la contagion à d’autres secteurs, touchés eux aussi par la précarité, les bas salaires et l’exploitation intensive. La grève des travailleurs de Gennevilliers est un exemple du potentiel explosif de la situation, propice au déclenchement de mouvements très suivis, forts d’une confiance nouvelle. La peur est bel et bien en train de changer de camp ! Soutien à tous les grévistes !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Prélèvement à la source : Darmanin et le risque du « bug » politique

« Il n’y a pas de bug » a garanti Gérald Darmanin lors de son opération déminage au centre des impôts d’Amiens. Derrière l’assurance sur-jouée du ministre des Comptes Publics, s’expriment les craintes, pour l’exécutif, de voir le prélèvement de l’impôt à la source raviver la colère des Gilets Jaunes.

« Vaste foutoir »

Image : compte twitter officiel de Gérald Darmanin @gdarmanin

Une crainte ravivée par les Gilets Jaunes

En septembre déjà, le gouvernement faisait preuve de fébrilité sur le dossier. La diffusion d’une note de service rendant publics les innombrables bugs dans le système de prélèvement de l’impôt à la source avait mis à jour des dissensions au sein de l’exécutif et fait courir la rumeur d’une suspension. Démentie quelques jours après par le ministre en charge de l’Action et des Comptes Publics, Gérald Darmanin, après une passe d’armes avec Emmanuel Macron, l’exécutif craignait ses effets sans pouvoir se permettre de reculer. A ce stade, les doutes étaient déjà autant techniques que politiques : on pouvait craindre que le nouveau système n’enraye un peu plus les promesses macroniennes en matière de pouvoir d’achat. Et c’était avant l’épisode des Gilets Jaunes déclenché le 17 novembre…

En janvier, tandis que le système est en passe d’être mis en place, la crainte de voir la mesure raviver les braises de la colère des Gilets Jaunes est palpable. Gérald Darmanin, fusible de la réforme, y joue son fauteuil ministériel. Voilà plusieurs mois qu’il multiplie les plateaux, nie l’existence des « bugs » informatiques, décline les chiffres des économies à réaliser, minore le fameux « impact psychologique » de voir son salaire net amputé… Un vrai « pédagogue » dont le zèle trahit une certaine fébrilité. Lors de son opération déminage au centre des impôts d’Amiens mercredi 2 janvier Darmanin parait pêcher par excès de confiance. « Il n’y a pas de bug » a-t-il ainsi assuré.

Evidemment, dans le discours, tout va bien. Sauf que, comme bien souvent lorsqu’il s’agit des réformes du gouvernement Macron, leur réalité a souvent du mal à se plier à l’utopie verbale de ses ministres.

« Un vaste foutoir » selon la CGT Finances Publiques

Car sur le terrain, on frôle déjà la surchauffe. Dans un communiqué, la CGT a dénoncé lundi « un vaste foutoir ». Olivier Vadebout, secrétaire général de la CGT Finances Publiques, dénonce aux journalistes de France Info une réforme mise en place à la va-vite et sans moyens.

Déplorant les 30 000 emplois supprimés dans l’administration fiscale en dix ans, il assure qu’il « n’y a pas assez de monde au bout du fil » pour répondre aux interrogations des contribuables sur le numéro vert ouvert à cet effet. « Nous avons des inquiétudes concernant la transmission des employeurs vers notre administration et vice versa ». En particulier, concernant les changements de situation familiale (mariage, Pacs, naissance) réalisés durant l’année 2018 et qui n’ont pu être pris en compte dans une déclaration de revenus sur l’année 2017.

L’autre doute majeur, c’est la prise en compte des déductions fiscales : crédits et réduction d’impôts sur l’emploi à domicile, garde d’enfants, dépenses pour la dépendance, dons aux associations et cotisations syndicales. Soit autant de déductions fiscales sur lesquelles comptent de nombreux ménages pour parvenir à boucler leurs fins de mois.

