SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Paris 1. La mobilisation des doctorants continue contre la précarisation de l’université

A Paris 1, comme au Celsa et à Poitiers, les doctorants mènent depuis 15 jours une "grève des notes". Ils exigent l'exonération des frais d'université pour les étudiants-travailleurs de l'université et la contractualisation de tous les vacataires, qu'ils soient doctorants ou docteurs sans poste.

Grève des notes

Depuis le 15 mai, les doctorants de Paris 1 sont en lutte, rejoints par ceux de l’université de Poitier et du CELSA (Ecole des hautes études en sciences de l’information et de la communication) et soutenus à l’échelle nationale par la Confédération des Jeunes chercheurs. Ils ont entamé une « grève administrative » passant par la rétention des notes afin de faire plier la présidence de leurs universités.

Le mouvement a été amorcé dans l’UFR de sciences politique de Paris 1, suite à l’annonce du rétablissement des frais d’inscriptions pour les doctorants contractuels et ATER (attaché temporaire d’enseignement et de recherche), obtenu de haute lutte, suite à une mobilisation de trois semaines des doctorants en 2016. Ils exigent une exonération des frais d’inscriptions pour tous les étudiants travaillant à l’université, mais aussi l’obtention de contrat pour tous les vacataires ainsi que la contractualisation de l’ensemble des doctorant.e.s vacataires et des docteur.e.s sans poste vacataires. En effet, travaillant avec un statut particulièrement précaire, les vacataires, n’ont droit à aucun congé, sont rémunérés en deçà du smic horaire, et sont payés jusqu’à un an après la fin de leur travail, comme c’est le cas à l’UFR d’économie de Paris 1.

La rétention des notes mise en place par les doctorant.e.s mobilisé.e.s retarde significativement l’annonce des résultats des partiels, ralentissant le fonctionnement même de l’université, ce qui a permis d’instaurer un rapport de force avec la présidence de Paris 1. Cette dernière a ainsi accédé partiellement aux revendications avancées par les étudiants concédant l’exonération de frais d’inscription pour les doctorants contractuels et ATER. Cependant, cet acquis, déjà promis par la présidence et voté en CA en 2016 semble être révocable tous les deux ans, puisque est constamment remis en cause par la direction de l’université. C’est pourquoi, dans leur dernier communiqué, les doctorant.e.s mobilisé.e.s ont annoncé maintenir la lutte pour l’ exonération des frais d’inscription pour l’ensemble des doctorants (contractuels ou non), nécessaire dans la mesure où tous participent également aux activités d’enseignement et de recherche. but premier, on le rappelle, de l’université. D’autre part, il est intéressant de noter que

D’autant plus, que malgré ce premier recul, rien dans le communiqué de la présidence de Paris 1 n’est concédé aux doctorants vacataires dont le statut est particulièrement précaire (non-financés, sans poste) alors que 30% des enseignements à Paris 1, par exemple, sont dispensés par des vacataires. Des conditions de travail souvent très précaires dont comme en témoigne Alexandre, vacataire à l’université de Tours, dans La Nouvelle République : « J’ai accepté un contrat d’enseignement à temps plein : 384 heures de cours pour 1.450 €, sur dix mois. A titre de comparaison, un maître de conférences titulaire assure 192 heures de cours, le reste du temps étant considéré comme consacré à la recherche, pour un salaire qui démarre à 1.800 €, sur 12 mois, en début de carrière. Moi, pour essayer de m’en sortir, et parce que le département avait des besoins, j’ai été jusqu’à 500 heures d’enseignement, dont seules 400 seront payées [par le jeu des TP, qui sont moins payés l’équivalent de 0,6 h] »

Ces situations sont l’illustration de la précarité croissante qui touche une grande partie des travailleurs et travailleuses de l’Enseignement supérieur et de la recherche. A l’Université, comme dans de nombreux services publics, les conditions de travail se sont dégradées au fil des coupes budgétaires et des réformes. Cette précarisation touche d’ailleurs tous les corps de métier de l’université : outre les doctorants, enseignants et chercheurs, les personnels administratifs, d’entretien ou techniques sont les premières victimes de ces dégradations des conditions de travail et de vie. A Paris 1, au moins de septembre 2018 une grève des agents du service intérieur du centre PMF avait ainsi eu lieu pour exiger la réintégration de deux de leurs collègues dont les contrats précaires n’avaient pas été renouvelés sans motifs. A cette occasion une des travailleuses de la fac témoignait : « On nous jette comme des mouchoirs sales, c’est encore pire que dans le privé ».

Le recours aux vacataires, systématique dans l’université ainsi que l’absence de prise en considération des revendications qui leur sont liées, montre bien la politique oppressive que tente de mettre en place non seulement chaque présidence d’université mais plus largement, la politique de casse de l’enseignement et du service public du gouvernement.

En outre, l’on peut, avec l’exemple de Tolbiac A Paris 1, où suppressions de postes et atteintes aux droits des travailleurs sont sempiternellement imputées au manque de budget, les dépenses vont bon train quand il s’agit d’engager une prétendue rénovation exorbitante ou encore d’engager [des dizaines de vigiles->https://www.revolutionpermanente.fr/Multiplication-des-vigiles-a-Tolbiac-sur-les-facs-aussi-la-repression-est-en-marche pour empêcher toute forme de contestation au sein de l’université.entraînant parfois de violentes altercations, et ce pour plusieurs centaines de milliers d’euros.

Maintenir les étudiants et les travailleurs dans la précarité, les contraindre au silence en déployant la force, les discriminer en fonction de leur pays d’origine (« Bienvenue en France ») ou de leur origine sociale (Parcoursup), voilà l’Université que le gouvernement Macron, dans la continuité de ses prédécesseurs, met en place avec la complicité des présidences telles que celle de Paris 1.C’est afin d’enrayer une partie de ces problèmes Pour mettre fin à cette spirale, la lutte continue pour les doctorant.e.s mobilisé.e.s pour qui le Conseil d’administration du 6 juin sera décisif.

Nous relayons ci-dessous le communiqué des doctorants en lutte de Paris publié sur la page Facebook Doctorant.e.s mobilisé.e.s pour l’Université le mardi 28 mai :

« Suite au mouvement de rétention des notes amorcé le 15 mai dernier, la Présidence de l’université Paris I a déclaré vouloir maintenir l’exonération des frais d’inscription des doctorant·e·s contractuel·le·s et ATER après avoir annoncé sa suppression. Nous saluons ce renoncement, tout en déplorant qu’il ait fallu entrer dans un rapport de forces avec la présidence de l’université pour l’obtenir.

Si ce recul est un premier pas, il est totalement insuffisant. Nos revendications dépassent très largement le simple maintien du statu quo : nous exigeons l’exonération de tou·te·s les doctorant·e·s. Que l’on ait ou non un contrat de travail, nous réalisons le même travail de recherche. Certain·e·s sont payé·e·s, d’autres non. La Présidence de Paris I n’est pas financièrement en mesure de proposer des contrats doctoraux à l’ensemble des doctorant·e·s, il lui revient cependant de tenter de reconnaître et considérer de manière égale l’ensemble des doctorant·e·s au nom de leur « rôle stratégique dans les activités d’enseignement et de recherche », quel que soit leur statut. L’exonération de tou·te·s les doctorant·e·s est donc une nécessité.