Déjà certains effets du prélèvement à la source se font sentir : les associations déplorent des dons divisés par deux pour la fin de l’année 2018. En cause, la suppression de l’Impôt sur la Fortune (et son remplacement par l’Impôt sur la Fortune Immobilière reposant sur une assiette plus restreinte) pour une partie des ménages très aisés qui rend moins attractive les déductions fiscales offertes par les dons, et… le prélèvement à la source qui restreint la visibilité qu’ont les ménages sur leurs budgets.

Autre source d’inquiétude : les intermittents du spectacle ou encore les auto-entrepreneurs et travailleurs indépendants dont les revenus peuvent varier d’un mois à l’autre.

Les premiers effets devraient se voir aux alentours du 10 ou 15 janvier, moment du versement des pensions. « Les retraités seront en première ligne » conclue Olivier Vadebout. Une frange très mobilisée parmi les Gilets Jaunes. Voilà qui risque d’envoyer un bien mauvais signal…

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Les actes MÉDICAUX onéreux MOINS BIEN REMBOURSÉS au 1er janvier 2019

photo d'illustration

L'Assurance maladie remboursera 6 euros de moins à partir du 1er janvier pour certains actes médicaux coûteux. La participation forfaitaire de l'assuré passera ainsi de 18 à 24 euros, selon un décret paru vendredi au Journal officiel.

 

Ce décret "revalorise le montant de la participation de l'assuré" pour certains actes, en particulier ceux "dont le tarif est égal ou supérieur à 120 euros" - sauf pour les personnes exonérées (invalides, femmes enceintes, malades chroniques...).

 

Selon le gouvernement, ce déremboursement partiel vise à "mettre en cohérence" la prise en charge par l'Assurance maladie avec un autre décret de 2011, qui avait relevé le seuil d'application de la "participation forfaitaire" de 91 euros à 120 euros.

 

[…]

 

LA SUITE EN LIEN CI-DESSOUS :

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La bataille pour la transition énergétique doit impérativement être conjuguée avec le respect des droits sociaux et des emplois !

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SOURCE : La CGT de Cordemais
 
Comme annoncé depuis plusieurs semaines, l’intersyndicale de Cordemais (CGT-FO-CFE) monte en puissance sur les modalités d’actions pour se faire entendre pour la défense de nos emplois.
Aujourd’hui, en assemblée générale du personnel, a été décidé de bloquer le trafic ferroviaire au niveau de la gare de Cordemais. De 13h30 à 15h00, 70 salariés grévistes ont paralysé le trafic des trains ainsi que le trafic routier au niveau du passage à niveau de Cordemais.
Dans un profond silence médiatique au plan national les travailleurs mènent de puissantes lutes : l'exemple de la centrale de CORDEMAIS

Cette action est symbolique, elle a vocation à démontrer au pouvoir public que nous sommes déterminés à obtenir un avenir à la centrale EDF de Cordemais qui passera par l’annulation de la volonté de fermeture en 2022, et la reconversion de nos installations par le projet Ecocombust qui vise à remplacer le charbon par un combustible alternatif « vert ».
Cette action s’est déroulée dans le cadre de la grève reconductible engagée depuis mardi 11 décembre dernier, qui donne suite à la manifestation à Paris jeudi 13 avec une réception par les directeurs de Cabinet dans laquelle nous avons eu une fin de non-recevoir à nos revendications.
Même si certains signaux positifs ont été envoyés pour Ecocombust (évoqués dans la presse mais sans que nous n’en ayant été informé pour les confirmer), en aucun cas nous n’avons eu de retour sur sa possible utilisation pour prolonger nos installations. Et si le gouvernement souhaite nous faire produire ce combustible alternatif au charbon sans nous garantir d’avenir pour notre centrale électrique, nous continuerons à monter le rapport de force jusqu’à obtention de nos revendications.
La grève est reconduite jusqu’à nouvel ordre, avec le maintien des installations à l’arrêt.