Quant à la mensualisation des vacataires, cela fait désormais trois ans qu’elle est a été votée par le conseil d’administration de Paris I sans que la Présidence n’assure sa mise en œuvre. Force est de constater que la Présidence est incapable de tenir sa promesse du fait de difficultés multiples : le logiciel de gestion des ressources humaines ne fournit pas de visibilité aux composantes sur le traitement des dossiers, et le manque d’agent·e·s BIATSS, aussi bien au niveau du service des RH que dans les composantes, rend impossible la bonne gestion des vacataires. Pire encore, la mensualisation a reculé car la majorité de nos collègues vacataires n’ont toujours pas été payé·e·s pour les enseignements du premier semestre ou de l’année dernière, sans compter celles et ceux qui n’ont toujours pas signé leur fiche de renseignements. La mise en œuvre de la mensualisation promise par la Présidence avance à reculons !

De plus, quand bien même les vacataires seraient mensualisé·e·s, ces dernier·e·s ne disposent d’aucun droit élémentaire : leur rémunération nominale se situe 17 centimes en-dessous du SMIC horaire, elles et ils sont payé·e·s à la tâche, n’ont pas droit aux congés payés, congés maternité, paternité ainsi que parental et sont mis·e·s dans des situations inextricables avec Pôle Emploi et la CAF pour faire valoir leurs droits sociaux faute de pouvoir justifier de leurs revenus par des bulletins de paie. Le statut de vacataires est indigne, il constitue une casse non seulement du statut de la fonction publique mais aussi de tout droit du travail. Son recours explose : certain·e·s vacataires assurent pendant plusieurs années consécutives des services d’enseignement supérieur·e·s à ceux des doctorant·e·s contractuel·le·s, voire même à ceux d’ATER, de maîtres·se·s de conférences et professeur·e·s d’université.

Nous réaffirmons ainsi notre revendication d’une contractualisation de tou·te·s les doctorant·e·s vacataires (c’est-à-dire la fin du recours par Paris 1 au statut d’attaché temporaire vacataire) ainsi que la contractualisation des docteur·e·s sans poste vacataires qui le souhaitent. La loi permet tout à fait à une université de délivrer des CDD d’enseignement plutôt que de recourir à des vacations. Dans une mauvaise foi idéologique incroyable, la présidence de Paris 1 nous oppose que de tels contrats "menaceraient le statut de la fonction publique". Mais son recours massif aux vacataires est déjà une destruction de la fonction publique ! Délivrer des contrats d’enseignement serait l’assurance d’une protection sociale élémentaire, d’un paiement mensuel, et d’une reconnaissance de la part de l’institution universitaire qu’elles et ils sont bien des personnels enseignants de Paris I. L’université de Bordeaux a mis en place ce type de contrats, réservés aux jeunes chercheur·se·s, qui ne se substituent aucunement à des postes de permanents, mais uniquement au statut inique de vacataires.

Il est temps que l’université Paris I prenne enfin la mesure du problème que constitue le recours massif aux vacataires, pour le service public universitaire, qui pénalise à la fois les enseignant·e·s et les étudiant·e·s.

La Mobdoc »

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Marseille. Saint-Louis Sucre bloqué pour protester contre les suppressions d’emplois

Les employés de la sucrerie Saint-Louis, à Marseille, ont bloqué leur site de travail ce lundi pour protester contre le plan de restructuration prévu. Au total, ce sont 53 des 58 emplois qui vont être supprimés par le groupe.

53 emplois supprimés sur 58

Crédit photo : DR

La sucrerie Saint-Louis de Marseille est bloquée depuis la fin de semaine dernière pour protester contre le plan de restructuration prévu par son propriétaire, le groupe allemand Südzucker. Sous prétexte du manque de rentabilité de la filière du sucre en France, deux des quatre sucreries présentes sur le territoire national devraient fermer d’ici 2020 – à Cagny (Calvados) et Eppeville (Somme) – tandis que celle de Marseille verra ses effectifs passer de 58… à 5 personnes, soit 53 emplois supprimés.

Le site était encore bloqué en ce début de semaine par des salariés qui entendaient marquer le coup avant la réunion prévue ce mercredi entre la direction et les syndicats pour entériner le plan de restructuration. « Nos équipes de l’après-midi et du soir vont aussi se mobiliser. Les propositions financières qui nous sont faites dans le plan social ne nous conviennent pas. Alors nous leur mettons la pression en bloquant », expliquait ainsi un délégué syndical lundi matin. Plusieurs autres sites comme celui de Cagny sont également mobilisés.

Le calendrier est on ne peut plus serré. La réduction de la sucrerie marseillaise à sa portion congrue a été annoncée au mois de février dernier et sera donc – sauf très grosse surprise – définitivement actée ce mercredi. D’ici le mois de juillet, l’affaire sera entendue et plus aucune production ne sortira de ce site, dont les cinq derniers employés seront alloués au conditionnement des produits uniquement.

Quand le Parlement européen libéralise le marché du sucre pour faire chuter les cours

Le point de départ de tout cela ? Une décision du Parlement Européen de supprimer les quotas de production de sucre, mis en place pour garantir un certain niveau de prix. Le 1er octobre, la législation limitant la production sucrière dans les États membres de l’Union européenne est abolie, faisant exploser la production. Une décision politique prise à la suite d’une demande des gros producteurs mondiaux devant l’OMC. Par conséquent, l’année 2018 est marquée par un effondrement du cours du sucre (-38% sur l’année). Dans ces conditions, certains sites comme les quatre Français ne sont plus rentables et un groupe comme Südzucker préfère exporter sa production et fermer ses usines françaises.

C’est donc un site historique comme celui de Saint-Louis, qui a donné son nom au sucre éponyme, qui va fermer ses portes cet été. Pourtant, les salariés ont tenté de se battre pour qu’un repreneur soit trouvé ou que l’État s’engage pour le maintien des emplois. « Nous, on se bat plus globalement pour le maintien de la filière sucre française. Les économistes nous disent que les cours peuvent remonter, c’est pourquoi on demande à l’État français une mise sous tutelle temporaire de la filière, pour préserver l’outil de production et les emplois », explique Fabien Trujillo, délégué CGT au CSE de l’entreprise dans les colonnes de Libération.

Plusieurs projets de reprises, dont un porté par les planteurs de betteraves français ont été présentés à Südzucker, qui leur a signifié jeudi dernier qu’il n’était pas intéressé. « Il n’est pas acceptable que la France subisse une solution brutale et supporte l’essentiel de la restructuration envisagée par Südzucker », avait estimé en mars le ministère de l’Agriculture via un communiqué. Sans pour autant envisager une implication de l’État dans une éventuelle reprise. Et le président du directoire du groupe allemand de conclure, assumant parfaitement ne pas avoir souhaité qu’une solution profitable aux travailleurs de l’entreprise ne soit trouvée. « Nous n’arrêtons pas la production de sucre pour la proposer à d’autres acteurs, mais bien pour retirer des capacités du marché », qui pourraient nuire à la compétitivité des productions du groupe à l’étranger.

Un groupe dont le chiffre d’affaires s’élève à plus de 7 milliards d’euros, mais qui n’hésite pas à chercher à augmenter son profit sur le dos de dizaines de travailleurs bientôt sans emplois.

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Le plan social touche principalement la branche turbines à gaz de l’entreprise américaine implantée dans le Territoire de Belfort.

Le Monde avec AFP et Reuters

Antoine Peyratout, directeur général de GE Power France, face à des salariés et des représentants syndicaux qui défendent le maintien en service de leur usine devant le siège de GE à Belfort, le 21 mai 2019. SÉBASTIEN BOZON / AFP

Antoine Peyratout, directeur général de GE Power France, face à des salariés et des représentants syndicaux qui défendent le maintien en service de leur usine devant le siège de GE à Belfort, le 21 mai 2019. SÉBASTIEN BOZON / AFP

Coup de tonnerre à Belfort : le géant américain General Electric (GE) a annoncé, mardi 28 mai, envisager la suppression de plus de 1 000 postes en France. Une nouvelle épine dans le pied du gouvernement au lendemain des élections européennes.

L’annonce, redoutée depuis des mois par les salariés, a été officialisée mardi matin par un communiqué du groupe : GE a présenté aux instances représentatives du personnel « des projets d’évolution de l’organisation de ses activités gaz et de ses fonctions support ». Celles-ci, détaille-t-il, sont susceptibles d’« entraîner un maximum de 1 044 réductions de postes », essentiellement sur les sites franc-comtois de Belfort et Bourogne (Territoire de Belfort), ainsi qu’à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Dans le détail, le groupe américain, qui avait racheté en 2015 la branche énergie d’Alstom, envisage jusqu’à 792 suppressions de postes dans l’entité gaz, et 252 dans celle dédiée aux fonctions supports, a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) un porte-parole du groupe.

Aux abords du site de Belfort, les salariés interrogés par l’AFP se sont dit, la mine fermée, « abasourdis » et « assommés » par l’ampleur de l’annonce et sa « rapidité après les élections européennes ».

« C’est une nouvelle épreuve pour la Cité du Lion, pour le bassin industriel du Nord Franche-Comté, et plus largement pour la filière énergie en France », ont fustigé dans un communiqué commun plusieurs élus locaux, parmi lesquels le maire (LR) de Belfort, Damien Meslot, et la présidente (PS) de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay. Insistant sur le timing de l’annonce, « au lendemain des élections européennes », ils ont sonné « la mobilisation générale » et prévenu : « nous ne lâcherons rien ! »

La « mort annoncée » du site

Au total, General Electric emploie à Belfort environ 4 300 personnes, dont 1 900 dans l’entité turbines à gaz visée par l’annonce et qui subit les conséquences des difficultés générales de GE et de la baisse actuelle de ses marchés. Pour GE, il s’agit « d’améliorer les performances opérationnelles et financières de ses activités gaz, de simplifier son organisation en adaptant ses fonctions support aux contraintes des divisions et ainsi retrouver le chemin d’une compétitivité durable ».

Les procédures d’information-consultation auprès des organisations représentatives du personnel doivent s’ouvrir à la mi-juin. « Ces projets ne seront pas finalisés et aucune décision ne sera prise avant l’issue des procédures de consultation », insiste GE.

Même si salariés et élus redoutaient depuis plusieurs mois ces suppressions de postes, elles ont fait l’effet d’un électrochoc sur le site. C’est un « coup de tonnerre », a réagi sous couvert de l’anonymat un délégué syndical de la Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC), interrogé par l’AFP à Belfort. « C’est la mort annoncée du site », a renchéri Dominique Thiriet, secrétaire de la Confédération générale du travail (CGT) à GE Belfort, qui a fustigé l’absence de « volonté de General Electric de [le] faire vivre ».

Colère de l’intersyndicale

Pour le gouvernement, ces suppressions tombent au plus mal, dans un contexte social dégradé et avec d’autres déconvenues industrielles, comme la reprise chaotique de l’aciérie d’Ascoval de Saint-Saulve (Nord) ou la fermeture annoncée de Ford à Blanquefort (Gironde).

Début mai, Emmanuel Macron avait assuré dans un courrier aux élus locaux que le dossier GE Belfort faisait l’objet de « la plus grande vigilance de la part de l’Etat ». Dans un « contexte économique difficile », Belfort « dispose d’atouts », mais il est « indispensable de mesurer les investissements nécessaires afin d’adapter l’outil industriel pour expertiser la faisabilité » des projets à l’étude, telle la « diversification dans le secteur aéronautique, dans l’hydrogène » ou dans « de nouvelles centrales nucléaires à l’international », avait-il, cependant, averti.

Fin mars, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, avait précisé qu’il entendait « étudier toutes les pistes industrielles possibles pour maintenir l’emploi ». Parmi ces pistes : puiser dans un fonds de 50 millions d’euros abondé par GE pour ne pas avoir respecté son engagement, pris après le rachat de la branche énergie d’Alstom, de créer un millier d’emplois net en France.

La semaine dernière, M. Le Maire avait toutefois soulevé la colère de l’intersyndicale de GE Belfort, déclarant qu’« aujourd’hui, [GE] a une empreinte très forte sur les turbines à gaz », secteur dans lequel « il n’y a pas de débouchés ».

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Plan social. Toupargel licencie 265 salariés

En plein procès France Télécom, 265 employés seront mis à la porte, et ce alors que l’entreprise conclut des accords avec des groupes ultra-côtés comme Amazon ou Naturalia en s’appuyant sur les faveurs des banques.

PLAN SOCIAL

L’entreprise lyonnaise, leader de la livraison à domicile de produits surgelés, annonce la suppression de 265 postes sur 2 300, soit 10 % de ses effectifs. La direction a proposé un « accord de performances collectives » sous forme de coupon-réponse, lequel, si la case « refus » est cochée, les informe que le « licenciement pour faute réelle et sérieuse pourra être envisagé ».