Dans un profond silence médiatique au plan national les travailleurs mènent de puissantes lutes : l'exemple de la centrale de CORDEMAIS

Publié par FSC

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Effectivement le mouvement social actuel - sauf celui initié et conduit par les organisations de travailleurs et la CGT en particulier- a laissé dans l'ombre les responsabilités du patronat dans l'abaissement des salaires, dans la précarisation massive infligée à toute une partie de la population et d'une manière générale dans la remise en cause de TOUS les conquis sociaux.
Contribuant ainsi à plonger dans la misère et le dénuement de larges parties de la population, leurs profits primant sur toute dépense socialement utile.
 
La convergence des luttes résultera aussi de la mise sur la place publique de cette question à partir de l'intervention syndicale.
 
Car la lutte des classes ce ne concerne pas seulement le rapport à l'état et au pouvoir politique mais l'ensemble des forces qui concourent à l'exploitation et à la mise en tutelle du peuple.
 
Reconquérir la souveraineté du peuple et la maîtrise des outils de production : une seule et même tâche !
Ohé Gilets Jaunes : ne pas oublier les responsabilités du patronat dans la politique que Macron mène pour leurs intérêts !
Ohé Gilets Jaunes : ne pas oublier les responsabilités du patronat dans la politique que Macron mène pour leurs intérêts !

Publié par FSC

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Gilets Jaunes : blocage du site pétrolier à Grand Quevilly et évacuation musclée

Dès 4 heures ce matin, mercredi 2 janvier, un peu moins d’une centaine de Gilets jaunes ont commencé à bloquer l’accès principal du terminal pétrolier Rubis, à Grand-Quevilly près de Rouen. A 9.00 du matin ils étaient évacués par la police.

C’est reparti !

crédit photo : Facebook Syndicat CGT territoriaux de Saint Etienne du Rouvray

Le credo de Macron : taper fort, tout de suite

Dès 4 heures ce matin, ils étaient entre 60 et 80 Gilets Jaunes venus bloquer l’accès principal du terminal pétrolier Rubis, près de Rouen, empêchant les camions citernes d’entrer et de sortir. Dès 9 heures, ils étaient évacués par les forces de police. Pour justifier cette déclaration de guerre éclair aux Gilets Jaunes, quelques heures après le discours autiste et provocateur du désormais honni Macron, Bruno Lemaire, directeur de cabinet de la préfète de Seine-Maritime, a récité son credo selon saint Macron :

« Comme tout blocage, il n’est pas acceptable. Faire un feu devant un dépôt pétrolier c’est extrêmement dangereux. Ils seront autant que possible poursuivis devant les tribunaux »… « Ce sont des actions particulièrement irresponsables ». Et de brandir immédiatement le bras armé dont il dispose : « Dès qu’il y a blocage et que ce blocage crée une gêne à l’ordre public et à la sécurité publique, les forces de l’ordre interviennent ».

Pourtant, des Gilets Jaunes, présents sur le site ce matin, contestent le prétexte de sécurité. Ils s’exaspèrent d’avoir entendu à la radio, après l’évacuation, qu’il y avait eu un feu et usage de la force par les gilets jaunes « alors que pas du tout ! ». Selon eux, la police était venue une première fois, à titre préventif, pour leur signifier de ne pas brûler des palettes ; ce à quoi ils s’étaient engagés. Selon la même source, citée par France Bleue, quand la police est revenue, une deuxième fois vers 8h30 pour les évacuer, il n’y a eu ni feu, ni violence, ni insulte de la part des manifestants.

Le cocktail que nous servent Macron et ses valets est donc toujours le même : menaces, calomnies, usage de la répression policière et judiciaire.

Derrière la force, la crainte d’une reprise des sites stratégiques

Macron a décidé de ne rien entendre, de maintenir son cap et de jouer à fond la carte de la répression et de la violence la plus extrême, si cela s’avère nécessaire. Cela l’oblige, lui et ses forces de répression, à être sans cesse sur le qui-vive et à mesurer en permanence les risques pour sa stratégie.