Toupargel est placé en « procédure de sauvegarde » par sa direction depuis fin janvier. Un plan de redressement du groupe, qui doit être présenté devant le tribunal de commerce de Lyon en juillet, prévoit une « transformation de fond » qui va se répercuter comme à l’accoutumée sur les salariés, dont 10 % seront licenciés. Après la publication des chiffres en 2018, l’entreprise de 2300 salariés affiche une perte de résultats de 11 % par rapport à l’année précédente, soit 25,3 millions d’euros. Alors qu’il dispose de 5 centres, le groupe ferme aujourd’hui la plateforme de Civrieux d’Azergues en la réduisant à un service d’approvisionnement, tout en recentrant l’activité de distribution sur 3 autres plateformes (Argentan, Montauban, Chalon) pour faire face à la concurrence. Ce seront donc 265 employés mis à la porte, et ce alors que l’entreprise conclut des accords avec des groupes ultra-côtés comme Amazon ou Naturalia en s’appuyant sur les faveurs des banques. Et les salariés ont eu ainsi droit à de nouvelles méthodes, aussi fulgurantes que la baisse du chiffre d’affaire : le licenciement par coupon-réponse. Discipline brutale du marché du travail, ce cas met en lumière le but de tout capitaliste : faire du profit, au mépris de la qualité de la production et des conditions de travail.

Ce plan social, froidement nommé « Oxygène 2020 », vise à accroître le chiffre d’affaire en préparant une réduction de 10 millions des coûts de structure tout en s’engageant à hauteur de 20 millions d’euros auprès des actionnaires pour préparer la concurrence sur de nouveaux marchés. Toupargel, fondé en 1947, est resté spécialisé dans la vente directe par téléphone et compte aujourd’hui 42 centres d’appels, avec 1 000 conseillers téléprospecteurs et télévendeurs. Un choix que la famille Tchenio, à l’origine du développement de la firme, justifiait en 2012 :« Les gens adorent être appelés chez eux. Il n’est pas question de remettre en cause notre modèle de vente qui a permis de développer une réelle proximité avec nos clients. » Mais face à l’inadaptation de ce modèle, la direction constatant que la vente par téléphone baisse de 10 % se tourne avec ce plan vers le web, lui en augmentation de 36 %, en en profitant pour licencier.

Le groupe est devenu leader en France de la livraison à domicile de surgelés depuis 2003 grâce au rachat d’Agrigel. Profitant des communes où il y avait peu de commerce de proximité (généralement avec moins de 10 000 habitants), l’entreprise a misé sur une population rurale et plutôt âgée. Face au déclin graduel de son chiffre d’affaires, il se dédie en 2009 à la vente de produits d’épicerie et d’hygiène et met en place un service internet pour fidéliser, selon le modèle dit « omnicanal » qui vise à coordonner tous les canaux de diffusion. 95 % des bénéfices étant toujours liés aux surgelés car n’étant pas en capacité de concurrencer des groupes comme Picard dans les grandes villes qui se sont élargis à la grande distribution, la direction de Toupargel a continué ses opérations individuelles avec les ventes à domicile, via les téléphones, les centres de relais et le site internet, tout en s’ouvrant à une clientèle plus large avec le bio, le halal, le casher, et divers types de régimes alimentaires, et en propageant des conseils nutrition bidons sur son site. Mais face au monopole sur la grande distribution, les recettes de ce genre de vente ne représentent que 12,7 % des volumes tout circuits confondus. Une nouvelle équipe de direction, placée en 2017, signe de nouveaux contrats avec La Vie Claire, Amazon ou Naturalia et sort 40 millions de chiffres d’affaires en 2018.

Mais cette mise en place a un coût, et dans un contexte où la concurrence sur internet s’est fortement accrue et la clientèle des services à domicile est en déclin dans les zones ciblées par Toupargel, le groupe se tourne vers de nouvelles techniques managériales avec des systèmes de référencement de compétences, des évaluations permanentes des employés et des cursus de formation en 22 jours. Cette politique, qui a impliqué de licencier jusqu’à 20 % des salariés selon les années, essentiellement dans la prospection de terrain, n’a fidélisé aujourd’hui que 700 000 foyers, comparé à 2014 où elle comptait 3 290 employés pour 1,2 millions de clients, et ce alors que les cotisations patronales décroissent d’année en année en défaveur de la politique sociale (depuis 1993 avec Balladur le montant de ces exonérations est passé de 2.6 milliards d’euros à 21,6 milliards d’euros, sans avoir pour autant créer de nouveaux postes de travail ou résorber le chômage).

Or pendant ce temps le quotidien des télévendeurs, téléprospecteurs, des manutentionnaires et des autres agents ne s’est pas amélioré : pauses de trois heures imposées qui cassent la journée, travail au froid et port de charges lourdes dans les entrepôts, des rythmes souvent difficiles à tenir et qui ont servi de prétexte de licenciements pour « inaptitudes ». Des accords de pénibilité avaient été signés en 2013, qui selon la CGT restent très en deçà du Code Du Travail, notamment sur les salaires très proches des minima conventionnels, et alors que Toupargel affiche des bénéfices énormes par rapport au nombre de salariés. « Nous allons avoir un parcours optimisé et personnalisé pour nos clients avec de nouvelles méthodes de recrutement », précise Jérôme Dalidet, l’actuel PDG du groupe. Mais la population a plutôt besoin de services qui soient adaptés à ses besoins, et non pas soumis aux caprices des patrons et des actionnaires, qui eux par contre n’ont pas à trembler pour leur loyer, leurs repas, leur famille et leur futur quand l’entreprise connaît des difficultés.

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Fusion Renault-Fiat Chrysler : 2,5 milliards de dividendes pour les actionnaires

Pendant qu'hôpitaux, lignes de train, écoles et services publics ferment, les capitalistes sont à la fête.

La fête continue pour les capitalistes
Une « proposition amicale » qui ne se refuse pas

Ce lundi 27 mai, le groupe automobile Fiat Chrysler Automobile (FCA) a officiellement envoyé un projet de fusion avec l’entreprise Renault. Cette fusion, si elle est acceptée par le groupe Renault, donnerait naissance au troisième groupe mondial de constructeur automobile. La proposition de FCA consiste en la réunion des deux entreprises par le biais d’une holding, une société regroupant à 50-50 les actionnaires du groupe Renault et ceux de l’entreprise italo-américaine, coté à Paris, Milan et New York et dont la maison mère serait de droit hollandais. Pour le moment, la fusion n’est pas encore effective puisque le conseil d’administration de Renault doit étudier l’offre et donnera une réponse d’ici quelques jours, voire quelques semaines. D’ores et déjà, selon le Financial Times : « le conseil d’administration de Renault, qui s’est réuni lundi matin, a déclaré qu’il "étudierait avec intérêt l’opportunité d’un tel regroupement d’entreprises", le qualifiant de "proposition amicale". Il vise à prendre une décision initiale le plus tôt possible, potentiellement d’ici la semaine prochaine, selon les personnes informées à ce sujet. »

En tout état de cause, la « proposition amicale » » se promet d’être lucrative. Quelques milliards de plus pour gonfler les poches, déjà bien remplies, des actionnaires selon les chiffres du Financial Times : « En raison des différences de valeur de marché au début de la journée, les actionnaires de FCA recevraient un dividende de 2,5 milliards d’euros avant la clôture de l’opération. La valeur de la transaction fluctuera en fonction du cours des actions. »

Selon le rapport de FCA, cette holding donnerait naissance à un troisième « fabriquant d’équipement d’origine » (FEO) dont les ventes annuelles devraient atteindre les 8,7 millions de véhicules avec une « forte présence dans les régions et segments-clés » permettant d’engranger pas moins de 170 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Cette fusion sera donc une nouvelle opportunité pour les grands monopoles de faire des profits extravagants sur le dos des travailleurs.

Plus gros, plus riches

La holding en projet devrait devenir un « leader mondial dans un secteur automobile en rapide évolution avec un fort positionnement dans les nouvelles technologies, dont les véhicules électriques et autonomes », car si FCA s’intéresse à Renault, ce n’est pas sans arrière-pensées. FCA a effectivement besoin des apports techniques que pourrait lui offrir Renault, en particulier en matière de véhicules électriques, FCA n’offrant pour le moment aucun véhicule de cette sorte dans sa gamme. Les intérêts sont donc bien présents pour FCA, mais également pour Renault puisque cette fusion permettrait l’ouverture des marchés d’Amérique du Nord grâce aux gros véhicules SUV ou pick-up à prix rentable.

Seulement, les intérêts de cette fusion pour les deux entreprises ne sont pas uniquement directs. FCA et Renault doivent joindre leur force pour réaliser les investissements colossaux nécessaires à l’évolution technologique dans l’automobile, notamment l’électrification, la conduite autonome ou les véhicules connectés, qui sont déjà estimés à plus de 250 milliards d’euros pour les sept prochaines années. Mais les actionnaires des deux entreprises ne perdent pas de vue leur principal objectif : le profit. Les synergies annuelles sont dès à présent évaluées à plus de cinq milliards d’euros, ajoutées à celles déjà existantes de l’alliance de Renault avec les groupes japonais Nissan et Mitsubishi Motors.

Un pilier de l’impérialisme français

L’autre actionnaire central de la potentielle nouvelle holding est évidemment l’Etat français qui détient actuellement 15% des parts de Renault. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a réagi dès lundi matin à propos de cette fusion en assurant que « le gouvernement y est favorable », ce qui était évidemment prévisible lorsque l’on voit les bénéfices hors-normes que cette fusion pourrait apporter.

Une fusion qui permettrait d’étendre la puissance de l’impérialisme français face à ses concurrents internationaux. C’est pourquoi, elle continue : « c’est important pour nous parce que ça témoigne de notre capacité à répondre aux enjeux de souveraineté économique européenne et française dans un contexte de mondialisation où on a de très grandes entreprises, des géants qui se sont construits en dehors de l’Europe, et aujourd’hui, on a besoin que des géants se construisent en Europe ».

Or, ce qui semble être bénéfique pour le gouvernement ne l’est pas pour autant aux yeux des travailleurs de l’automobile qui, à cause de cette fusion, vont être sur la sellette. La porte-parole tente tout de même de rassurer un maximum en exigeant timidement qu’il « faut que les conditions dans lesquelles se réalise cette fusion soit à la fois favorable au développement économique de Renault et évidemment aux salariés de Renault ». Quelle hypocrisie lorsque l’on connait le sort qui est réservé aux travailleurs. En plein procès France Télécom, les « restructurations » et autres fusions provoquent de véritables massacres sociaux : licenciements, troubles psycho-sociaux, suicides.

Il est en effet typique lors des fusions d’entreprises que de nombreux ouvriers se retrouvent mis à la porte, et c’est évidemment le risque ici une fois de plus. Lorsque l’on voit l’avidité de la famille Agnelli qui sera aux commandes de cette holding, on ne peut que redouter de graves conséquences pour les intérêts des travailleurs.

Crédit photo : AFP/Marco Bertorello et Loïc Venance

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Quel est le coût du Capital ? La réponse en vidéo par Mathieu Cocq, responsable du pôle économique CGT.

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Pour sauver la planète, il faudrait passer à la semaine de 6 heures

Par Hélaine LEFRANÇOIS

D’après le groupe de réflexion Autonomy, les pays signataires de la COP21 devraient réduire drastiquement le temps de travail, afin de diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre et limiter le réchauffement climatique. Un de ses chercheurs a calculé le nombre idéal d’heures de travail hebdomadaire pour trois pays.
 
Et si la réduction du temps de travail permettait de lutter contre le dérèglement climatique ? Dans une étude récente, le groupe Autonomy, dont les travaux de réflexion portent sur l’organisation du travail, démontre qu’en travaillant moins nous pourrions réduire considérablement nos émissions de gaz à effet de serre.

Un de ses chercheurs affiliés, Philippe Frey, doctorant à l’Institut de Technologie de Karlsruhe (Allemagne), s’est concentré sur trois exemples : le Royaume-Uni, la Suède et l’Allemagne. Ces trois pays ont signé l’accord de Paris sur le climat.

Pour rappel, en 2015, les pays signataires se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement climatique à 2 °C maximum d’ici 2100.

Pour sauver la planète, il faudrait passer à la semaine de 6 heures
Au Royaume-Uni, le mouvement Extinction Rebellion demande au gouvernement d’agir immédiatement. (Photo d’illustration : Stephanie Keith / AFP)

Une semaine à 6 heures en Allemagne

D’après les calculs de Philippe Frey, les Suédois devraient travailler 12 heures par semaine, les Britanniques 9 heures et les Allemands 6 heures afin de tenir leur promesse. À l’échelle mondiale, les pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), dont la France fait partie, devraient limiter leur temps de travail à 5 heures et demie par semaine au lieu des 40,5 heures hebdomadaires actuelles. Toutefois, ce chiffre n’est pas très parlant, car il existe de fortes disparités entre les différents pays de l’OCDE.

Pour en arriver à ce résultat, Philippe Frey a utilisé les chiffres de l’OCDE sur les émissions de gaz à effet de serre par secteur d’activité et par pays. La différence entre l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Suède s’explique par la productivité de leurs travailleurs, mais aussi par les industries qu’ils privilégient.

Pour sauver la planète, il faudrait passer à la semaine de 6 heures
Le site d’extraction de charbon de Garzweiler, en Allemagne. (Photo d’illustration : Patrik Stollarz / AFP)

Ainsi, les Britanniques travaillent en moyenne 42 heures par semaine, soit deux de plus que les Allemands. Mais l’économie allemande génère plus d’émissions de gaz à effet de serre que l’économie britannique, ce qui explique pourquoi les Allemands devraient moins travailler que les Britanniques.

En Suède, l’économie est plus respectueuse de l’environnement. L’écart entre le nombre hebdomadaire d’heures actuellement travaillées (38 heures) et le nombre d’heures idéal (12 heures) est donc moindre.

Une urgente oisiveté

Des études précédentes affirmaient déjà que la réduction du temps de travail permettait de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. En un sens, les résultats de cette étude sont logiques : si la production baisse, la consommation baisse aussi. C’est un changement radical de la société que ce rapport préconise.

« Je dirais que la crise climatique nécessite une baisse sans précédent de l’activité économique », écrit l’auteur qui cite Le droit à la paresse de Paul Lafargue.