Si les décisions ont été si promptes à se prendre ce matin et l’évacuation réalisée en un temps record, c’est que le terminal pétrolier de Rubis est stratégique pour deux raisons :

La première, c’est que de ce terminal partent les camions citernes qui distribuent le carburant dans toute la Haute-Normandie (Eure et Seine-Maritime) et même au-delà (jusque dans l’Oise, la Somme, l’Orne…). Par ailleurs, la Normandie est, avec la région Paca, l’une des premières régions de France en matière de raffinage et de transports de carburant par camions ou par pipe-line. Elle concentre huit sites vitaux pour l’approvisionnement en carburant. Toute contagion des blocages entre les différents sites serait stratégiquement désastreuse.

La deuxième raison, fondamentale dans cette période critique, c’est que le site de Rubis n’en est pas à son premier essai et constitue un « foyer » de mouvement social. Déjà le 3 et le 13 décembre, il avait été bloqué non seulement par des Gilets Jaunes mais aussi par des militants de la CGT. Par ailleurs, durant les derniers « samedis » de manifestations, la ville de Caen a été l’une des plus actives, avec Bordeaux et Toulouse. On se souvient aussi de la lutte puissante qui a été menée par les hospitaliers du Rouvray, dans cette même région, près de Rouen.

On comprend pourquoi Bruno Lemaire n’a pas traîné ce matin, et on comprend aussi, que la région normande est l’un des lieux où la question de la convergence des luttes se pose avec le plus d’acuité et qu’elle a, peut-être, le plus de potentiel si l’on veut que 2019 soit pour Macron et son monde, une année de défaite.

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Vœux de Macron : l’autruche qui pratique la méthode Coué

Le gros quart d’heure qu’aura duré le discours de vœux de Macron aura servi, on ne s’en étonnera pas, à pas grand-chose...

NPA

Communiqué du NPA

Nous relayons un communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste
Crédit photo : DR

Le gros quart d’heure qu’aura duré le discours de vœux de Macron aura servi, on ne s’en étonnera pas, à pas grand-chose... Se vantant des « transformations » déjà réalisées comme dans le domaine de la SNCF, bref fier des reculs qu’il nous a imposés, Macron n’a livré ce soir aucune annonce, si ce n’est la promesse de continuer les attaques et remises en cause, en ce qui concerne notamment le secteur public ou les retraites explicitement cités.

Mais réussir l’exploit de ne citer ni l’explosive affaire Benalla qui mine le pouvoir depuis juillet, ni le profond mouvement des Gilets jaunes, chapeau l’artiste ! Pour quelqu’un qui prétend « parler vrai » et formuler un « vœux de vérité », il faut saluer l’exploit. Soyons juste, s’il ne nomme jamais explicitement le mouvement des Gilets jaunes, le président ne peut éviter d’y faire allusion : « Une colère a éclaté qui venait de loin, contre les injustices », une colère bien vite ramenée à la seule violence, à une « foule haineuse »… Toutes celles et ceux qui se mobilisent depuis un mois et demi apprécieront. Dès lors ne reste plus que la profession de foi préférée du Président, la vieille rengaine de « l’ordre républicain », et les formules usées sur « notre avenir commun » propre à tous les vœux présidentiels. Surréaliste, alors que ce pouvoir, miné par une crise politique que l’on a rarement connue, est remis en cause dans la rue depuis plusieurs semaines.

N’en déplaise à Macron qui pense que « le peuple est souverain : il s’exprime lors des élections... », c’est aussi et surtout en se battant ensemble dans la rue que celles et ceux d’en bas peuvent se faire entendre et faire reculer tous les Macron et Cie qui organisent la casse sociale. C’est à eux - et avec eux - que nous formulons nos meilleurs vœux, de luttes et de victoires. Pour 2019, des bonnes résolutions... et surtout de bonnes révolutions !

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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