Au XIXe siècle, cet économiste faisait l’éloge de l’oisiveté car il estimait que les travailleurs n’avaient pas assez de temps pour profiter de la vie. Sauf qu’aujourd’hui, c’est pour résoudre l’urgence climatique que Philippe Frey propose de limiter le temps de travail… « Si la durabilité écologique nécessite une baisse générale de la consommation, alors l’augmentation du temps de loisir n’est pas tant un luxe mais une urgence », dit-il.

 
« L’augmentation du temps de loisir n’est pas tant un luxe mais une urgence », selon l’auteur de cette étude. (Photo : janka00simka0 / Pixabay)

Toutefois, le chercheur est conscient que la réduction du temps de travail, seule, n’est pas suffisante. « Il est nécessaire de mettre en place d’autres mesures qui facilitent une transformation économique radicale, comme remplacer certains métiers du secteur industriel par des métiers du secteur tertiaire, l’extraction d’énergies fossiles par des actions respectueuses de la planète (par exemple, les opérations de reforestation) », indique-t-il. En un mot, la lutte contre le réchauffement climatique ne se fera pas sans une intervention politique sensée.

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Comment une multinationale multimilliardaire "Unilever MIKO" (saint Dizier) se prépare à amplifier l'exploitation des travailleurs

Voici le tract des copains CGT Unilever Miko concernant la négociation sur les embauches.

Comment une multinationale multimilliardaire "Unilever MIKO" (saint Dizier) se prépare à amplifier l'exploitation des travailleurs

Embauche 

                          2019

Bonjour à tous,

Des négociations débutaient vendredi 3 mai 2019 concernant des embauches en CDI.

A la 1ère réunion, les propositions de la direction étaient les suivantes :

12 CDI à fin juin/début juillet puis 8 CDI en plus fin décembre 2109 ce qui représentait 20 CDI à temps plein.

La CGT avait demandé 20 CDI tout de suite.

La 2ème réunion a été annulée par la direction à la dernière minute sous prétexte que c’est Unilever Europe qui décide des embauches à Saint Dizier (de qui se moque-t-on ???????)

Hier, lors de la réunion du CE, la direction modifie complétement ses positions et propose 10 CDI TPA, en gros ce sont des CDI à 800 heures travaillées par an au lieu de 1607 heures (cela correspond à 1 travail à mi-temps) avec possibilité de travailler 30% de plus ainsi que des samedis supplémentaires.

La CGT s’oppose farouchement à ce type de travail précaire et l’a fait clairement savoir à la direction.

Comment un groupe comme Unilever qui dégage des marges de bénéfices énormes, rémunère ses actionnaires grassement et MIKO qui embauche des personnes dans tous les services via des CDI à temps plein peut proposer au personnel de production des emplois précaires.

Il y a 2 mondes chez Miko, le personnel des bureaux et les sans-dents de la production qui sont très mal considérés par la direction.

Je répète que la CGT suivant vos demandes est absolument contre les emplois proposés par la direction sont la forme de TPA (Temps Partiel Aménagé)

    

Patrice Aubriet                                 Manuel Macquart

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Saint-Gobain PAM : appel à la grève sur tous les sites par la CGT

Après l’annonce par la direction de Saint-Gobain PAM de la recherche de partenaires à l’étranger, la CGT appelle à une première journée de grève ce vendredi. Un arrêt de travail de 24 heures sur les sept sites de la branche canalisation du groupe, avec rassemblement devant l’usine de Foug.

Le dernier appel à la grève de la CGT sur le site Saint-Gobain PAM de Foug, le 14septembre dernier, avait conduit au blocage de l’usine. Photo d’archives ER /Stephanie CHEFFER

Le dernier appel à la grève de la CGT sur le site Saint-Gobain PAM de Foug, le 14septembre dernier, avait conduit au blocage de l’usine. Photo d’archives ER /Stephanie CHEFFER

La CGT a décidé de mener « un temps fort » ce vendredi « en appelant les salariés de tous les sites à ne pas travailler ». Soit les employés des sept usines de la branche canalisation du groupe Saint-Gobain concernées par la possibilité d’un prochain partenariat signé avec le chinois Xinxing, ou un autre partenaire étranger : les deux sites de Pont-à-Mousson, et ceux de Blénod-lès-Pont-à-Mousson, Toul, Foug, Maidières et Bayard (Haute-Marne). Et c’est donc à Foug (Toulois), deuxième site le plus important en terme d’emplois après Pont-à-Mousson, que les salariés sont appelés à se rassembler, ce vendredi dès 6h.

« Cette mobilisation ne sera qu’une étape pour exprimer notre mécontentement », annonce déjà Julien Hézard, délégué CGT.

Conserver les hauts-fourneaux à Pont-à-Mousson

Avant la mobilisation sur le terrain de demain, le syndicat, « historiquement à Saint-Gobain PAM hors de l’intersyndicale (CFE CGC-FO-CFTC-CFDT) », rappelle sa revendication principale avant une probable entrée étrangère au capital de la société. « Avant tout, nous voulons conserver les hauts-fourneaux à Pont-à-Mousson, et par-là même, maintenir les 300 emplois qu’ils apportent ». La CGT rappelle aussi qu’elle souhaite que « la direction trouve un partenariat avec un projet social industriel et social stable et durable », et que, si sa « préférence va vers un partenaire européen », elle juge qu’une nationalisation temporaire est « une solution à ne pas négliger ».

Hasard du calendrier ou pas, l’intersyndicale terminait, quant à elle, sa tournée des sept sites, hier. Une séquence, détaillée dans nos colonnes de jeudi , qui avait pour but d’informer les employés sur « l’intention de cession de Saint-Gobain et le projet de l’intersyndicale ». Les quatre syndicats demandent notamment « de la transparence à la direction » et « un plan de recapitalisation de 680 millions d’euros ». L’intersyndicale fera « un point » sur les prochaines actions de terrain à mener après deux dates qu’elle juge clé : l’assemblée générale des actionnaires de Saint-Gobain le 6 juin, et le rendez-vous du comité de Groupe France, le 14 juin.

Tony ROBIN

Publié par estrepublicain.fr

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« McDo, rends l’argent ! »

Cette année encore McDonald’s engrange les bénéfices. A l’assemblée générale mondiale des actionnaires, qui se tient le 23 mai 2019, la multinationale affiche un bénéfice record de 5,9 milliards de dollars. Excusez du peu ! Les quelque 1500 restaurants français de la chaîne de fast-food contribuent largement à ce résultat, puisque l’hexagone est le deuxième marché de McDo après les Etats-Unis. Pourtant, si l’argent coule à flots pour les actionnaires, la multinationale ne paie quasiment aucun impôt en France, en Europe et même dans le monde. Quant à leurs salariés, ils sont majoritairement cantonnés au salaire minimum et à des temps partiels.

Un droit européen accommodant avec les multinationales favorisant l’évasion fiscale

En décembre 2015, la Commission européenne a ouvert une enquête sur McDonald’s. Les investigations menées par la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager ont conclu qu’il y avait une « absence d’imposition de certains bénéfices de McDonald’s au Luxembourg ». L’enquête a aussi montré que McDonald’s bénéficiait même d’une « double non-imposition » : la multinationale ne paie d’impôt ni au Luxembourg, ni aux Etats-Unis (dans l’Etat du Delaware) où elle évade pourtant in fine ses bénéfices.

Comme l’a expliqué Margrethe Vestager : « Notre enquête approfondie a […] démontré que la double non-imposition résultait en l’espèce d’une incompatibilité entre les législations fiscales luxembourgeoise et américaine, et non d’un traitement particulier accordé par le Luxembourg ». Pour le dire autrement, ce qui intéressait la Commission européenne c’était de savoir si McDonald’s avait bénéficié d’une aide illégale d’Etat de la part du Luxembourg, ce qui aurait été une distorsion du droit de la concurrence et aurait été condamnable par le droit européen. Comme il ne s’agit ici pas de « concurrence » mais d’évasion fiscale, McDonald’s peut continuer ses petits arrangements qui rapportent des milliards. Aucune directive, aucun Traité ne vient lui interdire d’évader ses bénéfices ni l’obliger à payer ses impôts dans les pays où ils sont réalisés.

Une multinationale championne des bas salaires

Si McDonald’s est une multinationale championne de l’évasion fiscale, elle est aussi celle des bas salaires. A Paris, à Marseille, à Bezons ou encore à Rouen, les « équipier•es » nous ont raconté la même galère. Travailler à McDonald’s c’est travailler pour de très petits salaires. Payés au SMIC, à temps partiel, avec des horaires atypiques qui obligent à faire parfois de longues pauses entre deux shifts (services), les salarié•es gagnent en moyenne moins de 1000 euros chaque mois.

Lors de la commission d’enquête citoyenne, les consommateur•trices de la chaîne de fast-food ont fait part de leur solidarité avec les salarié•es de McDonald’s. La centaine de client•es interrogé•es plaident pour une revalorisation des salaires. Comme ils l’expliquent : « le SMIC ne suffit pas pour vivre », puisqu’ils « ont des conditions de travail difficiles dans la restauration rapide », que leur travail est « speed », « usant », les amène « à travailler les week-end et en soirée… » et que c’est « difficile d’avoir une vie de famille et de voir les amis » dans ces conditions.

Un système de franchise qui tire les droits des salarié•es vers le bas

La multinationale a aussi mis en place système de franchise et d’évasion fiscale néfaste aux salarié•es, et ce pour plusieurs raisons. Aujourd’hui, en France, près de 90% des restaurants McDonald’s sont « franchisés ». Ils n’appartiennent pas directement à McDonald’s mais à de « petit•es propriétaires » qui détiennent des restaurants de la marque. L’avantage pour McDonald’s est que chaque restaurant franchisé est considéré comme indépendant des autres restaurants et du groupe. Dans la plupart des cas, cette situation permet à McDonald’s d’éviter la mise en place d’un Comité d’entreprise dans le restaurant. Cette situation prive les salarié•es de la prime de participation : chaque année c’est plus de 40 millions d’euros de participation qui échappent aux équipier•es, et ce alors que « en même temps », la multinationale profite d’aides publiques, notamment du CICE pérennisé par Emmanuel Macron (soit 49 millions en 2015).

Une répression syndicale généralisée

Le système de franchise actuel est clairement un moyen pour la direction de McDonald’s de diviser les salarié•es pour mieux régner. En effet, ce système complique la désignation de délégué•es syndicaux•ales et la mise en place de comités d’entreprise. De nos entretiens avec les représentants des organisations syndicales de McDo, il apparaît que la multinationale est déterminée à empêcher toute expression syndicale. Les salarié•es ont dénoncé l’importante répression syndicale qui s’abat sur eux•elles. En effet, l’entreprise n’hésite pas à les pousser à la « faute » et à licencier les syndicalistes qui réclament des conditions de travail décentes.

Le modèle McDonald’s : un modèle polluant

Comme le montre le rapport de l’association Zero Waste publié en 2017, le principe du tout-jetable sur lequel est fondé le modèle d’entreprise de McDonald’s est responsable de la production d’une quantité considérable de déchets : chaque minute, l’entreprise utilise près de 2,8 tonnes d’emballages jetables pour servir ses client•es à travers le monde, ce qui représente 115 tonnes d’emballages jetés par jour en France (soit plus d’1 kg par seconde). McDo produit une montagne de déchet et recycle encore très peu… Le tri n’est toujours pas généralisé à l’ensemble des restaurants en France.

Mettre fin à l’impunité fiscale des multinationales

Pour que McDo et toutes les multinationales, qui pratiquent les mêmes abus, rendent l’argent, j’ai rédigé une « Directive McDo ». Je la porterai une fois élue au Parlement européen pour mettre fin à l’impunité fiscale des multinationales et récupérer les 900 milliards d’euros qui s’évadent chaque année de l’Union européenne.

Leïla Chaibi, candidate aux élections européennes en troisième position sur la liste de la France insoumise menée par Manon Aubry.

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Le procès de Lidl une fois de plus repoussé après le suicide de Yannick Sansonetti sur son lieu de travail

L’entreprise Lidl derrière sa poudre aux yeux servi par les pubs et lors des jours d’intégrations des nouveaux salariés, est bien connue pour ses conditions de travail inhumaines que ce soit en magasin ou en entrepôt comme ont pu nous le démontrer certains témoignages ou reportages. Ces conditions de travail peuvent conduire dans le pire des cas au burn out ou au suicide, que Lidl n’hésite pas à nier, c’est le cas par exemple de Yannick Sansonetti, technicien de maintenance qui s’était pendu sur son lieu de travail il y a quatre ans en mai 2015.

#AssezDeViesBroyées

Voila maintenant trois fois que le procès contre Lidl est reporté, officiellement par absence d’assesseur. Pourtant en première instance Lidl avait été reconnue coupable et ceci du fait de deux rapports du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et de l’inspection du travail. Le premier stipulant que Yannick Sansonetti avait subi « un processus de dégradation de l’état de santé psychologique […] Le suicide est l’aboutissement de ce processus » tandis que l’autre concluait à « des agissements répétés de harcèlement moral » avec une « surcharge de travail, pression, propos dénigrants, etc ».

Suite à ces rapports le tribunal des affaire sociales avait alors condamné Lidl à dédommager la famille de 90 000 euros avec comme motif « faute inexcusable de l’employeur ». La firme au chiffre d’affaire de 74,6 milliards d’euros en 2016 avait refusé cette décision de justice et avait appel et depuis ce jour le procès à été reporté trois fois et ne se tiendra selon les dernières infirmations qu’en novembre prochain. Une nième démonstration du mépris de la vie travailleurs par le patronat dans sa course aux profits.

Par ailleurs, le suicide de Yannick Sansonetti n’est pas un cas isolé au Lidl de Rousset, dernièrement un autre cas de harcèlement moral a été signalé et une information judiciaire a été ouverte. C’est le responsable d’entrepôt Patrice Tonarelli, supérieur et collègue de Yannick Sansonetti qui est aujourd’hui victime de la firme, il dénonce qu« À partir de 2014, on m’a demandé de faire des listes de personnes à éliminer, à licencier, dont Yannick. Pour moi c’était inconcevable, irréalisable, j’ai toujours refusé. A partir de là, ça a été le management de la terreur" Le témoignage de Patrice Tonarelli devant la justice et devant le député LFI François Ruffin (alors en charge d’un rapport parlementaire sur le burn-out), lui ont valu son licenciement quelques jours après la publication du rapport parlementaire. Lidl Rousset est donc également assigné aux prud’hommes pour licenciement abusif et harcèlement moral.

Pourtant malgré toutes ces accusation l’entreprise continue de tourner à plein régime et continue de traiter ses salariés de la même manière dans l’impunité la plus totale, d’après le délégué CGT du personnel qui affirme que depuis la mort de Yannick Sansonetti « rien n’a changé ».

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Dans un rapport rendu public lundi dernier, l’ONG Oxfam France met en lumière l’incroyable gourmandise des actionnaires et des patrons des grandes entreprises françaises, qui opèrent des ponctions énormes sur la valeur ajoutée nationale.

Dans un rapport rendu public lundi dernier, l’ONG Oxfam France met en lumière l’incroyable gourmandise des actionnaires et des patrons des grandes entreprises françaises, qui opèrent des ponctions énormes sur la valeur ajoutée nationale.

Posted by  | 17 Mai 2018 |  |

Intitulé « CAC 40 : des profits sans partage », le dernier rapport d’Oxfam France – long de plus de 80 pages – entend décrire « comment les grandes entreprises françaises alimentent la spirale des inégalités’. Il a toutefois une autre vertu pédagogique : il permet d’entrevoir les choix et les comportements du capitalisme français – c’est-à-dire des grandes entreprises, mais également de leurs actionnaires et de leurs PDG. Il renverse un raisonnement bien ancré médiatiquement : si l’économie française ne va pas très bien, c’est parce que l’Etat vit au-dessus de ses moyens, et que les “privilèges” des citoyens ordinaires mettent en péril les équilibres financiers du pays.

En effet, les chiffres mis en valeur par Oxfam mettent en lumière l’incroyable gourmandise des actionnaires et des patrons du CAC 40. Une gourmandise qui menace, au-delà de toute considération morale, l’avenir des entreprises qui les nourrissent. On apprend ainsi que depuis 2009, les entreprises du CAC 40 ont distribué 67,4% de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires, et n’en ont réinvesti que 27,4%. Cela n’a toujours pas été ainsi. Dans les années 2000, ces firmes ne reversaient que 30% de leurs bénéfices aux actionnaires. L’extrême générosité d’aujourd’hui nuit à la capacité à réinvestir des grands groupes français, et donc à l’avenir de l’économie française, sacrifiée sur l’autel du court terme.

D’autant plus que de nombreux groupes du CAC 40 distribuent de l’argent qu’ils n’ont pas. Entre 2009 et 2016, ArcelorMittal a versé 3,4 milliards de dividendes en dépit de plus de plus de 7 milliards de pertes cumulées. Depuis 2009, Engie a reversé à ses actionnaires une somme trois fois plus importante que ses bénéfices. Au final, la France, que l’on nous décrit comme un pays qui déteste les riches, est le champion mondial des dividendes, quand on les met en relation avec les bénéfices générés.

UN CAPITALISME FRANÇAIS DE MOINS EN MOINS… FRANÇAIS

On peut imaginer qu’un grand nombre de petits épargnants profite en premier lieu des dividendes du CAC 40. Ce n’est pas tout à fait vrai. Certes, il y a une grande opacité, et selon les données d’Euronext, 41,7% des propriétaires d’actions en France en 2015 étaient inconnus. Mais l’on sait que huit groupes familiaux et fonds d’investissement contrôlaient une action sur huit. Le groupe Arnault contrôle le plus gros portefeuille, devant l’Etat français, puis la famille Bettencourt et en quatrième position le fonds américain Blackrock. Le CAC 40 est en France, mais plus tout à fait français. 44,5% des actions sont désormais détenues par des acteurs étrangers, le plus souvent situés dans des paradis fiscaux. Des paradis fiscaux au sein desquels nos champions nationaux des services et de l’industrie multiplient les filiales où ils transfèrent par divers moyens une partie de leur valeur ajoutée.

L’Etat français est tondu de diverses manières, mais on ne peut pas dire qu’il s’en plaint… La preuve : quand Emmanuel Macron limite l’impôt sur la fortune aux actifs immobiliers, il enrichit encore plus ce petit monde du parasitisme spéculatif. Il se montre fidèle à son image de président des très riches, car selon les chiffres mis en avant par Oxfam, le patrimoine des 0,1% les plus riches est composé à 90% d’actifs financiers, qui ne représentent pas le tiers du patrimoine moyen des Français.

LA PORTION CONGRUE AUX SALARIÉS…

En réalité, seuls 5,3% des bénéfices des entreprises du CAC 40 sont redistribués en primes pour les salariés. L’exemple de Carrefour est saisissant. Son PDG a gagné en moyenne 306 fois le salaire moyen au sein de son entreprise, 553 fois le SMIC, 509 fois le revenu moyen des agriculteurs français dont les produits remplissent les rayons… et 19 276 fois le revenu moyen d’une cueilleuse de thé indienne travaillant pour un de ses fournisseurs.

Depuis 2009, les rémunérations des patrons du CAC40 ont augmenté de 46%, deux fois plus vite que la moyenne des salaires de leurs entreprises, selon OXFAM, et quatre fois plus vite que le SMIC. On pense notamment à Carlos Ghosn, le patron de Renault, dont le salaire a connu une croissance de 469% en sept ans.

Il faut croire que la théorie du ruissellement, ça marche, mais seulement pour les premiers de cordée. Plus fondamentalement, les salaires des dirigeants du CAC 40 (contrairement à ceux des employés) sont plus ou moins indexés sur les cours de l’action de leurs entreprises, ce qui les pousse à conforter la logique financière à courte vue, et à négliger les considérations industrielles de long terme. Cette attitude pourrait affecter la compétitivité des entreprises françaises, et ouvrir la voie à des concurrents issus de pays où les actionnaires ont moins tendance à manger leur blé en herbe.

Pour télécharger l’intégralité du rapport d’OXFAM : http://oxfamfrance.org/sites/default/files/file_attachments/vfrapport_oxfam_cac40_des_profits_sans_partage.pdf

Photo : Bernard Arnault, dont le groupe possède le plus gros portefeuille du CAC 40, à la Conférence à l’Ecole polytechnique, « LVMH, la construction d’un leader mondial Français », 14 mars 2017

Crédits : Jérémy Barande / Ecole polytechnique Université Paris-Saclay / CC BY-SA 2.0

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